La Nation Bénin...
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Les députés ont échangé avec le président de l’Assemblée nationale, ce jeudi 11 janvier, les bons vœux du Nouvel an. La perche a été saisie par le président Adrien Houngbédji et ses collègues pour faire le bilan de leurs actions réalisées en 2017 notamment en termes d’adoption des dossiers d’autorisation de ratifications d’accords de prêts évalués à près de 530 milliards F Cfa. Occasion également de se fixer de nouvelles priorités pour 2018.
L’Assemblée nationale se félicite du bilan de ses activités au titre de l’année 2017. Lequel est sanctionné par l’adoption de quarante-quatre textes de lois et des autorisations de ratifications d’accords de crédits pour un montant de 529 643 591 880 F Cfa. Ce qui correspond à une progression de 119 448 768 230 F Cfa par rapport au bilan de 2016 estimé à 410 194 823 650 F Cfa ainsi que 36 textes de lois votés.
Cette performance de 2017 est à mettre à l’actif de l’ensemble des députés, du président de l’Assemblée nationale, de tout le personnel de l'institution parlementaire et avec une collaboration efficace du gouvernement, souligne le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, qui a formé les bons vœux de ses collègues au président Adrien Houngbédji. Selon Eric Houndété, la plupart des lois votées au cours de l’année 2017 touchent les secteurs essentiels de la vie de la nation à savoir : la santé, l’environnement, l’emploi, le travail et la fonction publique, la sécurité, l’économie, le numérique…
Il note avec fierté que nombre de ces lois sont d’initiative parlementaire. Ce qui traduit la volonté des députés d’apporter des réponses aux problèmes qui se posent aux populations.
Le bilan n’est pas non moins reluisant au plan du contrôle de l’action gouvernementale, second volet de la mission constitutionnelle assignée au Parlement. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale note ici que seize questions d'actualité ont été posées au gouvernement en 2017 dont neuf ont été examinées. Soixante questions orales avec débat ont été posées et dix-huit seulement ont été examinées. Quatorze questions écrites ont été adressées au gouvernement et aucune réponse n'a été enregistrée. Il compare ses statistiques avec celles de 2016 où dix-neuf questions d'actualité avaient été posées au gouvernement dont quatre avaient été examinées ; quarante-quatre questions orales avec débat avaient été posées et trois seulement avaient été examinées ; trois questions orales sans débat avaient été posées mais aucune n’avait été examinée. Onze questions écrites avaient été adressées au gouvernement qui n’avait donné de suite qu'à six.
2018, une année charnière
Aussi, renseigne Eric Houndété, deux commissions parlementaires d’enquête ont été mises sur pied en 2017, toujours dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. L’une concerne le projet de construction de la centrale électrique de Maria-Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi et l’autre est relative à la gestion du Fonds d'aide à la culture. Les rapports de ces deux commissions sont toujours attendus, informe-t-il.
Mais 2017 étant du passé, le premier vice-président annonce 2018 comme l’année des défis ultimes et celle de tous les rattrapages au Parlement. Elle ne sera pas de tout repos durant les dix-huit mois restants pour la fin de la septième législature. Le temps sera mis à profit pour relever certains défis dont le plus important concerne la relecture du Règlement intérieur du Parlement.
Prenant à son tour la parole pour retourner à ses collègues leurs souhaits les meilleurs pour 2018, le président Adrien Houngbédji ajoute à ces challenges, l’examen de certains projets de loi d’importance capitale. Il s’agit notamment de la relecture du Code électoral qui devra tenir compte d’une meilleure représentativité de la femme à l’Assemblée nationale, la réforme du système partisan facilitant l’accès des partis au financement public tout en garantissant sa transparence et la prise en compte du genre et l’examen du statut du personnel parlementaire dont le rapport de la commission mise sur pied est déjà disponible et affecté à la commission des lois pour étude. Le président de l’institution parlementaire n’occulte pas le volet du contrôle de l’action gouvernementale à travers une meilleure gestion des questions au gouvernement en 2018?
