La Nation Bénin...
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Le sifflet africain de nouveau ébranlé[/caption]Les allégations de corruption formulées contre des officiels de la Caf par les medias continuent de faire des vagues. Le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football réuni, le 5 août dernier, a infligé dix années de suspension à huit arbitres ghanéens tandis que le Béninois Bello Aboudou et autres sont provisoirement écartés jusqu’à l’examen de leur cas.
Le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (Caf) a prononcé, le 5 août dernier, la suspension de certains officiels cités dans des faits de corruption par les médias. Cette affaire de corruption qui a occasionné la chute du Ghanéen Kwesi Nyantakyi et des sanctions contre vingt-deux hommes en noir au mois de juillet dernier, est loin de connaître sa fin.
Sept arbitres et arbitres assistants ghanéens viennent de se voir infliger dix années de suspension. Il s’agit de : Lathbridge Reginald, Nantierre Eric, Fleischer Cecil, Ouedraogo Dawood, Salifu Malik, Akongyam Theresa et Joseph Wellington, instructeur technique. Quant à David Laryea, arbitre assistant, il est exclu à vie de toute activité liée au football de la Caf. En plus de ce lot d’officiels, le jury disciplinaire devra se pencher sur le cas de quatorze arbitres du continent dont un Béninois provisoirement suspendus de toute activité liée au football de la Caf jusqu’à l’examen de leur situation. Il s’agit de Bello Aboudou (Bénin), Baba Leno (Guinée), Aderito Marida Silva (Guinée Bissau), Daouda Gueye (Sénégal), Nkounkou Messie (Congo), Yamba Armand Gildas (Congo), Blaise Boutamba (Congo), Hamada Nampiandraza (Madagascar), Kokolo Fitial Charel Just (Congo), Adii Prosper (Ghana), Isaka Ayensu Afful (Ghana), Anafo Nathan (Ghana), Badiu Ibrahim (Ghana) et Yekeh Jerry (Liberia).
Cette décision confirme la volonté de la Caf d’enrayer la corruption depuis qu’elle a été informée à travers un documentaire diffusé au mois juin par le journaliste d’investigation Anas Aremeyaw Anas. Un film qui a révélé le système de corruption à l’œuvre dans le football ghanéen et même africain et a mis à nu des arbitres en train d’accepter des pots-de-vin pour truquer des matchs du championnat ghanéen et des compétitions africaines.
Abdel Rahman Ouorou Baré, président de la Fédération handisport du Bénin[/caption]Au terme du championnat ‘’Challenge Ecureuils-Eléphants’’ organisé à Cotonou, le président de la Fédération handisport du Bénin, Abdel Rahman Ouorou Baré, se réjouit du succès de son initiative et donne rendez-vous au public pour d’autres éditions toujours avec un accent sur la promotion des droits des personnes handicapées, souvent laissées pour compte.
La Nation : Qu’est qui a motivé l’organisation du championnat « Challenge Ecureuils-Eléphants » ?
Abdel Rahman : Vous savez, nos sociétés sont de moins en moins inclusives parce qu'il y a de plus en plus de choix discriminatoires envers les personnes vulnérables, notamment les personnes handicapées et aucune place, par conséquent, ne leur est faite. Le handicap est perçu comme une fin en soi, une présomption d’incapacité. Cette conception injuste empêche la personne handicapée de déployer tout son potentiel et de s’acquitter du rôle qui est le sien dans la société. Sur cette base, mon collègue ivoirien et moi avions convenu d’initier ce projet intitulé « challenge écureuils-éléphants» qui est une rencontre handisport dans plusieurs domaines…
La mise en œuvre de ce projet nous a amené au-delà de nos attentes. C’est dire que le meilleur reste à venir et qu’autant que faire se peut, la famille paralympique verra que les choses évoluent. Ma récente rencontre ici à Cotonou avec la ministre française des Sports, Laura Flessel, est révélatrice du fait que le handisport devient digne d’intérêt. Cela augure de belles choses en matière d’équipements et de renforcement des capacités des acteurs du handisport béninois. Mon souhait le plus ardent est que les pouvoirs publics et privé continuent de croire en la capacité tous azimuts des personnes handicapées. Il est important que lorsque nous regardons une personne handicapée que nous voyions au-delà du handicap pour mettre en exergue les potentialités et les capacités des personnes handicapées. Je voudrais rappeler aux personnes handicapées que le combat pour la participation sociale est un combat de longue haleine. Pour que les habitudes et les paradigmes tombent, il nous faut comme un seul homme défendre nos droits afin de faire face à nos devoirs.
