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Nouvelles

Journée internationale de la femme : Les reines d’adaptation aux changements climatiques à l’honneur
Le Bénin a marqué l’édition 2022 de la Journée internationale de la femme par des hommages à ses filles qui s’illustrent dans la recherche des solutions d’adaptation aux changements climatiques. Au nombre de six, les lauréates ont reçu, à Bopa, des distinctions en présence de la vice-présidente de la République, Mariam Talata. Remise de trophées et d’attestations aux femmes qui promeuvent des solutions écologiques. Campagne de plantation d’arbres dans l’enceinte du lycée techniques d’Akokponawa. Ces deux activités ont rythmé hier, à Bopa, la 27e édition de la Journée internationale de la femme qui a pour thème « Egalité aujourd’hui pour un avenir durable ». Bopa est la ville choisie pour la célébration de la Journée au niveau national. Le mérite des six femmes lauréates qui étaient à l’honneur réside en ce qu’elles proposent des solutions aux effets dangereux des changements climatiques. Notamment, des alternatives aux pratiques anthropiques ayant contribué à l’avènement desdits changements. Il s’agit, entre autres, des charbons écologiques, du biogaz et de l’énergie verte, toutes choses utilisables en lieu et place des bois. Outre les inventrices de solutions, quelques-unes des lauréates ont été remarquées dans le cadre de leurs activités de salubrité des marchés, des palais royaux et autres places publiques. D’autres se sont spécialisées dans la sensibilisation au moyen des réseaux sociaux pour un changement de comportement vis-à-vis de l’environnement. Ces braves dames, qui ont toutes répondu à l’invitation du gouvernement, ont été honorées en présence de la vice-présidente de la République, Mariam Talata. Tour à tour, les lauréates ont reçu des trophées et attestations de reconnaissance des mains des membres du gouvernement, du secrétaire permanent de l’Institut national de la femme (Inf) et de la représentante des partenaires techniques et financiers. Etaient également de la partie, le maire de Bopa, des députés du parti Union progressiste, et plusieurs autres personnalités dont le professeur Mathurin Coffi Nago, ancien président de l’Assemblée nationale, et l’ancien ministre Mahugnon Cakpo. Mais avant de rallier la grande salle de la maison des jeunes de Bopa qui a abrité la cérémonie de distinction des reines d’adaptation aux changements climatiques, les officiels étaient conviés à un exercice de plantation d’arbres. Cette campagne a eu pour cadre l’enceinte du lycée technique d’Akokponawa où le premier plant a été mis en terre par la vice-présidente de la République suivie des deux ministres et leurs suites. Fédérer les énergies A l’image de ces actions, le choix de la thématique de la présente édition de la Journée internationale de la femme, explique la ministre Véronique Tognifodé, vise à mobiliser l’attention pour plus d’efficacité dans la lutte contre les changements climatiques en intégrant les besoins de la gent féminine dans les politiques du sous-secteur climat. Elle poursuit que ce choix vise aussi à mieux fédérer les énergies des femmes et des hommes. « Si nous y parvenons, ce sera un pas de plus franchi pour l’égalité sans réserve de la femme et de l’homme», plaide la ministre qui appelle à une complémentarité pour réduire les inégalités sociales et les effets négatifs du climat qui, selon elle, touchent un peu plus la gent féminine. Relativement à la thématique, José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, appuie : « Les changements climatiques constituent l’un des plus grands défis du développement ». Et cela, en raison de ce qu'ils fragilisent l’économie mondiale, les communautés et impactent particulièrement les femmes, le sexe dominant de la population au Bénin et dans le monde. Conscient de cet état de choses, le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes. Et le ministre José Tonato de préciser que c’est, entre autres objectifs, ce qui est visé à travers la modernisation de plusieurs cadres juridiques et les financements massifs prévus pour des actions d’adaptation aux changements climatiques. Ceci, en plus des programmes d’accompagnement des femmes à l’autonomie financière et bien d’autres actions inscrites au volet social du nouveau Programme d’action du gouvernement. Pour lui, il n’y a pas d’avenir durable sans un développement durable axé sur la femme. Actualités 09 mars 2022


