La Nation Bénin...
Nouvelles

Il y a près d’un siècle, c’était l’action de grâce jubilantoire de la naissance du président Emile Derlin Zinou. Jeudi 25 août, c’est l’eucharistie funèbre marquant la fin de sa vie terrestre. Diverses personnalités ont pris part à la messe d’enterrement concélébrée en l’église St Michel de Cotonou par le nonce apostolique, Brian Udaigwe et un collège d’évêques, dont Mgr Antoine Ganyè.
Quoique relativement âgé, l’appel de l’ancien président de la République, Emile Derlin Zinsou, pour la félicité éternelle, a touché plus d’un. A l’occasion de l’eucharistie funèbre célébrée en l’église St Michel de Cotonou, jeudi 25 août, l’émotion se lisait sur les visages. Qu’il s’agisse de ses parents, des personnalités politico-administratives, de ses anciens collaborateurs, ou encore de ses proches et amis, la douleur était encore bien visible à l’heure du dernier au-revoir. Si la foule a réussi à contenir son émotion, elle n’a pu rater l’occasion de rendre un hommage mérité à l’illustre disparu.
L’arrivée et la sortie de la dépouille du président Emile Derlin Zinsou ont été saluées par de fortes ovations des fidèles qui se sont disposés le long de son passage. Signe de la grandeur du patriarche national et de reconnaissance à ses œuvres de développement. Bâtisseur et soucieux de la prospérité de son pays, le président Zinsou l’a été. Un chef d’Etat non en avance sur son temps, mais en hauteur par rapport à son temps.
Pour Mgr Barthélémy Adoukonou qui a présenté l’homélie, l’illustre disparu « vivait tendu vers la réconciliation de tous les peuples, réalisée en croix par Jésus-Christ ». C’est la raison pour laquelle, soutient-il, il était fédéraliste en Afrique, universaliste au plan mondial. Celui à qui le Bénin rend hommage s’est contenté de porter toute son énergie sur le front de la société et sur celui de la politique. « La foi, l’espérance et la charité chrétienne qu’il s’efforçait de vivre ont pu transpirer dans sa manière de bâtir la société béninoise, africaine et mondiale juste », se souvient l'évêque concélébrant.
Si le décès de toute grande figure, de surcroît une personnalité politique, est une adresse aux citoyens à une prise de conscience sur leur part de responsabilité dans la réussite de l’œuvre de développement de leur pays, celui de feu Emile Derlin Zinsou l’est davantage d’autant qu’il s’agit d’un acteur de l’histoire du Bénin. De son indépendance.
Des qualités d’un homme honnête, droit…
L’illustre disparu, selon les explications de l'évêque concélébrant était simplement une donation de Dieu. Que de qualités lui ont été reconnues en cet instant solennel ! On retient qu’il était un homme «honnête, droit, sincère, intelligent, profondément croyant, charitable, très respectueux des autres quels qu’ils soient, humble et aimant les humbles, discret sans ostentation aucune…».
Au-delà des valeurs qui ont été vantées tout au long de l’office religieux, ‘’tonton Lolo’’, comme aimaient à l’appeler certains de ses proches, était un vaillant défenseur de la prospérité partagée. Malheureusement, il sera très tôt controversé pour sa rigueur. Il rejoint ainsi le royaume éternel sans avoir réglé avec son pays un contentieux célèbre : celui qui caractérise le refus du Bénin d’entrer dans sa vision de l’auto-prise en charge, qualifiée de ‘’zinsoutakouê’’. Bien trop tard peut-être de rattraper ce qui est perdu, pourrait-on dire. « L’échec que le Dahomey/Bénin a fait subir à Emile Derlin Zinsou dans cette volonté affirmée est un point majeur de notre histoire récente qui appelle aveu et conversion », regrette Mgr Barthélémy Adoukonou. « S’il est vrai que notre pays a été gratifié par le Père miséricordieux de tant de dons, il est tout aussi vrai que nous avons manqué tant de rendez-vous historiques, que nous avons laissé passer tant d’opportunités historiques, par manque de courage ou par malin génie », enchaine-t-il comme pour saluer l’intrépidité de l’homme à amener le peuple à inventer son propre essor. Selon lui, la mort du président Emile Derlin Zinsou marque, « la prise de conscience historique que le devenir de notre peuple dépend de la sincérité de sa conversion ».
