La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Sensibilisation sur les activités de Controlec : Prévenir les accidents d’origine électrique
Le Contrôle des installations électriques intérieures (Controlec) du ministère de l’Energie joue un rôle primordial dans la prévention des risques de toutes natures. Un séminaire d’information, de sensibilisation et de partage avec les collectivités locales a eu lieu hier jeudi 17 mars, à Porto-Novo, sur l’objet, les missions et le mode d’intervention de cette structure. Faire connaitre davantage l’objet, les missions et le mode opératoire du Contrôle des installations électriques intérieures (Controlec) conformément à la réglementation en vigueur. Tel est l’objectif du séminaire d’information, de sensibilisation et de partage qui s’est tenu ce jeudi à Porto-Novo, à l’initiative de cette structure du ministère de l’Energie. Les travaux ont permis surtout aux représentants des municipalités et préfectures de Cotonou, d’Abomey-Calavi, de Sèmè-Podji, de Parakou et de Porto-Novo d’être informés et sensibilisés sur les aspects réglementaires, organisationnels et opérationnels de délivrance de visa d’attestation de conformité à l’électricien-installateur. Il s’agit également d’échanger avec les parties prenantes pour une meilleure compréhension et appropriation des rôles, responsabilités et contributions pour une bonne collaboration en faveur de l’utilisation sécurisée et prospère de l’énergie électrique par les populations. Pour le secrétaire général du ministère de l’Energie, Jean-Claude Gbodogbé, représentant le ministre, qui a lancé officiellement les travaux, ce séminaire est d’une nécessité capitale. En ce sens que la sécurité électrique constitue un volet très important du package énergétique destiné à offrir des services d’énergie de qualité pour le bonheur des populations, axe stratégique n°4 du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour le quinquennat 2021-2026. La garantie de cette sécurité, à l’en croire, nécessite que les installations électriques intérieures de l’utilisateur final soient réalisées suivant les exigences réglementaires et les prescriptions techniques normatives en vigueur en vue non seulement de rationaliser les coûts de consommation mais également de protéger les personnes et les biens contre les accidents d’origine électrique. Pour Jean-Claude Gbodogbé, bien qu’elle soit si bénéfique, l’électricité peut être dangereuse lorsqu’elle est mal maitrisée et utilisée dans de mauvaises conditions. De même, l’usage d’appareillage et de matériel électriques de mauvaise qualité dans la réalisation des installations électriques intérieures constitue un important facteur de risque de survenance d’accidents dévastateurs. Une nouvelle ère C’est pourquoi, conseille le représentant du ministre de l’Energie, il est indispensable de s’assurer de la conformité aux normes et réglementations en vigueur avant la mise sous tension desdites installations afin de sécuriser les utilisateurs. Jean-Claude Gbodogbé précise que tout ceci justifie la création de Controlec institué par décret n°98-10 du 15 janvier 1998 rendant obligatoire le contrôle des installations électriques intérieures avant leur première mise sous tension. Seulement que ce service public d’une mission d’intérêt général et de grande utilité reste peu connu des populations, note-t-il. Raison pour laquelle, l’organisation de ce séminaire pour plus d’efficacité de cette structure à travers une synergie d’actions de toutes les parties prenantes représentées aux travaux. Selon le directeur général de Controlec, Mohamed Saïzonou, il est important que tout le monde, surtout les collectivités locales connaissent l’objet, les attributions et l’organisation de sa structure afin de mieux accomplir leur mission de sécurité civile. Il a invité les parties prenantes à la collaboration pour plus d’efficacité sur le terrain. Joseph Hounkanrin, maire d’Akpro-Missérété, président des Communautés des communes de l’Ouémé, assure que les collectivités locales prendront leur part de responsabilité dans cette lutte contre les installations électriques hors normes. Il souhaite que Controlec soit le partenaire des communes tant en assistance-conseil qu’en contrôle de qualité dans le secteur de l’électricité. Société 18 mars 2022


Gestion de la Covid-19 : Renforcer le secteur financier pour relancer l’économie
