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Nouvelles

Coups mortels (27e dossier): L’accusé Seikou Camara autorisé à poursuivre ses soins

Le vingt-septième dossier inscrit au rôle de la session supplémentaire 2018 de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou porte sur le chef d'accusation de coups mortels pour lequel Gambien Seikou Camara est poursuivi. A l’issue de l’examen, la cour a décidé que l’état de l’accusé le rend inaccessible à la sanction pénale et ordonné son internement aux frais du Trésor public.

Au terme de l’examen du vingt-septième dossier dans lequel Seikou Camara, revendeur, de nationalité gambienne, était poursuivi pour des coups mortels sur son compatriote Saibo Drammeh, la cour a décidé que l’état actuel de santé de l’accusé le rend inaccessible à la sanction pénale. Elle a ordonné son internement pour la poursuite des soins et mis les frais à la charge du Trésor public.
L’accusé est anglophone. Les débats ont commencé en français mais ont dû être poursuivis en anglais grâce à un interprète, pour faciliter leur compréhension. A la barre, Seikou Camara a déclaré avoir porté un coup de couteau à l’aisselle de Saibo Drammeh, lors de leur dispute. Il déclare n’avoir pas eu l’intention de le tuer. Mais il reconnaît toutefois qu’il est décédé des suites de la confrontation qui les a opposés. L’instruction à la barre n’a pas pris du temps et a laissé place à la lecture des pièces. Une lecture ordonnée par le président de la cour et la défense qui surfait sur l’une d’elles particulièrement qui pouvait lui permettre d’asseoir sa plaidoirie. Il n’y avait pas de témoin ni de partie civile.
Dans ses réquisitions, le ministère public a présenté un exposé sur la portée positive de la violence et celle de la lâcheté. Ainsi, la violence, explique-t-il, est l’expression d’un pouvoir et constitue la limite de la patience humaine.
En ce qui concerne la lâcheté, elle peut être préférée à la violence. Il est souvent d’usage, selon lui, chez le peureux, l’homme de la mesure. La lâcheté, relève le ministère public, est parfois d’une haute portée et profite au malfaiteur avant de souligner que l’accusé a usé de violence.
« Le fait de préférer la violence à la lâcheté est condamnable et il vous revient de prescrire l’ordonnance appropriée », développe l’avocat général qui entend jouer sa partition. Le ministère public rappelle les faits et fait remarquer qu’ils tombent sous le coup de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Il en cite les éléments constitutifs qu’il s’attarde à montrer.
S’agissant de l’élément légal, il se réfère à l’article précédemment cité qui en constitue, selon lui, le siège de l’infraction.
Coups mortels (27e dossier)
L’accusé Seikou Camara autorisé à poursuivre ses soins

Par rapport à l’élément matériel, le ministère public déclare qu’à l’interrogatoire au fond, l’accusé a admis avoir porté un coup de couteau même s’il soutient n’avoir pas eu l’intention de tuer. Il découle donc, poursuit-il, que Seikou Camara a volontairement porté des coups non pas pour tuer mais pour faire mal. En ce qui concerne l’élément intentionnel, le ministère public pense que l’intention est réalisée lorsque l’auteur a conscience et a agi délibérément.

Crime constitué

Le crime de coups mortels est constitué, affirme le ministère public qui relève l’existence au dossier de l’acte de décès de la victime. Il dissèque le rapport du psychologue Ildévert Igué et ceux du psychiatre, le docteur Grégoire Gansou, pour conclure que l’accusé est pénalement responsable et accessible à la sanction. Il requiert qu’il plaise à la cour de répondre par l’affirmative que l’accusé est coupable des coups mortels ; de répondre par la négative qu’il bénéficie de circonstances atténuantes. Pour lui, au moment des faits, en juin 2015, l’accusé était bien lucide. Il s’ensuit qu’il est responsable et accessible à la sanction pénale. Raison pour laquelle le ministère public a requis la confiscation de l’arme du crime et la condamnation de l’accusé à 10 ans de travaux forcés.
Pour Me Paul Kato Atita défendant Seikou Camara, les réquisitions du ministère public ne le surprennent pas. C’est l’expression de ce qui fonde notre système pénal, ce qui fonde la justice pénale, un langage connu et courant, explique-t-il. Le dossier n’est pas aussi simple, poursuit la défense, car il engage la responsabilité de notre Etat. Seikou Camara est un étranger ; il relève de la souveraineté d’un autre Etat. Ce dossier, ajoute-t-il, relève de la compréhension de la langue. Pour Me Paul Kato Atita, toutes les conventions signées requièrent que l’accusé soit entendu dans une langue qu’il comprend. « Vous ne pouvez pas entrer en condamnation. Comment a-t-il été entendu ?», interroge la défense. « Comment a-t-il été entendu par les officiers de police judiciaire, puisqu’il ne comprend français», a-t-il ajouté.
Revenant aux rapports d’expertise, Me Paul Kato Atita demande à la cour de ne pas les banaliser. Il s’est surtout appesanti sur celui établi par Dr Grégoire Gansou, directeur de l’hôpital de psychiatrie. Des rapports qui concluent que Seikou Camara souffre de schizophrénie désorganisée. La défense persiste et signe, sur la base desdits rapports, que l’accusé est pénalement irresponsable dans la mesure où il souffre d’une maladie chronique et évolutive. Si vous passez outre, vous allez condamner un malade mental, un fou, a insisté la défense.
Au passage, il insiste pour demander à la cour de ne pas condamner son client, Il sollicite donc l’acquittement de Seikou Camara.
Il y a eu une réplique du ministère public relative à la langue des échanges, le français, qu’incrimine la défense. Le ministère public réplique qu’il y avait un interprète et qu’il fallait écarter ce moyen de défense.
La défense persiste et déclare demander au subsidiaire que Seikou Camara soit condamné au temps déjà passé en prison.
La cour se retire et délibère. Son arrêt rend l’accusé inaccessible à la sanction pénale du fait de son état et ordonne son internement pour la poursuite des soins?
Résumé des faits

