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Le Bénin est en guerre contre les sachets plastiques non biodégradables. Mais les actions font défaut pour accentuer cette lutte au point où un marché de dupes se développe autour des sachets d’origine douteuse supposés être biodégradables qui inondent le territoire national.
Faudra-t-il encore attendre longtemps pour voir la répression contre les sachets plastiques non biodégradables ? La question se pose au regard de l’inaction qui caractérise la lutte enclenchée depuis quelques mois avec à la clé le vote de la loi n°2017-39 portant interdiction de la production, l’importation, la commercialisation, la détention et l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables en République du Bénin. Cette loi donne un moratoire de six mois aux citoyens pour se débarrasser de tous les stocks de sachets incriminés. Ce délai a échu depuis plusieurs semaines, mais silence radio : il manque des actions pour contraindre les détenteurs de sachets plastiques non biodégradables et pour contrôler ce qui entre sur le territoire béninois en matière de sachets.
C’est dans ce contexte que se développe un commerce de sachets dits biodégradables, laissant de doute dans les esprits. Il est difficile de dire avec précision les types de sachets qui pullulent aux divers points de vente, les caractéristiques n’étant pas connues. Seule la différence de couleur par rapport aux sachets de couleur noire d’antan est remarquable. Déjà, des spécialistes dénoncent un marché de dupes.
Il est urgent que les autorités prennent le taureau par les cornes afin de limiter une nouvelle invasion de sachets qui ne respectent pas les normes écologiques. Après l’annonce de répression par le ministre de l’Intérieur, Sacca Lafia, une conférence de presse qu’il devrait co-animer avec le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a même été avortée. Mais depuis lors, aucun signal n’augure du top de la lutte. Et la conséquence est le vaste commerce de cet objet vendu aussi cher aux petits détaillants.
Nourou Adjibadé[/caption]Le développement social et économique de tout pays est tributaire de sa population active qui y joue un rôle important. Mais la réalisation de cette population active dépend d’une politique soutenue par la planification familiale, selon le directeur exécutif du Centre de réflexion et d’actions pour le développement intégré et la solidarité (Ceradis), Nourou Adjibadé.
La Nation : Qu’entend-on par dividende démographique ?
Nourou Adjibadé : Il faut comprendre par dividende démographique, la croissance économique qui a pour corollaire l’augmentation du revenu par habitant. La baisse de la population inactive, c’est-à-dire les personnes trop jeunes (enfants) et trop vieilles (personnes du 4e âge) sont les catégories de populations vulnérables qui demandent beaucoup de dépenses, sans pour autant être en mesure de contribuer à augmenter la richesse nationale. L’augmentation de la population active, c’est-à-dire des personnes en âge de travailler, contribue à augmenter la richesse nationale. Et par conséquent, elle impulse la croissance économique. Lorsqu’on a dans un pays une augmentation de la population active couplée avec la diminution de la population inactive, ce dernier bénéficie tout naturellement du dividende démographique, à partir des possibilités de croissance qui s’offrent à lui, pour booster son économie. Compris de cette façon, le dividende démographique est l’ensemble des possibilités de croissance économique pour un pays. Le dividende démographique s’entend donc par une croissance économique rapide, résultant des changements intervenus dans la structure en âge de la population d’un pays, dus à une baisse de la fécondité et de la mortalité.
Quel est le rôle de la planification familiale dans la réalisation du dividende démographique ?
Si la planification familiale constitue un outil important, voire indispensable dans la marche vers le développement social et économique de toute nation, son rôle dans la réalisation du dividende démographique reste plus que crucial. Le dividende démographique étant une croissance économique résultant de l’évolution de la pyramide des âges de la population d’un pays, cette croissance ne sera possible que lorsque des efforts seront consentis pour le contrôle des naissances dans les ménages et les progrès en matière d’amélioration du taux de prévalence contraceptive.
Cependant, le plus grand défi pour accélérer la croissance économique du Bénin reste la capture du dividende démographique. Le Bénin est à un moment critique et le dividende démographique doit être perçu comme une opportunité de croissance et de développement durable. Si l’on parvient à effectuer des investissements nécessaires dans cette jeunesse, l’on peut espérer améliorer l’éducation, le capital humain et la productivité économique. Il s’agit de façon générale de renforcer l’intégration des femmes dans le marché du travail, d'investir massivement dans l’éducation complète de la jeunesse et de renforcer les programmes de santé maternelle y compris la planification familiale.
Car, grâce aux investissements dans les domaines ci-dessus cités et dans les initiatives économiques facilitant la création d’emplois, tout pays peut éventuellement connaître une croissance économique rapide.
En quoi le dividende démographique est-il nécessaire pour le développement ?
Alors que de nombreux pays développés voient la part des jeunes dans leur population décroître, les pays les moins avancés ont une population de jeunes importante et en évolution rapide. À l’horizon 2050, la population des pays les moins avancés aura doublé. Ce qui correspond à l’entrée de 14 millions de jeunes supplémentaires sur le marché du travail chaque année. Garantir à cette population des conditions de vie décente représente un défi colossal, d’autant plus qu’environ 80 % de la population active de ces pays est aujourd’hui au chômage, sous-employée ou employée irrégulièrement.
