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Nouvelles

Réduction des prix des machines agricoles : les producteurs de l’Atacora sensibilisés
Les producteurs agricoles de l’Atacora ont été entretenus sur les opportunités offertes par le gouvernement pour l’acquisition des machines, jeudi 17 mars dernier. L’Agence territoriale pour le développement agricole (Atda) Atacora-Ouest a servi de cadre à cette rencontre d’un grand intérêt pour les participants. La rencontre avec les producteurs et acteurs agricoles de l’Atacora tenue, jeudi 17 mars dernier, s’inscrit dans le cadre d’une caravane de sensibilisation sur les mécanismes d’acquisition et d’utilisation des matériels agricoles subventionnés à 50 % par le gouvernement. Entamée depuis le 23 janvier dernier dans les communes du Bénin, elle vise à expliquer aux producteurs agricoles les facilités d’acquisition des machines que le gouvernement a subventionnées. Chaque producteur qui désire acquérir une machine agricole auprès de la Société nationale de la mécanisation agricole (Sonama) paie seulement la moitié du prix. Cette subvention des machines agricoles envisagée par le gouvernement au profit des agriculteurs, selon Rodrigue Adogony de la direction des opérations commerciales de la Sonama, vise à faciliter le travail aux producteurs. Grâce à cette initiative, estime-t-il, la pénibilité du travail est allégée et l’accès à l’équipement devient ainsi facile pour le producteur. Il s’agit, dira-t-il, aux participants, d’une aide pour acquérir ces équipements et augmenter la productivité et le revenu agricoles. « Lorsqu’un producteur agricole béninois manifeste le désir d’acquérir une machine agricole auprès de la Sonama, celui-ci ne paie que 50 % de la valeur de l’équipement et le gouvernement paie le reste. Les bourses ne sont pas les mêmes dans le monde agricole, c’est pourquoi le gouvernement a pensé à les accompagner », a détaillé Rodrigue Adogony. Dans les communes de Kérou, Kouandé, Péhunco et à Natitingou et environs, les producteurs, enthousiastes, ont noté que le gouvernement a vu juste en pensant à eux. Ils s’engagent, selon Rodrigue Adogony, à acquerir les machines pour accroître leur productivité. Ils ont ainsi le choix entre les variétés de machines composées de kits et des équipements optionnels. « On a varié de sorte qu’il n’y ait plus de tracteur qui ne fait que du labour, mais qui intervient sur le long du parcours cultural. Vous pouvez faire de la préparation du sol avec votre tracteur, du semis, de l’entretien des cultures…. Tout le monde ne saurait acquérir ces tracteurs et nous avons composé des kits d’équipements essentiels que nous mettons derrière le tracteur, soit cinq équipements qui permettent au producteur d’intervenir sur son parcours cultural… », a ajouté Rodrigue Adogony. Il faut dire que 600 unités de machines sont distribuées et le gouvernement compte doubler, voire tripler l’offre. S’il n’y a pas de délai pour acquérir, le stock disponible par saison est limité. Société 21 mars 2022


Législatives 2023 : les partis à l’épreuve des dossiers de candidatures
Quelles dispositions prennent les partis politiques pour éviter d’être éconduits à la Commission électorale nationale autonome (Cena)? Passer le cap de la réception des dossiers avec la délivrance d’un récépissé provisoire, ils sont nombreux à, en définitive, manquer à l’appel. Dossiers rejetés, et des grincements de dents s’ensuivent. Au cours des dernières élections, notamment les législatives de 2019 et communales de 2020, plusieurs partis politiques ont été recalés par la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour défaut de pièces ou autres erreurs relevées dans les dossiers de candidatures. A quelques mois des législatives de janvier 2023, il est à craindre que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Au niveau de certains états-majors, l’heure est encore au débat sur les positionnements, et ceci dans les rangs des plus organisés. Ailleurs, trouver de potentiels candidats pour couvrir l’ensemble des 24 circonscriptions électorales reste une problématique à résourdre. Pendant ce temps, le chrono tourne. Les délais ne sont pas élastiques. Il est établi au niveau des articles 38 et 40 du code électoral que chaque liste de candidats aux élections législatives présente une déclaration de candidature auprès de la Cena, cinquante (50) jours avant la date fixée pour le démarrage de la campagne électorale. La déclaration de candidature comporte les nom, prénoms, profession, date et lieu de naissance ainsi que l’adresse complète des candidats. Elle doit être accompagnée entre autres, d’un certificat de nationalité, d’un bulletin n° 3 du casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois, d’un extrait d’acte de naissance ou toute pièce en tenant lieu, d’un certificat de résidence, d’un quitus fiscal des trois (03) dernières années précédant la date de dépôt de candidature et attestant que le candidat est à jour du paiement de ses impôts. En outre, la déclaration de candidature mentionne la dénomination ou le logo du ou des candidats. Une course contre la montre Une dizaine de pièces à réunir par candidat, soit pour les 109 et leurs suppléants. C’est dire que c’est vite arrivé que des erreurs soient relevées dans la constitution des dossiers. A dessein, le législateur accorde un délai de 72 heures aux partis pour rectifier d’éventuels manquements. « En cas d’insuffisances constatées, la Cena les notifie au candidat ou au parti politique concerné et l’invite à y remédier dans un délai de soixante-douze heures ouvrables à compter de la date de notification. Pour les élections législatives ou communales, les corrections à apporter ne peuvent, en aucun cas, concerner l’ordre des candidatures sur la liste», indique le code électoral. Ainsi, à l’expiration du délai de huit jours dont dispose la Cena après la délivrance du récépissé provisoire pour statuer sur la validité des candidatures, et des 72 heures ouvrables, le cas échéant, l’institution délivre un récépissé définitif de validation de candidature aux candidats ou aux partis concernés et publie leurs listes. Un verdict fatidique qui n’a pas toujours fait des heureux. Pourtant, il aurait suffi se lever un peu plus tôt pour consacrer son cœur à l’ouvrage. Un passé douloureux En 2020, pour les communales et municipales du 17 mai, la Commission électorale nationale autonome (Cena) n’a pas délivré de récépissé définitif à trois partis politiques à savoir, Forces cauris pour le développement du Bénin (Fcdb), du professeur Soumanou Toléba, le Parti pour l’engagement et la relève (Per) présidé par Nathanaël Koty et le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) que dirige le président Jacques Ayadji. Les partis ayant pris part à ce scrutin sont au nombre de cinq à savoir l’Union progressiste (Up), le Bloc républicain (Br), le Parti du renouveau démocratique (Prd), Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn). Un an plus tôt, soit aux législatives de 2019, seulement deux partis ont franchi le cap de l’étude des dossiers à la Cena. De toute évidence, la constitution et la vérification, pièce par pièce, des dossiers de candidatures, n’est pas un pari gagné d’avance. Actualités 21 mars 2022


Animation de la vie politique à Parakou : le mouvement national des jeunes Fcbe créé
Le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a procédé, samedi 19 mars dernier à Parakou, à l’installation du mouvement national de ses jeunes. C’est sous le thème « La jeunesse face aux défis des législatives de 2023 » que la cérémonie, qui a mobilisé les jeunes venus de tous les départements du pays, a été organisée sous la houlette de l’honorable Amadou Issifou. Dans la perspective des législatives de 2023, le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) met ses jeunes en ordre de bataille. Il a procédé à l’installation du bureau de 25 membres de leur mouvement national. Ouverte par le secrétaire exécutif national chargé de la jeunesse, loisirs et sports, Amadou Issifou, l’évènement a eu lieu, samedi 19 mars dernier à Parakou. Il a enregistré la présence d’une délégation du bureau politique national du parti, conduite par le secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè. Tout en déplorant les débauchages en cours actuellement, Amadou Issifou a rappelé le rôle dévolu au creuset porté sur les fonts baptismaux. Dans le cadre des prochaines consultations électorales, les jeunes Fcbe ont été exhortés à se mobiliser afin de battre le rappel de la troupe. Le secrétaire exécutif national chargé de la jeunesse, loirisrs et sports les a invités à convaincre les militants du parti dont les noms ne figurent pas encore sur la Liste électorale informatisée, à profiter de l’opération lancée depuis le lundi 17 mars dernier, pour le faire. Selon Amadou Issifou, la jeunesse constitue une couche non négligeable au sein du parti Fcbe. La mise en place de son mouvement, poursuit-il, traduit la volonté de lui accorder une parcelle de responsabilité. Awali Mohamed Akintola, coordonnateur du mouvement, mesure très bien la portée du travail à abattre. La jeunesse Fcbe, assure-t-il, se positionne pour les législatives de 2023 et les élections générales de 2026, avec le soutien de ses aînés. La création de son mouvement, laisse-t-il entendre, en est une preuve. Au nom de ses pairs, il a pris l’engagement d’aller à la