Même si sa rigueur en faveur du développement n’était pas toujours applaudie de tous, le président Emile Derlin Zinsou n’aura pas vécu inutilement. Ses conseils et orientations doivent constituer une boussole pour les jeunes générations appelées à prendre le flambeau de la dignité et de l’auto-prise en charge de ses mains. Seule preuve, selon Mgr Barthélémy Adoukonou, de leur accompagnement dans la prière au grand patriote chrétien et de leur attachement au développement. Après la messe, le président qui a dirigé le Bénin de juillet 1968 à décembre 1969 a été conduit à sa dernière demeure.

Le Bénin va mal à l’ère de la Rupture. C’est du moins ce que constatent les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), depuis l’investiture du président Patrice Talon. Elles ont organisé une conférence de presse, mercredi 17 août au palais des Congrès de Cotonou, pour dénoncer le malaise social que le pays connait depuis peu.
La sortie médiatique des Fcbe commençait déjà sans doute par faire des impatients. Cette force politique brise enfin le mur du silence pour dénoncer ce qu’elle considère comme ‘’les errances’’ du pouvoir actuel. A travers la conférence de presse que ses membres ont animée, mercredi 17 août, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) entendent remuer le couteau dans la plaie, afin d’attirer l’attention du gouvernement actuel sur le malaise social qui frappe le pays.
Du tableau peint par les conférenciers, il ressort que le navire Bénin est en train de tanguer à l’heure du Nouveau départ. Et si des réformes urgentes ne s’opèrent pas dans l’immédiat, il risque de chavirer les mois à venir. Cette analyse trouve sa pertinence, selon les Fcbe, dans la situation socio-économique et politique peu reluisante du pays.
A en croire Eugène Azatassou, coordonnateur national de l’alliance Fcbe, «des faits persistants montrent que, si on n’y prend pas garde, le Bénin pourrait voir son climat social se détériorer et basculer à la dictature; toute chose qui n’est pas souhaitable. Nous devons tirer la sonnette d’alarme pour que le gouvernement actuel se corrige».
Des faits susceptibles
Au nombre des faits susceptibles d’accentuer la tension sociale, il dénombre fondamentalement la répression du mouvement estudiantin, les braquages répétés, la morosité ambiante…. Ce qui dérange surtout les conférenciers est que le président de la République, Patrice Talon, présente l’image d’un chef d’Etat qui place l’intérêt personnel au détriment de celui du peuple.
Pour eux, la nouvelle gouvernance repose sur cette vision qui accorde peu de place pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations. A titre illustratif, ils évoquent «l’acharnement contre la vision qui a prévalu dans le pays de 2006 à 2016, et qui était portée sur l’intérêt général et la justice sociale…». Mieux, poursuivent-ils, l’actuel régime semble remettre en cause tous les efforts du régime sorti. Sur ce point, les Fcbe indexent «l’investissement prioritairement dans les domaines où l’Etat avait des conflits avec le secteur privé». Ils en arrivent à la conclusion que la nouvelle ligne de conduite du pays n’augure pas d’un climat apaisé. Au nombre des dérapages observés dans ce sens, ils soulignent «la répression brutale des mouvements de protestation découlant de la gouvernance actuelle ». Autant d’égarements que les conférenciers trouvent préjudiciables pour le développement du pays.
«Ne nous faisons point d’illusion, l’orientation politique, économique et sociale du pouvoir du Nouveau départ est lourde de conséquences néfastes pour le pays et va appauvrir davantage nos populations et mettre en cause les libertés démocratiques chèrement acquises à la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990», avertit Eugène Azatassou.
Les conférenciers ne se sont pas limités à ce diagnostic. Tour à tour, les figures de proue, présentes à la conférence de presse, à savoir Amos Elègbè, Alassani Tigri, Gustave Sonon, Valentin Djènontin, Yacoubou Touré se sont relayés au pupitre pour faire part de leurs appréciations de la gestion du régime de la Rupture. Ils notent un certain nombre d’incohérences susceptibles d’assombrir l’horizon du Bénin. Outre la question des ‘’braquages répétés’’, ces ténors des Fcbe ont également abordé plusieurs autres sujets d’actualité. Entre autres, la gestion des véhicules d’occasion, celles relatives à la filière coton et au port de Cotonou.
