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Nouvelles

Perspectives économiques dans l’Uemoa : une croissance de 5,0 % au premier trimestre 2022
Sur les premier et deuxième trimestres 2022, l’activité économique maintiendrait sa tendance haussière dans l'Uemoa. Quoique fragiles, les performances des économies seraient essentiellement tirées par la bonne tenue des services et des activités de commerce. Le Produit intérieur brut (Pib) réel de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) progresserait, en variation annuelle, de 5,0 % au premier trimestre 2022 et de 5,4% au deuxième trimestre 2022, après une hausse de 5,1 % au dernier trimestre 2021, selon les prévisions de la Bceao. Sur la base des informations disponibles, précise la Note mensuelle de conjoncture économique dans les pays de l'Uemoa à fin janvier 2022, les performances économiques au premier trimestre 2022 seraient tirées par la bonne tenue des services et de l'industrie manufacturière, ainsi que par la hausse continue des prix des principaux produits de base exportés. Il est noté une dynamique des économies de l’Union depuis le mois de juin 2020 en lien avec la baisse des contaminations à la Covid-19 et l’accroissement des demandes intérieure et extérieure. Une enquête de conjoncture indique que l’activité économique serait bien orientée dans l’ensemble des secteurs. Elle s’est particulièrement améliorée dans le transport, le tourisme, l’hôtellerie, et au niveau des activités commerciales, des industries manufacturière et extractive, ainsi que des services marchands. Des chefs d’entreprise interrogés anticipent une hausse de leurs activités. Toutefois, tempère la Banque centrale, ces perspectives annoncées restent encore fragiles et entourées de risques baissiers, en liaison avec de fortes incertitudes relatives à l'évolution de la crise sanitaire, à l’environnement sécuritaire dans l’Union, à l’orientation des cours du pétrole ainsi qu'à l'impact des tensions géopolitiques dans le monde. Décélération du rythme des prix En ce qui concerne le niveau des prix, sur la proche période, les informations disponibles font état d’une décélération du rythme de progression du taux d'inflation, en glissement annuel, à 6,1 % en février et 5,9 % en mars 2022. Le rythme haussier de l'inflation s’étant accentué dans les pays de l'Union pour ressortir, en glissement annuel, à 6,5 % en janvier dernier, après une réalisation de 6,0 % au mois précédent, en raison des difficultés d’approvisionnement des marchés, subséquentes à la persistance des incidence des crises sanitaire et sécuritaire, à la baisse de la production céréalière et au renchérissement du fret et des produits alimentaires importés. Le ralentissement de la progression de l’inflation, selon la Bceao, serait attribué aux mesures prises dans certains pays pour atténuer les tensions sur les prix (ventes à prix modérés, distribution gratuite de denrées alimentaires, baisse des prix des produits essentiels, renforcement de la production et de l'approvisionnement des marchés, contrôle des exportations des produits vivriers, etc.). Par ailleurs, la masse monétaire poursuivrait son évolution à la hausse dans l’Union dans la même dynamique de la progression de 15,0 % en janvier dernier, en glissement annuel, contre 16,3 % un mois plus tôt. Selon les estimations, elle se situerait à 41 679,1 milliards en février 2022 contre une réalisation de 36 393,0 milliards un an plus tôt. Cette hausse de 5286,0 milliards dont 4244,5 milliards des dépôts et 1041,5 milliards de la circulation fiduciaire, représenterait 14,5 %. Elle résulterait de la progression de 6977,6 milliards des créances intérieures et du recul des actifs extérieurs nets (Aen) de 1 037,0 milliards. Economie 30 mars 2022


Flambée des prix, bien-être social et nécessaire sauvegarde des acquis de développement
