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La présidente de la Haute cour de Justice (à droite) veut marquer son passage à la tête de cette institution[/caption]La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile de Dravo Zinzindohoué, a été reçue en audience, ce mercredi 22 août, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Les deux personnalités ont exploré les voies et moyens devant permettre d’alléger la procédure à la haute juridiction pour lui permettre d’être véritablement fonctionnelle.
La présidente de la Haute cour de justice, Cécile de Dravo Zinzindohoué, est allée plaider auprès du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji l’allégement de la procédure de saisine devant son institution. Ce qui passe par le toilettage par le Parlement de la loi n°93-013 du 10 août 1999 portant loi organique de la Haute cour de justice.
Elle a saisi l’occasion de sa visite de courtoisie et de présentation de ses civilités au président Adrien Houngbédji, la première rencontre depuis son élection à la tête de la haute juridiction en juillet dernier, pour discuter de la problématique récurrente de rendre véritablement fonctionnelle l’institution. La démarche de Cécile de Dravo Zinzindohoué tend à trouver les pistes devant permettre à la Haute cour de justice, après près de vingt années d’existence, de jouer le rôle constitutionnel qui est le sien, celui de « juger le président de la République et les membres de gouvernement à raison des faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat ».
Cécile de Dravo Zinzindohoué loue les résultats enregistrés par la Haute cour de justice dans certains de ces aspects, notamment au niveau de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Cotonou qui fait office de chambre d’instruction pour la Haute juridiction. Laquelle a déjà instruit cinq dossiers de poursuites d’anciens ministres pour des faits de corruption et de malversations financières. Mais elle souhaite que l’institution soit fonctionnelle dans toute sa dimension afin qu’elle puisse avoir de facilité dans la procédure depuis l’instruction jusqu’au jugement des membres du gouvernement dont les dossiers sont déférés devant elle par l’Assemblée nationale. Les deux personnalités ont fait le tour d’horizon de la situation, et exploré la faisabilité de l’allègement de la procédure afin de permettre à l’institution de commencer à voir des « clients » à juger. Là-dessus, Cécile de Dravo Zinzindohoué dit avoir noté avec satisfaction les orientations du président de l’Assemblée nationale qui lui a fait des propositions « pertinentes » dans ce sens. Il s’agira de faire le plaidoyer en direction des députés qui sont les législateurs, à travers des séminaires et des colloques sur la nécessité de réétudier la procédure définie au niveau de la loi organique. La présidente de la Haute cour de Justice garde l’espoir que ces différentes sensibilisations en perspective portent leurs fruits pour que les choses décollent véritablement à la Haute cour de Justice.
Après le palais des Gouverneurs à Porto-Novo, Cécile de Dravo Zinzindohoué a poursuivi sa tournée pour aller présenter ses civilités au maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. Ici, également, la présidente de la Haute cour de Justice a saisi l’occasion pour faire le plaidoyer auprès de l’autorité municipale en vue de la recherche d’un nouveau domaine devant abriter le siège de la haute juridiction aujourd’hui confinée dans un bâtiment très exigu. La présidente de la Haute cour de Justice se réjouit de l’anticipation du conseil municipal qui a déjà élaboré plusieurs projets en vue de permettre à la haute juridiction d’ériger un nouveau siège sur un domaine plus spacieux. Cécile de Dravo Zinzindohoué s’engage à faire le lobbying nécessaire auprès du gouvernement pour le financement et la concrétisation du projet de l’érection du siège de la Haute cour de justice.
Quant au maire de Porto-Novo, son souci est de voir Porto-Novo devenir une ville judiciaire qui va abriter toutes les institutions du secteur de la Justice, notamment le ministère de la Justice et de la Législation, la Cour suprême, la Haute cour de Justice, l’Ecole régionale supérieure de la magistrature et la Maison des magistrats. Les domaines existent pour permettre à Porto-Novo d’abriter les sièges de toutes ces structures, assure le maire. Il y a un site à Lokpodji de plus 400 hectares qui peut être aménagé à cet effet et être transformé en une cité judiciaire, indique Emmanuel Zossou?
Un partenariat Barreau-mairies en gestation
Une délégation de l’Ordre national des avocats du Bénin était aussi en audience chez le maire de Porto-Novo, ce mercredi 22 août. Elle est allée discuter de son projet intitulé "Aide à l'accès aux droits".
Selon le bâtonnier Yvon Détchénou, cette initiative permettra aux populations d’être mieux aguerries sur leurs droits et leurs obligations, afin de mieux les défendre et améliorer le degré de juridicité au Bénin. De façon concrète, explique le bâtonnier, il s’agira pour certains avocats de se déplacer périodiquement dans diverses communes partenaires du Barreau suivant des calendriers bien définis avec les mairies, pour donner des informations juridiques aux populations sur toute question de leurs préoccupations. Les bases du partenariat entre le Barreau et la mairie de Porto-Novo ont été jetées, ce mercredi 22 août, à la faveur de l’audience que le maire Emmanuel Zossou a accordée à la délégation de l’Ordre national des avocats du Bénin.