Prise de service à la Cena : le directeur général des Elections installé
Boucary Soulé Adam est officiellement entré, ce mardi 8 mars, dans ses fonctions de directeur général des Elections à la Commission électorale nationale autonome (Cena). « …Je suis prêt à m’engager pour relever le défi que constituent la mise en place et l’opérationnalisation des structures de la direction générale des Elections (Dge) de la Cena ». Tels sont les mots à retenir du propos du directeur général des Elections, Boucary Soulé Adam qui a pris service, dans la matinée du mardi 8 mars 2022, au siège de la Commission électorale nationale autonome (Cena) à Cotonou. Avec ses pairs, ils devront faire face, les prochains jours, à l’organisation des législatives qui se tiendront dans 10 mois, soit en janvier 2023. Détenteur d’un diplôme de 3e cycle en Economie internationale de développement de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, et administrateur des services financiers, Boucary Soulé Adam a acquis ces dernières années, des expériences et gagné en compétence en matière électorale, respectivement en qualité de membre de la première mandature de la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargé des études, de la conception des documents électoraux, du suivi des partis politiques et des agents électoraux. Et au titre d’expert électoral, il a été point focal à la Cena du projet ‘’Accroître la compétitivité des élections au Bénin’’ initié par l’Institut républicain international (Iri) des Etats-Unis. Selon l’article 32 de la loi 2019-43 portant code électoral, la direction générale des Elections assure entre autres, la préparation et l’organisation des opérations électorales et référendaires, l’élaboration des projets de documents, d’actes et de procédures destinés à, d’une part, assurer la régularité, la sécurité, la transparence des scrutins et d’autre part, garantir aux électeurs ainsi qu’aux candidats, le libre exercice de leur droit ; la remise, dans les délais impartis par la loi, des spécimens de bulletins de vote aux candidats ou aux partis politiques prenant part aux scrutins, en vue des campagnes électorales ou référendaires; la formation des agents électoraux, la vulgarisation du code et des textes électoraux, l’acquisition et le déploiement du matériel électoral. De manière générale, la direction générale des Elections assiste le Conseil électoral dans l’accomplissement de sa mission, et est placée sous l’autorité d’un directeur général des Elections, qui par ailleurs est l’ordonnateur du budget. A juste titre, la Cena, au terme d’un processus d’appel à candidatures, a choisi en fonction des profils et de l’immensité des tâches, les personnes indiquées. Le directeur général des Elections, Boucary Soulé Adam, aura à ses côtés, Evelle d’Ascension Gomez et Rufin Dieu-Donné Domingo qui sont respectivement directeurs de l’Administration et des Finances, ainsi que Babatoundé Aristide Yagbo, au poste de directeur des Systèmes d’information, et Abdou Rafiou Suanon Kora, comme personne responsable des Marchés publics. Quant à Mireille Assiba Mariano, elle assurera la fonction de Directrice de la communication et de la formation. Il faut noter que, lancé en novembre 2021, le processus de recrutement du directeur général des Elections, des directeurs techniques et de la personne responsable des Marchés publics a connu son épilogue, lundi 28 février dernier. Le compte à rebours est enclenché La Commission électorale nationale autonome (Cena) dispose désormais de ses organes techniques, notamment la direction générale des Elections à qui le législateur a confié la lourde mission de l’organisation du scrutin. Certes, les techniciens travailleront sous l’œil vigilant du Conseil électoral et de son président, mais toujours est-il qu’ils répondront de la moindre défaillance, le cas échéant, dans l’organisation des élections. Avec une direction générale des Elections fonctionnelle à la Cena, le président Sacca Lafia peut désormais se frotter les mains. L’institution peut entrer de plain-pied dans la préparation du