La Nation Bénin...
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de partenariats dynamiques et productifs pour les filières cotonnières[/caption]La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) organise à Cotonou, du 8 au 10 août, avec le soutien de l’Usaid, un atelier d’échanges et de partage d’expériences sur les partenariats et l’amélioration de la compétitivité de la filière coton dans quatre pays de la sous-région que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad. L’objectif de la rencontre est de capitaliser les acquis des différents projets et d’en tirer des propositions bénéfiques pour la filière.
La production cotonnière au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) connaît depuis quelques années un accroissement. Elle a atteint au cours de la campagne 2017-2018, un record de plus de 2 400 000 tonnes de coton graine. Sauf que cette performance est essentiellement due à un accroissement des superficies cultivées plutôt qu’à une amélioration des rendements.
En aval, selon le représentant résident de la Commission de l’Uémoa au Bénin, Komlan Agbo, « La filière est confrontée aux fortes fluctuations du prix de la fibre, aux variations du taux de change du dollar et à la concurrence de plus en plus accrue des fibres synthétiques ». Face à cette situation, souligne-t-il, « il s’avère impérieux de renforcer la collaboration et le partenariat entre les différentes parties prenantes des secteurs public et privé au niveau local, national et régional, afin de traiter les questions et les priorités relatives à la filière coton ».
C’est dans cette dynamique que l’atelier d’échanges et de partage d'expériences ouvert hier à Cotonou sur les partenariats et l'amélioration de la compétitivité de la filière coton est organisé avec le soutien de l’Usaid. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de compétitivité du coton de l’Uémoa. Il est question à cette occasion de capitaliser les acquis des différents projets mis en œuvre afin d’améliorer la compétitivité et formuler des propositions de partenariats dynamiques et productifs pour les filières cotonnières.
Au regard de la qualité et des expériences des participants, les résultats de cet atelier permettront une amélioration significative des rendements au niveau de la filière coton. Il est attendu des propositions de partenariats dynamiques et productifs pour les filières cotonnières. Une tâche immense mais pas irréalisable au regard de son impact sur la vie et les revenus des acteurs de la filière, reconnaît le représentant résident de l’Uémoa au Bénin.
Compétitivité du coton
Au cours des trois jours que dure cet atelier, la tâche sera immense afin de faire de la filière coton un puissant levier de développement économique et social de nos pays, admet à l’ouverture des travaux de l’atelier, le directeur de cabinet du ministère en charge de l’Agriculture. Pour Bonaventure Kouakanou, il sera question d’identifier pour chaque pays concerné des partenariats dynamiques et productifs à établir pour l’amélioration de la compétitivité de la filière, proposer des partenariats pouvant contribuer à promouvoir la transformation locale du coton et jeter les bases de mise en place et d’opérationnalisation d’un cadre de concertation regroupant tous les acteurs de la filière. « Les performances actuelles de la filière coton sont bien en deçà de nos ambitions, en matière de création de richesse et de lutte contre la pauvreté en milieu rural. C’est là un grand défi à relever, mais qui n'est pas au-dessus de nos capacités, pour peu que nous unissions nos intelligences et conjuguons nos efforts à cet effet», déclare-t-il ensuite, optimiste.
Déjà, salue-t-il, la collaboration exemplaire entre le Tchad et des Etats membres de l’Uémoa dans le cadre de la mise en œuvre du projet de compétitivité du coton au sein de l’espace. Puis, au regard des évolutions récentes qu’a connues la filière coton dans la sous-région et dans le monde ainsi que des facteurs qui les sous-tendent, Bonaventure Kouakanou demeure davantage convaincu qu’au terme de l’atelier, l’or blanc est promis à un avenir plus rayonnant sur fond d’amélioration et de modernité pour des rendements meilleurs.
Pierre Dossou-Yovo, directeur général d'Abevrit (au micro) et ses collaborateurs annoncent la foire ''Made in Bénin''[/caption]En prélude à la Foire « Made in Benin » qui aura lieu du 17 au 21 août prochain à Cotonou, le directeur général de l’Agence béninoise de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation (Abevrit), Pierre Dossou-Yovo était, ce mercredi 8 août, face aux hommes des médias à Cotonou. A cette occasion, il a présenté l’initiative dont l’objectif est de promouvoir les compétences et le patrimoine endogène du Bénin.