Quels étaient les objectifs d’une telle compétition ?
Cette initiative vise à sensibiliser la population béninoise sur les droits des personnes handicapées à participer aux activités sportives, renforcer les capacités de nos athlètes et coachs en prélude aux compétitions internationales notamment les jeux paralympiques de Tokyo, échanger sur la vie du handisport dans les deux pays afin de définir les nouvelles bases pour son évolution.
Quelles étaient les activités au programme ?
Il y a eu pendant ce championnat, de l’athlétisme 100 m, 200 m pour les personnes handicapées physiques, du saut en longueur, etc., du goal ball en démonstration, une rencontre de tennis de table et un match de basket ball en fauteuil roulant entre les deux pays. Il faut rappeler que des prestations artistiques d’artistes handicapés ont meublé cette rencontre.
Comment avez-vous vécu ces moments ?
Je voudrais tout d’abord rendre grâce à Dieu, car rien ne se fait sans son accord. Je suis animé par une satisfaction totale. Vous avez vous-même été témoins de ce que le partenariat avec nos sponsors dont la Coopération suisse au Bénin a permis de réaliser ce rêve. Dans de telles circonstances, l’impression qui vaille est celle des hôtes et je puis vous confirmer que les Ivoiriens sont repartis très satisfaits de leur séjour au Bénin. Sur le plan sportif, il faut reconnaître que les Béninois ont fait des prouesses par exemple Fayssal Atchiba a été double médaillé en or (athlétisme) ; Djibril Imorou, médaillé en argent en tennis de table assis ; Nassirou Domingo, médaillé de bronze en tennis de table assis. La plus grande attraction fut le match de basket ball en fauteuil roulant. Sur cette explication, le Bénin a remporté la coupe. Il faut également se satisfaire du déplacement du public béninois qui a été sensibilisé sur les capacités sportives des personnes handicapées. Plusieurs personnalités ont fait le déplacement notamment l’ambassadrice de France près le Bénin à qui je dis merci, le directeur adjoint de cabinet et le directeur des Sports d’élite du ministère des sports, les représentants des sponsors, etc. Après cette moisson, je ne peux être qu’heureux et une fois encore reconnaître la présente constante de cette main invisible qui a béni ce challenge. Je rends vraiment grâce à Dieu.
Qu’envisagez-vous faire pour les prochaines éditions ?
On ne peut pas s’arrêter en si bon chemin, les négociations sont déjà en cours pour associer d’autres pays de la sous-région pour leur implication afin de relever le niveau de la compétition. C’est le lieu de lancer la perche à d’autres sponsors. Je profite pour dire un sincère merci au parrain de l’événement, le ministre Oswald Homéky, pour son accompagnement, le suivi constant par ses services qui ont permis de gagner le pari de cette organisation. Ensuite, je voudrais reconnaître ici l’apport financier consistant de la Coopération suisse au Bénin et de la Société générale Bénin. Ces sponsors ont montré leur attachement à l’avènement d’une société inclusive qui ne laisse personne, quelle que soit sa situation, sur le bas côté de la rue. Je voudrais, au nom de la famille paralympique leur dire merci, à leurs premiers responsables et à tous leurs collaborateurs. Grâce à ces sponsors, la Fédération handisport du Bénin a relevé le défi lié à cet événement. Enfin, je voudrais reconnaître l’appui important de la presse béninoise sans laquelle rien de ce que l’on fait ne peut recevoir d’écho?
Sports 08 août 2018

L’Agence nationale de la protection civile (Anpc) organise du 7 au 10 août à Grand-Popo, avec le soutien du Système des Nations-Unies, un atelier portant sur l’actualisation du Plan de contingence national (Pcn) et l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes (Snrrc). Cette rencontre a été ouverte, ce mardi 7 août, par le représentant du ministre en charge de la Sécurité publique, Ouorou Baro Mora.
L’actualisation du plan national de contingence et l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes sont au cœur d’un atelier ouvert hier à Grand-Popo dans le département du Mono, sous l’égide de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc).
