La Nation Bénin...
Nouvelles
XI Jinping, Président de la République Populaire de Chine[/caption]Beijing, le 30 juillet 2018
À
Son Excellence Monsieur Patrice TALON
Président de la République du Bénin
COTONOU
Excellence Monsieur le Président,
À l’occasion du 58e anniversaire de l’indépendance de la République du Bénin, je tiens à vous exprimer, au nom du gouvernement et du peuple de la République populaire de Chine, ainsi qu’en mon nom personnel, et à travers vous, au gouvernement et au peuple amical béninois, mes sincères félicitations et mes meilleurs vœux.
Ces dernières années, sous votre direction, votre pays a réalisé la stabilité nationale, le développement économique, l’amélioration du niveau de vie du peuple. Les relations sino-béninoises maintiennent un bon élan, la confiance politique mutuelle s’est progressivement renforcée, les fruits de la coopération dans tous les domaines sont abondants. Attachant une grande importance au développement des relations sino-béninoises, je suis prêt à déployer avec vous des efforts conjugués pour promouvoir les relations de coopération amicale entre nos deux pays à un nouveau palier.
En vous souhaitant la bienvenue en Chine pour participer au Summet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine en septembre, j’attends de vous rencontrer à cette occasion.
Tous mes voeux de prospérité pour la République du Bénin et de bonheur pour son peuple.
XI Jinping
Président de la République Populaire de Chine
Dolorès Chabi-Kao, présidente de la Fondation Etisalat remettant à Mark Gianneli de la Fondation Rebin, le chèque symbolique[/caption]A Houègbo dans la commune de Toffo, la Fondation Rebin travaille à soulager les populations à travers l’implantation d’un centre pilote qui recueille les déchets et les transforme en biogaz. Ce projet novateur encore à ses débuts fait des merveilles et a retenu l’attention de la Fondation Etisalat Bénin qui a décidé de l’appuyer. Mardi 31 juillet dernier, elle a fait don, entre autres, d’un chèque d’un montant de 2,6 millions F Cfa à la Fondation Rebin.
Dans le cadre de son projet social « Ensemble sauvons des vies », la Fondation Etisalat, soucieuse de la protection de l’environnement, a décidé de prêter main forte à la Fondation Rebin. Mardi 31 juillet dernier, elle lui a fait don d’un chèque d’une valeur de deux millions six cent soixante-six mille trois cent soixante-dix (2 666 370) francs Cfa pour l’appuyer dans ses actions.
Pour Dolores Chabi-Kao, secrétaire exécutive de la Fondation Etisalat, ce geste vise à appuyer le centre dont les actions de préservation et de sauvegarde de l’environnement se passent de commentaire. Mieux, soutient-elle, sa fondation est de celles qui sont très attachées à la préservation de l’environnement et à la préservation de la vie. Raison pour laquelle, le projet d’implantation du centre pilote de gestion des ordures de Toffo a attiré leur attention.
En dehors de ce chèque, la Fondation Etisalat a fait construire au profit du centre une paillote moderne pour accueillir et détendre ses visiteurs. Elle met également à la disposition du centre des kits pour permettre aux populations de recharger gratuitement les téléphones portables. Enfin, elle met à disposition une connexion internet gratuite pour aider les écoliers et élèves de la région dans leurs travaux de recherche et pour le téléchargement des e-books. La Fondation Etisalat ira encore au-delà, promet Dolores Chabi-Kao qui annonce d’autres actions et dons, non pas seulement au niveau dudit centre, mais partout où le besoin se fera sentir.
L’implantation du centre pilote de gestion des ordures de Toffo est parti d’un constat. « J’ai observé les immondices dans le marché de Houègbo et je me suis dit que cela constituait une mine d’or ». C’est ainsi que Mark Gianneli, président fondateur de la Fondation Rebin, s’est résolu à s’installer dans la localité pour travailler au développement durable. Depuis plusieurs mois, il est à pied d’œuvre avec une équipe restreinte mais toute aussi engagée. Sur un espace de 1,3 hectare, il a implanté un centre qui pourrait se délocaliser dans bien d’autres villes du pays. Mais pour l’instant, c’est Toffo qui est à l’honneur avec ce centre qui recueille quotidiennement les déchets des ménages de la localité, les traite et les transforme en biogaz et compost.
Le système tel qu’expliqué par Mark Gianneli est simple. Chaque apporteur de déchets est rémunéré en fonction du poids de ses ordures. Le paiement est fait en cash ou sous forme de crédit utilisable pour un ravitaillement en biogaz produit au niveau du centre à base des déchets. A ce projet, les populations de la localité ont massivement adhéré. 78 ménages sont en contrat avec le projet pour l’heure, de même que des exploitants agricoles et des organisations de ramassage d’ordures. Tous, aux dires de Mark Gianneli, convoient leurs ordures vers le centre. La particularité ici, c’est que le centre donne préférence aux ménages à faible revenu. Déchets d’ananas, restes d’aliments, ordures ménagères… Tout est récupéré au niveau du centre. A ce jour, selon le premier responsable du centre, plus de 20 tonnes de déchets ont été déjà ramassés et ce chiffre devrait être doublé avant la fin de l’année.
Tous écolo grâce à la Fondation Rebin !