Dans le « rapport développement dans le monde 2022 : La finance au service d’une reprise équitable », il est examiné le rôle prépondérant de la finance dans la reprise économique après la pandémie de Covid-19. Des politiques bien pensées en réponse aux crises et des réformes à plus long terme peuvent encourager les flux de capitaux vers des entreprises et des secteurs plus respectueux de l’environnement. C’est l’une des conclusions du « rapport développement dans le monde 2022 : La finance au service d’une reprise équitable» publié le 15 février 2022 sur le site Internet de la Banque mondiale. Le document soutient qu’il est nécessaire pour les gouvernements d’élaborer des politiques devant impacter les domaines dans lesquels la pandémie a révélé ou exacerbé des fragilités économiques. Il énumère entre autres la stabilité du secteur financier, le cadre juridique de l’insolvabilité des ménages et des entreprises, l’accès au crédit et la viabilité de la dette souveraine. Etant donné que peu de pays ont la marge de manœuvre budgétaire et les capacités qu’il faut pour s’attaquer en même temps à tous les défis qu’ils rencontrent, le rapport démontre comment ils peuvent hiérarchiser les ressources en fonction de leur situation. Gérer les risques Le rapport propose une gestion adéquate des risques aussi bien au niveau national que mondial. « A mesure que les gouvernements retirent progressivement les mesures de relance, les responsables politiques doivent trouver un équilibre entre les considérations d’équité et d’efficacité », précise le rapport. Dans cette logique, il est recommandé de réduire le soutien accordé aux entreprises qui sont financièrement résilientes et qui ont accès au crédit et aux marchés financiers susceptibles de les aider à surmonter des problèmes temporaires de liquidité. De plus, « en accompagnant les entreprises pendant la reprise, les gouvernements devraient résister à l’envie de cibler des secteurs spécifiques en fonction de leur taille avant la crise et veiller à ce que les politiques de soutien ne retiennent pas les ressources dans des secteurs devenus moins viables du fait de la crise », nuance le rapport. En ce qui concerne les ménages, le fait d’aider les groupes vulnérables peut contribuer au renforcement de leur résilience, évitant ainsi l’accentuation de la pauvreté et des inégalités. Le rapport le mentionne : «il faudrait d’abord revoir à la baisse l’aide destinée à ceux qui sont financièrement résilients, et maintenir celle qui protège les revenus et les moyens de subsistance des populations vulnérables particulièrement touchées par les pertes de revenus dues à la pandémie, jusqu’à ce que les perspectives de relèvement de ces populations se soient sensiblement améliorées». Les gouvernants des pays devraient aussi s’attaquer de manière particulière à certains risques économiques qui pourraient menacer une reprise robuste et équitable. Il s’agit notamment du rythme inégal de la reprise des économies avancées et émergentes, de l’exposition des secteurs privé et public au risque de change et à la dette en devise, etc. Gérer les risques c’est important. Mais détecter et s’attaquer aux sources de risques prioritaires l’est davantage. C’est ce que relève le « rapport développement dans le monde 2022: La finance au service d’une reprise équitable». « Les gouvernements qui ont des choix difficiles à faire quant aux ressources à privilégier pour assurer la reprise doivent donc examiner la nature spécifique des risques auxquels l’économie est confrontée, puis identifier les domaines dans lesquels une intervention des pouvoirs publics a toutes les chances de réduire les fragilités économiques aggravées par la pandémie », peut-on y lire. Des scénarios ! Dans les pays à revenu faible, l’accent mis sur une meilleure gestion de la dette souveraine peut aider les pouvoirs publics à gérer le fardeau de la dette et à libérer des ressources pour la reprise, selon le rapport. Dans le même temps, pour de nombreux pays à revenu intermédiaire, s’attaquer aux fragilités du secteur financier est une priorité plus urgente. Selon le rapport, le secteur financier de ces pays étant généralement plus développé, il est également plus exposé à la dette des ménages et des petites entreprises. Les pertes de revenus causées par la pandémie ont entraîné une détérioration spectaculaire de la santé financière des ménages et des entreprises et pourraient déclencher une forte augmentation des défauts de paiement une fois les politiques de soutien retirées. À son tour, cette situation pourrait être préjudiciable à la santé financière de nombreux prêteurs. Une priorité importante pour les responsables politiques des pays à revenu intermédiaire est donc de s’assurer que le secteur financier reste suffisamment capitalisé et que les organes de régulation et les institutions financières mettent en place des cadres appropriés permettant d’identifier rapidement et de façon complète les risques auxquels est exposé le secteur financier. «Malgré les nombreux défis posés par la pandémie, la crise de la Covid-19 présente également une énorme opportunité d’accélérer la transformation vers une économie mondiale plus efficace et durable », indique le rapport publié en février 2022. Economie 18 mars 2022


