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Nouvelles

Place Idi de Bohicon : Tous les éloges et mercis pour Allah !

Les musulmans de Bohicon se sont rassemblés à la place Idi de Zakpo, ce matin du mardi 21 août pour commémorer la fête de l’Aid-el-Kébir ou fête du mouton.

 

Déjà à 9h30 mn, la Place Idi de Bohicon était noire de fidèles musulmans venant de tous les quartiers de la commune et d’ailleurs pour sacrifier à la tradition. Comme à l’accoutumée, ont rappelé les prédicateurs à cette occasion, les fidèles musulmans ont eu droit au  "Koutouba", une séance de sermon, et de rappel des comportements que doit avoir un bon musulman pour bénéficier des grâces de la fête. Entre autres, tous les musulmans doivent être en joie, et partager cette joie avec leurs frères, car « c’est une fête de partage ». Ils ont aussi eu droit à un rappel de l’histoire de la fête. En effet, la fête tient ses origines du temps du prophète Abraham à qui Allah a demandé en songe de sacrifier son fils bien-aimé. Le prophète obéit donc et s’apprêtait à immoler son fils quand Dieu lui envoya un bélier qu’il a sacrifié en lieu et place.

A 10h10 mn démarre la séance de prière comme le prescrit le Saint Coran. Elle est dirigée par El Hadj Béchir Boukari, intérimaire de l’imam de la Mosquée centrale de Bohicon en pèlerinage à la Mecque. Prière au cours de laquelle il rend toute gloire à Allah, le plus grand et miséricordieux. Occasion pour le prédicateur de rappeler, en langue arabe, qu’il n'y a aucun dieu excepté Allah. Il est le plus grand. Tous les éloges et mercis sont pour lui. « Musulmans, craignez Allah le très haut car la piété est la marchandise la plus lucrative. Allah évoque dans l’une des Sourates : Ö les croyants ! Craignez Allah comme il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission ».

Après ces quelques instants de prières avec les fidèles, l’Imam intérimaire devait procéder à l’immolation du bélier blanc choisi à cet effet. C’est l’instant tant attendu par les fidèles pour rentrer chez eux pour y répéter le même geste.

Après ce rituel, les fidèles musulmans présents se sont donc séparés dans une ambiance festive pour continuer la fête de la tabaski ou du mouton chez eux. 

Actualités 21 août 2018


Championnats nationaux de judo: Des combats de belle facture et des talents détectés

La phase finale des championnats nationaux de judo s’est déroulée, samedi 18 août dernier au palais des sports du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Au cours de cette compétition, les jeunes judokas des différentes ligues ont séduit le public par leurs talents.

Après les phases départementales, les meilleurs judokas des différentes ligues ont participé ce weekend à la phase nationale des championnats nationaux de judo au palais des sports du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Plus d’une cinquantaine d’athlètes, toutes catégories confondues, a répondu à l’appel de la Fédération béninoise de judo.
A la cérémonie d’ouverture, le président de la Fédération béninoise de judo, Aninet Glitho, a salué le travail abattu par les responsables des ligues lors des phases départementales qui permet de retenir les meilleurs athlètes pour ces championnats. Il a remercié le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, et le président du Comité national olympique et sportif béninois, Julien Minavoa qui ne ménagent aucun effort pour défendre les intérêts des fédérations et les accompagnent pour le rayonnement de leur discipline.
Le directeur du Sport d’élite, Bonaventure Codjia, s’est réjoui de la tenue de cette randonnée qui constitue, selon lui, l’unique occasion offerte aux athlètes pour étaler leur savoir-faire et leurs potentialités techniques et physiques. Selon lui, il importe pour toutes les fédérations sportives de définir un programme cohérent de compétition au profit de toutes les catégories d’âges. Il a invité les athlètes à se conformer aux valeurs cardinales de cet art martial japonais afin d’offrir les meilleurs combats au public sportif.
Les combats se sont déroulés dans les différentes catégories : minime, cadet, junior, senior. A l’issue de la compétition, non seulement de jeunes judokas ont été détectés mais aussi des talents se sont-ils confirmés.

