La Nation Bénin...
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Domitien N’ouémou[/caption]Domitien N’ouémou, président du parti Nouvelle vision pour la fraternité et le développement (Nvfd), et député de la 3e circonscription électorale, a organisé samedi 28 juillet dernier à Cobly, une fête à l’intention des cotonculteurs de la région. Cela, en reconnaissance de leur contribution aux performances enregistrées dans la production de l’or blanc au titre de la campagne 2017-2018.
Les producteurs de coton des communes de Cobly, Matéri, Boukombé et Tanguiéta dans la 3e circonscription électorale ont été honorés par le député Domitien N’ouémou. Ce dernier a cru devoir organiser une fête à leur intention pour récompenser leurs efforts au cours de la campagne cotonnière 2017-2018. Le record de production observé au titre de cette campagne tient de leur rendement.
A la suite de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) qui les a gratifiés de divers lots, le président du parti Nouvelle vision pour la fraternité et le développement (Nvfd) a offert ses bons offices. Une célébration du mérite marquée par des récompenses en moyens roulants et en numéraires.
« Après l’effort, c’est la récompense de l’effort et ensuite le réconfort », a indiqué Domitien N’ouémou en procédant à la remise des engins flambant neufs et des enveloppes financières. Il a souligné que le labeur des producteurs qui ont comblé l’espérance du gouvernement de par leurs résultats probants, mérite d’être encouragé par des actions concrètes de sa part. Un geste qui devrait, à son avis, susciter l’émulation au sein des cotonculteurs.
Appelant à la pérennisation de cette fête qu’il organise, Domitien N’ouémou a reconnu que le succès enregistré dans la production cotonnière n’est pas le fruit du hasard. Selon lui, il est redevable en partie à la vision du chef de l’Etat qui a fait de l’or blanc une priorité dans sa politique agricole. Il a salué par ailleurs les nombreuses réformes enclenchées par le gouvernement en vue de redorer le blason de la filière coton.
Théophile Nékoua, maire de la commune de Cobly, a salué le geste de l’élu de la 3e circonscription électorale, arguant qu’il participe à cette dynamique de booster la production cotonnière.
Evaluation des enseignants du mono-couffo[/caption]Le département du Mono n’est pas resté en marge de la reprise, samedi 28 juillet dernier, de l’évaluation diagnostique des capacités intellectuelles et professionnelles des enseignants de la maternelle et du primaire. Cependant, la composition des épreuves entrant dans le cadre de cette évaluation n’a pas connu d’affluence.
L’évaluation diagnostique a été lancée, à 8 h 20, samedi dernier, au centre du Collège d’enseignement général 1 de Lokossa par le professeur Ezéchiel Aloba, coordonnateur national pour le Mono. C’était en salle n°1 où un seul instituteur a répondu présent à l’appel sur les trente candidats attendus. La première composition a porté sur les mathématiques. S’en sont suivies, les épreuves de français et de pédagogie appliquée. Pour tout le centre du Ceg1 Lokossa, où 17 salles de composition étaient ouvertes, c’est seulement trois candidats qui ont composé. Alors qu’ils sont 501 enseignants attendus, la foule des absents s’est regroupée dans l’enceinte de la Maison du peuple de Lokossa, située en face du centre d’évaluation.
En général, les six centres du Mono, à raison d’un centre par commune, ont enregistré la même tendance d’absentéisme. « Les centres n’ont pas connu l’affluence des enseignants qui doivent être évalués », fait remarquer le coordonnateur national pour le Mono. « Nous avons enregistré 24 enseignants présents sur les 2446 qu’on devrait évaluer. Ce qui fait un faible taux de participation légèrement inférieure à 1 % », souligne-t-il.
Si Comé peut se targuer d’avoir fait le meilleur score en matière de participation à cette évaluation, soit 18 enseignants, dans les communes de Bopa et d’Athiémé personne n’a répondu à l’appel. A Grand-Popo, deux instituteurs ont composé. Un seul s’était présenté à Houéyogbé.