Hausse du prix du blé : Une opportunité à saisir, selon Prof Bokossa
Professeur titulaire, spécialiste de la microbiologie industrielle, Innocent Yaou Bokossa encourage le mixage des farines de manioc et de blé dans la fabrication du pain. La farine de manioc, une opportunité. Prof. Innocent Yaou Bokossa continue d’y croire, dans un contexte de flambée de la farine de blé. L’Un de ses articles scientifiques publiés en 2012 sur la « substitution de la farine de blé par la farine fermentée de manioc (lafu), dans la préparation du pain de boulangerie » indiquait déjà le chemin. « Nous pouvons introduire la farine du manioc dans la préparation du pain. Beaucoup étaient intéressés à Lomé par cette approche innovante dévoilée par la publication scientifique. Une industrie a même souhaité que nous l’accompagnions à mettre au point cette technologie », a-t-il indiqué. Selon les résultats de l’étude, la farine de lafu que nous avions obtenue selon la technologie décrite dans les méthodes répondait à la qualité recherchée de par ses caractéristiques physiques. Le rendement était de 92 kg de farine pour 100 kg de manioc, soit un taux de 92 %. Il a été constaté que la substitution de la farine de blé par le lafu est possible jusqu’à 20 %, pour préserver les caractéristiques organoleptiques et physiques. « On peut aller dans certaines conditions à 30 %. Dans ce cas, on n'utilisera que 80 % de farine de blé. Au-delà, dans les 50 %, le pain ne dure pas dans les mêmes conditions. Il faut le consommer au plus dans 48 heures. Sinon, il faut reformer en séchant, en faisant du pain grillé. C’est l’occasion ou jamais pour que cette technologie soit appliquée partout dans nos boulangeries », fait-il savoir. L’analyse organoleptique montre que le pain fabriqué à base de 20 % de la farine de lafu est accepté par les dégustateurs et c’est seulement au niveau de la couleur et l’odeur que l’appréciation a chuté. Selon le spécialiste, le blé ne peut être totalement remplacé dans la fabrication du pain. Mais il y a de l’intérêt à aller vers le mixage. « Le manioc contient beaucoup d’éléments nutritifs, voire plus d’éléments que le pain à base de la farine de blé. Mais il y a de l’intérêt à aller vers le mixage. C’est pour cela qu’on ne peut pas procéder à un remplacement intégral. Mais en faisant cette intégration, il n’y a pas de problème. On peut retrouver aussi les mêmes éléments nutritifs », a souligné Prof Innocent Yaou Bokossa pour qui, le manioc peut être produit avec de rendements importants. « J’ai fait d’autres expériences pour la production de l’alcool éthylique pour la pharmacie. Il n’y a pas que le gari. Le manioc est à la base de beaucoup de produits alimentaires, pharmaceutiques, et nous pouvons nous passer progressivement du blé qui coûte d’année en année plus cher », a-t-il ajouté. Malheureusement, conclut l’enseignant-chercheur à la retraite, « nous ne sommes prêts qu’à consommer que ce qui vient de l’extérieur ». Actualités 18 mars 2022


Hausse du prix du blé : Le manioc s’invite dans le pain
Le prix du blé monte à nouveau en flèche, depuis le début de la crise ukrainienne. Acculés, les boulangers tournent leurs regards vers la farine de manioc. Du pain à base de la farine de manioc. Ça ne court pas encore les rues. Mais des boulangers s’approprient déjà cette approche, pour faire face à la hausse du prix de la farine de blé. «Lors de notre tournée de sensibilisation sur le terrain sur le changement de grammage, nous avons constaté qu’un de nos compatriotes l’utilise dans la fabrication du pain. J’ai eu la chance de toucher du doigt cette technologie », confie Anselme Aguemon, président de l’Association des promoteurs et exploitants de boulangeries des départements de l’Atlantique et du Littoral. En effet, face à la hausse vertigineuse du prix du blé, les chercheurs béninois ont proposé le mixage avec la farine de manioc (Manihot esculenta, Crantz). L’Institut national des Recherches agricoles du Bénin (Inrab) a même publié une fiche technique en décembre 2011 sur la production et l’utilisation de la farine panifiable de manioc en alimentation humaine. Selon les recommandations, la farine panifiable de manioc peut être utilisée à 100 % pour la préparation des aliments tels que des galettes, des biscuits, etc. En substitution partielle, elle peut être utilisée pour préparer des produits de pâtisserie et de boulangerie tels que des gâteaux, des croissants, des viennoiseries de l’ordre de 30 à 50 % de taux de substitution et du pain du type français de l’ordre de 15 % de taux de substitution. Cependant, jusque-là, la technologie ne prospère pas, bien que le blé se fasse désirer cette dernière décennie. Ces directives se retrouvent d’ailleurs en partie dans le décret n° 2008-571 du 15 octobre 2008 qui autorise l’utilisation de farines mixtes en panification