premier rendez-vous électoral de l’ère Lafia. S’il est vrai que le retour de quelques anciens dont le directeur général des Elections est quelque peu rassurant, il faut tout de même noter que deux élections ne se ressemblent pas. A peine 10 mois, sinon moins pour la préparation des législatives de janvier 2023, il est évident que le pari n’est pas gagné d’avance. Et le challenge est entier quand on sait que la Lépi a expiré, et qu’il pourrait avoir des bouleversements en ce qui concerne la nouvelle Liste électorale informatisée (Léi) et les postes de vote. De toute évidence, les sachants sont désormais à la manœuvre, et le compte à rebours est enclenché.   Actualités 09 mars 2022


3e journée de la Super ligue pro de Football : La première sortie de Buffles et  Loto à l’extérieur 
Victorieux lors de la deuxième journée de la Super ligue pro, le week-end dernier, Loto-Popo Fc et Buffles du Borgou effectuent leur première sortie loin de leur base, ce mercredi 9 mars.  Les champions en titre et leur dauphin vont affronter  respectivement  Eternel et l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo). Auteurs de belles prestations sur leurs installations, samedi 5 mars dernier, Loto-Popo Fc et les  Buffles du Borgou auront à cœur d’effectuer leur première sortie de la saison à l’extérieur, ce mercredi 9 mars. Vainqueurs d’Ayéma Fc par le score de 2-1, le tenant du titre ira défier Eternel Fc à Cotonou tandis que les Buffles du Borgou vont en découdre avec l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo) à Adjohoun.  Loto-Popo Football Club et Buffles du Borgou ont besoin d’une victoire pour poursuivre sur une bonne lancée après avoir réussi leur entrée en matière. Une mission difficile lorsqu’on sait qu’Eternel et Asvo sont deux formations difficiles à manœuvrer. Le Club de la Loterie nationale du Bénin aura donc fort à faire avec cette équipe d’Eternel, tombeur des Cavaliers de Nikki (1-0) lors de la journée précédente. Renforcé par l’arrivée de Roland Junior Béakou, ancien attaquant des Buffles du Borgou, Loto-Popo Fc dispose des atouts offensifs nécessaires avec les joueurs comme Faisal Bashir, Patrick Sèdjamè et Gérard Adangnandé pour enchaîner face à cette équipe d’Eternel. Pour avoir été capables de changer le cours du match contre Ayéma Fc, leader de la zone sud-est, Loto-Popo Fc peut compter sur ce beau monde. Quant aux Buffles du Borgou, ils partent avec la faveur des pronostics face à cette équipe d’Asvo qui aura à cœur de se relancer après sa défaite face au Dynamo d’Abomey, week-end dernier. Auteur d’un festival offensif  (4-0) face à la formation d’Adjidja Fc à Parakou, samedi 5 mars dernier, le club vice-champion se déplace en toute sérénité à Adjohoun. Si ces deux rencontres apparaissent comme des matchs importants pour ces clubs qui ont fini en tête du tournoi, la saison passée, la confrontation entre Dadjè Fc et Coton Fc  constitue également un match qui va  aussi focaliser les attentions.   Programme  des matchs Ayéma Fc – Cavaliers à Pobè 2 Asvo – Buffles à Adjohoun Jsp – Béké à JP Gascon de Pobè Djèffa - Panthères à Djèffa Eternel # Loto-Popo à Cotonou Adjidja Fc # Dynamo d’Abomey à Toffo Espoir – As Cotonou à Savalou Dadjè Fc # Coton Fc  Fc à Aplahoué   Adjidja Fc :  Des ambitions dans l’élite !   Avec un palmarès élogieux, l’équipe des Forces armées béninoises (Fab), Adjidja Fc, revient dans l’élite du football béninois, 25ans après sa relégation en 2e division. Et, après ce retour dans la classe des grands, le club de football le plus ancien du Bénin nourrit de grandes ambitions. Son histoire parle pour lui. Créée lors de la saison 1963-1964, l’équipe de football des Forces armées dahoméennes a évolué en championnat d’élite. Vainqueur de la 1re  édition de la Coupe de la Jeunesse du Bénin en 1985, elle finit vice-championne, l’année d’après, pour le compte de la 2e édition de cette Coupe avant de connaitre une traversée du désert.  