L’indice du bonheur et du bien-être social et l’augmentation du prix de la bouteille de butane. Qu’ont de commun ces deux sujets ?, se demande d’emblée le lecteur. Comment s’assemblent-ils? Et comment peut-on discourir sur l’augmentation du prix du seul gaz butane alors que la préoccupation du moment, c’est la flambée des prix des produits de grande consommation et de première nécessité ? Par Candide Ahouansou* Nous répondons à ce questionnement, on ne peut plus légitime, ainsi qu’il suit. Nous avons la pleine conscience du fait que les autorités font déjà feu de tout bois pour réguler le marché des produits de première nécessité, mais nous craignons qu’elles n’omettent d’accorder l’importance qui convient à certains qui, pour ne pas être classés de première nécessité, ne sont pas moins de première utilité et d’une importance décisive pour les ménages : le feu, qu’il soit sous la forme de charbon de bois ou de gaz butane est indispensable pour cuire les produits de première nécessité dont il est question et le gaz butane fait à présent partie intégrante de notre bien-être social. Il s’agit d’un produit significatif de l’avancée sociale des ménages portant une dynamique de développement. A ce titre, n’est-on pas fondé à demander que lui soit accordé un traitement particulier dans la régulation du marché en cours ? Je saisis alors l’occasion de la journée internationale du bonheur et du bien-être social du 20 mars pour faire la réflexion sur la nécessité de l’établissement d’un indice du bien- être et partager avec le lecteur l’idée que dans la tourmente de la montée des prix, il serait souhaitable que les autorités prennent des mesures spécifiques à l’endroit des produits portant acquis de développement et de modernité, telle la bouteille de gaz butane dans les ménages, pour éviter de refréner le développement du pays dans son ensemble. Justification d’un indice du bien-être social Dans mon entendement, l’indice est pour l’économie ce qu’est le tableau de bord pour la voiture. Un certain nombre de paramètres économiques techniquement prédéfinis le déterminent d’une part et permettent d’autre part de savoir où l’on en est en relation avec les objectifs fixés ; c’est donc une boussole. C’est sur des indices classiques établis au plan macroéconomique que les institutions de Bretton Woods se fondent pour apprécier la santé économique d’un pays. Les investisseurs étrangers y ont également recours pour engager leurs capitaux. Mais à côté de cela, n’est-il pas logique que chaque pays ait un indicateur qui lui permet d’apprécier la progression du bien-être social des citoyens, l’évolution de leur quotidien faisant leur bonheur ? La journée du 20 mars et l’instauration de la notion du bonheur dans l’économie Nous attirons l’attention du lecteur sur le fait que le 20 mars a été institué journée internationale du bonheur et du bien-être par l’Organisation des Nations Unies à l’instigation du Bouthan, petit pays d’Asie dans l’Himalaya, d’à peine 3 millions d’habitants qui a introduit, pour la première fois, la notion du bonheur dans l’économie. C’était une alternative au Produit intérieur brut (Pib), l’indice standard du système capitaliste libéral, à qui l’on reprochait des insuffisances. En effet, le Pib résulte de l’accumulation de toutes les productions du pays sur une année ; il mesure le niveau de richesse matérielle prise dans son ensemble et de façon anonyme ; de plus, il ne prend pas en compte l’économie informelle. Il n’est donc pas significatif de la situation matérielle effective des gens et ne mesure en rien leur bien-être réel. Le Bouthan avait alors décidé, en 1972, de remplacer l’indice Pib par celui du Bonheur National Brut (Bnb). En 2012, l’Onu a reconnu le bien-fondé de ses préoccupations et a institué le 20 mars comme Journée du Bonheur National Brut. L’Assemblée générale avait alors adopté, sans vote, une résolution sur le bonheur comme étant une approche globale du développement. Elle invitait alors les États membres «à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l'importance de la recherche du bonheur et du bien-être afin d'orienter leurs politiques de développement ». Comment cette notion s’est-elle invitée dans notre pays? En octobre 2013, il s’est passé un évènement qui avait mis tout le gouvernement en émoi et aussi une partie des citoyens éclairés. Une institution affiliée aux Nations unies venait de publier un rapport intitulé le World Happiness Report qui reléguait notre pays à la 155e place sur les 156 pays considérés. C’était le branle- bas général. Branle- bas au niveau des autorités d’autant