Le personnel parlementaire invité à se débarrasser de ses tares
Avant les députés, comme de tradition, le président de l’Assemblée nationale a d’abord reçu les bons vœux des personnels civil et militaire du Parlement. A l’occasion, Me Adrien Houngbédji a félicité ses collaborateurs pour tous les efforts déployés à ses côtés avant d’inviter l’administration parlementaire à se débarrasser de ses imperfections et tares liées notamment au retard, à l’absentéisme, à la médisance et à l’esprit partisan. Il exhorte le personnel à cultiver les bonnes valeurs de l’administration pour améliorer quantitativement et qualitativement les performances administratives du Parlement.
Adrien Houngbédji assure son entière disponibilité à toujours jouer sa partition pour améliorer les conditions de vie et de travail de tout le personnel civil et parlementaire. Il promet d’aller au-delà de ses efforts qui se sont traduits en 2017 par l’acquisition de matériels informatiques de bureau, la mise en place d’une commission pour l’avancement et le reclassement du personnel administratif, le renforcement des capacités techniques des fonctionnaires parlementaires à travers l’organisation de plusieurs séminaires et ateliers de formation, le recrutement de trente-quatre nouveaux agents pour améliorer la productivité de l’Assemblée nationale, la dotation en carburant des personnels civil et militaire.
Le président de l’Assemblée nationale a exhorté tout le personnel administratif à s’engager davantage aux côtés de la septième législature tout au long de l'année 2018 pour un bilan qui force l’admiration.
Mais avant, l’honneur a échu au secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi, et au secrétaire général adjoint du Syndicat du personnel administratif de l’Assemblée nationale (Synpa), El Afiss Moreira, de présenter, tour à tour, les bons vœux du personnel administratif et de tous les fonctionnaires parlementaires syndiqués, au président Adrien Houngbédji et à toute sa famille. Le syndicat l’a surtout félicité pour tous ses efforts en vue de la satisfaction de leurs revendications et l'a rassuré de ne ménager aucun effort pour s’acquitter de ses obligations avec davantage d’abnégation, de dévouement et de responsabilité pour le reste de la mandature?
Th. C. N.

La grève déclenchée par le personnel judiciaire a été suivie hier au Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Les activités étaient perturbées. Aucune audience n’a pu se tenir. Aucune des chambres correctionnelle, commerciale et des états civils qui travaillent habituellement les lundis n’a pu tourner.
Leurs portes étaient toutes closes, faute de magistrats de siège. Ceux-ci ont suivi le mot d’ordre de débrayage lancé par leur organisation syndicale, l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) pour protester contre, entre autres, la loi portant statut de la magistrature adoptée par l’Assemblée nationale, le 2 janvier dernier, et qui leur retire le droit de grève.
C’est une grève sans service minimum de cinq jours allant de lundi à vendredi et par tacite reconduction.
Seuls les magistrats de parquet, c’est-à-dire le procureur de la République et ses substituts, étaient au poste. Il y avait aussi le président du tribunal qui était également au bureau. Mais en dehors de ceux-ci, il n’y avait plus de magistrat. Et, ils ne pouvaient pas faire grand-chose sans leurs autres collègues juges qui dirigent les audiences ou délivrent certains actes.
Il n’y a pas que les magistrats de siège qui aient paralysé l’appareil judiciaire hier. Il y a les greffiers mêmes qui tiennent la plume des audiences, affiliés au Syndicat national des travailleurs et assimilés de la justice (Syntrajab). Ils n’ont pas travaillé même s’ils étaient au poste. Ils observent trois jours de grève, les mardis, mercredis et jeudis. Ils viennent au service par contre les lundi et vendredi mais ils ne touchent à rien. Une sorte de boycott ou de grève sur le tas. Comme c’était justement le cas hier au tribunal. Seul le greffier en chef vaquait, vaille que vaille, à ses occupations. Celui-ci dit ne pas être concerné par la grève d’autant que son organisation syndicale, le Syndicat national des greffiers et officiers de justice du Bénin (Syntragojub) n’a pas déposé de motion de grève. Le greffier en chef légalisait les actes des justiciables avec l’aide des secrétaires stagiaires qui ne sont pas non plus concernés par le mouvement de débrayage.
