La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Programme de mentorat sur le projet « Plan pour les filles » : 120 mentors pour accompagner les jeunes dans les Collines
Les communes de Dassa, Savalou, Glazoué et Bantè ont accueilli, vendredi 18 mars dernier, le lancement du programme de mentorat sur le projet Plan pour les filles. Désormais des conseillers éducateurs des jeunes filles vulnérables, ces mentors ont été officiellement investis dans leur nouveau rôle au cours des cérémonies organisées simultanément dans ces quatre communes des Collines. Ils sont 38 à Dassa-Zoumè, 38 à Savalou, 26 à Glazoué et 18 à Bantè, soit un total de 120 mentors dont 60 femmes à être investis, vendredi dernier dans les Collines. En effet, le programme de mentorat est mis en œuvre dans 60 villages bénéficiaires qui sont répartis dans ces quatre communes des Collines. Les mentors sont des hommes et femmes identifiés au niveau de leurs villages par les jeunes filles et garçons à raison de deux mentors par village. Leurs choix ont été validés par les conseils villageois. Ils ont bénéficié de plusieurs renforcements des capacités. « Ils ont été formés sur la politique de protection et de sauvegarde des enfants et jeunes de Plan International, la politique de protection des données et le respect de la confidentialité, le genre et l’inclusion, les violences basées sur le genre, l’approche de mentorat communautaire, adaptée aux adolescents et jeunes. Toutes ces formations ont été conduites par les Ong de mise en œuvre, Dedras, Racines et Plan International Bénin. Les mentors ont été également formés sur l’éducation à la santé sexuelle par les personnes ressources de l’Institut national d'ingénierie de formation et de renforcement des capacités des formateurs (Inifrcf) et l’Institut national pour la formation et la recherche en éducation (Infre) », a fait observer Tabitha Damassoh, responsable à Dedras-Ong, lors de la cérémonie de lancement de ce programme à la mairie de Glazoué. Etroites relations entre mentors et "mentorés" Le programme de mentorat sur le projet "Plan pour les filles" est financé par le gouvernement du Canada à travers Affaires mondiales Canada. Il offre aux jeunes de 10 à 24 ans la possibilité d’avoir une ou un ami qui leur sert de guide, à qui ils peuvent parler et avec qui ils ou elles peuvent partager leurs expériences de vie et même des secrets. Grâce à des rencontres régulières, une relation étroite se tisse entre le mentor et la personne "mentorée". De façon générale, ce programme de mentorat exige deux rencontres régulières par mois, d’une durée de 1 à 2 heures, et un engagement sur douze mois. C’est dire que le mentorat est un moyen concret d’encadrement susceptible de favoriser le développement personnel des jeunes à travers le transfert des connaissances et d’expériences de personnes adultes reconnues pour leur savoir-faire. Le mentorat facilitera une meilleure orientation des jeunes filles et garçons dans leur vie sociale et milieu de travail, développera chez ces derniers des attitudes positives et proactives pour qu’ils/elles abordent mieux leur futur. En lançant officiellement ce programme à la mairie de Glazoué, Elsie Sègla, chef projet Plan pour les filles, a rappelé le besoin en informations et conseils sur la santé sexuelle et reproductive, sur les droits et devoirs de l’enfant et sur l’accompagnement dans divers domaines spécifiques. Elsie Sègla est convaincue que ce programme de mentorat sera avantageux autant pour les jeunes filles/garçons en termes d’acquisition de savoir, savoir-être et savoir-faire, en même temps qu’il offrira l’opportunité aux mentors de découvrir de nouveaux aspects dans leur rôle de parents et d’éducateurs et de faire valoir leur leadership. Cependant, avertit-elle, un tel programme a beaucoup d’exigences, en particulier la disponibilité du mentor, la confiance, la confidentialité et le respect mutuel. Cette exigence est reconnue par le porte-parole des mentors, Médard Tchegnonsi, qui prend l’engagement d’honorer la confiance placée en eux. Gilles Houndolo, maire de Glazoué, a donné son onction à ce programme qui prend en charge les jeunes vulnérables de Glazoué et environs qui ont surtout besoin de cette béquille pour tenir droit face aux déviances de la société. Société 22 mars 2022


Trésors royaux et œuvres contemporaines : Les responsables des Unb revisitent l’histoire
