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Le public heureux de supporter les artistes et humoristes[/caption]Dans le cadre de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance du Bénin, l’équipe des autorités politico-administratives a vaincu l’équipe des artistes (3-1) lors d’un match de gala ce mercredi 1er août au stade de l’Amitié Général Mathieu de Kouhounou. Le doublé du ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, et le but de Dieudonné Mensah ont permis aux autorités de remporter la partie.
L’équipe des autorités politico-administratives s’est imposée, mercredi 1er août dernier au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Kouhounou face à la formation des artistes sur le score de (3-1) à l’issue du match de gala organisé dans le cadre de la fête nationale. C’était une belle soirée de football empreinte d’humour et de gaîté. Et pourtant, rien ne présageait d’une rencontre de telle envergure.
Conduites respectivement par le ministre en charge des Sports et capitaine de sa sélection, Oswald Homéky, et Simplice Béhanzin alias Pipi Wobaho, les deux formations étaient composées en majorité de joueurs particuliers, des athlètes aux embonpoints évidents.
Pour marquer le caractère particulier de l’événement, le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, ses collègues Jean-Claude Houssou, Benjamin Hounkpatin, le maire par intérim de Cotonou, Joseph Gnonlonfoun, le préfet du Littoral, Modeste Toboula, et autres cadres de l’Administration ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour gagner ce premier match de gala de l’indépendance face aux artistes et acteurs culturels béninois. D’ailleurs, ce sont les autorités qui ont pris les premières options offensives en assiégeant le camp des artistes dès les premières minutes du match. Sur un coup du ministre Oswald Homéky, le gardien des artistes, le chanteur Vincent de Paul Vodouhè alias Vovo Vilaup commet une faute sur Guy Ahouandokoun de l’équipe des autorités. Le juge central, Laurent Tossou, directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) accorde le penalty à l’équipe des autorités. Mais, le préfet du Littoral, Modeste Toboula, rate l’occasion d’ouvrir le score. La pression va se poursuivre devant le but des artistes, ce qui va permettre au ministre Oswald Homéky d’obtenir un second penalty. Cette fois-ci, il se charge lui-même de réparer la sentence et ouvre le score
(1-0). La formation des artistes va opérer des changements pour se donner du souffle. On assistera à la sortie de l’humoriste Tonton J, de Petit Miguélito, de Pipi Wobaho et de Caïman pour l’entrée d’Ibrahim Kpadonou, Judiacël Avaligbé, du chanteur Nikanor et de Catalyseur, ce qui va relancer la partie. La formation des acteurs culturels va finir par revenir au score avant la pause par le biais de Catalyseur. A 1-1, la défense de la formation des autorités aura quelques frayeurs jusqu’à la pause. A la reprise, le coach Dieudonné Mensah va corser la note pour la formation des autorités avant que le ministre Oswald Homéky ne réunisse un doublé en fin de partie sur un beau coup franc. A 3-1, l’équipe des autorités va gérer le reste de la partie jusqu’au coup de sifflet final.
Exécution de l'hymne National du BENIN[/caption]Le peuple chinois a témoigné son amitié au Bénin, mercredi 1er août dernier, jour de la célébration du 58e anniversaire de son indépendance. Dans le cadre des festivités marquant cet important événement, un concert live a été offert au public au Centre culturel chinois de Cotonou.
De belles mélodies exécutées par l’orchestre ‘’Répertoire’’ ont égayé le public qui a fait le déplacement du Centre culturel chinois de Cotonou, mercredi 1er août dernier. Ce concert s’inscrit dans le cadre des festivités marquant la fête de l’indépendance du Bénin. Le peuple chinois a tenu à témoigner son amitié au peuple béninois en fête. A défaut de déplacer une troupe chinoise cette année comme c’est de son habitude, le Centre a soutenu les associations Humanité et créativité de Horacio Djagbessi et Cœur jeunesse monde de Dieudonné Fanou qui ont mis sur scène les jeunes talentueux de l’orchestre ‘’Répertoire’’.
Les célèbres chansons de 1960 seront servies au public, pour les replonger dans les temps forts de l’indépendance, a annoncé Wei Jun, directeur du Centre culturel chinois, à l’entame du concert. Il a rappelé les liens d’amitié et de fraternité entre le Bénin et son pays avant de remercier le public pour avoir fait massivement le déplacement. « Nous avons organisé le 1er août pour fêter ensemble avec le peuple béninois. Nous allons célébrer la musique béninoise et celle chinoise », a-t-il précisé. Wei Jun a souhaité une bonne fête aux Béninois et précisément aux autorités.
