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58e anniversaire de l’indépendance: Le préfet Jean-Claude Codjia rassure les populations de l’Atlantique
[caption id="attachment_30181" align="alignnone" width="1024"] Le préfet Jean-Claude Codjia[/caption]

Les manifestations commémoratives du 58e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale se sont déroulées, ce mercredi 1er août à Allada, chef-lieu du département de l’Atlantique. C’était sous la direction de Jean-Claude Codjia, préfet dudit département, en présence du maire d’Allada, Michel Acléhinto, du 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, et de plusieurs autres personnalités politico-administratives et religieuses.

Après le dépôt de gerbes à la place du monument aux morts, les manifestations proprement dites du 58e anniversaire de l’indépendance se sont déroulées sur le tronçon grand carrefour d’Allada - voie menant à Tori-Bossito. 

Dans son discours de circonstance, le préfet a invité les populations à la patience. « J’affirme sans démagogie aucune que le bout du tunnel n’est plus bien loin, le meilleur reste à venir… », assure le préfet Jean-Claude Codjia. Selon lui, « Rien de bien et de durable ne s’obtient dans la facilité ».
Pour le préfet de l’Atlantique, le Bénin poursuit l’écriture de son émouvante histoire par l’ouverture d’une nouvelle page que constitue la célébration du 58e anniversaire de son accession à l’indépendance.
Expliquant la méthode du chef de l’Etat, il souligne qu’« après avoir judicieusement pris la mesure des choses et saisi résolument le taureau par les cornes », Patrice Talon démontre depuis « qu’il ne connaît et ne maîtrise visiblement qu’un seul langage, celui de l’action tangible et visible ». A preuve poursuit-il, de l’étape de simple document, le Pag est passé au commencement de sa concrétisation sur le terrain, relève-t-il. Bien des projets phares après les indispensables et souvent longues phases d’études et de recherche de financement, commencent à se rendre visibles tant dans le département que sur l’ensemble du territoire national, indique le préfet. En l’occurrence, il énumère les pertinentes réformes notamment en matière de gouvernance, dans lesquelles s’illustre le pays avec des résultats reconnus, salués et encouragés par de hautes instances internationales compétentes en la matière.
Saluant la lucidité et la clairvoyance avec laquelle les projets sont conduits, il a loué l’augmentation de l’enveloppe et du taux des microcrédit aux plus pauvres, le projet emploi des jeunes qui a démarré par la remise effective de subventions à bien des bénéficiaires, le Programme d’autonomisation des femmes et de la promotion du genre, Paef-Pg, chargé de doter les groupements organisés de matériels et d’équipements de travail, la réalisation et bientôt la mise en service de l’hôpital de zone d’Allada, le chantier désormais actif de l’aéroport de Glo-Djigbé, les forages d’eau en cours par endroits, les travaux d’asphaltage à entreprendre dans une poignée de jours dans plusieurs villes principales. Il s’est par ailleurs réjoui du démarrage de la construction de la centrale électrique de 120 MW qui depuis Maria Gléta permettra bientôt de chasser l’obscurité du Bénin et de booster l’économie nationale pour conjuguer au passé les soucis d’approvisionnement en énergie électrique.
Pour sa part, le maire Michel Acléhinto a fait part de la joie qui l’anime et témoigné sa gratitude à tous ceux qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de la fête.
Plusieurs composantes des Forces arrmées et de la Police républicaine ont défilé. Entres autres, les détachements des Forces navales, de l’Armée de terre, de la Police républicaine, du Drapeau national et sa garde, ceux du 2e Groupement blindé, de l’Ecole nationale des sous officiers, des para commando de Ouassa ont émerveillé le public. Puis les civils et autres zémidjan ont également fait des démonstrations pour amuser le public.
En lieu et place du match de l’indépendance, c’est le Flash live tour qu’offrent Richard flash et d’autres artistes béninois qui a égayé les habitants de la cité royale d’Adjahouto.

Actualités 02 août 2018


58e anniversaire de l’indépendance: Liesse populaire à la retraite aux flambeaux à Cotonou
[caption id="attachment_30179" align="alignnone" width="1024"]Des participants de la retraite aux flambeaux du 1er Août 2018[/caption]

La fête nationale de l’indépendance a démarré, ce mardi 31 juillet dernier à Cotonou, par la traditionnelle retraite aux flambeaux. Sous l’égide de la préfecture de Cotonou, ils étaient des centaines de jeunes gens de tous les corps constitués de la nation à prendre part à cette cérémonie entrant dans le cadre de la célébration du 58e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. L’on pouvait compter cette année des jeunes soldats de l’armée béninoise, des femmes et surtout des enfants r accompagnés de leurs parents.