En outre, les ressources financières limitées dont ils disposent restreignent leurs possibilités de maintenir le niveau des dépenses consacrées à la santé, à l'éducation et à la nutrition.
Car le fossé est grand entre les espoirs que ces pays placent dans leur jeunesse et les opportunités qu’ils lui offrent. En réalité, un grand nombre de jeunes ne sont pas en mesure de terminer leurs études ou de trouver un emploi productif et rémunérateur. Les pays doivent reconnaître et cultiver le potentiel des jeunes, qui représentent la ressource la plus importante dont un pays puisse disposer.
Le dividende démographique correspond à la croissance économique potentielle liée à l’évolution de la pyramide des âges d’une population, principalement lorsque la proportion de la population active (15 à 64 ans) est supérieure à celle des personnes n’étant pas ou plus en âge de travailler (14 ans et moins, 65 ans et plus).
Pour réaliser un dividende démographique, un pays doit opérer une transition démographique, marquée par le passage de taux de fécondité et de mortalité élevés à des taux de fécondité et de mortalité faibles. En général, la mortalité chute lorsque le taux de survie des enfants augmente, principalement en raison de l’amélioration des normes de santé et d'assainissement. Il s’ensuit en général une baisse du taux de fécondité et, les familles ayant moins d’enfants, elles peuvent dégager des ressources supplémentaires pour investir dans leur bien-être à long terme.
Comment tirer alors profit du dividende démographique ?
Pour tirer pleinement profit d’un dividende démographique, les pays dont les taux de fécondité sont en baisse doivent mettre en œuvre des mesures spécifiques pour donner les moyens aux jeunes de réaliser leur potentiel. Ils doivent notamment veiller à ce que des opportunités d’emplois décents existent, investir dans l’éducation et garantir l’accès à une alimentation et à des soins de santé appropriés, y compris un accès libre universel à des soins de santé sexuelle et reproductive.
Pour que les pays puissent bénéficier du dividende démographique, ils ont besoin de faire des investissements qui conduisent à avoir une plus petite population en âge scolaire, et une plus grande population en âge actif. Il s’agit là, premièrement de l’espacement des naissances et la planification familiale aide les femmes à choisir quand et combien d’enfants elles souhaitent. Elle est ainsi au cœur de la baisse de la fécondité et de la réalisation du changement nécessaire à la structure de la population. Ensuite, de la survie de l’enfant. La protection de la santé des enfants est essentielle pour avoir des familles de plus petite taille. Enfin, de l’éducation des filles qui joue un rôle essentiel dans la baisse de la fécondité. Quand les filles restent à l’école plus longtemps, elles sont moins susceptibles de se marier et d’avoir des enfants à un jeune âge. En outre, plus les filles vont à l’école, plus leur espérance de revenu est élevée. Ainsi, le revenu moyen par tête s’accroît, ce qui favorise le dividende démographique.
Quels sont les défis qui attendent le Bénin ?
Aujourd’hui, les jeunes sont confrontés aux problèmes de chômage, d’inaccessibilité aux services sociaux de base, d’éducation sexuelle et de la santé de la reproduction. Plus de 41 % de la population béninoise ont moins de 15 ans et les 2/3 des Béninois sont jeunes. Le pays enregistre encore un taux de fécondité assez élevé qui ne lui donne aucune chance d’affronter de façon pérenne les affres de la pauvreté. La situation de précarité va s’aggraver si rien n’est fait. Il faut agir dès maintenant. Ce qui nécessite un engagement à relever le défi du développement durable en s’appropriant tous les outils permettant d’exploiter au mieux toutes les potentialités. Car, la poussée démographique conjuguée avec une timide croissance explique la difficulté du pays à repousser les frontières de la pauvreté. Et c’est dans ce cadre que le Bénin a pris huit engagements à la conférence d’Addis-Abeba en novembre 2013 surtout le n° 7 qui demande à l’Etat d’assurer la disponibilité et l’accessibilité des produits contraceptifs sur toute l’étendue du territoire national?
Propos recueillis par Désiré GBODOUGBE
Société 14 août 2018

A l’occasion de l’examen du vingt-quatrième dossier inscrit au rôle de la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, ce lundi 13 août, la cour a simplement accédé à la demande de report sollicitée par Me Théodore Zinflou. L’examen de l’affaire est reporté au 23 août prochain pour le respect des droits de la défense et une bonne administration de la justice.
Pour l’affaire d’association de malfaiteurs et de vol à main armée inscrite comme vingt-quatrième dossier à traiter pour la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, la cour a décidé d’un report de son examen. Un report qui fait suite à une demande qu’a formulée dans ce sens Me Théodore Zinflou, commis d’office aux intérêts de Gilbert Honvou, l’un des quatre accusés poursuivis et cités dans l’arrêt de renvoi.
Les quatre accusés ont noms : Gilbert Honvou, Félix Mikinhouéssè, Atèmènou Adrien Sognidé et Yessoufou Mitchodigni. Les deux derniers ne se sont pas présentés. Ils avaient bénéficié d’une mesure de liberté provisoire, l’ordonnance de prise de corps n’a pu leur être signifiée. La présidente de la cour ayant fait le constat de leur absence a demandé au ministère public de donner son avis.