Le président de l’association Humanité et Créativité, Horacio Djagbessi, a expliqué que ce concert vise à célébrer la musique béninoise des années 1960 à nos jours. Le choix des morceaux béninois et chinois vise, selon lui, le brassage culturel. A travers cette organisation, son association envisage de créer une plateforme culturelle pour mettre en lumière les jeunes talents et les aider à émerger dans le monde culturel en matière de danse, de musique. Son souhait est que le peuple béninois puisse aimer la culture chinoise.
Le enfants ne se sont pas fait conter l'événement[/caption]Le monument aux morts devant abriter le dépôt de gerbe a manqué d’un peu d’attrait à Aplahoué, à l’occasion de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance du Bénin, mercredi 1er août dernier. Pas de coup de pinceau pour lui donner d’éclat. Mieux, le sarclage des lieux n’a pas pris en compte tous les contours du monument, donnant l’impression d’un entretien inachevé, d’un travail bâclé.
Dans le rang des civils, la célébration du 1er août a mobilisé plus d’enfants que d’adultes. Ils ont pris d’assaut la place de l’indépendance avant même l’heure indiquée. Dès 9 h, ils se sont empressés d’occuper les premières places. Sans attendre une quelconque forme de discipline, ils se sont eux-mêmes bien disposés les uns à côté ou derrière les autres. Ceux qui manquaient de places n’ont pas hésité à s’asseoir à même le sol, d’autres sont montés sur des murs, des arbres attendant impatiemment le top des manifestations. Le soleil qui dardait ses rayons n’a pas démobilisé ceux d’entre eux qui étaient obligés de vivre l’évènement debout. Comme quoi, le 1er août est aussi l’affaire des enfants.
Annoncé pour être exécuté à partir de 9 h, le calendrier préalablement établi a connu un grand décalage. Les manifestations ont été lancées après plus d’une heure d’attente. Ce retard a rallongé le temps de la célébration. Jusqu’à 12 h 15, le défilé civil et militaire tardait à commencer, pendant que le soleil dardait ses rayons sur le public exposé le long du trottoir. Jusqu’à 13 h 30, le défilé était toujours en cours. Cinquante-huit ans après l’indépendance, d’énormes efforts restent à faire en matière de ponctualité, signe de respect pour les autres et la patrie.
L’autre aspect qui n’est pas passé inaperçu est la présence de la Police républicaine dans son nouvel uniforme. Impressionnants et beaux paraissaient les policiers et gendarmes fusionnés dans une même unité de sécurité. Signe que la République se métamorphose et se porte peut-être assez bien.
Dans le cadre de ce 58e anniversaire, le défilé militaire a été particulièrement succinct à Aplahoué. A peine cinq ou six passages des hommes en uniformes, qu’il a pris fin. C’est une option des autorités préfectorales pour éviter un défilé trop long, surtout que les manifestations ont démarré tardivement.
La particularité du 1er août à Aplahoué a été le concours d’art culinaire organisé pour faire la promotion des mets locaux. Cette deuxième édition a tenu ses promesses avec des femmes qui ont pris spécialement les dispositions pour faire découvrir et déguster les mets de la localité au public ayant massivement fait le déplacement. Munies de leurs ustensiles de cuisines et condiments, elles ont démontré sur place, la grande richesse culinaire de la localité. Au menu, on pouvait savourer du goninmè, du djobo, du gbanhoutigui, du djogoli, du tohounkouin, etc. Des initiatives du genre sont à rééditer.
Actualités 03 août 2018

Dans le cadre du programme tournant de co-célébration de la fête du 1er août entre les villes de Cotonou et de Genève, une délégation suisse conduite par le maire de Genève, M. Rémy Pagani, séjourne depuis quelques jours à Cotonou. Occasion pour les deux villes de vivre les moments forts marquant les festivités du 58e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Loin d’être une simple manifestation festive, ce séjour permet aux deux villes d’asseoir les bases d’une coopération fructueuse et dynamique.
