La Nation Bénin...
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La Cne, depuis sa création en 2009, s’attelle à relever le défi de l’emploi au Bénin[/caption]Les membres de la Commission nationale pour l’emploi (Cne) sont en atelier, depuis ce 23 août à Cotonou, pour prendre connaissance des grands axes de la politique nationale de l’emploi et du plan d’action en vue d’un meilleur encadrement de l’embauche.
« Présentation des grands axes de la politique nationale de l’emploi et du plan d’action pour un meilleur encadrement de l’embauche ». C’est le thème de l’atelier de la Commission nationale pour l’emploi (Cne) démarré ce jeudi à Cotonou.
A l’ouverture des travaux, la directrice de la Promotion de l’emploi, Elodie Faïzoun, a exposé les tâches assignées à la commission qui consistent à accompagner la politique du gouvernement dans la lutte contre le chômage et à améliorer le dispositif institutionnel de promotion de l’emploi au Bénin. La Cne, depuis sa création en 2009, s’attelle à relever le défi de l’emploi au
Bénin avec l’élaboration d’un plan d’action conséquent et d’une politique nationale de l’emploi.
« Le rôle primordial de la jeunesse dans la vie socio-
économique et la menace que constitue sa précarité sur le marché du travail pour la nation font de cette couche de la population une préoccupation majeure au sommet de l’Etat », a fait savoir Nicolas Dandoga, directeur de cabinet du ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi. Il salue le travail qu’abat la Commission et a adressé, au nom du ministre, ses félicitations aux différents membres.
Au cours de leur mandat, les commissaires vont apprécier la mise en œuvre de la politique nationale de l’emploi dans les différents secteurs d’activités, pour favoriser la synergie d’actions entre l’Etat et les partenaires socio-économiques dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de l’emploi. Ils veilleront à une meilleure coordination des initiatives publiques et privées engagées dans la mise en œuvre de la politique nationale pour l’emploi, alerter le gouvernement sur toute question d’intérêt majeur pour l’emploi et faire toute proposition de mesures et programmes organisationnels favorables à l’emploi.
Le président de la Cne, Cyrille Gougbédji, dit mesurer pleinement l’enjeu et appelle à des actions consensuelles pour réussir le pari. Il insiste qu’il faille commencer par revoir le système de formation professionnelle et l’adapter aux défis nouveaux au lieu de continuer à former les jeunes pour le chômage. Il préconise également d’éviter d’avoir des guichets d’embauche précaire et de faire de la question de l’emploi un marché de politiciens.
Cet atelier ne s’arrêtera pas seulement à l’appropriation des documents de la politique nationale et du plan d’action relatifs à l’emploi et à émettre l’avis formel de la Cne sur les deux documents mais veut aller un peu plus loin en interpellant le ministère sur l’appréhension des lois issues des réformes opérées par l’Etat dans le secteur de l’emploi.
Cécile de Dravo, présidente Hcj[/caption]Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, s’est également entretenu à son cabinet, ce jeudi 23 août, avec la présidente de la Haute cour de Justice (Hcj). Au sortir de l’audience, Cécile de Dravo Zinzindohoué confie être venue pour faire ses civilités à un doyen dans la mission d’autant que la Cour suprême est partie intégrante de la Haute cour de Justice. Mieux, le président Ousmane Batoko est le doyen des juges de son institution.
Cécile de Dravo Zinzindohoué dit avoir saisi l’occasion des échanges avec le président de la Cour suprême pour faire un tour d’horizon des problèmes communs aux deux juridictions. Ce qui lui a permis de bénéficier des conseils et orientations du président Ousmane Batoko dans le sens d’asseoir la visibilité et la fonctionnalité de cette institution qu’elle dirige depuis quelques semaines.
Le président de la Haute cour de Justice se réjouit de l’assurance du président de la Cour suprême, pétri d’une mine d’expériences, qui lui assure son soutien total et promet de s’impliquer personnellement dans la mise en œuvre des différentes orientations souhaitées pour permettre à la haute juridiction de jouer son rôle constitutionnel.