conquête de l’électorat où qu’il se trouve. Sa vision se résume à restaurer la confiance du peuple, élaborer et mettre en œuvre toutes les actions et stratégies pour aller à la conquête du pouvoir. Par ailleurs, le secrétaire exécutif national du parti, Paul Hounkpè et le président d’honneur, Alassane Soumanou Djimba, ont salué l’initiative. Ils ont également prodigué des conseils aux jeunes du parti, pour la réussite de leur mission. Le thème de la rencontre, «La jeunesse face aux défis des législatives de 2023 », leur a été développé par le conseiller communal d’Abomey-Calavi, Alfred Dohou. Il a saisi l’occasion pour outiller la jeunesse Fcbe sur l’importance du militantisme. Le moment est venu, selon lui, d’aider le Bénin à se doter d’un parlement au sein duquel l’Opposition siègera. Face aux échéances à venir, le parti Fcbe n’entend donc pas jouer le faire-valoir. Il compte donc sur sa jeunesse. En témoignent les mots d’exhortation et d’encouragement tenus à son endroit par le secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè et le président d’honneur, Alassane Soumanou Djimba. Actualités 21 mars 2022


Lutte contre les hépatites au Bénin : le Parlement loue les mérites de Feu Romuald Djivoessoun
L’Assemblée nationale reconnait les efforts de Feu Romuald Djivoèssoun, précédemment directeur exécutif de l’Ong Autre Vie et secrétaire permanent de l’Alliance béninoise des Osc contre les hépatites (Aboschvi), dans le domaine de la lutte contre les hépatites. Décédé le 11 février dernier, l’illustre disparu a eu droit, samedi 19 mars dernier, au siège de son Ong à Akpro-Missérété, à une cérémonie d’hommage à la hauteur de son engagement à la lutte contre les hépatites au Bénin et au-delà des frontières. Occasion pour le coordonnateur du Réseau des parlementaires pour l’élimination des hépatites, le député Patrice Nobimé Agbodranfo, représentant le président de l’Assemblée nationale, de revenir sur le combat de Feu Romuald Djivoèssoun. Et de témoigner à titre posthume tout le soutien de l’institution parlementaire à sa famille. «..Nous devons renouveler les hommages de la nation à Feu Romuald Djivoèssoun, l’homme aux espoirs multiples. Il est un patriote », a souligné le député. «Tes luttes sont inoubliables. Tes actions ont permis de réduire le taux de mortalité liée à l’hépatite. Tu habites dans la mémoire collective. Tu laisses un vide immense derrière toi. Tu as été toujours positif. Nous te pleurons à jamais car tu n’as pas vécu inutilement....», a poursuivi Patrice Nobimè Agbodranfo. Pour sa part, le directeur par intérim de l’Ong Autre vie, Foch Wèkè, a retracé la genèse du combat de l’illustre disparu contre les hépatites virales au Bénin et en Afrique francophone. Pour lui, Feu Romuald Djivoessoun a porté ce combat au-delà du Bénin avec d’abord la création de l’Alliance béninoise des Osc contre les hépatites, une structure faîtière de lutte contre ces maladies qui tuent en silence et ensuite l’Alliance Afrique francophone contre les hépatites dont il est jusqu’à sa mort le coordonnateur. « Le départ de Romuald Djivoèssoun laisse un grand vide », a regretté Foch Wèkè. Les mêmes efforts ont été vantés par tous les autres acteurs de la lutte contre les hépatites présents. Tous ont été unanimes pour reconnaitre les mérites de l’ex-directeur exécutif de l’Ong Autre vie: un grand combattant. Pour eux, grâce à Romuald Djivossoun, le Bénin a connu des avancées notables dans la lutte contre les hépatites avec la création du Programme national de lutte contre les hépatites par le gouvernement, sans oublier l’engagement des députés à travers la création de leur réseau. Autant d’œuvres laissées par le défunt qui font dire à tous que Romuald Djivoessoun n’est pas mort. «Seul le silence est grand en de pareilles circonstances», note Dr Nicolas Kodjo, un compagnon de chemin de Feu Romuald Djivoessoun dans la lutte contre les hépatites. Ce dernier a renouvelé ses remerciements à toute la Représentation nationale pour le rôle déterminant qu’elle a joué dans ce qu’est devenue aujourd’hui au Bénin la lutte contre les hépatites. Actualités 21 mars 2022


Transport universitaire : une œuvre sociale à « sauvegarder »