Courant juin 2015, Seikou Camara de nationalité gambienne et domicilié à Akpakpa
Minontchou (Cotonou) a partagé avec son compatriote et cohabitant Saibo Drammeh l’information relative à l’opportunité de voyage sur le Gabon que d’autres compatriotes à eux ont eue. Il s’en est suivi une dispute entre Seikou Camara et Saibo Drammeh. Le nommé Doukouré Hague, un autre Gambien qui suivait la scène, a calmé Seikou Camara qui est retourné à la maison. Quelques instants après, Seikou Camara revient armé d’un couteau à l’aide duquel il poignarde Saibo Drammeh à l’aisselle.
Transporté d’urgence au Cnhu Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, Saibo Drammeh rend l’âme.
Inculpé pour meurtre, Seikou Camara a reconnu les faits avec cette variante devant le juge d’instruction qu’il n’avait pas l’intention de donner la mort à la victime.
Composition de la cour

Président : Zacharie Dah- Sèkpo
Assesseurs : Edmond
Ahouansou
Georges Hounnouvi

Jurés : Pierre Magloire
Nagnonhou
Sidonie Dégila Yétondji
Louis Complan Houndonougbo
Makia Michel Moïse Lètchékon

Ministère public : Gilbert Ulrich Togbonon
Greffier : Me Christophe Chéou

Société 17 août 2018


Visite des chantiers d’adduction d’eau potable dans le septentrion: Les populations invitées à la patience
[caption id="attachment_30388" align="alignnone" width="1024"]La délégation sur le chantier de construction d'un réservoir d'eau à Bohicon[/caption]

Les désagréments causés par les travaux entrant dans le cadre de la construction d’infrastructures d’adduction d’eau potable dans les grandes villes et les milieux ruraux ne sont pas du goût des populations du Zou et de l’Atlantique. Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, les a invitées à la patience et à un sens de civisme.

« On ne peut faire d’omelette sans casser des œufs », a rappelé, mercredi 15 août dernier, le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Fortunet Alain Nouatin, lors de la visite du chantier de construction de château d’eau à Abomey en compagnie du ministre de l’Eau et des Mines. Face aux désagréments causés aux populations, le ministre Samou Seidou Adambi a invité les populations à la patience et à un sens de civisme.

A Bohicon et à Abomey, les travaux d’adduction d’eau potable contraignent les riverains à des contournements inhabituels. Les populations de Bohicon se plaignent des difficultés qu’elles endurent chaque fois qu’elles doivent contourner des matériels des travaux publics, des trous profonds creusés par des engins lourds ou des tuyaux de pompage d’eau. Ces difficultés font même l’objet de grogne sur les antennes des radios et sur des chaînes de télévision.
Isidore Gbèffè dit être obligé de contourner des tuyaux sur des kilomètres avant de regagner son domicile. « Avant, avec une vingtaine de minutes, je rentre à la maison. Aujourd’hui, arrivé au carrefour d’Ashomey (une localité de Bohicon), je dois aller prendre par les rails avant de rejoindre mon domicile », raconte-il. Ce qui l’oblige parfois à dépenser plus de carburant.
L’importance de l’eau n’est plus à démontrer. Le maire d’Abomey, Blaise Ahanhanzo-Glèlè, après avoir salué les efforts du gouvernement, a invité ses populations à plus de patience. Ces travaux, indique-t-il, ne peuvent durer que quelques mois, alors que l’eau sera disponible pendant plus de cinquante ans. Aussi, précise-t-il, tous ces travaux seront terminés avant le mois de décembre prochain et les abonnés pourront disposer d’eau potable pour les fêtes de fin d’année.
Ces désagréments causés par les travaux devant conduire à l’accès de tous à l’eau potable d’ici 2021 n’ont pas émoussé les ardeurs des entrepreneurs ni le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi. « Il vaut mieux avoir de l’eau pour vivre que de ne pas avoir et en mourir. Car il s’agit d’un gros défi », a-t-il souligné.
A Zinvié dans la commune d’Abomey-Calavi, à part les problèmes de contournement, les populations sont confrontées à un autre problème, celui du foncier. Il s’agit notamment du déplacement de celles-ci pour se réinstaller ailleurs. Ce problème est l’une des raisons du retard de six mois enregistré dans l’exécution des travaux d’adduction d’eau potable dans la localité. Toutefois, les forages ont été déjà réalisés.
A cet effet, Samou Séidou Adambi a invité les communautés de cette grosse cité au civisme et au patriotisme afin que le développement amorcé par le gouvernement ne souffre d’aucune peine.
A cet effet, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia a rassuré le ministre « qu’enfin des solutions sont déjà trouvées et les problèmes fonciers sont en voie de règlement en collaboration avec la mairie d’Abomey-Calavi. « Ce règlement ne doit pas souffrir d’acte afin d’éviter après des ennuis », a averti, Samou Adambi. Le préfet a pris l’engagement de confectionner un nouveau planning afin que les choses entrent dans l’ordre. Une sensibilisation pourra amener les populations à comprendre le bien-fondé de ces travaux. Car, elles seront les vraies bénéficiaires.

