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Nouvelles

Braquage du 16 août dernier à Porto-Novo: La hiérarchie policière met à prix les têtes des malfrats
[caption id="attachment_30445" align="alignnone" width="1024"]Le Haut commandement de la Police Républicaine[/caption]

Le Haut commandement de la Police républicaine s’engage à donner une forte et inoubliable récompense à celui ou celle qui donnera des informations crédibles devant permettre d’interpeller les auteurs, co-auteurs, complices ou éventuels commanditaires du braquage sanglant perpétré, jeudi 16 août dernier, sur une motocycliste sur la voie principale Porto-Novo - Akpro-Missérété à hauteur du marché de Ouando.

Forte récompense garantie à tout informateur qui fournira des renseignements concordants aux services de sécurité devant permettre à la Police républicaine de mettre la main sur les braqueurs d’une dame, jeudi 16 août dernier, à Ouando à Porto-Novo. Cette promesse a été faite dimanche 19 août dernier, par le directeur général de la Police républicaine, Nazaire Hounnonkpè, au cours d’une séance de travail que tout le haut commandement policier a eue avec les responsables des unités de sécurité sous sa tutelle au niveau du département de l’Ouémé. Il est convaincu que ces malfrats sont cachés quelque part à Porto-Novo, dans le département de l’Ouémé et sur le territoire national. 

Le général Nazaire Hounnonkpè se dit très satisfait de l’avis d’appel public de recherche lancé par le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé, Gaudens Sègbo. Lequel avis invite tout citoyen disposant des informations concordantes sur les auteurs, co-auteurs, complices ou éventuels commanditaires de ce braquage sanglant à se rapprocher des services des unités de la police. Le directeur général de la Police républicaine garantit la sécurité et l’anonymat à l’informateur qui fera ce travail citoyen. « Les malfrats ne peuvent jamais défier la Police républicaine », martèle le général Nazaire Hounnonkpè. Il rappelle aux populations leurs mission, celle d’accompagner la Police en lui fournissant des informations fiables sur les comportements suspects et autre actes criminels dans leurs localités. « La Police républicaine a pour attribution d’assurer la protection des personnes et des biens, mais elle ne peut pas faire efficacement son travail sans le concours de tous », insiste-t-il.
La rencontre qui s’est déroulée à l’ex-Ecole de la Gendarmerie nationale à Porto-Novo a permis au haut commandement de la Police républicaine de faire une analyse approfondie de la situation, de réévaluer tout le dispositif sécuritaire en place dans le département pour résolument prendre en main le contrôle de la sécurité. « Nous sommes engagés à procurer quoi qu’il en coûte la paix et la sécurité à nos populations même si c’est au prix de nos vies », assure le général Nazaire Hounnonkpè, dans son mot introductif lors de la séance qui s’est poursuivie à huis clos après le retrait de la presse. Pour lui, la hiérarchie policière ne saurait rester les bras croisés face à ce crime crapuleux ayant coûté la vie à une compatriote. C’est pourquoi, tout le haut commandement de la Police républicaine s’est porté sur le terrain, pour s’entretenir avec tous les responsables en charge de la sécurité dans le département de l’Ouémé.
Le général Nazaire Hounnonkpè assure aux populations la disponibilité des unités de sécurité à accompagner les opérateurs économiques dans le cadre de toutes transactions financières nécessitant un appui sécuritaire. « Les criminels sont aux aguets. Ils observent à chaque instant les failles et les comportements négligeant qu’affiche chaque citoyen et à les exploiter », alerte Nazaire Hounnonkpè pour insister que chacun soit premier artisan de sa propre sécurité en évitant les comportements à risque surtout le transport de forte somme d’argent.
Pour rappel, les malfrats ont attaqué aux environs de 15 h, jeudi 16 août dernier à Porto-Novo, à l’aide d’un pistolet, une motocycliste à hauteur du marché de Ouando. Ils ont réussi à s’emparer du sac que détenait la victime et qui contiendrait de l’argent que celle-ci a retiré dans l’une des banques de la place à Porto-Novo. Les malfrats se sont ensuite volatilisés dans la nature et n’ont pas été arrêtés jusqu’ici. La victime qui serait caissière dans une Ong à Adjohoun a succombé aux balles au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé/Plateau à Porto-Novo où elle a été transportée d’urgence pour des soins adéquats.