Elle remporte son unique titre de champion du Bénin en 1981, ce qui la qualifie pour la Coupe d'Afrique des clubs champions en 1982. Elle fut la première équipe béninoise à passer le 1er tour de cette compétition en éliminant l'As Police de la Mauritanie avant de se faire éliminer au 2e tour par le Stella Club Abidjan de Saint-Joseph Gadji Celi. Elle est ensuite nommée Entente Sportive du Bénin avant d'être renommée Adjidja Fc après la fin de la saison 2019-2020. Adjidja Fc a été très malchanceuse et a fait les frais des différentes crises qui ont secoué le football béninois. Car, en 2009, les militaires sont champions de la 2e division de football du Bénin. L’équipe devrait logiquement remonter en 1re division d’alors quand survint la crise du football béninois. De ce fait, elle se retrouve à la reprise du championnat national en ligue 2, saison 2016-2017. Après avoir débuté la super ligue professionnelle,  samedi 5 mars dernier, par une triste défaite à Parakou, elle veut se relancer face à Dyanamo d’Abomey, ce mercredi. Sports 09 mars 2022


Ukraine : Non, cette miss n’est pas au front
L’invasion de la Russie en Ukraine, depuis une semaine, est suivie sur la toile d’une série d’infox. Miss Ukraine 2015 a été très vite prise pour un soldat au front à Kiev. Anastasiia Lenna n’a pas rejoint les soldats ukrainiens au front. La photo publiée par Miss Ukraine 2015 sur Instagram et qui a enregistré « 144 942 J’aime », sème la confusion. L’image ainsi que la légende « #standwithukraine #handsoffukraine » ont été perçues sur les réseaux sociaux comme une réponse à l’appel du président Volodymyr Zelensky. Cependant, l’analyse du compte Instagram de l’ancienne reine de la beauté ne prouve pas un lien direct avec l’invasion russe. La publication a été faite le 22 février 2022 alors que la Russie est entrée en guerre le 24 février 2022. La miss qui totalise plus de 308.000 abonnés n’était donc pas au front. De même, ce n’est pas la première fois qu’elle s’affiche une arme en main. Anastasiia Lenna a publié une photo d’elle en tenue camouflée, couchée dans la neige, le 24 janvier 2022. Une autre publication en date du 2 février 2022 la révèle toujours couchée dans la neige, en tenue de combat blanche.   Au regard de l’engouement autour de ses images, en temps de conflit, Anastasiia Lenna a décidé de mettre fin à la confusion. « Je ne suis pas un militaire, je suis juste une femme, je suis juste un humain normal. Juste une personne, comme tous les gens de mon pays. Je suis aussi un joueur d'airsoft depuis des années », a-t-elle déclaré sur son compte Instagram, le 28 février 2022, à la suite d’une vidéo martiale de 1’31’’. A l’en croire, les photos publiées visent à inspirer les gens. « Je ne fais aucune propagande. Je veux montrer que la femme ukrainienne est forte, confiante et puissante. J'apprécie toute l'attention et le soutien à mon pays, à tous les Ukrainiens. Nous luttons chaque jour contre l'agression russe», a-t-elle martelé avec une foi inébranlable : « Nous gagnerons !». Actualités 08 mars 2022


Infox : Cette vidéo ne montre pas des Béninois morts par noyade
Depuis mi-février, une vidéo censée montrer des commerçants béninois morts par noyade au Nigeria circule sur les réseaux sociaux. Mais ces images soi-disant tournées et divulguées sur ordre des autorités viennent de la république du Congo. Des corps sans vie, étalés dans des flaques d'eau à côté de marchandises. Des proches et une voix appelant les Béninois à venir identifier leurs proches morts par noyade dans la lagune de Porto-Novo en allant au Nigeria. Voilà la quintessence de cette vidéo choquante de 1’07’’ diffusée sur les réseaux sociaux. « Nos femmes qui vont payer des oignons, des condiments, pommes de terre et autres au Nigeria ont eu un accident au retour. La barque qui les transportait a chaviré et elles sont toutes noyées. Les pompiers ont récupéré les corps sur la lagune de Porto-Novo, vers la frontière. Partagez les images pour aider à retrouver les proches de ces victimes », alerte l’auteur de la vidéo, qui dit donner l’alerte sur ordre du chef de l’Etat, Patrice Talon. [video width="352" height="640" mp4="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/03/VID-20220224-WA0208.mp4"][/video] Cette alerte intervient dans un contexte où les naufrages de commerçants béninois dans ce canal qui relie le Nigeria au Bénin sont devenus monnaie courante. La situation est telle que les autorités municipales de Porto-Novo s’en préoccupent. Une séance d’échanges a eu lieu le 22 février 2022 entre le maire de la ville Charlemagne Yankoty et les acteurs du transport lagunaire.