L’édile de la ville de Porto-Novo se dit heureux de ce partenariat en gestation pour permettre à ses administrés d’avoir accès aux droits notamment les subtilités des procédures judiciaires. Emmanuel Zossou s’engage à travailler avec le Barreau béninois pour la réussite de ce projet dont l’importance n’est plus à démontrer.

Les députés devront une fois encore écourter leurs vacances pour se retrouver en session extraordinaire dès lundi 27 août prochain pour examiner onze points dont les dossiers relatifs à l’examen du Code électoral, de la loi sur le droit de grève et aux demandes de poursuites devant la Haute cour de justice des anciens ministres Komi Koutché, Aboubakar Yaya, Valentin Djènontin, Fatouma Amadou Djibril et Simplice Dossou.
Une nouvelle session extraordinaire s’ouvre lundi 20 août prochain à l’Assemblée nationale. Elle est demandée par 52 députés et porte plusieurs points à son ordre du jour dont l’examen de la proposition de loi portant Code électoral en République du Bénin, des demandes d’autorisation de ratification d’accords de financement et des dossiers de poursuites d’anciens ministres devant la Haute cour de justice introduits par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou par le truchement du ministre chargé de la Justice.
Le bureau de l’Assemblée nationale s’est réuni et a statué, ce mercredi 22 août sur cette demande de session extraordinaire et les points inscrits à l’ordre du jour et initiée par une majorité des députés. Il a donné une suite favorable à l’ouverture des travaux de cette troisième session extraordinaire. Cet avis favorable a été entériné par la Conférence des présidents de l’institution parlementaire qui s’est tenue, ce même mercredi 22 août, sous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
Outre le dossier sur le Code électoral qui fera l’objet de toutes les attentions, celui relatif aux poursuites de quatre ministres de l’ex-président de la République, Boni Yayi, intéresse également plus d’un. Il s’agit des anciens ministres Aboubacar Yaya chargé la Fonction publique, Komi Koutché de l’Economie et des Finances ; Fatoumata Amadou Djibril de l’Agriculture et Valentin Djènontin Agossou de la Justice aujourd’hui député et dont l’immunité parlementaire a été levée en juillet dernier par l’Assemblée nationale. Les quatre dossiers étaient en instance d’examen au Parlement depuis plusieurs mois.
Les différents dossiers seront examinés par la plénière au cas par cas à la faveur de la prochaine session extraordinaire. La suite de la procédure dépendra de la décision de l’Assemblée nationale par rapport à chaque demande de poursuite devant la Haute cour de justice sollicitée par la justice. Ce vote requiert la majorité des 2/3 des membres composant l’Assemblée nationale, soit 56 députés pour l’autorisation de la poursuite de chaque ministre mis en cause. L’ancien ministre Boubacar Yaya est cité pour l’affaire de concours frauduleux organisés au ministère de l’Economie et des Finances sous le régime passé, lesquels ont été annulés à l’avènement du Nouveau départ. Les trois autres sont cités dans une même procédure relative à la gestion de la filière coton des campagnes cotonnières de 2014 à 2016?

Le Conseil des ministres s'est réuni, ce mercredi 22 août 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises.
I. Au titre des mesures normatives.
I-1. Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de
ratification, de la Convention n°102 de l'Organisation Internationale du Travail concernant la Sécurité sociale (norme minimum).
En engageant le processus de ratification de cette Convention, le
gouvernement permet à notre pays :
-de renforcer son régime de sécurité sociale ;
-d'offrir plus d'opportunités à la Caisse nationale de Sécurité sociale
et à la Caisse mutuelle de Prévoyance sociale pour le renforcement de leurs capacités ;
- de faire partie des Etats membres de l'Oit soucieux d'une plus
grande protection sociale des travailleurs.
Ladite Convention définit neuf branches de sécurité sociale dont six sont
actuellement couvertes par le régime béninois de sécurité sociale, alors que la prise en compte de trois branches suffit pour procéder à sa ratification.
I-2. Projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc)
La Caisse des dépôts et consignations est un outil de développement et de gestion sécurisée de l'épargne au niveau national. En tant que tel, elle soutient les politiques de gestion conjoncturelle de trésorerie et de mobilisation de ressources intérieures. Elle agit comme un investisseur de long terme dans les secteurs clés de l'économie et vient en appui aux activités du système bancaire classique.