que la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International venaient de publier un rapport sur la bonne santé de l’économie de notre pays. Les autorités avaient alors de bonnes raisons d’être satisfaites et de regarder le World Happiness Report de très haut. Mais c’était sans compter avec le fait que ni la Banque Mondiale ni le Fonds Monétaire International ne se préoccupent du bien-être social quand bien même ils prennent en compte la croissance, les perspectives des économies et le développement. Branle-bas au niveau des syndicats et du peuple qui voyaient dans le World Happiness Report la confirmation de leurs revendications pour une vie sociale meilleure. Ce que nous proposons Nous suggérons une fois de plus, l’établissement d’un indice du bien-être des gens ; et pour cause. Si nous avions eu un tel outil économétrique, il aurait été aisé de réagir sainement et dignement à la publication du World Happiness Report, mais nous n’avions rien eu à lui opposer et ce ne fut vraiment pas heureux. L’indice du bien-être que nous suggérons pourrait s’établir sur la base des critères que nous avions déjà définis dans une réflexion antérieure et que nous énumérons comme suit sans plus de détails : Le Pib bien qu’imparfait ; la croissance économique ; les logements sociaux réels; l’utilisation de la bouteille de gaz pour faire la cuisine; les scandales financiers; le retour sur réalisation des projets censés être de développement; l’espérance de vie à la naissance; la protection sanitaire des citoyens et l’assurance vieillesse pour tous ; le respect des libertés civiques, des droits de l’enfant et des femmes ; le nombre de décharges non sauvages et d’incinérateurs. C’est ainsi que nous percevons la manière dont le gouvernement pourrait évaluer le bien-être de ses citoyens, qui est en définitive la finalité de toute politique publique sans préjudice toutefois de ce que feraient les professionnels s’il leur était demandé d’établir un tel indice. En tout état de cause, l’on ne saurait arguer, comme il m’a été donné de l’entendre, du fait que cet indice n’existe pas dans les normes des Nations unies et que sa détermination reviendrait trop cher à l’Etat pour ne pas l’établir. Il est alors opportun de rappeler que dans sa résolution dont nous venons de faire état, l’Organisation des Nations Unies elle-même « incite les gouvernements à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l'importance de la recherche du bonheur et du bien-être afin d'orienter leurs politiques de développement ». Par voie de conséquence, le Pnud ‘’ Programme des Nations unies pour le Développement‘’ ne saurait manquer d’étudier favorablement une demande de financement de la constitution de cet indice du bien-être social si tant est qu’elle entrainera des frais trop importants pour notre Budget. La bouteille de butane dans la tourmente de la montée des prix La flambée des prix de tous les produits fait rage et détruit notre pouvoir d’achat de manière drastique. Il serait cependant malséant d’imputer le phénomène au régime en place, d’autant que l’on constate avec bonheur qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour le contenir notamment en n’hésitant pas à revenir sur certaines décisions jugées finalement à tendance inflationniste. Au demeurant, il prend langue avec les industriels pour étudier avec eux les voies et moyens susceptibles de maitriser les prix. Cela n’est en principe pas du ressort d’un régime néo libéral classique, mais le chef de l’Etat nous avait promis de donner une orientation plus sociale à la présente magistrature; et d’évidence, il tient parole. D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais enregistré une action gouvernementale de pareille nature en pareille circonstance. A tout seigneur tout honneur donc. Ma préoccupation se situe toutefois à un niveau quelque peu différent : celui de tenir compte de ‘’l ‘histoire ‘’d’un produit s’il en a une, afin de savoir comment se comporter au mieux face à toute augmentation de prix le concernant. L’utilisation de la bouteille de gaz a effectivement une histoire économique qu’il sied de se remémorer pour éclairer toute décision devant l’affecter, dans la mesure où elle est déterminante