A la suite de la présidente de la Haute cour de justice, le président Ousmane Batoko a reçu plusieurs autres invités dont une délégation du Conseil national pour le dialogue social (Cnds), une structure tripartite (patronat, travailleurs et gouvernement) composée de 31 membres. La délégation conduite par son président Guillaume Attigbé est allée présenter au président de la Cour suprême l’institution créée, il y a douze mois, par le gouvernement et bénéficier des conseils avisés du président Ousmane Batoko pour l’atteinte de ses objectifs, notamment œuvrer à éviter les conflits sociaux entre travailleurs et employeurs?
Actualités 24 août 2018
La délégation de la Plateforme électorale des Osc pour des élections législatives pacifiques en 2019[/caption]La Plateforme électorale de la Société civile pour les élections au Bénin dit ne pas se retrouver dans la proposition de loi portant Code électoral en circulation et déjà adopté par la Commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale. Une délégation de ce consortium des Organisations de la Société civile conduite par sa présidente, Fatoumatou Batoko Zossou, était, ce jeudi 23 août, en audience chez le président de la Cour suprême à Porto-Novo. Celle-ci est allée partager avec Ousmane Batoko les appréhensions de toute la Plateforme pour les élections par rapport à certaines dispositions de la proposition de loi en attente d’être examinée par la plénière des députés.
Selon Fatoumatou Batoko Zossou, porte-parole de la délégation au sortir de l’entretien avec le président de la Cour suprême, le texte en circulation comporte plusieurs articles à polémique. Lesquels sont étrangers, à l’en croire, à la Société civile et en déphasage avec les conclusions de l’atelier organisé par l’Assemblée nationale le 14 juin dernier pour recueillir l’amendement du texte et auquel elle a pris part. La Plateforme électorale des Osc dont la mission première est de faire en sorte qu’aucune loi ne soit perçue comme un texte d’exclusion dit se sentir interpellée.
La Société civile regrette que le Bénin n’ait pas définitivement tourné la page par rapport à certaines anciennes mauvaises pratiques consistant à amender le Code électoral à la veille des élections. Or, avertit Fatoumatou Batoko Zossou, cette manipulation des textes électoraux est souvent source de conflits en Afrique.
La démarche de la Plateforme électorale de la Société civile vise donc à éviter que les conflits électoraux ou post-électoraux qui se produisent ailleurs n'arrivent pas au Bénin. C’est pour cela qu'elle dit juger utile d’aller vers certaines personnalités et présidents d’institutions de la République pour solliciter aussi leur implication afin que le Code électoral qui sera adopté soit un texte inclusif, une loi dans laquelle tout le monde va se retrouver pour des élections pacifiques, transparentes et paisibles. La présidente de la Plateforme électorale de la Société civile pour les élections promet de poursuivre, après la Cour suprême, son périple auprès d’autres personnalités et présidents d’institutions de la République identifiés pour les associer aussi à l’initiative d’avoir une loi électorale inclusive et non d’exclusion.
Actualités 24 août 2018
Janvier Yahouédéou, président du Cos-Lépi (au micro), prononçant son discours d’ouverture[/caption]Le Conseil d’orientation et de supervision chargé de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) a lancé ses travaux, ce jeudi 23 août à Agoué (Grand-Popo) par un atelier de deux jours d’appropriation et d’imprégnation des documents techniques.
Les membres du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) chargés de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), leurs assistants et chargés de mission ainsi que les membres de l’Agence nationale de traitement (Ant) s’imprègnent des documents techniques relatifs au Fichier électoral national (Fen). C’est à travers un atelier de deux jours qui se tient à Agoué (Grand-Popo).
Pour Janvier Yahouédéou, président du Cos-Lépi, l’organisation de cet atelier témoigne de l’engagement de tous les membres du Cos à œuvrer pour l’actualisation de la Lépi. L’objectif de cet atelier, a-t-il précisé, est de mettre en commun les connaissances et les expériences. Au cours des deux jours d’échanges, les participants revisitent les textes législatifs et les principaux documents de mise en opération de l’actualisation du Fen.
Il s’agit, précise Janvier Yahouédéou, « d’affiner la stratégie et le mode opératoire de l’actualisation du fichier électoral ». Pour ce faire, l’atelier examine tous les projets de documents et s’assure de leur adéquation avec les standards en la matière et avec les lois qui régissent l’actualisation du fichier électoral.