L’exposition Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui a accueilli, ce vendredi 19 mars, les hauts responsables des Universités nationales du Bénin (Unb). Ils sont repartis impressionnés par la finesse et l’histoire des œuvres. A la quatrième semaine de son ouverture au public, l’exposition diptyque reçoit les hauts responsables des Universités nationales du Bénin (Unb). Ils ont décidé de sacrifier leur journée du mercredi 19 mars pour une bonne cause : voyager 130 ans en arrière dans l’histoire de l’ancien royaume de Danxômè à travers les 26 trésors royaux restitués. La mobilisation est générale. Aucun membre des équipes dirigeantes des entités des Unb n’a voulu se faire conter l’exposition Art du Bénin. « On dit souvent qu’il vaut mieux voir une fois que d’en entendre parler plusieurs fois. C’est dans ce cadre que les universités publiques du Bénin se sont mobilisées aujourd’hui pour voir les trésors royaux ramenés de la France », souligne Félicien Avléssi, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Comme à l’accoutumée dans cette exposition, la délégation est scindée en plusieurs groupes pour faciliter la visite. Ainsi, les universitaires ont découvert les 26 trésors royaux et leur histoire intrinsèque. Ils sont fiers et admiratifs des œuvres. Joyeux, ils adressent des questions de curiosité aux médiateurs culturels, prennent des photos à n’en point finir. Les blagues et éclats de rires rarement visibles dans les bureaux et amphithéâtres, sont autant de faits qui témoignent de leur état d’âme. « J’avoue que je suis impressionné. Quelqu’un comme moi, né à Abomey, élevé dans le palais royal du roi Akaba et qui connait à peu près l’histoire, j’avoue que je suis impressionné… J’avoue que j’ai un sentiment de fierté…», affirme le recteur de l’Uac au terme de la visite guidée. Mais il n’est pas le seul à être séduit. Bruno Djossa, recteur de l’Université nationale d’agriculture (Una), Joachim Gbénou, recteur de l’Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (Unstim) d’Abomey et Bertrand Sogbossi Bocco, recteur de l’Université de Parakou (Up) et la communauté universitaire présente sont tout aussi impressionnés. « Je suis tellement émerveillé. Ça vaut vraiment la peine d’effectuer le déplacement depuis Porto-Novo pour visiter ces œuvres… », indique Bruno Djossa. « C’est un sentiment de satisfaction qui m’anime parce que ça permet de réécrire l’histoire, la vraie histoire... », assure Joachim Gbénou. « En tant qu’héritier, petit-arrière-fils de l’espace que nous célébrons, vous comprenez l’émotion de nous replonger dans l’histoire, dans cette culture qui est la nôtre en revisitant tout ce que nous avons vu cet après-midi… », lâche Bertrand Sogbossi Bocco. Pour le recteur de l’Uac, ces œuvres entrent encore dans l’histoire et il est important que les jeunes générations se les approprient. Parmi les 26 œuvres, le trône du roi Glèlè est l’objet qui a le plus retenu l’attention de Félicien Avléssi. « C’est naturel, c’est impressionnant. Tout ce qu’on me racontait dans mon enfance, j’ai pu les voir. Ce trône m’a vraiment marqué… », confie-t-il. Les visiteurs du jour ont trouvé l’histoire de ces œuvres tellement vivante, poignante et parlante au point où certains enseignants ont déjà pensé à des sujets d’examen en amphi sur quelques-uns de ces trésors royaux. Par ailleurs, les universitaires félicitent le chef de l’Etat pour son implication personnelle, son courage et sa détermination ayant abouti au rapatriement des 26 œuvres. Ils saluent également les efforts du gouvernement et toute la diplomatie mise en branle afin que ces œuvres reviennent au bercail. Contribution scientifique Quel apport scientifique pour une meilleure compréhension du retour à la source de ces trésors royaux et leur histoire intrinsèque? La question a traversé l’esprit des universitaires, vendredi dernier. « Le président Patrice Talon est passé au concret du retour à la source. Il nous revient, nous universitaires, de mener toutes les réflexions nécessaires à une meilleure compréhension de ce retour à la source », indique le recteur Bertrand Sogbossi Bocco. « Donc, une manière de lui dire merci, c’est de jouer notre partition en termes de réflexions qui vont réunir et chercheurs et acteurs du monde scientifique, culturel et politique pour réfléchir à nouveau et peut-être éclairer les points d’ombre qu’il reste à éclairer », suggère-t-il. Il est à préciser qu’après les trésors royaux, les universitaires ont aussi visité les œuvres d’art contemporain. Là aussi, ils ont loué le génie créateur de l’ensemble des artistes. Après cette visite des équipes rectorales et des chefs d’entités des Unb, suivra le tour des enseignants et étudiants. Les responsables et autres cadres du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique sont annoncés au palais de la Marina pour cette même virée dans l’histoire de l’ancien royaume du Danxômè. Actualités 22 mars 2022


En prélude à la Cop15 : conclave sur l’état de la désertification et stratégies d’adaptation