Source : Mairie de Cotonou
Le premier acte de cette co-célébration a été la signature d’une charte d’amitié qui permet désormais aux deux villes d’être jumelées pour le bonheur des populations de Cotonou et de Genève. C’était au cours d’une audience que le maire de Cotonou Isidore Gnonlonfoun a accordée, ce lundi 30 juillet 2018, à son homologue genevois accompagné pour la circonstance de l’ambassadeur du Bénin en Suisse, M. Eloi Laourou. Au menu des échanges, les questions relatives au plan directeur de la ville de Cotonou, à l’amélioration des infrastructures sociocommunautaires et de transport. Les deux autorités ont promis tout mettre en œuvre pour la concrétisation de ce nouveau partenariat. Pour
Isidore Gnonlonfoun, la ville de Cotonou a beaucoup à tirer de ses partenaires suisses qui ont, pendant plusieurs siècles, développé des savoir-faire pertinents dans plusieurs domaines. En retour, la ville de Cotonou leur propose son riche et immense marché culturel et artistique.
L’autre moment fort de cette co-célébration a été la participation de la délégation suisse à la soirée spectacle et au géant-concert offerts par les autorités béninoises. Des moments de réjouissance populaire au cours desquels, les hôtes du maire de Cotonou ont découvert les richesses culturelles et artistiques dont regorge le Bénin. A l’occasion, plusieurs artistes de renom de la musique béninoise tels que Sagbohan Danialou, Gangbé Brass Brand, Anice Pépé, les As du Bénin ont égayé ces soirées.
Le point d’orgue des festivités commémoratives de cette co-célébration de la fête de l’indépendance a été la parade militaire. Les membres de la délégation genevoise n’ont pas raté cette occasion qui constitue le symbole même de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Ainsi, ils ont eu l’occasion de vivre en direct ces moments officiels et solennels aux côtés des autorités béninoises.
Rappelons que c’est sur initiative des autorités suisses, plus particulièrement de la mairie de Genève que les deux pays ont mis en place depuis 2017 ce programme tournant de co-célébration. Ce qui a permis aux autorités béninoises de participer l’année dernière à Genève à la célébration de la fête nationale suisse. C’est au tour de la ville de Cotonou d’accueillir cette année la délégation genevoise.
Très heureux de cette coopération agissante, le maire de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun, a, au nom de son conseil municipal, tenu à rendre un hommage mérité à M. Rémy Pagani, maire de Genève, qui a été la principale cheville ouvrière de cette co-célébration dont les deux villes sont bénéficiaires des retombées positives.
Bidossessi Habib junior Ahodégnon, Dg/Vlisco Bénin, lors de sa présentation devant les invités[/caption]Les ‘’Nouvelles Traditions’’ sont disponibles dans les rayons de la boutique Vlisco à Cotonou. Elles ont été présentées au public à la faveur d’une campagne lancée vendredi 27 juillet dernier à Ganhi. La nouvelle campagne met en exergue une variété de dessins et de couleurs. Elle est prévue pour durer trois mois.
Des pagnes aux motifs uniques, imposants et attrayants. Le groupe Vlisco ouvre son univers pour faire découvrir les ‘’Nouvelles Traditions’’. Elles traduisent le « classic Vlisco » revisité avec de nouvelles couleurs. Les Nouvelles Traditions allient tradition et modernité et célèbrent l’amour entre la marque et la femme.
Le lancement de cette nouvelle campagne a été faite, vendredi 27 juillet dernier à Cotonou, devant une délégation des Pays-Bas, des ambassadrices de Vlisco et autres invités de marque, pour combler les attentes des amoureux du beau pagne.
Les Nouvelles Traditions offrent un répertoire de motifs variés et élégants et mettent en lumière des femmes Béninoises. Une première dans les archives de la marque. « C’est la toute première fois que la marque Vlisco lance une campagne avec les acteurs sur le continent africain», explique le directeur général de Vlisco Bénin, Bidossèssi Ahodégnon.
A travers cette campagne, Vlisco revendique la paternité de ses dessins. « Le groupe Vlisco essaie de revisiter les dessins classiques vieux de 50 ans et plus. Il lance aussi une nouvelle expérience avec les femmes africaines », poursuit-il. Réalisée en pleine nature, la campagne présente des paysages associés aux couleurs des imprimés. Les images inscrivent cette nouvelle offre de produits dans une dynamique séduisante.