Lauriers aux meilleurs

La grande attraction de ces championnats a été surtout les jeunes judokas de la catégorie minime. Chez les filles, Leslique Tchabi (-63 kg), Mika Houndjènoukon (-70 kg) et chez les garçons, Jossè Sheyi (-46 kg), Victorin Idrissou (42 kg), Flesnel Sèmassa (-34 kg), ont émerveillé le public et les autorités sportives présentes dans les tribunes. Ils ont pu tirer leur épingle du jeu en s’offrant des médailles d’or.
Le directeur technique national de la Fbj, Alban Sagbo, dit être satisfait du niveau des athlètes car pour lui, certains judokas ont confirmé leur performance. C’est le cas de Karen Dagba (-57 kg), Bertrand Adjahossou (-73 kg), Grâce Logozo (-66 kg), Wilfrance Bonou (-73 kg), qui avaient remporté l’or dans leur catégorie respective lors de la coupe de l’ambassadeur du Japon au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou.
Dans les catégories juniors et seniors, les athlètes ont également fait parler la poudre. Ainsi, chez les hommes, dans la catégorie des seniors, Roméo Sovigbidi (-81 kg), Romaric Okpéifa (100 kg), Forel Sossou (-90 kg), Bertrand Adjahossou (-73 kg) sont venus en tête.
Chez les juniors dames, Grâce Logozo (-66 kg), Wilfrance Bonou (-73 kg) sont repartis avec des médailles d’or. Fortune identique pour Landrine Akakpo (-70 kg), et Karen Dagba (-57 kg), Inès Dako (-52 kg) qui ont décroché la médaille d’or dans leurs catégories respectives.
Au regard des résultats et du niveau des athlètes, le président de la Fjb Anicet Glitho reste convaincu que la relève de cet art martial est assuré au Bénin?

Sports 20 août 2018


Election à la Fédération béninoise de football: Les ambitions de Mathurin de Chacus pour le sport-roi
[caption id="attachment_30426" align="alignnone" width="1024"]Mathurin de Chacus[/caption]

Candidat au poste de président sur l’unique liste « Bénin Football Nouveau départ » en lice pour le renouvellement du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf), Mathurin de Chacus a présenté, samedi 18 août dernier, sa vision pour le football béninois sur la Télévision nationale.

« Ma vision, c'est de bâtir ensemble un football performant pour grandir notre pays », a déclaré Mathurin de Chacus, président des Dragons de l’Ouémé et candidat au poste de président du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf). 

Pour lui, le moment est venu de détecter les vrais talents et d’offrir une bonne formation aux jeunes béninois pour permettre de défendre valablement le Bénin dans les compétitions internationales. Mathurin de Chacus pense placer son mandat sous le signe de la transparence et de la crédibilité de la Fbf. « Je ne vais pas embrigader le pouvoir de président à ma personne. Je vais donner le pouvoir à tous les membres du comité exécutif pour accompagner la jeunesse. C'est sur ça que ma gestion va être basée », a-t-il laissé entendre.
Selon lui, la Fbf est une institution de la République et il va falloir rassembler tous les acteurs pour être à la hauteur de la mission. Par rapport à la gestion des finances de la Fbf, Mathurin de Chacus entend jouer la transparence totale dès son élection le 25 août prochain. Pour lui, il faut une direction financière et un cabinet pour rendre crédible les finances de cette fédération. « La commission des finances au niveau de la Fédération sera accompagnée d'un cabinet comptable pour gérer les sous de la fédération. Moi Mathurin de Chacus, je ne serai même pas signataire du compte de la fédération », a-t-il promis. Il pense veiller à l'utilisation correcte des fonds des contribuables et même ceux octroyés par la Fifa.
Le président des Dragons de l’Ouémé opte pour la mise en place d'une direction technique nationale « primordiale pour la réussite de la mission ». C’est pourquoi, dès la première semaine de son installation, il entend organiser une rencontre afin de disposer d’un programme national à soumettre au comité qui va le valider. « Après avoir validé ce programme, nous l'enverrons au gouvernement pour solliciter son appui », a-t-il confié. Pour réussir cette vision, Mathurin de Chacus pense mettre en place des commissions pour pallier les difficultés rencontrées par le passé.
La dynamisation de la formation dans les centres de formation, l’organisation régulière des compétitions pour toutes les catégories d’âges constituent les priorités du futur président de la Fbf. En attendant l’élection au congrès le 25 août prochain, Mathurin de Chacus prévoit le lancement du championnat national de football avant le 30 septembre.
Il dit être reconnaissant envers ses collègues du comité exécutif qui ont accepté de le porter à la tête la Fédération béninoise de football.