dans la consommation des ménages et préservatrice de la santé des populations si l’on se réfère au charbon de bois. Elle a été fortement encouragée par le gouvernement. A cet effet, une campagne avait été menée en direction de la population et singulièrement en direction des bûcherons pour leur faire admettre les réels méfaits de la déforestation sur l’écosystème. Parallèlement, un grand travail de sensibilisation avait été entrepris auprès de nos mères pour les mettre sur le chemin de la modernité avec les bouteilles de gaz butane qui au demeurant devaient préserver leur santé des affres de la fumée toxique que dégage le charbon de bois. L’opération avait connu un succès certain. Il importe alors, lorsque l’Etat arrive après beaucoup d’efforts à un résultat aussi probant de veiller à ce qu’il ne soit pas détruit par toutes sortes de conjonctures y compris la montée inconsidérée des prix. Au reste, il convient d’avoir à l’esprit que certains produits n’ont pas que valeur marchande; ils revêtent également et intrinsèquement un caractère de développement. Passer du feu de bois au gaz butane dans l’usage domestique est tout à la fois un acquis de civilisation, un acquis de développement et un acquis de promotion sociale; le butane est désormais signe de bien-être et de confort des ménages. Aujourd’hui et à l’instar d’autres produits, actualité oblige, il est pénible de constater que son prix s’envole et que cet acquis n’est plus accessible au citoyen ordinaire; le risque est alors grand que son utilisation s’amenuise et ramène tous les problèmes de déforestation et de santé publique. Il serait bienvenu que le gouvernement pare à cette éventualité. Il sied de reconnaître toutefois que l’utilisation de la bouteille de butane était déjà hypothéquée avant son avènement sous l’effet d‘un certain nombre de facteurs dont l’on ne s’était malencontreusement pas soucié. Les augmentations successives du prix du produit laissé purement et simplement à la merci de la prétendue loi du marché, l’ont rendu inaccessible à la majeure partie de la population, constituant ainsi le premier goulot d’étranglement de cet acquis de développement. A cela, s’étaient ajoutées les malencontreuses ruptures d’approvisionnement qui avaient fini de désorienter les ménagères. Alors, les bûcherons reprirent du service et nos mères retournèrent progressivement au feu de bois, ramenant à elles, tous les maux dont elles souffraient : elles revinrent à la case départ. La quadrature du cercle ! La capitalisation de l’acquis n’avait donc pas eu lieu comme il se devait. Comment le gouvernement pourra- t-il corriger le tir ? Le régime a judicieusement trouvé les voies et moyens d’endiguer la flambée des prix de certains produits dont la baguette de pain en discutant avec les boulangers et en leur donnant même des gages. Il est alors à même d’en faire autant avec les importateurs du gaz butane; et nous lui faisons confiance. Il s’agit de sauvegarder un acquis de développement et de civilisation. Le pain fait essentiellement de farine de blé, au demeurant importée, n’est pas nécessaire à la vie du Béninois ordinaire quand bien même il s’en est accoutumé au point d’en devenir dépendant. Le feu, lui, est une condition sine qua non de la vie et le butane est sous nos cieux, le moyen moderne de faire le feu pour cuire les aliments. Au reste, nous n’avons pas le droit de laisser le feu du charbon de bois détruire la santé de nos mères. C’est dans mon esprit une affaire de conscience politique. *Ambassadeur Société 30 mars 2022


Partenariat Maroc-États-Unis : une solide alliance pour les défis sécuritaires et de développement