Société 22 août 2018


Inondation à Malanville: Le maire lance un appel à l’aide aux sinistrés
[caption id="attachment_30440" align="alignnone" width="1024"]Plusieurs habitations se sont écroulées sous l’effet des eaux[/caption]

 Comme presque tous les ans, l’inondation est de retour à Malanville. A la tête d’une délégation, samedi 18 août dernier, le maire Inoussa Dandakoé est allé constater l’ampleur des dégâts qu’elle a déjà occasionnés dans certains hameaux de la commune. D’où son cri de détresse lancé à l’endroit du gouvernement et des partenaires, pour venir en aide aux populations sinistrées.

Les pluies diluviennes qui s’abattent actuellement sur le département de l’Alibori font de nombreuses victimes dans les rangs des populations de plusieurs localités de Malanville, surtout dans le village de Garoutédji, dans l’arrondissement de Garou. Elles ont engendré d’énormes dégâts matériels. 

En dehors des hectares de sorgho, de mil, de riz, de coton et de cultures maraîchères emportés par les eaux dans leur furie, on déplore l’affaissement de nombreuses habitations qui fait des centaines de personnes sans abri.
Désespérées et ne sachant à quel saint se vouer, les populations du village de Garoutédji et celles de ses hameaux également touchés ne comptent que sur la générosité des bonnes volontés.
Comme pour les réconforter, le maire Inoussa Dandakoé leur a rendu visite samedi 18 août dernier. Il a tenu à les rassurer. Sensible à la situation qu’elles vivent, il a lancé un appel au gouvernement et aux partenaires afin qu’ils leur viennent en aide.
Par la suite, le maire et les membres de sa délégation sont descendus à Madécali pour constater les dégâts subis par l’ouvrage de franchissement situé sur la voie inter-Etats Bodjécali-Iloua-frontière du Nigeria, suite à ces fortes pluies. Soucieux de ne pas voir la circulation bloquée, l’autorité communale a appelé à la prise des mesures urgentes pour renforcer, dans l’immédiat, l’ouvrage qui pourrait céder.

Société 22 août 2018


Les adeptes de sacrifices humains invités à s’inspirer d’Allah

Les fidèles musulmans de Porto-Novo ont aussi célébré, ce mardi 21 août, la fête de la Tabaski. C’est la place Idi d’Agbokou, comme tous les ans, qui a servi de lieu de ralliement aux fidèles musulmans et officiels conduits par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou. A l’occasion, les adeptes des sacrifices humains pour des rituels occultes ont été invités à s’inspirer de l’exemple d’Allah qui a remplacé un homme qui devrait être sacrifié par un bélier. 