« Notre principale préoccupation est le défi majeur causé par l’amoncellement des déchets : l’air et la pollution de l’eau, la détérioration de la santé, la détérioration de la biodiversité et la maximisation du profit par des acteurs opérant dans ce secteur. Nous souhaitons développer un modèle d’affaires qui crée de la valeur partagée entre tous les acteurs. Notre mission est de créer un projet novateur et cohérent qui incite les gens à ne plus percevoir le déchet comme une nuisance, mais plutôt le considérer comme une ressource précieuse ». C’est la philosophie de la Fondation Rebin qui, dans la localité de Houègbo et ses environs, travaille à faire changer les mentalités des populations. L’enseignement ici, c’est que les ordures constituent un trésor. C’est dans cette logique qu’elle les fait transformer. Ce qui permet aux populations de bénéficier du biogaz et de délaisser ainsi l’usage du bois de chauffe et du charbon. Dans des sacs de quatre kilos, les femmes de la localité reçoivent leur biogaz et s’en servent pour la cuisson. Pour impacter davantage les populations, la vente du biogaz (contre des ordures ménagères) est confiée aux femmes vendeuses de charbon au marché de Houègbo. « Nous en sommes fiers. Ce gaz ne noircit pas les marmites, cuit vite et est sans effet indésirable», ont témoigné la plupart des femmes rencontrées au niveau du centre et venues se ravitailler.
Urbaine Dègbèhoundé, maire de la commune de Toffo, est tout aussi fière de ce projet, notamment en raison de l’impact entrepreneurial sur les femmes de sa localité. Mais c’est surtout le gain qu’en tire la localité sur plan environnemental qui réjouit le maire aspirant à voir le cadre de vie moins pollué grâce aux actions de la Fondation Rebin. Un autre soutien de taille au projet, c’est l’ambassadeur du Bénin près la Suisse, Eloi Laourou. Comme lui, Rémy Pagani, maire de Genève, y croit fermement et promet de tout mettre en œuvre pour faire bénéficier ce projet à bien d’autres localités. Pour Eloi Laourou, ce projet s’assimile à une école et grâce à elle, Toffo et toutes les localités bénéficiaires seront mieux connues.
La Fondation Rebin une organisation fondée en novembre 2016 qui aspire à développer une activité pérenne dans le domaine de l’environnement ainsi que de l’entrepreneuriat social. Ses buts sont orientés socialement, économiquement et écologiquement. « Notre circuit fermé permettra de détourner des tonnes de déchets des sites d’enfouissement et aura un impact durable sur l’environnement. Nous comptons réinvestir les bénéfices d’une manière consciente afin d’étendre notre modèle et d’éduquer les générations à venir », peut-on par ailleurs lire sur le site de l’organisation.
Société 02 août 2018
Le ministère de l’Energie se dote d’une boussole pour la période 2019-2023[/caption]Le ministère de l’Energie se dote bientôt d’un Plan stratégique pour l’atteinte de ses objectifs. Un atelier méthodologique a réuni à cet effet, mardi 31 juillet dernier à Porto-Novo, les cadres à divers niveaux de ce département ministériel autour du ministre Jean-Claude Houssou qui a lancé les travaux.
Le développement du secteur énergétique constitue le souci majeur du ministre de l’Energie. Jean-Claude Houssou a initié, dans ce cadre, un atelier méthodologique d’élaboration du Plan stratégique de son ministère pour la période 2019-2023. Les travaux qui ont eu lieu, mardi 31 juillet dernier à Porto-Novo, visent à renforcer les capacités des membres du comité de pilotage en charge du processus et autres cadres du ministère.
Selon le ministre Jean-Claude Houssou, l’élaboration de ce plan marque le démarrage d’une nouvelle ère dans le processus de planification de son département ministériel. Le document vient combler un vide. A l’en croire, depuis 2017 que le ministère a été scindé en deux avec l’Energie d’un côté et l’Eau et les Mines d’un autre, son département ministériel a fonctionné sans plan stratégique dédié au nouvel organigramme. « Le ministère de l’Energie dispose de nombreux documents de politique et de stratégie sous-sectoriels en matière d’électricité. Mais en l’absence de plan stratégique, le ministère se trouve confronté à un problème d’affectation plus efficace de ressources et les questions majeures restent à régler », poursuit-il. Il s’agira donc, à travers le Plan en cours d’élaboration, de gérer efficacement l’énergie au profit des populations à partir des exigences de standards adéquats.
Pour Siaka Coulibaly, représentant résident du Système des Nations Unies (Snu) et représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) au Bénin dont l’institution appuie, entre autres, le secteur énergétique dans sa dimension « énergies renouvelables », un Plan stratégique se conçoit comme le cadre général d’exécution d’une réponse nationale aux divers défis du secteur de l’énergie. Ce Plan stratégique va plus loin que la simple planification puisqu’elle oblige à examiner les forces et faiblesses actuelles du secteur de l’énergie, à faire des projections dans l’avenir et à déterminer les stratégies qui permettront de concrétiser la vision définie pour ce secteur. Siaka Coulibaly salue donc cette vision du ministre de l’Energie. Car, ce Plan en cours d’élaboration permettra à son institution d’assurer une cohérence globale des interventions du secteur avec l’ensemble des cadres stratégiques de référence du Bénin dont le programme d’action du gouvernement ( Pag 2016-2021) et autres avec un alignement sur les Objectifs du développement durable (Odd). Il est appelé à prendre en compte les thématiques liées à l’emploi, au genre, à l’environnement, aux changements climatiques et aux Odd notamment la réalisation de l’Odd 7 relatif à « l’accès l’énergie propre et d’un coût réduit ». Au regard des objectifs de ce Plan, Siaka Coulibaly assure de l’appui tant technique que financier du Pnud pour le bon aboutissement de ce processus qui garantira la durabilité des interventions onusiennes dans le domaine de l’énergie, secteur important pour l’économie et clé de voûte du développement socio-économique.