Afin de réduire l’avancée de la désertification, de renforcer la résilience aux changements climatiques, et en prélude à la participation du Bénin à la Cop15, la Plate-forme des acteurs de la société civile au Bénin (Pascib) en partenariat avec l’Ong belge Iles de Paix et l’Obepab, ont organisé les 17 et 18 mars Dassa-Zoumè, un atelier de concertation multi-acteurs pour élaborer un plaidoyer commun de la société civile béninoise sur les liens terre, biodiversité et climat. Le but visé par les travaux de Dassa est de contribuer à répondre à la question sur la part de l’agro-écologie dans les solutions à envisager face aux effets de la désertification et à la perte de la biodiversité. Il a été question, durant ces deux jours, de cristalliser l’attention des acteurs sur les enjeux du changement climatique et la gestion durable des terres. Puis, d’engager avec les acteurs pertinents - les chercheurs, universitaires, secteur public, secteur privé, organisations de la société civile, partenaires au développement - des réflexions sur les meilleures stratégies à promouvoir pour répondre à la problématique posée. « Dans quelle mesure l’agro-écologie et la gestion durable des terres peuvent-elles être considérées comme solutions pertinentes face à la perte de diversité biologique ? » Pour répondre aux préoccupations, trois grandes thématiques ont fait objet de communications. Il s’agit de Etat des lieux de la désertification au Bénin ; Stratégies d’adaptation au changement climatique et Renforcement de la gouvernance des systèmes alimentaires. A l’avant-garde des combats citoyens des acteurs de la société civile au Bénin, la Pascib est bien présente dans la gouvernance et les enjeux de développement. A preuve, elle s’est engagée, à travers le projet Benkadi pour l’adaptation du secteur agricole et des ressources en eaux aux changements climatiques au Bénin. S’inscrit dans cette vision le conclave de Dassa, qui a regroupé du jeudi au vendredi dernier une trentaine d’acteurs béninois pour mener la réflexion sur les défis liés à la lutte contre la désertification. Il s’agit aussi pour le projet Benkadi d’appuyer l’appropriation par les Osc, des préoccupations liées aux questions d’Abe avec un focus sur l’agro-écologie et la gestion durable des terres. A cet effet, l’ambition est de mettre l’agro-écologie au cœur de l’agenda de la lutte contre la désertification et la dégradation des terres, en partageant et en mettant en commun les résultats des actions menées par l’Etat béninois, la société civile et la recherche. Réduire l’avancée de la désertification Les échanges ont permis aux participants d’apprécier la situation au Bénin. Elle se caractérise par la prise de conscience de la nécessité de réduire l’avancée notable de la désertification, de renforcer la résilience aux changements climatiques, de préserver l’environnement et la santé humaine. Toutes choses qui ont donné naissance à plusieurs initiatives et des mouvements d’agriculture écologiquement responsable sous diverses dénominations: agriculture écologique, durable, biologique, équitable. Ces initiatives s’exécutent pour un développement de l’agro-écologie et cherchent à influencer les politiques publiques de développement agricole fondées sur les systèmes conventionnels. Si au début, les efforts étaient menés de façon marginale et éparse, de nos jours, on note une certaine mutualisation des efforts de plusieurs acteurs publics et privés pour créer une synergie d’actions. Toutefois, les participants ont fait le triste constat que le Bénin manque de données fiables sur la désertification. Ils ont déploré que « les quelques données qui existent ont été collectées en 2010 mais ne sont malheureusement publiées qu'en 2017, ce qui n'est pas propice à la prise de décision ». Les participants ont également mis le doigt sur un manque de complémentarité entre les acteurs, qui ne permet pas d'avoir une position claire lors d'événements internationaux. L'accès au financement a également été abordé et les participants ont fortement suggéré de s'appuyer d'abord sur leurs les forces endogènes avant de rechercher des ressources extérieures supplémentaires. Les efforts de lutte contre la désertification sont nombreux dans le pays avec de très bons résultats, mais la capitalisation et la valorisation de ces acquis restent un véritable problème. Il est à signaler que les réflexions des Osc menées à Dassa ont débouché sur une position à verser aux travaux des prochaines Cop15 d’Abidjan en Côte d’Ivoire et de Montpellier en France. Société 21 mars 2022


Mise en oeuvre du programme ACMA 2 à Bohicon et Djidja / Le Comité de suivi fait une évaluation des acquis