La mission à court terme, souligne-t-il, est d’élaborer une version actualisée de la Lépi à utiliser pour les élections législatives prochaines. La correction et l’actualisation du fichier électoral national entrent dans un cadre juridique qui suppose, selon Janvier Yahouédéou, la confection de nombreux documents techniques de mise en œuvre et d’élaboration d’une méthodologie consensuelle plus adaptée aux objectifs.
Pour une bonne imprégnation
Plusieurs communications permettent aux participants de revisiter le dispositif légal devant conduire à une actualisation réussie de la liste électorale. La première a porté sur le dispositif juridique encadrant les opérations d’actualisation du Fichier électoral national (Fen) suivi de débat. Animée par Serge Prince Agbodjan, juriste et activiste de la société civile, cette communication a rappelé que l’élément qui permet de reconnaître la fiabilité des élections reste la Liste électorale nationale. Il a rappelé les caractéristiques du contenu des dispositions réglementaires avant de mettre l’accent sur les exigences qu’il faut pour établir une bonne Lépi. Ce qui, souligne-t-il, engage à atteindre le maximum de gens tout en prenant des précautions pour éviter des fraudes. Pour lui, ces précautions passent par la mise en place d’instruments permettant aux citoyens de témoigner de la transparence du Fen.
Le communicateur a saisi l’occasion pour avertir que certaines réformes annoncées dans le prochain Code électoral porteraient des germes de restriction du cadre électoral. Il a sensibilisé les députés présents à l’atelier à veiller à élargir ce cadre au lieu de le restreindre.
Serge Prince Agbodjan est revenu longuement sur les dispositions du Code qui sécurisent les élections, à travers la cartographie électorale, les centres de vote dont la modification relève exclusivement de la compétence du législateur. Il souligne que c’est obligatoire pour les citoyens ciblés de figurer sur la Liste électorale. Seul l’électeur dont le nom figure sur la liste du centre de vote et qui détient sa carte d’électeur, peut voter à l’exception des cas de dérogation, insiste-t-il.
Mettant le Cos-Lépi et l’Agence nationale de traitement (Ant) face à leurs responsabilités, il indique que du travail qu’ils feront découleront la paix ou les turbulences politiques à l’issue des élections législatives prochaines.
Les autres communications ont porté sur le mode opératoire de l’actualisation de la Lépi, le dispositif organisationnel et humain, le dispositif technique pour réussir l’opération?
Sita Sangaré[/caption]Dans le cadre du congrès électif de la Fédération béninoise de football, Sita Sangaré, président de la Fédération burkinabè de football (Fbf) est désigné par la Confédération africaine de football (Caf) pour superviser les travaux, samedi 25 août prochain à Porto-Novo.
Membre du comité exécutif de la Caf pour le compte de la zone Ouest B, Sita Sangaré sera le représentant de la Caf lors de ce congrès électif où seule est en lice la liste « Bénin Football Nouveau départ » dirigée par le président des Dragons de l’Ouémé, Mathurin de Chacus, et constituée des vice-présidents Francis Gbian, Magloire Oké, Pamphile Zomahoun, Guy-Marie d’Almeida, Pédro Ayéma, Firmin Akplogan, William Fangbédji, Valère Glèlè et les membres Radji Soumanou, Imorou Bouraïma, Wahab Adam Chabi, Innocent Attindéhou, Laurent Gnassounou, Adrien Hounadjinou, Saka Oussou, Bako Abdoulaye, Bocovè Marcellin et Floriane Afoutou.
Il sera témoin de l’élection d’un nouveau comité exécutif à la tête du sport-roi béninois secoué par une décennie de crises à plusieurs rebondissements.
Le président sortant Anjorin Moucharaf n’est pas candidat à sa propre succession.
Sports 23 août 2018
Une phase de jeux de basketball entre Aspac et Renaissance[/caption]La phase finale du championnat national de basketball senior a été lancée, ce mercredi 22 août au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. L’Association sportive du Port autonome de Cotonou a réussi un coup double en remportant ses premiers matchs chez les hommes et chez les dames.
Organisé par le Fédération béninoise de basketball, le championnat national de basketball a démarré, ce mercredi 22 août au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou.