Attention, ce ne sont pas des Béninois

Une recherche d'image inversée via InVid renvoie à un incident horrible qui s’est produit à Kinshasa le 2 février 2022. « Alors qu'il pleuvait, un câble de haute tension a lâché et est tombé sur un marché bondé (appelé Matadi kibala) situé sur la nationale 1, faisant plusieurs morts », a
tweeté Jean-Pierre Bodjoko dans la matinée du 2 février 2022. Le tweet de ce journaliste est accompagné d’une vidéo de 2’20’’ dans laquelle on retrouve l’extrait diffusé sur les réseaux sociaux au Bénin. D’autres occurrences renvoient à des publications de médias qui renseignent mieux. [embed]https://twitter.com/JPBodjoko/status/1488816868144173058[/embed] Ce drame a causé la mort d’au moins 26 personnes électrocutées dans un caniveau traversant un marché de l’ouest de Kinshasa. « Dans sa chute, après s’être coupée, la partie chargée d’électricité d’un câble haute tension est tombée dans un caniveau rempli d’eau de la pluie de ce matin. Il y a eu 26 morts par électrocution à ce stade. Les personnes tuées sont en majorité des vendeurs et des acheteurs du marché Matadi-Kibala, ainsi que quelques passants », a déclaré à l’AFP Charles Mbutamuntu, porte-parole du gouvernement provincial de Kinshasa. Ces images prises le 2 février 2022 à Kinshasa n’ont donc rien à voir avec les cas de naufrage de commerçants béninois au Nigeria. La vidéo a été détournée de son contexte.   Actualités 08 mars 2022


Programme Netherlands Trust Fund V Tech : Les start-up numériques retenues connues en avril prochain
Ouvert aux start-up numériques du Bénin, de la Côte d'Ivoire et du Mali, l’appel à projets lancé dans le cadre du programme Netherlands Trust Fund V est clos, hier lundi 7 mars. Selon Haifa Ben Salem, conseillère projet-Développement du secteur des Tics-Afrique du Centre du Commerce international, l’appel à projets est clos mais ce programme d’appui né du partenariat entre le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et le Centre du commerce international des Nations Unies (Itc) arrive à terme en juin 2025. Pour elle, les objectifs de ce programme sont, entre autres, d’aider les start-up à élever le niveau de leur business, les amener à être connectées à des partenaires ou des clients afin de parvenir potentiellement à lever des investissements. La start-up du numérique éligible, précise-t-elle, doit utiliser la technologie numérique comme un facteur clé dans son modèle d'affaires. Elle doit être établie au Sénégal, au Bénin, en Côte d'Ivoire ou au Mali. Pour Haifa Ben Salem, les start-up numériques qui seront retenues en avril prochain vont bénéficier de différents types d’accompagnements. « Nous allons leur fournir des services, du coaching, des accès aux outils, des formations et évènements internationaux et régionaux », a-t-elle expliqué. A noter que 20 à 30 start-up numériques béninoises pourraient bénéficier, dans les prochains jours, de ce programme. Société 08 mars 2022


Développement des infrastructures numériques au Bénin : « Le gouvernement a beaucoup investi dans le secteur », dixit Marc-André Loko
Le gouvernement a fait de gros investissements, ces dernières années, dans le secteur du numérique à travers la mise en place des infrastructures pour permettre aux citoyens de bénéficier des services de qualité. Présent à la rentrée thématique du quotidien de service public ‘’La Nation’’, vendredi 4 mars dernier, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence pour le développement du numérique (Adn), a levé un coin de voile sur les réalisations depuis 2018. A l’occasion de la rentrée thématique du quotidien ''La Nation’’, vendredi 4 mars dernier, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence pour le développement du numérique (Adn) a entretenu l’assistance sur la dynamique de développement des infrastructures numériques au Bénin depuis 2018. Dans sa communication, il a rappelé les progrès inédits réalisés depuis 2018 dans le secteur de l’économie numérique et des Tic. Selon lui, le numérique occupe une place centrale dans le Programme d’action du gouvernement qui entend transformer le Bénin en la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale. « Plus personne n’échappe aujourd’hui aux usages du numérique. Au quotidien, nous utilisons les outils numériques et nous nous appuyons constamment sur des supports. Derrière tous ces services, figurent des infrastructures », relève-t-il. Sans ces infrastructures numériques, souligne-t-il, les citoyens ne peuvent pas continuer à profiter des services numériques ainsi que des usages professionnels. Marc-André Loko indique qu’entre 2018 et 2024, le gouvernement va investir plus de 500 milliards F Cfa dans les infrastructures numériques et plusieurs secteurs seront impactés. « Il y a le secteur de l’éducation qui nécessite beaucoup d’investissements concernant la mise en place des