« Des femmes puissantes, fortes et indépendantes avec un feu intérieur qui fait écho à la beauté de leur nature individuelle et à la nature qui les entoure. La nouvelle campagne de Vlisco immortalise l’éclat rayonnant de ces femmes et de la fascinante tradition d’aso ebi avec la toute dernière offre de dessins Wax hollandais signée Vlisco, Nouvelles Traditions », renseigne le dossier de presse de la campagne.
Elle est tournée dans plusieurs localités emblématiques du pays à savoir Porto-Novo, Grand-Popo, Dassa-Zoumè et Ouidah et dresse le tapis à dix-huit actrices béninoises pour promouvoir la marque partout. Elles seront sous les feux des projecteurs au Bénin et à l’international pendant les trois prochains mois. A travers elles, toutes les femmes se retrouveront sur les différentes affiches publicitaires destinées pour la campagne.
« Les images de cette campagne seront distribuées dans tous les pays où le groupe Vlisco est présent et sur toutes les plateformes; c’est un témoignage de gratitude de la marque à l’endroit des femmes africaines », explique le directeur général de Vlisco Bénin.
Les Nouvelles Traditions sont une invitation à la découverte du beau. Elles se singularisent par leur look, couleurs et motifs. Chaque motif cache une créativité unique. Dans l’univers de la marque, on retrouve les motifs « hibiscus, crevette, awoulaba, horse, fish scale, l’enfant vaut mieux que l’argent, tohozin,…. »
Chantal Tchiakpè alias Chacha T, ambassadrice Vlisco 2015 apprécie : « Les Nouvelles Traditions sont une campagne spéciale parce qu’elles mettent en lumière des femmes béninoises partout dans le monde. Vlisco s’est rapprochée de sa clientèle en mettant en valeur ces femmes. Le Bénin aime Vlisco et Vlisco aussi aime ces femmes ».
Pour avoir davantage la preuve de cet amour, il ne reste plus aux femmes que d’explorer les rayons de Vlisco pour faire leurs choix.
Le missionnaire roumain Viorel-Abel Cipeliuc-Varvaroi[/caption]En visite au Bénin, Viorel-Abel Cipeliuc-Varvaroi, un missionnaire roumain établi en Espagne, a décidé d’aider les Béninois à mieux connaître Dieu. Il entend faire don de 100 000 bibles, après avoir découvert « la simplicité » des âmes qu’il a rencontrées.
Viorel-Abel Cipeliuc-Varvaroi, un missionnaire roumain en visite au Bénin dit avoir découvert que le Bénin regorge des valeurs qui sont recherchées en Europe où il vit. Appréciant la façon dont les populations béninoises sont promptes à écouter la parole de Dieu, il a décidé de distribuer 100 000 bibles, des vivres et des vêtements aux personnes en situation difficile, notamment dans les prisons, les orphelinats, les écoles, etc. aux fins de les aider à opérer un changement rapide dans leur vie.
Viorel-Abel Cipeliuc-Varvaroi informe qu’il compte, en septembre prochain, organiser une grande croisade d’évangélisation avec l’appui d’un pasteur qu’il fera venir, lui-même n’étant pas prédicateur. Le thème de cette campagne tournera autour de la prophétie de Daniel et de l’Apocalypse, a-t-il indiqué.
Il dit être venu au Bénin, non pas parce qu’il a appris que le pays regorge d’une richesse particulière, mais par curiosité, car le nom du pays résonne comme le toponyme de son village : Belian. Une fois au Bénin, le Roumain a été sidéré par l’accueil, la chaleur et la simplicité des personnes qu’il a côtoyées lors de son premier séjour. En visite pour la troisième fois au Bénin, il soutient que les différentes personnes rencontrées sont très différentes et adoptent une hospitalité rare en Europe. « J’ai rencontré des personnes qui sont promptes à recevoir la parole de Dieu alors qu’en Europe, c’est difficile de répandre la Bonne nouvelle », compare-t-il.
Mieux, il dit que lorsqu’il parle de Dieu ou qu’il tend une bible à ses interlocuteurs, c’est avec joie que ce cadeau est accepté alors que chez lui, poursuit-il, les gens ne lui prêtent pas toujours attention. Il se réjouit que le Bénin soit un pays de croyants avant d’ajouter vouloir apprendre à vivre dans cette simplicité et cette richesse du cœur qui caractérisent nombre de Béninois.