Sports 20 août 2018


Assassinat (28e dossier): La défense se retire, le dossier renvoyé

Alors que le processus pour le juger Mario Gbégan était presque mis en branle, la défense a présenté des conclusions tendant à surseoir à l’examen de la vingt-huitième affaire au rôle de la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou. L’accusé Mario Gbégan devra attendre une prochaine session des assises pour être fixé sur son sort.

« Cette affaire me pose un problème de conscience ; ce n’est pas au soir de ma carrière que je vais participer au jugement d’un accusé dont je ne suis pas sûr de la santé mentale», déclare Me Louis Fidégnon, commis d’office pour défendre les intérêts de Mario Gbégan poursuivi pour assassinat. Car, explique la défense, il n’est pas normal qu'un seul et même individu tue deux personnes en l’espace de quelques mois s’il possède vraiment toutes ses facultés mentales. Cela dit, Me Louis Fidégnon a pris ses affaires et annoncé sa déconstitution comme conseil de l’accusé.
Selon la défense, l’expert désigné par le juge d’instruction pour examiner la santé mentale de l’accusé n’est pas un médecin spécialiste en psychiatrie, mais plutôt un expert en psychologie. Me Louis Fidégnon en a déduit que le volet psychiatrique n’a pas été pris en compte par l’expert Ildevert Egué. Il demande à la cour de commettre un médecin spécialisé en psychiatrie, accrédité près les cours et tribunaux afin d’examiner Mario Gbégan.
Le ministère public dans ces observations relève que l’expert désigné a présenté un rapport qui montre que l’accusé était en pleine possession de toutes ses facultés mentales lors de la commission des faits pour lesquels il était poursuivi.
A cette étape, la cour s’est retirée et a rendu un arrêt avant dire droit autorisant la poursuite des débats, étant entendu, selon elle, que l’arrêt de renvoi a purgé tous les vices de la procédure en cours.
Et c’est mécontent de cette position de la cour que Me Louis Fidégnon, contre toute attente, a décidé de se retirer, obligeant la cour à ordonner le renvoi à une session ultérieure de la vingt-huitième affaire de la session supplémentaire de la cour d’assises.
Suite à ce retrait de la défense de la procédure, le président de la cour a demandé au représentant du ministère public de présenter de nouvelles observations.
L’avocat général rappelle que Me Louis Fidégnon est un avocat commis d’office qui a des droits mais qui devrait également répondre à des devoirs. Il fait, selon lui, partie d’un corps qui se réclame d’être un maillon de la chaîne des acteurs de la Justice. Ce faisant, le conseil fait obstruction à une bonne administration de la justice, apprécie le ministère public. Il sait qu’il y a des voies de recours dont la possibilité lui est donnée, ajoute-t-il. Le ministère public est prêt pour la suite mais la cour pourrait demander le renvoi à une session ultérieure pour donner à ces faits la réponse appropriée, estime-t-il. La cour se retire et revient rendre une décision. Elle se réfère à son premier arrêt avant dire droit rendu pour ordonner la poursuite des débats mais s’appuie cependant sur l’article 321 du Code de procédure pénale qui requiert le ministère d’un avocat à l’audience prévue pour statuer sur le sort d’un accusé présumé criminel. Sur la base de cet article, la cour a ordonné l’examen du cas de Mario Gbégan à une session ultérieure.
Résumé des faits

Dans la nuit du 28 au 29 mai 2011, Wilfried Djogbénou, vendeur d’essence frelatée, dormait à son lieu de vente sis à Gbédjromèdé lorsqu’aux environs de 2 h, son ami Mario Gbégan venu lui dérober la recette de la journée s’empara d’un tesson de bouteille et lui en asséna un coup au cou. Transporté d’urgence au centre de santé de Bethesda, Wilfried Djogbénou décéda à 4 h 40 des suites de la large et profonde plaie et de l’importante hémorragie causée par le coup qui lui a été assené.
Deux mois plus tôt, la moto de Codjo Emmanuel Ezo, dont le corps inanimé fut découvert dans une mare de sang dans sa chambre, a été retrouvée en possession de Mario Gbégan. Pour détourner les soupçons qui pesaient sur lui, Mario Gbégan fit croire à tout son entourage qu’il a acheté ladite moto.
Inculpé d’assassinat, Mario Gbégan a, à toutes les étapes de la procédure, reconnu les faits relatifs à Wilfried Djogbénou. Il les a, par contre, niés concernant Codjo Emmanuel Ezo.
Composition de la cour