Après quelques jours de suspension du fait de la pénurie des hydrocarbures, le transport universitaire reprend ce jour, à l'université d'Abomey-Calavi. Cependant, les supplices vécus démontrent combien cette œuvre sociale est importante. Prendre le transport universitaire pour le campus ou son domicile. Ce n’est pas encore révolu. En tout cas, pas pour la grande majorité des étudiants qui embarquent depuis cet après-midi du vendredi 18 mars 2022 à bord des minibus appelés « Tokpa-Tokpa ». A l’entrée principale du campus d’Abomey-Calavi, ces véhicules de transport en commun sont privilégiés, et les conducteurs améliorent du coup leurs chiffres d’affaires. « Depuis le lundi, nous avons beaucoup plus de passagers. Les étudiants disent que leurs bus ne fonctionnent pas », confie Joseph Houessou. Ce conducteur de Tokpa-Tokpa en sait plus sur les supplices engendrés par la suspension des activités de transport universitaire. « De Calavi à Tokpa, le coût du transport est 300 F Cfa. Mais nous prenons ici les étudiants à 200 F Cfa. Cependant, beaucoup se plaignent encore. D’autres préfèrent marcher ou attendre des occasions. Ce n’est pas facile pour eux », soutient-il. En effet, c’est à travers une note en date du 17 mars 2022 que les activités de transport du Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi (Cous-Ac) ont été suspendues. La mesure est justifiée par la pénurie observée dans le domaine des hydrocarbures et qui perturbe l’approvisionnement en gas-oil, rendant impossible la circulation des bus. Président du Bureau de coordination des comités de lignes (Bccl), Digo Nainou se dit surpris par cette mesure de suspension. « Depuis la semaine écoulée, nous avons commencé par ressentir des frustrations. Selon les explications reçues, il y a une pénurie de gas-oil qui justifierait cette suspension du transport universitaire sur le campus d’Abomey-Calavi. Ce qui n’est pas le cas dans d’autres universités du Bénin », explique-t-il. Ce vendredi, l’arrêt bus du campus d’Abomey-calavi est plongé dans un silence de cimétière. Les hangars sont vides : pas de longues queues entre les grilles pour monter à bord de ces bus de couleur jaune. Pas d’affluence non plus liée à une quelconque descente de passagers. Sur place, il n’y a que quelques étudiants assis qui profitent de l’accalmie pour réviser des cours. D’autres rencontrés ailleurs dans l’espace universitaire sont préoccupés par les charges que la suspension engendre déjà. C’est le cas de Gwladys Togbonou, étudiante en première année de Chimie-Biologie- Géologie, résidente à Djèkpota. « C’est une expérience difficile pour moi. C’est pour cette raison que je n’ai pas été au cours hier (jeudi, ndlr). Le ticket est à 100 F Cfa et ça nous aide beaucoup, nous qui n’avons pas de moyens de déplacement. Maintenant, je prends le taxi-moto à 600 F Cfa pour venir au campus. Contrairement à d’autres camarades, je ne pourrais pas prendre Tokpa-Tokpa parce qu’ils ne viennent pas au campus en quittant Cocotomey », se plaint-elle. Des supplices En réalité, même si les conditions de vie des étudiants paraissent dans la majorité des cas acceptables, beaucoup d’entre eux se trouvent dans des situations de précarité, avec des problèmes de logement et de transport. Les œuvres sociales et universitaires constituent donc une bouffée d’oxygène pour eux. « Déjà, ce matin, le campus est pratiquement vide. Les étudiants ont du mal à quitter leurs domiciles pour suivre les cours. Imaginez un étudiant qui a cours de 15 h à 17 h, qui doit quitter Pahou ou le Bélier à Akpakpa. Il doit dépenser 2000 F Cfa aller-retour pour deux heures. Dans ces conditions, il se dira que ce n’est pas nécessaire. Hier, j’ai eu des étudiants qui m’ont dit qu’ils ne pourront pas venir suivre les cours. Même le restaurant est pratiquement vide lorsqu’il n’y a pas le transport universitaire », fait remarquer Digo Nainou. Par le passé, le secteur des transports à l’Université d’Abomey-Calavi était souvent critiqué pour la « vétusté du parc automobile », et les « surcharges». Aujourd’hui, ce qui semble préoccuper les étudiants, c’est le maintien du service. « Les années antérieures, lorsque ces suspensions interviennent, des étudiants abandonnent carrément les cours. Certains sont découragés et s’adonnent à autre chose. Je connais des camarades qui ont abandonné les études, non pas parce qu’ils n’ont pas pu valider les unités de valeur, mais par découragement, faute de moyens », insiste le président du Bccl. Un secteur à repenser ? Avec la pénurie des hydrocarbures et la hausse des prix qui l’accompagne, d’aucuns s’imaginent déjà les conséquences sur le coût du transport universitaire, plus tard. « Nous sommes au courant de la pénurie de carburant à cause de la crise ukrainienne. Si le ticket va connaître une légère augmentation de prix, juste le temps de la crise, on pourra faire l’effort de supporter. Pourvu que cela ne soit pas inscrit dans la durée », déclare Gwladys Togbonou. De son côté, le Bureau de coordination des comités de lignes (Bccl) écarte cette option. « Nous sommes l’avenir de la nation. L’Etat devra accompagner les étudiants dans leurs cursus. C’est avec les bourses et secours que l’étudiant arrive à