Dans le cadre de la première édition de la Foire « Made in Benin » qui se tiendra du 17 au 21 août prochain au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou, le directeur général de l’Agence béninoise de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation (Abevrit), Pierre Dossou-Yovo, était face aux hommes des médias, ce mercredi 8 août. L’objectif de cette conférence de presse est de permettre au public de comprendre les réelles motivations de l’organisation de cette foire. Selon lui, ce projet s’inscrit dans la vision de l’Abevrit qui est de valoriser les résultats de recherche et promouvoir les innovations, socles du développement technologique au Bénin.
A l’en croire, l’Abevrit souhaite rendre plus visible à travers cette foire aux innovateurs, inventeurs, artisans, chercheurs, au secteur privé, aux promoteurs de Pme et Pmi, start-up et industriels. C’est l’occasion pour le public de prendre connaissance des savoirs et savoir-faire endogènes à travers les produits. «L’Abevrit va faire la promotion des valeurs endogènes qui débouchent sur les innovations et inventions » a-t-il déclaré.
Pour Pierre Dossou-Yovo, l’organisation de cette foire s’inspire du Programme d’action du gouvernement axé sur la valorisation du patrimoine endogène du Bénin. Le directeur général de l’Abevrit pense que c’est le moment idéal pour que les résultats de l’innovation technologique, soient accessibles au plus grand nombre et contribuent véritablement à révéler le Bénin et accroître sa croissance économique. Pour lui, cette foire se veut une réponse au manque de cadres appropriés de rencontre entre le secteur privé, la population et les différents acteurs d’innovation, détenteurs de savoirs endogènes et de résultats de recherches valorisables. « D’une maison à une autre, les gens innovent sans être connus. Cette foire sera l’occasion de révéler ces innovateurs au public béninois», souligne-t-il. Il invite les jeunes, les adultes et tous citoyens béninois de toutes les couches de la société à s’inscrire massivement à cette foire dont les stands sont gratuitement offerts aux exposants.
Le maire Bio Sarako Tamou[/caption]Depuis quelques jours, 22 des 29 conseillers de Banikoara ont signé une motion de destitution du maire Bio Sarako Tamou. Cette initiative n’est pas du goût des partisans du maire. En témoigne le mouvement de protestation qu’ils ont organisé, ce mercredi 8 août.
Sortis nombreux, des habitants de Banikoara étaient dans les rues, ce mercredi 8 août, pour une marche de protestation contre la manœuvre de destitution du maire en cours. Banderoles rouges autour de leur tête et branchages en main, puis scandant : San wouré ! (littéralement « Nous avons refusé ! », ils désavouent la motion de destitution du maire Bio Sarako Tamou signée par vingt-deux conseillers. Venus de tous les arrondissements de la commune, les manifestants avaient pris le départ du grand carrefour central au niveau du monument du paysan pour marcher sur l’hôtel de ville.
Au nom des populations, Dine Sidi a exhorté les conseillers à aller à la table du dialogue pour négocier. « Nous sommes convaincus qu’ils sauront le faire, car dans la bataille qu’ils s’apprêtent à engager, nul ne sortira vainqueur », a-t-il laissé entendre.
Fortement représentées, les femmes ont également donné de la voix à travers leur porte-parole, Rachidatou Oro Toura. Elle a dénoncé l’attitude des conseillers dissidents, la jugeant de « peu élégante ». « Depuis sa prise de fonction, le maire Bio Sarako Tamou fait parler de sa commune, rien qu’en bien », a indiqué dans la déclaration, Rachidatou Oro Toura. « C’est pourquoi, nous appelons tous les conseillers signataires à rebrousser chemin », a-t-elle poursuivi.
Accueillant les manifestants, le premier adjoint au maire, Zimé Bio Agbinga, a reçu leurs messages de protestation et a promis de rendre compte à qui de droit.
Par ailleurs, le Cercle de réflexions et d’actions des ressortissants de Banikoara à Parakou n’est également pas resté indifférent par rapport à la situation. Dans un communiqué de presse, il a appelé les protagonistes au calme. En cette veille du renouvellement des instances de décisions à la base, il les a exhortés à ne pas se détourner des questions de développement et de bien-être des populations de la commune.