Président : Malik Cossou
Assesseurs : Angelos Togbé
Tidani Serpos
Jurés:
Adolphe G. Dadaglo
Assiba Louise Aïzannon
Louis Comlan Houndonougbo
Marguerite B. M. Nouhoumon

Ministère public : Armand Hounguè
Greffier Théogène Zoutchekon

Société 20 août 2018


64e édition du pèlerinage marial de Dassa-Zoumè: Sous le signe de « Marie, Mère de l’Eglise »
[caption id="attachment_30420" align="alignnone" width="1024"]Le chrétiens catholiques du Bénin, d'Afrique et du monde ont encore honoré la Vierge Marie[/caption]

Ils sont des milliers de pèlerins catholiques à s'être rendus, les 17, 18 et 19 août derniers à Dassa-Zoumè pour célébrer la Vierge Marie. La soixante-quatrième édition du pèlerinage à Notre-Dame d’Arigbo avec pour thème « Tous les âges me diront bienheureuse» a été clôturée, ce dimanche 19 août, par une messe finale célébrée par Mgr Denis Grondin, archevêque de Rimouski au Canada, invité spécial de cette édition.

Durant trois jours, le pèlerinage de Dassa a mobilisé des milliers de fidèles de l’Eglise catholique venus de par le monde pour prendre part à ce rendez-vous religieux sur le site de la grotte Arigbo de Dassa-Zoumè. Un moment de communion entre chrétiens pour louer Dieu et honorer la Vierge Marie. La messe de clôture a été célébrée par Mgr Denis Grondin, archevêque de Rimouski au Canada, accompagné de Mgr Gaétan Proulx, évêque de Gaspé au Canada, au milieu des évêques du Bénin. Cette célébration eucharistique de clôture a connu la participation de plusieurs personnalités politico-administratives à divers niveaux et de nombreux pèlerins venus de partout. 

Suivis en procession par les responsables épiscopaux du Bénin et ceux des autres pays africains, les évêques invités sur l’autel pour la célébration de l'Eucharistie étaient tous habillés en couleurs blanche et jaune qui symbolisent la solennité pour l’Eglise. La célébration a été placée sous le signe de "Marie, mère de l’Eglise", elle qui intercède pour chacun auprès de son fils Jésus et qui avait déjà prédit : « Tous les âges me diront bienheureuse ».
Au cours de son homélie, Mgr Denis Grondin a salué la coopération missionnaire entre l’Eglise du Bénin et celle du Canada qui se caractérise depuis quelque temps par l’appui des prêtres béninois en mission au Canada. La preuve, s’il en était encore besoin, que l’Afrique est une véritable terre d'accueil pour Jésus donc pour le chrétien ; une terre de joie et de chaleur humaine, témoigne le célébrant. « Ce continent est béni pour la reconstruction du bonheur humain», selon le prélat qui exprime sa gratitude pour la chrétienté qui caractérise le Bénin et l’Afrique entière. C’est aussi un signe des temps, estime-t-il, quand on sait qu’au commencement, c’est l’Afrique qui a reçu les missionnaires blancs pour lui révéler la parole de Dieu. Il en profite pour exhorter les chrétiens de partout à toujours rester à l’écoute de la parole de Dieu.
Il insiste sur « l’esprit missionnaire et l’intelligence du cœur » qui doit toujours caractériser les chrétiens. Le célébrant invite les fidèles, face aux défis, à trouver les solutions à la manière de Dieu.
Par ailleurs, le prélat a invité l’assistance à sauvegarder le bonheur humain, à ne pas abandonner les valeurs humaines que sont la joie de vivre, la solidarité, l'hospitalité. Il donne en exemple cette scène vécue par "la Vierge Marie qui se dirige vers sa cousine Elisabeth pour proclamer les merveilles de Dieu", avant d'exhorter les fidèles pèlerins à s’accrocher au « pain de la vie éternelle qu’est Jésus Christ » afin de découvrir le vrai visage de Dieu.
A l’issue de cette célébration, le clergé a rendu un vibrant hommage au premier prêtre béninois qu’est Père Thomas Mouléro Djogbénou, ordonné, il y a 90 ans. Un symbole qui indique que la vie sacerdotale béninoise a ainsi 90 ans. « Un bel âge ! Pas trop jeune, pas trop vieux, non plus», dira un concélébrant de cette messe de clôture de la soixante-quatrième édition du pèlerinage marial de Dassa.