La Caisse s'inscrit donc dans le cadre du schéma global de financement du développement et sera, entre autres, chargée de :
- contribuer à l'impulsion du développement économique et social ; sécuriser et gérer les fonds sous protection, actuellement gardés par devers eux par les officiers ministériels, les administrateurs et autres mandataires judiciaires ;
- canaliser et orienter l'épargne nationale vers des investissements directs en tant que facilitateur d'opérations à effet de levier ;
- financer le développement par l'inclusion financière des secteurs non pris en compte par le secteur bancaire classique.
Convaincu de l'importance d'un tel outil, dont la réactivation avait été envisagée il y a quelques années, le Conseil a décidé de soumettre le projet de loi y relatif à l'Assemblée nationale, pour adoption.
Le ministre de l'Economie et des Finances est instruit d'engager les diligences nécessaires à l'opérationnalisation de la Caisse, dès que cette étape sera franchie.
1-3. Déroulement de la campagne de commercialisation 2018-2019 des amandes de karité
Cette campagne se déroulera du 06 septembre 2018 au 31 mai 2019. Conformément à la volonté des acteurs de la filière, le Conseil a décidé de maintenir à 100FCFA/Kg, comme lors de la précédente campagne, le prix plancher d'achat de l'amande.
Le gouvernement encourage les collecteurs à continuer d'observer les meilleures conditions de traitement et de stockage des amandes afin d'améliorer sensiblement la qualité des produits.
Dans le but de préserver au mieux les intérêts des collecteurs et d'assurer la transparence dans les transactions, le ministre de l'Industrie et du Commerce veillera, via l'Agence nationale de la Métrologie, au contrôle et à la certification des instruments de mesure avant le lancement de la campagne.
Enfin, en dehors de la Taxe de développement local, les communes sont invitées à cesser les prélèvements illégaux de taxes, effectués lors de la commercialisation des amandes de karité.
1-4. Promotion des Associations sportives communales, et institution des Classes sportives et des Classes culturelles
Les Associations sportives communales sont un cadre de regroupement de jeunes, pour le développement de la pratique du sport. Le gouvernement a décidé de mettre en place un programme pour leur promotion. Par ce programme, chacune de nos communes disposera d'une équipe dans les disciplines sportives telles que l'athlétisme, le basketball, le football et le handball, et dans les catégories d'âge, notamment des moins de 17 ans et des moins de 20 ans.
L'appui de l'Etat à ces Associations sportives communales a pour objectif la détection et la formation des talents en milieu extrascolaire. Il sera basé sur un accord de partenariat signé entre le ministère chargé des Sports et les mairies de nos communes.
En sus de ces Associations sportives communales, les classes sportives, dont l'expérimentation a commencé au cours de l'année scolaire écoulée, favoriseront la détection et la formation des talents en milieu scolaire dans les disciplines sportives comme l'athlétisme, le basketball, le football, le handball et les arts martiaux.
Quant aux Classes culturelles, obéissant au même principe de détection et de formation des talents, elles portent, dans leur phase initiale, sur les disciplines comme la musique, la danse, le théâtre et les arts plastiques.
Ces Classes sportives et les Classes culturelles regroupent les apprenants de sixième en terminale, des établissements secondaires publics et privés.
La promotion de ces Associations sportives communales et l'institution de ces classes sportives et culturelles, favoriseront la mise en œuvre d'une démarche structurelle qui permettra à notre pays, à terme, de réaliser durablement des prouesses et performances sportives et culturelles.
C'est pourquoi le Conseil a adopté le décret portant cadre de promotion des Associations sportives communales en République du Bénin, ainsi que les décrets instituant les Classes sportives et les Classes culturelles.
Les ministres concernés par leur mise en œuvre sont instruits d'accomplir toutes les diligences nécessaires à cette fin.
En dehors des mesures normatives sus évoquées, le Conseil a adopté les décrets de nomination des membres des Conseils d'Administration :
- du Fonds des Arts et de la Culture (FAC) ;
- de l'Agence nationale des événements culturels et sportifs et des manifestations officielles (Anecsmo) ; et du Centre national de production des manuels scolaires.
Enfin, le décret portant modification des Statuts de l'Office national d'Imprimerie et de Presse (ONIP) a été également adopté.
II- Au titre des communications
Les dossiers ci-après ont été approuvés :
II.1-Elaboration et/ou actualisation des manuels de procédure des structures des ministères
La mise en œuvre de l'administration intelligente (Smart Gouv), engagée par le gouvernement, nécessite l'allègement, l'harmonisation, l'informatisation et la dématérialisation des procédures, ainsi que l'archivage numérique des données.
Mais l'état des lieux révèle une diversité de pratiques administratives et une pluralité de manuels de procédures. Une telle situation ne permet pas de standardiser les pratiques, ni de favoriser l'apprentissage institutionnel et le développement de la culture administrative.