et en pâtisserie. « Les boulangeries sont autorisées à utiliser pour la fabrication du pain de type français, de la farine panifiable de manioc ou de céréales locales dans la farine de blé au taux de 15 %, tout en respectant les bonnes pratiques d’hygiène, et les bonnes pratiques de fabrication. Pour les autres types de pain, le taux d’incorporation de farine locale peut aller de 15 % à 50 % », stipule l’article 2. Près de 14 ans après, la dépendance au blé est toujours préoccupante. La crise force la main aux boulangers Promoteur d'une boulangerie sise au carrefour Iita à Abomey-Calavi, Hyppolite Goïsso, en sait plus sur le manque d’engouement autour de la farine de blé. « Nous avons fait plusieurs essais de pain mixte par le passé, mais ça n’a pas prospéré. Si on dépasse un seuil donné du taux de farine de manioc, la texture n’est plus attrayante. On ne peut pas totalement remplacer la farine de blé. On peut aller à 10 %, voire 20 % pour le pain salé et à 30 % pour les produits de pâtisserie », explique ce membre du bureau de l’association des professionnels du pain salé et sucré et des produits de pâtisserie. Le manioc n’a donc pas réussi à gagner le pain. Actuellement, la crise ukrainienne le ramène comme option face à une surenchère du blé qui reste sans issue. Les boulangers se retrouvent presque à ne plus avoir le choix. « C’est l’opportunité pour notre gouvernement de promouvoir le manioc. Ça va nous soulager un peu. Ça va réduire le coût de production du pain, même si c’est de moitié. Actuellement, la farine de blé est vendue sur le marché à 27 000 F Cfa. L’industrie locale sur laquelle nous comptons tous aujourd’hui cède cela à 24 000 F Cfa et vous ne trouvez même pas. Il faut attendre trois ou quatre jours pour être livré», souligne Anselme Aguemon. De son côté, Hyppolite Goisso a lui aussi le regard tourné vers la farine de manioc, même s’il hésite encore. « C’est possible qu’on l’incorpore dans la fabrication du pain. Si le gouvernement peut faire quelque chose dans ce sens, ça va diminuer la quantité de consommation de blé avec le temps», fait-il savoir. Le blé n’est pas une production locale. Selon l’Inrab, il a été introduit au Bénin à l’époque coloniale où les colons, attachés à leur tradition alimentaire, importaient de la métropole de la farine de blé pour préparer du pain destiné à leur consommation. L’importation de blé se justifie par le fait que compte tenu de ses caractéristiques agronomiques, le blé ne pouvait pas se cultiver dans les régions situées entre les tropiques. Mais ce ne sont plus les alternatives à base de céréales, racines et tubercules locaux qui manquent. Actualités 18 mars 2022


Santé sexuelle et reproductive/Vbg : Médecins du monde Suisse à cœur ouvert avec les parents
Les problématiques de la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les violences basées sur le genre préoccupent Médecins du monde Suisse et l’Unfpa qui ont organisé, ce jeudi 17 mars, au Ceg Ahossougbéta, à Abomey-Calavi, une séance de dialogue parents-adolescents à ce propos. L’initiative était fortement attendue. Un Bénin exempt de violences, où les filles et les adolescents achèvent leur cursus scolaire sans viol, ni agression sexuelle. C’est le rêve ardent de Médecins du monde Suisse (MdM) Bénin. Il s’y investit à travers différentes initiatives dont des séances de dialogue parents-enfants sur les droits de santé sexuelle et reproductive (Ssr) et la lutte contre les violences basées sur le genre (Vbg). Ce jeudi, il est allé au contact des réalités du Collège d’enseignement général d’Ahossougbéta à Abomey-Calavi. Dans cette localité, la question de la sexualité est une préoccupation majeure. Plusieurs enfants et jeunes tombent dans les travers par mimétisme ou par manque d’éducation. « Nos filles manquent suffisamment d’éducation et d’informations sur la sexualité. Elles se livrent à toutes sortes de dérives sexuelles dans l’établissement. Si le dialogue parents-enfants était instauré plus tôt, le phénomène serait mieux maîtrisé dans notre localité. Nous remercions MdM pour la qualité des enseignements qu’il nous a donné ce jour », apprécie Dossou Brice Sogbadji, président du bureau de l’Association des parents d’élèves dudit collège. L’absence répétée des parents à la maison, les conflits entre parents, la consommation des ‘’télénovélas’’, l’utilisation abusive des réseaux sociaux par les enfants, le manque de communication parents-enfants sont, entre autres, les causes qui exacerbent les Vbg et encouragent les prises de risque chez les enfants sur le plan sexuel. MdM veut changer la donne en y associant les parents. Les échanges de ce jeudi visent notamment à montrer aux parents et éducateurs, l’importance du dialogue parents-enfants sur la Ssr en leur donnant les clés pour y arriver. Les parents, quant à eux, savent