survivre. Dans notre culture, quand vous devenez étudiant, les parents vous lâchent. Nous, qui intervenons au niveau du transport universitaire, faisons aussi du bénévolat pour la cause estudiantine. Nous ne sommes pas des salariés. Si l’on ramène un privé, ce sera comme pour dire que c’est l’Etat qui gère mal et que le privé fait bien. Ce sera une insulte. Donc, pour nous, l’augmentation de prix est un faux problème », fulmine Digo Nainou. Pour le moment, ce sont les conducteurs de minibus qui profitent de la situation. Eux qui, au regard de l’évolution des prix du carburant, n’excluent pas d’ajuster leurs tarifs. « Si nous faisons le plein de Calavi, c’est 7000 F Cfa. Les syndicats prennent 1200 Fcfa. Si vous enlevez les sous du carburant, il ne reste plus rien. Nous payions 20 L d’essence à 6 000 F Cfa entre-temps. Maintenant, c’est à 9 500 F Cfa. Le carburant prend tout. On n’aura pas d'autre choix que d’augmenter si ça nous dépasse », analyse Joseph Houessou. Toutefois, le Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi (Cous-Ac) n'est pas resté les bras croisés. Il a mis les bouchées doubles pour que le transport universitaire reprenne ce jour, au grand bonheur des étudiants. Actualités 21 mars 2022


7e édition du tournoi Ping Docteurs : belle entame de saison pour Adou Amir et Ziadath Akadiri
La Fédération béninoise de Tennis de table a lancé sa saison 2021-2022, samedi 19 mars dernier, avec la 7e édition du tournoi Ping Docteur, au Temple du Son dans la commune d’Abomey-Calavi. Au terme de la compétition, Adou Amir a conservé son titre chez les hommes tandis que chez les jeunes filles, Ziadath Akadiri a réussi à détrôner Laurette Goussikindé. Les pongistes Adou Amir chez les garçons et Ziadath Akadiri chez les femmes, sont les grands gagnants de la 7e édition du tournoi de tennis de table Ping Docteurs qui s’est déroulé, samedi 19 mars dernier, au Temple du Son dans la commune d’Abomey-Calavi. A l’issue de ce tournoi qui marque le lancement de la saison, chez les garçons, vainqueur de Fred Amadji par le score de 3 sets à 0, Adou Amir conserve son titre tandis que chez les filles, battue par Ziadath Akadiri par 3 sets à 0 (11/03; 11/07; 11/07), Laurette Goussikindé a perdu sa couronne. Indétrônable, Adou Amir a reconnu toutefois le mérite de ses adversaires. Il se dit engagé à améliorer ses résultats pour aller loin sur le plan africain. Au regard des performances des pongistes, Ferdinand Sounou, président de la Fbtt, est satisfait du niveau technique de cette compétition qui lance la saison sportive. Il a félicité les athlètes qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu. « A chaque édition, nous notons que la concurrence est de plus en plus rude. Pour preuve, les affiches des deux finales n’ont pas été celles de l’édition dernière», a-t-il déclaré. Il salue la participation massive des clubs à cette compétition statutaire de la Fédération béninoise de Tennis de Table (Fbtt) qui se tient à la fin de chaque trimestre. Selon lui, ce tournoi est organisé pour préparer les pongistes U21 à changer de cap. « A travers ce tournoi, les pongistes qui se donnent au travail vont devenir de grands joueurs dans leur catégorie », a-t-il déclaré. Il annonce une année très animée au niveau de la Fbtt avec la participation des équipes béninoises à plusieurs compétitions sur le plan international. Sports 21 mars 2022


Résilience du secteur agricole : Assurer la synergie dans les interventions des projets
Afin de rendre le secteur agricole plus résilient, la Coopération allemande et les structures techniques déconcentrées du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ont signé ce jeudi 17 mars à Cotonou des accords-cadres de collaboration. Vieille de plus de 40 ans, la coopération entre le Bénin et l’Allemagne dans le secteur de l’agriculture est active avec aujourd’hui une douzaine de projets en cours pour un montant global d’environ 54,5 milliards F Cfa. La plupart de ces projets seront clôturés d’ici fin 2023. Ainsi, dans la recherche d’impacts pour une synergie d’actions et en l’occurrence la réorientation dans d’autres secteurs cruciaux, la Coopération allemande et les structures techniques déconcentrées du ministère de l’Agriculture que sont les Agences territoriales de développement agricole (Atda) et les directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep) ont conjointement défini des accords-cadres de collaboration. Birgit Joussen, cheffe de coopération, rappelle que les domaines de coopération entre le Bénin et son pays sont entre autres le renforcement des capacités des partenaires dans les domaines et thématiques relatifs à la structuration et au développement organisationnel des filières agricoles, l’employabilité des jeunes, le renforcement du pouvoir des femmes et autres. Elle souligne que les accords se conforment aux dispositions de mise en œuvre de la Stratégie nationale du conseil agricole. Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a salué les rapports fructueux entre l’Allemagne et le Bénin. Il note que les divers ciblages que la coopération Gpz et Giz ont eu à faire au Bénin en s’attaquant aux régions de pauvreté endémique démontrent à suffisance la volonté de la Coopération allemande, de relever des défis majeurs. Il précise aussi que le Bénin a besoin de synergie dans les interventions. Il est tout à fait indiqué pour des gens responsables, à l’en croire, de choisir la formule la plus idoine à partir de laquelle, les acquis de 40 ans de coopération puissent être inscrits dans le marbre. « C’est pour cela que nous avons pensé à des accords- cadres entre nous pour permettre de manière technique aux interventions qui vont officiellement se poursuivre jusqu’en 2023 de se faire dans le cadre de la nouvelle réorganisation du secteur agricole pour que ceux qui sont à la charge de ce développement puissent être des porteurs de ces initiatives », fait-il savoir. Gaston Cossi Dossouhoui dit mettre un point d’honneur au suivi de ce transfert de compétences et de connaissances pour le renforcement du dispositif opérationnel et la résilience en matière de production. Société 18 mars 2022


Sensibilisation sur les activités de Controlec : Prévenir les accidents d’origine électrique
Le Contrôle des installations électriques intérieures (Controlec) du ministère de l’Energie joue un rôle primordial dans la prévention des risques de toutes natures. Un séminaire d’information, de sensibilisation et de partage avec les collectivités locales a eu lieu hier jeudi 17 mars, à Porto-Novo, sur l’objet, les missions et le mode d’intervention de cette structure. Faire connaitre davantage l’objet, les missions et le mode opératoire du Contrôle des installations électriques intérieures (Controlec) conformément à la réglementation en vigueur. Tel est l’objectif du séminaire d’information, de sensibilisation et de partage qui s’est tenu ce jeudi à Porto-Novo, à l’initiative de cette structure du ministère de l’Energie. Les travaux ont permis surtout aux représentants des municipalités et préfectures de Cotonou, d’Abomey-Calavi, de Sèmè-Podji, de Parakou et de Porto-Novo d’être informés et sensibilisés sur les aspects réglementaires, organisationnels et opérationnels de délivrance de visa d’attestation de conformité à l’électricien-installateur. Il s’agit également d’échanger avec les parties prenantes pour une meilleure compréhension et appropriation des rôles, responsabilités et contributions pour une bonne collaboration en faveur de l’utilisation sécurisée et prospère de l’énergie électrique par les populations. Pour le secrétaire général du ministère de l’Energie, Jean-Claude Gbodogbé, représentant le ministre, qui a lancé officiellement les travaux, ce séminaire est d’une nécessité capitale. En ce sens que la sécurité électrique constitue un volet très important du package énergétique destiné à offrir des services d’énergie de qualité pour le bonheur des populations, axe stratégique n°4 du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour le quinquennat 2021-2026. La garantie de cette sécurité, à l’en croire, nécessite que les installations électriques intérieures de l’utilisateur final soient réalisées suivant les exigences réglementaires et les prescriptions techniques normatives en vigueur en vue non seulement de rationaliser les coûts de consommation mais également de protéger les personnes et les biens contre les accidents d’origine électrique. Pour Jean-Claude Gbodogbé, bien qu’elle soit si bénéfique, l’électricité peut être dangereuse lorsqu’elle est mal maitrisée et utilisée dans de mauvaises conditions. De même, l’usage d’appareillage et de matériel électriques de mauvaise qualité dans la réalisation des installations électriques intérieures constitue un important facteur de risque de survenance d’accidents dévastateurs. Une nouvelle ère C’est pourquoi, conseille le représentant du ministre de l’Energie, il est indispensable de s’assurer de la conformité aux normes et réglementations en vigueur avant la mise sous tension desdites installations afin de sécuriser les utilisateurs. Jean-Claude Gbodogbé précise que tout ceci justifie la création de Controlec institué par décret n°98-10 du 15 janvier 1998 rendant obligatoire le contrôle des installations électriques intérieures avant leur première mise sous tension. Seulement que ce service public d’une mission d’intérêt général