Pour le représentant du ministère public, la situation des deux accusés absents pose l’éternel problème de la garantie de représentation des bénéficiaires de mesures de liberté provisoire. Il regrette leur absence et propose qu’on leur accorde une chance en disjoignant leurs cas de ceux de leurs acolytes présents. Cela participe, selon lui, d’une bonne administration de la justice.
Me Théodore Zinflou représentant la défense commise aux intérêts de Gilbert Honvou, a fait remarquer qu’il sollicite plutôt un report dans la mesure où l’accusé Félix Mikinhouéssè présent dans le box n’a pas d’avocat. Par souci de conciliation, la défense pense qu’il ne serait pas intéressant et avantageux de saucissonner la décision qui sera rendue. Car, argumente-t-il, il faut un minimum de quinze jours pour un avocat pour prendre utilement et efficacement un dossier. Ce qui n’est pas le cas dans l’espèce soumise à examen pour l’accusé Félix Mikinhouéssè.
Me Jean-Claude Gbogblénou présent hier a été contraint au silence pour raison d’absence d’accusé à défendre. Or, selon les explications de Me Théodore Zinflou, les droits de la défense méritent et requièrent d’être respectés. Ce que reconnaît humblement le ministère public qui déclare s’associer aux observations de la défense relatives à un report.
La cour se retire et, dans un arrêt de renvoi, motive sa décision sur la demande de report de Me Théodore Zinflou à laquelle le ministère public s’est associé. Elle déclare également s’appuyer sur le respect des droits de la défense, raison pour laquelle elle a fixé le renvoi au 23 août contrairement au 21 août sollicité par la défense.
Les jurés n’ont même pas été appelés pour les formalités protocolaires de présence habituellement d’usage?
Composition de la cour
Président : Marie Soudé Godonou
Assesseurs: Victor Fatindé et Edmond Ahouansou
Ministère public : Raymond Godémin
Greffier: Me Louis Houngbo

Les admissibles au baccalauréat de cette année sont au nombre de 34 452 candidats dont 32,57 % relèvent du département du Mono.
Les épreuves de la deuxième phase du baccalauréat se déroulent effectivement depuis hier, à Lokossa, à Comé et à Houéyogbé, les trois communes retenues pour le compte du département du Mono.
A Lokossa où le constat de l’effectivité desdites épreuves a été fait, les candidats ont affronté non seulement les épreuves académiques mais aussi la pluie qui tombait par intermittence. Dame nature s’est invitée courant 11 h par de fines gouttelettes avant de laisser tomber des cordes. Et c’est dans cette ambiance pluvieuse que se sont poursuivies, vaille que vaille, les différentes épreuves entamées hier à 8 heures.
Pour le compte de Lokossa, chef-lieu du Mono, trois absents ont été enregistrés sur les huit cents candidats attendus. Ceux qui ont répondu à l’appel ont subi les épreuves sportives sur le gazon synthétique du stade omnisports de la ville. Composées de la course de vitesse, du saut et du lancer, ces épreuves se sont déroulées sous la supervision de Duplex Eyébiyi, enseignant à Grand-Popo.
Il était aidé des fonctionnaires de la Police républicaine qui ne laissaient aucun intrus approcher les aires des différentes activités.
En plus des épreuves sportives, les candidats qui ont opté pour des matières facultatives planchent, eux aussi. Au nombre de 224 admissibles à Lokossa, ils ont composé hier en Economie familiale et sociale (Efs) au Collège d’enseignement général 1 de la ville. Leur dernière composition portant sur la musique est prévue pour ce jour, mardi 14 août, étant donné que le centre d’examen de Lokossa n’a pas enregistré, cette année, de candidat en langues locales. L’épreuve d’Efs a duré trois heures, de 8 h à 11 heures.
Education 14 août 2018
Nicolas Mahuwètin Hountondji, directeur du Ceg Gbégamey donnant des explications sur les épreuves facultatives[/caption]Certains candidats déclarés admissibles à l’issue de la première délibération du baccalauréat 2018 sont depuis ce lundi 13 août à l’assaut des épreuves facultatives pour récolter des gains de bonus dans l’optique d’améliorer leurs notes et obtenir des mentions.
Les épreuves facultatives du baccalauréat ont effectivement démarré, ce lundi 13 août après la première délibération vendredi dernier. À Cotonou, les candidats déclarés admissibles des centres du Lycée Coulibaly, Ceg Sègbèya et Ceg Gbégamey, ayant choisi l’option des épreuves facultatives, étaient convoqués pour être évalués. C’est par l’épreuve d’Économie familiale et sociale ou Couture que cette phase a démarré dès 7 heures.
À 11 h, a suivi la composition en langues (fongbé, édé, yoruba, adjagbé, dendi, ditammari, baatonu). L’après-midi a été consacré au dessin, puis toute la matinée de ce mardi, les candidats admissibles composent en musique.