Or, en prélude à l'informatisation intégrée des ministères, il est nécessaire que toutes leurs structures fonctionnelles disposent de manuels de procédures adaptés, avec une architecture homogène, destinés à fournir aux acteurs les informations essentielles sur les normes de gestion du service public.
Pour ce faire, des lots de manuels de procédures seront élaborés. Ils prendront en compte toutes les structures techniques ou spécialisées des ministères et pourraient servir aux institutions.
Le Conseil a autorisé le ministre du Travail et de la Fonction publique à recourir à un cabinet spécialisé pour réaliser cette réforme majeure.
II.2. Mise en place du Comité de consultants de l'offre touristique du Bénin (Ccot).
En vue de renforcer la contribution du secteur du tourisme au Produit intérieur brut, le gouvernement a lancé la réalisation de projets de grande envergure. Cette politique volontariste permettra de faire du tourisme béninois une filière de développement économique, créatrice de richesses et d'emplois et un outil de rayonnement du Bénin à l'international.
L'Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du Tourisme (Anpt) s'emploie à concrétiser cette vision du gouvernement. A cet effet, elle a confié à un partenaire de grande réputation, l'élaboration d'une stratégie de promotion de la destination Bénin à l'horizon 2021.
L'opérationnalisation de cette stratégie nécessite la mise en place d'un Comité d'experts internationaux spécialisés aux fins de proposer des offres touristiques appropriées. Ce Comité, composé de spécialistes de divers marchés du secteur, aura pour mission d'assister VANPT à:
- définir la « destination Bénin » ;
- préparer les expériences distinctives à offrir aux différents publics cibles à travers le développement d'attractions ; et
- assurer l'adéquation des produits touristiques avec les exigences des marchés cibles.
Le Conseil a marqué son accord pour la mise en place de ce Comité et instruit le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports de prendre toutes les dispositions nécessaires à cette fin.
II-3. Transfert des étudiants d'Odontostomatologie de la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi, dans des écoles de la sous-région
La Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi s'est dotée, en 2011, d'une Unité de Formation et de Recherche en Odontostomatologie qui a la charge de la formation et de la recherche en chirurgie dentaire.
Mais à la pratique, de nombreuses difficultés ont empêché le bon déroulement du cursus universitaire et trois promotions d'étudiants se trouvent actuellement dans une situation très préoccupante quant à la poursuite de leur formation.
En effet, non seulement l'Unité a été ouverte au mépris des textes devant l'organiser, mais en plus, de graves insuffisances ont émaillé le cursus des apprenants. Elles ont noms :
- inexistence sur le territoire national d'enseignants de rang magistral dans le domaine ;
- sous-équipement criard du seul laboratoire qui du reste est non fonctionnel, et inexistence d'autres laboratoires devant servir de cadre pour les travaux pratiques ;
- inexistence d'une Clinique universitaire en Odontostomatologie pour les stages hospitaliers, d'où la mauvaise qualité de la formation pratique ;
- absence de coordination des activités académiques ;
- inadéquation des stages cliniques.
Pour sauver la formation et l'avenir des étudiants concernés, dont certains sont déjà en sixième année mais n'en ont pas, en réalité, le niveau, il urge de prendre des mesures conséquentes. Ce, pour aider aussi à renforcer le vivier national de spécialistes dans le domaine.
C'est pourquoi le Conseil a décidé de leur transfert dans les écoles spécialisées de la sous-région, aux frais de l'Etat.
Conséquemment, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministre de la Santé sont instruits d'engager les études pour une redéfinition des conditions et normes de réouverture de cette spécialité à la Faculté des Sciences de la Santé de Cotonou.
II-4. Acquisition d'équipements de raccordement des postes frontaliers à la plateforme E-visa
La plateforme E-visa a été instituée en avril 2018 pour dématérialiser et faciliter les procédures d'obtention de visa d'entrée au Bénin, et pour améliorer les méthodes de traitement afin de disposer d'une archive numérique durable et sécurisée.
Depuis lors, les demandes et les délivrances de visa sont en constante augmentation, signe de la pertinence de la mesure. Mais en dehors de l'acquisition et de l'installation de la plateforme, le projet a prévu aussi l'acquisition d'équipements et le raccordement à ladite plateforme des postes frontaliers de Porga, Malanville, Kraké, Hillacondji, Aéroport et Port de Cotonou.
Ces équipements de raccordement serviront à vérifier l'authenticité, à ces postes frontaliers, du visa électronique présenté par les voyageurs.
III. Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé :
- la célébration au Bénin, le 05 octobre 2018, de la 25ème Journée mondiale des Enseignants ;
- l'organisation, en septembre 2018, du Salon national du sous-secteur de l'Enseignement et de Formation techniques et professionnelle (ETFP) ;
- la participation du Bénin à la 9e conférence du cadre de concertation des ministres en charge de l'Emploi et de la Formation professionnelle de l'espace UEMOA, à Ouagadougou au Burkina Faso, le 07 septembre 2018.