Les membres du comité de suivi du Programme « Approche communale pour le marché agricole » au Bénin-phase 2 (Acma2),ont tenu leur première session de l’année 2022 les 17 et 18 mars derniers à Bohicon. Une descente de terrain a été effectuée dans ce cadre à Monsourou dans la commune de Djidja et à Bohicon, au siège de la Fupro. Occasion pour les membres du Comité de suivi de constater les effets des interventions du Programme. Les producteurs de Bohicon et de Monsourou à Djidja ont été appuyés par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin à travers le Programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin-phase 2 (Acma 2) en infrastructures marchandes. Ceci, pour augmenter leur capacité de mise en marché des produits agricoles. . A Monsourou, Djidja, il s’agit d’un magasin de stockage de maïs et de soja d’une capacité de 500 tonnes, d’un second magasin de stockage de piment d’une capacité de 250 tonnes, d’une aire de séchage et d’un bloc de toilettes. Des réalisations auxquelles s’ajoutent des équipements pour le fonctionnement, composés entre autres de 100 palettes, deux balances électroniques, deux couseuses, dix bâches, un humidimètre, un groupe électrogène et autres. Le coût de cet investissement est de 98 434 928 F Cfa dont 95 % sur financement du programme Acma2 grâce à l’Ambassade des Pays-Bas et 5 % comme contribution de la mairie. De cette visite, faite d’échanges entre les membres du comité de suivi et les responsables de cette coopérative, il ressort que ce complexe d’infrastructures profite d’une part directement aux six coopératives de producteurs de maïs de Monsourou et indirectement à 27 coopératives de la commune de Djidja et d’autre part aux acteurs du Pôle d’entreprise agricole (Pea) piment de Djidja. La gestion du complexe d’infrastructures est assurée par la Ccpm pour le magasin de maïs et l’Union communale des producteurs (Ucp) de Djidja pour le magasin de piment. Pour une bonne gestion du complexe, il est mis en place un comité multi-acteurs de neuf membres qui sont uniquement des producteurs. Le complexe offre plusieurs types de services dont la vente groupée du piment et le warrantage du maïs, du piment et du soja. La vente groupée du maïs sur les marchés institutionnels notamment au programme Pam et à la société Socia en est un débouché. Expérience exigeante A l’occasion, le président Epiphane Lissa s’est réjoui de l’appui du programme Acma2 grâce à qui un partenariat a été scellé entre sa coopérative et le Pam en 2021 pour une vente de 100 tonnes de maïs. Cette expérience faite de beaucoup d’exigences s’est déroulée avec succès pour le bonheur des acteurs économiques agricoles, pour un chiffre d’affaires d'environ 38 millions F Cfa. Après Monsourou, la délégation a mis le cap sur Bohicon pour visiter l’infrastructure moderne de stockage et de vente de maïs dont la Fédération des Unions des producteurs du Bénin (Fupro) est le gestionnaire bénéficiaire. Accueillie par Charles Gnangassi, directeur exécutif de la Fupro, la délégation a visité le magasin d’une capacité de 1 000 tonnes pour un coût de 264 millions de F Cfa. Selon Charles Gnangassi, il fut un temps où la quantité de maïs mobilisée auprès des organisations paysannes et destinée à desservir des sociétés de la place devenait très importante et dénotait les limites de la Fupro à stocker et à conserver les produits. C’est à ce moment qu’est intervenu l’appui d’Acma2 qui dote la Fupro d’un géant magasin. Une infrastructure qui vient répondre au manque de magasin de stockage auquel les agriculteurs du réseau Fupro étaient confrontés et qui les empêche de faire des ventes groupées sur les marchés rémunérateurs. Le magasin dispose d’un mini-laboratoire équipé de dispositif de contrôle de qualité, d’une aire de séchage, d’un bloc administratif composé de bureaux avec salle d’eau et salle de réunion. A ceci, s’ajoutent des équipements pour son bon fonctionnement. A l’issue des visites, Aimé Tovizounkou, membre du comité de suivi et Clément Edah, représentant de l’Ambassade des Pays-Bas près le Bénin, ont confié à la presse être satisfaits de ce qu’ils ont constaté, que ce soit à Monsourou ou à Bohicon. Notons qu’avant la descente sur les deux sites, les membres du comité de suivi ont eu droit à une présentation des résultats du programme Acma2 de l’année 2021 et de son Plan de travail 2022. Société 21 mars 2022


Couverture vaccinale contre la Covid-19 : 47,50 % dans le Borgou contre 28,8 % pour l’Alibori