La seule priorité pour cette alliance de partis, c’est le Bénin, ont-ils martelé, mettant au passage l’accent sur leur attachement aux valeurs démocratiques. Là-dessus, avertissent-ils, le gouvernement du Nouveau départ doit revenir à de meilleurs sentiments en prônant notamment le respect des libertés individuelles, civiles, militaires et collectives. Les conférenciers l’exhortent par la même occasion à revoir ses copies, notamment sur les plans socio-économiques et politiques au risque de conduire le pays dans le décor?

Les députés ont autorisé mardi 16 août, le gouvernement à ratifier deux accords de prêts relatifs au projet de construction de l’Université polytechnique d’Abomey (Upa) et de l’Université d’agriculture de Kétou. Les deux dossiers, d’un montant total de plus de 86 milliards de FCFA, ont été adoptés mais après de chaudes discussions au cours desquelles le gouvernement représenté par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Odile Attanasso n’a pas été raté par les députés.
Le gouvernement a failli rater mardi 16 août l’adoption de deux projets d’accords de prêt. Le premier concerne l’accord de prêt sous forme d’Ijara de la Banque islamique de développement (Bid) d’un montant de 6,985 milliards de FCFA environ relatif au financement du projet de construction de l’Université Polytechnique d’Abomey et de la deuxième phase du projet de construction de l’Université d’agriculture de Kétou (Uak). Et le second a trait à l’accord de prêt sous forme d’Istisna’a de la Bid d’un montant de 79,20 milliards environ relatif au financement du projet de construction de l’Université polytechnique d’Abomey et de la deuxième phase du projet de construction de l’Université d’agriculture de Kétou. Les deux dossiers ont été mis ensemble et leur examen a été fait en débat unique vu qu’ils portent sur le même objet. Mais le débat a été chaud et très houleux. Se collant à l’actualité de ces derniers jours, les députés n’ont pas hésité de revenir sur leurs griefs contre la nouvelle carte universitaire qui réduit de sept à quatre le nombre d’universités au Bénin. Une réduction qui n’a pas été du goût de certains députés qui ont menacé de différer l’autorisation de ratification des deux accords de prêt, le temps pour le gouvernement de revoir sa copie. Il s’agit pour ces députés protestataires de contraindre le gouvernement du président Patrice Talon à maintenir intact l’atlas universitaire qu’il a hérité du régime défunt. Ceux-ci disent d’ailleurs être davantage inquiets après avoir écouté le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Odile Attanasso lors de sa conférence de presse qu’elle a animée le week-end dernier et qui tend à laisser croire que les députés seraient des ignorants sur cette question de la nouvelle carte universitaire. Et mieux, le nouvel atlas universitaire serait consommé et le gouvernement ne compte plus faire marche arrière.
Mais pour d’autres députés, il n’est pas question d’amalgamer. Le débat sur la carte universitaire et l’autorisation de ratification des deux accords de prêts au profit des deux universités ne doivent pas être confondus. Ce sont deux questions distinctes, défendent ces derniers. Ils invitent leurs collègues contestataires à soutenir les deux dossiers pour ne pas faire perdre au Bénin les 86 milliards FCFA de la Bid. Surtout, selon les clauses avec la banque islamique de développement, la ratification des deux accords doit intervenir au plus tard le 3 octobre prochain. Pour sauvegarder les deux financements, les députés ont été obligés de faire prendre au gouvernement des engagements. Il a promis d’organiser un atelier au profit des parlementaires pour la révision de la nouvelle carte universitaire sur une base consensuelle. Cette promesse ferme du ministre Odile Attanasso a adouci les cœurs des députés qui n’ont pas manqué d’insister sur le respect de cet engagement par le gouvernement. Autrement, ils menacent de lui rendre la monnaie avant la fin de la législature si cette promesse était un marché de dupe. Soumis aux votes, les deux accords ont été adoptés chacun à l’unanimité moins trois abstentions pour le premier et deux abstentions pour le second.
La 3e session extraordinaire clôturée
Ouverte lundi 8 août dernier à la demande du gouvernement, la troisième session extraordinaire de l’année 2016 a été clôturée mardi 16 août à l’Assemblée nationale. Clôturant les travaux, le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji a noté avec satisfaction l’examen et l’adoption des cinq points inscrits à l’ordre du jour par le gouvernement. Il a rappelé ces différents dossiers qui portent tous sur des autorisations de ratification d’accords de prêts estimés à 127 milliards de FCFA environ. Plus rien n’étant à l’ordre du jour, il a renvoyé ses collègues députés à poursuivre leurs vacances. Mais il les a informés qu’une nouvelle session extraordinaire s’ouvrira en septembre prochain, cette fois-ci à la demande des députés. Elle permettra au Parlement d’adopter le budget de son institution pour le compte de l’année 2017 avant son incorporation dans le projet de budget général de l’Etat gestion 2017.