IV -Mesures individuelles.
Sur proposition du ministre d'Etat chargé du Plan et du Développement,
Monsieur Laurent M. Hounsa est nommé directeur général de l'Institut national de la Statistique et de l'Analyse économique (INSAE).
Fait à Cotonou, le 22 août 2018.
Le secrétaire général du
gouvernement
Édouard OUIN-OURO.-
Les officielles lors de la clôture du foire made in-Benin (2)[/caption]Du vendredi 17 au mardi 21 août, s’est tenue la première édition de la foire « Made in Benin » sur l’esplanade du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou. Organisée par l’Agence béninoise de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation technologique (Abevrit), cette initiative a permis à plus de 100 exposants de faire connaître et de valoriser les résultats de leurs innovations.
Promouvoir les innovations, les savoirs et savoir-faire endogènes, c’est l’objectif de la foire « Made in Benin » initiée par l’Agence béninoise de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation technologique (Abevrit) avec le soutien du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs).
Pour le directeur général de l’Abrevit, Pierre Dossou-Yovo, l’initiative a valu la peine. Car, cette foire a permis à bon nombre d’exposants de rendre plus visibles leurs innovations et de mettre sur orbite les savoir-faire endogènes dans divers domaines (agroalimentaire, artisanat, santé, cosmétiques...), auprès de plus de 3000 visiteurs, s’est-il réjoui. Il a promis accompagner les exposants vers la certification de leurs innovations, après les en avoir félicités.
Pour cette première édition, les stands ont généreusement été mis à la disposition des exposants par l’Abevrit.
Au nom de ces collègues, la représentante des exposants, Henriette Atchikpa Chabi a salué l’Agence et le ministère pour cette louable initiative, une foire qui aura permis de montrer au peuple béninois toutes les belles choses et l’immense savoir dont le Bénin peut être fier. « C’est la foire du donner et du recevoir car pour nous, c’est une première fois, qu’une foire a été suivie de formation », a-t-elle fait remarquer. Ce fut aussi l’occasion de solliciter du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) une facilitation dans l’autorisation de mise sur le marché du brevet.
Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la conseillère à l’innovation technologique du Mesrs, Anne Floquet, a remercié l’Abrevit, les exposants, toutes les structures partenaires et les formateurs qui ont soutenu l’initiative et ont contribué au perfectionnement des exposants. « Cette foire a favorisé le partage des compétences et va contribuer au rayonnement scientifique du Bénin », a-t-elle affirmé. Après avoir rappelé l’objectif premier de l’initiative, celui d’aider les exposants à promouvoir les fruits de leurs innovations au plan national et international, elle les a invités à mettre en pratique les connaissances acquises lors des formations, en l’occurrence sur le brevet, la mobilisation des ressources...
Les regards sont déjà fixés sur les prochaines éditions qui, à en croire la représentante du ministre, seront tournantes dans les villes du Bénin.
Amande de Karité [/caption]Le Conseil des ministres de ce mercredi 22 août a adopté les modalités de déroulement de la campagne 2018-2019 de commercialisation des amandes de karité. Il a décidé d’accorder une attention toute particulière aux intérêts des acteurs de cette filière.
La campagne de commercialisation des amandes de karité se déroulera du 6 septembre 2018 au 31 mai 2019. Le prix plancher d’achat de l’amande est fixé, comme l’année dernière, à 100 F Cfa/Kg. « Ce prix plancher est conforme à la volonté des acteurs de la filière et le gouvernement encourage les collecteurs à continuer d’observer les meilleures conditions de traitement et de stockage des amandes afin d’améliorer sensiblement la qualité des produits », mentionne le relevé du Conseil des ministres.
Pour une meilleure transparence dans les transactions, et afin de préserver au mieux les intérêts des collecteurs, le ministre de l’Industrie et du Commerce a été instruit pour veiller, à travers l’Agence nationale de la métrologie, au contrôle et à la certification des instruments de mesure avant le lancement de la campagne, indiquera le ministre Oswald Homeky présentant le compte rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement.
Toujours pour la réussite de cette campagne, il est interdit aux communes de procéder à des prélèvements de taxes, en dehors de la Taxe de développement local, effectués lors de la commercialisation des amandes de karité.
Cette anticipation du gouvernement à faire prévaloir la volonté des acteurs est tout de même à saluer et témoigne de la transparence qu’il souhaite voir imposer à tous les niveaux. Toutes choses qui, comme on peut le constater, sont gagés de sécurisation et de préservation des intérêts des acteurs de cette filière, notamment des collecteurs et des producteurs.