L’actualisation du plan national de contingence, document programmatique d’actions dont le Bénin s’est doté depuis 2009, est un chantier annuel. Actualisé chaque année, aux dires du représentant du ministre en charge du secteur, le présent atelier vise également à le mettre à jour au regard, entre autres, de la récurrence des aléas attribués, en grande partie aux changements climatiques.
Quant à l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes, Ouorou Baro Mora poursuit que ce chantier traduit la volonté du Bénin d’honorer ses engagements par rapport au cadre d’action de Sendaï accord signé en 2015 au Japon, à l’issue de la troisième Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes.
Le lien entre les deux chantiers, justifie le commissaire divisionnaire de la Police, Aristide Dagou, directeur général de l’Anpc, est que l’un découle de l’autre. Puisque la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes, souligne-t-il, n’est rien d’autre que l’application au niveau national du cadre d’action de Sendaï, notamment en ce qui concerne la dernière de ses quatre priorités. Laquelle priorité porte sur le renforcement de la préparation en vue d’intervenir beaucoup plus rapidement en cas de sinistre. « Lorsqu’on actualise le Plan national de contingence, on fait de la préparation afin de réduire de façon significative les dégâts des catastrophes que nous pourrions être amené à connaître au cours de 2018 ou en 2019 », clarifie le directeur général de l’Anpc. L’intérêt de mener de front ces deux activités vise, par ailleurs, selon le directeur général de l’Anpc, à créer un environnement plus sécurisé, facteur d’un développement durable de l’ensemble du territoire national.
A rappeler que la mise en œuvre des actions contenues dans le Pnc, confiée à l’Anpc, bénéficie de l’appui de la Coopération allemande, la Giz. Grâce à cet accompagnement, le plan national a été déjà décliné en des plans communaux de contingence dans 45 communes sur les 77 au Bénin.
A l’actif de ce partenariat, le secrétaire général de la mairie de Grand-Popo, Mensah Amah, a reconnu que le plan de contingence dont sa commune a été dotée est « bel et bien opérationnel et régulièrement simulé ». Les communes de Grand-Popo et d’Athiémé .constituent les territoires les plus touchés par des inondations dans le Mono.

Une douzaine d’équipes de facilitateurs du budget participatif parcourt, du 6 au 16 août, les soixante-deux (62) communes des départements de l’Atlantique, l’Atacora-Donga, Ouémé-Plateau, Mono-Couffo et Zou-Collines, pour plaider auprès des élus locaux pour l’adoption du budget participatif dans les communes du Bénin. Elles ont été déployées par l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin dans le cadre de la mise en œuvre du Programme PartiCiP 2.
Amener les autorités communales à adhérer aux principes et à la mise en œuvre du Budget participatif (BP) dans leur commune. C’est l’objectif que poursuit le Programme PartiCiP 2 en déployant dans ses communes d’intervention une douzaine d’équipes de facilitateurs du budget participatif du 6 au 16 août prochain. A en croire le coordonnateur national du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP, phase 2), il s’agit à travers des échanges d’« éclairer les autorités communales aux fins de délibérer sur le budget participatif en vue de son expérimentation dans l’élaboration du prochain budget communal ». Pour Koami Gouton, coordonnateur du Programme Particip2, ces plaidoyers prépareront la phase pilote du budget participatif dans cinq communes qui se seraient engagées à mettre en œuvre ce processus de démocratie directe et représentative par lequel les populations décident de l’affectation de tout ou d’une partie des ressources publiques disponibles pour la réalisation des services de base. Ainsi, les facilitateurs déployés dans les communes par le Programme PartiCiP 2 échangeront avec le maire et ses collaborateurs sur la démarche et les avantages du budget participatif ainsi que les attentes et le rôle des différentes parties prenantes.
L’intérêt de l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin pour l’adoption de cette approche résulte, à ses yeux, des avantages pour le développement des communes. « Il permet une meilleure gestion des affaires locales à travers la réduction des coûts de mise en œuvre de projet par la participation communautaire et renforce la transparence et la performance des collectivités locales et peut conduire à une amélioration du niveau de recouvrement des impôts, taxes locales et des recettes locales en général », explique Koami Gouton.
A l’issue de cette mission, l’adhésion des élus locaux au BP sera manifestée par une affirmation de la volonté politique matérialisée par une délibération favorable du conseil communal.
