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Nouvelles

Eliminatoires Coupe d’Afrique de basketball 3×3 Fiba 2018: Belle entame pour le Bénin chez les hommes
[caption id="attachment_30403" align="alignnone" width="1024"]Romario Akpachi et ses coéquipiers ont résisté face aux burkinabé[/caption]

Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique de basketball 3X3 Fiba Zone 3 ont démarré, ce jeudi 16 août sur l’esplanade du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Chez les hommes, le Bénin a remporté ses deux premières sorties respectivement face au Niger (21-13) et au Burkina-Faso (17-08) tandis que les dames ont été battues (16-21) par la Côte d’Ivoire.

La sélection nationale de basketball du Bénin, chez les hommes, s’est illustrée de fort belle manière, ce jeudi 16 août, en remportant ses deux premières sorties des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 3X3 Fiba 2018. Le capitaine Romario Akpachi et ses coéquipiers ont battu en match d’ouverture le Niger (21-13) avant de prendre le dessus sur le Burkina-Faso (17-08) au terme d’une deuxième rencontre difficile. Les poulains de Mohamed Lanian Elemeze viennent de prendre une sérieuse option pour la qualification dans le groupe B composé de la Guinée, du Nigeria, du Cap-Vert, du Niger et du Burkina Faso. Ils prennent ainsi la tête de cette poule avec le Cap-Vert tombeur du Nigeria (17-15) et du Burkina Faso (10-12). Le Nigeria partage la troisième place avec le Burkina Faso. Les deux équipes ont eu leur victoire face au Niger qui a enregistré trois défaites. Les trois premières sélections de chaque poule étant qualifiées directement pour la Fiba 3×3 Africa Cup 2018, le Bénin est attendu, chez les hommes, ce jour pour confirmer son hégémonie dans ce groupe respectivement face à la Guinée, au Cap-Vert et face au Nigeria. C’est la condition pour éviter le match barrage face au quatrième du groupe A composé de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Ghana et de la Gambie.
Chez les dames, la sélection nationale n’a pas pu tirer son épingle du jeu. Aïshatou Kondoh et ses coéquipières ont été battues par la Côte d’Ivoire (16-21). Après cette contreperformance, elles doivent se relancer, ce vendredi, dans la poule B où elles devront jouer le Mali, le Ghana et la Guinée.
Après leur victoire sur le Bénin, les Ivoiriennes ont battu la sélection ghanéenne (14-04) pour s’assurer l’une des deux places disponibles dans cette poule chez les dames. Signalons que la compétition va connaître son épilogue ce vendredi?
Résultats
-Hommes
Bénin - Niger : 21-13
Cap-Vert – Nigeria: 17-15
Bénin - Burkina Faso : 10-12
Côte d’Ivoire – Mauritanie : 18-13
Mali-Ghana : 18-11
Nigeria-Niger : 20-13
Ghana - Gambie : 16-19
Burkina Faso - Niger : 19-16
Côte d’Ivoire – Gambie 12-7
Nigeria - Burkina Faso 21-09

- Dames
Bénin-Côte d’Ivoire : 16-21
Gambie – Niger : 7-8
Ghana-Mali : 7-20
Nigeria-Burkina-Faso : 8-7
Gambie-Burkina-Faso : 5-9
Niger-Cap-Vert : 13-10
Cap-Vert – Nigeria : 9-21
Côte d’Ivoire –Ghana : 14-04

Sports 17 août 2018


Pour une affaire de vol de matériels sportifs des Ecureuils: Un gardien de la Fédération béninoise de football en prison
[caption id="attachment_30402" align="alignnone" width="1024"]Fédération béninoise de football [/caption]

Une affaire de vol de matériels sportifs, notamment de maillots, de shirts et autres outils des Ecureuils du Bénin éclabousse la Fédération béninoise de football (Fbf) à Porto-Novo. Un gardien de la Fbf a été placé sous mandat de dépôt, ce jeudi 16 août, par le procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Il a été jeté en prison après des jours de garde à vue à la police avec l’agent de liaison de la Fédération. Mais ce dernier a été relâché hier après audition par le procureur de la République. 

Des sources proches du dossier informent que l’affaire risque de donner de l’insomnie également à un haut responsable à qui une convocation aurait été délivrée par le Parquet pour sa comparution devant le tribunal le 10 septembre prochain. Ce dernier devra clarifier certaines des déclarations accablantes faites à son encontre par le gardien en détention préventive depuis hier. Cette comparution est donc attendue pour la manifestation de la vérité dans cette affaire de soustraction frauduleuse de matériels sportifs des Ecureuils du Bénin.
Il faut préciser que cette affaire éclate à un moment où le président de la Fbf est en train de terminer son mandat. L’élection du nouveau bureau du comité exécutif de la Fédération est prévue pour le samedi 25 août prochain. Et la passation de charges entre les bureaux sortant et entrant aura lieu le lundi 27 août prochain.