Le président du tribunal, Ismaïl Sanoussi, se dit préoccupé de la situation. Il réfléchit sur la question de gestion de réquisitions de certains agents pour lesquels il a reçu notification hier matin pour faire tourner la maison justice tout le temps que dura la grève de l’Unamab, du Syntrajab et autres?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 09 janv. 2018

Trois Béninois figurent dans le classement 2017 des « 100 personnalités qui transforment l'Afrique », selon le comité de rédaction du magazine "Financial Afrik". Ce classement est connu depuis la fin du mois de décembre 2017.
Il s'agit de l'ancien Premier ministre du Bénin sous le régime de Boni Yayi, Lionel Zinsou ; Blaise Ahouantchédé, directeur général du Groupement interbancaire monétique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Gim-Uemoa) et Christian Adovèlandé, l'actuel président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Le Bénin est ainsi honoré par la présence de ces trois personnalités.
Le classement du magazine Financial Afrik est souvent centré sur les acteurs économiques et financiers d’envergure qui ont créé de la valeur ajoutée tout en transformant la vie des centaines de milliers de personnes pendant une année.
Pour le directeur général de Gim-Uemoa, Blaise Ahouantchédé, il est la cheville ouvrière du grand succès qu'est aujourd’hui l'intégration monétique régionale dans l'espace Uemoa. Polytechnicien, il œuvre depuis quinze années pour faire de la monétique, un puissant accélérateur de l'inclusion financière en Afrique de l’Ouest?
Bruno SEWADE

Fin de cavale pour le chef d’escadron Désiré Azatassou, commandant en second du 7e Bataillon interarmes (Bia) de Kandi. Recherché depuis le 1er janvier dernier après avoir orchestré avec d’autres hommes en armes une séquestration de son chef hiérarchique, le commandant du 7e Bia, sous le prétexte de « primes non payées », a été appréhendé, ce mercredi 3 janvier à Donwari, une zone périphérique de Kandi, et gardé à la compagnie de gendarmerie de la localité, a-t-on appris de source policière.
La même source renseigne que le déserteur arrêté devrait être conduit ce jour à Cotonou et qu’il a indiqué où se trouvaient son arme et les munitions. Des gendarmes sont aussitôt descendus sur le terrain pour des fouilles. Des témoins confient qu’il tient « des propos incohérents et insaisissables » et serait donc visiblement dans un état second.
Dans la nuit du réveillon, peu avant l’aube, lui et quatre autres soldats sont allés surprendre le chef de poste dans son sommeil et l’ont enfermé dans le local disciplinaire du camp militaire. Les autres rebrousseront chemin après que leur véhicule est tombé en panne. Abandonné, le commandant Désiré Azatassou a dû tirer quelques coups de fusil en l’air pour prendre la moto d’un passant et s’évader dans la nature. Plus de peur que de mal : il est désormais hors d’état de nuire.
Sa tête avait été mise à prix et toute personne qui détiendrait une information susceptible de permettre de le localiser devrait avoir une récompense de 500 000 F Cfa, selon un avis de recherche signé du préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, en date du 3 janvier.
Alain ALLABI
Société 04 janv. 2018

Démarrée le 14 décembre 2017, la session extraordinaire de la Grande chancellerie de l’Ordre national du Bénin a pris fin vendredi 29 décembre 2017 à Cotonou. Cette session s’est refermée avec un total de 62 dossiers étudiés pour 49 dossiers approuvés dans les divers ordres nationaux. Comme le prescrivent les textes, les conclusions des travaux seront soumises à l’appréciation du Grand maître de l’Ordre afin de faire suivre la procédure en vigueur qui aboutit à la signature des décrets de nomination des intéressés dans les divers ordres.