Au nombre des communications présentées au cours de leurs conférences administratives départementales respectives, mercredi 16 mars dernier, à Parakou et à Kandi, le Borgou et l’Alibori ont fait le point de la campagne de vaccination contre la Covid-19. Au regard des chiffres enregistrés, il n’est pas question de baisser la garde. Dans le Borgou et l’Alibori, on connait désormais les premiers résultats de la campagne de vaccination initiée dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. L’occasion a également permis de prendre connaissance des difficultés rencontrées, puis d’envisager les perspectives et les nouvelles orientations à suivre pour atteindre les objectifs fixés. A la date du 13 mars dernier, il ressort que le taux de couverture vaccinale contre cette pandémie dans le Borgou est de 47,50 %. Ce qui lui permet, suivant le critère de « la performance vaccinale », de passer du 11e au 8e rang dans le classement des 12 départements. Dans les six communes de l’Alibori, le point partiel de la même campagne révèle qu’il y a eu au total 299 052 doses de vaccin administrées. Soit 54,5 % comme taux de couverture par rapport à la prévision au niveau de ce département. Comparé au taux sur le plan national qui est de 34,83 %, l’Alibori aura fait 28,88 % de vaccination de la population contre la Covid-19. La faible implication des comités d’engagement a été déplorée. Comme obstacles, on déplore également les menaces sécuritaires qui règnent dans certaines localités du département, sans oublier l’abandon à leur sort des équipes de vaccination par certains élus locaux sur le terrain. Ce qui n’a pas empêché Karimama et Malanville d’arriver respectivement première et deuxième au tableau, au titre du classement des communes de l’Alibori couvertes. Appréciant le taux réalisé par son département, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a appelé à la poursuite de la sensibilisation des populations sur la vaccination contre la pandémie. C’est en vue d’obtenir un fort taux de couverture vaccinale dans le département. Le même engagement a été pris dans l’Alibori avec le préfet Ahmed Bello Ky-Samah. Pour améliorer la couverture vaccinale, les mesures et actions entrant dans le cadre de la sensibilisation des populations du département vont être maintenues. Ainsi, les populations sont invitées à continuer à se faire vacciner et respecter les mesures de lutte contre le coronavirus. Société 21 mars 2022


Interdiction de la tontine « Adogbè » : une structure de collecte d’épargne prise d’assaut à Parakou
Suite à la décision gouvernementale interdisant la collecte illégale de l’épargne dite « Adogbè » sur toute l’étendue du territoire national, des responsables d’une structure sise au quartier Dépôt, dans le 1er arrondissement de Parakou, ont passé des moments difficiles, vendredi 18 mars dernier. Décidés à se faire rembourser, certains de leurs clients les ont tout simplement assiégés. Craignant de ne pas rentrer en possession de leurs épargnes ou articles auprès d’une structure à Parakou, des clients ont fait passer des heures chaudes à certains de ses responsables, vendredi 18 mars dernier. Ils ont peur de les voir disparaître de la circulation, après la décision prise par le gouvernement d’interdire la collecte illégale de l’épargne dite « Adogbè» sur toute l’étendue du territoire national. Pour se faire rembourser, ils ont tout simplement envahi leurs locaux. En furie, ils réclamaient sans arrêt leurs avoirs. Très déterminés, ils exigeaient que l’on calcule et leur restitue le peu qu’ils ont déposé. Mais dans l’incapacité de donner satisfaction à leurs doléances sur le champ, les agents de la structure leur ont proposé de revenir dans deux semaines. Ce à quoi, ils se sont farouchement opposés. Sur les lieux, il n’y avait aucun responsable de la structure, si ce n’est pas un agent. Ce dernier n’a pas eu le temps de se mettre à l’abri. Malmené dans tous les sens, il se démenait, tentant de calmer la situation. « Avec cet arrêté que le gouvernement a pris, nous ne pouvons plus continuer la collecte sur le terrain auprès des clients », essayait-il de leur expliquer. « Nous ne pouvons pas fuir. Ce matin, nous nous sommes retrouvés pour pouvoir trouver une solution à la situation et aider les clients à s’en sortir, quand ils nous ont subitement envahis », déclare-t-il pour se défendre, tout en comprenant leur désarroi. « Le directeur régional même n’est pas présent. Il est souffrant actuellement et serait hospitalisé. Je ne sais plus ce qu’il faut dire aux clients», poursuit-il, un peu plus loin. En effet, dans certaines localités, cette forme de collecte d’épargne communément appelée «Adogbè» a fait trop de victimes. C’est donc à juste titre que le gouvernement a décidé de siffler la fin de la récréation. Il fallait mettre fin au désordre. Selon l’arrêté interministériel signé le 4 mars dernier, pour s’adonner à cette activité, il y a désormais des formalités à remplir. Société 21 mars 2022