Le top a été donné devant la préfecture de Cotonou par Wilfried Gbaguidi, secrétaire général de la préfecture de Cotonou. Au nom du préfet, Modeste Toboula, il a expliqué le bien-fondé de ce cérémonial qui inaugure les manifestations de la fête de l’indépendance. «  A la veille de cette fête, nous faisons cette cérémonie de retraite aux flambeaux, qui montre que les jeunes et les forces armées constituent la richesse et le fer de lance sur lesquels le pays doit compter pour son développement », a-t-il laissé entendre. Pour lui, cette cérémonie est le symbole de la libération de notre nation du joug colonial.
Après l’allumage des lampions, la procession a démarré pour un tour de ville au rythme des musiques jouées par la fanfare de l’armée de terre et des chansons populaires. De la préfecture de Cotonou à la place des Martyrs en passant par le carrefour Trois banques, le carrefour Soneb, Cadjèhoun, passage supérieur de Houéyiho, place Bulgarie, Bourse du Travail, la foule s’agrandissait. A chaque étape, l’animation faisait sortir les populations.
Disposés devant leurs maisons, certains habitants donnaient eux aussi de la voix pour crier : vive l’indépendance ! Heureux de passer ce réveillon de la fête nationale dans cette ambiance de gaieté, Fabrice Tossou, rencontré au carrefour Vodjè, se dit content de prendre part à cette retraite aux flambeaux. « C’est une bonne chose de vivre cette cérémonie à la veille de la fête de l’indépendance », a-t-il déclaré. Comme lui, beaucoup de jeunes sont restés dans la procession jusqu’au retour à la préfecture. Cette liesse populaire inaugurale de la célébration de la 58e fête de l’indépendance du Bénin a duré jusqu’au petit-matin de ce 1er août.

 

Actualités 02 août 2018


58e anniversaire de l’indépendance: Le Bénin célèbre sa grandeur et son unité
[caption id="attachment_30178" align="alignnone" width="1024"]La Police républicaine exécutant la marche royale[/caption]

Le traditionnel défilé marquant les festivités commémoratives de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale a eu lieu, ce mercredi 1er août à Cotonou à la place de l’Etoile-Rouge. Sobre et succinct, il s’est voulu tout de même bien beau avec des innovations et surtout un décor féérique qui rappelle la grandeur et l’unité du peuple béninois.

On dirait à première vue, outre la nouvelle tenue de la Police républicaine, que le défilé du 1er août est resté le même avec les mêmes composantes des corps paramilitaires et militaires défilant devant le chef de l’Etat et le gratin institutionnel, politique et administratif et social du pays. Mais vu de plus près, le défilé du 58e anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance s’est déroulé sur des notes bien plus colorées ; une belle fête en somme aux mille couleurs. Brillance et esthétique ont pris quartier à la place de l’Etoile-Rouge, lieu de la célébration devant un parterre d’invités et hôtes de marque, venus découvrir la prestance de l’armée béninoise. 

Parlant de l’Armée, c’est l’une de ses composantes, en l’occurrence l’escadron de musique de l’armée de terre, qui donnera le ton du défilé avec une parade introductive fort bien ovationnée. Pour la circonstance, elle a choisi de présenter trois symboles. Le premier, celui de la jarre trouée. Ce legs du roi Guézo qui appelle à l’unité au service du développement a été rappelé à travers une parade musicale que le président Patrice Talon a salué d’un léger sourire. Deuxième symbole, le chiffre 58 pour signifier que le Bénin célèbre tel anniversaire de son accession à l’indépendance et enfin, le troisième symbole est une présentation du drapeau national à travers ses trois couleurs vert, jaune et rouge.
L’escadron de musique de l’armée de terre sera suivi par la première compagnie de musique de la Police républicaine issue de la fusion des composantes musicales des anciennes police et gendarmerie nationales qui prenait part pour la toute première fois au défilé. L’entité musicale installée, place a été faite au défilé proprement dit. Mais avant, il a fallu célébrer une fois encore le drapeau national à travers sa mise en place sous les ordres du commandant des troupes.

Sobre mais beau !