infrastructures numériques afin de permettre aux étudiants d’accéder aux services. Vous verrez qu’au départ, nous avons beaucoup d’investissements liés au secteur public et aussi des investissements massifs ont été faits dans le secteur privé. Quand vous prenez par exemple la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé qui est en cours de développement, elle a besoin de fournir des services à des entreprises et ces services numériques doivent s’appuyer sur des infrastructures en fibre optique. Quand vous prenez le secteur de l’immobilier, dans la zone d’Abomey-Calavi, il y a bon nombre de constructions. A travers la ‘’Simau’’ qui développe aujourd’hui des logements sociaux, l’un des vecteurs pour que cette zone soit épanouissante et attractive, c’est de lui permettre de fonctionner grâce aux services numériques », explique-t-il. Marc-André Loko note que les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’énergie et autres ont aussi besoin du numérique pour être plus performants. « Le gouvernement a beaucoup investi dans le secteur du numérique afin d’amener la connectivité sur les campus universitaires du Bénin et permettre aux étudiants, aux enseignants et chercheurs de pouvoir bénéficier des services», fait-il savoir. Marc-André Loko souligne que les infrastructures numériques développées permettront à l’administration béninoise, aux entreprises dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et autres de pouvoir améliorer leur productivité au quotidien? Société 08 mars 2022


Développeur web : Un métier en pleine expansion
Le métier de développeur est l’une des compétences les plus recherchées par les recruteurs, selon une étude publiée sur Topformation.fr. Au Bénin, plusieurs jeunes vivent de ce nouveau métier du numérique qui leur permet de traduire les besoins des utilisateurs en fonctionnalités et applications. Le métier de développeur web est devenu une compétence très recherchée sur le marché de l’emploi de nos jours au Bénin où le digital est en pleine expansion et omniprésent dans tous les secteurs d’activité. Il est considéré comme le job numéro 1 en Tech avec la plus forte croissance en termes d'offres d'emploi (+27 % d'ici 2024) selon une étude publiée sur Topformation.fr. « La mission essentielle du développeur est de recenser les besoins, les analyser et traduire ces besoins en fonctionnalités et applications afin de répondre aux exigences des utilisateurs», selon Dumas Mèhou, développeur web. Selon lui, chargés de concevoir, d’analyser et de développer les sites internet, les applications et les plateformes web, les développeurs web sont la cheville ouvrière de plusieurs entreprises au Bénin. A l'en croire, devenir un développeur web nécessite un certain nombre de compétences et de qualités. « En matière de compétence, il faut la maîtrise des langages de programmation (Php, Java, Python, Ruby, Go, JavaScript), des systèmes de gestion de bases de données (MySQL, PostgreSQL, MongoDB), d’un outil de versioning (Git), les incontournables technologies web de base (Js, Html, Css) », a-t-il confié. Franck Adjibao, ingénieur télécom, pense qu’il est important pour un développeur web d’être autodidacte, d’avoir l’esprit critique, d’analyse, de synthèse et la capacité de résoudre des problèmes afin de surmonter les difficultés techniques auxquelles il sera confronté. « Étant un métier polyvalent, on retrouve au sein du métier de développeur web d’autres sous métiers comme: développeur backend, développeur frontend, développeur fullstack », a-t-il ajouté. Avec la création de Epitech au Bénin, plusieurs jeunes ont pu obtenir leur certification de “Concepteur(rice) développeur(euse) web et mobile”. De plus en plus, les jeunes s’intéressent également à cette formation depuis la mise en place du learning lab du ministère. Pour Dumas Méhou, la technologie étant en perpétuelle évolution, il est important pour un développeur web de faire une veille technique afin d’être aux aguets des nouveautés technologiques tels les nouveaux langages de programmation, d’outils informatiques, de nouvelles pratiques et de méthodologies. Comme tout autre métier professionnel, il est bien possible pour un développeur web d’avoir des évolutions de carrière. « Un développeur web ambitieux et dévoué à la tâche peut passer du statut de développeur web au statut d’architecte web, de développeur web senior, d’expert technique, de chef projet web ou encore de directeur de service informatique au sein d’une entreprise », a-t-il expliqué. L’avantage d’être un développeur web est de pouvoir travailler dans quasiment tous les domaines. « Un développeur web peut travailler dans tout secteur d’activité, que ce soit dans le secteur de l’éducation, de la santé, l’écologie, des finances, dans les ministères, dans les institutions internationales, les Organisations non gouvernementales, les mairies, les tribunaux, les banques, la musique, etc. », a fait savoir Dumas Méhou qui pense que le salaire minimum d’un développeur web au Bénin varie entre 100 000 F Cfa et 150 000 Fcfa par mois même si plusieurs facteurs comme les compétences, les années d’expériences, les technologies utilisées, le secteur d’activité, le type d’entreprise, etc. entrent en ligne de compte pour définir la rémunération d’un développeur web? Mathilde ASSOGBA Société 08 mars 2022