Célébration des 80 ans de l’Afd au Bénin : près d’un siècle au service du développement
En prélude à la célébration de ses 80 ans d’actions au Bénin, l’Agence française de développement a organisé, vendredi 18 mars dernier à Cotonou, une exposition rétrospective des projets accompagnés au Bénin suivie du lancement de l’ouvrage « Les passeurs du développement » et d’une conférence-débat sur le thème « Le défi de l’emploi pour la jeunesse béninoise ». L’Agence française de développement (Afd) célèbre ses 80 ans au Bénin. Depuis sa création en décembre 1941, elle a conservé au cœur de sa mission la lutte contre les inégalités et les injustices dans le monde. Vendredi 18 mars dernier, à travers une exposition rétrospective, elle a voulu illustrer les actions qu’elle a financées et accompagnées au Bénin depuis plusieurs décennies mais aussi mettre en lumière, les femmes et les hommes engagés avec lesquels elle œuvre chaque jour pour essayer d’améliorer les conditions de vie des Béninois. «L’exposition nous emmène donc à travers le Bénin, sur le terrain, au plus près de nos projets et à la rencontre de celles et ceux qui en bénéficient. Elle illustre la richesse de la coopération entre le Bénin et l’Agence française de développement, la diversité sectorielle de nos interventions et la pluralité de nos partenaires», a souligné Jérôme Bertrand Hardy, directeur de l’Afd au Bénin, avant d’évoquer les domaines d’intervention de l’Afd. Il met l’accent sur le projet d’accroissement de la productivité des petites exploitations paysannes, intégrant une culture de rente dans le Zou. Selon Jérôme Bertrand Hardy, depuis le début de l’année 1980, la culture cotonnière a connu un développement exceptionnel au Bénin. Grâce à ce projet mis en œuvre de 1984 à 1990 et à l’accompagnement technique et financier de l’Afd, la culture du coton est devenue une garantie de revenus et la mieux pratiquée sur le terrain. L’Afd, a-t-il ajouté, a participé également à la promotion d’une urbanisation durable et résiliente à travers la construction de l’hôtel « Croix du Sud », et la mise en place d’un programme Hydraulique villageoise des zones lacustres. Le directeur de l’Afd au Bénin revient aussi sur le développement des infrastructures de transport durables à travers la construction, entre 1959 et 1963, du port en eau profonde de Cotonou. Un projet ayant pour objet de transformer Cotonou en un important centre de transit du golfe du Bénin et de favoriser le développement des exportations. La construction à partir de 1993 de nouveaux postes de péage-pesage et la mise en place du Programme de redressement à court et moyen termes de l’organisation commune Bénin-Niger des chemins de fer et des transports font partie des réalisations de l’Afd. Au terme de cette exposition, une conférence-débat sur le thème «Le défi de l’emploi pour la jeunesse béninoise » a été animée par des invités de renom. Occasion pour eux de décortiquer le problème du chômage et du sous-emploi des diplômés de l’enseignement supérieur. Société 21 mars 2022


Journée internationale de la francophonie : les signes d’un avenir radieux pour l’organisation
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a procédé ce vendredi 18 mars à Cotonou, au lancement de la Journée internationale de la francophonie. Cette année, l’évènement est placé sous le thème, « La francophonie de l’avenir ». La famille francophone du Bénin, à l’instar de celle du monde, entrevoit l’avenir de la francophonie sous de beaux jours. Réunis ce vendredi 18 mars autour de Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les ambassadeurs accrédités au Bénin, responsables d’institutions, personnalités politiques, acteurs du monde culturel…, ont tous renouvelé leur engagement à bâtir une organisation forte et solidaire dans la paix et l’unité. Le thème de cette année, «La francophonie de l’avenir » appréhende ces défis. Il fait focus sur les questions sociopolitique et économique internationales, sanitaire, sécuritaire, numérique, environnemental. « Au-delà de ses misions classiques, la francophonie de l’avenir est celle qui prend langue avec ces défis contemporains qui structurent les nouvelles relations de coopération internationale. La francophonie de l’avenir est celle qui oriente ses actions prioritaires sur les jeunes et les femmes souvent très affectés par les crises sociopolitiques et économiques », apprécie Aurélien Agbénonci. La francophonie fleurit l’arc-en-ciel de la coopération en mille couleurs. En témoigne la mise en place du Groupe des ambassadeurs francophones (Gaf) au Bénin. Ce groupe se veut un instrument au service du renforcement de la démocratie et de la coopération à travers la réflexion et l’action. La