90 minutes chrono ! C’est le temps qu’il aura fallu pour l’ensemble des composantes retenues dans le cadre de ce défilé, pour exécuter leurs parades. Cette année, le rituel n’a pas varié. En tête du défilé, les anciens combattants. Ces vétérans des deux plus grandes guerres qui ploient sous le poids de l’âge ont été, une fois de plus, au rendez-vous avec leurs pas à peine cadencés. Derrière eux, les jeunes pouces des écoles de formation militaire. Jeunes et vigoureux, ils proviennent du Lycée militaire des jeunes filles de Natitingou et du Prytanée militaire de Bembèrèkè. Sereins, pleins de vie et d’assurance, ils constituent un vivier indiscutable pour les forces armées béninoises dont ils portent fièrement les valeurs à travers leurs rendements probants aux examens du Bepc et du Bac. A leur suite, les autres centres de formation des composantes des forces de défense et de sécurité du Bénin. Suivront les forces paramilitaires avec en tête la Police républicaine. Fièrement vêtus de leur nouvelle tenue « Camo urbain à col mao », les fonctionnaires de police ont été ovationnés à leur passage par le public et les invités qui saluent les nouvelles couleurs de l’unité. Après eux, les détachements de la Douane, des Eaux, Forêts et Chasse.
Suivront les unités territoriales de la Police républicaine qui sont en réalité des unités spécialisées sur lesquelles s’appuie la police pour remplir ses missions. Missions qu’elle a accomplies, ces dernières années, en combattant l’insécurité et en chassant les hors-la-loi dans leurs derniers retranchements. Elle s’est ainsi déployée sur différents terrains avec des prouesses notamment en ce qui concerne la lutte contre la cybercriminalité, le trafic de drogue et toute infraction en contradiction avec la loi. Pas étonnant donc qu’au passage des échantillons des unités spécialisées avec la marche dite de la mante religieuse, les populations n’aient pas hésité à les ovationner.
La Police républicaine va céder place aux composantes des forces de défense : forces navale et aérienne, armée de terre, garde républicaine... Même si elle fut brève, leur parade était toute belle et le président de la République à maintes reprises, les a ovationnées. C’est d’ailleurs avec la même admiration qu’il a observé le passage du premier bataillon des parachutistes avec leur marche dite du léopard. Avec eux prendra fin le défilé pédestre aussitôt relayé par celui motorisé. A ce stade, dernier round du défilé, la Police républicaine et les forces de défense ont choisi de laisser découvrir quelques-uns de leurs engins légers et lourds et ceux en attente de déploiement sur les théâtres où sont présents des contingents béninois.

La musique béninoise honorée

En dehors des mélodies composées par des musiciens de l’unité musicale de la Police républicaine, l’ensemble du défilé s’est déroulé sur des compositions de célèbres artistes ou groupe d’artistes béninois. Poly Rythmo, Angélique Kidjo, Gnonas Pedro, la regrettée Zouley Sangaré, Sessimè, Sagbohan Danialou, Petit Miguélito… Ils étaient nombreux, ces musiciens béninois dont les morceaux ont été repris avec maestria par l’escadron de musique de l’armée de terre et la première compagnie de musique de la Police républicaine tout au long du défilé. Une option qui n’aura pas déplu au président Patrice Talon dont le goût musical pouvait aisément se deviner au fil de l’exécution des sonorités. On le voyait se laisser emballer par moments, répondant à la cadence par de légers mouvements ou des hochements de tête. Idem pour le parterre de personnalités qui ont eu ainsi la chance, le temps de ce défilé, de vivre ne serait-ce qu’en sourdine, un petit concert typiquement béninois. On pouvait identifier la Première dame, Claudine Talon, les présidents Adrien Houngbédji de l’Assemblée nationale, Joseph F. Djogbénou de la Cour constitutionnelle, Ousmane Batoko de la Cour suprême, pour ne citer que celles-là.

Actualités 02 août 2018


Le président Patrice Talon à cœur ouvert: « J’ai la volonté de rentrer autrement dans l’histoire de mon pays »
[caption id="attachment_30177" align="alignnone" width="1024"]Patrice Talon, chef de l'Etat, président de la République[/caption]

Le président Patrice Talon a choisi, à l’occasion de la fête du 1er août, de se prononcer au cours d’une émission télévisée sur des sujets qui défraient la chronique et sur les réformes de son gouvernement. Sans tabou et avec la verve qu’on lui connaît, il y est allé sans réserve, réaffirmant à l’occasion sa volonté de rentrer dans l’histoire du pays par la grande porte.