Société 20 août 2018


Mono: Les deux morgues publiques en état de délabrement

Le département du Mono dispose de trois établissements pour la conservation des cadavres. Aux deux relevant du secteur public construits dans les hôpitaux de référence des communes de Comé et de Lokossa s’ajoute une troisième morgue installée par un opérateur privé à Manonkpon, dans la commune de Houéyogbé.

Du contrôle de leurs installations et du respect des normes de conservation effectué par des délégations des ministères en charge de la Santé et du Cadre de vie, il ressort que des trois morgues, seule celle de Manonkpon est irréprochable. La qualité du travail de conservation des cadavres là-bas a été saluée, mardi 14 août dernier, par le directeur départemental en charge du Cadre de vie, Gabin Accrombessi, qui a déploré par contre la situation dans laquelle végètent les deux morgues du secteur public.
Le cas de la morgue de l’hôpital de Comé était déjà au cœur d’une controverse nourrie par des dénonciations des riverains portant sur diverses nuisances et la pléthore de cadavres dans les placards. Le fait nouveau, c’est la situation de délabrement avancé de la morgue de l’hôpital départemental de Lokossa. Selon directeur départemental Gabin Accrombessi qui y a effectué le constat, « Les murs de la morgue sont fissurés à plusieurs endroits ».
Face à cette situation, le préfet du Mono, Komlan Zinsou, appelle à désengorger les morgues de service public. Le directeur départemental du Cadre de vie, quant à lui, invite à parer au plus pressé à Comé, en procédant au curage des caniveaux drainant les eaux usées de l’entité. En l’absence de toute diligence, prévient-il, une éventuelle inondation pourrait aggraver la situation de la morgue de la cité des Watchi. Du reste, le préfet et le directeur départemental ont appelé à la réhabilitation totale sinon à la construction de nouvelles morgues sur les cendres des actuelles infrastructures.

 

Société 20 août 2018


Parakou: La vente de viande grillée soumise à des mesures d’hygiène
[caption id="attachment_30418" align="alignnone" width="1024"]Les vendeurs de viande grillée [/caption]

A Parakou, le maire Charles Toko et les membres de son Conseil municipal sont décidés à faire adopter de nouvelles habitudes aux vendeurs de viande grillée communément appelée ‘’Tchatchanga’’. En attendant la phase répressive, des descentes inopinées sur le terrain sont prévues à partir de ce lundi 20 août, pour s’assurer du respect des mesures d’hygiène prises.

Les Maïnama ou vendeurs de viande grillée ‘’Tchatchanga’’ exerçant à Parakou sont désormais appelés à adopter de nouveaux comportements en matière d’hygiène alimentaire. 