Trois questions à Maryse Assogbadjo sur la Jif : « La question de l’égalité est aujourd’hui non négociable »
Le monde prend de plus en plus conscience que sans égalité des sexes aujourd'hui, un avenir durable sera hors de portée. Mais faudrait-il encore que les médias, un secteur où l’on dénombre peu de femmes, puisse mieux porter le message. Journaliste au quotidien La Nation, spécialiste des questions liées au genre, Maryse Assogbadjo parle de son combat et des défis à relever. La Nation: En tant que femme journaliste, comment arrivez-vous à vous démarquer des hommes, dans un secteur visiblement machiste ? Maryse Assogbadjo : Au fond, je ne sais pas si j’ai un mérite particulier. Dès que j’ai fait mes premiers pas dans ce milieu professionnel, tout de suite, j’ai saisi l’ampleur des défis. J’ai compris que je devrais fournir assez d’efforts pour évoluer au même titre que les hommes. Il est vrai que ce n’est pas toujours évident lorsqu’on se retrouve à être pratiquement la seule femme dans un milieu. Personnellement, j’ai essayé de vite m’adapter aux situations et au contexte. J’ai réalisé que je suis moi-même l’outil efficace pour ma propre visibilité et ma promotion dans le milieu de la presse. Un milieu que beaucoup de femmes fuient d’ailleurs en raison des contraintes qu’il impose. Mon défi, c’est de me faire confiance, d’essayer de m’adapter aux situations et de me faire valoir au plan professionnel. C’est aussi et surtout m’armer de courage afin d’engranger beaucoup de points sur le terrain professionnel. Je sais que déjà entre les hommes, la concurrence est dure. Donc, ce n’est pas à cause de mon sexe que quelqu'un me fera une faveur particulière. Contrairement à ceux qui pensent que les femmes sont le sexe faible, je pense que c’est une erreur. C’est tout à fait faux. Prises dans le même contexte ou dans la même situation que les hommes, les femmes font preuve de beaucoup d’intelligence, d’imagination et d’audace pour pouvoir elles-mêmes s’affirmer. L’édition 2022 de la Journée internationale de la Femme porte sur le thème : « L'égalité des sexes aujourd'hui pour un avenir durable ». Sommes-nous sur le droit chemin ? Je pense qu’à travers ce thème, les Nations Unies sont conscientes qu’il faut absolument intégrer l’égalité des sexes dans tous les processus de développement. D’abord, pour permettre aux femmes d’atteindre leur potentiel, de se sentir dignes d’être femmes contributrices au développement. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à reconnaître la grande contribution des femmes au développement. Les Objectifs de développement durable (Odd) constituent un idéal qui ne saurait être réalisé sans l’apport des femmes. Que nous le voulions ou non, le pourcentage des femmes pèse beaucoup dans la balance démographique au Bénin et partout ailleurs dans le monde. La question de l’égalité est aujourd’hui indiscutable, car le monde a besoin de cette complémentarité des femmes pour évoluer. L’avenir durable dont il est question, de mon point de vue, tient compte de plusieurs facteurs tels que les changements climatiques, l’accès à l’eau, à l’énergie, aux soins de santé, à la lutte contre la pauvreté, etc. Les femmes sont en amont et en aval de cette marche vers le développement. Si nous sommes convaincus de l’avenir du monde et de ce que l’horizon est porteur d’espoir et de prospérité, il nous faut aussi reconnaître qu’à la source de cette prospérité en devenir se trouvent de nombreuses femmes très actives, qui travaillent sans relâche. Le monde aujourd’hui sans les femmes ne l’est point. L’enjeu pour les femmes, quel que soit leur statut, a été toujours d’aider les décideurs, les dirigeants à changer de paradigme, à dégager une vision, à faire évoluer les mentalités, pour construire un monde durable pour tous. Revenons à votre secteur d’activité. Quelle est l'importance de cette égalité dans ce milieu où les femmes sont très peu présentes ? L'un des secteurs les plus pauvres en effectif de femmes, c’est bien entendu celui des médias, notamment la presse écrite. Beaucoup de femmes préfèrent ne pas tenter cette aventure, car, bien souvent, elles la jugent assez contraignante. La presse dans son ensemble est déjà assez contraignante pour la femme, compte tenu de certains aléas. À tort ou à raison, les femmes sont traitées de tous les noms parce qu’elles exercent dans le secteur des médias. Le thème de la Jif 2022 