Le plan de développement agricole du Pôle 5 validé[/caption]Un atelier de validation du Plan de développement agricole du Pôle 5 (Zou-Couffo) s’est tenu, ce mercredi 22 août à Bohicon. Cette rencontre a réuni les maires du Zou et du Couffo et différents acteurs intervenant dans ce secteur.
Le Pôle agricole 5 que constituent le Zou et le Couffo se dote d’un plan de développement agricole, un document qui servira de boussole pour les actions qui y seront menées dans les mois et années à venir.
Hier, a eu lieu l’atelier de validation dudit plan à Bohicon. A l’ouverture des travaux, le préfet du Couffo, Christophe Mègbédji, a indiqué que cette rencontre doit analyser la cohérence des choix opérés dans le Plan de développement agricole du Pôle 5 (Pdap) avec le Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa), le Plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan) et notamment le Programme d’action du gouvernement (Pag). Les participants à cette rencontre se sont assuré que la vision, les axes stratégiques, les composantes et les actions proposées par le comité technique d’élaboration répondent aux attentes et pourraient efficacement contribuer à développer le territoire des quatorze communes des deux départements réunis dans le pôle 5 que sont Abomey, Agbangnizoun, Aplahoué, Bohicon, Covè,
Djakotomey Dogbo, Klouékanmey, Lalo, Ouinhi, Toviklin, Za-Kpota, Zagnanado, Zogbodomey.
Cet atelier s’inscrit dans le processus d’amélioration et d’adaptation du projet de Pdap 2018-2021 du Zou-Couffo afin qu’il puisse servir vraiment de boussole pour le développement des filières de ce pôle et surtout du territoire.
La directrice générale de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda 5), Gladys Tossou Lokossou et le directeur de cabinet du ministère en charge de l’Agriculture, Bonaventure Kouakanou, ont, tour à tour, mis l’accent sur l’importance de cette étape de validation de ce document qui sera le bréviaire pour les diverses interventions à faire dans le secteur agricole.
L’élaboration du Plan de développement agricole du Pôle, explique Bonaventure Kouakanou, est en effet une étape très importante pour la série de réformes entreprises par le gouvernement du président Patrice Talon qui a pour ambition de faire de l’agriculture béninoise à l’horizon 2025 «un secteur agricole dynamique, compétitif, attractif, résilient aux changements climatiques et créateur de richesses, répondant de façon équitable aux besoins de sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population béninoise et aux besoins de développement économique et social de toutes les couches de la population du pays ».
Ce document, tout en visant la promotion des filières agricoles locomotives et de diversification dans le pôle 5, s’aligne sur le Psdsa et le Pniasan, tient compte des orientations nationales pour la réalisation de la politique agricole du pays, poursuit le directeur de cabinet.
Présentant l’état des lieux des filières agricoles dans le pôle 5, le document dégage les problèmes majeurs, les défis, des actions à mener par axe prioritaire pour les relever. Une estimation financière du coût du Pdap aura permis d’évaluer les besoins en ressources financières pour sa mise en œuvre à environ 51 milliards de F Cfa.
Des réformes du gouvernement visent à faire du secteur agricole le principal levier de développement économique, de création de richesses et d’emplois sont désormais en cours. Pour ce faire, le gouvernement a mis sur pied sept pôles régionaux de développement agricole pour promouvoir le développement des filières à haute valeur ajoutée. Au nombre de ces pôles, il y a le pôle 5 qui vient de valider son plan de développement agricole.

Au nombre des décisions issues du Conseil des ministres du mercredi 22 août, figurent l’adoption du décret portant cadre de promotion des associations sportives communales, ainsi que les décrets instituant les classes sportives et les classes culturelles.
L’abandon des activités coopératives et culturelles au lendemain de la Conférence nationale n’a pas été du goût de nombreuses personnes qui voyaient à travers cette initiative, une aubaine pour l’éclosion des talents sportifs et artistiques. La pratique revient désormais sous les feux de la rampe, par la volonté du chef de l’Etat et de son gouvernement.
Le Conseil des ministres s’y est penché, ce mercredi 22 août, et entre autres a décidé de redonner vie à cette « bonne initiative ». La vision qui la sous-tend, c’est d’encourager la pratique du sport et à promouvoir le développement des cultures dans les communes. « Ce programme spécifique permet à chaque commune de disposer d’un cadre pour la création d’équipes sportives et/ou de groupes culturels en fonction de ses potentialités ».
Les Associations sportives communales retenues comme cadres de regroupement de jeunes permettront la promotion et le développement du sport dans les communes. Ce programme permettra à chaque commune de disposer d’une équipe dans les disciplines sportives telles que l’athlétisme, le basketball, le football et le handball, et dans les catégories d’âge, notamment des moins de 17 ans et des moins de 20 ans.