Le ministre Séverin Quenum (au micro) procédant au lancement de l’appel à propositions des Osc et des structures de l’État[/caption]Un appel à propositions au profit des Organisations de la société civile (Osc) et des structures de l’État ayant une autonomie financière et de gestion prévue dans le cadre de la mise en œuvre des activités inscrit au Projet d’appui à la justice (Paj) est lancé, ce mercredi 8 août à Cotonou, par le Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, en présence des représentants de l’Union européenne qui en est le bailleur.
Dans le cadre du projet d’appui à la justice (Paj), il a été lancé, ce mercredi 8 août à Cotonou, un appel à propositions au profit des Organisations de la société civile (Osc) et structures de l’État ayant une autonomie financière et de gestion. Cet appel entre dans le cadre des lignes directrices pour l’appui aux initiatives de la société civile pour une justice accessible, de qualité et pour l’amélioration des services pénitentiaires des établissements pénitenciers et les centres de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence.
À travers cette subvention accordée par l’Union européenne, explique le chef projet-régisseur, Rodrigue Adohinzin, les structures et les Osc retenues auront la charge de contribuer à l’atteinte des objectifs fixés par le projet. Ainsi, l’appel à propositions, selon Séverin Quenum, Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, participe à la construction de l’État de droit. Il se réjouit que le Paj vise à « contribuer à l’État de droit et à la promotion de la démocratie, à travers l’amélioration de la gouvernance, la lutte contre la corruption et le respect des droits humains ».
Un montant global de 580 957 000 francs Cfa est mobilisé pour la réalisation de projets retenus au terme de la soumission par toutes les Osc et structures étatiques éligibles. Le ministre de la Justice saisit cette occasion pour inviter les structures visées à participer massivement à cet appel à propositions en vue de l’octroi de subventions à leur profit.
Les projets devront être novateurs, a souligné Septime Azonnoudo, coordonnateur de la cellule technique du Fonds européen de développement. Il s’agira, a-t-il souligné, de donner aux bénéficiaires le gage d’une justice de qualité et d’apporter une amélioration significative au quotidien des détenus, des enfants et des adolescents en situation délicate. Pour lui, l’action publique est en marche au profit des préoccupations vitales pour l’avancement du Bénin.
Véronique Janssen, chef de section politique, presse et information à la délégation de l’Union européenne dira, pour sa part, que si l’Union a décidé de soutenir le secteur de la justice au Bénin, c’est parce qu’elle considère qu’un pouvoir judiciaire indépendant, impartial et intègre est essentiel pour asseoir un véritable État de droit, instaurer une confiance des justiciables dans la justice et créer un climat des affaires favorable aux investisseurs. Elle affirme alors que les organisations de la société civile peuvent aider à détecter et signaler les inefficiences ainsi qu’à coopérer avec les autorités afin d’assurer le plein respect des droits de l’Homme dans les poursuites judiciaires ainsi que dans le milieu carcéral.
L’appel à propositions s’articule autour de deux lots. Le premier concerne l’accès des justiciables à une justice de qualité à travers l’amélioration des services des cours et tribunaux. Le second lot vise l’amélioration des services pénitentiaires des établissements pénitenciers et des centres de sauvegarde de l’enfant et de l’adolescent. Le dossier de l’appel à propositions est disponible en ligne, notamment sur le site de la maison de la société civile entre autres, depuis le 3 août dernier.

La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou en sa première session supplémentaire de 2018 a connu de son vingtième dossier, ce mercredi 8 août. Poursuivis pour association de malfaiteurs et vol à main armée, les accusés Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, Naïny Kaba alias Fofana Ahmed et Mamoudou Kondé ont été reconnus coupables et condamnés à la peine de travaux forcés à perpétuité.
La sentence des travaux forcés à perpétuité a été accueillie avec beaucoup de peine par les trois accusés Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, Naïny Kaba alias Fofana Ahmed et Mamoudou Kondé. Même sentiment pour leurs conseils respectifs Me Lionel Agbo, Me Jean-Claude Gbogblénou et Me Pacôme Koundé. Les accusés ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs et de vol à main armée perpétrés en avril, juin, août, septembre et octobre 2013 à Cotonou et Godomey.