 

Sports 17 août 2018


Cérémonie d’annonce officielle du décès du roi de Danxômè: Le président du comité d’organisation satisfait
[caption id="attachment_30401" align="alignnone" width="1024"]Dah Akpaniankou[/caption]

Après la cérémonie «Assikplata» qui a annoncé le «crépuscule sur le royaume de Danxômè» (décès du roi) qui s’est déroulée, samedi 11 août dernier à Abomey, le président du comité d’organisation des obsèques du roi Dédjalagni Agoli-Agbo, Dah Akpaniankou Gbémablêkpô Glèlè revient sur l’organisation et donne des détails sur la suite des cérémonies à organiser, prouvant que Abomey demeure le berceau du Vodoun et reste attaché à ses valeurs.

La Nation : Dah Akpaniankou Gbémablêkpô Glèlè, que comprendre de la cérémonie «Assikplata», est-ce déjà les obsèques du Roi Dédjlangni ?

Dah Akpaniankou Gbémablêkpô Glèlè : Le «Assikplata», c’est la cérémonie qui annonce que «le crépuscule est tombé sur le royaume» (décès du roi). Et s’il faut le dire dans les termes consacrés par la tradition, depuis un moment, il a été annoncé qu’il y a une «forte fièvre» qui s’est emparée du Danxômè, pour dire que le roi est indisposé. Alors ce jour-là, ceux qui sont mandatés et qui ont reçu le ‘’Tabla’’ comme on le dit, c’est-à-dire le titre pour le faire, vont et constatent ce qui se passe. Est-ce que la fièvre a eu raison du roi ou pas ? Si c’est le cas, il revient à celui-là qu’on appelle le ‘’Tavi’’ d’aller effectivement constater que le roi n’est plus là et rendre compte à celui qui est chargé de renseigner d’une telle situation : le ‘’Migan’’. C’est à ce dernier de passer l’information.
Il y a des codes pour annoncer la nouvelle. La récade est emballée et remise. À la vue de ce signe, cela donne déjà l’information que «le crépuscule est tombé sur le royaume». C’est ce qui a été fait le jour-là. Quand c’est dit, on aligne quarante-et-un Zinli et tout le monde entonne un cri, et on met les mains sur la tête en signe de détresse comme pour dire ‘’Oh ! Qu’est-ce qui s’est passé ?’’ Et, au même moment et de façon uniforme, les quarante-et-un Zinli résonnent pour annoncer le deuil. C’est ce qui s’est passé.

Après l’annonce du samedi 11 août dernier, est-ce à dire que les cérémonies sont terminées ?

Non, le crépuscule est tombé, il fait nuit comme on le dit, le roi n’est plus là. C’est tout un rituel. Ce qui s’est passé, ce sont des rituels, ça a tout l’air d’un spectacle, mais ce sont des rituels. Comme vous l’avez constaté, le Tavi est rentré constater le décès, donné le message ; le Migan l’a annoncé au peuple, un peuple très éploré qui a crié à la détresse et les Zinli ont annoncé le deuil. Donc, nous sommes en deuil.
Quand le roi part, c’est tout un processus jusqu’à la désignation d’un autre roi et c’est cela qui a commencé. Nous avons fini avec cela. Ce qui suit, les amis viendront maintenant témoigner leur compassion à tout le peuple et surtout à la descendance du roi. C’est ce qu’on appelle ‘’Honton go dido’’, c’est cela qui va commencer et ainsi de suite.

On en a pour combien de temps encore ?

Avant, cela durait jusqu’à trois mois, mais tout est prévu au Danxômè donc les circonstances des fois obligent à comprimer. Le monde a évolué, il y a trop de contraintes aujourd’hui, donc on a comprimé jusqu’à quarante-cinq jours les cérémonies. Côté traditionnel, la cérémonie va durer quarante-cinq jours et sera clôturée par une messe d’action de grâce. Vous savez bien le syncrétisme religieux est le propre du Danxômè. Depuis le règne du roi Kpingla, ils ont accepté les musulmans, et puis après, au temps du roi Guézo, ils ont accepté les chrétiens qui se sont installés. Donc, bien entendu l’exemple nous a été donné par le roi Guézo. Aurait-il été baptisé ? Le roi aussi avant d’être intronisé était baptisé, donc tout va se clôturer par une messe de l’Église catholique.