 

Actualités 17 août 2018


Visite des chantiers d’adduction d’eau potable dans le septentrion: Samou Séidou Adambi satisfait de l’évolution des travaux

Les travaux de renforcement d’alimentation en eau potable pour les populations sont désormais une réalité dans les départements du Borgou, de la Donga, du Zou et des Collines. Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, est allé constater l’état d’avancement de ces travaux, les 13 et 14 août derniers à la tête d’une forte délégation.

Les populations de Djougou, Parakou, Dassa-Zoumè et Glazoué pourront disposer d’eau potable en quantité dès le mois de janvier prochain. A preuve, les travaux de construction des infrastructures relatives à ce projet cher au gouvernement sont pratiquement terminés dans certaines villes. D’autres sont en cours de finition et les ouvrages seront mis en service dans quelques mois pour le bien-être des populations. C’est le constat fait par le ministre de l’Eau et des Mines lors de sa tournée, les 13 et 14 août derniers. 

A Djougou, Dassa-Zoumè et Glazoué, la disponibilité en eau potable n’est plus un rêve mais une réalité. Si les villes de Dassa-Zoumè et de Glazoué n’attendent que les branchements de l’énergie électrique pour l’inauguration des infrastructures réalisées grâce au don japonais, l’eau est disponible à Djougou avec un forage d’une capacité de 1 million de mètres cubes. Les kits d’abonnement sont visibles sur le terrain et à un prix promotionnel de 50 000 F Cfa.
Seulement que les populations qui continuent de faire usage des eaux de rivière ou de pluie sont encore réticentes pour leurs abonnements, d’où un faible taux d’abonnement pour lequel le ministre Samou Séidou Adambi a instruit le maire de Djougou à lancer une campagne de sensibilisation pour une adhésion massive. Selon le ministre Samou Séidou Adambi, pour une demande de 100 mètres cubes, la population peut disposer d’eau potable pour 50 ans si elle ne triple pas.
Le ministre et sa suite ont visité les infrastructures réalisées. Du point de forage au centre de traitement d’eau en passant par le château d’eau, le ministre est satisfait.
Le préfet de la Donga, Eliassou Soulémane Aïnin Biao, après avoir remercié le gouvernement grâce à qui son département dispose d’eau potable, a plaidé pour une extension du réseau aux localités rurales.
Le directeur général de la Soneb, Camille Dansou, l’a rassuré des dispositions en cours pour une extension dans ces localités comme Bariénou. Le ministre a également rassuré le préfet que les villes ne seront pas les seules pourvues en eau potable. Avec un barrage d’une capacité de plus de 1 million de mètres cubes nouvellement construit, dit-il, puis un réseau de sept forages, Djougou est à l’abri du manque d’eau. A l’issue de la visite guidée de ces infrastructures gérées avec un système de télégestion, le ministre de l’Eau est davantage rassuré. « Il existe un vaste projet d’adduction d’eau villageoise (Aev) pour les zones rurales. Ainsi, aucun Béninois ne peut souffrir de la pénurie de cette denrée précieuse.

Retard sur certains chantiers

Après Djougou, la délégation s’est rendue sur le barrage de l’Okpara pour une visite du chantier de construction de la station de pompage qui fera passer la capacité en eau de 500 m3 à 2000 m3 dans la ville de Parakou et de ses environs. Ici, un grand retard dans l’exécution du chantier a été constaté mais les entreprises s’attellent à rester dans le délai inscrit dans leur cahier des charges.
Les travaux du lot relatif au raccordement du barrage jusqu’au centre de traitement ont été confiés à l’entreprise chinoise Cgc qui, à ce jour, en est à un taux d’exécution physique de 26,41 % pour un délai déjà consommé à 58,33 %. Du barrage de l’Okpara au site de Banikanni où est en construction la station de traitement, rien ne prouve le respect du délai contractuel qui prend fin le 11 janvier 2019. Le taux d’exécution est de 7 % et la pose des conduites et accessoires est au ralenti.
Sur un autre site à Parakou, les travaux de construction du nouveau château d’eau de 500 m3 sont à 70 % d’exécution. En réaction contre ce retard, le ministre Samou Séidou Adambi a donné des instructions fermes au directeur général de la Soneb, Camille Dansou, pour des missions mensuelles afin d’accélérer les travaux.
« Il y a de réels motifs d’espérer, même s’il y a des raisons de craindre à certains endroits un retard. Nous tenons à dire notre reconnaissance au chef de l’Etat pour ce projet très ambitieux dont bénéficie la ville», a déclaré le préfet Djibril Mama Cissé.
Au nom des populations, les autorités municipales ont également remercié le gouvernement du président Talon pour les nombreux projets entrepris dans la commune.