Au cours de l’instruction à la barre, chacun des trois accusés s’est expliqué sur son degré d’implication dans les faits qui leur sont reprochés. Ils ont tous reconnu les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Mais sur les sept cas de braquages, Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, Naïny Kaba alias Fofana Ahmed ont reconnu n’avoir participé qu’à deux braquages (Godomey et Akpakpa) contrairement à Mamoudou Kondé qui, lui, n’a reconnu que celui d’Akpakpa.
Cette version servie par les accusés n’a pas eu l’assentiment de la cour ni du ministère public. Aussi, ont-ils sondé grâce aux multiples questions administrées au sujet du nombre de braquages signés, l’existence de leur groupe et sur le mode opératoire. Leurs réponses sont constantes : deux pour Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, Naïny Kaba alias Fofana Ahmed et un pour Mamoudou Kondé. Alors le ministère public oppose à Naïny Kaba un extrait de ses déclarations lors de l’enquête préliminaire où il a reconnu avoir pris part à trois différents braquages. Pour établir l’infraction d’association de malfaiteurs, la cour a cherché à comprendre comment ils se sont connus. A cette question, Naïny répond que c’est en prison. Et Kondé de répondre que c’est Naïny Kaba qui lui a présenté Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed.
Appelé à la barre, Marius Hountondji, gérant de la société Ammalis Group décrit la scène du braquage dont il a été victime le 28 août 2013 aux environs de 10 heures. A l’occasion, raconte-t-il, il a été dépouillé de tous ses articles qu’il pourrait évaluer à 5 millions de F Cfa. Selon lui, ils étaient venus en groupe. Certains au dehors et deux à l’intérieur dont Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed à l’entrée de la boutique. Ce dernier aurait porté une d’arme comme son second. Ils se sont présentés comme des clients et ont choisi d’acheter une console de jeu. Au moment de leur établir la facture, ils auraient pointé les armes sur lui et sa caissière pour les confiner dans les toilettes, le temps pour eux de vider la boutique. En dehors de Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, la victime reconnaît Sawadogo en cavale dont le portrait physique qu’il dresse correspond à la description faite par Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed. Mais la cour trouve curieux que cet accusé avance qu’il n’a pas opéré chez Marius Hountondji.
Subir la rigueur de la loi
Dans ses réquisitions, le ministère public, après avoir rappelé les faits, soutient que les accusés sont auteurs de plusieurs braquages d’avril à octobre 2013 et semaient la terreur à Cotonou dont les populations vivaient dans la psychose.
L’avocat général définit l’infraction d’association de malfaiteurs comme une entente entre deux ou plusieurs personnes dans une intention malveillante, à savoir attenter aux biens d’autrui ou aux personnes. Selon lui, ce crime est constitué à l’encontre des accusés. Il s’agit d’un crime prévu et puni par les articles 265 à 267 du Code pénal, précise-t-il.
Quant au vol à main armée, il le retient aussi contre les prévenus. Il le définit comme la soustraction frauduleuse des biens d’autrui avec cette circonstance d’avoir fait usage d’une arme. Dans le cas d’espèce, dit-il, il s’agit de deux pistolets. Cette infraction est constituée et est prévue et punie par l’article 381 du Code pénal. Attirant l’attention de la cour sur la dangerosité de cette bande, le ministère public a fait savoir que ce jeudi 9 août, deux d’entre eux comparaîtront pour les mêmes chefs d’accusation. Il requiert de les déclarer coupables du crime d’association de malfaiteurs et de les condamner aux travaux forcés à perpétuité.
Pour le compte de Mamadou Kondé, Me Pacôme Koundé relève que l’association de malfaiteurs n’est pas constituée à l’encontre de son client. Selon lui, Kondé a été sollicité ponctuellement. Mieux, poursuit-il, il ne saurait être retenu dans les liens du vol à main armée. « Kondé n’était pas sur les lieux du braquage de Godomey », rappelle l’avocat. Il relève aussi la non comparution des victimes et indique que rien au dossier ne prouve que les sociétés citées sont vraiment victimes. Alors, il plaide l’acquittement de son client pour l’association de malfaiteurs. Et pour le vol à main armée, il demande à la cour de tenir compte de son degré d’implication limitée pour faire preuve de clémence envers lui.