vocation du Gaf, souligne son président, Xavier Leblanc, ambassadeur du Royaume-Uni près le Bénin, est de « diriger les travaux vers la création de villes durables », et de bâtir une «francophonie décomplexée sur la scène mondiale », en s’appuyant aussi sur les jeunes. La visibilité permanente de la francophonie Pour Adolphe Kpatchavi, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la francophonie (Cnpf), la visibilité permanente de la francophonie doit être le leitmotiv. Dans ce cadre, la Cnpf assure son cahier des charges avec maestria pour le rayonnement de l’organisation. La francophonie célèbre aussi les arts et la culture. Richard Sogan, chargé de programme à l’Agence nationale de la promotion du tourisme et du patrimoine révèle ce que le Bénin a d’exception dans l’univers culturel et touristique francophone. Selon lui, la politique culturelle du Bénin se matérialise par une série d’actions telles que le Parc national de la Penjari, la Route des Tata, le Palais de Nikki et l’arène de la Gaani, la Route des couvents Vodun, les Palais royaux d’Abomey, la place Toussaint Louverture d’Allada.... Le Bénin compte aussi investir dans les musées et la valorisation de la culture et de l’art pour développer davantage son tourisme. La Francophonie au Bénin, c’est aussi un paquet d’actions qu’exécute le gouvernement. « Le Bénin est étroitement associé à l’initiative du Fonds «Francophone avec elles ». Ce fonds a permis d’appuyer en 2021, huit associations de femmes précarisées par les effets de la Covid-19 avec une enveloppe de 311 454 euros, dévoile Aurélien Agbénonci. Dans le domaine de l’éducation, la coopération entre le Bénin et l’Oif s’est renforcée par « l’inscription du Bénin au Programme de l’Initiative de formation à distance des maîtres (Ifadem), financé par la communauté française de Belgique d’un montant de un million cent cinquante-six mille euros et dont la convention sera signée bientôt », annonce-t-il. L’année 2021 a été également marquée par la restitution et le rapatriement par la France au Bénin, de 26 trésors royaux enlevés dans le palais d’Abomey durant la colonisation en 1891. L’Oif en bref Le 20 mars 1970 marque la date de naissance de l’Agence de coopération culturelle et technique (Acct) devenue Organisation internationale de la francophonie (Oif). Elle est célébrée depuis 1988 par la communauté francophone du monde. L’Oif est forte de trente-et-huit Etats membres provenant des cinq continents. Trois cents millions de femmes et d’hommes sont représentés sur la planète francophone. La francophonie s’engage à repositionner le français à travers le monde. Au Bénin, la Journée internationale de la francophonie est célébrée depuis quelques années sous forme du ‘’mois de la francophonie’’. Société 21 mars 2022


Remise des subventions de l’Etat au mouvement sportif : le gouvernement porte la cagnotte à 1 357 500 000 F Cfa
Etablie comme une tradition depuis quelques années, la remise des subventions aux fédérations sportives, clubs de ligue pro de football, au Comité national olympique sportif béninois (Cnosb) et autres a été effective, vendredi 18 mars dernier à Cotonou. Au cours de cette cérémonie présidée par Oswald Homéky, ministre des Sports, un montant total de 1 357 500 000 F Cfa a été distribué aux bénéficiaires de cet appui destiné au développement des activités sportives. Les fédérations sportives, les clubs de la Ligue pro du Bénin, le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén), le Conseil national des Supporters (Cns) et autres ont reçu, vendredi 18 mars à Cotonou, leurs subventions au titre de l’année 2022. Le montant total de cet appui destiné au financement des activités sportives est passé de 1,153 milliard F Cfa en 2021 à 1 357 500 000 F Cfa en 2022. Ainsi, beaucoup de maillons du mouvement sportif ont vu leurs subventions augmentées. A cette occasion, Bonaventure Codjia, directeur du sport d’élite, se félicite de la mobilisation des acteurs sportifs autour de cette cérémonie qui se tient au lendemain de la levée des restrictions liées au coronavirus. Pour lui, la remise de ces chèques témoigne de la volonté du gouvernement d’aider les athlètes, à travers les fédérations et clubs, à réaliser des prouesses dans les différentes compétitions au plan national et international. « Ce geste témoigne de la vision du gouvernement d’imprimer une nouvelle dynamique au sport dans notre pays », a-t-il déclaré. C’est le lieu pour lui de saluer le président de la République, Patrice Talon, pour avoir créé un environnement propice aux entreprises appelées aux côtés du mouvement sportif national. Aussi, invite-t-il les fédérations, les clubs, les centres de formation et les supporters à la bonne