Société 17 août 2018


Le ministre Dossouhoui sur les sites éligibles à Bantè
[caption id="attachment_30386" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Gaston Dossouhoui expliquant les enjeux de l'usine de transformation de l'anacarde[/caption]

La commune de Bantè va bientôt abriter une usine de transformation de l’anacarde. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, accompagné des autorités communales, a effectué, mercredi 15 août dernier, une descente sur trois sites de la localité. Objectif, faire une prospection des lieux en vue d’identifier celui potentiellement viable pour abriter le joyau.

La commune de Bantè bénéficiera bientôt d’une usine de transformation de l’anacarde. La visite du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, dans la localité, mercredi 15 août dernier, vise à préparer le terrain en vue de la concrétisation de ce projet. 

Adjantè, environ 3 km de Bantè, Pira et Péhoudie environ 25 km chacun du centre-ville sont les trois sites parcourus par le ministre. Les terrains prospectés sont encore vierges, mais rivalisent d’atouts pour bénéficier du projet.
Pour le ministre, le moment est venu de revoir les paradigmes en matière de développement. « Il est temps d’implanter les grandes unités de transformation pour inciter les productions à grande échelle », fat savoir le ministre.
Au cours de sa prospection, Gaston Dossouhoui a marqué un arrêt à l’Union communale des semenciers de Bantè pour échanger avec des producteurs. Il leur a expliqué l’enjeu de l’installation des usines de transformation dans la commune et les a incités à améliorer leur production.
Ce projet répond à la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. Sa réalisation n’a aucune connotation politique, avance-t-il pour taire les éventuelles divergences qui pourraient constituer des facteurs de blocages. « Chaque régime a sa façon de faire. Le gouvernement du Nouveau départ ne fait pas des promesses, mais réfléchit, analyse et agit. Je suis venu pour concrétiser une volonté affichée du président Patrice Talon », clarifie-t-il.
Bantè s’illustre de fort belle manière dans la production du maïs, de l’igname et de l’anacarde. En ce qui concerne l’anacarde, le gouvernement tient à faire d’elle une vedette. « Nous devons travailler pour transformer le cajou; nous sommes venus pour voir comment mettre en place des usines de transformation pour accompagner la production », explique le ministre Gaston
Dossouhoui.

Appuyer les autres filières

Pour bénéficier de ce privilège, la commune devra œuvrer pour être la pionnière dans la production de l’anacarde. D’où son exhortation : « Les usines seront installées en fonction du choix des investisseurs. Vous devez beaucoup travailler pour mériter cela ». « Remettez les champs au propre et vous bénéficierez de l’accompagnement du gouvernement », assure-t-il.
Outre l’anacarde, Bantè est aussi un bon élève dans la production du riz. Le gouvernement veut l’accompagner dans cet élan. «Le gouvernement prévoit d’ici janvier 2019 l’aménagement de 1200 hectares de périmètres rizicoles au profit de six communes. La commune de Bantè seule bénéficiera de 590 hectares », annonce-t-il.
Les producteurs agricoles expriment leur joie. « Les promesses que nous avons eues par le passé avec d’autres régimes sont restées lettre morte. Nous produisons beaucoup, mais nos moyens sont limités. Le gouvernement a promis de nous accompagner ; nous en sommes émus », se réjouit Marius Idjatou, producteur.
Le président régional des producteurs d’anacarde de Bantè,
Gaétan Ayéna, partage les mêmes sentiments. « Nous sommes fiers des assurances du ministre. Nous sommes convaincus que ces promesses seront tenues et combleront les attentes de nos communautés », laisse-t-il entendre.
Ce producteur a d’ailleurs de bonnes raisons d’espérer. Les usines qui seront installées contribueront au bonheur des populations, avec un fort impact sur la réduction de la pauvreté et le chômage. Le Maep rassure : «Une usine qui a une capacité de 5000 tonnes va exploiter environ quatre cents femmes par an », développe-t-il.
Reste à la commune de se mettre davantage en évidence pour capter plus l’attention des investisseurs étrangers.

Actualités 17 août 2018


Installation d’usines de transformation du cajou: Gaston Dossouhoui et ses cadres définissent les stratégies
[caption id="attachment_30385" align="alignnone" width="1024"]Faire de l'anacarde la deuxième filière porteuse après le coton[/caption]

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a eu des échanges, ce jeudi 16 août à l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) de Parakou, avec les cadres des structures décentralisées de son département. La rencontre vise a porté sur les stratégies à mettre en place pour faciliter le choix des sites pour l’installation prochaine des usines de transformation dans les bassins de production du cajou. 