Source : ALCRER
Société 08 août 2018

Avec le concours du Fonds français Muskoka, le Fonds des Nations Unies pour la Population (Fnuap) œuvre depuis 2015 à l’amélioration des indicateurs de la santé maternelle et néonatale dans certains départements du Bénin. Grâce à ce programme, les populations du Couffo en l’occurrence celles des communes d’Aplahoué, de Djakotomey et de Dogbo enregistrent moins de violences basées sur le genre et de cas de malnutrition chronique.
Les populations des communes d’Aplahoué, de Djakotomey et de Dogbo sont bien renseignées sur les thématiques liées à la santé nutritionnelle des enfants par une alimentation saine complète et équilibrée, aux violences et abus fondés sur le genre. La mise en œuvre des Plans de travail annuels du Fonds français Muskoka par le Fnuap, a permis de renforcer les capacités des femmes dans la conservation des preuves pour le dépôt de plainte, la libre expression devant les autorités judiciaires, le mécanisme de défense au tribunal. Tout ceci est rendu possible grâce aux sensibilisations de 150 femmes relais communautaires formées pour la circonstance, à la contribution des forces de l’ordre et des agents de la justice dans la procédure de dénonciation...
Lors d’une séance de sensibilisation tenue lundi 6 août dernier au Centre de promotion sociale d’Aplahoué, elles ont été renseignées par le capitaine Séraphin Tossou en charge du commissariat de Klouékanmè, et le juge des mineures du tribunal de première instance de Ouidah, Samuel Noutohou, sur le traitement des cas d’abus, les types de violences sur la femme, les peines prévues contre leurs auteurs, la procédure d’instruction et les mécanismes prévus par la loi pour la protection de la victime.
« Au parquet d’Aplahoué, j’ai constaté que depuis que ce projet a commencé et que les femmes sont informées de leurs droits et que les hommes sont avisés des dangers qu’ils courent en exerçant des violences sur la femme, les choses ont évolué. Des dénonciations ont été faites, il y a eu des cas de viol, incitation de mineures à la débauche, maltraitance des épouses, abandon des enfants..., des procédures ont été ouvertes, des hommes ont été condamnés ; certains ont renoncé aux violences faites sur la femme... », a témoigné le juge Samuel Noutohou précédemment 1er substitut du procureur près le parquet d’Aplahoué. Se confiant à la presse, il a encouragé toutes les organisations et institutions qui sont intervenues en faveur de ces femmes qui ont fait un remarquable travail de vulgarisation des textes sur les violences faites aux femmes. Que ce soit des violences d’ordre physique, psychologique ou économique...
Alimentation équilibrée
En outre, les populations sont sensibilisées, grâce au projet, sur la composition et les nutriments indispensables pour une alimentation équilibrée ainsi que le soin dont il faut faire preuve pour une alimentation saine... Toutes choses dont la finalité est d’induire la régression du taux de malnutrition. Selon le secrétaire du groupement Milédjou de Dogbo, Rock Aballo, ce projet a permis le changement de comportement au sein des populations de Dogbo. « Nous ne connaissions pas la valeur des protides et les bienfaits des fruits avant le repas, ni l’incidence d’une bonne alimentation sur la croissance et les capacités intellectuelles des enfants. Nous l’avons su grâce au projet. Aujourd’hui les droits des femmes, leur dignité et leur autonomie sont de plus en plus respectés », fait-il savoir. En effet, les femmes bénéficient d’un appui financier et technique du projet pour leur autonomisation. Il s’agit d’une aide qui leur est fournie dans la mise en place d’activités génératrices de revenus, en l’occurrence l’élevage des caprins et bovins. Cette mesure vise à garantir une certaine indépendance financière de ces femmes afin qu’elles veillent mieux à l’éducation de leurs enfants et à leur suivi scolaire. C’est ce qu’a confirmé la responsable du groupement des femmes d’Aplahoué, Oboubé Bokokpè. Au nombre des forces du projet, elle cite la sensibilisation sur les bonnes pratiques et la valeur nutritionnelle des produits alimentaires locaux pour la bonne alimentation des enfants. « Au début c’était difficile, il y avait quelques résistances du côté des hommes. Nous avons demandé aux porteurs du projet d’associer nos maris. C’est ce qui a été fait et depuis lors, nous travaillons ensemble dans la lutte contre les violences faites à la femme, les mariages forcés, la responsabilisation, le droit à l’héritage et l’autonomisation des femmes », rapporte-t-elle.
Quand les hommes s’engagent !