Pour les matchs de la première journée de la compétition, chez les hommes, l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) a battu le champion en titre, Renaissance basketball club (42-57) dans une rencontre âprement disputée. Les poulains de Christian Quenum qui avaient à cœur de défendre leur titre ont été surpris par les Portuaires qui ont pris l’avantage de la partie dans la moitié du premier quart-temps. L’Aspac remporte le premier quart-temps (19-27). Au deuxième quart-temps, les joueurs de Renaissance vont sombrer totalement. Moins efficaces, ils ne marqueront que 6 points contre 15 points pour l’Aspac. A 25-42, les arbitres vont renvoyer les deux équipes aux vestiaires.
A la reprise, les joueurs de l’Aspac vont conserver leur avantage (27-48). Au quatrième quart-temps, il y aura un réveil tardif des champions en titre qui vont tenter d’engranger quelques points. Ils marqueront 15 points lors de cette dernière partie contre 11 points pour l’Aspac qui a gardé son hégémonie sur l’ensemble de la partie (42-57).
Renaissance basketball club rate son entrée en compétition et devra attendre sa prochaine sortie contre Elan basketball club, ce jeudi, pour se relancer dans le tournoi.
Les Portuaires, quant à eux, joueront les Lions battus (44-72) par Bosco Star de Parakou, pour confirmer leur suprématie dans la compétition.
Chez les dames, l’Aspac s’est débarrassée (66-14) de l’Aso-Modèle. Elle a dominé de bout en bout ce match en menant au marquoir respectivement 02-24, 06-31, 12-44 et 14-66 durant les quatre quart-temps. Elles sont attendues vendredi face à Bosco-Star qui affronte Energie ce jeudi.
Place à la relève ce week-end
A la suite du championnat national senior, les jeunes basketteurs des clubs de la ligue Atlantique-Littoral seront en compétition dès ce dimanche. Il est prévu du 26 août 2018 au 8 septembre prochain, le championnat de basket-ball des catégories U-12, Passerelles chez les garçons, Cadets filles et garçons, Juniors filles et garçons, Jeunes garçons au niveau de la ligue Atlantique-Littoral. A cet effet, les équipes à savoir Galaxie et Ebs en catégorie U-12, Renaissance BBC et Elites en catégories Cadets garçons sont attendues dès ce dimanche 26 août, respectivement sur le terrain d’Energie et celui de l’Unafrica à Cotonou?
Programme
Jeudi 23 août
8 h : Aspac - Lions (H)
10 h : Bosco Star - Energie (D)
12h : Elan -Rbbc (H)
Pour la cohérence des actions intégrées de nutrition, le Ccr constitue un outil de planification stratégique[/caption]Du mercredi 22 au vendredi 24 août, se tient un atelier de renforcement des capacités des cadres communaux de concertation (Ccc) sur l'élaboration et le suivi du Cadre commun de Résultat (Ccr) de la nutrition dans les départements de l'Atlantique et du Littoral. Organisé par le Secrétariat permanent du Conseil de l'alimentation et de la nutrition (Sp-Can), cet atelier a lieu dans l'enceinte de l'Institut régional de santé publique (Irsp) à Ouidah.
Réunis au sein d'instances dénommées Cadres communaux de concertation, les différents acteurs impliqués dans la lutte contre la malnutrition dans les départements de l'Atlantique et du Littoral sont outillés depuis hier sur la planification du Cadre commun de Résultat (Ccr). Le Ccr est, selon la coordonnatrice régionale Atlantique-Littoral, Alida Adjilé, un outil de planification stratégique et opérationnel mettant à contribution tous les acteurs de la chaîne pour la cohérence des actions intégrées de nutrition. C'est pour vulgariser le contenu et les procédés d'élaboration et de suivi du Ccr que le Secrétariat permanent du Conseil de l'alimentation et de la nutrition (Sp-Can) a initié le renforcement des capacités des cadres de concertation des 77 communes du Bénin. La phase de l'Atlantique-Littoral en constitue la dernière étape.
Les statistiques font état de ce qu'au moins 3 enfants sur 10 sont atteints de retard de croissance au Bénin du fait de la malnutrition, a rappelé Alain Houessou, le représentant du maire de Ouidah à l'ouverture des travaux. Le Ccr s'impose alors comme un centre de résultat pertinent, un outil multisectoriel de planification stratégique concourant à de meilleurs résultats.