L’actualité des rituels humains par certains féticheurs qui ne cesse de défrayer la chronique au Bénin, s’est invitée dans les grands enseignements de la fête de la Tabaski célébrée, ce mardi 21 août, par la communauté musulmane de Porto-Novo. Laquelle fête vise à magnifier la dévotion d’Ibrahim (Abraham pour les judéo-chrétiens), celui à qui Allah a demandé de sacrifier sur un autel son fils (Ismaël pour les musulmans, Isaac pour les chrétiens et les juifs). Et au moment de passer à l’acte, Dieu a envoyé un mouton par l’entremise de l’Archange Gabriel pour remplacer le fils d’Ibrahim, selon les Saintes Ecritures. C’est ainsi que, depuis lors, les musulmans sont invités au cours de l’Aïd el-Kebir à sacrifier un mouton en guise de reconnaissance à Allah.
Le symbolisme de cette fête a été vanté par les officiels présents hier à la grande prière célébrée à la Place Idi d’Agbokou de Porto-Novo, dont le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou et le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. Ils ont saisi l’occasion pour inviter les adeptes des sacrifices humains pour des rituels occultes à s’inspirer du cas d’Allah. Ils demandent à ces féticheurs à la recherche du sang humain à laisser les hommes en paix pour leur occultisme et mysticisme et à les remplacer par des animaux. Il faut qu’ils s‘approprient la solution de Dieu qui a recommandé d’immoler un bélier à la place d’un être humain qui devrait être sacrifié en reconnaissance à lui.
L’iman central de Porto-Novo, Houzéifat Amzat, président de l’Union islamique du Bénin, va plus loin dans son sermon et déclare qu’au-delà de l’immolation d’un mouton en remplacement d’un homme, la célébration de la Tabaski enseigne également la soumission totale à Dieu. Il a appelé tous les fidèles musulmans à glorifier Allah avec humilité, piété, sagesse, pardon, patience et sacrifice de soi. Ces valeurs doivent guider tout bon musulman dans tous ses actes afin de mériter son statut de digne musulman auprès de Dieu, enseigne-t-il. Mieux, ce don de soi du musulman à Dieu doit s’étendre à tous les actes que pose ce dernier notamment dans ses relations avec le créateur et les autres créatures, insiste l’iman central de Porto-Novo. « Nous devons nous soumettre à la volonté de Dieu face à toute épreuve qui survient dans notre vie et y résister et ne pas ébranler notre foi et notre croyance, celle de notre famille et de nos communautés », recommande Houzéifat Amzat aux fidèles musulmans, bien habillés pour la circonstance.
Le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Jean-Baptiste Akpamagbo, représentant le préfet, souhaite que tous les conseils donnés par l’iman soient mis en pratique par tous les fidèles musulmans et non musulmans pour la consolidation de la paix dans le département de l’Ouémé en général et dans la ville capitale en particulier?

Société 22 août 2018


La clémence divine implorée à Abomey-Calavi

Les musulmans de la commune d’Abomey-Calavi se sont rassemblés, ce mardi 21 août, à l’école primaire publique de Zogbadjè pour la prière de l’Aid el-Kébir. Dans son sermon, l’Imam de la mosquée centrale Médine II d’Agori Plateau à Abomey-Calavi, El hadj Moutawakil Boukari Malik a imploré la bénédiction et la clémence de Dieu sur toute la nation béninoise. 

Selon l’imam El Hadj Malik Moutawakil Boukari, la célébration de la Tabaski témoigne de la foi d’Ibrahim qui a eu pour projet de sacrifier son fils à Dieu. « Le but de ce sacrifice est de solliciter la grâce d’Allah qui dit : prie ton Seigneur et sacrifie », a-t-il déclaré.
Il invite les fidèles musulmans à un esprit de partage et d’aumône. En ce qui concerne la bête sacrifiée, il leur a recommandé, comme le stipule de Saint Coran, d’en partager la viande en trois parties : un tiers pour la famille, un tiers pour les voisins et les amis et le dernier tiers à distribuer en aumône aux indigents. « Frères et sœurs en Islam, avoir le sens du partage le jour de l’Aïd et les trois jours de tach’rik, c’est la preuve de la charité », a-t-il précisé. L’imam a imploré la grâce d’Allah pour toute la communauté musulmane, toute la nation béninoise et le chef de l’Etat Patrice Talon et son gouvernement. Il a invité tous les Béninois au respect strict du bien public et au travail bien fait, seul gage du développement durable et d’une nation béninoise toujours prospère. En outre, il a également invité les dirigeants du pays à être humbles et rassembleurs comme le recommande le Coran. Car, en islam le gouvernement exerce avec justice, indique-t-il.
Au nom des autorités politico-administratives présentes, le professeur Soumanou Toléba a invoqué la paix d’Allah sur le chef de l’Etat, Patrice Talon, les membres de son gouvernement et le parlement. Pour lui, cette prière a été l’occasion pour tous les musulmans de se purifier et de demander pardon à Dieu pour tous leurs péchés?