« Les hommes s’engagent », c’est le nom donné au comité des hommes qui accompagne le projet et aide à la sensibilisation de leurs pairs pour la lutte contre les violences faites aux femmes. Ils sont tout aussi sensibilisés sur les bonnes pratiques nutritionnelles, l’utilisation du moringa et ses valeurs nutritionnelles, les droits de leurs épouses à l’héritage et à l’autonomisation. « Tout est parti des résistances opposées par certains hommes qui écartaient les 150 femmes qui ont été formées en tant que relais communautaires pour la sensibilisation contre les violences faites aux femmes. Elles ont demandé à ce que leurs maris soient associés pour la bonne marche du projet et c’est ce que nous avons fait », a expliqué le point focal Famille du projet, Sylvie Fanou Gbaguidi.
L’association des hommes à la cause semble avoir été fructueuse. « Les parents ont pris conscience aujourd’hui et désormais ils savent qu’ils doivent préserver les droits de leurs filles et de leurs femmes. Les gens nous appellent pour signaler les cas. Désormais ces cas sont réprimés. Les gens ne sont plus dans l’inconscience totale », témoigne le secrétaire général de l’association « Les hommes s’engagent » de Dogbo, Claude Kitcho. « Nous avons décidé de nous engager parce que nous avons compris le mal que nous faisions aux femmes. Nous pensons aussi à nos enfants qui pourraient subir ses violences si nous ne mettons pas fin à ces pratiques très tôt », a ajouté le président de l’association, Gabriel Djossou.
A.P.A.
Santé 08 août 2018

Le député Mohamed Atao Hinnouho a comparu à nouveau, ce mardi 7 août au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Il est, en effet, poursuivi pour deux dossiers à savoir fraude douanière et incitation à la rébellion. L’audience a été renvoyée au 14 août prochain.
Le député Mohamed Atao Hinnouho, en détention depuis quelques mois à la prison civile de Cotonou, a comparu au tribunal hier dans un fauteuil roulant, comme à la précédente audience. Il a été présenté au juge des flagrants délits pour répondre des chefs d’accusation de fraude douanière et d’agression d’agents. En l’absence du représentant du laboratoire New Césamex, l’audience a été renvoyée au 14 août prochain.
Il faut signaler que le député a été écouté par le tribunal sur la question relative à la fraude douanière, après la déposition du colonel Jacques Yempabou représentant l’administration douanière. Mohamed Atao Hinnouho a indiqué que depuis sept ans qu’il est député à l’Assemblée nationale, il n’officie plus en tant que représentant de sociétés pharmaceutiques. Certes, il est propriétaire des locaux qu’il a loués aux sociétés, dont il ne sait quel usage ces dernières en font. Son rapprochement avec le laboratoire New Césamex serait lié au contrat de bail, d’après ses explications. Ses avocats, maîtres Aboubakar Baparapé et Alfred Bocovo se sont demandé les raisons qui peuvent fonder la poursuite de leur client alors qu’il n’est plus impliqué dans la commercialisation des produits pharmaceutiques. Sur la question, Jacques Yempabou a fait savoir que l’article 345 du Code douanier poursuit pénalement tous ceux qui sont sur la chaîne de la fraude.
Le deuxième dossier dans lequel Mohamed Atao Hinnouho est accusé est relatif à l’agression des agents. Trois des quatre agents qui seraient agressés par le député sont absents à la barre. Les avocats en ont alors profité pour réitérer leur demande de mise en liberté provisoire du député et d’autorisation de soin conformément aux textes en vigueur. Mais le juge a rejeté les deux demandes, renvoyant l’audience sous huitaine. Aux dires de Me Baparapé, les avocats vont reprendre leur demande d’autorisation de soin pour permettre au député de se faire soigner à l’étranger ou tout au moins dans un autre centre, car sa vie en dépend.
Un vote de levée d’immunité du député poursuivi, entre autres pour trafic de faux médicaments, et de deux autres de ses collègues, est intervenu le 24 juillet dernier.
Cathédrale St Pierre Claver à Lokossa[/caption]La congrégation des Servantes de la lumière du Christ devenue, depuis peu, institut catholique de droit diocésain a été consacrée, lundi 6 août dernier, à la cathédrale St Pierre Claver à Lokossa. La messe d’action de grâce concélébrée par trois évêques dont le président de la Conférence épiscopale du Bénin, Mgr Victor Agbanou, a été l’occasion de dévoiler l’élection de la mère supérieure, Nadine Adjagba, pour présider aux destinées du nouvel institut.