doit porter plus son écho en direction du secteur des médias, pour rappeler aux femmes l’intérêt d’embrasser cette carrière, mais aussi rappeler aux promoteurs d’organes de faire davantage de place aux femmes professionnelles des médias. Le concept de sexe faible prévaut parfois au sein de certains organes. Il revient aux patrons de presse de s’approprier plus le concept d’égalité des chances afin de permettre aux femmes de libérer leur plein potentiel. Comme cela, nous aurons davantage de femmes qui exercent dans ces milieux. Autrement, si ça doit continuer à l’allure où les choses évoluent, nous risquons de ne plus avoir des femmes au sein des rédactions, notamment dans la presse écrite où les femmes se comptent du bout des doigts. Société 08 mars 2022


Sport intensif et perte de poids : Une étude met fin aux illusions
Une étude menée à partir des données nucléaires fournit des informations sur l’efficacité des exercices physiques pour la perte de poids. Un abonnement à une salle de sport et des exercices physiques intensifs ne sont pas le moyen le plus efficace pour perdre du poids. En tout cas, ça ne marche pas pour tout le monde, selon une étude réalisée en 2021 à partir de la base de données sur l’eau doublement marquée de l’Agence internationale de l’Énergie atomique (Aiea). Les résultats dévoilés fin février 2022 relativisent cette approche. « Lorsqu’elles suivent des programmes d’exercices physiques pour perdre du poids, la plupart des personnes perdent un peu de poids, certaines en perdent beaucoup, mais quelques-unes prennent du poids», a déclaré John Speakman, président du groupe de gestion de la base de données sur l’eau doublement marquée de l’Aiea et un des auteurs de l’étude. En réalité, l’augmentation des niveaux d’activité peut entraîner des rendements décroissants dans la dépense énergétique en raison de réponses compensatoires dans les dépenses énergétiques hors activité. Cela peut avoir des implications profondes à la fois pour l’évolution du métabolisme et la santé humaine : une augmentation à long terme de l’activité ne se traduit pas directement par une augmentation de la dépense énergétique totale (Det). D’autres composantes peuvent diminuer en réponse à une compensation énergétique. La réalité Première certitude. « La pratique d’exercices physiques peut être vraiment bénéfique pour la santé, mais se focaliser uniquement sur cette pratique ne vous aidera pas à perdre du poids », dévoile Alexia Alford, spécialiste en nutrition à l’Aiea. L’étude dont les résultats ont été publiés dans la revue Current Biology montre que les calories affichées sur l’écran d’un tapis de course ne reflètent pas la réalité des calories brûlées par votre corps. « Chez les personnes ayant un indice de masse corporelle normal (entre 18,5 et 24,9), le corps compense de 28 % les calories brûlées pendant l’exercice physique. Cela signifie que les 72 % de calories restantes seront perdues au cours de la journée. Toutefois, avec l’âge et la prise de poids, ce rapport se détériore, et les personnes ayant l’indice de masse corporelle le plus élevé ne perdront que 51 % des calories brûlées pendant l’exercice physique », précise l’Aiea. De plus, la publication indique que les personnes souffrant d’obésité peuvent avoir des difficultés à perdre du poids, car leur corps agit efficacement pour conserver ses réserves de graisse. En tout cas, ça ne marche pas pour tout le monde. La spécialiste en nutrition à l’Aiea préconise de ne pas se focaliser uniquement sur les exercices physiques pour perdre du poids, mais d’adopter plutôt un mode de vie plus équilibré dans tous les aspects en priorisant l’alimentation pour maintenir un déficit calorifique et perdre du poids. Dans les coulisses L’étude a été basée sur des données issues d’une technique nucléaire impliquant de l’eau doublement marquée (Dlw) de l’Aiea. En analysant l’urine d’un sujet d’étude sur une période de 7 à 14 jours après la consommation de Dlw, les chercheurs peuvent calculer très précisément la dépense énergétique totale d’une personne. Cette technique tient compte des calories brûlées à la fois lors d’activités physiques et par le métabolisme du corps en général. Cette base de l’Aiea contient les données de plus de 7 600 personnes, ce qui fait d’elle la plus grande collection de données de ce type au monde. « Notre base de données est un atout d’une valeur inestimable pour mieux comprendre le fonctionnement du corps humain; et cette étude sur l’exercice physique en est l’exemple parfait. Si la plupart des études Dlw portent généralement sur une trentaine de sujets, l’étude sur l’exercice physique en compte plus de 1 600. Ce qui accroît la fiabilité des données », précise Alford. Les chercheurs sont encouragés à recourir à cette base, une richesse inexploitée. Santé 08 mars 2022


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