Selon le maire Charles Toko, les conditions d’hygiène dans lesquelles ces vendeurs travaillent laissent à désirer. « Les agents de santé nous ont confié qu’à Parakou, la viande grillée est à l’origine de nombreuses maladies », a-t-il insisté, pour justifier la réforme introduite par son administration dans ce secteur d’activité. « Ces vendeurs portent parfois des vêtements crasseux. Il y en a qui font du mouton mort. Certains toussent sans arrêts devant leur étalage, alors qu’ils sont en train de vous couper la viande », déplore le maire. « Il y en a qui font la diarrhée et lorsqu’ils reviennent des toilettes, c’est pour se mettre à servir le client, sans même se laver les mains », a-t-il poursuivi. « Désormais, on va s’assurer qu’ils ont régulièrement fait la visite médicale et que les vétérinaires ont procédé au contrôle de leurs viandes », insiste Charles Toko.
L’objectif visé, à travers cette mesure, est de protéger la santé de la population.
Il s’agit également, en imposant cette réforme dans le secteur de ces vendeurs, de les amener à payer des taxes journalières à la mairie. Le montant de la taxe à verser est fonction de la nature de la viande proposée. Pour la viande de mouton ou de cabri, il est de 200 F Cfa. S’agissant du poulet ou de la pintade, il s’élève à 300 F Cfa. Ce sera leur contribution dans le cadre de la mobilisation des ressources pour le développement socioéconomique de la cité.
Grâce à la base de données établie avec l’association des vendeurs, la municipalité a procédé, samedi 18 août dernier, à la remise d’une carte professionnelle et d’un tablier à son effigie, à chacun d’eux. Ce qui leur donne désormais le droit d’exercer leurs activités à Parakou.
Ce lundi 20 août, démarrent les descentes sur le terrain pour vérifier s’ils ont commencé à se conformer aux nouvelles dispositions entrées en vigueur. La phase de la répression, préviennent les autorités de la municipalité, est pour bientôt. « Nos services compétents procéderont au contrôle périodique et aléatoire des vendeurs agréés. Ceux qui ne se conformeront pas subiront la rigueur de la loi et se verront interdits d’exercice de l’activité dans la ville de Parakou », a averti le maire.
Après les transporteurs des véhicules de transport en commun, les conducteurs de taxi-moto, les boulangers et les distributeurs de pain dans la cité des Koborou, les vendeurs de viande grillée également n’ont pas été épargnés. La mairie vient de les embarquer à bord du train des réformes qu’elle a mis en œuvre.

Société 20 août 2018


Préparatifs de la fête de Tabaski 2018: Flambée des prix du mouton à Bohicon
[caption id="attachment_30417" align="alignnone" width="1024"]Hausse de prix du mouton à Bohicon liée à la forte demande pour la fête[/caption]

A quelques heures de la célébration de la fête de l'Aïd el-Kébir encore appelée la fête de la Tabaski, la communauté musulmane de Bohicon fait face à la flambée des prix de la bête à immoler.

La communauté musulmane se prépare à sacrifier à la tradition annuelle de l’Aïd el-Kébir, la grande fête de pardon, de réconciliation et de rapprochement. Le Coran prescrit à chaque membre de la communauté musulmane d’immoler une bête à l’occasion de la fête de la tabaski. A Bohicon, les préparatifs vont bon train mais ce n’est pas encore la grande affluence au niveau des marchés de mouton à Bohicon, conséquence de la morosité économique et de la cherté de la vie qui sévissent. Ainsi, beaucoup préfèrent attendre les dernières heures de la fête pour faire leurs achats.

Au marché de bétail Gbôhi situé au quartier Zakpo à Bohicon, ce week-end, on note plus de mouvements que d’ordinaire, même si les visages sont quelque peu crispés du côté des vendeurs comme des rares acheteurs. Des va-et-vient incessants et des négociations interminables entre vendeurs et acheteurs. Des bêtes sont aussi débarquées dans le marché par des vendeurs occasionnels qui espèrent faire des affaires en profitant des enchères. Mais curieusement, très peu de montons quittent ce marché parce que les preneurs au pouvoir d’achat limité se sentent visiblement dépassés par les prix fixés par les vendeurs.
« Les frères musulmans viennent pour voir les moutons mais ils demandent les prix et s’en vont », raconte Karimou, vendeur occasionnel de bétail dans ce marché. Son voisin Issa vient de céder un mouton au prix de 90 000 F Cfa à un père de famille qui n’a pas voulu avoir des surprises désagréables au dernier jour. Ce dernier dit ne pas attendre le dernier jour parce que les bêtes coûteraient encore plus cher. Le jour de la tabaski, prévient-il, les animaux coûtent plus cher allant dans l’ordre de 200 000 F Cfa.
Rassurant, Waliou Abdouramane, maître coranique à Zongo (Bohicon), estime que malgré le prix coûteux de la bête, la tabaski aura bel et bien lieu. Les bêtes seront immolées par les croyants qui ont les moyens de le faire. Et le sacrifice à faire à Dieu n’a pas de prix. Le maître coranique rappelle que les prescriptions du saint Coran indiquent que « C’est un geste en souvenir du miracle opéré par Allah en substituant un bélier au fils unique qu'Abraham lui offrait en sacrifice à sa demande ». Puis il avertit que les bêtes en offrande au Miséricordieux Allah ne doivent être ni boiteuses ni affectées par une quelconque maladie.
Par ce sacrifice du mouton, le matin de l'Aïd el-Kébir, le musulman renouvelle en permanence sa foi et sa soumission à Dieu, le Tout Puissant et le Miséricordieux, dans le même esprit que celui d'Ibrahim. « Celui-ci, s'apprêtant à sacrifier son fils à Dieu sur ordre de ce dernier, vit s'approcher de lui, à l'ultime minute, un mouton envoyé du ciel ». Et c’est bien ce sacrifice qui doit être renouvelé demain comme chaque année par tout bon musulman.