gestion de ces ressources pour continuer à mériter cet appui de l’Etat. Oswald Homéky, ministre des Sports, se réjouit pour sa part d’avoir tenu le pari de l’octroi de ces subventions avant la fin du premier trimestre de l’année. C’est pour lui l’occasion de reconnaître l’ouverture d’esprit des acteurs sportifs qui ont accepté de façon unanime la réforme de la professionnalisation du sport béninois. Le secteur privé à la rescousse A l’en croire, aux niveaux de toutes les fédérations, les choses se sont améliorées ces dernières années. Il se dit heureux de l’accompagnement du secteur privé qui a commencé par faire de plus en plus confiance aux acteurs du mouvement sportif national. Pour lui, fini le temps où les financements et appuis des sponsors et partenaires du secteur privé sont détournés. « Nous devenons de plus en plus crédibles et le secteur privé a enfin confiance en nous», a-t-il fait remarquer avant d’inviter les responsables du mouvement sportif à faire le minimum d’efforts pour amener les entreprises vers eux. « La taxe sur le développement du sport est déjà un acquis mais nous pouvons aller plus loin», a-t-il souhaité. Selon lui, les entreprises ont l’obligation de devenir partenaires, sponsors, propriétaires ou copropriétaires de sociétés sportives ; c’est pourquoi les fédérations doivent faire des démarches pour les inciter davantage. Oswald Homéky est convaincu que le Bénin est sur la bonne voie pour devenir une grande nation sportive. Il va y conduire aussi bien les acteurs sportifs que tout le peuple béninois. « Aucun vaccin, ni médicament n’est plus efficace que le sport. Nous devons tous faire du sport car c’est le meilleur moyen de prévenir les maladies », a-t-il conclu. Sports 21 mars 2022


Réduction des prix des machines agricoles : les producteurs de l’Atacora sensibilisés
Les producteurs agricoles de l’Atacora ont été entretenus sur les opportunités offertes par le gouvernement pour l’acquisition des machines, jeudi 17 mars dernier. L’Agence territoriale pour le développement agricole (Atda) Atacora-Ouest a servi de cadre à cette rencontre d’un grand intérêt pour les participants. La rencontre avec les producteurs et acteurs agricoles de l’Atacora tenue, jeudi 17 mars dernier, s’inscrit dans le cadre d’une caravane de sensibilisation sur les mécanismes d’acquisition et d’utilisation des matériels agricoles subventionnés à 50 % par le gouvernement. Entamée depuis le 23 janvier dernier dans les communes du Bénin, elle vise à expliquer aux producteurs agricoles les facilités d’acquisition des machines que le gouvernement a subventionnées. Chaque producteur qui désire acquérir une machine agricole auprès de la Société nationale de la mécanisation agricole (Sonama) paie seulement la moitié du prix. Cette subvention des machines agricoles envisagée par le gouvernement au profit des agriculteurs, selon Rodrigue Adogony de la direction des opérations commerciales de la Sonama, vise à faciliter le travail aux producteurs. Grâce à cette initiative, estime-t-il, la pénibilité du travail est allégée et l’accès à l’équipement devient ainsi facile pour le producteur. Il s’agit, dira-t-il, aux participants, d’une aide pour acquérir ces équipements et augmenter la productivité et le revenu agricoles. « Lorsqu’un producteur agricole béninois manifeste le désir d’acquérir une machine agricole auprès de la Sonama, celui-ci ne paie que 50 % de la valeur de l’équipement et le gouvernement paie le reste. Les bourses ne sont pas les mêmes dans le monde agricole, c’est pourquoi le gouvernement a pensé à les accompagner », a détaillé Rodrigue Adogony. Dans les communes de Kérou, Kouandé, Péhunco et à Natitingou et environs, les producteurs, enthousiastes, ont noté que le gouvernement a vu juste en pensant à eux. Ils s’engagent, selon Rodrigue Adogony, à acquerir les machines pour accroître leur productivité. Ils ont ainsi le choix entre les variétés de machines composées de kits et des équipements optionnels. « On a varié de sorte qu’il n’y ait plus de tracteur qui ne fait que du labour, mais qui intervient sur le long du parcours cultural. Vous pouvez faire de la préparation du sol avec votre tracteur, du semis, de l’entretien des cultures…. Tout le monde ne saurait acquérir ces tracteurs et nous avons composé des kits d’équipements essentiels que nous mettons derrière le tracteur, soit cinq équipements qui permettent au producteur d’intervenir sur son parcours cultural… », a ajouté Rodrigue Adogony. Il faut dire que 600 unités de machines sont distribuées et le gouvernement compte doubler, voire tripler l’offre. S’il n’y a pas de délai pour acquérir, le stock disponible par saison est limité. Société 21 mars 2022


1629 - 3201