Les candidats rencontrés à l’issue de la première composition de la journée comme Moulicathou Togni Zocli et Ékouévi Franck Ayikoutou, tous deux candidats admissibles au baccalauréat série B, disent avoir fait le choix des épreuves facultatives pour profiter des bonus et obtenir des mentions appréciables.
L’épreuve d’Économie familiale et sociale porte sur l’environnement, notamment l’usage des sachets biodégradables et la nutrition du nourrisson pour sa bonne croissance. Outre le fait que ces candidats soutiennent que l’épreuve est globalement abordable, ils se réjouissent tous d’avoir réussir à un examen auquel les espoirs d’y participer cette année avaient commencé par s’effriter.
Nicolas Mahuwètin Hountondji, directeur du Ceg Gbégamey et chef de centre, explique que les épreuves facultatives sont avantageuses, car au seuil de 12 points, les candidats bénéficient de bonus suivant la différence positive sur le nombre de points totalisés pour l’examen. « S’il manquait peut-être un point à un candidat pour totaliser 10 au baccalauréat et qu'il participe aux épreuves facultatives et obtient ce bonus ajouté au total, il obtient la note nécessaire pour être déclaré admis dans le premier groupe », explique-t-il. Aussi, développant toujours l’avantage des épreuves facultatives, il ajoute que « s’il manque un point au candidat pour avoir la mention et qu’il compose en épreuves facultatives, il pourra grâce à ce bonus avoir la mention ».
Tout le monde n’ayant pas choisi les épreuves facultatives, les autres candidats admissibles sont soumis aux épreuves sportives. Dans cette discipline, cinq épreuves sont inscrites pour le candidat. Le saut en hauteur, le lancer, le grimper, la vitesse et la gymnastique. À l’issue de cette phase qui devrait prendre fin ce mardi soir, tenant compte des retardataires et des malades qui doivent fournir la preuve de leur indisponibilité, la deuxième délibération est prévue pour ce mercredi 15 août. Seuls les candidats qui auront atteint le seuil de 10 de moyenne seront déclarés admis. Le reste doit subir les épreuves orales dans les langues étrangères avant que leur résultat définitif soit connu au terme de la troisième et dernière délibération.
À noter que les admissibles sont les candidats ayant totalisé une moyenne supérieure ou égale à 9. Le taux national d’admissibilité est de 33,43 % cette année contre 41,78 % en 2017, soit une baisse de plus de 8 points. Cette régression serait imputée en partie à la longue période de grève qui a secoué le secteur de l’éducation en début d’année. Ce serait par ailleurs la conséquence de nombreux autres problèmes générés par la grève comme la démotivation des apprenants, le manque de préparation des candidats, mais aussi la qualification de certains enseignants.
Le personnel posant devant un avion de la compagnie Overland Airways[/caption]Rallier Lagos et Lomé à partir de Cotonou peut se faire désormais en un temps record grâce à la compagnie nigériane Overland Airways qui dessert depuis le dimanche 13 août dernier, toutes ces capitales africaines avec sa flotte moderne. En attendant d’y associer d’autres destinations, elle se propose de faire profiter pleinement aux voyageurs de sa cible de desserte des vols réguliers et à moindre coût avec une qualité de service irréprochable.
Compagnie aérienne nigériane de référence, Overland Airways rajoute de nouvelles destinations à ses expéditions. Elle assure une liaison régulière entre le Bénin, le Nigeria et le Togo en ralliant les villes de Lagos, Cotonou et Lomé, plusieurs fois par semaine. Elle a effectué son vol inaugural, le samedi 12 août dernier. Le lendemain, dimanche 13 août, la directrice exécutive de la compagnie, Aduke Atiba, a tenu une conférence de presse à Cotonou pour mieux présenter cette compagnie qui, après avoir fait le bonheur de la population et des voyageurs nigérians, se propose de s’étendre aux autres populations de la sous-région.
Elle a expliqué à l’occasion que les vols Lagos-Cotonou-Lomé auront lieu les lundis, mardis, jeudis et dimanches. Les vols décolleront de Lagos à 19 h, arriveront à Cotonou à 19 h 25 et partiront de Cotonou à 20 h pour arriver à Lomé à 20 h 30. Sur le même parcours, les vols partiront de Lomé à 21 h pour arriver à Lagos à 21 h 45.
La philosophie de la compagnie, telle que révélée par Aduke Atiba, c’est que l’interconnexion harmonieuse est l’un des principaux facteurs qui permettra la transformation économique durable en Afrique de l’Ouest. « Au cours des prochaines années, Overland Airways s’engage à faciliter la création d’un nouvel environnement de voyage aérien qui renforcera de manière plus importante les liens entre les peuples et les groupes de la région ». Les offres de Overland Airways sont accessibles à toutes catégories de personne, vacanciers, familles, étudiants… mais elle a tout particulièrement dans son viseur, souligne Aduke Atiba, les opérateurs économiques, les investisseurs et autres officiels qui, pour une raison ou une autre, ont besoin de se déplacer en un temps record dans la sous-région ou d’un pays à un autre. A la disposition de ceux-là, la compagnie se dit prête pour les aider à concrétiser leur désir dans le confort et le prestige dus à leurs rangs. Overland Airways compte également devenir un puissant appui à la promotion du tourisme en plein essor au Bénin, a révélé Aduke Atiba.