Me Jean-Claude Gbogblénou agissant pour les intérêts de Naïny Kaba alias Fofana Ahmed, indique que son client n’a pas reconnu le braquage de Godomey. « On ne peut pas l’impliquer dans ce qu’il n’a pas fait », suggère-t-il. Se référant à l’enquête de moralité, il note qu’il n’est pas alcoolique, ne fréquente pas des milieux douteux. « Il regrette ses actes et demande pardon à la justice », insiste-t-il.
Pour sa part, Me Lionel Agbo officiant pour le compte de Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, invite la cour à considérer le contexte générateur des faits de la cause. Comme ses confrères, il dira que l’on ne peut pas imputer à son protégé les faits dont il n’est pas responsable. « Il n’a reconnu que deux cas », souligne Me Agbo. Réagissant par rapport au crime d’association de malfaiteurs, il note qu’il ne retient que la structuration. Or, observe-t-il, la structuration fait défaut dans le cas d’espèce. Selon lui, les prévenus ont révélé que Sawadogo est celui qui les sollicite et décide. « Ils ne se sont pas réunis pour décider », argumente Me Agbo.
Dans son arrêt, la cour a reconnu les nommés Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, Naïny Kaba alias Fofana Ahmed et Mamoudou Kondé coupables d’association de malfaiteurs et de vol à main armée et les condamne aux travaux forcés à perpétuité.
Statuant sur les intérêts civils de la victime présente (Marius Hountondji), qui demande le remboursement de ses biens volés pour un montant de 4,5 millions F Cfa, la cour après en avoir délibéré, renvoie la cause pour une session ultérieure pour défaut de preuves.
Composition de la cour
Président : Ali Aboudou Ramanou
Assesseurs : Martial Boko et Jean da Silva
Jurés : Bouraïma Kochégbé ; Andréa Bahcioumba ; Pierre Magloire Nagnonhou et Adolphe Dadaglo
Ministère public : Christian Atayi
Greffier : Edouard Zavonou

La dix-neuvième affaire de la session supplémentaire de la première session de la cour d’assises de Cotonou au titre de 2018 porte sur des faits de viol, usurpation d’identité, complicité et tentative de viol. Au terme de l’audience qui a eu lieu, ce mercredi 8 août, l’accusé Elysée Agbo alias Marius Noudofinin a été condamné à 7 ans de travaux forcés pour viol et usurpation d’identité ; Urbain d’Almeida à 5 ans de travaux forcés alors que Joseph Kèkè est acquitté au bénéfice du doute.
Les accusés du dix-neuvième dossier de la session supplémentaire de la première session de la cour d’assises de Cotonou au titre de 2018 sont fixés sur leur sort. Reconnu coupable de viol et usurpation d’identité, Elysée Agbo alias Marius Noudofinin a été condamné à 7 ans de travaux forcés. Coupable de tentative de viol, Urbain d’Almeida a écopé de 5 ans de travaux forcés tandis que Joseph Kèkè est acquitté au bénéfice du doute.
Selon le résumé des faits, il convient de signaler que le 31 octobre 2011, aux environs de 14 h, alors qu’elle vendait au marché Dantokpa, la nommée A. N., âgée de 14 ans a été appelée par Serge Allagbé et Elysée Agbo sous prétexte de lui acheter des verres à boire. Arrivée auprès d’eux, les deux individus l’ont fait entrer dans une boutique, l’ont bâillonnée et ont abusé d’elle.
Surpris par un gardien, Serge Allagbé et Elysée Agbo furent confiés par ce dernier à Joseph Kèkè pour qu’il les conduise au commissariat.
Mais Joseph Kèkè laisse Serge Allagbé et Elysée Agbo puis demande à Urbain d’Almeida d’abuser à son tour de la fillette A. N. Celle-ci s’y est opposée et Urbain d’Almeida s’est mis à exercer des violences sur elle quand les usagers du marché qui passaient l’ont secourue.
Inculpé pour viol et usurpation d’identité, Elysée Agbo qui, une fois interpellé, s’est fait passer pour Marius Noudofinin, a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avant de se rétracter devant le juge d’instruction.
Il en est de même d’Urbain d’Almeida et de Joseph Kèkè respectivement inculpés pour tentative de viol et complicité de viol. Quant à Serge Allagbé, il n’a pas été appréhendé.