Les Servantes de la lumière du Christ, congrégation créée depuis plus de vingt-cinq ans, intègrent désormais le cercle fermé des institutions catholiques. Une étape qu’elles n’auraient pas franchie sans les sollicitudes de l’évêque de leur diocèse de Lokossa, Mgr Victor Agbanou. Le président de la Conférence épiscopale du Bénin était présent, lundi dernier à la cathédrale St Pierre Claver du diocèse, pour concélébrer avec deux autres évêques la messe de consécration de Nadine Adjagba et ses coreligionnaires, membres du nouvel institut. Ce culte, qui fait suite à une décision du Saint-Siège accordant le statut d’institut de droit diocésain à la congrégation, a été l’occasion de rappeler aux consacrées que la portée de leurs missions ne doit se limiter aux départements qui ont vu naître leur famille. « Ce que vous êtes devenues n’est pas pour les départements du Mono et du Couffo seuls, c’est pour l’Eglise universelle », a souligné particulièrement Mgr Paul Vieira, l’évêque de Djougou.
A l’instar de son homologue du diocèse de Lokossa, l’évêque Paul Vieira a prévenu également que tout ne sera pas rose sur le chemin de l’accomplissement desdites missions. « Mais point de découragement », a-t-il prié la famille des religieuses consacrées.
En réponse, la mère supérieure élue à la tête de l’institut, Nadine Adjagba, et le reste des sœurs consacrées s’engagent à ne pas décevoir les espoirs placés en elles. « Ce que nous vivons est capital », confesse la sœur supérieure répandant, toute émue, des mots bienveillants à l’endroit de tous ceux qui ont porté la création de la congrégation jusqu’à l’octroi de leur autonomie marquée par le statut d’institut.
Le Saint-Siège puis le clergé béninois et, en particulier, l’évêque du diocèse de Lokossa Mgr Victor Agbanou, ont eu droit à des mentions de reconnaissance. Saluant la mémoire du Mgr Robert Sastre, fondateur de la congrégation, alors qu’il était évêque du diocèse de Lokossa jusqu’à son admission à la félicité éternelle, Nadine Adjagba laisse entendre : « L’un a fondé, l’autre l’a porté à maturation ».
Le siège de l’institut est logé à la Cathédrale St Pierre Claver à Lokossa. Ses 117 membres vont continuer d’assister l’évêque du diocèse dans sa mission pastorale et poursuivre les activités dans les domaines tels que l’éducation, la santé et l’assistance sociale.
Il faut rappeler que c’est une partie des sœurs consacrées qui est au chevet des aveugles, amblyopes et malvoyants du Centre Siloé de Djanglanmey, dans la commune de Grand-Popo.
A l'intérieur de la mairie de Parakou[/caption]La mairie de Parakou a démarré, ce mardi 7 août, la répression contre le non-port de gilet au niveau des boulangers et autres distributeurs de pain sur son territoire.
Tenant à la mise en œuvre de sa réforme dans le secteur des boulangers et distributeurs de pain exerçant sur leur territoire, les autorités municipales de Parakou ont démarré hier la répression contre le non-port de gilet. Accompagnée par la Police républicaine, une équipe de la mairie a parcouru les boulangeries de la place, pour s’enquérir du respect de la décision de la municipalité d’assainir le secteur de la distribution du pain à Parakou.
Dans l’une des boulangeries sillonnées, la descente aurait pu donner lieu à une altercation avec les employés. Le constat au niveau de ces derniers est qu’ils n’étaient pas rentrés dans les rangs.
Pour le chargé du suivi des réformes municipales de la mairie de Parakou, Gildas Aïzannon, il y a un mois qu’une rencontre a eu lieu avec les boulangers de la ville. C’était, explique-t-il, pour leur expliquer l’intention de la municipalité de les voir habillés aux couleurs qu’elle a retenues. « Ils n’ont pas grand-chose à débourser pour entrer en possession des gilets proposés et la carte professionnelle. Ça nous permet de les recenser et d’identifier lequel parmi eux, il faudra sanctionner pour mauvaises pratiques hygiéniques dans la ville », a expliqué Gildas Aïzannon. « Les boulangers avaient souhaité que la marie, au lieu de commencer la répression le 20 juillet, leur accorde un peu de temps jusqu’à la fin du mois. Demande à laquelle la mairie a accédé », a-t-il poursuivi. « Nous venons déjà de faire une semaine dans le nouveau mois », a-t-il rappelé.