On a vu un début de manifestation du retour du roi à ses ancêtres. On a vu une manifestation très bien organisée. Cela paraît comme une première dans la ville d’Abomey. Qu’est-ce qui peut expliquer cela ?

C’est inédit. Il faut le reconnaître. On a vu par le passé d’autres rois qui nous ont quittés. Ce n’est pas la première fois que le crépuscule est tombé sur Danxômè. Donc, cela n’a pas eu la même ampleur, simplement parce que les cadres et autorités politico-administratives originaires d’Abomey, très préoccupés par le respect de nos chefs traditionnels ont demandé qu’un comité soit mis en place pour coordonner et gérer de façon à ce que nous puissions offrir au roi une cérémonie digne, que tout se passe dans la paix et la beauté. Nous avons lancé des souscriptions et tout le monde a donné pour nous permettre d’organiser la cérémonie. On ne peut rien faire sans le nerf de la guerre et ils nous ont vraiment allégé la tâche.

L’État béninois n’a-t-il pas contribué à l’organisation de la cérémonie ?

Pas du tout. L’État n’a pas donné un copeck. C’est le lieu de le dire. C’est pourquoi j’ai dit tout à l’heure que les fils d’Abomey qui sont concernés ont contribué aux obsèques du roi. C’est normal que ça se passe ainsi puisque après tout, ils sont d’Abomey et ils ne peuvent pas le renier. Mais je dis et je répète, leur attachement à nos valeurs traditionnelles a facilité cet engouement.
Pourtant, les rumeurs font état d’une supposée participation de l’Etat !

Je vous le dis et je le confirme encore que l’État béninois n’y a encore rien mis. D’ailleurs, jusqu’à présent, le Conseil des ministres n’a même pas encore présenté les condoléances du gouvernement au royaume de Danxômè ni à la famille éplorée. Comment est-ce qu’on peut ordonner le décaissement ? C’est maintenant, après l’annonce du décès du roi. Donc, il faut partir de là. Vous voyez jusqu’où nous sommes attachés à nos traditions. C’est cela ! Le Conseil des ministres peut maintenant en parler, puisque nos traditions ont prévu le mécanisme qui annonce officiellement le départ du roi, le Conseil s’en est abstenu jusqu’à présent.
C’est maintenant que nous pouvons, au niveau du comité d’organisation, introduire une lettre au Conseil des ministres pour annoncer qu’effectivement, «le crépuscule s’est abattu sur le royaume». Ce n’est qu’à partir de ce moment que le gouvernement peut envoyer officiellement une délégation et décider maintenant si oui ou non, il va prendre une part ou ordonner un décaissement ou un appui.
Suivant la logique des choses, l’argent de l’État ne sort pas sur un coup de tête ! Ce n’est pas possible. C’est forcément le Conseil des ministres qui peut décider d’une telle initiative. Le Conseil n’a même pas encore parlé du décès. Donc, je dis et je réaffirme sans gêne que des cadres et responsables politico-administratifs, en tant que fils d’Abomey, ont participé à titre personnel financièrement et moralement, en nous conseillant pour que les cérémonies soient dignes et se déroulent dans la paix, dans l’honneur. C’est extraordinaire !
S’ils ne sont pas concernés, ils n’auraient pas senti la nécessité de le faire. Franchement, pour moi, c’est l’occasion pour moi en tant que président du comité d’organisation et toute l’équipe d’ailleurs, de remercier du fond du cœur au nom de tout le Danxômè, tous ces cadres et responsables politico-administratifs pour ce qu’ils ont pu faire pour nous.

Comme les manifestations se poursuivent, est-ce que vous avez un appel à lancer à nos compatriotes et aux natifs d’Abomey, maintenant qu’officiellement, on sait que le crépuscule est tombé sur Danxomè ?

Je crois que les choses vont continuer. Comme nous savons maintenant que nous sommes en deuil, c’est l’occasion pour les autorités de passer présenter leurs condoléances à la famille et écrire dans le livre de condoléances ouvert à cet effet.
Aussi, je vais dire à toutes les filles et à tous les fils du Danxomè, aux amis, aux sympathisants, qu’ils peuvent maintenant manifester leur compassion à la famille et à toutes les familles éplorées. C’est aussi l’occasion de les inviter à continuer toujours à gérer les cérémonies dans la paix, dans la beauté, comme cela a commencé, jusqu’à ce que nous ayons le successeur. Nous avons toujours désigné le roi mais parfois ce n’est pas facile. Mais je voudrais que cette fois-ci, cela se passe dans la paix, dans la quiétude, parce que forcément, il faut que la cérémonie se termine par la désignation du successeur. Donc, c’est l’occasion pour moi de lancer cet appel à la paix, à la sagesse, à toutes les filles et à tous les fils du royaume de Danxômè.