Constitution béninoise du 11 décembre 1990, révision avortée : Que comprendre ?[/caption]Après Présidentielle 2006 au Bénin, le coup du 3e larron et Présidentielle 2011 au Bénin, le Knock-out (K.O), Comlan Cyr Davodoun vient de sortir son troisième essai politique. Intitulé Constitution béninoise du 11 décembre 1990, révision avortée : Que comprendre ?, cet ouvrage propose une analyse des faits liés à l’amendement manqué de la Loi fondamentale béninoise.
Depuis son indépendance, le 1er août 1960, le Bénin a connu des moments forts au cours desquels il faut s’arrêter pour faire un point. Le dernier moment fort qui mérite un arrêt pour faire le point, selon Comlan Cyr Davodoun, est la tentative de révision de la Constitution du 11 décembre 1990, initiée par le président de la République, Patrice Talon qui a connu un échec à l’Assemblée nationale le 4 avril 2017.
La Constitution du 11 décembre est un ensemble de règles pour faire fonctionner les institutions de la République. Depuis son adoption, il y a bientôt trente ans, cette loi fondamentale n’a encore subi aucune modification. Alors qu’il y a aujourd’hui des dispositions de cette loi qui méritent d’être retouchées pour être en adéquation avec les réalités du moment.
Pour Comlan Cyr Davodoun, il y a un rituel auquel se livre chaque président qui accède à la magistrature suprême depuis le début des années 2000. Ce rituel est de tenter de réviser la Constitution du 11 décembre 1990. Les présidents Mathieu Kérékou, Boni Yayi et récemment Patrice Talon, chacun l’a tenté à sa manière. Autant de tentatives, autant d’échecs. Pourquoi cette soif de modification ? Veut-on se la soumettre, la tailler sur mesure ? Encore combien de temps la Constitution résistera-t-elle aux assauts répétés de la classe politique ?
Interpellé par la dernière tentative de révision, Comlan Cyr Davodoun a choisi d’exposer son analyse des faits dans un ouvrage alerte et clarifiant. Intitulé Constitution béninoise du 11 décembre 1990, révision avortée : Que comprendre ?, c’est un ouvrage de 122 pages structuré en quatre parties. Ses différentes parties examinent tour à tour les causes lointaines, les causes immédiates, les causes liées à l’interprétation du contenu du projet et les causes politiques.
Après avoir analysé ces différentes causes, l’auteur explique dans son ouvrage que le vote du 4 avril 2017 à l’Assemblée nationale a consacré le rejet ou plus exactement l’ajournement sine die du projet de révision de la loi fondamentale initié par le président Patrice Talon. L’expression de ce rejet, selon lui, ressemble à une nébuleuse faite de la combinaison de plusieurs paramètres porteurs de divers messages forts à ne pas occulter à l’avenir.
Cet ouvrage qui a été édité par les Editions Ruisseaux d’Afrique comporte l’intégralité du texte du projet de révision du président de la République Patrice Talon qui a été envoyé à l’Assemblée nationale par un décret de transmission.
Mesurer le niveau d'atteinte des objectifs contenus dans le Pta[/caption]La directrice adjointe de cabinet du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, Mireille Capo, a procédé, ce jeudi 2 août à Cotonou, à l’ouverture de la revue annuelle du plan de travail annuel 2018 dudit ministère. L’exercice vise à évaluer les réalisations au premier semestre 2018 en vue de meilleures performances.
Les performances enregistrées à la fin du premier semestre 2018 n’ont pas comblé toutes les attentes au niveau du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance. « Le taux d’exécution financière du Plan de travail annuel 2018 au 30 juin est évalué à 31,64 % (base engagement) et 20,14% (base ordonnancement) pour un niveau d’exécution physique de 29,1 % », relève la directrice adjointe de cabinet du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, Mireille Capo. Ces données laissent des gaps que les cadres du ministère sont appelés à combler.
C’est à cette exigence que répond la présente revue. « La revue du Pta, gage d’une gestion transparente et efficace des ressources publiques mises à notre disposition par le gouvernement béninois, se tient en vue des aménagements à opérer pour l’atteinte des objectifs fixés en début d’année », souligne-t-elle.
Les travaux de la revue ont porté sur les tâches programmées au sein du ministère, les niveaux d’exécution physique et financière à la date du 30 juin 2018 et les difficultés rencontrées dans leur exécution.