Premier sujet abordé par le chef de l’Etat au cours de l’émission diffusée dans la nuit du mardi 31 juillet dernier sur les écrans de la Télévision nationale : la lutte contre la corruption. Il assure y aller de mains fortes, mais sans parti pris dans le seul intérêt des populations et du développement du pays. Il s’agit, évoque-t-il, d’un « préalable à l’action de gouvernance». Selon lui, le Bénin n’a pas moins de talent que les autres peuples et il faut donc combattre les travers pour que le peu de richesses disponibles serve à construire le pays. « Ce n’est pas avec bonheur qu’on le fait. Je m’acharne à extirper notre pays de la certitude de l’impunité. Le Parlement nous a emboité le pas et cela est de nature à nous donner l’assurance que la lutte contre l’impunité sera effective dans notre pays. Notre pays a déjà changé. Les gens sont préoccupés par bien faire et c’est un acquis formidable », se satisfait-il, entre autres. 

Mais la lutte est-elle sélective, visant beaucoup plus les opposants politiques ? Là encore, le président Patrice Talon y est allé sans ambages. « Je ne suis pas Dieu », se défend-t-il avec la certitude que sur la question de l’impunité et de la lutte contre la corruption, il n’a pas d’état d’âme. Même ceux qui auront contribué à son élection et qui se trouveraient concernés en répondront, assure-t-il. Quid de ceux cités dans maints dossiers et qui ne sont jusque-là pas inquiétés ? « C’est un processus. Il faut laisser le temps au processus de balayer large. Ce n’est pas ma dynamique et ce n’est pas mon intention de poursuivre parce qu’on est de l’opposition. Moi-même et ceux qui sont de ma gouvernance répondront demain de leurs actes», prévient-il par ailleurs. Pour le chef de l’Etat ceux qui doutent de sa détermination à en finir avec l’impunité ont tort. Pour preuve, fait-il observer, le Parlement béninois n’avait jamais réussi à lever l’immunité d’un seul député. Sous lui, c’est chose faite. Trois y sont déjà passés. Deux autres sont sur la braise et d’autres en attente.
Interpellé sur le rendement de la justice qui serait aux ordres, le chef de l’Etat a vivement protesté et argumenté. « Quand on a une justice caporalisée sous ordre, elle ne s’oppose pas aux réformes judiciaires. Je vous assure que la justice n’est pas instrumentalisée », certifie-t-il, en souriant. Pour lui, il faut que ceux qui gèrent la cité soient des modèles et c’est d’ailleurs pourquoi, dira-t-il, il a été institué le quitus fiscal. Autre sujet évoqué, la présence d’allogènes au sein du Conseil supérieur de la magistrature. Exemples et détails à l’appui, le président Talon a battu en brèche ces allégations et réaffirmé sa volonté de voir les acteurs de la justice répondre sans autre forme de protection au sein dudit Conseil, des faits qu’on viendrait à leur reprocher.

Des réformes politiques

« Ma volonté d’opérer des réformes politiques n’a pas obtenu l’assentiment des parlementaires. J’ai tiré les conséquences et j’ai dit que je ne passerais pas mon mandat à courir derrière une réforme constitutionnelle. Des réajustements sont nécessaires». Sur la question des réformes politiques, notamment la révision de la Constitution, le chef de l’Etat semble avoir déjà tourné la page. Non sans déception. Car pour lui, les parlementaires ont décidé des choses évidentes qui ne font l’objet d’aucune contestation. Hélas, se désole-t-il, 20 députés ont eu raison de 62 et cela, dit-il, c’est « un échec pour le Bénin entier » et non un échec pour sa seule personne. « Je suis déçu. Est ce que ces réformes valent référendum ? On va dépenser des milliards. J’ai choisi de ne pas user de cette faculté que m’offre la Constitution », déclare-t-il pour justifier son refus d’aller à la modification de la Constitution par voie référendaire. Ce serait un gâchis d’aller au référendum sur des questions relevant du ressort des parlementaires. Il n’est pas bien que les populations se substituent à nous dans ce choix », fait-il aussi remarquer, rappelant les gains qui résulteraient pour cette modification constitutionnelle qui ne touche pas au mandat du chef de l’Etat, mais offre une meilleure représentativité aux femmes tout en alignant les élections sur une même année. Cette dernière option lui tient particulièrement à cœur en raison des gains énormes que cela engendrerait pour les caisses publiques. Il s’agit ici de rationalisation et le débat sur cet aspect ne relève pas de l’intérêt d’un camp ou d’un autre, explique-t-il.