Propos recueillis par Sabin LOUMEDJINON

Société 17 août 2018


Réforme au niveau de l’Office du baccalauréat: Les primes des correcteurs payées par virement bancaire
[caption id="attachment_30400" align="alignnone" width="1024"]Office du Baccalauréat [/caption]

Chaque année, l’Office du baccalauréat affine sa méthode d’organisation de l’examen. Cette année 2018, c’est la réforme au niveau du paiement des primes de correction par virement bancaire en un temps record qui retient l’attention.

A compter de cette année, les primes de correction de l’examen du baccalauréat sont payées par virement bancaire aux correcteurs. La direction de l’Office du baccalauréat a pris cette mesure pour se conformer à la note de service du ministère des Finances.

En effet, par une note de service du 10 février 2017, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a interdit le paiement à vue des différentes primes et indemnités. Par la même directive ministérielle, il est autorisé le virement dans les comptes bancaires des agents publics et autres prestataires les différentes primes et indemnités. Une décision que les structures d’examens nationaux ayant de gros effectifs ont du mal à appliquer. Mais cette année, l’Office du baccalauréat a trouvé la solution pour mettre en œuvre cette mesure. Ainsi, trois jours après la fin des travaux de correction du bac, les enseignants dont les comptes sont domiciliés dans la banque partenaire de l’Office ont reçu leurs primes de correction. Au bout d’une semaine, tous les 5060 correcteurs, 1353 contrôleurs et 125 présidents de commissions ont touché leurs primes. « Au départ, les partenaires sociaux ont redouté l’efficacité du partenaire technique dans la mise en œuvre de la mesure ministérielle. Mais nous avons mis en place, grâce aux diligences de l’agent comptable de l’Office, un système de contrôle et de vérification des relevés d’identités bancaires pour faciliter les opérations au niveau de toutes les banques. Nous avons pris les mesures exceptionnelles avec notre partenaire technique pour faire observer à la lettre la décision de notre ministre de tutelle Mme Odile Marie Attanasso d’une part et satisfaire à nos engagements vis-à-vis de nos partenaires sociaux d’autre part. Je remercie M. Arnaud Houndji, l’agent comptable de l’office et son équipe pour avoir fait diligence », a laissé entendre Dr Alphonse da Silva.
Pour atteindre les derniers enseignants correcteurs du baccalauréat résidant dans les villages reculés où il n’y pas de banque, l’Office a fait recours aux structures d’épargne comme la Clcam pour positionner les primes. L’Office se réjouit d’avoir positionné les primes à bonne date. Cette expérience peut être étendue aux autres acteurs du baccalauréat d’ici la prochaine session unique, assure le directeur de l’Office du baccalauréat.

Société 17 août 2018


Initiative de l’Unfpa dans la cité lacustre de Sô-Ava: Une barque clinique mobile offrant divers services de santé
[caption id="attachment_30397" align="alignnone" width="1024"]Une initiative de l’Unfpa pour rapprocher les services de santé des populations[/caption]

En plus de la précarité de la vie, la cité lacustre de Sô-Ava est caractérisée par un accès limité aux services sanitaires. Dans ce milieu où les grossesses précoces et fréquentes menacent la santé maternelle et néonatale, le Fonds des Nations Unies pour la Population a entrepris plusieurs actions pour le mieux-être des communautés, dont la mise à disposition d’une barque clinique mobile.

Une géante barque mobile qui sillonne les sept arrondissements de la commune de Sô-Ava pour rapprocher les populations des services de santé. Cet arsenal qui flotte sur l’eau offre des prestations intégrées de santé reproductive à l’intention des adolescents et jeunes, de planification familiale, de dépistage du Vih/Sida et de prise en charge médicale et psychologique des filles et femmes victimes de violence. 