Les Classes sportives, démarrées au cours de l’année scolaire écoulée, favoriseront la détection et la formation des talents en milieu scolaire dans les disciplines sportives.
Pour ce qui est des classes culturelles, elles porteront dans leur phase initiale sur les disciplines comme la musique, la danse, le théâtre et les arts plastiques. Un accord de partenariat sera signé entre le ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports, et les mairies pour une bonne opérationnalisation de ce programme qui a pour but de détecter les talents en milieux extrascolaire et scolaire. Dans le milieu scolaire, le programme des classes sportives et culturelles concerne les apprenants de sixième en terminale, des écoles publiques et privées. Aussi, faut-il rappeler que toujours dans cette vision, le gouvernement avait déjà, le 4 juillet dernier autorisé la signature de contrats avec les cabinets pour la réalisation de 22 stades communaux de type omnisports. La finalité, c’est de disposer d’une pépinière de jeunes talents dans les domaines visés et de parvenir ainsi à faire parler du Bénin dans les années à venir, au détour d’un programme qui dure dans le temps et dans les disciplines sportives et culturelles.

Les membres de l’Associative sportive Tonnerre de Bohicon ont procédé au renouvellement du bureau directeur de leur club, dimanche 19 août dernier, sur l’initiative du maire de la commune Luc Atrokpo.
Au terme des travaux, César Agbossaga a été plébiscité à la tête du bureau directeur du club composé de 23 membres pour les cinq prochaines années. Il a exprimé sa volonté de conduire cette association à bon port. Selon lui, plusieurs défis sont à relever : doter le club d’infrastructures pour son bon fonctionnement, œuvrer à la mobilisation des ressources, la construction du siège et l'acquisition de moyens roulants pour le club. Aussi, faut-il recruter un directeur sportif et renforcer les relations entre les anciens et nouveaux membres du bureau.
Au poste de premier vice-président, Jules Johnson-Wankpo a été élu tandis que le journaliste Elysée Hounkpatin est le secrétaire à la communication.
En qualité de président du comité ayant conduit les opérations, le premier adjoint au maire, Mama Sanni, a rappelé l’engagement du maire Luc Atrokpo de faire de l’AS Tonnerre une équipe digne de cette grande ville. En marge de cette assemblée générale, les textes de l’Association sportive Tonnerre de Bohicon ont été révisés et le bureau directeur est passé de 21 membres à 23. Aussi, l’As Tonnere s’est disposé de la création du bureau des membres fondateurs. Ces assises vont relancer les activités au niveau du club menacé par une descente en deuxième division.
Sports 22 août 2018
Les meilleurs clubs ont reçu leur prix des mains des autorités sportives[/caption]Les championnats nationaux cadet/junior (Filles/Garçons) de handball se sont achevés, le week-end dernier au Lycée technique de Bohicon. Cette compétition a permis aux jeunes handballeurs d’exhiber leurs talents.
Terminus ! L’édition 2018 des championnats nationaux dans les catégories des cadets et juniors a connu son épilogue, dimanche 19 août dernier dans la ville de Bohicon avec des fortunes diverses pour les équipes participantes. Chez les cadets, Espoir de Parakou (10 pts +11) est monté sur la première marche du podium en réussissant un parcours sans faute tout au long du tournoi. L’Assec de Djougou (7 points +20) s’est offert la deuxième place tandis qu’Aso Modèle de Porto-Novo (7 points+15) s’est contentée de la troisième marche du podium.
Chez les garçons, l’Assec de Djougou a engrangé (10 points +41) avec cinq victoires en autant de matches tandis qu’Aso Baobab de Lokossa (7pts +31) et Synergie (6 pts +24) ont occupé respectivement les deuxième et troisième places.
Les filles d’Aso Modèle de Porto-Novo sont championnes du Bénin au niveau de la catégorie junior. Elles ont battu en finale, Espoir Hbc de Parakou sur un score de (23-12). Aso Baobab de Lokossa s’est imposée (23-21) face à l’Assec de Djougou en finale chez les garçons au niveau des juniors.
Au terme de la randonnée, Antoine Bonou, président de la Fédération béninoise de handball, a exprimé son satisfécit par rapport au niveau de jeu et de la remarquable performance de certains jeunes handballeurs. Selon lui, ce tournoi a permis de détecter des talents qui pourront jouer dans les différentes équipes nationales pour les compétitions à venir.
Le président du Comité national olympique et sportif béninois, Julien Minavoa, se dit comblé par le jeu produit par les différentes formations constituées en partie de jeunes joueurs. Il a salué cette volonté de la Fédération béninoise de handball d’accorder du prix à la promotion de la relève.