Société 22 août 2018


Fête de la Tabaski: Une célébration sous le signe du partage et de la paix à Akpakpa
[caption id="attachment_30436" align="alignnone" width="1024"]Au nombre des fidèles musulmans, le ministre d'Etat Abdoulaye Bio Tchané (à l'extrême droite)[/caption]

La communauté musulmane du Bénin a célébré, ce mardi 21 août, la fête d’Aïd el-Kébir qui symbolise la soumission du prophète Ibrahim à Dieu. A cette occasion, les fidèles musulmans d’Akpakpa se sont regroupés autour de l’imam Ousmane Ibrahim à la place Idi de Sobetex pour implorer la paix sur le Bénin et la concorde au sein du peuple.

C’est au partage, à la solidarité et à la paix que l’imam Ousmane Ibrahim a exhorté les fidèles musulmans venus nombreux pour implorer Dieu à cette célébration de la fête de la Tabaski. Plusieurs personnalités politico-administratives ont honoré la célébration de leur présence dont le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et le préfet Modeste Toboula. 

Ce sang du mouton versé doit amener tous les fidèles musulmans à cultiver autour d’eux l’amour, le partage et la paix, a prêché l’imam. « Le sang est versé en guise de purification pour notre pays, pour nos familles et tous ceux qui nous entourent », a-t-il confié. Il a prié pour le gouvernement, le chef de l’Etat, Patrice Talon, et pour tout le Bénin pour que la paix y règne.
Pour le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, le sermon est plein d’enseignements. « Le message important qu’il faut retenir aujourd’hui est d’appeler toute la communauté mais aussi tous ceux qui prient avec elle pour que ce sens de générosité et de solidarité soit partagé avec tout le monde », a-t-il laissé entendre.
L’imam a ensuite procédé à l’immolation du mouton en guise du rite qui permet aux fidèles de le faire à leur tour dans leurs familles respectives.
Selon les prescriptions du Coran, l’immolation doit se faire de sorte à amoindrir la souffrance du mouton avant qu’il meure. Il est proscrit de lui attacher les deux pattes avant et arrière mais plutôt l’attacher en laissant un pied pour qu’il se débatte avant de mourir.
« La récompense que nous avons en immolant, c’est par nombre de poils qui se trouve sur la bête », a fait savoir l’imam Ousmane Ibrahim avant de procéder au rite. « Le sang du mouton que nous versons aujourd’hui joue un rôle important dans notre vie et nous épargne des mauvais sorts, des mauvais destins que nous ne maîtrisons pas. Qu’il en soit ainsi pour tout le monde et pour le Bénin ! », a-t-il ajouté.
Selon la tradition, le prophète Ibrahim a suivi le conseil à lui donné par Dieu qui lui a demandé de lui sacrifier un bélier en lieu et place de son fils Ismaël.
Pour l’islamologue Tidjani Traoré, les musulmans doivent sacrifier à cette tradition pour témoigner leur foi à Allah. « Mon souhait est que nous vivions en paix, dans la concorde, puisque nous sommes un pays laïc où différentes religions cohabitent. Qu’il y ait de brassage interreligieux et que Dieu aide nos gouvernants à mieux nous diriger et que nous populations, nous nous sentions mieux dirigés. Que Dieu les éclaire davantage ! », a-t-il poursuivi?

Société 22 août 2018


Tabaski 2018: Exhortations à la paix à Lokossa

Des prières pour la paix au Bénin et diverses prédications ont marqué la célébration de la fête de Tabaski, mardi 21 août à Lokossa, dans le département du Mono.

L’Aïd el-Kebir ou l’Aïd el-Adha ou encore la Tabaski est la plus grande fête de l'islam. La ferveur notée souvent à cette occasion était encore au rendez-vous hier à Lokossa où la célébration a été marquée par deux grandes séances de prédication et de prières adressées à Allah. Lesquelles séances ont pris fin par des immolations de béliers, un rituel sacrificiel qui aurait le sens de soumission à Allah.