Quinze jours durant, les travaux de cette session ont permis aux conseillers de faire évoluer les tableaux de concours triennaux civils et militaires. Les 62 dossiers civils et militaires enrôlés dans le cadre de cette session ont été minutieusement étudiés. Ainsi chez les civils, 38 dossiers ont été approuvés. Du côté des militaires, 11 dossiers ont passé les mailles des conseillers. Au total, 13 dossiers ont été mis en instance et feront l’objet d’étude au cours des prochaines sessions.
La grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, a déploré le fait que les dossiers se fassent aujourd’hui rares. Elle dit ignorer les raisons mais a saisi l’occasion pour inviter les Béninois quelle que soit leur corporation à donner le meilleur d’eux-mêmes afin de bénéficier un jour de la reconnaissance du chef de l’Etat et du peuple tout entier?
Désiré GBODOUGBE
Actualités 02 janv. 2018

Un incendie s’est déclaré, samedi 30 décembre 2017, dans les installations de l’usine de la Société béninoise de brasserie (Sobébra) à Parakou. D’origine inconnue, il a occasionné d’importants dégâts matériels.
Les causes de l’incendie survenu à l’usine de la Sobébra, samedi 30 décembre 2017, ne sont pas encore élucidées. Pour l’instant, selon les informations, le feu serait venu de nulle part, mais on n’exclut pas l’hypothèse d’un court-circuit.
Sur le terrain, les enquêtes se poursuivent. Malheureusement, les dégâts enregistrés suite à cet incendie sont importants.
Selon des témoins, d’importantes quantités de casiers de boisson sont parties en fumée. N’eût été l’arrivée des sapeurs-pompiers sur
les lieux, les dégâts auraient pu être plus énormes. D’ailleurs, pour arriver à bout des flammes, ils n’ont pas eu la tâche facile.
En effet, l’usine ne disposant pas d’eau, il leur a fallu y convoyer deux camions citernes.Devenue un simple magasin de stockage pour les produits de la société, l'usine était en arrêt depuis deux ans.

L’année 2017 a été marquée par la mise en route de plusieurs projets et réformes conçus pour assainir l’environnement. Au plan national, le gouvernement a initié, entre autres, le projet de modernisation des déchets solides et ménagers. Le vote de la loi sur l’usage des sachets plastiques et la participation du Bénin à la Cop 23 ont été également des éléments marquants de la gestion de l’environnement.
Les sachets plastiques sont ancrés dans le quotidien des citoyens pour leurs nombreuses utilités mais au même moment, elles polluent l’environnement. Ce qui a conduit à l’initiation d’une loi sur lesdits sachets. Le chemin a été long, puisqu’une pétition et bien d’autres actions ont abouti en 2017 au vote de la loi sur l’interdiction desdits sachets. Cela constitue une grande avancée sur le chemin de la lutte pour une meilleure gestion de l’environnement. Il est à souhaiter que les décrets d’application et autres arrêtés concourent à l’élimination sensible, voire définitive des sachets plastiques.
Un projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand Nokoué a été récemment présenté par Jean Claude Grisoni, expert en mobilisation de ressources et structuration de projets. Il vise principalement l’amélioration durable des conditions de vie des habitants à travers une filière de collecte, de traitement et de valorisation des déchets. Plus spécifiquement, il s’agit d’atteindre un taux de collecte de 90 % à 7 ans dont 60 % de déchets valorisés, pour un coût global estimatif de 93,190 milliards de F Cfa. Une rencontre d’échanges sur le sujet a récemment mobilisé le gouvernement et les maires des principales villes partenaires du projet.