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, a présidé, ce jeudi à Parakou, une rencontre d’échanges pour baliser le terrain, en vue de l’implantation prochaine des unités de transformation dans les différentes zones qui seront éligibles. Le souci du gouvernement, explique-t-il, est de faire de l’anacarde la deuxième filière porteuse après le coton en vue de booster l’économie nationale. Il œuvre pour relever ce défi.
La rencontre a connu la participation des directeurs départementaux de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche des Collines, Paul Boni ; de la Donga, Abdoulaye Chabi Issa Chabi, et du Borgou, Khalifa Bori Bata. Etaient aussi présents, le directeur de la production végétale du Maep, Roland Zoglogbossou et les cadres de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda), pôle 4, dont l’une des filières phares est le cajou.
« A la recherche de solutions fiables au profit de la filière anacarde, l’Etat vient de trouver un partenaire crédible prêt à l’accompagner dans la transformation », se réjouit le ministre Gaston Dossouhoui.
Cette chance qui est en train de s'offrir à la filière doit être également portée par les acteurs locaux. « Avec les efforts de l’industrie locale, nous rentrerons dans l’histoire comme le premier pays africain à transformer la totalité de sa production locale des noix d’anacarde », projette le ministre.
Cela nécessite des démarches. Pour y arriver, le choix des sites potentiels doit être justifié en vue de convaincre les investisseurs. « Il nous faut avoir une idée claire des zones de fortes et de faibles densités de production locale », explique-t-il.
Il s’attarde sur les indicateurs à considérer pour faciliter la mise en place des usines. « Nous devons mapper les industries locales en vue d’avoir une idée des zones de concentration de l’anacarde et son volume. Il nous faut examiner les facilités de collecte de dispositif humain ou commercial existantes qui favorisent les grands regroupements de stocks », insiste Gaston Dossouhoui.
Selon la présentation faite par l’assistant chargé du programme anacarde du Maep, Antoine Houngbédji, la cartographie de la production du cajou dans les grandes zones de production affiche 75 640,554 tonnes dans le Zou-Collines ; la zone centrale Est Borgou-Sud et extension Alibori 87 482,104; la zone centrale Ouest-Donga avec extension Atacora, 42 827,474 tonnes et le Borgou Nord-Alibori, 14 898 tonnes.
Même si ces chiffres sont en forte progression, le Bénin n’entend pas fléchir. D’où la mise en place des usines de transformation s’avère nécessaire. Les zones de production qui n’en disposent pas encore pourront bientôt être privilégiées si elles sont éligibles.
« Le choix des sites ne doit pas être un casse-tête. Nous identifions les zones potentiellement éligibles pour abriter ces usines compte tenu de la disponibilité de la matière première », précise le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
Toutefois, la matière première ne doit pas être le seul élément à prendre en compte. D’autres paramètres entrent également en ligne de compte dans le choix définitif des sites. « Il faut aborder la question en termes de capacité à gérer la matière première de base et amener les éléments techniques capables de peser dans la balance », indique-t-il.
Deuxième culture de rente après le coton, la filière anacarde connaît un regain d’intérêt ces dernières années. Le Bénin prévoit d’atteindre une production de 300 000 tonnes de noix d’anacarde en 2021. Sa production actuelle est d’au moins 120 000 tonnes. Pour atteindre cet objectif, il faudra compter sur le dynamisme des acteurs. « C’est une question d’engagement. Si nous nous y mettons réellement, en un an, nous pourrons inverser la tendance », lance Gaston Dossouhoui.
Le Bénin est actuellement à 10% du taux de transformation de l’anacarde. Son challenge est d’atteindre au moins 50 % d’ici 2021. Pour le ministre, ce challenge repose sur l’anticipation et le dynamisme. « On ne se lève pas un matin pour grandir», dit-il pour inciter les acteurs à cerner l’enjeu de production et de compétitivité qui se présente à l’anacarde.
A l’issue des échanges, les acteurs des structures décentralisées se sont éclatés en groupes pour réfléchir sur les documents stratégiques à élaborer en vue de faciliter le choix des sites aux investisseurs étrangers.

Actualités 17 août 2018


Mono: Les maires appelés à réguler la délivrance des permis de construire

La session de la Conférence administrative départementale (Cad) du Mono au titre du mois d’août 2018 a eu lieu, mardi 14 août dernier, à la préfecture de Lokossa. Sous l’égide du préfet Komlan Zinsou, les participants à cette séance statutaire se sont penchés sur plusieurs préoccupations dont les nouvelles prescriptions à observer pour la délivrance des permis de construire.

La mise en œuvre des nouvelles prescriptions pour la délivrance des permis de construire, objet de l’arrêté 131/Mcvdd/Sgm/Dghc/Dclr/Sa relatif à un décret pris en décembre 2017 portant sur la même matière, préoccupe la Conférence administrative départementale (Cad) du Mono. Lesdites prescriptions ont été revisitées, mardi 14 août dernier lors de la séance mensuelle de la Cad au titre d’août 2018, pour faire un état des lieux de leur mise en œuvre. C’était à travers une présentation du directeur départemental en charge du Cadre de vie. Gabin Accrombessi a indiqué que les prescriptions à observer varient suivant les types de constructions à réaliser. Lesquelles constructions doivent, à l’en croire, être définies par un architecte après l’obtention du titre foncier pour le domaine.