Au cours de la prédication axée sur le texte coranique "Ou Touba Aïd el-Kebir", les imams ont exhorté les fidèles à poursuivre les bonnes œuvres. Dans les prières, les musulmans implorent Allah de déverser ses bénédictions sur tout le Bénin en général, et sur la communauté à l’honneur en particulier. « Glorifiant Allah de nous avoir permis de sacrifier à ce devoir religieux, nous avons prié pour le pays, le chef de l’Etat et surtout pour la paix », a confié El hadj Abdoulaye Tohir, imam de la mosquée centrale de Lokossa. Il a dirigé hier à la place Idi, située à l’entrée de Lokossa, la toute première séance de culte à laquelle ont pris part les fidèles de la ville.
C’est presqu’à la fin de ce culte que la seconde grande séance de prières a mobilisé notamment des fidèles de la communauté de Zongo à la place Idi de ce quartier au cœur de la ville. A leur tête, il y avait le chef de la communauté des musulmans de Zongo, Abdou Nouhou alias Babavi. Cette séance de prières a été également rehaussée par la présence d’une délégation de la Conférence administrative départementale (Cad) conduite par le secrétaire général de la préfecture, Arnaud Agon. Ce dernier s’est félicité d’avoir assisté à cette manifestation. « Je suis heureux de me retrouver avec nos compatriotes musulmans qui célèbrent la Tabaski. Ensemble, nous avons prié pour la paix sur le pays, pour le gouvernement et le chef de l’Etat », a confié le secrétaire général de la préfecture à la fin du culte.
Du retour de la place Idi de Zongo, Babavi et son cortège de dignitaires religieux sont montés sur des chevaux. Ce fut tout un spectacle pour les curieux qui admiraient ce moyen de transport utilisé, depuis peu, pendant les grands événements à Lokossa, par le cortège du chef religieux, Abdou Nouhou?

Société 22 août 2018


Fête de la Tabaski: Des prières et des bêtes immolées à la place Idi à Cadjèhoun
[caption id="attachment_30432" align="alignnone" width="1024"]Les fidèles musulmans de Cadjèhoun immolant le bélier après la prière[/caption]

La communauté musulmane de Cotonou-ouest a sacrifié à la traditionnelle prière de l’Aïd el-Kebir ou la Tabaski. À la place Idi de Cotonou Aéroport Cadjèhoun, les fidèles ne se sont pas fait prier pour sacrifier à la prière rituelle, qui marque le début de la fête la plus importante de la religion, suivie de l’immolation par l’imam de deux moutons.

A Cotonou, déjà à 8 h 30, les rues grouillaient de fidèles musulmans pressés de rallier la place Idi la plus proche. Celle réservée juste derrière l’aéroport de Cotonou Cadjèhoun est prise d’assaut en l’espace de quelques minutes par des fidèles. Ceux-ci ne voudraient pour rien au monde rater cette prière, la plus importante, selon certains.

À 9 h 00, Ligali Issiaka, imam de la mosquée centrale de Cadjèhoun, s’installe devant les membres de la communauté. A sa vue, les retardataires se sont dépêchés pour se mettre en position et accomplir le rituel. Sept minutes plus tard, début de la prière présidée par l’imam. Les deux unités de prières (rakats) que recommandent les rites de l’Aid sont accomplies. Elle a duré cinq minutes chrono. C’est une prière de bénédiction de Dieu, signalent les musulmans approchés.
Cette prière cède la place au sermon du dirigeant spirituel Ligali Issiaka. Un message axé sur le sacrifice, le partage mais surtout le pardon et la réconciliation. Suite à son prêche, l’imam a immolé deux moutons en signe de dévotion. Les fidèles sont ainsi autorisés à poursuivre les immolations dans leurs maisons.