Comme les deux personnalités, le directeur de la Programmation et de Prospective (Dpp) du ministère de l’Energie, Hermann Zimé, a exhorté chaque participant à donner le meilleur de lui-même pour doter le département ministériel d’un plan stratégique participatif et interactif.
Le ministre d'Etat, Abdoulaye Bio Tchané (à gauche), lors de la séance d'échanges[/caption]Il s’est tenu, mardi 31 juillet dernier à Cotonou, une séance de d’échanges sur le document de cadrage stratégique du Programme de coopération bénino-belge sur la période 2019-2023. Une occasion pour les deux parties de prendre connaissance du contenu du document.
La coopération bilatérale entre la Belgique et le Bénin entre dans une nouvelle phase. Le document de cadrage stratégique du Programme de coopération futur entre les deux pays est en cours d’élaboration. Dans ce cadre, une délégation belge, conduite par le directeur général de la Coopération au développement de la Belgique, Bruno Van Der Plijum, a participé à une séance d’échanges sur le document à Cotonou, le mardi 31 juillet dernier.
Bruno Van Der Plijum a souligné que les grands axes de cette nouvelle coopération ont été déjà validés, le 16 mai dernier. Selon lui, il est question au cours des échanges de consolider les choix stratégiques qui doivent ajouter un peu plus de perspectives à la coopération bilatérale et se mettre d’accord sur le processus en cours. Ce processus doit aboutir au travail des experts qui va préparer les dossiers techniques en vue de la signature, avant la fin de l’année, du nouveau programme de coopération.
Bruno Van Der Plijum signale tout de même que ce nouveau programme de coopération n’est qu’une dimension des relations beaucoup plus étoffées. Au-delà des subsides, il affirme qu’il existe beaucoup d’autres instruments dont peut bénéficier le Bénin. Pour lui, le programme d’action du gouvernement est un cadre idéal pour maximiser l’impact de ce levier.
Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Plan et du Développement, abondant dans le même sens que le directeur de la Coopération belge, confirme que l’aide publique ne sera qu’une partie du travail auquel les énergies seront consacrées. Déjà dans les discussions, a-t-il souligné, « le secteur privé prend une part et prendra une part de plus en plus grande ». Cela correspond à l’approche dans le programme d’action du gouvernement qui, rappelle le ministre Bio Tchané, a prévu 62 % de son financement par le privé.
Abdoulaye Bio Tchané salue toutes les parties prenantes pour cette démarche devant aboutir à l’élaboration d’un document basé sur deux objectifs stratégiques pour l’instant. Le premier, indique-t-il, c’est de contribuer à la création d’emplois décents et durables, à l’augmentation des revenus des acteurs économiques et à l’amélioration des équilibres macro-économiques du Bénin. Le deuxièmement axe de ce programme, c’est de contribuer à la réduction de la mortalité materno-infantile et d'améliorer la productivité du capital humain.
Poursuivre les efforts
Ces deux objectifs stratégiques, trouvent aussi leur ancrage dans le Programme d’action du gouvernement, indique le ministre qui insiste notamment sur la transformation structurelle de l’économie et l’amélioration des conditions de vie des populations. Bio Tchané souligne, par ailleurs, que la digitalisation, le travail décent et l’environnement sont des thèmes transversaux retenus pour être pris en compte dans le document.
Le Programme indicatif de coopération (2013-2017) qui s’achève a concentré l’aide belge au Bénin dans deux secteurs principaux que sont l’agriculture et la santé. C’est ce qui a justifié, a souligné le ministre Bio Tchané, la présence de ses deux collègues en charge de ces secteurs à la réunion. Ce programme, a-t-il indiqué, a pris en compte des thèmes transversaux comme le genre, la bonne gouvernance, l’environnement, avec un accent particulier sur le renforcement des capacités.
Ce programme, a indiqué le ministre d’État, a affiché des résultats satisfaisants pour lesquels il réitère les remerciements du gouvernement à la partie belge. Il mentionne entre autres, que les membres de 400 coopératives ont bénéficié d’un appui pour l’amélioration des itinéraires techniques de production et de certification bio. Aussi, plus de 5200 personnes ont bénéficié de financement et d’accompagnement technique pour 321 projets de production en amont et en aval des chaînes de valeurs ; plus de 1400 personnes ont bénéficié de subvention pour des investissements structurants dans près de 25 communes du Bénin. De même, quatre départements ont bénéficié d’appui pour améliorer la qualité des prestations de soins de santé à travers diverses actions de formation, souligne le ministre.
Le contenu du projet de document de cadrage du nouveau programme de coopération a été présenté aux deux parties suivi d’échanges et discussions sous la conduite du ministre d’État.
Le directeur national du Village d'enfants Sos Bénin Salimane Issifou recevant le Prix ''Dare4Care'' des mains du président, Siddhartha Kaul[/caption]Le Bénin reconnaît les mérites de Sos Village d’enfants. Mardi 31 juillet dernier, le président international de l’organisation, Siddhartha Kaul en visite au Bénin, a été élevé au rang de commandeur de l’Ordre national du Bénin.