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Des personnalités du monde entier se prononcent pour rendre de vibrants hommages à l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, décédé samedi 18 août dernier. Les témoignages à propos de ce digne fils d’Afrique sont élogieux, comme ceux des personnalités du Bénin ci-après.
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères
C’est un grand homme qui disparaît…
J’ai été dévasté lorsque cette nouvelle m’est parvenue. Et je suis triste parce que c’est un grand homme qui disparaît, c’est un homme de grande valeur qui quitte ce monde. Et je ne suis pas sûr que nous ayons suffisamment profité de sa vaste expérience, de son talent et surtout de son humanisme. C’est un grand réformateur et on parle de Kofi Annan en disant que c’est un homme de paix dans un monde de guerre. Kofi Annan disait que l’on ne devrait pas avoir de paix sans le progrès et pas de progrès sans la paix. C’est tout naturel qu’il ait été l’un des rares secrétaires généraux des Nations Unies à obtenir le prix Nobel de la paix à la fois pour l’organisation mais aussi à titre personnel.
Ce que je retiens de lui, c’est que nous perdons un grand homme qui a honoré le Ghana, son pays, mais l’Afrique, notre Afrique, mais qui aussi nous a enseigné une leçon, celle de voir un monde meilleur, lorsqu’on est déterminé, lorsqu’on est décidé à le faire. Mais la chose la plus importante, c’est les Objectifs du millénaire pour le développement. C’est la première fois qu’un secrétaire général est arrivé à convaincre les Etats sur la nécessité de convenir d’objectifs à atteindre pour que les conditions de vie de tout un chacun d’entre nous soient améliorées. C’est un homme qui a réussi dans la gestion de cette machine complexe à rester lui-même. La grande réforme du Conseil de sécurité qui n’a pas pu aboutir à cause d’un pays plus puissant qui refuse d’admettre aujourd’hui la configuration du monde et aussi celle de 1945. C’est aussi Kofi Annan qui a lancé ce signal.
Le secrétaire général Kofi Annan présente la particularité d’avoir fait toutes ses classes à l’intérieur de la maison. Il est le seul secrétaire général qui vient de l’intérieur, qui connaît la maison comme cadre et qui a su conduire les changements qu’il fallait. Souvenez-vous de la crise irakienne avant la grande crise, le secrétaire général Kofi Annan a réussi non seulement à renouer le fil du dialogue entre l’Irak mais avec le reste de la communauté internationale. Je me souviens du retour de Kofi Annan à New-York après cette mission en Irak. Cela n’est jamais arrivé depuis. L’ensemble du personnel s’est mis aux fenêtres pour applaudir l’entrée du secrétaire général dans le bâtiment des Nations Unies. A vous le raconter, je suis encore ému. Cela a montré la grandeur de l’homme. Kofi
Annan, pour moi, est de la trempe du président Mandela. C’est des grands hommes qui voient plus loin. C’est une perte importante pour notre humanité.
Personnellement, je puis vous dire que j’ai eu avec lui une expérience que je n’ai jamais oubliée. L’expérience du calme. Il avait effectué une visite au Congo Brazzaville où j’étais représentant résident et coordonnateur résident. J’avais pris toutes les dispositions pour que le système de sonorisation lui permette de s’adresser à la foule. Des fonctionnaires de toutes les agences marchaient dans la cour de mon bureau. J’ai aussi mis en place un plan A, un plan B mais aussi un plan C. L’électricité de la ville, le groupe électrogène de mon bureau mais aussi un autre système d’alimentation. Et au moment où le secrétaire général allait prendre la parole, coupure d’électricité, parce que certains confrères à vous (journalistes Ndlr) avaient branché des torches très puissantes sur deux des systèmes et tout a sauté. Il m’a senti paniqué, j’étais assis à côté de lui. Il m’a tapé la cuisse gauche en disant : « Ne paniquez pas, ça va s’arranger. C’est des choses qui arrivent ». Vous voyez un jeune fonctionnaire, voir l’homme qui incarnait les Nations Unies lui dire cela, plutôt que de le tancer, de marquer un agacement, c’est une chose qui m’a marqué. Il avait une belle phrase : « Vivre, c’est choisir, mais pour bien choisir, vous devez savoir qui vous êtes et ce que vous défendez, où voulez allez et pourquoi vous voulez y aller ». Une dernière sagesse de Kofi que je garde, c’est qu’il disait : « Il n’y a pas de progrès possible, il n’y a pas d’avancée possible dans un monde sans coopération et sans partenariat. Et c’est un peu ce que le président nous amène à faire aujourd’hui au nom de la diplomatie de mon pays. Bien entendu le président de la République est très attentif et très sensible à cette disparition et nous exprimerons dès la rentrée du gouvernement la consternation de la République dans les formes qui conviennent.