Actualités 17 août 2016

Les députés ont adopté lundi 25 juillet, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé à Rome, le 1er février 2016 avec le Fonds international de développement agricole (Fida) dans le cadre du financement partiel du Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar). Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés à l’exception de Mathurin Nago qui s’est abstenu.
16,5 milliards FCFA. C’est le montant de l’accord de financement dont la ratification a été autorisée lundi 25 juillet par l’Assemblée nationale. Ce crédit s’inscrit dans le cadre de l’accord de financement signé par le gouvernement à Rome le 1er février 2016 avec le Fonds international de développement agricole (Fida) pour le compte du financement partiel du Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar). Un projet dont l’objectif global vise à contribuer à l’amélioration durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté dans la zone d’intervention du projet. De façon spécifique, le Padmar vise à accroître durablement les revenus des exploitations maraîchères, tout en améliorant leur résilience aux effets du changement climatique, satisfaire la demande intérieure et rehausser la contribution des producteurs béninois aux échanges transfrontaliers. Par ailleurs, la réalisation du projet permettra au Bénin de participer au développement intégré de la filière maraîchère au niveau sous-régional et contribuera notamment à un accès sécurisé et durable des exploitants maraîchers à l’eau et au foncier à travers l’aménagement de 2000 hectares dont 480 ha de bas-fond. Aussi, le Padmar contribuera-t-il par ailleurs à la promotion systématique de l’utilisation de matériels d’irrigation moins pénibles notamment pour les femmes et plus économes en eau, à la création d’emplois et à l’aménagement de 120 km de pistes de désertes dont 279 mètres linéaires d’ouvrages de franchissement.
Le coût global du projet est estimé à 28,6 milliards FCFA. Les 16,5 milliards dont la ratification a été autorisée hier par les députés représentent la contribution du Fida. Le reste du financement est prévu pour être ensuite bouclé par la contribution du Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) à hauteur de 7 milliards FCFA, la contrepartie des bénéficiaires et du gouvernement béninois pour un montant respectif de de 2,3 milliards FCFA et 2,8 milliards FCFA.
Au cours de l’examen du dossier, la plupart des députés ont salué la pertinence de ce projet qui prend en compte 27 communes du Sud-Bénin à potentiel maraîcher. Pour eux, ce projet qui embrasse un secteur jusqu’ici non pris en compte par les bailleurs de fonds va donner un plus à l’agriculture béninoise et créer encore de la richesse et de l’emploi aux jeunes. Mais plusieurs autres députés dont Mathurin Nago et Valentin Djénontin, tout en saluant aussi la qualité de ce projet, n’ont pas manqué d’émettre des réserves quant à sa mise en œuvre. Ils craignent que le Padmar subisse le même sort de dilapidation de fonds que les nombreux autres projets du ministère chargé de l’Agriculture. Mathurin Nago trouve d’ailleurs exagéré que le projet puisse prévoir 1,1 milliard FCFA pour le seul volet fonctionnement qui entre souvent dans les frais de missions fantaisistes sur le terrain et les achats de matériels roulants avec son corollaire de surfacturation.
Face aux réserves des uns et autres, le ministre chargé de l’Agriculture, Delphin Koudandé a donné des explications claires aux députés. Il a promis de repasser tenir une rencontre avec les parlementaires pour aborder de long en large la politique du gouvernement en matière du développement du maraîchage en particulier et de l’agriculture en général. Les assurances du gouvernement ont certainement convaincu les députés qui n’ont pas hésité à adopter le projet de loi à l’unanimité moins une abstention, celle de Mathurin Nago.