A la faveur de sa visite au Bénin et en marge de la cérémonie de distinction de Sos village Abomey-Calavi pour le prix « Dare4Care » et de remise de médailles distinctives aux mères modèles de l’organisation, Siddhartha Kaul, président international de Sos Village d’enfants, a été reçu dans l’Ordre national du Bénin. Mardi dernier à Abomey-Calavi, il a été élevé au rang de commandeur par le commissaire Pierre Célestin Badet, en présence de deux ministres du gouvernement : Bintou Adam Chabi Taro et Salimane Karimou, respectivement en charge des départements des Affaires sociales et de la Microfinance, et des Enseignements maternel et primaire.
Selon le commissaire, le Bénin s’honore d’accueillir sur son territoire, la première personnalité de Sos Village d’enfants International. Il indique que cette cérémonie résulte de la volonté du président de la République, grand maître de l’ordre, de témoigner la reconnaissance de l’État du Bénin à l’organisation internationale Sos Village d’enfants, pour son rôle dans le bien-être des millions d’enfants à travers le monde, qui n’ont personne pour prendre soin directement d’eux.
Cette distinction, indique le commissaire Badet, est aussi une tribune pour saluer l‘engagement individuel et collectif de tous les agents de Sos village d’enfants International disséminés dans 135 pays dans le monde depuis 1949. Cette organisation est dédiée, a-t-il rappelé, aux besoins des enfants vulnérables et à la défense de leurs droits. Soulignant par ailleurs que la famille est au cœur des actions de l’organisation au profit de chaque enfant, il affirme que le gouvernement du Bénin reconnaît la portée du travail de cette organisation. L’organisation œuvre, a-t-il poursuivi, à l’atteinte des objectifs du développement durable au profit des enfants, de leurs familles, de leurs communautés dans un pays où la situation des jeunes se fragilise.
Le récipiendaire a remercié le président du Bénin et son gouvernement pour cette distinction. Il dit accepter cet honneur, non seulement pour lui, mais aussi pour ses collègues avec qui il travaille depuis quarante ans. Il se dit honoré d’autant plus que c’est le jour où Sos village d’enfants international a choisi pour honorer 27 mamans modèles au Bénin.
Photo de famille des 27 mères Sos avec les officiels[/caption]Dans leur mission de donner une famille aux enfants en difficulté, de les aider à bâtir leur propre avenir, les Villages d’enfants Sos Bénin ont innové. Pour ce faire, l’institution a reçu, ce mardi 31 juillet, le prix « Dare for Care» et 27 mères sont gratifiées des bagues d’honneur Sos. La cérémonie s’est déroulée au sein du Village d’enfants Sos d’Abomey-Calavi en présence du président de Villages d’enfants Sos International, Siddhartha Kaul, des ministres Bintou Chabi Adam Taro et Salimane Karimou.
Les Villages d’enfants Sos du Bénin ont émerveillé le monde à travers leurs innovations en matière de prise en charge des enfants en difficulté. L’organisation a été distinguée, lors d’une cérémonie, mardi 31 juillet à son siège à Abomey-Calavi.
Le directeur national des Villages d’enfants Sos Bénin, Salifou Issifou, indique que la cérémonie vise d’une part à honorer son institution et 27 mères Sos venues des trois Villages Sos du Bénin. A cette occasion, il a rappelé que Sos Villages d’enfants Bénin est une association de droit béninois. Elle s’occupe des enfants ayant perdu la prise en charge parentale et de ceux qui risquent de la perdre. Elle est membre de la fédération Sos Villages d’enfants International qui coordonne le travail des programmes Sos dans 135 pays dans le monde. L’antenne nationale que dirige Salifou Issifou a remporté le prix «Dare for Care » devant ses homologues du Pérou. Il s’agit d’un prix attribué aux programmes de prise en charge alternative. Il vise à reconnaître et à récompenser les idées innovantes et les prises en charge efficaces et de qualité dans les programmes actuels ; c’est donc une manière de mettre sous les projecteurs les pratiques prometteuses.
Au total, dix finalistes ont été présentés sur la plate-forme de collaboration Sos dont cinq ont été retenus à l’issue du vote de novembre à décembre 2017. Ensuite, un jury composé de six directeurs internationaux de région, du président du conseil d’administration d’Hermann-Gmeiner Funds, du directeur
général de Sos Villages d’enfants Norvège et de deux membres de 2030 Youth coalitions. Au terme de la compétition, le Bénin s’est révélé le meilleur.
Spécialement au Bénin pour la cérémonie, c’est l’actuel président de Villages d’enfants Sos International,
Siddhartha Kaul, qui a remis l’attestation du prix Dare4Care à Salimane Issifou, directeur de Sos Villages d’enfants Bénin. Selon le président du Villages d’enfants Sos International, ce prix traduit la reconnaissance de l’innovation et la contribution de Sos Villages d’enfants Bénin en matière de prise en charge des enfants en difficulté.
27 mères Sos distinguées
En dehors de la direction nationale, 27 mères Sos ont été distinguées également. Elles ont reçu des mains du président Siddhartha Kaul la bague d’honneur. Elle représente un symbole fort d’appréciation pour l’engagement passé et la motivation pour l’engagement continu d’un groupe professionnel clé dans l’organisation. Mais elle peut aussi être accordée aux mères ou aux pères Sos et aux parents d’accueil employés par Sos Villages d’enfants après un minimum de 10 ans d’occupation continue dans cette fonction. Il faut signaler que la bague peut être retirée au récipiendaire s’il quitte l’organisation pour conduite déshonorante.
Au nom des 27 mères venues des Villages d’enfants Sos d’Abomey-Calavi (5), de Dassa-Zoumè (10) et de Natitingou (12), Léonie Zounmènou, leur porte-parole, a souligné que c’est un grand jour aussi bien pour l’organisation que pour les mères Sos. Elle a dit l’engagement de ses consoeurs à toujours rester disponibles pour la cause des enfants.