Ce sont là les faits de la cause. Mais vu la sensibilité du dossier, c’est le huis clos qui est requis.
Dans son délibéré, la cour a procédé au cas par cas. Elysée Agbo alias Marius Noudofinin a été reconnu coupable de viol et usurpation d’identité et condamné à 7 ans de travaux forcés ; Urbain d’Almeida coupable de tentative de viol et condamné à 5 ans de travaux forcés. Quant à Joseph Kèkè poursuivi pour complicité de viol, il a été acquitté au bénéfice du doute.
Mis sous mandat de dépôt le 3 novembre 2011, Elysée Agbo alias Marius Noudofinin retourne en prison pour un peu moins de trois mois alors qu’Urbain d’Almeida recouvre la liberté.
Constituée partie civile, la tutrice d’A. N. a été déboutée par la cour au motif qu’elle n’a pas de lien direct avec la victime qui a pour conseil Me Alexandrine Saïzonou Bèdiè. Quant aux accusés, ils ont été défendus : Elysée Agbo alias Marius Noudofinin par Me Paul Kato Atita ; Urbain d’Almeida par Me Arthur Balley et Joseph Kèkè par Me Expédit Cakpo-Assogba.
Composition de la cour
Président : Marie Soudé Godonou
Assesseurs : Olivia Hungbo-Koloca et Angelo Fiogbé
Ministère public : Mario Cécil Métonou
Greffier : Théogène Zounchékon
Cyr Koty saluant la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile de Dravo Zinzindohoué[/caption]La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile de Dravo Zinzindohoué, a reçu en audience à son cabinet, ce mercredi 8 août à Porto-Novo., le nouvel ambassadeur du Bénin près Cuba. A quelques jours de son départ pour son poste à La Havane, Cyr Koty a jugé opportun d’aller s’entretenir, à tour de rôle, avec les présidents des institutions de la République afin de bénéficier de leurs conseils et de leurs encouragements.
A sa sortie d’audience, il s’est réjoui de l’accueil chaleureux que lui a réservé la présidente Cécile de Dravo Zinzindohoué qui lui a prodigué des conseils avisés. Il entend capitaliser ces conseils afin de pouvoir réussir sa mission à La Havane. « C’est une haute mission qui me permettra de relancer, de renforcer et de développer les relations diplomatiques entre la République de Cuba et son homologue du Bénin », souligne le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près Cuba. Cyr Koty promet de saisir l’opportunité de sa mission pour permettre au Bénin de tirer un meilleur profit des expertises et expériences de Cuba dans maints domaines, surtout dans le secteur de la santé humaine et vétérinaire où les Cubains sont très en avance par rapport à plusieurs pays au monde.
Le nouveau diplomate s’engage également à faire de sa priorité le renforcement des relations diplomatiques dans les domaines de l’agriculture, du tourisme, de la culture, du sport, de la défense et de sécurité. « Je m’engage à faire de mon mieux pour que la relance des relations diplomatiques entre le Bénin et Cuba soit bénéfique pour le peuple béninois et le vaste Programme d’action du gouvernement (Pag) », assure l’hôte de la présidente de la Haute Cour de Justice.
Cyr Koty n’a pas manqué de remercier le président de la République, Patrice Talon, qui lui a renouvelé sa confiance en le promouvant à ce haut niveau de responsabilité après ses fonctions de ministre chargé des Infrastructures et des Transports qu’il a quittées, il y a quelques mois. Le nouveau diplomate promet de ne pas décevoir le chef de l’Etat et de remplir convenablement la mission qui lui a été confiée dans l’intérêt supérieur de la nation.
Actualités 09 août 2018
Le nouvel ambassadeur Cyr Koty échangeant avec président de la Haac, Adam Boni Tessi (à droite)[/caption]Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a reçu en audience, ce mercredi 8 août, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près Cuba, Cyr Koty. Les échanges entrent dans le cadre des visites de courtoisie et de prise de contact de ce dernier avant le départ pour son nouveau poste.
Nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près le Cuba, 25 juillet dernier, Cyr Koty a entamé une série de visites protocolaires liées à sa nouvelle mission, faites essentiellement de séances d’échanges de courtoisie et de prise de contact avec les présidents des institutions de la République. Avant de rejoindre son poste à La Havane, il était, ce mercredi 8 août, l’hôte du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac).