Mise en place par le Fonds des Nations Unies pour la Population (Fnuap), la barque est faite de deux cabines identiques climatisées qui servent de salle de counseling (orientation, conseils) et de soins. Elle est accessible à tous, hommes et femmes désireux de se faire dépister ou d’en connaître davantage sur les méthodes de planification familiale. L’offre est entièrement gratuite, à la charge du Fnuap.
C’est à travers des sensibilisations fréquentes sur l’espacement des grossesses et la proposition de la gamme de produits de planification familiale disponibles sur la barque que les relais communautaires et les animateurs de l’Ong nationale Osv-Jordan accompagnent les populations de la cité lacustre de Sô-Ava. « Il y a des femmes qui n’avaient jamais entendu parler des méthodes de planification familiale ; certaines, plus informées, veulent bien adopter une méthode mais n’avaient pas les moyens pour se déplacer », fait savoir la directrice adjointe de l’Ong Osv-Jordan, Pulchérie Achadé, pour démontrer l’opportunité de la barque. Elle poursuit : « Cette barque permet de rallier tous les villages lacustres de Sô-Ava. C’est un joyau que l’Unfpa (Fnuap) a mis à la disposition des communautés pour les appuyer dans l’espacement des naissances, la réduction des grossesses précoces et non désirées, de la mortalité maternelle, néonatale et infantile ainsi que la lutte contre les violences faites aux femmes. Nous en avons trois : une ici à Sô-Ava et deux autres dans la vallée de l’Ouémé ».

Adhésion progressive

Mais l’adhésion aux services de la barque n’a pas été spontanée. « Le changement de comportement, ce n’est pas du jour au lendemain. Au début avec la barque, ce n’était pas facile. Les populations n’avaient pas compris l’utilité de la barque. Elles la prenaient pour un temple mystique, ou un apanage vodoun et elles n’hésitaient pas à la maudire au passage. Nous avons alors commencé par leur faire visiter la barque et c’est là qu’ils ont compris qu’il n’y avait rien de mystique », relate Pulchérie Achadé. À l’en croire, les communautés adhèrent progressivement aux méthodes de planification familiale quoiqu’elles bouleversent leurs habitudes. Parmi les produits les plus sollicités, le jadelle pour les femmes et les préservatifs pour les hommes.
Dans cette commune lacustre de 118 547 habitants, la prévalence d’utilisation de la planification familiale était de 0,84 % jusqu’en 2014 en raison de la faible connaissance des méthodes contraceptives et de l’insuffisance des services de planification familiale. Les phénomènes «Fille-mère», «femme-porteuse», «famille pléthorique» ont pris une ampleur inquiétante.
L’initiative de la barque clinique mobile s’adapte aux réalités de la commune et permet ainsi aux populations quel que soit leur lieu de résidence de bénéficier de divers services de santé. Dès 2015, plus de 400 utilisatrices additionnelles de planification familiale ont été enregistrées, près de 1500 personnes ont été dépistées et 4 cas de violences faites aux femmes ont été signalés et pris en charge. Les chiffres se sont accrus les années suivantes et le succès de cette initiative a convaincu le ministère de la Santé de la mise en place de barques cliniques mobiles de planification familiale dans toutes les localités lacustres du pays pour accélérer l’atteinte de l’Objectif de développement durable 3 « Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge ».

Société 17 août 2018


Grande nuit des contes de l’association Mémoire d’Afrique: Une aubaine pour préserver la tradition orale africaine
[caption id="attachment_30396" align="alignnone" width="1024"]Mémoire d'Afrique s'emploie à faire revivre les contes[/caption]

L’association Mémoire d’Afrique a réédité, mardi 14 août, l’organisation de la « Nuit des contes » dans vingt-neuf communes. A Cotonou, le carrefour Sainte Cécile a abrité les manifestations. 

Des histoires à dormir debout, des contes et légendes africains et européens… Le menu de l’édition 2018 de la « Nuit des contes » organisée par l’association « Mémoires d’Afrique » était diversifié. Conteurs professionnels et amateurs, face à un public composé en majeure partie de jeunes gens ont, pendant des heures, raconté des histoires dont la finalité est de faire renaître dans les cœurs et les esprits le goût des contes à l’africaine tels que racontés jadis à la tombée de la nuit autour des personnes âgées.
« Les leçons de morale, les enseignements pour la bonne conduite et autres enseignements essentiels qu’on tirait de ces contes tendent à disparaître », diagnostique Raoul Atchaka, représentant national de l’association. Le combat de l’association, rappelle-t-il, c’est de faire en sorte que la tradition de l’oralité longtemps conservée par l’Afrique, vecteur de transmission de savoirs et de sagesses puissent retrouver sa place de choix.
Pour cette nuit de contes au carrefour Sainte Cécile à Cotonou, les élèves et étudiants ont effectué massivement le déplacement. Pour la plupart d’entre eux, c’est la première qu’ils se tiennent face à un conteur pour s’entendre dire des récits. Et cerise sur le gâteau, des conteurs togolais, canadiens et français ont agrémenté cette soirée inédite qui a eu lieu simultanément dans vingt-neuf communes sur l’ensemble du territoire national. La treizième édition de la « Nuit des contes » sera jumelée à la neuvième édition de la Journée du patrimoine immatériel.