Consolider le partenariat sécuritaire et celui économique. Tel est le but de la visite d’Antony Blinken, secrétaire d'Etat américain au Royaume du Maroc, ce mardi 29 mars. Une visite qui s'inscrit certes dans un cadre stratégique global au Maghreb et dans le Golfe marqués par des tensions sécuritaires, mais au cœur duquel le Maroc, qui scelle sa normalisation avec Israël, occupe une place axiale. Ce qui justifie la présence au Maroc du secrétaire d'Etat américain qui avait déjà rencontré son homologue du Royaume chérifien, Nasser Bourita, lundi dernier à Néguev en Israël lors d'une réunion avec des alliés arabes, à savoir les Emirats arabes unis, Bahreïn, l’Égypte, et le Maroc, dans le cadre d’une alliance militaire inédite. L’accord dit d’Abraham visant la paix au Moyen-Orient s'est renforcé. Et le Maroc s’auréole d'un accord tripartite Israël-Usa-Maroc. Dans la débauche d’énergie qu’implique cette dynamique, Anthony Blinken a été reçu, ce mardi, en tête-à-tête pendant près de trois heures, par son homologue marocain, Nasser Bourita, pour consolider les bases du partenariat stratégique entre les deux pays, au service du développement et de la paix régionale et internationale. Les deux chefs de diplomatie, en conférence de presse par la suite à la salle de presse du ministère marocain en charge des Affaires étrangères, n’ont pas manqué de faire état de leur convergence de vues. Au menu de cet exercice, la sécurité bilatérale et régionale, avec focus sur la lutte contre le terrorisme au Sahel, les droits humains et l’impact économique de la guerre en Ukraine. La question cruciale de la souveraineté du Maroc au Sahara occidental n’a pas été occultée. A ce propos, c'est sans ambages que Blinken a réitéré le soutien des États-Unis au plan d’autonomie qu’il juge "crédible, sérieux, et réaliste" pour régler la question sarahouite. Situation à propos de laquelle Nasser Bourita exhorte « l'Europe à sortir de sa zone de confort ». Tout aux antipodes de cet attentisme déploré, « les relations entre les États-Unis et le Maroc s'appuient sur un partenariat solide, ambitieux et multiforme, conformément à la vision clairvoyante de sa Majesté le roi Mohammed VI », se satisfait Nasser Bourita, fort également des rapports personnels entre Mohammed VI et Joe Biden. La visite du secrétaire d'Etat américain illustre du reste la solidité de ce partenariat, qui porte également, au-delà du cadre bilatéral, les initiatives au Moyen-Orient, en Afrique en faveur de la sécurité, la stabilité et le développement. Cette visite, qui se poursuit jusqu'au 30 mars, est l’occasion de passer en revue les différents volets d’une coopération reconnue comme étant solide et multiforme entre deux alliés, qui jurent partager une vision et des valeurs communes. Aussi, sont-ils animés par la même détermination à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération.   Actualités 30 mars 2022


21e session du Conseil exécutif de la Cen-Sad : regain de vitalité au Maroc
Première réunion physique pour le Conseil exécutif de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad), après celle du 12 mars 2014. Elle se tient actuellement à Rabat du 28 au 30 mars, dénotant une sortie de léthargie sous la férule du Royaume du Maroc. Grâce à la volonté collective des États membres, la Cen-Sad retrouve graduellement son dynamisme, note avec satisfaction le Maroc qui accueille la 21e session de son Conseil exécutif. Cet état d’esprit est notable à la reprise des activités, à en juger par le nombre de participants, soit 24 délégations sur 25 membres de la Cen-Sad présentes hier à l’ouverture de ladite session. Preuve de l’engagement du Roi Mohammed VI pour l'intégration régionale et une diplomatie active au service du développement, se réjouit Brigi Rafini, secrétaire exécutif de la Cen-Sad, lundi dernier à la cérémonie d’ouverture solennelle précédant le huis clos du Conseil exécutif. Pour Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, « La Cen-Sad est une véritable miniature de l’Afrique, dans sa richesse, sa diversité et ses défis », relevant que le continent dispose toutefois d’un potentiel important pour s’affirmer en tant que région dynamique pleine de complémentarité, productrice de valeur ajoutée et à même de mutualiser les défis socio-économiques de ses membres ». Aussi, le chef de la diplomatie marocaine appelle-t-il à maximiser le rôle que peut jouer la Cen-Sad en tant que levier de développement. Une occurrence qui passe notamment par la restauration d'une cadence normale des travaux des instances dirigeantes. « Aujourd'hui plus que jamais le fonctionnement de notre organisation doit être placé sous le signe de la solidarité et de l’efficacité, dans la perspective de sa participation active aux échéances continentales à venir », relève-t-il. Aussi, a-t-il