« Si on me montre que j’ai tort, je recule »

Au cours de cette émission, les journalistes se sont faits également les porte-voix du peuple, rapportant au chef de l’Etat, bien de choses qui se disent sur sa personne. Mais le président ne semble guère s’émouvoir du qu’en dira-t-on. « Le peuple béninois me connaît aujourd’hui. Je ne suis pas un obstiné. Je suis attentif à la critique. Je suis pour les critiques objectives pour mieux orienter les réformes. C’est vrai nous en demandons un peu trop à nous-mêmes et à nos concitoyens mais avons-nous le choix ? Je ne trouve aucune peine à l’insulte. Il ne faut pas souffrir des calomnies que certains déversent. 90 % de ce qui est dit sur moi, c’est de la calomnie », a soutenu et illustré le chef de l’Etat, évoquant tout ce qui est de lui, de sa méthode, de ses choix et de certaines de ses options, notamment en matière de gouvernance. « J’ai la volonté de rentrer autrement dans l’histoire de mon pays. Je ne déteste pas ce que je fais. Ce à quoi j’ai pu renoncer sans m’en rendre compte, je n’ai pas de regret… Ne baissons pas les bras et que chacun soit fier du Béninois qu’il est parce que nous sommes entrain de devenir un grand pays», lance-t-il fièrement.

« On n’ira plus soigner les bobos en France »

Les réformes dans le secteur de la santé, le président de la République en a également parlé au cours de l’émission. S’agissant du secteur de la pharmacie, il s’est réjoui de l’assainissement et promis pour bientôt, de beaux jours dans le secteur. A l’en croire, on peut désormais s’assurer que tout médicament payé au Bénin en vaut la peine. De la pharmacie à la médecine, juste un petit pas. Le temps de transformer la joie gagnée dans le secteur pharmaceutique en une énorme déception relativement aux prestations des médecins publics. « Ils ne donnent plus la contrepartie de leurs salaires », s’offusque le président Patrice Talon. Il ressort de ses explications que l’Etat a l’impression que le personnel médical est présent, ce qui n’est pas vraiment le cas. Les prestations des médecins publics le laissent sur sa soif, mais surtout sur une note d’amertume. D’ailleurs, tranche-t-il, le débat de l’inexistence du plateau technique est un faux argument. « Quel est le centre de santé privé qui dispose d’un plateau technique qui égale celui du public ? », s’est interrogé le chef de l’Etat pour qui, en réalité, le plateau technique accompagne le médecin de qui on attend un dévouement. « On a complètement perverti le système » avec des détournements de malades vers le privé. Bien d’autres maux du secteur ont été mis en exergue par le chef de l’Etat qui ne compte pas se limiter au secteur public. Même dans le privé, il compte y plonger un œil et y opérer des contrôles. « Ce métier ne peut pas être pollué à ce point. Nous sommes arrivés à un point critique du dysfonctionnement et de la moralité dans le secteur. Nous sommes tenus de prendre des mesures radicales », affirme-t-il.
Au sujet des évacuations sanitaires, il n’y est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer des combines préjudiciables aux caisses de l’Etat. « Nous avons décidé d’instaurer la transparence et la rationalité par rapport aux évacuations sanitaires. Nous venons de rapatrier plus de 600 millions F Cfa pour des provisions qu’on constituait dans des hôpitaux étrangers… Ceux qui veulent soigner leur bobo en France iront avec leurs propres moyens», prévient le chef de l’Etat.
Sans être pressé, le président Patrice Talon veut répondre aux défis et urgences surtout en ce qui concerne les besoins des populations qui, selon lui, ont besoin d’eau, d’énergie, d’éducation… Sauf que l’impatience ne va pas conduire dans la précipitation, laisse-t-il entendre. Il rassure par ailleurs que les semaines à venir verront la concrétisation de nombreux chantiers et projets dont les études sont bouclés et les financements trouvés. « Le Bénin va déjà mieux, ira mieux et demain la vie sera meilleure», promet-il.