Culture 17 août 2018


Festival ‘’Cala Wokoli’’ à Abomey-Calavi: La septième édition a vécu
[caption id="attachment_30395" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Barnabé Dassigli (à l'extrême droite) a rehaussé, par sa présence, l'éclat de la 7e édition du festival [/caption]

L’école primaire publique centre d’Abomey-Calavi a servi de cadre, mercredi 15 août dernier, aux manifestations entrant dans le cadre de la septième édition du festival ‘’Cala Wokoli’’ dédié à la pâte de maïs recyclée. Un moment de retrouvailles soutenu par des autorités à divers niveaux et visant le développement de la commune d’Abomey-Calavi.

La septième édition du festival ‘’Cala Wokoli’’ a été un moment de retrouvailles des ressortissants de la commune d’Abomey- Calavi, mercredi 15 août dernier. L’événement s’est déroulé dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique centre de la commune, en présence des autorités à divers niveaux.
Cala Wokoli se veut une fête identitaire d’Abomey-Calavi et prône l’union des ressortissants, selon les organisateurs. Pour le comité d’organisation, la fête sonne aussi la mobilisation et permet à chaque ressortissant d’apporter sa contribution pour la construction de la commune d’Abomey-Calavi.
Le chef d’arrondissement de Calavi-centre, Bernard Hounsou, a exprimé sa joie de prendre part à cette initiative qui se déroule au même moment que la fête de l’igname dans la commune de Savalou. « Comme dans d’autres départements du Bénin où il y a la fête de l’igname, ici à Calavi, il y a la fête du maïs », fait-il savoir.
Evoquant les enjeux de développement du Bénin, il laisse entendre que sa commune prend une part active dans la mise en oeuvre du Programme d’action du gouvernement. Son souhait est de pérenniser cette fête qui mobilise toute l’ethnie Ayizo.
La présence du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale Barnabé Dassigli, a donné un éclat à la fête. « A chacun sa tradition », dira le ministre qui se dit heureux d’être parmi les siens pour célébrer l’union et la fraternité. Il a souligné que c’est dans l’union que les paysans mangent cet aliment si solide pour tenir lors des travaux champêtres. Barnabé Dassigli a indiqué que Wokoli signifie tout, se mange partout et traduit l’unité des populations d’Abomey-Calavi, Sô-Ava, Ouidah, Kpomassè…
Les festivités se sont poursuivies dans les ménages, toute la soirée du mercredi dernier.

Culture 17 août 2018


« De Père en fils » de Assiongbon Kangny Assiongbon: Un roman tragique inspiré de la vie en campagne
[caption id="attachment_30394" align="alignnone" width="1024"]De Père en Fils d'Assiongbon Kangny Assiongbon[/caption]

Parue aux éditions Tamarin, De Pères en Fils est une œuvre littéraire du journaliste Assiongbon Kangny Assiongbon. A allure tragique, ce roman de 200 pages réparti en seize chapitres, replace le lecteur au cœur des pratiques culturelles endogènes en retraçant le quotidien de la vie en campagne.

De l’épisode de la réunion sous l’arbre à palabres à celui de la mort tragique du vieux Zankou dans la forêt sacrée en passant par la fin dramatique du personnage principal Ayato, le forgeron, le roman De Père en Fils d'Assiongbon Kangny Assiongbon met en exergue l’ordinaire de la vie en campagne et l’extraordinaire sinon le mystique caché derrière certaines réalités.
Le titre « De Pères en Fils » laisse entrevoir l’héritage culturel transmis de génération en génération. En outre, la première de couverture donne une vue panoramique de l’architecture des habitations de campagne. On y retrouve une concession faite de cases en terre battue couvertes de paille, sous un ciel bleu, avec la présence de quelques ruminants errant sur la terre rouge de la cour. Le décor ainsi planté plonge le lecteur dans les premières lignes du roman consacrées à la réunion des sages sous l’arbre à palabres, une fameuse rencontre pendant laquelle les sages du village se penchent sur l’organisation des travaux champêtres à l’approche de la saison des grandes pluies.
C’est à travers le récit de la vie du vieux forgeron Ayato et de sa famille que le roman prend forme. Père de cinq enfants, le vieux Ayato est un illustre forgeron du village Affomadjè, une bourgade limitée au Nord par la forêt sacrée, au Sud par des champs, à l’Ouest par un grand marché et à l’Est par le village Gogotinkpon. Il ne manquait aucune occasion pour transmettre sa sagesse et les valeurs culturelles à ses enfants Sagbo, Alihonou, Allagbé, Ayaba, Assiba. Avec ceux-ci et sa femme Anagonou, le vieux Ayato préparait les prochains travaux champêtres lorsqu’il fut pris d’une maladie mystérieuse. Malgré les nombreux soins atypiques prodigués par les guérisseurs et l’assistance de tante Noubouli, la santé du vieux Ayato continua de se détériorer. Pour faire face aux besoins quotidiens, il envoya, entre-temps son fils-aîné Sagbo, chercher de l’aide auprès de leur oncle Coffi à Cotonou. Le fils-aîné ne revînt que quelques-jours après, chargé de commissions. Son père était déjà mort et la concession baignait dans une ambiance maussade. Par ces temps funestes, un autre événement plus tragique survint ; la mort du vieux Zankou déchiqueté par les charognards dans la forêt sacrée. De tels évènements au village sont perçus comme des présages.