Paix et prospérité

Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication, présente à cette prière, dit toute sa joie d’accomplir ce rituel. Elle confie que toutes les bêtes sacrifiées après la prière et consacrées à la fête seront sources de bénédiction pour tout le peuple béninois. « C’est notre vœu, c’est notre souhait », indique-t-elle, avant d’implorer Allah de l’exaucer. Le ministre a souhaité une bonne célébration de la fête du sacrifice dans « la piété, la joie ». Elle invoque Allah à accepter les sacrifices et à exaucer les prières ».
L’ancien ministre Alassane Soumanou rencontré sur les lieux dit avoir prié pour tous les croyants, les musulmans en priorité. Il affirme avoir demandé la paix et la prospérité pour tout le monde. « Dans ce monde, nous sommes arrivés rien que pour adorer Dieu d’abord, et ensuite souhaiter qu’il nous apporte longévité et prospérité », souligne-t-il. Il se réjouit que le Bénin soit un pays de croyants.
La fête du sacrifice commémore la soumission à Dieu, le clément et le miséricordieux. Elle rappelle, selon Rachidi Olorodé, Oustaz de la mosquée centrale de Vodjè, la force de la foi d’Ibrahim à son Dieu, symbolisée par l'épisode où il accepte de sacrifier, sur l'ordre de Dieu, son unique fils Ismaël. Au dernier moment, rappelle ce dirigeant de la communauté musulmane qui se réunit à Vodjè, un mouton fut substitué à l’enfant qui servit d'offrande sacrificielle.
En souvenir de cette dévotion d’Ibrahim à Dieu, les musulmans sacrifient un animal, souvent un mouton, dont le tiers est donné en charité aux pauvres. Le reste de la viande est consommé en famille, distribué aux voisins, aux connaissances, etc. La fête a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja, le dernier mois du calendrier lunaire, après Waqfat Arafa (station sur le mont Arafat) et marque la fin du hadj, le pèlerinage à La Mecque?

Société 22 août 2018


Organisation des élections: La Cena en quête de solutions pour relever les défis
[caption id="attachment_30431" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des participants à la formation de type Bridge au profit de la Cena[/caption]

Les membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena) ainsi que les cadres et le personnel de l’institution prennent part à Cotonou du 20 au 24 août prochain à une formation visant à renforcer leurs capacités pour une meilleure organisation des élections à venir. Cette formation de type Bridge permettra de remédier aux défaillances notées par le passé, lors des prochaines joutes électorales.

L’organisation d’une élection est une entreprise complexe qui requiert des aptitudes multiformes aussi bien physiques, qu’intellectuelles, souligne Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (Cena). C’est ce qui justifie la formation initiée à l’endroit du personnel et de l’administration de l’institution, ouverte lundi 20 août dernier à Cotonou.

Pour Emmanuel Tiando, le souci de son institution est de « tout mettre en œuvre pour assurer dans notre pays l’organisation d’élections inclusives, libres, transparentes et crédibles, condition indispensable à la préservation de la paix sociale, de la cohésion nationale et de notre démocratie ».
Depuis leur installation en juillet 2014, les membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena) ont organisé déjà plusieurs élections aux fortunes diverses. Les unes assez réussies sans grande contestation et les autres laissant parfois électeurs et acteurs politiques sur leur faim. Ces élections, reconnaît le président de la Cena, ont été organisées « sans pré-requis en matière électorale » et les acteurs qui en avaient la charge, « sans être des experts confirmés en la matière » se sont acquittés de leur mission en ayant que comme seuls guides la conviction et la volonté de servir la nation.
« Il faut reconnaître que si nous avions bénéficié de formations plus adéquates, nous aurions indubitablement mieux organisé ces élections parce que nous serions techniquement et professionnellement mieux outillés », ajoute Emmanuel Tiando.
Pour éviter de nourrir de tels regrets à l’avenir, l’institution s’est résolue, se fondant surtout sur le rapport de la mission d’évaluation de ses besoins qui s’est déroulée en janvier dernier, à organiser une série de formations de type Bridge « Bâtir des ressources en démocratie, gouvernance et élection ». D’observation et d’expériences, les évaluateurs des processus électoraux conviennent que la mise en place des administrations électorales compétentes et durables est préférable à des missions d’assistance ponctuelle limitées aux périodes électorales et suggèrent de faire du renforcement des capacités du personnel des administrations électorales, une priorité.