La désignation des députés pour le Cos-Lépi encore reportée
Une énième fois, l’Assemblée nationale a ajourné la désignation de ses neuf députés au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) et de ses 154 représentants dans les Commissions communales d’actualisation (CCA). Ce point n’a pu être examiné lundi 25 juillet au cours de la séance plénière. Et pour cause ! Les députés ne sont toujours pas prêts. Si l’Opposition parlementaire a déjà rendu disponible la liste de ces quatre personnes, à savoir Idrissou Bako, Cyprien Togni, Gilbert Bagana et Simplice Codjo, la Majorité parlementaire peine à s’entendre à l’interne. Jusqu’à hier encore, elle était à couteaux tirés. Mais aux dernières nouvelles, on apprend qu’elle est parvenue à recoller les morceaux. La Majorité parlementaire se serait entendue finalement sur la désignation des députés Louis Vlavonou (Un), Badirou Aguèmon et Augustin Ahouanvoèbla (PRD), Adolphe Djima (Rb) et Jérémie Adomahou (FDU). Ce sont donc les cinq représentants du camp présidentiel au sein du Cos-Lépi. En dehors de Adophe Djima et de Cyprien Togni, tous les sept autres étaient membres de la mandature précédente du Cos-Lépi. Les députés se sont donnés rendez-vous jeudi prochain pour adopter la liste définitive retenue. Ce n’est qu’après cela que ces neuf députés seront appelés à prêter le serment prévu à cet effet devant la Cour constitutionnelle avant leur entrée en fonction.
Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

L’ancien ministre d’Etat, Aboubacar Yaya, devrait répondre, lundi 25 juillet devant le Tribunal de première instance de première classe de Parakou, des faits de saisie arbitraire de biens appartenant à autrui, à lui reprochés par un de ses anciens collaborateurs du nom de Kabirou M. Wari. Mais le prévenu n’était pas présent à l’audience. Les juges ont alors renvoyé l’affaire au 17 octobre prochain.
Suite à une brouille entre lui et son ancien patron l’année dernière, l’ex-collaborateur du ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle est monté au créneau pour dénoncer des abus sur sa personne et même incriminer le ministre d’avoir favorisé la réussite de certains candidats aux concours de recrutement au profit du ministère de l’Economie et des Finances jugés par la suite frauduleux et annulés récemment par le gouvernement. Fin novembre dernier, les clés de la maison en construction à Parakou et du véhicule du plaignant auraient été confisquées par le ministre auprès de son frère, alors qu’il était en formation militaire dans le cadre desdits concours pour lesquels il était admis.
A suivre !
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Dans le cadre de ses interventions au Niger, le Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) a approuvé la demande d’aval d’un montant de 3,75 milliards de francs CFA pour le renforcement des capacités d’intervention de l’institution de microfinance ASUSU-Sa. Cet aval qui permettra à l’institution de microfinance de mobiliser 10 milliards de francs CFA auprès de ses partenaires financiers a fait l’objet d’un accord de signature qui s’est déroulée vendredi 15 juillet dernier au siège du Fagace à Cotonou entre la directrice générale par intérim de l’institution Mawèkouta Abou Aïssah et la directrice générale de ASUSU-Sa, Réki Moussa Hassane.
Le Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) réitère son soutien aux populations à faibles revenus n’ayant pas toujours accès au crédit. A travers la demande d’un aval de 3,75 milliards de francs CFA pour le renforcement des capacités d’intervention de la société ASUSU-Sa au Niger, elle vient de confirmer sa détermination à œuvrer davantage pour l’amélioration des conditions de vie des populations africaines les plus défavorisées.
Lors de la signature de cet accord, vendredi dernier, la directrice générale par intérim du Fagace, Mawèkouta Abou Aïssah a rappelé que depuis quelques années, la microfinance tend à être un axe stratégique des politiques économiques et financières des gouvernements de l’Afrique subsaharienne. Comme en Inde, la microfinance, selon elle, demeure aujourd’hui la solution à la faible bancarisation des populations.
Si la microfinance est perçue par la majorité de la population comme le seul mécanisme financier orienté vers la réduction de la pauvreté ou la création de richesse, la directrice générale par intérim du Fagace estime que c’est certainement parce qu’elle donne à espérer à une masse de « laissés pour compte » exclus du système financier traditionnel. Pour elle, les institutions de microfinance comme ASUSU-Sa grâce à leur proximité, essaient de soulager le quotidien des populations laborieuses à travers les villes et les campagnes. C’est pour cette noble mission que le Fagace est fier, souligne-t-elle, de réitérer son soutien à cette société nigérienne.
Mawèkouta Abou Aïssah déclare être convaincue que le rôle indispensable des institutions de microfinance dans l’économie des Etats africains, la qualité des partenaires techniques impliqués, l’existence d’une forte demande de crédit et la position de leader sur le marché nigérien de cette société devraient réduire considérablement les risques encourus et permettre à Fagace d’augurer d’un heureux aboutissement du projet.