Les maires Charlemagne Honfo de Sèmè-Podji, Emmanuel Zossou de Porto-Novo, Georges Bada d’Abomey-Calavi, Isidore Gnonlonfoun de Cotonou et Célestine Adjanohoun ont tous réitéré leur adhésion aux projets du Grand Nokoué qui valorisent et confèrent un nouveau visage à leurs villes respectives. Ils plaident pour que le gouvernement accélère la réalisation des infrastructures et mieux mobilisent les financements requis pour l’amélioration effective des conditions de vie des Béninois et Béninoises, preuve de la réalisation du Programme d’action du gouvernement.
Hors de nos frontières...
Le Bénin a pris une part active au sommet de Bonn en Allemagne consacré à la XXIIIe conférence des Etats-parties sur les changements climatiques. Chaque composante de la délégation dans son secteur a défendu la position du Bénin relative à la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.
La société civile qui y a participé, a engrangé les retombées qui relèvent de son ressort et fait des propositions pour accompagner le mouvement engagé pour baisser le réchauffement climatique.
D’ailleurs, lors de la pré-Cop qui s’est tenue à Ouidah, les participants étaient conscients que les villes et territoires sont en première ligne dans la lutte contre les changements climatiques par leur capacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre et par leurs actions d’adaptation face aux impacts du réchauffement climatique. Si Marrakech (Cop 22 au Maroc) demeure, selon eux, le sommet de l’action dans la mesure qu’il a permis de débattre de l’atténuation des changements climatiques et des possibilités d’innovation en matière d’adaptation, Bonn n’a apparemment pas permis d’engranger des avancées vraiment significatives. L’espoir est cependant permis, vu la détermination de la France et malgré le désintérêt qu’affichent les Etats-Unis de Donlad Trump?

Dans le domaine de la protection sociale et du genre, 2017 a mis un point d’honneur à la lutte contre la réduction des vulnérabilités touchant les enfants. Que d’efforts consentis pour redorer le blason de la couche encore sujette à des discriminations !
L’année 2017 aura été celle des grands efforts en faveur de la couche infantile. L’un des chantiers qui force l’admiration relève de la lutte contre le mariage des enfants. En ce sens, la campagne tolérance zéro (Ctz), contre le phénomène a mobilisé tous les acteurs de la chaîne de protection. Sa finalité, favoriser la mise en œuvre d’activités de dialogue et de sensibilisations des adolescents, des parents, des leaders d’opinion, des médias et des membres de la communauté. Elle vise à briser la culture du silence, lancer un dialogue social sur la banalisation des violences et abus sexuels infligés aux enfants y compris le mariage des enfants ainsi qu’à contribuer à la création d’un environnement protecteur pour eux tous.
Cette campagne est d’autant plus pertinente en ce sens que l’avenir de milliers d’enfants est hypothéqué du fait des mariages précoces et forcés. Au Bénin, une fille sur 10 âgée de moins de 15 ans est mariée et trois filles sur 10 le sont avant 18 ans. Au Nord du pays, l’Atacora, l’Alibori et la Donga on atteint presque 4 filles sur 10 mariées avant 18 ans (37 %), relèvent les acteurs de la chaîne de protection.
« Si les tendances actuelles se poursuivent, le monde avoisinera 1 milliard de destins brisés en 2030 », avertit le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Claudes Kamenga.
En 2017, la lutte contre le travail des enfants a mobilisé également les énergies. Relativement à cette problématique, l’opération « Zéro enfant en situation de travail dans les marchés et carrefours des grandes villes du Bénin a été lancée par le ministère en charge des Affaires sociales, à travers la direction générale du Travail (Dgt). Elle a permis d’identifier plus de cinq cents enfants en situation de travail au marché Dantokpa de Cotonou et près de deux cent enfants, victimes d’exploitation économique à Parakou. Outre ces résultats, cette campagne a favorisé une prise de conscience dans le rang des parents, tuteurs et autres auteurs de ces actes, assure Raymond Zounmatoun, directeur général des normes de travail.