Pratiques mystiques

L’œuvre De Pères en Fils est parsemée de scènes traditionnelles. A la page 30 du roman, l’auteur expose les hommages rendus aux génies dans la grande forêt. « Chaque samedi, c’est la fête dans la grande forêt. On immole des coqs et les poules aux génies afin que ces derniers protègent les maisons et les habitants », peut-on y lire. A la même page, l’auteur raconte le sacrifice organisé un samedi soir en l’honneur des génies pour qu’ils protègent tous les habitants contre la morsure des serpents pendant la période de travaux champêtres. Il s’agit d’une cérémonie à laquelle les femmes ne participent pas de peur qu’elles ne disparaissent à jamais. Seuls les jeunes circoncis sont autorisés à suivre les vieux qui immolent la volaille au rythme des tam-tams et offrent de la pâte rouge aux génies de la forêt. Des scènes inconnues de la jeune génération.
Par ailleurs, l’auteur aborde l’entrée dans la forêt sacrée comme un événement nécessitant plusieurs précautions. Il en parle dans le dernier chapitre de l’œuvre qui décrit tous les rituels et conseils prodigués aux jeunes intrépides avant leur entrée dans la grande forêt où ils retrouvèrent le corps déchiqueté du vieux Zankou. « La forêt sacrée du village, comme son nom l’indique, est un lieu réservé aux seuls initiés ; les néophytes n’y ont pas accès jusqu’à la fin de leur initiation. Et celui qui ose braver cet interdit rencontre toujours malheur en chemin avant d’atteindre ses lisières », écrit l’auteur à la page 197.

Culture 17 août 2018


Développement du transport aérien: La Turquie inaugure le plus grand aéroport le 29 octobre
[caption id="attachment_30393" align="alignnone" width="1024"]La politique aérienne de la Turquie expliquée ici par Askin Cantimur, vice-président Afrique subsaharienne de Turkish Airlines[/caption]

Le transport aérien est en pleine expansion en Turquie où, en plus de l’aéroport d’Atatürk qui faisait déjà sa fierté, il est projeté pour la fin du mois d’octobre prochain, l’inauguration d’un nouvel aéroport à Istanbul avec à terme une capacité d’accueil de 200 millions de passagers. De quoi apporter de la clientèle à sa compagnie Turkish Airlines et donner un coup de pouce au tourisme considéré comme l’un des piliers de son développement.

Le 29 octobre prochain marquera l’histoire de l’aviation moderne en Turquie et dans le monde. Le pays de Recep Tayyip Erdoga projette pour cette date l’inauguration de son nouvel aéroport dans la périphérie d’Istanbul. Un joyau annoncé comme l’un des plus grands au monde. Sa construction se fait en quatre phases. La première phase qui sera achevée avant l’ouverture prévoit une capacité d’accueil 90 millions de passagers. A terme, l’aéroport passera à un chiffre de 200 millions de passagers avec 500 check-points et un Duty free d’une superficie de 52 500 m², jugée supérieure à beaucoup d’aéroports dans le monde. 