désormais qu’ils doivent avoir une oreille attentive pour les enfants, leur inculquer les valeurs socioculturelles et les règles d’hygiène dès le bas âge, contrôler leurs tenues vestimentaires, leur donner la réponse juste quel que soit leur âge, aborder la question de la sexualité avec eux, s’appuyer sur des exemples de réussite…. Suffisamment aguerris Les participants sont sortis de la séance émerveillés. « Cette formation vient à point nommé, parce que nous en avons tellement besoin pour sensibiliser nos enfants sur la Ssr. Les enseignements et conseils que nous avons reçus nous permettront de prendre le phénomène à bras le corps à Ahossougbéta », promet Dossou Brice Sogbadji. Si la démarche de MdM et de l’Unfpa n’était pas portée vers le Ceg Ahossougbéta, Philomène Zama Azifan, cantinière dans l’établissement ferait tout pour qu’il en soit ainsi. Elle est un témoin oculaire de la dépravation et des comportements déviants des élèves. « Je ne pouvais mieux souhaiter en ce jour. De ma position, je vois et j’entends beaucoup de choses par rapport à la sexualité des enfants. Le phénomène est criant dans les rangs de filles. Elles nous narguent même lorsqu’on tente d’aborder le sujet avec elles. A partir de cet instant, nous sommes suffisamment aguerris pour mieux jouer notre partition en tant que parents », promet-elle. Le choix de Calavi n’est pas anodin. La commune s’illustre par des cas de viol sur mineures. En 2021, on a dénombré soixante cas au Bénin dont vingt-six dans cette commune seule. Julienne Agbali, point focal santé de la mairie d’Abomey-Calavi, confirme cette malheureuse réalité. « Notre commune connait la recrudescence des cas de viol. Ahossougbéta bat le record en la matière. Si rien n’est fait, les conséquences pourront être dramatiques sur plusieurs d’autres enfants », alerte-t-elle en saluant l’initiative de MdM et de l’Unfpa. Les questions de Ssr et des Vbg ne sont pas étrangères à Edwige Guèdègbé, chef du centre de promotion sociale de la localité. Son centre y travaille résolument aux côtés de MdM et de l’Unfpa. Elle promet de redoubler d’ardeur avec le concours de ses collaborateurs et d’étendre les efforts à d’autres cibles. En attendant, les parents sont acquis à la cause de MdM et de l’Unfpa. Ils ont pris l’engagement de sensibiliser leurs pairs à l’importance et la conduite du dialogue parents-enfants sur la Ssr. On peut se réjouir que les initiateurs ne se soient pas trompés de cible. L’engagement des parents se mesurera à l’aune des avancées significatives par rapport à la Ssr et la lutte contre les Vbg, à Ahossougbéta dans les prochains jours. Société 18 mars 2022


Sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin : Des acteurs en conclave pour des systèmes plus durables
Les systèmes alimentaires béninois sont menacés à l’image de ceux de plusieurs pays du monde, et méritent d’être repensés pour une transition vers des systèmes plus efficaces, inclusifs, résilients et durables. A la faveur d’un atelier organisé, ce jeudi 17 mars, à Cotonou, des acteurs et experts se sont penchés sur la question. Le passage à des systèmes alimentaires sûrs, équitables et durables, constitue de nos jours un grand enjeu. Le Bénin s’engage dans cette voie, avec l’appui de l’Union européenne (Ue), de l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). L’idée est de rendre ses systèmes alimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables. En effet, l’analyse du « cadre harmonisé » réalisé au début de ce mois de mars 2022 montre que 809 000 personnes seront en insécurité alimentaire d’ici à mai 2022. La situation est tout aussi moins reluisante dans le Sahara, en Afrique de l’Ouest et dans le monde. La raison est toute simple : les systèmes alimentaires actuels des pays sont vulnérables et inégaux. Entre autres, la nécessité de nourrir davantage de personnes accroît la pression sur les ressources productives. Le phénomène est exacerbé par d’autres situations telles que la baisse de la productivité des terres, les pertes post récoltes, les changements climatiques, l’urbanisation croissante, la volatilité des cours des denrées alimentaires. La pandémie de Covid-19 a aussi accentué cette situation et augmenté le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire. Face à cette situation préoccupante, la Fao, l’Ue, le Cirad, le gouvernement béninois et d’autres acteurs ont lancé un processus d’évaluation des systèmes alimentaires au Bénin en vue d’amorcer leur transformation. Catalyser des changements « L’atelier de ce jour (…) permettra non seulement de mener des débats autour des questions de durabilité des systèmes alimentaires au Bénin, mais également de proposer de façon concertée des leviers pour catalyser des changements profonds dans les systèmes alimentaires nationaux actuels… », a déclaré Isaias Angue