Actualités 02 août 2018


Discours du chef de l'Etat à la nation: Patrice Talon rejette le référendum

Le chef de l'Etat dans son message à la Nation ce jour, à la veille de la célébration du 58ème anniversaire de l'accession du Bénin à la souveraineté internationale, a rejeté la voie référendaire qui se profilait avec le vote par les trois quarts des députés de la proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990, le jeudi 5 juillet dernier. Patrice Talon estime que vu le coût onéreux de cette consultation électorale et l'imminence des législatives de 2019 il n'est point avenant d'aller au référendum. En dépit des prérogatives à lui dévolues, le président de la République a jugé bon de surseoir au référendum qui s'impose faute de la majorité des quatre cinquièmes au parlement après l'étape de sa prise en considération par les trois quarts des députés.   

Politique 31 juil. 2018


Éliminatoires Can-U20: Les Ecureuils juniors en route pour Cape Coast
[caption id="attachment_30172" align="alignnone" width="1024"]Les Écureuils juniors [/caption]

Les Ecureuils juniors ont quitté Cotonou, ce lundi 30 juillet, pour Cape Coast en prélude au match aller comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations U-20 prévues le 4 août prochain. Auréolée par un mois de préparation soldée par une victoire dimanche dernier sur Smart City du Nigeria, la sélection nationale junior part pour défier les Black Starlets du Ghana. 

Partis de Cotonou ce lundi soir à bord de leur bus, les joueurs et membres de l'encadrement technique ont fait escale à Lomé où ils ont passé la nuit. Ils devront continuer sur le Ghana ce mardi. La délégation est attendue à Cape Coast mercredi. Les poulains de Valère Houandjinou vont s’acclimater 48 heures avant le match prévu samedi prochain.

Sports 31 juil. 2018


21e Championnat d’Afrique d’athlétisme: 7 athlètes béninois sur la ligne de départ
[caption id="attachment_30171" align="alignnone" width="1024"]L'athlète Noëlie Yarigo attendue[/caption]

Le Bénin participera, du 1er au 5 août 2018 à Asaba au Nigeria, à la vingt-et-unième édition des championnats d'Afrique d'athlétisme. Une délégation béninoise de 11 membres conduite par le président de la Fédération béninoise d’athlétisme, Vérin Dégon, a quitté Cotonou, dimanche 29 juillet dernier pour défendre les couleurs nationales.

Sept athlètes béninois vont prendre part à la plus prestigieuse compétition d’athlétisme du continent, du 1er  au 5 août 2018 à Asaba au Nigeria. Partie de Cotonou dimanche 29 juillet dernier, la délégation béninoise conduite par le président de la Fédération béninoise d’athlétisme, Vérin Dégon, est déjà sur place. Le Bénin pourra compter sur ses meilleurs athlètes à ces joutes qualificatives à la Coupe du monde d’athlétisme prévue en septembre prochain à Ostrava en République tchèque. Auréolés de bonnes performances au tournoi de solidarité à Porto-Novo, les athlètes béninois entendent améliorer leur chrono et tutoyer le sommet à cette compétition.

 Dans la perspective de ces championnats, se tiendront, mardi 31 juillet prochain, le conseil de la Confédération africaine d’athlétisme (Caa) et la troisième édition du "Gala des meilleurs athlètes" de la décennie (2008-2018) qui vont réunir les meilleurs athlètes africains de la décennie. « Ce sera une grande fête de l’athlétisme africain », selon Lamine Faty de la Caa parlant des prochains championnats. Selon lui, les Nigérians ne lésineront sur aucun moyen pour offrir un excellent plateau aux athlètes africains. D’ailleurs, la ville d’Asaba a mis à la disposition de la Caa un stade entièrement rénové et va octroyer aux fédérations participantes une enveloppe de 2000 dollars américains, soit quelque 1,6 million de francs Cfa, pour faciliter le transport des athlètes. 
De grands noms d’athlétisme sur le continent sont attendus à ce meeting. En dépit du forfait de Murielle Ahouré, les espoirs du sprint ivoirien reposeront sur Marie José Ta Lou, Méïté Ben, Arthur Cissé Gué et Wilfried Hua.
La sélection algérienne d'athlétisme sera composée de 14 athlètes avec l'ambition de se faire des places sur le podium, notamment dans les épreuves du décathlon avec Larbi Bouraada et le 400 m haies avec Abdelmalik Lahoulou, a indiqué le directeur technique national, Abderrahmane Morcel. Plusieurs records pourraient tomber à ce grand rendez-vous de l’athlétisme africain.