Le président de l’Association pour la défense des consommateurs du septentrion, Auguste Nougbodjingni, reconnaît que la municipalité est dans son rôle. Ce qui, toutefois, ne l’empêche pas de dénoncer la procédure, au motif qu’elle ne respecte pas les dispositions prévues en matière de commerce au Bénin.
Les membres de la Cour constitutionnelle lors de l'audience publique[/caption]À la faveur d’une audience plénière, ce mardi 7 août, la Cour constitutionnelle a rendu d’importantes décisions au nombre desquelles, le dossier de requête aux fins de prendre possession du site mis à la disposition de l’École maternelle et primaire de Womè-Yénawa par le conseil communal d’Abomey-Calavi.
Outre cinq dossiers renvoyés pour des audiences ultérieures, les sept sages de la Cour constitutionnelle ont vidé, ce mardi 7 août, cinq autres dossiers.
La Cour, par sa décision Dcc 18-168, a évoqué le dossier du recours n° 0852/128/rec-17 du sieur Vincent Ahoumènou et consorts, membres du bureau de l’Association des parents d’élèves ainsi que Géronime Adohou, directrice de l’école maternelle de Womè-Yénawa. Les requérants ont sollicité la Cour aux fins de prendre possession du site mis à la disposition de l’école maternelle et primaire de Womè-Yénawa par le conseil communal d’Abomey-Calavi. La Cour s’est déclarée incompétente, vu que la demande n'entre pas dans son domaine de compétence tel que défini par les articles 3 alinéa 3, 114 et 117 de la Constitution. La Cour en revanche, considérant l’article 35 de la Constitution, a décidé que le maire d’Abomey-Calavi a méconnu la Constitution, en s’abstenant de répondre aux nombreuses mesures d’instruction de la Cour, dans un contentieux dont celle-ci est saisie, et dans lequel la mairie d’Abomey-Calavi est impliquée.
Par décision Dcc 18-166, la Cour statuant sur le recours de
Barnabé Agloboé contre la promulgation de plusieurs lois, a décidé qu’il n’y a pas violation de la Constitution. En effet, les sages ont examiné et déclaré conformes à la Constitution les dispositions de la loi uniforme, relative au traitement des comptes dormants dans les livres des organismes financiers en République du Bénin ; de la loi uniforme sur le contentieux des infractions à la réglementation des relations financières extérieurs des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ; de la loi modifiant et complétant la loi portant organisation judiciaire en République du Bénin ; et de la loi modifiant et complétant la loi portant Code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes en République du Bénin.
Ils notent que les allégations du requérant ne sont pas fondées. Dans son recours, celui-ci estimait que le président de la République a promulgué ces lois, non seulement sans les soumettre au contrôle de constitutionnalité, mais aussi hors délai, et demande à la haute juridiction de statuer.
Par décision Dcc 18-167, le dossier du recours n° 0729/101/Rec-17 a été évoqué. Le recours en inconstitutionnalité de l’organisation du dernier recrutement à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) par le cabinet Agifc S.A. est formulé par Mohamad M. Abdoulaye qui soutient que les candidats ayant fait leur stage à la Cnss ont été privilégiés lors de ce recrutement et demande à la Cour de l’annuler et de le déclarer contraire à la Constitution. La Cour s’est déclarée incompétente, vu que la demande n'entre pas dans son domaine de compétence. Après instruction du dossier et ouï le rapport, la cour a rejeté les demandes de sursis à statuer et a décidé du classement sans suite.
Par la décision Dcc 18-169, la Cour a évoqué le dossier du recours n°0954/154/Rec-17 formulé par Rufin Soglo, pour refus du ministère chargé de l’Intérieur d’enregistrer la Fédération des syndicats de transporteurs, de conducteurs, de voyageurs, d’entreprises et de marchandises du Bénin (Fescovemab). Cette requête est déclarée irrecevable pour cause d’autorité de chose jugée.