La dynamisation des Ccr qui existent déjà au niveau de certaines mairies puis le renforcement des capacités des Ccc pour un impact considérable sur la réduction de la malnutrition au Bénin, sont les attentes des partenaires techniques et financiers au terme de l'atelier, selon le représentant de la Banque mondiale, Ambroise Agbota. Il a par ailleurs fait savoir que la Banque mondiale encourage le Bénin qui agit sur chacun des cinq piliers essentiels du Ccr. Le présent atelier en est d'ailleurs une illustration, à l'en croire.
Selon le Sp-Can, Roch Mongbo, induire le taux de malnutrition au Bénin dépend de l'engagement de toutes les parties prenantes et le Cadre commun de résultat est justement un outil multi-acteurs qui intègre les diligences des divers acteurs dans la lutte contre la malnutrition. Il a invité les autorités départementales et locales à faire preuve de bonne foi dans la mise en œuvre des engagements pris.
Le secrétaire général de la préfecture de l'Atlantique, Robert Hounsou, a réaffirmé la détermination des deux autorités préfectorales (Atlantique-Littoral) à accompagner et suivre les communes sous leur tutelle dans la prévision et l'exécution de la ligne budgétaire affectée à la nutrition dans les Plans de développement communaux.
Aboutir à un agenda communal
Les travaux ont démarré avec la présentation des objectifs de l'atelier, des défis et enjeux de la nutrition, des récents efforts consentis au Bénin ainsi que les textes encadrant les interventions en nutrition de la petite enfance. Au cours de l'atelier, les participants seront outillés sur les techniques de planification ainsi que le processus d'élaboration et de financement du Cadre commun de résultat. Des communications porteront sur le rôle des responsables départementaux, des collectivités locales et des services décentralisés engagés dans l'amélioration de l'état nutritionnel de leur communauté ainsi que l'état d'avancement des diagnostics réalisés par les communes en la matière.
Le rôle des autorités déconcentrées et décentralisées est, selon le Sp-Can, Roch Mongbo, de s'assurer de la l'effectivité de la politique et des prestations mises en oeuvre par les services d'Etat, s'assurer de l'allocation effective des ressources au profit de la nutrition et sensibiliser les communautés, les sages et les notables sur la nouvelle sagesse qui exige de bonnes pratiques nutritionnelles pour la croissance des enfants.
Ces travaux devront aboutir à l'élaboration du Cadre commun de résultat quinquennal, des tableaux de bord et des agendas de lancement des Ccr communaux. « Nous avons noté dans tous les départements, la prise de conscience par les divers services de la nécessité de travailler ensemble, la présence effective des préfets, des maires ou de leurs représentants aux ateliers. Nous pouvons dire que notre pays se prépare à se sortir de cette situation de malnutrition chronique dont souffrent plus de 30 % d'enfants de 0 à 5 ans», renseigne le Sp-Can Roch Mongbo.
Ces postes téléviseurs ne doivent plus être importés au Bénin[/caption]Après plusieurs rendez-vous manqués, le Bénin prend enfin sa marque pour le passage de l’analogique au numérique. En attendant l’entrée en vigueur de la Télévision numérique terrestre (Tnt), il est interdit d’importer sur le territoire national, des postes téléviseurs désuets ou hors norme.
Plus de postes téléviseurs désuets ou hors norme sur le territoire national. Les opérateurs économiques sont sommés de mettre fin à l’importation de ces types de téléviseurs qui ne répondent pas aux exigences de la Télévision numérique terrestre (Tnt). Par le communiqué n°0727/MIC/DC/SGMDGC/DPCI/SA en date du 13 août 2018, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Mahouwèdo Ahissou, réglemente l’importation de postes téléviseurs au Bénin. « En attendant l’entrée en vigueur de la Télévision numérique terrestre (Tnt), j’invite les opérateurs économiques à arrêter toute importation de matériels qui seront technologiquement désuets dans les prochains jours », précise-t-il dans le communiqué.
En prélude à l’entrée en vigueur de la Télévision numérique terrestre (Tnt), explique le ministre dans son communiqué, le Bénin s’est doté d’un cadre juridique conforme aux normes de la Tnt. Dans ce cadre, le Conseil des ministres en date du 4 juillet 2018 a adopté le décret portant interdiction d’importation et de commercialisation des postes téléviseurs non conformes aux normes en vigueur pour la Télévision numérique terrestre en République du Bénin. « En tout état de cause, les dispositions sont prises au niveau de mes services compétents pour veiller au respect scrupuleux de l’application de ce texte», fait-il savoir. Les cadres du ministère du Commerce et d’Industrie ainsi que ceux des ministères sectoriels travaillent sur le décret relatif à l’importation des matériels numériques dans le cadre de la Tnt.