Obama, représentant résident de la Fao au Bénin, à l’ouverture des travaux de l’atelier. Ces assises ont mobilisé une soixantaine d’acteurs et d’experts en présentiel et une trentaine par visioconférence. Les résultats de l’étude menée sur les systèmes alimentaires au Bénin ont été partagés avec les participants. Ceci, afin « de susciter des contributions, des échanges fructueux permettant de mieux comprendre les enjeux et défis des questions alimentaires et nutritionnelles dans le but de réfléchir ensemble pour proposer des leviers d’atténuation durables », indique Abdoulaye Toko, directeur adjoint de cabinet représentant le ministre de l’Agriculture. Après avoir rappelé la stratégie de l’Ue en termes de transformation des systèmes alimentaires, Ruben Alba Aguilera, chef de Coopération de la délégation de l’Ue au Bénin, fait noter que cet exercice d’évaluation rapide des systèmes alimentaires a déjà été réalisé dans de nombreux pays, et l’atelier devrait permettre de cerner plus précisément les enjeux actuels et futurs des systèmes alimentaires spécifiques au Bénin. « Notre objectif, poursuit-il, c’est que les résultats de vos échanges contribuent à alimenter d’autres débats et orientent des interventions précises pour activer une transformation durable et inclusive des systèmes alimentaires ». Les intervenants disent ne pas douter de la qualité et des profils des acteurs et experts conviés à la rencontre, pour des échanges fructueux qui permettront d’atteindre les résultats poursuivis par l’atelier. Avant de procéder à l’ouverture officielle de la rencontre, le représentant du ministre de l’Agriculture a rassuré les participants d’une part, de l’intérêt particulier que le gouvernement béninois accorde à la recherche de solutions aux problèmes d’insécurité alimentaire et nutritionnelle et d’autre part, de l’engagement du ministre de l’Agriculture à œuvrer à la mise en application des recommandations qui découleront des assises. Société 18 mars 2022


Projet de promotion du sel local iodé “xwlajè” dans la zone côtière : La modernisation de la saliculture démarre 
Le Projet de promotion du sel local iodé “xwlajè” dans la zone côtière a été lancé hier à Ouidah. Il permettra de donner un nouveau visage à la saliculture dans cinq communes. A elle seule, la joie des groupements de femmes productrices de sel démontre toute la pertinence du Projet de promotion du sel local iodé “xwlajè” dans la zone côtière au Bénin dont les activités opérationnelles ont été lancées hier jeudi 17 mars à Ouidah. Ceci en présence de plusieurs membres du corps diplomatique accrédité au Bénin ainsi que du ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi, Modeste Kérékou. A travers différents tableaux culturels, ces femmes ont témoigné des impacts de cette initiative sur leur vie professionnelle et celle de leurs ménages. « Nous avons foi que la concrétisation de ce projet nous facilitera notre mode de travail et par ricochet nos revenus. Nos activités se dérouleront avec des outils modernes et dans un environnement sain », affirme Cécile Coffi, responsable de la coopérative de femmes productrices de sel dénommée “Doumavo” à Djègbadji dans la commune de Ouidah. En effet, le Projet de promotion du sel local iodé “xwlajè” dans la zone côtière au Bénin est financé par le gouvernement béninois avec l’appui du Programme des nations Unies pour le développement (Pnud), du partenariat Inde, Brésil et Afrique du Sud et des mairies d’origine des femmes bénéficiaires. Il s’agit des cinq communes productrices de sel que sont Ouidah, Grand-Popo, Comè, Kpomassè et Sèmè-Kpodji. Le projet d’une valeur de 2 874 672 900 F Cfa et qui dure quatre ans vise une transformation organisationnelle, structurelle et fonctionnelle de l’activité ainsi que l’amélioration des conditions de vie des femmes productrices. Les femmes bénéficieront de la construction de filtres améliorés, de hangars et de bloc de toilettes. Avec ces outils modernes de travail, elles pourront délaisser l’utilisation des mangroves, protégeant ainsi l’environnement. Pour Aoulé Mohamed Abchir, représentant résident du Pnud, le projet constitue une composante du Programme de développement touristique de la ville de Ouidah inscrit dans le Programme d’action du gouvernement. « Le projet démontre que les questions de protection des ressources lagunaires, d’autonomisation de la femme, de production durable et de soutenabilité économique des populations vulnérables sont des questions de développement et que des réponses efficaces peuvent être apportées afin d’améliorer le bien-être des communautés », a-t-il ajouté. Il est soutenu dans sa conviction et son exhortation par Salatore Niyonzima, coordonnateur résident du Système des Nations Unies, qui estime que la mise en œuvre de ce projet est un bel exemple de l’efficacité de la