Une flotte de neuf avions modernes
Overland Airways s’appuie sur sa flotte d’avions Atr et Beechcraft technologiquement supérieurs et sur une équipe de professionnels chevronnés de l'aviation et de la gestion pour mener à bien sa vision de fournir d'excellents services de vol dans les économies du Nigeria et de l'Afrique de l'Ouest. Elle exploite une flotte d’appareils et d’équipements modernes pour fournir un niveau de service bien supérieur. Overland Airways dispose d'une flotte de neuf avions modernes composés d’Atr-42, d’Atr-72 et de Beechcraft 1900D.
Avec sa flotte d'appareils Atr et Beechcraft à la pointe de la technologie, elle a dépassé les pronostics en desservant des aéroports éloignés et fournit des services de transport aérien de classe mondiale. Overland Airways a obtenu l’enregistrement de l’audit de sécurité opérationnelle de l’Iata, qui répertorie Overland Airways parmi les compagnies aériennes de classe mondiale qui fonctionnent avec d’excellentes normes de sécurité. Elle est membre de l’Association internationale du transport aérien (Iata) qui regroupe 280 compagnies aériennes qui contrôlent 83% du trafic aérien mondial.
Elle exploite des vols réguliers de passagers et de fret. La compagnie a commencé ses opérations depuis 2002 dans le but d’accroître la prospérité de l’arrière-pays nigérian en facilitant le transport d’hommes d’affaires, d’investisseurs, de fonctionnaires et d’autres voyageurs.
En mettant le cap sur Cotonou, la compagnie permettra de rapprocher le Bénin et le Nigeria qui sont deux voisins intimement liés par bien de choses, souligne Emmanuel Kayodé Oguntuase, ambassadeur de la République fédérale du Nigeria près le Bénin. C’est un élément pour la croissance des deux pays, souligne le diplomate. « Nous avons besoin d’une compagnie qui desserve à plein temps les deux pays qui ont assez besoin d’intégration », trouve-t-il. En somme, une opportunité pour économiser du temps et de l’argent, salue le diplomate.

Le bureau de la coordination des femmes du Littoral du parti Rassemblement des Béninois pour une nouvelle vision (Rbnv) a été installé, dimanche 12 août dernier à Cotonou par son président, pour accompagner les actions du gouvernement.
Le Rassemblement des Béninois pour une nouvelle vision (Rbnv) a installé dans la soirée du dimanche 12 août dernier, la coordination provisoire des femmes du Littoral. À la faveur d’une cérémonie qui a rassemblé dans la liesse et la ferveur une foule nombreuse, Auguste Vidégla, président du parti, a installé les femmes désignées pour conduire le processus devant aboutir à l’installation d’un bureau définitif.
Augustine Santos, présidente de l’organisation des femmes du Littoral du parti Rbnv, rappelant que l’ambition de tout parti politique est d’animer la vie politique du pays, rassure que le bureau qu’elle préside y contribuera activement. « Dans le Littoral, nous promettons de travailler à fond afin de décrocher l’indispensable jackpot dans le creuset du bloc auquel nous appartenons », a-t-elle annoncé au nom de son bureau. « C’est ensemble que nous allons travailler avec synergie entre femmes pour réussir notre mission », déclare-t-elle. Tout en se réjouissant de la forte mobilisation des militantes à l’occasion de leur installation, elle invite toutes les femmes à opérer une mutation pour travailler à ce que le parti gagne plus de terrain à Cotonou.
Auguste Vidégla, président du parti Rbnv, pour sa part, s’est dit très ému de la grande mobilisation qu’il a vue, dimanche dernier à Cotonou. Il affirme avoir installé un bureau de femmes très dynamiques. Souhaitant plein de succès au bureau, il les a renvoyées en croisade dans leurs zones respectives pour parler du Programme d’action du gouvernement à leurs voisins et camarades dans les marchés, notamment des avantages dont les femmes pourraient bénéficier.
Lydie Zannou, secrétaire générale et porte-parole des femmes du Littoral, présentant le Pag, a exposé les avantages que la gent féminine pourra en tirer. Elle cite, entre autres, le programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Cette composante du Pag de protection sociale conçue pour sortir les Béninois de la précarité, a-t-elle souligné, prend en compte les femmes en vue de leur autonomisation pérenne à travers quatre volets. Elle souligne l’assurance maladie avec une large contribution de l’État aux soins hospitaliers, les micro-crédits avec des montants consistant au profit de toutes les Béninoises capables de mener des activités génératrices de revenus. Le programme a par ailleurs prévu pour les artisans et autres ouvriers des pensions de retraite qui n’existaient pas. Elle invite alors ses pairs à aller expliquer la vision et les élans de l’actuelle gouvernance pour améliorer les conditions d’existence de tous les Béninois sans distinction de condition sociale.