Besoin de performance

C’est en réponse à un besoin de performances que l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea), la Commission électorale australienne et la division de l'assistance électorale des Nations Unies (Unead) ont développé un cours de formation complet pour le personnel des administrations électorales intitulé « Cours en administration électorale - Bridge » depuis 2001. Ledit cours vise à renforcer la capacité des administrateurs électoraux à faire leur travail de manière efficace et efficiente, améliorer le professionnalisme des administrateurs électoraux, renforcer la capacité d'équipes et de réseaux d’administrateurs électoraux pour une conduite efficace de leurs tâches.
Le programme global Bridge est articulé autour de 24 modules répartis en quatre grands axes. Et le premier axe est scindé en deux ateliers-modulaires à savoir « Introduction à l’administration électorale » et « Planification stratégique et financière des élections ».
« La démarche qui sous-tend la formation Bridge consiste à partir des réalités concrètes vécues en matière électorale pour bâtir des compétences et des aptitudes dans la perspective d’échéances électorales ultérieures », indique le président de la Cena. Autrement, « Il s'agira pour nous de revisiter nos expériences électorales antérieures en soulignant nos succès mais aussi et surtout nos insuffisances et les corriger », poursuit-il.
Emmanuel Tiando s’engage à prendre les dispositions idoines pour bénéficier des formations restantes à savoir l'architecture électorale, les relations avec les parties prenantes au processus électoral et les opérations électorales proprement dites.
La formation est assurée par les formateurs accrédités,
Alexandra Hovelacque et Théophilus Dowetin et bénéficie du soutien d’Osiwa.

Actualités 22 août 2018


Place Idi de Bohicon : Tous les éloges et mercis pour Allah !

Les musulmans de Bohicon se sont rassemblés à la place Idi de Zakpo, ce matin du mardi 21 août pour commémorer la fête de l’Aid-el-Kébir ou fête du mouton.

 

Déjà à 9h30 mn, la Place Idi de Bohicon était noire de fidèles musulmans venant de tous les quartiers de la commune et d’ailleurs pour sacrifier à la tradition. Comme à l’accoutumée, ont rappelé les prédicateurs à cette occasion, les fidèles musulmans ont eu droit au  "Koutouba", une séance de sermon, et de rappel des comportements que doit avoir un bon musulman pour bénéficier des grâces de la fête. Entre autres, tous les musulmans doivent être en joie, et partager cette joie avec leurs frères, car « c’est une fête de partage ». Ils ont aussi eu droit à un rappel de l’histoire de la fête. En effet, la fête tient ses origines du temps du prophète Abraham à qui Allah a demandé en songe de sacrifier son fils bien-aimé. Le prophète obéit donc et s’apprêtait à immoler son fils quand Dieu lui envoya un bélier qu’il a sacrifié en lieu et place.

A 10h10 mn démarre la séance de prière comme le prescrit le Saint Coran. Elle est dirigée par El Hadj Béchir Boukari, intérimaire de l’imam de la Mosquée centrale de Bohicon en pèlerinage à la Mecque. Prière au cours de laquelle il rend toute gloire à Allah, le plus grand et miséricordieux. Occasion pour le prédicateur de rappeler, en langue arabe, qu’il n'y a aucun dieu excepté Allah. Il est le plus grand. Tous les éloges et mercis sont pour lui. « Musulmans, craignez Allah le très haut car la piété est la marchandise la plus lucrative. Allah évoque dans l’une des Sourates : Ö les croyants ! Craignez Allah comme il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission ».