Société 20 août 2018


Préparatifs de la fête de Tabaski 2018: Forte spéculation autour du prix du mouton à Sèmè-Podji
[caption id="attachment_30415" align="alignnone" width="1024"]Arouna Moumouni, président des importateurs et vendeurs de moutons[/caption]

Les moutons coûtent plus cher par rapport à l’an dernier sur le site du nouveau marché de bétail de Tohouè à Sèmè-Podji où se sont installés les vendeurs déguerpis de Djeffa dans la même commune. Mais cette hausse sur fond de spéculation est loin d’émousser les ardeurs des musulmans tenant à honorer Allah en immolant un mouton pour la Tabaski qui a lieu demain.

« J’ai prévu 100 000 francs Cfa, comme d’ailleurs à chaque Tabaski depuis trois ans, pour acheter deux moutons, un gros et un moyen pour la fête demain. Mais je n’ai pu prendre, après un long tour dans le marché, qu’une seule bête. Tout simplement parce les moutons coûtent trop cher cette année », se désole Bastou L., un jeune fonctionnaire en service à Akpro-Missérété. Il ressort tout déçu du nouveau marché de bétail de Tohouè dans la commune de Sèmè-Podji dans l’après-midi du samedi 18 août dernier. Il devra se contenter pour la fête du seul mouton qu’il a pris à 80 000 F Cfa et qui demeure très insignifiant par rapport à ses objectifs de trouver de la viande pour sa petite famille, ses parents et quelques amis du quartier. « Je suis obligé de faire avec. Je ne peux pas faire autrement », poursuit Bastou L. qui a attaché le seul mouton derrière sa moto dame. 

La même déception est partagée par dame Karamatou Bello, vendeuse du riz qui dit avoir écumé mais en vain les stands du marché de bétail avec une enveloppe de 30 000 F Cfa dans l’espoir d’acheter un mouton pour la fête. Elle avait encore en main la corde qu’elle avait prévue pour attacher la bête. Le coût de tous les moutons trouvés dépasse sa bourse. Le plus bas prix, selon elle, est à 55 000 F Cfa. Mais Karamatou Bello ne désespère pas pour autant. Elle pense chercher du côté des éleveurs de cabri de son quartier à Porto-Novo. Car, elle tient à immoler coûte que coûte une bête, conformément à la tradition musulmane pour l’aïd el-Kébir à laquelle elle sacrifie depuis sept ans.
Comme Bastou L. et Karamatou Bello, les clients approchés sont unanimes sur la cherté du prix des bêtes par rapport à l’année dernière sur le nouveau marché de bétail Tohouè où se sont installés les vendeurs déguerpis de leur ancien site de Djeffa situé au bord de la route Cotonou - Porto-Novo.

Ruée vers le marché sénégalais !