Auguste Vidégla, appuyant Lydie Zannou, a rappelé que le Bénin était souvent classé jusqu’en 2015, parmi les pays les plus pauvres d’Afrique. C’est pour sortir le pays de cette position, poursuit-il, que le président Patrice Talon a décidé de doter le pays du programme Arch. Il a ajouté qu’en plus de cet ambitieux programme, il faut améliorer beaucoup d’autres secteurs dont l’agriculture, l’éducation, la santé, la communication, etc. Il rassure qu’avant la fin de l’année, le projet Arch rentrera dans sa phase active.
Une illustration d'enfant exposée aux écrans[/caption]Devenus de véritables accros aux écrans du fait de l’invasion des nouvelles technologies, les enfants peinent à se soustraire à ce piège au même titre que les adultes. Pourtant, les dangers qui les guettent ne sont pas à négliger.
Vautrée dans le divan au salon aussitôt après le réveil du matin aux environs de 9 h en ces temps de vacances, la petite Sènami M., 8 ans, les yeux rivés sur sa tablette, peine à s’en détacher. Deux minutes pour libérer sa vessie, puis elle s’y accroche à nouveau. Elle prête à peine oreille à sa mère qui l’appelle à se laver puis manger. Les jeux auxquels elle s’adonnait sur sa tablette priment sur tout. Pas question de perdre une seconde pour satisfaire un quelconque besoin. Elle restera dans cette position jusqu’à 12 h avant d’être interpellée à nouveau par sa maman qui l’oblige à prendre son bain et son déjeuner. Quelque 20 minutes après, Sènami reprend sa position initiale. Cette fois-ci, ce sont les étoiles qui lui annoncent la tombée de la nuit. N’empêche qu’elle dépose la tablette et jette encore un coup d’œil sur sa série préférée à la télé, avant de s’endormir. L’addiction de Sènami aux écrans n’est pas un phénomène isolé. De plus en plus, les enfants sont exposés pendant plusieurs heures par jour à toutes sortes d’appareils électroniques (tablettes, smartphones, androïdes), mais également au poste téléviseur allumé en permanence en arrière-plan dans la même pièce. Toute une gamme d’appareils électroniques pour nourrir leur curiosité et combler leur soif en matière de recherches et d’apprentissage.
Comme de la drogue, les enfants consomment aujourd’hui les ‘’écrans’’ sans modération. Impossible pour eux de passer une journée loin de ces appareils. Leur univers numérique est fait de tablette, d’ordinateur, de Smartphone, et de téléviseur….!
Si les écrans captent l’attention des enfants, la technologie numérique les rend esclaves et dépendants. « Il s’agit d’un phénomène de mode qui participe de l’évolution des tics, des relations de famille et du développement cognitif de l’enfant. Ce phénomène se développe avec cruauté dans un contexte de sédentarité des enfants où la sous-information des parents sur les conséquences de l’addition des enfants aux écrans et la tendance à l’acculturation se justifient », explique le sociologue Rodrigue Sohouénou.
Plus qu’un phénomène de mode, l’exposition des enfants aux écrans est un sujet préoccupant. Selon lui, les effets de ces nouvelles technologies sont plus négatifs que positifs. Lorsque le contenu télévisuel relève du besoin et du niveau de connaissance des enfants, ils arrivent à formater leur comportement cognitif. Mais lorsque ce qu’ils vivent avec les écrans ne relèvent pas d’un besoin de leur développement, cela bloque leurs relations avec l’entourage et ils désapprennent, explique-t-il. Manque de communication, agitation, passivité, intolérance marquée à la frustration caractérisent leurs comportements, relève le sociologue.
Exposés aux écrans, les enfants n’apprennent rien d’autre que la solitude, l’imitation non discernée du message de l’écran, le suivisme béat. Rodrigue Sohouénou décèle également les troubles de comportement, la perte de l’engouement pour la lecture au profit des jeux sur les écrans.
Ces instruments perçus comme des outils ludiques, d’éveil et d’éducation des enfants au départ, ne sont pas moins nuisibles pour la santé et la psychologie des enfants, en ce sens qu’ils affectent leur cerveau, leurs yeux.
Un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire renseigne que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes, les réseaux Wi-Fi, les ordinateurs… représentent un éventuel risque pour la santé des enfants en bas-âge. Les enfants de moins de 6 ans seraient plus vulnérables que les adultes face à ces ondes du fait que leurs cerveaux sont en cours de développement.
Graves conséquences
En réalité, les Smartphones favorisent une « culture de la chambre », dans laquelle l’accès à l’Internet de nombreux enfants devient plus personnel et privé et moins supervisé par les parents. Enfermés dans leur chambre et câblés sur leurs appareils, ils n’hésitent pas à se lancer dans des découvertes parfois nuisibles à leur éducation. Lorsqu’ils sont plongés dans les écrans, ils donnent l’impression que rien n’existe plus autour d’eux.
Au nombre des conséquences de l’exposition des enfants aux écrans, le sociologue Rodrigue Sohouénou évoque l’effritement des relations parents-enfants. En effet, quand ils sont captés par les écrans, les enfants ne regardent pas leurs parents lorsque ceux-ci s’adressent à eux et communiquent très peu avec leur entourage. Le sociologue souligne également les troubles de langage et d’attention. Selon lui, la captation de l’attention de l’enfant par les écrans inhibe son attention sur les objets qui sont dans son alentour. Ce qui peut expliquer des situations de retard de langage et des troubles attentionnels voir relationnels chez l’enfant.