Après ces quelques instants de prières avec les fidèles, l’Imam intérimaire devait procéder à l’immolation du bélier blanc choisi à cet effet. C’est l’instant tant attendu par les fidèles pour rentrer chez eux pour y répéter le même geste.

Après ce rituel, les fidèles musulmans présents se sont donc séparés dans une ambiance festive pour continuer la fête de la tabaski ou du mouton chez eux. 

Actualités 21 août 2018


Championnats nationaux de judo: Des combats de belle facture et des talents détectés

La phase finale des championnats nationaux de judo s’est déroulée, samedi 18 août dernier au palais des sports du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Au cours de cette compétition, les jeunes judokas des différentes ligues ont séduit le public par leurs talents.

Après les phases départementales, les meilleurs judokas des différentes ligues ont participé ce weekend à la phase nationale des championnats nationaux de judo au palais des sports du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Plus d’une cinquantaine d’athlètes, toutes catégories confondues, a répondu à l’appel de la Fédération béninoise de judo.
A la cérémonie d’ouverture, le président de la Fédération béninoise de judo, Aninet Glitho, a salué le travail abattu par les responsables des ligues lors des phases départementales qui permet de retenir les meilleurs athlètes pour ces championnats. Il a remercié le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, et le président du Comité national olympique et sportif béninois, Julien Minavoa qui ne ménagent aucun effort pour défendre les intérêts des fédérations et les accompagnent pour le rayonnement de leur discipline.
Le directeur du Sport d’élite, Bonaventure Codjia, s’est réjoui de la tenue de cette randonnée qui constitue, selon lui, l’unique occasion offerte aux athlètes pour étaler leur savoir-faire et leurs potentialités techniques et physiques. Selon lui, il importe pour toutes les fédérations sportives de définir un programme cohérent de compétition au profit de toutes les catégories d’âges. Il a invité les athlètes à se conformer aux valeurs cardinales de cet art martial japonais afin d’offrir les meilleurs combats au public sportif.
Les combats se sont déroulés dans les différentes catégories : minime, cadet, junior, senior. A l’issue de la compétition, non seulement de jeunes judokas ont été détectés mais aussi des talents se sont-ils confirmés.

Lauriers aux meilleurs

La grande attraction de ces championnats a été surtout les jeunes judokas de la catégorie minime. Chez les filles, Leslique Tchabi (-63 kg), Mika Houndjènoukon (-70 kg) et chez les garçons, Jossè Sheyi (-46 kg), Victorin Idrissou (42 kg), Flesnel Sèmassa (-34 kg), ont émerveillé le public et les autorités sportives présentes dans les tribunes. Ils ont pu tirer leur épingle du jeu en s’offrant des médailles d’or.
Le directeur technique national de la Fbj, Alban Sagbo, dit être satisfait du niveau des athlètes car pour lui, certains judokas ont confirmé leur performance. C’est le cas de Karen Dagba (-57 kg), Bertrand Adjahossou (-73 kg), Grâce Logozo (-66 kg), Wilfrance Bonou (-73 kg), qui avaient remporté l’or dans leur catégorie respective lors de la coupe de l’ambassadeur du Japon au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou.
Dans les catégories juniors et seniors, les athlètes ont également fait parler la poudre. Ainsi, chez les hommes, dans la catégorie des seniors, Roméo Sovigbidi (-81 kg), Romaric Okpéifa (100 kg), Forel Sossou (-90 kg), Bertrand Adjahossou (-73 kg) sont venus en tête.
Chez les juniors dames, Grâce Logozo (-66 kg), Wilfrance Bonou (-73 kg) sont repartis avec des médailles d’or. Fortune identique pour Landrine Akakpo (-70 kg), et Karen Dagba (-57 kg), Inès Dako (-52 kg) qui ont décroché la médaille d’or dans leurs catégories respectives.
Au regard des résultats et du niveau des athlètes, le président de la Fjb Anicet Glitho reste convaincu que la relève de cet art martial est assuré au Bénin?

Sports 20 août 2018


1622 - 2230