Rappelant par la suite les normes à observer telles que le respect de la mitoyenneté, de hauteur de l’immeuble à construire, la libération de l’espace devant servir de parking aux usagers du futur immeuble, il a fait constater que le ventre mou du processus au niveau du Mono demeure les formalités administratives à remplir. Il va stigmatiser notamment l’absence des commissions communales de permis de construire au grand dam des dispositions légales pour appeler les conseils communaux à jouer leur partition. Au titre des recommandations de l’arrêté à l’endroit des collectivités territoriales, laisse entendre le directeur départemental, chaque maire doit prendre notamment trois arrêtés communaux. Le premier arrêté instituera la commission communale de permis de construire ; le deuxième précisera la délimitation des zones urbaines assorti d’une carte de zonage et enfin, le troisième arrêté établira les sanctions à l’encontre des stationnements anarchiques sur les voies publiques.
Le décompte des communes à jour par rapport à ces dispositions, relève qu’à la date du mardi dernier, Comé est la seule à avoir passé à l’acte dans le département du Mono.
La situation est préoccupante, regrette le préfet qui a appelé les maires retardataires à doter leur commune des trois arrêtés. Il s’est montré particulièrement préoccupé par le cas de Lokossa, chef-lieu du département. Puisque les bâtiments y poussent, relève-t-il, comme des champignons alors que l’organe de permis de construire n'est pas encore fonctionnel et les autres dispositions ne sont entrées encore en vigueur.

Société 16 août 2018


Sortie officielle de la nouvelle igname: La communauté Mahi sacrifie à la tradition à Savalou
[caption id="attachment_30381" align="alignnone" width="1024"]Les adeptes du culte vodoun en procession autour d'un tas d'igname devant la cour royale[/caption]

La cérémonie qui consacre cette sortie de la nouvelle igname a eu lieu, le 14 août, sous l’égide de Dada Gandjègni Awoyo Gbaguidi XIV au palais royal de Savalou, en prélude à la fête populaire organisée hier. La communauté Mahi de Savalou et environs sacrifie ainsi à une tradition vieille de plusieurs années.

Depuis le mardi 14 août dernier, la nouvelle igname est déjà consommée à Savalou. La dixième édition des manifestations officielles marquant sa sortie s’est déroulée au palais de la cité sous la supervision de sa majesté Gandjègni Awoyo Gbaguidi XIV qui avait à ses côtés le ministre d’Etat Pascal I. Koukpaki. Sages, notables, têtes couronnées et personnalités politico-administratives ont fait le déplacement pour participer à cette célébration. Et pour l’occasion, la ville de Savalou a aussi refait sa toilette, mise aux couleurs du 15 août déjà à l’entrée de la cité, non seulement pour la sortie de la nouvelle igname et mais aussi pour la fête de l’Assomption.
Cette année come autrefois, les festivités de la traditionnelle fête de l’igname se sont déroulées en deux parties : d’une part, le culturel et d’autre part, le cultuel. La cérémonie de sortie officielle de la nouvelle igname est en réalité un culte de reconnaissance aux ancêtres pour avoir favorisé la bonne saison qui a donné lieu à la récolte de l’igname.
Au cours cette célébration, le secrétaire général du roi, Séverin Attolou, a, au nom de la cour royale de Savalou, présenté le message de cette édition de la fête. Un message qui tourne autour de l’union des forces vives de Savalou, de la célébration des producteurs de l’igname et de la revalorisation de la culture savaloise.
A cette occasion, les adeptes des couvents Vodoun et les chefs traditionnels de Savalou se sont mobilisés pour présenter au public les différents types de danses sacrées. Des moments fastueux d’échanges et de partage entre les membres de la communauté Mahi. A l’occasion des cérémonies rituelles consacrant la sortie de l’igname et malgré la canicule, les adeptes vodoun parés de leurs plus beaux atours aux couleurs chatoyantes, les invités, les curieux, les populations de Savalou et environs ont pris d’assaut l’enceinte du palais royal et ses alentours pour prendre part aux festivités.
Après le protocole usuel, le dispositif est mis en place pour les rituels de sortie de la nouvelle igname. Ils seront exécutés en présence du roi par l’une des prêtresses en l’occurrence la "Tassinon" et le Bokonon. Avec deux tubercules, de l’huile rouge, de l’eau, de l’alcool, des colas, le rite accompagné de paroles sacrées, est fait et approuvé par l’oracle devant sa Majesté. C’est après cet acte que la communauté est autorisée à consommer l’igname sous toutes ses formes.
Dans la soirée et jusqu’au lendemain, des manifestations culturelles ont été organisées à travers la ville et en famille pour célébrer la sortie de l’igname?