coopération Sud-Sud. Selon lui, ce projet contribuera non seulement au développement des communes concernées mais aussi à celui de tout le pays. Il contribuera aussi au renforcement de la résilience des femmes productrices de sel en leur permettant d’avoir accès à des sources d'énergie. Témoignages L’ambassadrice de l’Afrique du Sud, quant à elle, a fait un témoignage particulier. Alors qu’elle s’était rendue dans plusieurs supermarchés, raconte Robinson Marks, il n’y avait pas de trace de sel local. Elle fera le constat contraire en se rendant à Ouidah où des bassines de sel étaient exposées sans aucune protection. Elle avait alors compris qu’il y avait possibilité d’accompagner les productrices afin qu’elles améliorent la qualité de leur sel et puissent couvrir de grands marchés. Très tôt, elle obtient l’adhésion de l’Inde, du Brésil et du Pnud. D’ailleurs, mentionne-t-elle, ce dernier avait sur sa table un projet au contenu analogue. L’ambassadrice a alors appelé tous les acteurs impliqués à se mobiliser pour que le projet connaisse une réussite. Avant de lancer le projet, le ministre Modeste Kérékou est revenu sur ses objectifs et l’importance qu’il revêt dans le Programme d’action du gouvernement. « C’est une réponse à la volonté du gouvernement de moderniser le mode de production et de commercialisation du sel local au Bénin, d’alléger les peines des femmes salicultrices, d'accroître leurs revenus et leurs productions mais aussi de protéger l’environnement », a-t-il déclaré. Il indique aussi que cette action contribuera à renforcer la compétitivité et la mise en marché du sel “made in Benin”. Le ministre a aussi énuméré les composantes du projet que sont le développement des chaînes de valeur du sel local et sa résilience, l’appui à la construction d’infrastructures communautaires au profit des productrices, l’amélioration de la gouvernance locale et la gestion du projet. Il finit en invitant les élus locaux à être exigeants dans la mise en œuvre du projet et la construction d'infrastructures. « Nous n’accepterons pas que les infrastructures qui seront construites au profit des femmes salicultrices soient approximatives ou non conformes aux plans préalablement convenus », a-t-il conclu. Actualités 18 mars 2022


Coupe des clubs champions de volleyball de la zone 3 : Finances Vbc s’offre une place dans le carré d’as
Victorieux de l’équipe sénégalaise d’Asfa lors de sa première sortie, Finances Volleyball club s’est débarrassé, hier mercredi 16 mars, de la formation de l’Institut national de la jeunesse et des sports de la Côte d’Ivoire par le score de 0-3 (15-25, 19-25, 24-26). Avec ce succès, il est le premier club béninois à se qualifier pour la demi-finale de la compétition chez les hommes. Finances Volleyball club a tiré son épingle du jeu en s’imposant, hier mercredi 16 mars, à la formation de l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) de la Côte d’Ivoire par le score de 0-3 (15-25, 19-25, 24-26). Après avoir obtenu une victoire au mental lors de son premier match face à une équipe expérimentée d’Asfa, les Béninois ont enchainé avec un deuxième succès, synonyme de leur qualification pour la demi-finale du tournoi chez les hommes. Au repos mardi 15 mars dernier, Énergie Volleyball club a raté son entrée en compétition chez les hommes en se faisant battre par l’As Douanes du Burkina Faso par le score de 1-3 (25-18, 17-25, 22-25, 17-25). L’équipe de la Sbee, quant à elle, va tenter de se relancer, ce jour, face au club ivoirien de Soa. Défait lors de la première journée chez les dames, Queens Vbc était au repos, hier mercredi 16 mars. Les filles d’Aimé Sèbio vont livrer leur deuxième match du tournoi, ce jeudi 17 mars, face à l’équipe de l’Ufa du Burkina-Faso. Après avoir courbé l'échine sans grande résistance face à Ghana police par le score de 3-0 (25-23, 25-15, 25-19), Allada chez les hommes, sera aux prises avec l’Usfa. Au total, cinq matchs dont deux chez les dames sont programmés pour ce jeudi 17 mars 2022? Résultats des matchs du mercredi 16 mars Hommes Injs # Finances 0-3 (15-25, 19-25, 24-26) Énergie # As Douanes 1-3 (25-18, 17-25, 22-25, 17-25) Usfa # Ghana police 0-3 (18-25, 22-25, 22-25) Sports 17 mars 2022


Tournoi international de Basket-ball 3X3 : Un camp ouvert aux équipes nationales dès le 29 prochain