Le mal est plus profond. A l’occasion du lancement du rapport de l’Unicef sur la situation des enfants dans le monde en décembre 2017, le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga, a lancé cette alerte : Les nouvelles technologies accroissent leur vulnérabilité à travers leur « accès à des contenus pornographiques et violents, et des relations avec des individus malveillants qui peuvent les piéger pour les livrer à des réseaux de traite et d’exploitation d’êtres humains ».
Il faut souligner le caractère massif et brusque de ces technologies qui ont inondé les familles sans que soient émis des messages d’avertissements.
Les jeunes de 15 à 24 ans constituent la tranche d’âge la plus connectée. A l’échelle mondiale, 71 % d’entre eux utilisent internet contre 48 % de la population totale, indique le rapport 2017 sur la situation des enfants dans le monde. D’après les estimations, un internaute sur trois dans le monde est un enfant ou un adolescent de moins de 18 ans.
Si les parents ne prennent pas garde, le phénomène risque de devenir un véritable problème de santé publique. Le sociologue conseille aux parents de réglementer le temps passé par l’enfant devant les écrans, de conditionner l’accès aux écrans par la réussite de certains exercices qui participent de son développement intégral et complet. Il importe aux parents de privilégier un contenu télévisuel de qualité plutôt éducative, de partager les moments d’écran en famille et de placer les écrans dans une pièce commune pour voir ce qui s’y passe.
Les enfants aussi doivent adopter des comportements responsables face aux écrans. Selon le sociologue, ils sont tenus de respecter les consignes des parents, de demander aux parents de leur prévoir à la fois des activités ludiques en groupes et des contenus télévisuels qui renforcent leur savoir-être sociétal.
En réalité, le temps passé devant les écrans par les enfants limite de fait le temps consacré aux autres activités de la vie courante, telles que jouer, étudier, discuter ou dormir. Autant d’activités qui contribuent à la construction physique et mentale des plus jeunes, mais que les enfants bafouent inconsciemment du fait du manque de responsabilité des parents.
Face aux conséquences de l’exposition des enfants aux écrans, allons-nous attendre que leurs effets agissent comme de la drogue avant de prendre le contrôle de la situation?

Les résultats des examens nationaux pré-universitaires, ces trois dernières années, évoluent en dents de scie. Ils ont été particulièrement mauvais cette année. A l’analyse, il y a lieu de remettre en cause le système éducatif, notamment le niveau des apprenants et des enseignants d’une part et d’autre part les troubles sociaux en l’occurrence les grèves.
Pluie de pleurs et grincements de dents ont jailli en 2016 à l’annonce des résultats des examens nationaux. Le certificat d’études primaires (Cep) avait donné 39,26 % contre 89,61% en 2015 ; le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) 16 % contre 30% en 2015 et le taux de réussite au Baccalauréat était de 30,14 % contre 34 % en 2015. La clameur publique avait alors imputé ces résultats au nouveau régime en place. « C’est le gouvernement du Nouveau départ », « Ils ont serré les notes », « C’est le vrai visage du niveau des apprenants »… Autant de raisons avancées pour expliquer la dégringolade observée dans les taux de réussite aux examens.
Nolens volens, le régime de la Rupture venait ainsi de rompre avec la largesse et la magnanimité dans les corrections d’examens pour révéler au Bénin, le réel niveau des apprenants. L’année qui a suivi, en 2017, semble avoir été plus clémente avec une hausse significative des taux d’admission : 65,15 % pour le Cep ; 50,56 % pour le Bepc et 41 % pour le Baccalauréat. Ces résultats ont suscité de grandes interrogations. Les candidats auraient-ils en un an relevé leur niveau ? Les enseignants se seraient-ils mieux appliqués pour donner une meilleure image de leur compétence ? Ou le gouvernement aurait-il mis de l’eau dans son vin face aux pressions sociales d’antan ? Des énigmes que la session 2018 allait peut-être aider à résoudre. Mais cette année 2018, les résultats se sont révélés avec de nouvelles contre-performances. Le Cep a légèrement régressé (64,44 %) ; le Bepc quasi catastrophique est passé de 50,56 % à 28,63 % et le taux d’admissibilité au baccalauréat (33,43 %) a connu une baisse de plus de 7 %.
Des résultats qui ont donc évolué en dents de scie pendant ces trois dernières années. Les raisons sont nombreuses.
Haro sur les grèves !