Le jeune Deo Gracias, représentant le conseil consultatif des enfants, a salué les Villages d’enfants Sos Bénin qui leur permettent d’avoir une famille et de bâtir leur propre avenir. « Grâce à vous, nous avons une mère, des frères et sœurs, une maison et un village qui nous réunit à la communauté », a-t-il témoigné. A tout cela, il n’a pas manqué d’ajouter qu’ils bénéficient également « d’une éducation, expérimentent des moments d’enfance heureuse dans la diversité culturelle qui n’entrave pas leur croissance personnelle ».
Wilfried Gbaguidi, représentant du préfet du Littoral, a souligné l’immensité du travail abattu par les mères Sos et l’institution elle-même. Abondant dans le même sens, et au nom du chef de l’Etat, Bintou Chabi Adam Taro, ministre des Affaires sociales et de la microfinance, a relevé que grâce aux mères Sos, les enfants pris en charge sont devenus des adultes à part entière. Ce sont des femmes qui, pendant au moins 10 ans, ont su apporter la chaleur maternelle à des enfants ayant perdu totalement la prise en charge parentale. « La plupart d’entre ces enfants sont socialement et professionnellement intégrés dans leurs communautés respectives », a-t-elle reconnu pour remercier les 27 récipiendaires. Leur engagement répond au souci du gouvernement en matière de prise en charge de l’enfance malheureuse. Selon elle, par cette œuvre Sos Village d’enfants Bénin assure la protection de l’enfant.
La cérémonie a enregistré les prestations artistiques des apprenants de l’Ecole secondaire des métiers d’art du Village d’enfants Sos d’Abomey-Calavi. Notons que le président de Villages d’enfants Sos international, Siddhartha Kaul, a été reçu dans l’Ordre national du Bénin au grade de commandeur.

La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a examiné, mardi 31 juillet dernier, le douzième dossier inscrit au rôle de sa première session supplémentaire au titre de 2018. Inculpé pour coups mortels, Barthélemy Guéfinmin, né vers 1979 à Glo, a été condamné à huit ans de réclusion criminelle. Il recouvre sa liberté pour avoir déjà passé presque neuf ans en détention préventive.
Barthélemy Guéfinmin, poursuivi pour coups mortels, a eu le sourire et s’est jeté dans les bras de son avocat. Il est libre même s’il est condamné à huit ans de réclusion criminelle. Incarcéré le 22 septembre 2009, il a séjourné en prison pendant presque neuf ans.
Au cours de l’instruction à la barre comme il a eu à le faire aux étapes précédentes de la procédure, Barthélemy Guéfinmin n’a pas nié les faits pour lesquels il est poursuivi. En effet, dans sa relation des faits, il soutient que le coup du manche de houe est parti lors d’une bagarre éclatée au sujet de la sauce que le groupe de cultivateurs devait partager après les travaux champêtres. Son beau-père aurait été giflé par un jeune à qui ce dernier aurait administré un soufflet en lui reprochant d’avoir plongé sa main dans la sauce commune pour se servir du poisson malgré l’interdiction du groupe. Selon l’accusé, une bagarre générale a éclaté et les coups partaient de toutes parts. Dans cette confusion, il voudrait empêcher la victime de blesser Joseph Lokonon à l’aide d’une bouteille cassée. Toutefois, il indique n'avoir pas visé une partie précise du corps. A la chute d’André Lokonon, il dit l’avoir transporté à l’hôpital.
Selon la cour et le ministère public, cette version des faits ne correspond pas totalement à ses déclarations sur certains détails notamment les circonstances. Alors, le témoin Félicien Kouyonou, le propriétaire du champ dans lequel l’incident s’est produit, a été appelé à la barre pour déposer mais sans serment. Dans son récit, Félicien Kouyonou a fait savoir que personne n’a cassé de bouteille. Suite aux questions du président de la cour et du ministère public notamment au sujet de la bouteille cassée dont parle constamment l’accusé, Félicien Kouyonou persiste à soutenir le contraire. « Ils sont venus dans mon champ. Je suis chrétien céleste, Barthélemy aussi. Je ne peux pas leur offrir de boisson alcoolisée », explique-t-il. Mais le ministère public revient à la charge : « Le chrétien céleste ne peut-il pas quand même offrir de la sucrerie en bouteille ?» Le témoin sourit et baisse la tête en ajoutant qu’il n’a pas offert de boisson le jour-là. L’accusé réagit pour indiquer que le groupe a eu à travailler dans un autre champ où les membres du groupe ont bu du Sodabi (alcool traditionnel) avant d’arriver dans celui de Félicien. Ce dernier n’a pas nié que le groupe a travaillé ailleurs. Par rapport au transport de la victime, il rétablit que l’accusé n’y a pas participé. « Barthélemy a pris la fuite dès qu’André était tombé », affirme Félicien.