Pour sa part, la directrice générale de la société ASUSU-Sa Réki Moussa Hassane dit être satisfaite de l’aboutissement de ce processus avant de remercier l’équipe du Fagace pour avoir accompli son devoir en accompagnant sa société. Ce motif de satisfaction, selon elle, lui donne un encouragement à aller plus loin dans la mobilisation des fonds pour la satisfaction des demandes des populations qui sont toujours à la recherche de crédits pour le financement de leurs activités.
La signature de cet accord est la deuxième intervention du Fagace avec ASUSU-Sa avec laquelle les relations sont au beau fixe. Cet aval porte le niveau global des interventions en garantie du Fonds à 329,743 milliards de francs CFA dont 12,398 milliards en faveur du Niger.

Pour une éducation de qualité au collège, le Bénin et la France s’engagent à hauteur de 10,5 milliards de FCFA. Dans ce cadre il a été élaboré le Projet de soutien à l’Enseignement secondaire (projet Sens) qui a fait l’objet de la signature de deux Conventions vendredi 8 juillet dernier au ministère de l’Economie et des Finances.
Améliorer les conditions d’accueil des collégiens au Bénin et plus précisément au sein des établissements jugés prioritaires dans les départements de l’Alibori, Borgou, Collines, Ouémé, Plateau, et Zou pour un montant global de 10,5 milliards de FCFA soit 16 millions d’euros. C’est ce qui a fait l’objet de la signature de deux Conventions vendredi dernier au ministère de l’Economie et des Finances à travers un projet de Soutien à l’Enseignement secondaire (projet Sens).
En effet, alors que le Bénin a fait des progrès significatifs concernant l’éducation primaire, 4 enfants sur 10 n’accèdent toujours pas à la classe de 6e et moins d’un enfant sur deux termine le collège. Les conditions d’accueil des élèves dans les collèges demeurent insatisfaisantes alors que la croissance démographique et l’augmentation des effectifs issus du primaire font anticiper une multiplication par 4 des effectifs au secondaire d’ici à 2030…
Pour l’ambassadeur de France près le Bénin, Aline Kuster- Menager, si le taux de scolarisation du collège est de 70%, on observe de fortes disparités en termes de genre, de différence urbaine/rurale et de milieu social. Le passage à l’éducation de base à 10 ans et la forte croissance démographique laisse présager une multiplication par 4 des effectifs. Pour elle, au-delà des infrastructures, la qualité des enseignements reste elle-aussi un défi. Le collège doit être le lieu d’acquisition des compétences de base pour les enfants béninois. Or, aujourd’hui, regrette-elle, les conditions d’accueil des élèves dans les collèges restent insatisfaisantes. Moins d’un enfant sur deux termine le collège sans pour autant avoir maîtrisé les acquis et ils sont plus de 20% à redoubler. Le Bénin doit aujourd’hui faire face à des enjeux de taille pour garantir une éducation de base de 10 ans de qualité à tous les enfants.
A travers ce projet s’inscrivant dans les priorités d’intervention de l’aide française au Bénin, l’Agence française de Développement (AFD) soutient le ministère en charge de l’Enseignement secondaire qui a décidé de recourir à l’emprunt pour répondre à ses besoins les plus urgents en matière de construction de salles de classes mais aussi pour renforcer ses propres capacités de pilotage.
2 000 classes nécessaires
L’Etat estime qu’à très court terme, 2 000 nouvelles salles de classe seront nécessaires au collège pour éviter que les conditions d’accueil ne se détériorent, notamment dans les zones rurales et périurbaines défavorisées. Le projet Sens contribuera à cet objectif, puisqu’il permettra de construire et d’équiper au moins 750 salles de classes supplémentaires au sein d’établissements jugés prioritaires dans les départements de l’Alibori, Borgou, Collines, Ouémé, Plateau, et Zou. Un appui sera également sollicité auprès du ministère pour lui permettre de renforcer ses capacités en matière de planification et de mise en oeuvre des programmes de construction. A moyen terme, le renforcement d’une offre de qualité et de proximité dans les zones rurales et périurbaines aura en particulier un impact positif sur la scolarisation des filles et populations vulnérables, contribuant à la réduction des déséquilibres sociaux et territoriaux.