Sports 31 juil. 2018


« Award day » à l’académie Latoundji sport promotion: Susciter l’émulation et l’excellence parmi les enfants
[caption id="attachment_30170" align="alignnone" width="1024"]Le capitaine du centre de formation Lsp recevant ici un prix[/caption]

Le Centre Latoundji sport et promotion a organisé, samedi 28 juillet dernier à Cotonou, une journée de reconnaissance des talents dénommée "Award day". Il s’agit de promouvoir l’excellence aux fins de développer des futurs champions en football à travers des récompenses aux meilleurs ainsi à qu’à leurs parents.

Le Centre Latoundji sport et promotion a offert des trophées et des kits de sport aux enfants pensionnaires méritants de ladite académie et à certains parents pour s’être illustrés positivement au cours de l’année académique qui s’achève. Ce geste vise, selon le coach principal de ce centre, Patrick Gislain Agoli-Agbo, à susciter l’envie de bien faire et d’exceller au sein des jeunes pensionnaires. L'"Award day" s’inscrit dans cette dynamique et vise à détecter des champions dès le bas âge. 

Pour Patrick Gislain Agoli-Agbo, la formation à la base exige que les enfants se mettent dans la peau du professionnel, qu’ils soient apprêtés à ce qu’ils vont affronter au haut niveau. C’est ce qui se fait, affirme-t-il, par la volonté d’une personne : Moussa Latoundji, international béninois, promoteur du centre qui porte son nom pour l’excellence. Pour amener les enfants à viser l’excellence, le centre a instauré les récompenses pour les meilleurs au terme d’une année. Il est question de susciter une saine émulation entre eux. L’objectif, dit le coach du centre, c’est de montrer aux enfants qu’ils peuvent aussi un jour, s’ils s’acharnent au travail, recevoir le ballon d’or.
Ce centre créé il y a deux ans est animé par d’anciens joueurs ayant évolué dans les différents championnats et connaissant les problèmes du football béninois. Pour le coach, leur position actuelle les oblige à apporter des solutions pérennes aux faiblesses de la pratique de ce sport au Bénin. « Nous allons apporter à ces enfants ce qui nous avait manqué », a-t-il confié, insistant que c’est l’orientation qui a toujours fait défaut dans le football béninois. Il ajoute qu’il est aussi question de s’assurer que les enfants jouissent de la formation dont ils ont bénéficié pour vivre plus tard de leurs talents en se professionnalisant.
Il soutient que c’est bien possible de vivre de son talent en football aujourd’hui, indexant le manque de vision et de synergie avec les pays voisins. Pour lui, il ne peut y avoir développement du football sans le développement à la base. C’est le socle, souligne-t-il, d’un bon positionnement parmi les grandes nations de football. Pour cela, le Centre Latoundji sport promotion développe au sein de ses pensionnaires l’esprit d’excellence. Car, on ne peut obtenir des champions en continuant à faire ce qui se faisait par le passé, indique le coach. Il faut que les enfants apprennent à connaître le terrain, le ballon et assimilent les techniques et actions efficaces dans un espace donné.
Outre la formation, le centre oriente et manage aussi ses adhérents pour qu’ils puissent atteindre le haut niveau et à pouvoir vivre de leurs talents. Neuf trophées ont été distribués autant aux parents qu’aux apprenants de Lsp. Aussi des kits de footballeur ont été distribués aux apprenants qui se sont fait remarquer.

Sports 31 juil. 2018


Élections à la Fédération béninoise de football: Bruno Didavi et consorts jettent l'éponge
[caption id="attachment_30169" align="alignnone" width="1024"]Bruno Didavi[/caption]

La liste " Nouvel Elan" s'est retirée de la course en vue du renouvellement du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf). Bruno Didavi et les siens, précédemment sous la bannière de ''Nouvel Elan'' sont non-partants pour l'élection prévue pour le 25 août prochain.

Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, les membres estiment se retirer après une analyse de la situation et soucieux de coller au rêve du chef de l'État, le président Patrice Talon, de faire du sport un levier du développement économique de notre pays d'une part, et du football béninois le fer de lance du sport d'autre part. Les membres de la coalition " Nouvel Elan’’ ont donc fait cette option après réflexion et consultation et en vue de donner à la famille du football béninois la chance de réussir cette mission contenue dans le Programme d’action du gouvernement.

Ch. H.