Des faits avérés
Dans ses réquisitions, le ministère public note que les faits de la cause plongent dans les réalités rurales du pays. Puis revenant au dossier, il indique que l’infraction de coups mortels est établie contre l’accusé du jour. Sur le plan légal, ces faits sont prévus et punis par l’article 309, alinéa 4 du Code pénal. « Ce sont des coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner », souligne Marc Robert Dadaglo. L’élément matériel, c’est la victime qui était une personne vivante au moment des faits incriminés, les coups reçus et le manche ayant servi à administrer les coups. Mais l’avocat général trouve des circonstances atténuantes pour l’accusé. En dehors de l’enquête de moralité qui lui est favorable, il invoque aussi son casier judiciaire ne portant aucune mention de condamnation antérieure. Il a également coopéré pour la manifestation de la vérité même s’il a varié sur certains détails, note le ministère public. Au bénéfice de ces observations, il requiert qu’il soit reconnu coupable de coups mortels conformément aux dispositions de l’article 309, alinéa 4 du Code pénal et soit condamné à 10 ans de travaux forcés.
Me Claire-Lise Henry se félicite du réquisitoire du ministère public par rapport aux circonstances atténuantes. Selon elle, il lui a facilité la tâche. Evoquant les faits, elle se désole que pour une banale affaire de sauce, une vie soit perdue (allusion faite à la mort de la victime) et qu’une autre soit gâchée (l’incarcération de l’accusé). « C’est triste ! », observe-t-elle.
Mais elle n’admet pas la thèse de coups mortels défendue par le ministère public. Au contraire, soutient-elle, il s’agit d’un accident. Les protagonistes n’ont pas quitté leurs maisons pour se bagarrer. Mieux, poursuit-elle, la victime a reçu les coups sur une partie déjà malade et au niveau de laquelle elle a été opérée pour une hernie. « Le certificat médical qui devrait éclairer sur les causes réelles de la mort de la victime ne se retrouve pas au dossier », relève-t-elle pour montrer qu’il y a du doute sur le lien de causalité entre le coup et la mort de la victime André Lokonon. Alors, Me Claire-Lise Henry demande à la cour de condamner son client à une peine que couvre le temps de sa détention préventive.
Au sortir de la délibération, la cour a reconnu l’accusé Barthélemy Guéfinmin coupable d’avoir porté des coups à André Lokonon avec cette circonstance que les coups ont entraîné la mort sans intention de la donner mais l’ont pourtant occasionnée. En conséquence, l’accusé a été condamné à huit ans de réclusion criminelle.
Ce jeudi 2 août 2018, la cour connaîtra du treizième dossier inscrit au rôle de la session supplémentaire. Il met en cause les nommés Anlyou Meite et Issiaka Aboudou poursuivis pour association de malfaiteurs, vol à main armée et blessures volontaires.
Bintou Chabi Adam Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance (au micro), procédant au lancement des travaux[/caption]
Les ministres Bintou Chabi Adam Taro, Adidjatou Mathys et Marie-Odile Attanasso, ont procédé, mardi 31 juillet dernier à Cotonou, au lancement du compendium des compétences féminines au Bénin. A l’occasion, trois communications ont permis de montrer le bien-fondé de cette plateforme destinée à renforcer la visibilité des femmes compétentes en vue d’améliorer leur représentativité dans les sphères de prise de décision.
Dans le cadre de l’amélioration de la promotion du genre et la visibilité des femmes compétentes, le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, a procédé au lancement, mardi 31 juillet à Cotonou, du compendium des compétences féminines au Bénin. Elle était accompagnée de ses collègues Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique et Marie-Odile Attanasso, chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Le ministre Bintou Chabi Adam Taro a exprimé la reconnaissance du gouvernement et de son chef, le président Patrice Talon, aux femmes pour le travail abattu dans le cadre de l’organisation de ce compendium. Selon elle, cette plateforme va permettre la visibilité de toutes les femmes compétentes et renforcera la prise en compte du genre à tous les niveaux de prise de décision.
Cela témoigne de la volonté du gouvernement de promouvoir les femmes à des postes de responsabilité, selon Maïmouna Baboni Sinimbou, directrice générale de la Famille et des Affaires sociales. Depuis 2016, souligne-t-elle, le gouvernement béninois a fait l’option d’accompagner les femmes dans tous les domaines de la vie.
Pour le représentant résident du Pnud, Adama Bocar Soko, il n’est plus un secret de constater que le Bénin travaille au respect de ses engagements en favorisant le droit des femmes à la démocratie inclusive à travers plusieurs documents de politiques publiques et la ratification de plusieurs accords internationaux pour la promotion du genre. « Nous devrions nous sentir tous interpellés pour faire face à l’action », a-t-il déclaré. Pour lui, le droit de la femme est une réalité au Bénin avec le Programme d’action du gouvernement qui a exprimé clairement les conditions économiques et sociales pour la promotion du genre. Convaincu que le lancement du compendium des compétences féminines au Bénin est une preuve vivante de cette volonté politique, il espère que cette plateforme va renforcer la prise de décision en faveur du partage des pouvoirs entre les hommes et les femmes dans tous les domaines de la vie politique, économique et socio-culturelle. Ainsi, il a exhorté la classe politique et les responsables des entreprises à travailler afin que l’égalité entre l’homme et la femme soit une réalité à leur niveau.
Hamel Ericsen, chef de file des partenaires techniques et financiers genre et protection sociale, estime qu’il est important de travailler à affiner la promotion des femmes et la prise en compte du genre à tous les niveaux de la vie politique et économique et socio-culturelle.
Présentes aux côtés de leur collègue des Affaires sociales et de la Microfinance, les ministres Adidjatou Mathys et Marie-Odile Attanasso ont rassuré de la disponibilité des moyens nécessaires pour avancer dans la promotion de la femme au Bénin.