Bien conscient que ces seules infrastructures ne suffiront pas à améliorer de façon globale le système éducatif, le ministère s’engage par ailleurs, avec l’appui de l’AFD, à définir et faire appliquer des normes de qualité et de gestion qui contribueront à terme à une amélioration durable de l’équité dans les conditions d’accès et d’accueil des enfants béninois au collège. 10 000 enseignants seront notamment recrutés dans les prochaines années à cette fin.
D’un montant total de 10,5 milliards de FCFA (soit 16M d’euros), le projet bénéficie d’une contribution de l’AFD sous forme d’un prêt très concessionnel de 9,8 milliards de FCFA et d’une subvention de 655 millions de FCFA.
Cette intervention s’inscrit en complémentarité du Projet d’appui à l’Enseignement secondaire (PAESB) financé par l’AFD à hauteur de 6,5 milliards F.CFA, qui vise à construire au moins 240 salles de classes dans les collèges dans les départements de l’Atacora-Donga et l’Atlantique-Littoral.
Si l’AFD intervient sur le collège, ordre d’enseignement charnière pour préparer les jeunes à la poursuite d’études ou à la vie active, elle accompagne également le ministère dans le développement de l’enseignement et de la formation technique et professionnel.
C’est le ministre de l’Economie et des Finances Romuald Wadagni qui a signé les conventions d'accord ces avec l’ambassadeur de la France près le Bénin et la directrice de l'AFD en présence du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnel Lucien Kokou. Etait également présent, le directeur adjoint du département Afrique de l’AFD, Yazid Bensaid.

Les résultats du Certificat d’études primaires session de juin 2016 ont été proclamés et indiquent un taux de réussite de 39,26% au niveau national. Cette performance est en nette régression au regard de celle de l’année 2015 où plus de 80% des candidats ont été déclarés admis.
Les candidats au Certificat d’études primaires session de juin 2016 sont fixés sur leur sort. Selon les statistiques, les résultats ne sont nullement encourageants.
En effet, ils ne sont plus que 39,26 % des 210 111 candidats inscrits au Cep 2016 à être déclarés admis. Ce qui constitue une sérieuse contre-performance quand on sait qu’en 2016, cet examen a enregistré un taux national de succès de 89,61%.
Au niveau des départements, l’Atacora-Donga vient en tête avec 48,29% de réussite, suivi de l’Atlantique-Littoral qui s’en sort avec 47,90%, de l’Ouémé-Plateau avec 39,85%, du Zou-Collines avec 39,68%, du Borgou-Alibori 39,45% et enfin du Mono-Couffo 20,36%.
Selon certaines indiscrétions, ces résultats reflètent le niveau réel des candidats. Mieux, le taux de succès du Cep 2016 est bas parce qu’il n’y aurait pas eu de rachat cette année comme par le passé où on repêchait même les candidats ayant pu obtenir la moyenne dans 5, voire 4 disciplines sur les 6 exigées par rapport aux 8 au total ¦

La Banque mondiale vient en aide au Bénin pour promouvoir la bonne gouvernance économique. Le Conseil des administrateurs du groupe a approuvé à cet effet, jeudi 23 juin dernier à Washington, un crédit de 30 millions de dollars (soit plus de 17 milliards de francs CFA) selon un communiqué de l’institution.
Le Bénin va bientôt remédier aux problèmes de gouvernance et difficultés techniques dont souffre la gestion des investissements publics tout en fournissant des incitations aux résultats à un certain nombre de ministères spécifiques afin qu’ils améliorent leur gestion des projets. C’est à travers un projet dénommé Projet d’appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (PAGIPG). Ce projet selon le communiqué de la Banque mondiale va renforcer les capacités de l’État en matière de gestion des investissements publics, promouvoir la bonne gouvernance et la responsabilisation, et apporter des financements conditionnés aux résultats dans les secteurs stratégiques de l’énergie, de l’eau et de la justice.
L’approbation de ce crédit fait suite aux efforts actuellement entrepris par les autorités en vue de promouvoir une gestion plus transparente des fonds publics. Elle est également selon le communiqué en phase avec le double objectif du Groupe de la Banque mondiale consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à favoriser une prospérité partagée.