La revue du Pta répond à une logique de compte rendu et d’obligation de résultats dans la gestion du ministère. « Elle constitue pour nous l’occasion d’évaluer les avancées réalisées dans les différentes structures et unités de gestion des projets du ministère, d’identifier les facteurs limitant les ambitions exprimées dans le plan de travail et de faire les restructurations nécessaires pour garantir les meilleures performances à la fin de l’année 2018 », explique la directrice adjointe de cabinet.
Selon elle, cet exercice de reddition de compte est primordial dans le fonctionnement des secteurs des Affaires sociales et de la Microfinance, au regard de leur poids en faveur du développement économique inclusif. « Ils réduisent les inégalités et favorisent l’équité et l’inclusion sans lesquelles aucune nation ne peut se développer durablement. Avoir la charge de ces deux secteurs nous impose l’obligation d’être performants, à tous égards », exhorte-elle, invitant ses collaborateurs à plus d’engagement en vue de l’atteinte des objectifs.
XI Jinping, Président de la République Populaire de Chine[/caption]Beijing, le 30 juillet 2018
À
Son Excellence Monsieur Patrice TALON
Président de la République du Bénin
COTONOU
Excellence Monsieur le Président,
À l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance de la République du Bénin, je tiens à vous exprimer, au nom du gouvernement et du peuple de la République populaire de Chine, ainsi qu’en mon nom personnel, et à travers vous, au gouvernement et au peuple amical béninois, mes sincères félicitations et mes meilleurs vœux.
Ces dernières années, sous votre direction, votre pays a réalisé la stabilité nationale, le développement économique, l’amélioration du niveau de vie du peuple. Les relations sino-béninoises maintiennent un bon élan, la confiance politique mutuelle s’est progressivement renforcée, les fruits de la coopération dans tous les domaines sont abondants. Attachant une grande importance au développement des relations sino-béninoises, je suis prêt à déployer avec vous des efforts conjugués pour promouvoir les relations de coopération amicale entre nos deux pays à un nouveau palier.
En vous souhaitant la bienvenue en Chine pour participer au Summet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine en septembre, j’attends de vous rencontrer à cette occasion.
Tous mes voeux de prospérité pour la République du Bénin et de bonheur pour son peuple.
XI Jinping
Président de la République Populaire de Chine
Dolorès Chabi-Kao, présidente de la Fondation Etisalat remettant à Mark Gianneli de la Fondation Rebin, le chèque symbolique[/caption]A Houègbo dans la commune de Toffo, la Fondation Rebin travaille à soulager les populations à travers l’implantation d’un centre pilote qui recueille les déchets et les transforme en biogaz. Ce projet novateur encore à ses débuts fait des merveilles et a retenu l’attention de la Fondation Etisalat Bénin qui a décidé de l’appuyer. Mardi 31 juillet dernier, elle a fait don, entre autres, d’un chèque d’un montant de 2,6 millions F Cfa à la Fondation Rebin.
Dans le cadre de son projet social « Ensemble sauvons des vies », la Fondation Etisalat, soucieuse de la protection de l’environnement, a décidé de prêter main forte à la Fondation Rebin. Mardi 31 juillet dernier, elle lui a fait don d’un chèque d’une valeur de deux millions six cent soixante-six mille trois cent soixante-dix (2 666 370) francs Cfa pour l’appuyer dans ses actions.
Pour Dolores Chabi-Kao, secrétaire exécutive de la Fondation Etisalat, ce geste vise à appuyer le centre dont les actions de préservation et de sauvegarde de l’environnement se passent de commentaire. Mieux, soutient-elle, sa fondation est de celles qui sont très attachées à la préservation de l’environnement et à la préservation de la vie. Raison pour laquelle, le projet d’implantation du centre pilote de gestion des ordures de Toffo a attiré leur attention.
En dehors de ce chèque, la Fondation Etisalat a fait construire au profit du centre une paillote moderne pour accueillir et détendre ses visiteurs. Elle met également à la disposition du centre des kits pour permettre aux populations de recharger gratuitement les téléphones portables. Enfin, elle met à disposition une connexion internet gratuite pour aider les écoliers et élèves de la région dans leurs travaux de recherche et pour le téléchargement des e-books. La Fondation Etisalat ira encore au-delà, promet Dolores Chabi-Kao qui annonce d’autres actions et dons, non pas seulement au niveau dudit centre, mais partout où le besoin se fera sentir.