« Ce ne sera pas seulement le premier aéroport au monde en nombre de passagers, mais également le plus grand en nombre de cargos transportés avec le plus grand et plus moderne centre de maintenance d’aviation », indique à des journalistes béninois en séjour à Istanbul, Askin Cantimur, vice-président Afrique subsaharienne de la compagnie Turkish Airlines. Le nouvel aéroport sera sept fois plus grand que l’aéroport d’Atatürk pourtant considéré comme le premier aéroport au monde en termes de connexion. Une situation favorisée, selon lui, par la situation géographique de la ville d’Istanbul qui s’offre comme un hub naturel et lui permet de desservir plusieurs régions du monde, soit 40 % du trafic mondial avec des appareils moyens.
Si le pays a mis la barre aussi haute, c’est en raison du développement exponentiel qu’a connu son transport aérien au cours des dernières décennies. Entre 2003 et 2018, le nombre d’avions dont dispose la Turquie a été multiplié par 3,2. Le nombre de passagers a été multiplié par 4,6 ; le nombre d’aéroports par 2,1 et les recettes multipliées par 23.
En 2003, le pays disposait de 162 appareils contre 517 en 2017. Sur la même période, le nombre de ses passagers est passé de 30 millions à 138 millions en 2017. Pour ce qui est des recettes, entre 2003 et 2017, elles ont grimpé de 3,1 milliards à 70 milliards. Conclusion d’Askin Cantimur : « Le développement du secteur en Turquie est beaucoup plus rapide que le développement mondial et partout ailleurs dans le monde ». Avec le nombre actuel de ses passagers, la Turquie est logée au 14e rang mondial mais projette déjà d’atteindre la dixième place d’ici 2035. Pourtant en 2003, il était au 29e rang mondial. Ces chiffres, précisera-t-il, sont ceux de l’Association internationale du transport aérien (Iata).

 

Société 17 août 2018


Transport: La flotte Bénin Taxi entre en circulation à Allada et environs
[caption id="attachment_30392" align="alignnone" width="1024"]La flotte de Bénin Taxi, une réalité à Allada[/caption]

La commune d’Allada a été envahie, ce jeudi 16 août, par la vague des taxis jaunes de Bénin Taxi pour desservir aussi bien la cité-panthère que les communes environnantes. Une nouvelle ère s’ouvre ainsi pour le transport dans cette localité, au grand bonheur des populations et des autorités locales qui ont accueilli ces taxis avec enthousiasme et ferveur.

La liste des localités desservies par la flotte Bénin Taxi s’allonge. Adéline Hounha, maîtresse coiffeuse à Allada, a fermé plus tôt son atelier, ce jeudi 16 août pour être témoin du lancement officiel de la flotte dans sa localité. Déjà plusieurs jours que s’annonce le lancement officiel du projet, mais la jeune artisane a « préféré toucher du doigt la réalité et la vivre par elle-même ». Comme elle, sages, notables et autres hauts dignitaires de la commune sont venus eux aussi se convaincre de la mise en circulation des « taxis jaunes » à Allada et en ont profité pour donner leur onction à cette innovation dont l’objectif premier est de faciliter la mobilité urbaine et périurbaine. 

Mille francs Cfa la course à l’intérieur de la commune et un tarif étudié et relativement bas pour aller dans les communes voisines, c’est le tarif proposé pour être dans le confort et la sécurité que proposent ces taxis qui, aux dires d'Assan Séibou, directeur du Centre de partenariat et d’expertise pour le développement durable (Ceped), permettra d’accroître l’attractivité touristique de la commune d’Allada et créera par la même occasion des emplois directs et indirects. A cela s’ajoute un travail technique et technologique qui permet à ceux qui voyagent à bord de Bénin taxi de jouir d’un certain confort.
Le maire de la commune d’Allada, Michel Acléhinto, s’est réjoui du lancement officiel de la flotte dans sa localité. Le soutien des autorités, assure-t-il, ne fera pas défaut aux artisans déployés.
Allada, une cité royale, trouve, à travers l’avènement de ces taxis, un moyen pour drainer des touristes et autres visiteurs, pense pour sa part le préfet du département de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia. D’autres projets d’envergure visant à faire d’Allada une ville d’avenir verront bientôt le jour, a annoncé le préfet.
« Bénin Taxi a impulsé un changement dans les habitudes de transport », soutient, pour sa part, Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministre en charge du Plan et du Développement. Mais pour la pérennité du projet, il exhorte les artisans à mériter la confiance placée en eux et à éviter toute surfacturation sur la clientèle. Dans le même temps, le succès des entreprises ainsi engagées par ces artisans ne survivront que grâce à l’intérêt que les populations d’Allada et environs accorderont à ces taxis en les sollicitant pour leur déplacement, indique Rufino d’Almeida. A l’endroit de ceux qui se posent des questions quant à l’avenir des conducteurs de taxi-moto avec l’avènement de Bénin taxi, il s’est voulu rassurant. « Ce n’est ni la même cible, ni la même clientèle », apaise-t-il.
Du côté des artisans, on est partagé entre enthousiasme, volonté de servir et de réussir et des soucis de rentabilité de l’activité, laisse entendre Noël Aplogan, tenant fièrement le volant de son véhicule Renault Duster. Prochaine localité à rallier par la flotte Bénin Taxi, la commune de Ouidah.

Société 17 août 2018


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