Les mouvements de débrayage en milieu scolaire constituent l’un des plus gros ennemis du système éducatif béninois. Une année sans grève au Bénin est un exploit. Ces trois dernières années, les mouvements d’humeur sont allés crescendo, perturbant l’année scolaire. Leur incidence sur les résultats scolaires n’est plus à démontrer. Au regard de la légère régression des résultats du Cep session 2018, le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère de l’Enseignement maternel et primaire, Victor Adohinzin, reconnaît sans ambages : « L’année scolaire n’a pas été apaisée avec des grèves perlées. C’est la seule explication que je donne pour le moment », a-t-il déclaré lors de la délibération du Cep, vendredi 27 juillet dernier. C’est ce que confirme son homologue, le Dec du ministère de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Roger Koudoadinou, suite à la proclamation des résultats du Bepc. « Dans beaucoup de départements, des candidats, du fait de la grève, ont suspendu leur scolarité ; d’autres sont allés en aventure... Lorsque la grève a pris fin, de nombreux candidats n’ont pas repris les cours et se sont présentés ainsi à l’examen Ils ont donc raté beaucoup de cours et, du coup, n’étaient pas à jour dans les connaissances avant de prendre part aux compositions », a-t-il expliqué.
Les grèves phénoménales de cette année scolaire ont certainement atteint psychologiquement de nombreux candidats. La longue pause imposée et la forte probabilité d’une année blanche ont édulcoré l’entrain des apprenants et émoussé l’ardeur de plus d’un. Même au niveau des parents, il y a eu un relâchement dans l’encadrement, selon Roger Koudoadinou. Ce n’est qu’à quelques jours des compositions que les grèves ont été interrompues, laissant peu de temps aux candidats des écoles publiques pour se mettre à jour. Ont-ils pu rattraper en un mois ce qu’ils ont raté en trois mois ? Parmi les candidats malheureux, il est certain que la majorité ressort des écoles publiques. Il faudra alors espérer une franche et paisible collaboration entre les dirigeants et les acteurs du milieu scolaire pour éviter ces perturbations devenues fréquentes qui jouent sur le rendement des candidats.
L’épineuse question du niveau !
Quoique relatifs parfois aléatoires, les résultats d’un examen ne révèlent que le niveau des candidats. Lequel reflète la qualité de l’enseignement reçu. Il va donc sans dire que résultats, niveau de l’apprenant et qualification de l’enseignant sont intimement liés. Il n’y a pas de miracle en la matière. L’enseignant ne peut communiquer à l’élève que ce qu’il connaît. L’enseignant est comme la source à laquelle boit l’apprenant et dont il puise l’essentiel de ses ressources intellectuelles. Si cette source n’est pas fiable et qualifiée, l’on ne saurait attendre grand-chose d’un candidat à moins qu’il soit un génie. Or, il n’est pas donné à tout le monde d’être surdoué. La performance de l’élève moyen dépend en grande partie de l’enseignement qu’il reçoit. Si les résultats des différents examens nationaux sont déplorables, c’est que le système éducatif l’est tout aussi et mérite de profondes réformes.
Insatisfaits des résultats des différents examens, les ministres en charge de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, et de l’Enseignement supérieur, Marie-Odile Attanasso, l’attestent. « Nous devons nous poser beaucoup de questions par rapport au système éducatif », a affirmé le ministre Mahougnon Kakpo lors de la délibération du Bac, vendredi 10 août dernier. Il n’est pas rare de retrouver sur des épreuves de composition des aberrations et imperfections grammaticales, ou d’entendre que d’une école à une autre, des élèves de la même classe s’affrontent sur des connaissances dispensées par l’enseignant. Il y a alors de quoi s’inquiéter quant aux résultats des examens ! « Le profil des enseignants dans certains départements pose problème dans certaines matières », certifie le directeur des Examens et concours Roger Koudoadinou.
Par ailleurs, l’orientation de l’apprenant au second cycle est un facteur déterminant dans sa réussite. On remarque de plus en plus que les élèves accourent vers la série D. Conséquence, c’est une marée humaine qui échoue chaque année dans cette série alors que ces candidats auraient pu réussir dans des séries qui s’adaptent mieux à leurs compétences. Cette année, la série D a été la moins performante avec un taux de 24,76 %. Sur les 38 928 candidats qui ont composé, 9638 ont été déclarés admissibles, soit plus de 29 000 ont échoué. Les apprenants doivent être mieux orientés. La responsabilité des parents est aussi engagée !

En prélude à la Coupe des nations de la zone 3 de volleyball qui se tiendra du 27 août au 2 septembre 2018 à Ouagadougou, les sélections béninoises hommes et dames de volleyball vont entamer un stage de préparation dès ce lundi 13 août à Natitingou.
La direction technique nationale de la Fédération béninoise de volleyball a dévoilé, mercredi dernier, la liste des joueurs présélectionnés chez les hommes et chez les dames. Aux termes de cette mise au vert prévue pour prendre fin le 25 août prochain, douze joueurs seront retenus chez les dames ainsi que chez les hommes. Les différentes sélections seront renforcées par des joueurs béninois évoluant au Burkina Faso, aux Seychelles et au Qatar.
Pour le président de la Fédération béninoise de volleyball, Ali Yaro, la ville de Natitingou a été retenue pour permettre aux sélections de travailler dans un environnement proche du climat burkinabè.
Signalons que cette compétition va connaître la participation des sélections nationales hommes et dames du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Nigeria, du Togo, du Niger, du Ghana, du Mali et du Burkina Faso, pays hôte.