A la direction de la Promotion du Commerce intérieur (Dpci), l’on renseigne que les textes sont adoptés pour le passage de l’analogique au numérique. Selon le Dpci, Marius Konsago, dès lors qu’on va basculer dans le numérique, les téléviseurs analogiques ne pourront rien capter. En ce moment, poursuit-il, si un opérateur économique a le stock de téléviseurs analogiques, il risque de perdre assez de ressources. C’est dans le souci d’éviter que cette situation fâcheuse intervienne que le ministère de l’Industrie et du Commerce a pris soin de prendre cette mesure, afin de réglementer l’importation des postes téléviseurs sur le territoire national.
Grande avancée
La loi n°2014-22 du 12 août 2014 relative à la radiodiffusion numérique en République du Bénin balise le chemin à l’avènement de la Télévision numérique terrestre, fixant ainsi les conditions d’exploitation de la télévision et de la radio dans le cadre du numérique. Selon les dispositions de cette loi, la diffusion en mode numérique, en particulier la Télévision numérique terrestre (Tnt) et la Radio numérique terrestre (Rnt), est déclarée service universel en République du Bénin.
Le gouvernement, au cours du Conseil des ministres du mercredi 4 juillet dernier, a pris aussi des décrets d’application y relatifs. Entre autres, celui fixant les normes et spécifications techniques relatives à la Tnt. De même que le décret portant régime d’agrément ou d’homologation des équipements, terminaux et des équipements ou installations d’accès aux services de communication audiovisuelle en République du Bénin ; le décret portant condition d’exercice des activités d’édition, de diffusion et de distribution de service de communication audiovisuelle par le privé en République du Bénin ; le décret portant modalités et clé de répartition de dividende numérique en République du Bénin et le décret portant interdiction d’importation et de commercialisation des postes téléviseurs non conformes aux normes en vigueur pour la Tnt.
Il est également prévu la création de la Société de radiodiffusion dénommée Bénin Diffusion d’une part et la société de patrimoine dénommée Société nationale des infrastructures de la radiodiffusion numérique. Avec tout cet arsenal, le Bénin fait une belle enjambée vers la Télévision numérique terrestre.
Les membres de l'Odem avec son président Guy Constant Ehoumi (à gauche)[/caption]L’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) a rendu deux décisions, ce mercredi 22 août à son siège à Cotonou. Au banc des accusés, le journal Matin Libre d’une part et Le Nouvel Observateur d’autre part, épinglés d’avoir violé des dispositions du Code de déontologie de la presse béninoise.
L’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) a rendu publiques, par la voix de son rapporteur Max Gaspard Adjamonsi, deux décisions dans la soirée de ce mercredi 22 août, à son siège à Cotonou. La première décision n°93/08/Odem 7 est relative à une plainte pour diffamation contre le journal Matin Libre. Le rapporteur de l’institution précise que, par une correspondance en date du 3 mai 2018, Cosme F. Goundété, expert-comptable, commissaire aux comptes et membre de l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin, a saisi l’Odem d’une plainte pour diffamation contre le quotidien Matin Libre.
A l’analyse de la publication incriminée, l’Odem a constaté que le journal n’a pas daigné confronter les informations reçues avec la part de vérité du plaignant. Le rapporteur a indiqué que le journal s’est opposé dans un premier temps à publier le droit de réponse de la personne objet de ses écrits. « Le journal fait des jugements de valeur sur l’activité du cabinet d’audit en se basant sur le rapport de son travail sans en être un spécialiste et sans faire référence à l’expertise nécessaire qui déprécie valablement et légalement le travail du cabinet d’audit », a relaté l’Odem. Matin Libre et son directeur de publication sont ainsi condamnés pour violation des articles 2 alinéa 1 et 2 et l’article 6 du Code de déontologie de la presse béninoise qui stipulent respectivement que : « Le journaliste publie uniquement les informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies. Le moindre doute l’oblige à s’abstenir ou à émettre les réserves nécessaires dans les formes professionnelles requises », et « Le journaliste s’interdit le plagiat, la calomnie, la diffamation, l’injure et les accusations sans fondement ». En conséquence, le journal Matin Libre devra publier la décision de l’observatoire rendue à son encontre conformément à l’article 31 alinéa 1er de ses statuts.