Enfin, par décision Dcc 18-170, la Cour constitutionnelle ayant statué sur les recours joints n°0518/090/Rec-18 et n°0548/093/Rec-18, portant sur des recours contre les agents de la Brigade économique et financière, le procureur de la République, le juge des libertés et de la détention, et le juge du troisième cabinet d’instruction du tribunal de première instance de première classe de Cotonou pour arrestation, garde à vue et détention provisoire arbitraire et contraire à la Constitution. La cour ayant statué note que l’arrestation du requérant, Éric Noudéhouénou Hounguè, sa garde à vue à la Brigade économique et financière et sa détention provisoire à la maison d’arrêt de Cotonou dans le cadre d’une enquête judiciaire, pour détournement de deniers publics, par surévaluation, escroquerie et corruption, sont conformes aux dispositions légales, et donc ne sont pas arbitraires?
A la plénière, les députés décideront du sort du texte[/caption]La Commission chargée des Lois du Parlement a adopté, ce mardi 7 août, la proposition de loi portant Code électoral au Bénin avec de grandes innovations surtout en ce qui concerne la caution à payer par les candidats à certaines élections politiques. Les regards sont tournés vers la plénière des députés qui décidera définitivement du sort de ce texte.
Les candidats aux élections législatives et présidentielle mettront désormais davantage la main à la poche que par le passé par rapport au cautionnement à payer pour ces consultations électorales politiques. C’est du moins ce qui ressort des travaux de la Commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale qui a étudié et adopté, ce mardi 7 août, la proposition de loi portant Code électoral en République du Bénin. Les candidats seront appelés à payer les montants retenus si les innovations apportées au nouveau texte telles qu’adoptées arrivaient à être entérinées par la plénière des députés.
En effet, de sources proches de cette Commission technique parlementaire, tout candidat à l’élection présidentielle au Bénin devra verser au Trésor public un cautionnement de 250 millions F Cfa contre 15 millions F Cfa dans la loi n°2013-06 portant Code électoral en République du Bénin, actuellement en vigueur. En plus de cette caution, le candidat devra fournir le quitus fiscal qui donne la preuve qu’il est en règle vis-à-vis du fisc au Bénin.
Le cautionnement en ce qui concerne les législatives est porté de 8,3 millions F Cfa à 200 millions Cfa pour chaque liste de candidatures. Mieux, ne peuvent enlever de sièges de député que les listes ayant obtenu 15 % au moins du suffrage national exprimé. Cette dernière condition, si elle est définitivement retenue, va contraindre les formations politiques à former de grands blocs nationaux et sonner le glas des micro-partis régionaux et ethniques.
Par ailleurs, la proposition de loi adoptée hier par la commission chargée des Lois prévoit que tout ancien président de la République qui se présente aux élections législatives perd son statut d’ex-chef d’Etat.
Plusieurs autres dispositions de l’ancienne loi sont gardées intactes. C’est le cas par exemple de la caution à payer par les candidats aux élections municipales, communales et locales. Elle reste inchangée. Le montant est toujours maintenu à 20 000 francs Cfa par candidat aux élections municipales et communales et 2 000 francs Cfa pour les locales, informent les mêmes sources. Aussi, les députés membres de la Commission en charge des Lois ont décidé de maintenir le statu quo pour la Commission électorale nationale autonome (Céna). Elle est toujours composée de cinq membres désignés par l’Assemblée nationale à raison de deux personnalités représentant la majorité parlementaire et deux autres de la minorité parlementaire et puis un représentant des magistrats au titre du cinquième membre. Idem pour le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) dont d’aucuns avaient annoncé la suppression dans la proposition de loi portant Code électoral. Mais l’organe en charge de l’actualisation annuelle du fichier électoral a résisté aux réformes portées par le nouveau Code électoral fort de 397 articles contre 470 pour la loi en vigueur.
Le texte a été adopté hier à l’unanimité des députés membres de cette Commission technique à l’exception des honorables Guy Mitokpè et Léon Dègni de l’Opposition parlementaire qui se seraient abstenus.
L’étape de la Commission chargée des Lois n’est que la première. Il reste la phase la plus décisive, celle de la plénière des députés qui pourra décider soit d’entériner ou d’amender ces différentes dispositions innovantes. Cette séance plénière ne va pas tarder à se tenir. De sources proches du Parlement, une session extraordinaire est envisagée. Elle pourrait s’ouvrir la semaine prochaine pour le vote définitif du nouveau Code électoral qui balisera un tant soit peu le terrain pour l’organisation des législatives de 2019.