Mauvaise organisation et cafouillage !
La célébration du15 août à Savalou suscite désormais peu d’intérêt. En tout cas, ce n’est plus l’apothéose d’il y a quelques années. En effet, cette année consacre la dixième édition de la célébration à Savalou de cette fête de l’igname. Initiée par le défunt roi de Savalou, Tossoh Gbaguidi XIII, cette fête qui, par le passé, était un facteur fédérateur et mobilisateur de la communauté Mahi, a perdu de son éclat depuis la mort de ce dernier. L'éclat de cette fête a pris un coup depuis 2015 au regard de son organisation de plus en plus bâclée. Ce qui fait qu’on note un désintérêt à chaque nouvelle édition. Et beaucoup regrettent la disparition de l’ancien roi qui s’était toujours battu pour donner plus de faste à chaque édition de cette célébration.
Tenez ! Mardi dernier, au cours de cette édition, à quelques minutes du démarrage des manifestations, les bâches et autres chaises censées accueillir les invités n’étaient même pas encore posées. Des invités qui arrivent se perdent et errent sans savoir où s’installer. C’est en présence des invités que des bâches sont complétées et des chaises plastiques sont rangées, le tout dans un désordre indescriptible. Aucun sens protocolaire n’est respecté. Des invités installés sous des tentes et surpris par des rayons solaires, sont déplacés dans d’autres directions en pleine cérémonie.
Des adeptes des couvents vodoun devant prendre part aux manifestations ne savent pas où se mettre. Ils se fâchent et menacent de rentrer chez eux. Il a fallu que certains sages les supplient pour les calmer et les maintenir sur les lieux. Quant aux médias, ils étaient comme indésirables ; ils n’étaient visiblement même pas prévus dans ce dispositif confusionnel.
Le comble, à sa sortie, le roi Gandjègni Awoyo Gbaguidi XIV lui-même constate qu’il n’a pas son géant parasol, l’un de ses attributs qui devrait aussi le protéger des rayons solaires bien brûlants. Il s’énerve un instant. La colère se lit aisément sur son visage. Il échange quelques mots avec l’un de ses collaborateurs visiblement dépassé, avant qu’on s’empresse de lui apporter le parasol.
Comme si cela ne suffisait pas, en pleine cérémonie, les invités du roi sont priés de se lever pour faire place à un fauteuil géant d’un autre invité du roi venu en retard. Non loin, d’autres invités de marque ayant fait le déplacement jusqu’à Savalou sont exposés au soleil et transpirant à grosses gouttes. Un spectacle désolant de nature à tuer toute envie de revenir la prochaine fois. Une situation qui laisse croire que tous ceux qui aident l’ancien roi Tossoh à organiser cette fête sont aussi morts avec lui.
La fête du 15 août à Savalou se meurt, et il faut vite agir pour la ramener à la vie. Un bel instrument de développement de Savalou laissé aux mains d’amateurs sans ambition, pourrait-on dire?

Société 16 août 2018


Deuil dans la Police républicaine: Le directeur départemental du Mono, Jacques Tonoukouin n’est plus
[caption id="attachment_30380" align="alignnone" width="1024"]Le directeur départemental du Mono, Jacques Tonoukouin[/caption]

 

 Le chef d'escadron, Jacques Tonoukouin, directeur départemental de la Police républicaine a passé l'arme à gauche dans la nuit d’hier à ce lundi 16 août 2018.

La nouvelle de ce décès qui a commencé à se répandre tôt ce matin à Lokossa plonge la ville et tout le département du Mono dans la tristesse. Ses frères d’armes en sont davantage consternés et s’interrogent sur ce qui a pu bien emporter aussi brutalement leur chef qui était pourtant bien portant à telle enseigne qu'il participait depuis la semaine dernière à un atelier à Cotonou. En attendant les résultats d'une autopsie en bonne et due forme pour situer les causes réelles de son décès, des sources concordantes indiquent que le chef d'escadron aurait succombé à une crise cardiaque (accident cardiovasculaire). Né le 24 juillet 1976 à Lokossa, sa dernière opération d'envergure remonte au transfèrement du prévenu, Bernard Kikissagbé alias Kgb dont l'opinion publique attend toujours de savoir ce qui lui est reproché.

 

Actualités 16 août 2018


Violences à l’égard de la communauté peule de Cobly: La Fondation Mtn offre des vivres aux sinistrés de Gouandé
[caption id="attachment_30379" align="alignnone" width="1024"]sous l'air enjoué des représentants de la communauté peule.[/caption]

La communauté peule de Cobly victime d’actes de violences et réinstallée à Gouandé dans la commune de Matéri, a bénéficié, lundi 13 août dernier, d’un important lot de vivres offert par la Fondation Mtn. Par ce geste, l’organisation entend soulager un tant soit peu leurs peines.

A la liste des nombreux donateurs qui convergent vers l’arrondissement de Gouandé dans la commune de Matéri pour porter assistance aux sinistrés des violences du 7 juillet dernier à Cobly, s’est ajoutée la Fondation Mtn. Fidèle donc à sa vocation d’entreprise citoyenne, Mtn à travers sa Fondation, a répondu favorablement aux cris de détresse des populations.

Les bras chargés de vivres, les responsables de l’organisation ont voulu témoigner leur sollicitude à la communauté peule réinstallée au collège d’enseignement général de Gouandé en vue de prévenir d’autres violences à leur endroit. Si ces personnes déplacées vivent dans la hantise de ces violences dont elles ont été l’objet, elles ont retrouvé, l’instant de la visite de la Fondation Mtn, le sourire.
D’un coût global de 1 500 000 F Cfa, ce don de vivres composé de produits de première nécessité dont des sacs de riz, de maïs, d’huile, de lait et de sucre, quoiqu’il ne puisse pas résoudre toutes les difficultés auxquelles les populations sinistrées sont confrontées, selon Abdel Aziz Oriola, regional manager Nord de Mtn, permettra tout au moins de soulager leurs peines.
La délégation de la Fondation accompagnée par le préfet de l’Atacora a manifesté tout son intérêt à voir les conditions de vie de ces personnes déplacées, améliorées.
« C’est avec beaucoup de peine et de désolation que nous avons été informés de la situation, suite au courrier que nous a adressé le préfet de l’Atacora. Une fois de plus, les conflits intercommunautaires ont arraché des êtres chers de l’affection de ceux qui les aimaient », a indiqué Abdel Aziz Oriola.
Revenant sur le triste bilan des violences du 7 juillet dernier, le regional manager Nord de Mtn a indiqué que sept personnes y ont laissé la vie au moment où près de 3900 personnes ont été contraintes à fuir leurs lieux d’habitation ; sans compter les innombrables maisons incendiées et biens pillés et bétail décimé.
Aux autorités communales de Matéri qui ont accueilli les sinistrés et mis à leur disposition de quoi assurer leur subsistance pendant ces moments difficiles, Abdel Aziz Oriola a salué le sens de l’hospitalité et le formidable élan de solidarité dont elles ont fait montre.
Il s’agit, à son avis, d’un bel exemple de fraternité et de vivre ensemble. « Des valeurs que nous partageons à la Fondation Mtn », admet-il, fort convaincu que les denrées alimentaires apportées aux sinistrés leur seront très utiles pour retrouver un peu de confort, le temps que la situation se normalise. Il les a invités à s’armer de courage afin que les difficultés auxquelles ils font face soient aplanies.