assuré de l’engagement du Maroc à poursuivre l’édification de l'espace sahélo-saharien. Abondant dans le même sens, Brigi Rafini soutient aussi que la Cen-Sad doit se doter d’outils et de moyens d'intervention pour relever les défis dont le terrorisme qui impacte négativement l'espace communautaire aujourd'hui. Le secrétaire exécutif de la Cen-Sad a ensuite émis le vœu que la présente session puisse parachever le processus de réformes pour que l'institution, appelée du reste à une mobilisation des structures de jeunes et de femmes pour être au plus près de ses cibles, ne suscite plus d'inquiétudes quant à son avenir. Actualités 30 mars 2022


Mondial 2022 : Sadio Mané valide le billet du Sénégal
Battus au match aller par le score de 1-0, les Lions de la téranga ont fait le plus difficile en s’imposant face aux Pharaons de l'Égypte ce mardi 29 mars à Dakar. Et pour y parvenir, les poulains de Aliou Cissé ont ouvert le score dès la 3e minute. En effet, Boulaye Dia profite d’une balle mal repoussée par la défense égyptienne suite au coup franc tiré côté gauche d’Idrissa Gueye pour cueillir les visiteurs à froid. A 1-0, le Sénégal va conduire l’Egypte vers une séance de tirs au but très tendue. Appelé pour le troisième tir, Mostafa Mohamed ne convertit pas son tir au but. L’attaquant de Galatasaray place une frappe du droit à ras de terre mais Édouard Mendy repousse grâce à une parade du pied droit (1-2). Les Lions se montrent plus efficaces pour l’emporter. Pour le dernier tir, Sadio Mané assène un tir puissant et prend le portier égyptien Mohamed El-Shenawy à contre-pied (3-1). Les Lions valide ainsi la troisième participation de leur histoire pour la phase finale de la Coupe du monde et seront présents au Qatar en décembre prochain ! Sports 29 mars 2022


Coupe du monde 2022 : le Nigeria out ! le Ghana qualifié
Auteurs d’un match nul en déplacement à Abuja au Nigeria, les Black Stars ont arraché, ce mardi 29 mars, leur qualification pour la prochaine Coupe du monde prévue au Qatar. Les Ghanéens ont ouvert le score à la 10e minute grâce à une réalisation de Thomas Partey sur un tir tendu des 25 mètres qui ne laisse aucune chance au gardien nigérian. Mais, les Super Eagles vont égaliser à la 21e minute sur un penalty transformé par Victor Osimhen suite à une faute du joueur Ghanéen Callum Hudson-Odoi. A 1-1, le Nigeria ne parvient pas à faire la différence malgré un stade plein et acquis à sa cause. Victor Osimhen et ses coéquipiers ne réussissent pas à valider leur billet pour Qatar 2022. Quant aux Ghanéens, ils signent leur retour sur la scène mondiale après leur absence en 2018. Sports 29 mars 2022


Paiements digitaux : PayDunya dévoile ses solutions innovantes
La fintech PayDunya veut booster la croissance des entreprises au Bénin, grâce à ses solutions adaptées et sécurisées de paiements digitaux. Une large gamme de produits a été dévoilée, samedi 26 mars 2022, au cours d’une séance de partage avec les entreprises. La fintech PayDunya demeure très proche des entreprises au Bénin. Aux clients et à ses partenaires, elle a dévoilé sa vision, ses solutions et ses garanties sécurité au cours d’une séance d’échanges, samedi dernier à Cotonou. Pour Aziz Yérima, directeur général de PayDunya, l’enjeu est de faciliter l’accès aux paiements digitaux à toutes les entreprises, peu importe leur taille ou secteur d’activité, pour ainsi contribuer à la transformation digitale. « Avec les efforts en cours au Bénin pour la dématérialisation, c’était tout naturel pour nous de poser nos valises ici pour accompagner les institutions, publiques et privées, dans la transformation digitale, sur le chaînon des paiements digitaux. L’idée est de permettre en une journée chrono de passer d’un payement totalement cash à des payements digitaux, peu importe l’organisation à l’interne», a-t-il souligné. Créée en 2015, PayDunya couvre le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Burkina Faso, le Mali et le Bénin. La fintech compte aujourd’hui plus de 1200 entreprises avec, dans le top 20, de grandes structures à couverture multinationale. «L’année dernière, notre plateforme traitait au quotidien 65 000 transactions. En termes de valeur monétaire, nous étions l’année dernière