Lors de son audience publique tenue mardi 31 juillet dernier, la Haute juridiction a connu de seize dossiers regroupés en douze procédures. Au nombre de ceux-ci, des recours sur les redressements fiscaux de certaines sociétés dont Comon Sa de Sébastien Ajavon, des questions de droits de propriété et de droits fondamentaux.
Les redressements fiscaux imposés par la direction générale des Impôts aux sociétés en tort à l’égard du trésor public, ne sont pas du goût de leurs responsables. Les nommés Thomas Todomiou, Monique Omoladé Odjoungou pour la société Comon Sa et Parfait Fassinou pour la société Sci Nélite, ont fait recours à la Cour constitutionnelle pour constater une procédure qu’elles estiment irrégulière. Ils évoquent la méconnaissance des droits de la défense, une estimation discriminatoire des montants et demandent à la cour la déclaration en inconstitutionnalité de la procédure de redressement fiscal. Après avoir joint les requêtes de ces trois sociétés qui portent sur le même fait, la cour s’est déclarée incompétente pour en connaître. Toutefois, dans son analyse, elle fait savoir que le droit de défense n’a pas été violé ; il n’y a pas eu de traitement inégal dans les montants fixés et l’article 25 de la Loi fondamentale qui consacre l’égalité de tous devant la loi n’a pas été violé.
En revanche, le directeur général des Impôts, a formé trois recours contre Sébastien Ajavon et les autres responsables de Comon Sa, Parfait Fassinou de Sci Nélite et Thomas Todomiou dont les comportements tendent, selon lui, à ne pas satisfaire à leurs obligations fiscales. Il fait savoir que les actionnaires de ces sociétés n’ont pas donné à leurs administrateurs l’injonction d’exécuter la proposition de redressement qui leur a été faite. Ils auraient par conséquent violé les articles 26, 33 et 36 de la Constitution qui imposent à tout citoyen de satisfaire à ses devoirs civiques et civils en l’occurrence au paiement de l’impôt.
Joignant ces trois requêtes du directeur général des Impôts, la cour a décidé qu’il n’y a pas lieu de juger en l’état.
Des questions de droit de propriété !
S’estimant abusé dans ses droits, Mathias Talabi a formé un recours en inconstitutionnalité d’une ordonnance rendue par le juge instructeur dans une affaire le concernant au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Cette ordonnance fait mainmise sur son compte bancaire. Il expose que, dans le cadre de cette procédure, il a été entendu par le juge qui, en dépit du défaut de preuves pour l’inculper, a maintenu la mainmise sur son compte domicilié à Diamond Bank ainsi que certains de ses biens. La cour a renvoyé ce dossier en septembre pour complément d’information.
Un autre recours portant sur le droit de propriété était au rôle des dossiers traités par la cour mardi dernier. Il s’agit d’un conflit domanial. Par requête adressée à la cour, Patrice Lovèssè sollicite l’intervention de la Haute juridiction pour la préservation de son droit de propriété qui l’oppose à Gratien Sokpin qui tenterait de l’en déposséder. Ce dernier a rapporté que le dossier est pendant devant la justice. Considérant la matière de la requête et l’instruction en cours, la cour s’est déclarée incompétente.
La préservation des droits fondamentaux !
Le nommé Richard Gbénou a formé un recours en inconstitutionnalité du décret portant régime pénitencier au Bénin en ce qu’il prescrit le port d’une tenue et impose de pénibles corvées aux détenus d’une part et il s’insurge contre le maintien de menottes lors de la garde à vue des détenus d’autre part. Le requérant y trouve une violation de la dignité de la personne
humaine consacrée par la Constitution. Le rapport présenté avant la délibération rappelle que ces dispositions relèvent de mesures sécuritaires. Par ailleurs, les travaux forcés contribuent à l’assainissement et à l’application de la sanction pénale. Mais après délibéré, la cour a décidé de renvoyer le dossier en septembre pour une étude approfondie de la question.
Craignant pour ses libertés fondamentales, le nommé Paul Enangnon, par requête introduite à la Cour constitutionnelle, a sollicité une assistance à personne en danger parce qu’il ne bénéficierait d’aucune protection ou assistance de l’Etat face aux persécutions de ses voisins. En l’absence de preuves établissant des violations de libertés fondamentales et considérant la matière du recours, la Cour s’est déclaré incompétente.
Des dossiers d’injustice supposée !
La cour a également statué sur un recours formé contre la décision du ministre de la Défense nationale portant réforme du maréchal Zeus Gouvi. Ce dernier sollicite l’annulation de sa réforme. Se référant à la direction générale de la Police républicaine, la Cour fait savoir qu’il s’agit d’une sanction administrative face aux manquements répétés du requérant. Juge de la constitutionnalité, elle ne saurait connaître de l’opportunité ou non de cette sanction administrative. Cela relève plutôt du juge de la légalité. Par conséquent, la cour s’est déclarée incompétente.
Faisant ampliation à la Cour constitutionnalité d’une lettre envoyée au ministre de la
Décentralisation, Gilius Adé a soulevé une irrégularité dans l’élection du représentant de la société civile dans le comité de direction du centre de santé de Gbégamey. Ils évoquent la désignation de deux membres ressortissant d’une même organisation non gouvernementale. Mais la demande a péché dans la forme. « Pour être recevable, la lettre doit être adressée au secrétaire général ou au président de la Cour constitutionnelle », stipule la décision rendue. La requête a donc été déclarée irrecevable en présence du requérant qui s’est engagé à la réintroduire dans le respect des conditions de forme.