Sont témoins des échanges, les conseillers Gracia Noutaï-Holo et Chabi Félix Adimi, le directeur de cabinet du président de la Haac et des chargés de mission.
Le président Adam Boni Tessi, félicitant l’ambassadeur pour la confiance renouvelée dont il bénéficie auprès du chef de l’État, a rassuré de sa disponibilité à accompagner Cyr Koty dans l’accomplissement de sa mission. Pour marquer cet instant d’échange, le président de la Haac a offert une compilation des textes fondamentaux qui régissent le fonctionnement de l’institution de même que le livre Moi Président, réalisé suite aux émissions des campagnes médiatiques de l’élection présidentielle de 2016. Les prospectus de la Haac et du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc), dont le Bénin assure le secrétariat permanent, ont été également remis à l’ambassadeur pour mieux connaître l’institution. Le président de la Haac a souhaité plein succès à cette mission républicaine près la République sœur de Cuba.
L’ambassadeur Cyr Koty, a déclaré s’être entretenu avec les membres de l’institution sur l’évolution de la Haac et sur différents sujets d'importance sur sa nouvelle fonction, sur les principales questions qui pourraient intéresser la Haac. Il affirme avoir reçu des conseils qui pourraient servir au renforcement de la coopération entre les deux pays, qui entretiennent des relations historiques, et donc réussir sa mission à La Havane.

Des alertes lancées, il y a quelques jours, au sujet de la situation supposée « critique » des dialysés Cnhu-Hkm de Cotonou, par défaut du néo-recormon, un produit nécessaire à leur traitement, ne sont pas fondées. C’est une fausse alerte, selon le président du Conseil national des dialysés et insuffisants rénaux du Bénin (Conadir-Bénin), Mohamed M. Rahimy-Titus, qui indique que non seulement ce produit existe déjà dans les stocks des produits de soins aux dialysés.
« Il n’y a pas péril en la demeure en ce qui concerne la situation des dialysés du Cnhu-Hkm », a confié Mohamed M. Rahimy-Titus, président du Conseil national des dialysés et insuffisants rénaux du Bénin (Conadir-Bénin). « Même si l’arrivée de la commande a connu un retard, le Cnhu n’aurait pas enregistré des décès dans les rangs des dialysés », a-t-il affirmé.
« Beaucoup considèrent la dialyse comme étant une maladie qui tue. Mais la dialyse n’est pas synonyme de mort. Lorsque vous êtes détecté et que vous venez en dialyse, vous êtes capable de vivre 40 à 50 ans en plus », laisse-t-il entendre. « C’est quand on ne détecte pas la maladie qu’elle tue, surtout si le dialysé ne respecte pas les conseils diététiques élémentaires», ajoute-t-il.
Aujourd’hui, il y a plus de 30 personnes hospitalisées à la néphrologie et c’est souvent des gens qui ont déjà pris par les guérisseurs ou les tradi-praticiens et arrivent tout fatigués à l’hôpital. Pour lui, on ne saurait les appeler des dialysés qui meurent. Car, ils ne sont pas encore en traitement de dialyse. Lorsque les patients sont financièrement épuisés, ils courent au ministère de la Santé pour une prise en charge automatique. Encore que ceux dont on parle ne sont pas morts par faute de néo-recormon ou de kit, assure le président du Conadir-Bénin qui estime que ces alertes sont du fait de ceux-là qui empochaient les sous de l’Etat sans pouvoir véritablement honorer leurs engagements. Il dénonce la politisation à outrance qui vise à dramatiser les faits sans avoir les preuves des allégations.
Certes des problèmes existent
Mohamed M. Rahimy-Titus ne nie pas l’existence des problèmes au Cnhu ou plus précisément à l’unité du centre de dialyse, en matière de soins ou du personnel suffisant. A la date du 30 juin dernier, précise-t-il, l’Etat doit au Cnhu, environ 3 712 248 852 F Cfa pour la dialyse alors qu’il faut lancer la commande de néo-recormon et les kits de dialyse des mois à l’avance. C’est pourquoi, l’unité du centre des dialysés fonctionne sur les ressources propres du Cnhu. Un fonctionnement qui épuise les appareils qui doivent travailler 24 h / 24. En outre, le fonds des dialysés logé au ministère de la Santé en 2018 est insuffisant pour soigner les 257 dialysés du Cnhu. Alors qu’il faut 30 dialysés par médecin, soit 120 dialysés pour les quatre médecins disponibles. Ceux dont les dossiers ne sont pas encore à jour sont aussi servis dans les stocks existants.