Sports 31 juil. 2018


Nouvelle technique de fumage de poisson: Réduire l’émission non intentionnelle des polluants organiques

Le Bénin est préoccupé par les questions de Polluants organiques persistants (Pop). Dans la mise en œuvre de la convention de Stockholm sur les Pop, plusieurs mesures sont envisagées dont l’une relative à la nouvelle technique de fumage des poissons. Une mesure qui vise à protéger l’environnement, mais aussi à préserver la santé des populations contre les effets néfastes de ces polluants.

Le secrétariat Afrique de la Convention de Stockholm se bat pour l’installation des foyers améliorés de type Thiaroye au Bénin. Il s’agit d’une technique Fao-Thiaroye mise au point et inventée au Sénégal par un centre alimentaire de référence et de formation des techniciens alimentaires. La technique de fumage de poissons par les foyers améliorés permet de produire des poissons fumés avec de faibles niveaux d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (Hap) et avec un temps de cuisson rapide. Mieux, il y a une éponge digitale qui retient toutes les substances toxiques. Ainsi, le poisson après fumage ne présente pas les aspects qu’on avait avec le fumage traditionnel consistant à disposer les poissons sur une grillade sur un foyer de feu à base de bois de chauffe dont la fumée permet d’obtenir le poisson fumé. 

Plusieurs localités bénéficient déjà des installations de fumoirs modernes au Bénin. Ainsi, le projet d’installation des foyers améliorés de type Thiaroye sera étendu à autres localités après celles qui en bénéficient déjà. Il s’agit du marché de l’arrondissement de Djeffa dans la commune de Sèmè-Podji et du marché de Zogbo dans le département du Littoral. Il faut signaler que deux centres de fumage avec la même technologie sont réalisés par Care Bénin International à Gbadraganfan dans l’arrondissement de Kouti, commune d’Avrankou et à Mèdédjonou dans la commune d’Adjarra. Les femmes fumeuses sont de plus en plus habituées à cette technique dont l’avantage est de vendre le poisson aussi bien au Bénin mais également à l’étranger. Avec ces foyers améliorés, les femmes transformatrices des produits de pêche peuvent fumer, sécher, stocker et refumer leurs produits. Le système permet une minimisation de la consommation de combustibles, une exposition moindre à la chaleur, à la fumée et aux brûlures avec une possibilité de stocker les produits finis sur une période plus longue. Il faut dire que cinq avantages découlent de l’utilisation des foyers améliorés de type Thiaroye : la mise à disposition du consommateur d’aliments sains et de qualité marchande supérieure. La protection des activités commerciales à petite échelle dont les femmes constituent une frange importante. La contribution aux emplois connexes avec le soutien aux corps de métier de petits artisans fabricants d’équipements. L’amélioration de la vie des femmes transformatrices. Et enfin, le respect et la protection de l’environnement grâce à l’économie de combustible.

Impacts environnementaux

Les impacts sanitaires et environnementaux liés à l’activité de fumage de poisson, très développée dans nos contrées, ne sont plus à démontrer. Ces poissons fumés qui se retrouvent généralement dans les plats dans les foyers sont toxiques. Mais peu de gens le savent.
Selon les explications de Bertin Bossou, point focal de la Convention de Stockholm, en service au ministère du Cadre de vie et du Développement durable, les poissons fumés sont exposés généralement aux Polluants organiques persistants non intentionnel (Popni) qui sont des substances chimiques que l’on retrouve dans les fumées, les aliments, les véhicules, le brûlage des pneus ainsi qu’au niveau des transformateurs électriques de la Société béninoise d’énergie électrique.
Les femmes s’adonnent à l’activité de fumage de poisson, sans information sur les risques sanitaires et environnementaux qu’elles courent avec les fumées de poissons. Ces fumées, explique Bertin Bossou, contiennent des dioxines et furanes, les Hydrocarbures aromatiques polycycliques (Hap) qui sont des Polluants organiques persistants non intentionnels (Popni) dont les émissions dans l’atmosphère contribuent à la fragilisation de l’environnement. Les femmes fumeuses sont par conséquent exposées à des maladies respiratoires, des maux d’yeux, de tête et des maladies de la peau… Cette activité a été donc identifiée à cause de ses conséquences, parce que les fours traditionnels libèrent les Polluants organiques persistants (Pop). D’où la nécessité d’encadrer le fumage des poissons, grâce à la nouvelle technique de fumoirs modernes conçus pour réduire et diminuer l’émission des Polluants organiques persistants non intentionnels (Popni).

Société 31 juil. 2018


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