à plus de 110 milliards F Cfa pour ces clients», a martelé Aziz Yérima. Des produits simples, rapides et fiables PayDunya offre une gamme variée de solutions adaptées aux besoins de chaque entreprise. Elles ont été exposées à l’occasion par la Corporate Sales Manager, Zaida Soumanou. Entre autres, « Push » permet aux entreprises de faire des paiements de masse en toute sécurité et de façon automatisée. Des milliers de personnes peuvent être ainsi payés en un clic. Avec « Collect », PayDunya donne la possibilité aux entreprises de réceptionner en toute sécurité des paiements en masse de manière récurrente ou à des fréquences préférentielles. C’est une aubaine à saisir pour la perception de loyers, des abonnements, des frais de scolarité, des remboursements ou des cotisations. La solution WebPay, quant à elle, permet de recevoir des paiements directement sur son site, quel que soit le moyen de paiement. Un suivi en temps réel de ces transactions est possible grâce au tableau de bord. D’autres solutions comme Social Shop, MobPay et la demande de Paiement comblent les attentes des entreprises. Sécurité garantie PayDunya est efficace et sûr. Les participants à cette séance ont été davantage rassurés, à travers les explications du directeur des risques et sécurité Christian Palouki. Chaque transaction effectuée passe sous la loupe de plusieurs analyses effectuées par ce département qui s’occupe des normes et protocoles. PayDunya est d’ailleurs certifiée Payment Card Industry Data Security Standard (Pci Dss) au plus haut niveau et à plusieurs normes. Les dispositions pour assurer la continuité du service ont été aussi dévoilées. Pour Christian Palouki, l’approche de PayDunya vise à offrir des solutions irréprochables en termes de sécurité et de fiabilité. Et tout ceci rassure la clientèle. « Ça fait plus de deux ans que nous sommes avec PayDunya, au Bénin, au Sénégal, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Ce que j’apprécie, c’est la proximité. Chaque fois qu’on a besoin d’eux, ils sont là. En ce qui concerne les normes dévoilées, ça rassure et sécurise les fonds», a fait remarquer Edouard Kougblénou, directeur général de IziGroup. Ce n’est donc pour rien que PayDunya se positionne comme un leader dans la sous-région et travaille à conquérir le reste du continent, parce qu’avec le digital, les frontières s’effacent pour un développement inclusif. Société 29 mars 2022


Relance de la Cen-Sad : les ambassadeurs et experts donnent le ton
Donner un regain de vitalité à la Cen-Sad, tombée quelque peu en léthargie depuis plusieurs années. Tel est le pari du Royaume du Maroc, qui affirme ainsi son leadership pour le bien de la communauté. C'est du moins le sens qu'il convient de donner à l'organisation du 21e Conseil exécutif ordinaire de la Communauté des États sahélo-sahériens (Cen-Sad). Le dudit conseil, qui se tient à Rabat du 28 au 30 mars 2022, s'est ouvert par la réunion préparatoire des ambassadeurs, représentants permanents et experts, lundi après-midi à Rabat. Selon le président de cette réunion préparatoire, Mogomtaye Appollinaire, l'objectif est de procéder à " l'examen des textes essentiels pour la survie de notre institution, la Cen-Sad". Et pour cause, "Il n'y a pas eu de réunion statutaire de la Cen-Sad depuis 2019", a-t-il fait observer, louant l'initiative du Maroc d'avoir abrité cette session, et formulant le souhait qu'elle puisse relancer et faire fonctionner la Cen-Sad en vue de lui permettre d'atteindre ses objectifs. L’espace communautaire de la Cen-Sad est confronté à des problématiques diverses, notamment les problèmes liés à la sécurité, à la santé, à l'économie et au développement durable. Il est du ressort de la Cen-Sad d'aider les États membres à relever ses défis, a-t-il convenu, à condition d'en faire une institution forte. C'est le but, par la relance de ses activités, dont le ton vient d'être donné à Rabat. Actualités 29 mars 2022


Dématérialisation de l’administration publique : L’intérêt de la plateforme d’interopérabilité, selon Serge Adjovi