Mohamed M. Rahimy-Titus propose que l’Etat revoie les systèmes de fonctionnement de la néphrologie et la dialyse au Bénin. Il faut qu’on encourage beaucoup de gens à être spécialistes en néphrologie ; que si l’Etat évacue quelqu’un au Cnhu, que sa subvention arrive à temps pour éviter le greffage des nouveaux sur les anciens, préconise-t-il. Il va falloir également une extension des centres de dialyse dans les autres départements pour éviter que tous les malades s’agglutinent au Cnhu de Cotonou, poursuit-il. L’Etat doit aussi payer ses redevances à temps et trouver une ligne budgétaire aux dialysés et en même temps, le nombre de malades transférés doit être en adéquation avec l’argent disponible. Car, seul l’argent permet de lancer les commandes chez les fournisseurs de kits. La preuve est qu’il a été commandé à Frezenus 20 machines et à B-Brand 10 avec un contrat de cinq ans. Ces fournisseurs n’ayant pas été payés, traînent à livrer les matériels.
Conseils diététiques élémentaires aux patients en hémodialyse
Boire un demi-litre d’eau par jour. N’exagérez pas !
Evitez la consommation d’alcool, du tabac ou autres drogues, de potions et de mixtures traditionnelles.
Evitez les fruits secs (haricots de toutes sortes, dattes, raisins secs, chips, fruit noir, poire noire (fon), arachides et dérivés, le néré, l’acajou.
Vous pouvez en manger en début de dialyse.
Les fruits ci-après sont trop riches en potassium : banane, avocat, goyave, carottes, poire, papaye, corossol, mangue, kola, la pomme sauvage ;
Les sauces et autres aliments à consommer avec modération en respectant le mode de cuisson particulier : le gombo, le crin-crin, la noix de pomme sauvage, les légumes, l’igname, la patate, la moutarde, le manioc, le taro, le maïs, le cacao, le café, la sapotille, la pomme cannelle,
Mangez de moins en moins salé, le sel entretient l’hypertension artérielle.
Evitez autant que possible les huiles, les graisses animales et le sucre.
Consommez à volonté de la viande, du poisson et autres crustacés, l’escargot pour leurs protéines.
Vous avez droit à 200 g de fruit par jour. Nous vous conseillons une tranche d’ananas, une pomme, deux oranges, de la pastèque, une grenadine, deux mandarines.
En règle générale, faites attention à tout ce que vous portez à votre bouche. Les intoxications alimentaires, les diarrhées, les dysenteries doivent être traitées avec rigueur. Tout état fébrile doit vous faire penser à un paludisme ou à une infection microbienne. Consultez votre néphrologue qui seul connaît la conduite à tenir. Ne prenez pas de conseils médicaux pirates. Vous êtes unique. Une médication peut soulager votre ami mais peut être toxique pour vous. Attention à l’automédication. Soyez sobre dans le principe et faites violences sur vous-même pour ne pas lâcher prise.
Source : Conadir-Bénin
Actualités 09 août 2018

Le Bénin a participé du 1er au 5 août dernier à Asaba, au Nigeria, à la 21e édition des championnats d'Afrique d'athlétisme, auréolé d’une médaille d’or remportée par Odile Ahouanwanou en heptathlon. La délégation béninoise de onze membres dont sept athlètes, conduite par le président de la Fédération béninoise d’athlétisme, Vérin Dégon, est rentrée ce mardi 7 août au bercail.
Le Bénin a fini la compétition à la 12e place, une première dans les annales de cette compétition. L’athlète Odile Ahouanwanou qui a remporté l’or en heptathlon va représenter l’Afrique à la Coupe intercontinentale à Ostrava les 8 et 9 septembre prochains. Elle se dit prête à défendre de nouveau les couleurs nationales à ce meeting.