Un peu de confort

Pour Gilbert Yafaga Saagui, élu communal de Gouandé, la promptitude dont a fait montre la Fondation Mtn suite à la requête du préfet de l’Atacora, est à saluer. Aussi réitère-t-il à l’opérateur Gsm Mtn toute la reconnaissance du conseil communal de Matéri pour ce geste fort louable. Dire merci, à ses yeux, ne suffira pas pour témoigner cette reconnaissance aux responsables de la Fondation.
C’est également le sentiment partagé par Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora, qui a pris tôt le soin de lancer un Sos en direction de toutes les bonnes volontés pour que ces personnes en détresse soient assistées. Un appel qu’elle dit avoir fait en qualité de simple consommatrice des produits Mtn. Une raison valable pour voir sa demande prise en compte, à son avis.
Estimant que l’urgence de l’heure, ce sont les vivres, elle a exprimé sa volonté de voir les sinistrés vivre dans des conditions décentes et les enfants et femmes bien nourris et bien soignés. L’accès aux soins primaires préoccupant, elle a invité tous les partenaires à contribuer, comme ils le peuvent, à cette action de solidarité.
Avec l’imminence de la prochaine rentrée scolaire, elle a précisé l’urgence de reloger les sinistrés sur un autre site et mieux, dans les meilleures conditions. D’où son projet de construction d’un campement peul moderne où la communauté disposera d’abris confortables et d’infrastructures de base pour mener à bien ses activités. Des intentions qu’elle entend concrétiser avec la contribution des partenaires dont la Fondation Mtn.
Kanwéni Adramane, porte-parole des sinistrés, a dit toute la satisfaction de la communauté de voir d’autres généreux donateurs les assister dans leurs difficiles épreuves. La Fondation Mtn ;, à l’instar d’autres, a été saluée pour son engagement social. Toutefois, elle a été encore sollicitée pour aller au-delà de son geste en apportant son appui à toutes les initiatives visant le mieux-être des sinistrés quelque peu affectés par la situation.

Société 16 août 2018


Succès de certaines séries scientifiques au Baccalauréat: Un déclic pour faciliter l’accès aux filières professionnelles
[caption id="attachment_30377" align="alignnone" width="1024"]Marie Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique[/caption]

 Le taux de réussite dans certaines séries scientifiques au Baccalauréat session de 2018 appelle des mesures incitatives pour faciliter un accès accru des apprenants à ces filières, pour limiter le chômage.

Le gouvernement, dans sa politique de réforme, met un point d’honneur sur les filières scientifiques dans les établissements. La filière professionnelle bénéficie ainsi d’une attention particulière. Et les résultats du Baccalauréat session de 2018 confirment cette volonté du régime. La filière F3 a battu le record à l’examen de Baccalauréat avec 77,26 % de taux d’admissibilité suivie de la série G2 qui a enregistré 67,37%. La série E a obtenu 60 % et la G1, 54,06 %. La série EA et F2 ont obtenu respectivement 51,99 % et 50,65 % devant bien d’autres séries qui n’ont pas franchi la barre de 50 %. 

Appréciant les résultats, vendredi 10 août dernier, lors de la publication des grandes tendances, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile
Attanasso, a exhorté les élèves à s’orienter vers les filières de métiers. « Je vous exhorte à aller vers les filières techniques et professionnelles qui donnent de l’employabilité et non à aller se faire former dans les filières qui vont vous conduire au chômage », souligne la ministre avant d’indiquer que le gouvernement fait le choix des filières prioritaires pour le développement du Bénin.
Marie Odile Attanasso confie: «Le système éducatif est en pleine mutation et nous souhaitons que les enfants, après les universités, qu’elles soient publiques ou privées, sortent avec un emploi et qu’on ait moins de chômage ». « Nous allons encourager tous les enfants à s’inscrire dans des filières professionnalisantes », poursuit-elle.
L’atteinte de ce noble objectif est conditionnée par un accès plus large des apprenants à ces filières souvent coûteuses et généralement enseignées dans les universités privées. Il est donc impérieux que l’Etat œuvre pour la généralisation de ces filières professionnelles importantes pour l’avenir et pour l’économie nationale, dans les universités publiques.

Société 16 août 2018


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