et de grande utilité reste peu connu des populations, note-t-il. Raison pour laquelle, l’organisation de ce séminaire pour plus d’efficacité de cette structure à travers une synergie d’actions de toutes les parties prenantes représentées aux travaux. Selon le directeur général de Controlec, Mohamed Saïzonou, il est important que tout le monde, surtout les collectivités locales connaissent l’objet, les attributions et l’organisation de sa structure afin de mieux accomplir leur mission de sécurité civile. Il a invité les parties prenantes à la collaboration pour plus d’efficacité sur le terrain. Joseph Hounkanrin, maire d’Akpro-Missérété, président des Communautés des communes de l’Ouémé, assure que les collectivités locales prendront leur part de responsabilité dans cette lutte contre les installations électriques hors normes. Il souhaite que Controlec soit le partenaire des communes tant en assistance-conseil qu’en contrôle de qualité dans le secteur de l’électricité. Société 18 mars 2022


Gestion de la Covid-19 : Renforcer le secteur financier pour relancer l’économie
Dans le « rapport développement dans le monde 2022 : La finance au service d’une reprise équitable », il est examiné le rôle prépondérant de la finance dans la reprise économique après la pandémie de Covid-19. Des politiques bien pensées en réponse aux crises et des réformes à plus long terme peuvent encourager les flux de capitaux vers des entreprises et des secteurs plus respectueux de l’environnement. C’est l’une des conclusions du « rapport développement dans le monde 2022 : La finance au service d’une reprise équitable» publié le 15 février 2022 sur le site Internet de la Banque mondiale. Le document soutient qu’il est nécessaire pour les gouvernements d’élaborer des politiques devant impacter les domaines dans lesquels la pandémie a révélé ou exacerbé des fragilités économiques. Il énumère entre autres la stabilité du secteur financier, le cadre juridique de l’insolvabilité des ménages et des entreprises, l’accès au crédit et la viabilité de la dette souveraine. Etant donné que peu de pays ont la marge de manœuvre budgétaire et les capacités qu’il faut pour s’attaquer en même temps à tous les défis qu’ils rencontrent, le rapport démontre comment ils peuvent hiérarchiser les ressources en fonction de leur situation. Gérer les risques Le rapport propose une gestion adéquate des risques aussi bien au niveau national que mondial. « A mesure que les gouvernements retirent progressivement les mesures de relance, les responsables politiques doivent trouver un équilibre entre les considérations d’équité et d’efficacité », précise le rapport. Dans cette logique, il est recommandé de réduire le soutien accordé aux entreprises qui sont financièrement résilientes et qui ont accès au crédit et aux marchés financiers susceptibles de les aider à surmonter des problèmes temporaires de liquidité. De plus, « en accompagnant les entreprises pendant la reprise, les gouvernements devraient résister à l’envie de cibler des secteurs spécifiques en fonction de leur taille avant la crise et veiller à ce que les politiques de soutien ne retiennent pas les ressources dans des secteurs devenus moins viables du fait de la crise », nuance le rapport. En ce qui concerne les ménages, le fait d’aider les groupes vulnérables peut contribuer au renforcement de leur résilience, évitant ainsi l’accentuation de la pauvreté et des inégalités. Le rapport le mentionne : «il faudrait d’abord revoir à la baisse l’aide destinée à ceux qui sont financièrement résilients, et maintenir celle qui protège les revenus et les moyens de subsistance des populations vulnérables particulièrement touchées par les pertes de revenus dues à la pandémie, jusqu’à ce que les perspectives de relèvement de ces populations se soient sensiblement améliorées». Les gouvernants des pays devraient aussi s’attaquer de manière particulière à certains risques économiques qui pourraient menacer une reprise robuste et équitable. Il s’agit notamment du rythme inégal de la reprise des économies avancées et émergentes, de l’exposition des secteurs privé et public au risque de change et à la dette en devise, etc. Gérer les risques c’est important. Mais détecter et s’attaquer aux sources de risques prioritaires l’est davantage. C’est ce que relève le « rapport développement dans le monde 2022: La finance au service d’une reprise équitable». « Les gouvernements qui ont des choix difficiles à faire quant aux ressources à privilégier pour assurer la reprise doivent donc examiner la nature spécifique des risques auxquels l’économie est confrontée, puis identifier les domaines dans lesquels une intervention des pouvoirs publics