« Ce projet arrive à un moment opportun alors que le nouveau gouvernement prend d’ores et déjà des mesures pour améliorer et promouvoir la bonne gouvernance. En ciblant les secteurs stratégiques de l’électricité, de l’eau et de la justice, il mettra en place des mesures qui les inciteront à améliorer leur gestion des projets d’investissement et à en assurer une exécution plus transparente, ce qui aura des retombées positives sur le développement économique et social du pays », commente Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin.
Le PAGIPG a pour caractéristique d’intégrer les Organisations de la Société civile (OSC) et les médias dans le processus de suivi des projets d’investissement de l’Etat. Les principaux organes d’information et OSC axés sur l’efficacité et la rentabilité des investissements publics seront formés aux questions de gestion ainsi qu’au suivi et à l’évaluation, et sollicités pour évaluer la performance du programme d’investissement du gouvernement.
Selon Pierre Laporte, cette opération, qui sera mise en œuvre sur une période de cinq ans (de 2016 à 2021), «contribuera à soutenir les efforts engagés par les autorités béninoises pour accroître les taux d’exécution budgétaire et d’achèvement des projets».
nin.info/index.php/k2/item/3686-presidence-de-la-republique-patrice-talon-face-aux-acteurs-du-secteur-judiciaire
Economie 28 juin 2016

Ayant passé 6 mois à la tête de la direction générale de la police nationale, Didier Atchou, a passé, jeudi 2 juin, le témoin à son successeur Idrissou Moukaïla. La cérémonie de passation de service présidée par Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a eu lieu devant l’Ecole nationale de la police à Cotonou.
Les policiers du Bénin doivent désormais reconnaître leur chef en la personne du contrôleur général de police Idrissou Moukaïla. La passation de service qui a consacré son entrée officielle en fonction s’est déroulée au cours d’une cérémonie écourtée par une pluie inattendue.
Conscient qu’il n’y a de richesse que d’homme, le contrôleur général de police Idrissou Moukaïla, nouveau directeur général de la Police nationale, a révélé que sa priorité, c’est le réarmement moral de la troupe face au malaise au sein de la corporation. «Si je n’arrive pas à recréer l’ambiance, on peut mettre tous les moyens, la sécurité ne peut pas être au rendez-vous », a-t-il soutenu.
Avant le nouveau directeur général de la Police nationale, Barnabé Amagbégnon, secrétaire général du Syndicat national de la police du Bénin (Synapolice-Bénin), a perçu à travers la nomination du nouveau directeur général, l’ouverture d’une autre page dans la vie de l’institution. Faisant le point des acquis, il a retenu que Didier Atchou, directeur général sortant, a contribué à baisser la tension au sein de la famille. De même, sous sa direction, la police a bénéficié de la signature de plusieurs décrets. Mais il a regretté que ces textes soient « retirés par le gouvernement » de la Rupture. Aussi n’a-t-il pas manqué de solliciter l’intervention du nouveau directeur général pour que le gouvernement revienne sur ce retrait. Pour lui, le système sécuritaire du pays est menacé par des sans foi ni loi et au même moment, les agents de police se plaignent de mauvaises conditions de vie et de travail. Le moral, a-t-il dit, est bas. Malgré ce tableau peu reluisant, il a assuré que ses camarades sont prêts à accompagner la nouvelle direction générale pour faire régner dans le pays la sécurité. Pour ce faire, il a plaidé pour que les commissariats des zones reculées soient dotés de moyens et que soient organisées des séances de recyclage au profit du personnel en général.
Comme pour rassurer le syndicaliste, Didier Atchou a plutôt préféré parler de suspension de décrets qui ne signifie nullement leur retrait ni leur annulation. Très porté sur le symbolisme, il a noté que nommé le mercredi 15 novembre 2015, il a été relevé de ses fonctions le mercredi 15 mai 2016. Même constat pour la prise de fonction qui tombait le mercredi 2 décembre 2015 et il rend le tablier le jeudi 2 juin 2016. « C’est une véritable grâce parce que tout est en harmonie », a-t-il fait savoir soulignant que les six mois passés à la tête de la police n’ont pas été sans difficultés. Enumérant ses réalisations, il a noté la délivrance gratuite de la carte d’identité professionnelle aux policiers, le rattrapage de deux ans d’arriérés d’avancement. Sous son commandement, la Police a participé aux travaux de finalisation des 29 avant-projets de décrets d’application de la loi 2015-20 portant statut spécial des personnels de sécurité et assimilés, le renforcement du parc automobile, des gilets et pare-balles ont été commandés et seront livrés dans quelques jours, etc ?