Loin des marchés, la promotion des droits des enfants a été également au cœur du rapport 2017 sur la situation des enfants dans le monde. L’édition de cette année met en lumière la relation des enfants face aux Tics, examine les données sur la situation et formule quelques recommandations. Le document sensibilise sur la nécessité de mettre fin à la violence en ligne et attire l’attention des parents et éducateurs et des acteurs à divers niveaux sur leur responsabilité de protéger les enfants face aux impacts négatifs de la technologie numérique et de l’internet.
Comme action majeure en 2017, on retiendra dans le secteur du genre, la campagne ‘’Seize jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (Vbg)’’. Elle vise à bâtir une riposte solide contre les Vbg et à inciter à la dénonciation. Au-delà de Cotonou, cette campagne s’est étendue aux autres villes du Bénin à travers des sensibilisations.
L’autre réforme qui retient l’attention est relative au projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). L’initiative émane du chef de l’Etat, Patrice Talon qui, dans son projet de société, a souligné la nécessité de relever de façon concrète le défi de la protection sociale et de la lutte contre la pauvreté, à travers un mécanisme novateur. Ce projet phare du Programme d’action du gouvernement traduit la volonté de l’Exécutif à fournir une protection sociale à toute la population, notamment aux Béninois les plus démunis. A terme, il améliorera la protection sociale en corrigeant les insuffisances qui entravent le développement du secteur?

Les enjeux du cadre de vie sont bien cernés par les autorités du Nouveau départ. Au cours de l’année 2017, les déguerpissements annoncés et effectivement opérés sur tout le territoire ont entraîné un mécontentement des occupants. La mise en œuvre du projet asphaltage et la construction des marchés modernes sont annoncés pour permettre d’améliorer le visage des villes béninoises.
L’approche des nouvelles autorités pour améliorer le cadre de vie des populations s’inscrit dans la fermeté. Les installations anarchiques font désormais partie du passé dans la mesure où le gouvernement a réaffirmé sa volonté de remettre les choses à l’endroit. « Il faut que force reste à la loi, que nos villes soient des cités dignes du nom », avait martelé José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable lors de l’opération de marquage en vue du déguerpissement qui a mobilisé son cabinet et les autorités préfectorales et locales.
Sur le terrain, par la suite, la concrétisation des actions a permis de libérer des espaces publics qui seront progressivement aménagés pour offrir un cadre de vie plus agréable. La façon dont nos espaces sont occupés, a-t-il expliqué, laisse à désirer.
Modeste Toboula, préfet du Littoral, et le maire par intérim de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun, accompagnent le gouvernement dans cette noble initiative. « On ne peut que remercier le gouvernement et le ministre du Cadre de vie qui est à sa place parce qu’en matière de développement durable, il joue le rôle qui est le sien », indique le maire par intérim de Cotonou.
L’opération enclenchée s’étend aux villes secondaires et aux autres chefs-lieux de communes du Bénin.
Comme on s’en aperçoit, le cadre de vie s’améliore sous l’impulsion des nouvelles autorités qui entendent garantir aux citoyens des conditions durables d’existence. Dans ce cadre, le projet asphaltage et ses contours ont été définis par Bernard Viaud, chef de mission dudit projet auprès du ministère du Cadre de vie. Pour lui, ce projet consiste à réhabiliter et à aménager des voiries primaires, secondaires et tertiaires dans les villes d’Abomey, Abomey-Calavi, Bohicon, Cotonou, Lokossa, Natitingou, Porto-Novo et Sèmè-Podji. Il permettra également d’améliorer le cadre de vie de façon durable?

Le paiement des fonds coton, au titre de la campagne 2017-2018, est effectif depuis quelques jours. C’est avec les poches pleines que les producteurs des coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc) de Kandi et de Banikoara sont repartis chez eux, ce jeudi 28 décembre, après une rencontre avec l’Association interprofessionnelle du coton (Aic). Les producteurs entreront en possession d’un peu plus d’un milliard de F Cfa avant la fin de l’année.