L’implantation du centre pilote de gestion des ordures de Toffo est parti d’un constat. « J’ai observé les immondices dans le marché de Houègbo et je me suis dit que cela constituait une mine d’or ». C’est ainsi que Mark Gianneli, président fondateur de la Fondation Rebin, s’est résolu à s’installer dans la localité pour travailler au développement durable. Depuis plusieurs mois, il est à pied d’œuvre avec une équipe restreinte mais toute aussi engagée. Sur un espace de 1,3 hectare, il a implanté un centre qui pourrait se délocaliser dans bien d’autres villes du pays. Mais pour l’instant, c’est Toffo qui est à l’honneur avec ce centre qui recueille quotidiennement les déchets des ménages de la localité, les traite et les transforme en biogaz et compost.
Le système tel qu’expliqué par Mark Gianneli est simple. Chaque apporteur de déchets est rémunéré en fonction du poids de ses ordures. Le paiement est fait en cash ou sous forme de crédit utilisable pour un ravitaillement en biogaz produit au niveau du centre à base des déchets. A ce projet, les populations de la localité ont massivement adhéré. 78 ménages sont en contrat avec le projet pour l’heure, de même que des exploitants agricoles et des organisations de ramassage d’ordures. Tous, aux dires de Mark Gianneli, convoient leurs ordures vers le centre. La particularité ici, c’est que le centre donne préférence aux ménages à faible revenu. Déchets d’ananas, restes d’aliments, ordures ménagères… Tout est récupéré au niveau du centre. A ce jour, selon le premier responsable du centre, plus de 20 tonnes de déchets ont été déjà ramassés et ce chiffre devrait être doublé avant la fin de l’année.
Tous écolo grâce à la Fondation Rebin !
« Notre principale préoccupation est le défi majeur causé par l’amoncellement des déchets : l’air et la pollution de l’eau, la détérioration de la santé, la détérioration de la biodiversité et la maximisation du profit par des acteurs opérant dans ce secteur. Nous souhaitons développer un modèle d’affaires qui crée de la valeur partagée entre tous les acteurs. Notre mission est de créer un projet novateur et cohérent qui incite les gens à ne plus percevoir le déchet comme une nuisance, mais plutôt le considérer comme une ressource précieuse ». C’est la philosophie de la Fondation Rebin qui, dans la localité de Houègbo et ses environs, travaille à faire changer les mentalités des populations. L’enseignement ici, c’est que les ordures constituent un trésor. C’est dans cette logique qu’elle les fait transformer. Ce qui permet aux populations de bénéficier du biogaz et de délaisser ainsi l’usage du bois de chauffe et du charbon. Dans des sacs de quatre kilos, les femmes de la localité reçoivent leur biogaz et s’en servent pour la cuisson. Pour impacter davantage les populations, la vente du biogaz (contre des ordures ménagères) est confiée aux femmes vendeuses de charbon au marché de Houègbo. « Nous en sommes fiers. Ce gaz ne noircit pas les marmites, cuit vite et est sans effet indésirable», ont témoigné la plupart des femmes rencontrées au niveau du centre et venues se ravitailler.
Urbaine Dègbèhoundé, maire de la commune de Toffo, est tout aussi fière de ce projet, notamment en raison de l’impact entrepreneurial sur les femmes de sa localité. Mais c’est surtout le gain qu’en tire la localité sur plan environnemental qui réjouit le maire aspirant à voir le cadre de vie moins pollué grâce aux actions de la Fondation Rebin. Un autre soutien de taille au projet, c’est l’ambassadeur du Bénin près la Suisse, Eloi Laourou. Comme lui, Rémy Pagani, maire de Genève, y croit fermement et promet de tout mettre en œuvre pour faire bénéficier ce projet à bien d’autres localités. Pour Eloi Laourou, ce projet s’assimile à une école et grâce à elle, Toffo et toutes les localités bénéficiaires seront mieux connues.
La Fondation Rebin une organisation fondée en novembre 2016 qui aspire à développer une activité pérenne dans le domaine de l’environnement ainsi que de l’entrepreneuriat social. Ses buts sont orientés socialement, économiquement et écologiquement. « Notre circuit fermé permettra de détourner des tonnes de déchets des sites d’enfouissement et aura un impact durable sur l’environnement. Nous comptons réinvestir les bénéfices d’une manière consciente afin d’étendre notre modèle et d’éduquer les générations à venir », peut-on par ailleurs lire sur le site de l’organisation.
Société 02 août 2018