La seconde décision n°94/08/Odem 7 porte sur la condamnation du journal Le Nouvel Observateur. L’Observatoire s’est autosaisi, le 20 juin 2018, conformément à l’article 27 de ses statuts, d’une publication du journal. Dans sa parution n°521 du mardi 12 juin, le journal a évoqué un prétendu décès à la Chancellerie. Par correspondance n°283-18/Odem-7/Sg/Pdt du 20 juin 2018, conformément à l’article 16 du Règlement intérieur de l’Odem, le directeur de publication du journal a été saisi pour justifier le contenu de son article incriminé. « L’information que j’ai malencontreusement publiée (…) a été capturée sur le site d’information News Benin Web Tv… », a-t-il répondu. A l’analyse, l’Odem a constaté que Le Nouvel Observateur a fait preuve de légèreté dans la collecte et le traitement de l’information. L’Odem a souligné par ailleurs que le journal a pris soin de rectifier son information dès la publication suivante conformément à l’article 3 du Code de déontologie en présentant son excuse à la Grande chancellerie, à la Chancelière, à ses enfants… En effet, l’Odem a renvoyé Le Nouvel Observateur et les journalistes de la rédaction à leur devoir de compétence et aussi au strict respect de l’article 2 du Code de déontologie relatif à l’exactitude de l’information avant publication.
Face à ces manquements, le président de l’Odem, Guy Constant Ehoumi, note avec regrets que la presse n’est pas au mieux de sa forme au Bénin. Il exhorte ses acteurs à plus d’effort pour permettre à la presse de redorer son blason.
Le présidium lors du lancement de la Semaine du jeune avocat[/caption]L’Union des jeunes avocats du Bénin (Ujab) organise, depuis ce lundi 20 août, la deuxième édition de la Semaine du jeune avocat sur le thème « Regard pratique sur les juridictions béninoises : Cas du tribunal de commerce ». La cérémonie de lancement officiel de l’événement s’est déroulée, ce mercredi 22 août, au tribunal de Cotonou.
Les activités de la deuxième édition de la Semaine du jeune avocat ont été officiellement lancées, ce mercredi 22 août au tribunal de Cotonou. C’est l’occasion pour le président de l'Ujab, Me Raoul Placide Houngbédji, de présenter le bien-fondé de ce rendez-vous annuel de partage d'expériences sur des thèmes juridiques.
Dans la dynamique d’apporter sa pierre à l’édification d’une justice de qualité, l’Ujab a décidé de focaliser les attentions, cette année, sur le tribunal de commerce. Ce choix est motivé par le fait qu’il est une juridiction particulière créée nouvellement pour les animateurs du monde des affaires, justifie Me Raoul Placide Houngbédji. Les jeunes avocats du Bénin ont placé cette juridiction au cœur des réflexions en vue d’apprécier son fonctionnement, les décisions rendues, les fondements légaux aux fins de déterminer ce qui pourrait être amélioré ou supprimé pour plus d’efficacité et une justice commerciale de qualité au service des populations, ajoute-t-il.
Pour William Kodjoh-Kpakpassou, président du tribunal de commerce de Cotonou, c’est une opportunité pour échanger sur les grandes tendances de la jurisprudence du tribunal du commerce, le droit du commerce général en matière de procédures collectives et sûretés et les voies d'exécution. Il félicite l’Ujab pour avoir initié cette série de communications suivies de débats sur le tribunal commerce.
Le bâtonnier Yvon Détchénou a salué l’attachement de l’Ujab à la réflexion juridique et au partage d’expériences. Il encourage cette association de jeunes avocats à continuer sur cette lancée.
Une défense gratuite est offerte, ce jeudi, aux prévenus devant les chambres de flagrant délit des Tpi de Porto Novo et Ouidah.
L’évènement va connaître son épilogue demain par une consultation juridique gratuite au Tpi de Cotonou et la phase finale du concours de plaidoirie sur le thème « Dieu existe-t-il ? » A cet effet, les trois candidats en lice à savoir Me Pierre Mèhoué, Me Mary-José Gnonhouégnon et Me Jacques Codjo seront départagés et le prix sera remis au meilleur.