La fin de l’année s’annonce sous de bons auspices pour les producteurs des coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc) de Kandi et de Banikoara. En témoigne la joie qui illuminait leurs visages, ce jeudi après-midi. A la faveur des rencontres que les équipes de paiement de l’Association interprofessionnelle du coton ont simultanément eues avec eux, ce jeudi 28 décembre, dans leurs communes respectives, les efforts qu’ils ont consentis ont commencé par être récompensés.
A ce jour, l’Aic a déjà payé 52 925 100 F Cfa aux Cvpc de Kandi. Cette somme qui concerne la première décade leur a été versée le 20 décembre dernier.
Par ailleurs, toutes les dispositions ont été prises pour payer 983 482 200 F Cfa aux coopératives villageoises des communes de Banikoara, Kérou, Malanville, Kandi et Sinendé. Un peu moins d’un million va leur être payé avant la fin de l’année. Dans cette cagnotte, c’est plus de 170 millions à répartir depuis hier à Kandi, au titre de la deuxième décade. A Banikoara, ce sont 773 millions qui ont déjà été remis à 41 Cvpc.
Dès le début de la nouvelle année, l’Aic entend verser aux producteurs de cinq communes près de 2,5 milliards dont 396 millions encore pour les Cvpc de Kandi. Pour la dernière campagne, elle avait attendu, les 29 et 30 décembre, avant de leur payer 53 581 000 F Cfa.
A Kandi, le maire Issa Démolé Moko a loué le leadership de l’Aic pour booster la production cotonnière au Bénin. « En deux ans, nous avons vu les progrès énormes qui ont été faits », a indiqué le maire. Il a rappelé que le coton est la première source de revenus en termes de taxes de développement local pour la plupart des communes de l’Alibori. « Tant que les producteurs de coton se porteront bien, il en sera de même pour nos communes », a-t-il poursuivi. Avec l’intensification, il espère que très bientôt, le Bénin rattrapera et dépassera les pays de la sous-région comme le Burkina Faso et le Mali.
Satisfaire les besoins
Le président de l’Union communale des Cvpc, Moussa Orou Dodo a, quant à lui, fait constater la volonté de l’interprofession de satisfaire les besoins immédiats des producteurs de coton.
Comme ceux de Kandi, les producteurs de Banikoara ont également réaffirmé leur engagement à aider la filière coton à maintenir le cap. Acte en a été pris par le directeur des opérations de l’Aic, Bruno Roger Lokossou.
« Il faut toujours récompenser celui qui travaille bien. Il doit bénéficier à temps des fruits de ses efforts », laissera entendre le secrétaire permanent de l’Aic, Narcisse Djègui, soulignant l’importance de la cérémonie. C’est mieux que cette récompense leur parvienne au bon moment et non un peu plus tard, a-t-il insisté, allusion faite à la période de fin d’année au cours de laquelle le paiement survient. « Nous devrons leur témoigner notre reconnaissance pour avoir, non seulement, permis une production record, mais également œuvré pour la faire sortir des champs », a souligné le secrétaire permanent de l’interprofession. Il a, au passage, remercié les banques qui ont accompagné l’Aic.
Les égreneurs n’ont pas été oubliés. Selon Narcisse Djègui, c’est parce que ces derniers ont honoré tous leurs engagements, qu’il a été possible de régler à temps les producteurs de coton.
Précisons qu’au niveau de toutes les usines d’égrenage, environ 105 638 tonnes de coton ont déjà été réceptionnées à la date du 26 décembre contre 32 502 tonnes à la même période l’année dernière. A ce jour, 2 936 camions avec un peu plus de 36 000 tonnes sont en attente devant les usines, contre 1 959 camions chargés de 31 000 tonnes l’année précédente. Autant de prouesses à l’actif de l’Aic décidée à relever tous les paris qui se présenteront à elle.