a toutes les chances de réduire les fragilités économiques aggravées par la pandémie », peut-on y lire. Des scénarios ! Dans les pays à revenu faible, l’accent mis sur une meilleure gestion de la dette souveraine peut aider les pouvoirs publics à gérer le fardeau de la dette et à libérer des ressources pour la reprise, selon le rapport. Dans le même temps, pour de nombreux pays à revenu intermédiaire, s’attaquer aux fragilités du secteur financier est une priorité plus urgente. Selon le rapport, le secteur financier de ces pays étant généralement plus développé, il est également plus exposé à la dette des ménages et des petites entreprises. Les pertes de revenus causées par la pandémie ont entraîné une détérioration spectaculaire de la santé financière des ménages et des entreprises et pourraient déclencher une forte augmentation des défauts de paiement une fois les politiques de soutien retirées. À son tour, cette situation pourrait être préjudiciable à la santé financière de nombreux prêteurs. Une priorité importante pour les responsables politiques des pays à revenu intermédiaire est donc de s’assurer que le secteur financier reste suffisamment capitalisé et que les organes de régulation et les institutions financières mettent en place des cadres appropriés permettant d’identifier rapidement et de façon complète les risques auxquels est exposé le secteur financier. «Malgré les nombreux défis posés par la pandémie, la crise de la Covid-19 présente également une énorme opportunité d’accélérer la transformation vers une économie mondiale plus efficace et durable », indique le rapport publié en février 2022. Economie 18 mars 2022


Hausse du prix du blé : Une opportunité à saisir, selon Prof Bokossa
Professeur titulaire, spécialiste de la microbiologie industrielle, Innocent Yaou Bokossa encourage le mixage des farines de manioc et de blé dans la fabrication du pain. La farine de manioc, une opportunité. Prof. Innocent Yaou Bokossa continue d’y croire, dans un contexte de flambée de la farine de blé. L’Un de ses articles scientifiques publiés en 2012 sur la « substitution de la farine de blé par la farine fermentée de manioc (lafu), dans la préparation du pain de boulangerie » indiquait déjà le chemin. « Nous pouvons introduire la farine du manioc dans la préparation du pain. Beaucoup étaient intéressés à Lomé par cette approche innovante dévoilée par la publication scientifique. Une industrie a même souhaité que nous l’accompagnions à mettre au point cette technologie », a-t-il indiqué. Selon les résultats de l’étude, la farine de lafu que nous avions obtenue selon la technologie décrite dans les méthodes répondait à la qualité recherchée de par ses caractéristiques physiques. Le rendement était de 92 kg de farine pour 100 kg de manioc, soit un taux de 92 %. Il a été constaté que la substitution de la farine de blé par le lafu est possible jusqu’à 20 %, pour préserver les caractéristiques organoleptiques et physiques. « On peut aller dans certaines conditions à 30 %. Dans ce cas, on n'utilisera que 80 % de farine de blé. Au-delà, dans les 50 %, le pain ne dure pas dans les mêmes conditions. Il faut le consommer au plus dans 48 heures. Sinon, il faut reformer en séchant, en faisant du pain grillé. C’est l’occasion ou jamais pour que cette technologie soit appliquée partout dans nos boulangeries », fait-il savoir. L’analyse organoleptique montre que le pain fabriqué à base de 20 % de la farine de lafu est accepté par les dégustateurs et c’est seulement au niveau de la couleur et l’odeur que l’appréciation a chuté. Selon le spécialiste, le blé ne peut être totalement remplacé dans la fabrication du pain. Mais il y a de l’intérêt à aller vers le mixage. « Le manioc contient beaucoup d’éléments nutritifs, voire plus d’éléments que le pain à base de la farine de blé. Mais il y a de l’intérêt à aller vers le mixage. C’est pour cela qu’on ne peut pas procéder à un remplacement intégral. Mais en faisant cette intégration, il n’y a pas de problème. On peut retrouver aussi les mêmes éléments nutritifs », a souligné Prof Innocent Yaou Bokossa pour qui, le manioc peut être produit avec de rendements importants. « J’ai fait d’autres expériences pour la production de l’alcool éthylique pour la pharmacie. Il n’y a pas que le gari. Le manioc est à la base de beaucoup de produits alimentaires, pharmaceutiques, et nous pouvons nous passer progressivement du blé qui coûte d’année en année plus cher », a-t-il ajouté. Malheureusement, conclut l’enseignant-chercheur à la retraite, « nous ne sommes prêts qu’à consommer que ce qui vient de l’extérieur ». Actualités 18 mars 2022


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