Cette hausse du prix est confirmée par Arouna Moumouni, président de l’Association des importateurs et vendeurs de moutons du Burkina Faso, du Niger, du Mali, de Guinée et du Nigeria. Selon lui, jamais le mouton n’a coûté aussi cher depuis seize ans qu’il opère dans le domaine de l’importation et de la vente du bétail au Bénin. Cette situation est surtout due, à l’en croire, aux problèmes qui prévalent actuellement dans la filière où ils sont sommés de rejoindre le site de Zè après des formalités administratives. La polémique a découragé le grand nombre d’importateurs surtout burkinabè qui convoient le gros lot de moutons au Bénin à la veille de chaque fête de Tabaski. « Cette année à peine nous avons enregistré 40 camions de moutons provenant du Burkina Faso alors qu’on était à 150 à la même période en 2017. Les importateurs burkinabè ont préféré aller vers le Sénégal à cause de la situation de déguerpissement du marché de bétail de Djeffa », renseigne Arouna Moumouni. Il trouve normal que, face à la situation, les quelques vendeurs qui ont pris le risque d’importer vers le Bénin fassent de la spéculation autour du prix du mouton. C’est la loi du marché : quand la demande dépasse l’offre, les prix augmentent sur le marché, explique Arouna Moumouni.
Selon lui, un mouton vendu à 30 000 francs Cfa en 2017 est cédé cette année à plus de 50 000 F Cfa. Le client peut aussi trouver dans le marché de Tohouè des bêtes bien en chair vendues à plus de 600 000 F Cfa. Malgré la hausse des prix, le président de l’Association des importateurs et vendeurs de moutons du Burkina Faso, du Niger, du Mali, de Guinée et du Nigeria se réjouit de l’affluence des clients. Arouna Moumouni constate avec satisfaction qu’en dépit du repli sur le nouveau site dans la brousse à Tohoué où l'on ne peut plus leur reprocher de salir l’image du pays, les clients ne se font pas prier pour venir jusqu’à eux. Il était très difficile de se frayer le chemin cet après-midi du samedi 18 août dernier. Le marché de bétail grouillait de monde même si les clients en ressortaient avec diverses fortunes. Pour cela, Arouna Moumouni implore l’indulgence des autorités préfectorales et gouvernementales qu’elles leur permettent de rester sur le site de Tohouè que leur a trouvé la mairie de Sèmè-Podji et de ne pas les chasser vers Zè. Car, les histoires de casse et de va-et-vient n’arrangent pas du tout le marché où les bêtes reviendront plus chères aux clients, plaide-t-il.

Société 20 août 2018


Colloque sur le pays Wémè: Une initiative pour révéler la Vallée de l’Ouémé
[caption id="attachment_30414" align="alignnone" width="1024"]Adrien Huannou[/caption]

L’Institut de mathématiques et de sciences physiques de Dangbo accueille, du 21 au 23 août, un colloque sur le pays Wémè. C’est une initiative du directeur du Centre international de recherches et d’études francophones (Ciref), Adrien Huannou, qui vise à faire la lumière sur le passé et le présent de la Vallée de l’Ouémé et esquisser les grandes lignes de son développement.

Faire mieux connaître l’histoire, le patrimoine culturel ainsi que les potentialités touristiques et économiques de la vallée de l’Ouémé ; examiner les voies et moyens de mettre ces potentialités au service du développement de la région ; publier un ouvrage de référence qui sera un outil incontournable pour toute personne s’intéressant à n’importe quel aspect du pays Wémè. Tels sont les objectifs du colloque sur le pays Wémè qui s’ouvre demain à Dangbo. 

Pour Adrien Huannou, directeur du Ciref et initiateur de ces assises, il faut entendre par «pays Wémè», le terroir socioculturel communément appelé «la Vallée de l’Ouémé», en l’occurrence les quatre communes que sont Dangbo, Adjohoun, Bonou et Aguégués. Le colloque portera sur le thème : « Le pays Wémè d’hier à demain : Histoire, culture et développement ».
Il sera question, précise-t-il, de révéler l’histoire du pays Wémè, de donner l’explication du terme «Wémènou», d’aborder la question du peuplement du pays Wémè, d’évoquer le présent de cette région, de révéler les us et coutumes, de parler le «Wémègbé» méconnu de nombreux Wémènou qui ont quitté la vallée.
Ce colloque sera décliné en trois volets. Le volet intellectuel prend en compte diverses communications sur différentes disciplines notamment l’histoire et la sociologie, les langues, arts et cultures, l’économie et le développement.
Le volet touristique consistera en la visite de lieux historiques dont des musées et cours royales, des sites touristiques, des sites à caractère économique à l’instar des sources d’eau minérale et thermale.
Le volet exposition sera consacré au vernissage des travaux réalisés sur le «pays Wémè» dans toutes les disciplines scientifiques, qu’ils soient publiés ou inédits. Sont attendus à ces assises, des chercheurs et étudiants de toutes les disciplines scientifiques, des autorités politiques et administratives et bien d’autres épris du développement du pays Wémè.

Société 20 août 2018


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