Le Bénin fait des efforts majeurs pour la dématérialisation de l’administration publique et son efficacité. La plateforme nationale d’interopérabilité permet au gouvernement de faire des prouesses. C’est avec fierté que Serge Adjovi, directeur de l’Agence des Services et Systèmes d'Information du Bénin parle de la plateforme nationale d’interopérabilité. Il a saisi l’occasion de sa communication lors de la rentrée thématique de La Nation pour lever un coin de voile sur cette réforme qui connaît du succès, et qui facilite la vie aux usagers d’une administration qui se veut intelligente. « C’est une plateforme que nous avons mise en place avec l’aide de nos partenaires estoniens qui marche très bien. La plateforme est connectable à toutes les bases de l’administration publique. Donc, quand il y a une information, elle va chercher dans la base de données la plus pertinente », a-t-il dévoilé, lors de son exposé le 4 mars 2022. Cette avancée est le fruit de la volonté du gouvernement d’œuvrer pour une transformation digitale du Bénin, à travers le projet d’administration intelligente dénommé Smart Gouv. Le recours à l’interopérabilité a été indispensable pour faciliter les échanges de données entre différentes sources. «Par exemple, aujourd’hui, nous avons une base de données qui rassemble des informations civiles et biométriques de la population béninoise. Il n’y a pas de service de l’administration qui traite de vos documents personnels qui n’a pas accès, à travers la plateforme d’interopérabilité, à la base biométrique pour pouvoir vérifier l’orthographe du nom, la date de naissance et un certain nombre de choses. Ça sert à la fois à identifier et à authentifier les personnes », a-t-il précisé. La pertinence de la plateforme nationale d’interopérabilité n’est plus à démontrer dans divers secteurs. Elle accroît l’efficacité de l’administration publique, favorise la réduction des coûts pour les usagers, améliore la qualité des services fournis. C’est aussi un atout pour la maîtrise et la réduction des coûts liés au développement et à la maintenance de solutions? Société 29 mars 2022


Audience au Conseil économique et social : Une délégation de l’association Egbè ibilè chez Tabé Gbian
Ce vendredi 25 mars, une délégation de l’association Egbè ibilè s’est rendue au cabinet du président du Conseil économique et social, Tabé Gbian. Il était question pour la délégation de lui faire part de l’organisation prochaine de la fête identitaire des Shabè. Du 12 au 17 avril prochain, aura lieu la première édition de la fête identitaire des Shabè du Bénin et d’ailleurs. A cet effet, le président du Conseil économique et social (Ces), Tabé Gbian, a reçu en audience, vendredi 25 mars dernier, une délégation de l’association Egbè ibilè conduite par son président Chabi Otèwa Charles Adimi. « Egbè ibilè est la fête identitaire des Shabè du monde entier dénommée Odé ibilè et nous projetons de l’organiser du 12 au 17 avril prochain. C’est à ce sujet que nous avons sollicité une audience auprès de la haute autorité du Conseil économique et social », a fait savoir Chabi Otèwa Charles Adimi. A l’en croire, si par le passé il y a eu des dizaines d’événements culturels en milieu Shabè, cette première édition d’Odé ibilè est un événement de grande envergure car, il s’agit d’un renouveau culturel dont l’objectif est de valoriser et de promouvoir la culture, le patrimoine culturel, touristique et cultuel en pays Shabè. L’idée de cet événement vient du diagnostic des événements culturels précédents, a souligné le président de la délégation Chabi Otèwa Charles Adimi. Cette première édition d’Odé ibilè se veut inclusive. Il n’y a donc pas que les Shabé de souche qui prendront part à cette activité. Les sympathisants et les communautés vivant en pays Shabè y sont également conviés. C’est à cet effet que le thème choisi pour cette fête est: ‘’Le pays Shabè, terre de paix et de brassage pluriethnique’’. Chabi Otèwa Charles Adimi a par ailleurs souligné qu’il ne s’agit pas d’une activité politique. « Autant Egbè ibilè, la structure faîtière qui porte Odé ibilè est apolitique, autant la fête identitaire est apolitique», a-t-il précisé. La délégation en a profité pour inviter à la manifestation le président du Conseil économique et social.   Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 29 mars 2022


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