Dame Chabi Dara, quant à elle, sollicite que la Cour déclare non conforme à la Constitution un arrêt rendu par la cour d’appel sur un référé qu’elle a introduit. Elle dénonce le défaut du principe du contradictoire dans la procédure en raison de l’absence de son conseil lors de la comparution. Elle précise que son avocat n’a pas été informé de la date à laquelle le dossier a été renvoyé. La Cour constitutionnelle, dans son analyse, fait porter le défaut de contradictoire au conseil du requérant qui a fait preuve de négligence et ne s’est pas renseigné sur la date à laquelle l’affaire a été reportée pour être jugée.
Divers recours portant sur des privilèges exceptionnels !
Représentée par Barthélemy Avléssi, l’association des pêcheurs Tôfin a sollicité, par requête, l’intervention de la Cour dans un différend qui les oppose à la direction générale des Pêches. Ils protestent contre l’application de la loi relative à la pratique de la pêche et de l’aquaculture en ses articles 73 et 74. Lesdits articles leur interdisent l’usage des seuls outils de pêche qu’ils possèdent et qu’ils utilisent pour l’unique activité qui les nourrit. Les requérants y trouvent une menace à leur survie. « L’appréciation d’une telle demande ne relève pas des compétences de la cour », stipule la décision rendue à cet effet.
Le nommé Prospère Adjogan a formé un recours en inconstitutionnalité de la mesure du gouvernement visant à interdire les frais de travaux dirigés (Td) dans les établissements publics. Ce serait une violation de l’article 25 de la Constitution en ce que cette mesure crée une discrimination par rapport aux établissements privés où les enseignants continuent d’en bénéficier. Or, précise le requérant, tous opèrent dans les mêmes domaines et sont soumis aux mêmes difficultés. Par ailleurs, il demande à la Cour d’intervenir auprès de l’Etat pour le contrôle des frais de scolarité dans les établissements privés d’enseignement. En réponse, la Cour a décidé qu’il n’y a pas violation de la constitution, car les établissements publics ne sont pas soumis au même régime que ceux privés. Les établissements publics sont entièrement subventionnés par l’Etat qui en fixe les modalités de fonctionnement. Pour ce qui est de la deuxième requête, la cour s’est déclarée incompétente.
Par ailleurs, le nommé Efoué Éric Adjikou dont la requête a été traitée lors de l’audience publique de la semaine dernière, a formulé une demande en rectification d’erreur matérielle de la décision rendue à sa requête. La cour aurait omis de statuer sur certaines de ces demandes tendant à faire dire que les deux derniers ministres de l’Economie et des Finances et le président du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou ont violé la Constitution.
Au regard du fait que la requête impose un réexamen de la décision déjà rendue et qu’il ne s’agit pas d’une rectification en erreur matérielle, la Cour a déclaré cette requête irrecevable pour autorité de la chose jugée.
Le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa[/caption]Il y a 58 ans, le Bénin accédait à la souveraineté nationale et internationale. Dans le département de l’Alibori, c’est à Malanville que, pour la première fois après le découpage territorial, le centre d’intérêt des manifestations a été déplacé. Autour du préfet Mohamadou Moussa, grande était la mobilisation pour la réussite de l’évènement.
C’est la toute première fois que la commune frontalière de Malanville a abrité, ce mercredi 1er août, les manifestations officielles au niveau départemental. L’engouement populaire et l’enthousiasme étaient manifestes aux côtés du préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, du maire Inoussa Dandakoé, et des diverses autorités présentes. A cette occasion, grande était la fierté des populations de cette commune de se considérer comme des Béninois à part entière.
Le préfet à la place du monument aux morts
En effet, c’est très tôt le matin que le préfet Mohamadou Moussa a procédé au dépôt de gerbe à la place du monument aux morts, aux environs de 10 h 27. Suivra la revue des troupes.
S’adressant à l’assistance, le maire Inoussa Dandakoé a saisi l’opportunité pour faire le bilan de sa gestion. Il a également annoncé quelques perspectives. A sa suite, le préfet a exhorté la population à ne pas marchander son soutien au président Patrice Talon, à son gouvernement et à ses réformes. Il l’a appelé, tout en vantant les mérites du Programme d’action du gouvernement, au travail bien fait, puis à la valorisation des potentialités locales. Le préfet a également insisté sur le changement de comportements en vue de la construction d’une nation prospère.
Pour ce qui est du défilé, c’est le passage des éléments de la Police républicaine avec leurs nouvelles tenues qui a surtout éveillé l’attention de l’assistance. Les policiers ont été suivis par un détachement de la marine navale basée dans la commune de Karimama, les sapeurs-pompiers de Malanville renforcés par leurs collègues de Kandi, les militaires du 7e BIA de Kandi. A pas cadencés, ils ont exécuté les marches française, prussienne, commando, aux rythmes de la fanfare. Pour clôturer le tout, il y a eu un long défilé civil avec les composantes des différents acteurs qui contribuent au développement de Malanville. Jeunes, femmes vendeuses d’oignon, des produits du maraîchage, des artisans, des conducteurs de taxi-motos ont participé à la parade populaire.
La grande attraction a été la Police républicaine
Les réjouissances populaires se sont poursuivies dans l’après-midi. Les férus du cuir rond se sont retrouvés au stade pour la finale de la coupe de l’indépendance.
Bien que les festivités sur le plan départemental aient été déplacées à Malanville, les autres communes de l’Alibori ont également commémoré l’évènement. C’est le cas à Banikoara où l’arrondissement de Goumonri était à l’honneur. Il en est de même à Kandi, Karimama et Sègbana et Gogounou.