La Fédération béninoise de Basket-ball (Fbbb) en partenariat avec Dreals Paris organise un camp et un tournoi international 3x3 du mardi 29 mars au vendredi 1er avril prochain. Dénommée ‘’Open House Cotonou by Fbbb’’, cette initiative est réservée aux équipes nationales 3x3 (toutes catégories : U 18, U21, U23, Senior) grâce au concept " Dreals Basket House. Aider les équipes africaines à se préparer pour les différentes compétitions internationales. C’est le but du camp et du tournoi international organisés par la Fédération béninoise de Basket-ball (Fbbb) en partenariat avec Dreals Paris au profit des équipes nationales 3x3 (U 18, U21, U23, Senior). À travers cet évènement prévu du mardi 29 mars au vendredi 1er avril prochain, le comité exécutif de la Fédération béninoise de Basket-ball dirigé par Ismahinl Onifadé souhaite préparer les joueurs et les sélectionneurs. A l’instar des grandes nations de basket-ball, les sélections béninoises vont se mettre dans les conditions optimales lors de ce camp. Plusieurs activités sont prévues, notamment la préparation physique, l'enseignement des fondamentaux spécifiques du 3x3 et des séances analyses vidéo; des séances stratégiques: construction d'équipes 3x3 et tactiques et techniques de jeu 3x3. Il est question de valoriser, de former et d'optimiser les compétences des équipes nationales et des acteurs du 3x3 béninois. Au terme de ce camp, il y aura, les samedi 2 et dimanche 3 avril prochains, un tournoi 3x3 international organisé par le promoteur expert Dreals Paris afin de permettre aux joueurs et entraineurs de mettre en pratique les notions reçues durant la semaine du camp. Pour ce premier camp innovant, il est annoncé la présence exceptionnelle de trois coaches à savoir Angelo Tsagarakis, formateur et directeur technique du camp, parrain de Dreals Paris depuis 2019, Richard Billant, ex-sélectionneur des équipes françaises 3x3 (Femmes/Hommes) et Karim Osman, sélectionneur des Comores, Coach 5x5 en championnat de France. Sports 17 mars 2022


Rafiatou Sitou, ancienne arbitre internationale : « A force de persévérer, on finit par s'imposer en sport »
Dotée d’une excellente condition physique et d’une grande capacité de concentration, Rafiatou Sitou, ancienne arbitre internationale, croit dur comme fer qu’autant l’homme, la femme peut exercer les métiers de sport. Titulaire d’une licence Caf-C d’entraîneur de football, l’actuel sélectionneur adjoint des Ecureuils dames U17 et présidente de l’Association pour la promotion des valeurs sportives (Apvs) évoque dans cette interview son parcours et invite les femmes à se distinguer par leurs résultats afin de se faire un nom dans le milieu sportif. La Nation : Comment vous y prenez-vous dans ce milieu où les hommes sont les plus influents? Rafiatou Sitou : Je pense que c’est une longue histoire. A force de travailler et de persévérer, on finit par s'imposer. Toute ma carrière se résume ainsi. En effet, j’ai fait mes preuves à différents niveaux avant d’obtenir mes diplômes ou des promotions dans ce milieu. Je suis l’une des premières femmes béninoises à faire partie de l’encadrement technique d’un club de football masculin au Bénin. Il s’agit de l’Association sportive Oussou Saka (Asos) de Porto-Novo où j’ai travaillé en tant qu’entraîneur adjoint du staff technique en 2017 aux côtés de Lafiou Yessoufou. En tant qu’ancienne arbitre internationale et professeure certifiée d’Education physique et sportive (Eps), je pense qu’autant l’homme peut exercer les métiers de sport, autant la femme aussi en est capable. Quels sont les défis auxquels sont confrontées les femmes dans le milieu sportif ? Les femmes sont tenues de prouver constamment leurs capacités à travers leurs résultats et leurs performances sur le terrain. Qu’elles soient athlètes, arbitres ou entraîneurs, elles doivent se distinguer en tout temps et en tout lieu. Vous avez certainement été confrontée à des préjugés. Comment les avez-vous surmontés ? Bien sûr. Il est dit que toutes les femmes qui s'adonnent au football sont de mœurs légères. Elles sont ''inférieures'' aux hommes sur le terrain et incapables de faire des prouesses au même titre qu'eux… Pour surmonter ces stéréotypes, il a fallu que je prouve que je peux rester digne en étant dans le monde du football. J’ai montré que je suis capable de faire autant que les hommes et même que je pouvais être plus performante qu'eux. Selon vous, comment les femmes peuvent-elles résister au harcèlement sexuel en milieu sportif ? Les femmes peuvent résister au harcèlement sexuel en évitant d’avoir des ambitions démesurées lorsqu'elles n’ont pas les moyens d’y parvenir. Je pense qu’il faut avant tout avoir confiance en soi, croire en ses capacités et potentialités. Quelles sont les femmes béninoises ou étrangères qui ont eu à impacter votre carrière en sport? C’est l’occasion pour moi de saluer le talent et le courage de la Béninoise Rosalie Tempa Ndah François et de la Sénégalaise Fatou Gaye qui m'ont beaucoup conseillée au début de ma carrière internationale. Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui sont en début de carrière sportive? Je conseille à celles qui sont en début de carrière de savoir qu'elles doivent compter sur leurs qualités et leurs capacités pour réussir dans un milieu où seul le travail paie. Sports 17 mars 2022


1631 - 3201