Décidée en Conseil des ministres, la reprise de l’évaluation diagnostique a donc été largement boycottée dans le département du Mono. Le boycott a été le mot d’ordre lancé par les responsables syndicaux du département, vendredi 27 juillet dernier, au cours d’une assemblée générale animée à l’école primaire publique d’Agonvè, commune de Lokossa.
Justifiant leur position, Basile Aholou, porte-parole des organisations syndicales de la maternelle et du primaire, estime que l’évaluation « est une humiliation, une chosification » qui irait à l’encontre des textes réglementaires de leur profession. S’il ne rejette pas l’offre de leur recyclage, il pense en revanche que l’évaluation telle qu’envisagée par le gouvernement n’est pas la seule voie pour identifier les besoins de renforcement de leurs capacités. Il suggère par exemple de se référer aux rapports des corps de surveillance des activités dans le secteur tels que les chefs des circonscriptions pédagogiques, les inspecteurs de l’enseignement. Sa position est partagée par des syndicalistes de l’enseignement secondaire. Le porte-parole de ces derniers, François Kpohouégbé, soupçonne des pièges dans la volonté de soumettre les enseignants à l’évaluation. Mais à tous ceux qui pensent ainsi, le professeur Ezéchiel Aloba rétorque : « Quand l’employeur, l’Etat, décide d’évaluer son employé, celui-ci ne peut pas dire non ».
Photo de famille de l'Agence nationale pour la protection civile suite à la séance de sensibilisation des différents acteurs[/caption]Réduire au maximum les risques de catastrophes. C’est le mot d’ordre de l’Agence nationale pour la protection civile (Anpc) qui a organisé, vendredi 27 juillet dernier, une descente à Zagnanado dans le cadre d’une séance de sensibilisation des différents acteurs. Il s’agit de prévenir les dégâts relatifs à la montée prochaine des eaux du fleuve Ouémé.
C’est connu que dans la période d’août à octobre, le fleuve Ouémé sort de son lit dans les communes de Zogbodomey, Zagnanado et Ouinhi. La crue fait chaque année des dégâts très importants avec souvent des pertes en vies humaines. Cette année-ci, le gouvernement à travers l’Agence nationale pour la protection civile (Anpc) a déjà donné l’alerte dans les zones concernées dans le département du Zou. Les populations vivant dans les environs du lit du fleuve sont prévenues et assistées afin d’évacuer les lieux avant la montée brutale des eaux. Il s’agit de travailler à la réduction des risques de catastrophes, notamment au regard des risques d’inondation, des risques de maladies hydriques.
La démarche de l’Anpc est d’appuyer les populations concernées à travers la communication et l’utilisation de l’information climatique notamment les résultats des prévisions agro-hydro-climatiques. En mettant aussi en place des dispositifs d’encadrement des producteurs de veille et de réponse aux risques liés à la montée des eaux du fleuve.
En descendant, vendredi dernier, sur la station hydrométrique de Zagnanado, les équipes conduites par le directeur général de l’Anpc, le commissaire divisionnaire Aristide Dagou, et le représentant de la direction générale de l’Eau, Aurélien Tossa, sont allées constater le niveau de montée du fleuve qui est aujourd’hui à un indicateur acceptable dit « vert ». N’empêche ! Il faut préparer et sensibiliser les autorités politico-administratives et les populations sur les risques d’inondation, et vulgariser les prévisions saisonnières des caractéristiques agro-climatiques de la saison des pluies ou de crue dans le département du Zou.
A cet effet, une rencontre a été organisée, vendredi dernier, à la mairie de Zagnanado avec les Pairs éducateurs et secouristes (Pes) de Zagnanado, Ouinhi et Zogbodomey. Ces derniers ont été formés sur les gestes de secours et les mesures à mettre en œuvre avant, pendant et après les inondations. Une rencontre à laquelle ont pris part le maire de Zagnanado, Symphorien Misségbétché, et le préfet du Zou, Firmin Kouton.
Des séances de préparation et de sensibilisation se sont déroulées pendant plusieurs jours sur le terrain dans les communes de Zagnanado, Ouinhi et Zogbodomey et dans les arrondissements critiques conformément à un chronogramme prédéfini. Il est à noter aussi que les plates-formes de ces trois communes ont été entretenues sur leurs niveaux de préparation face au risque d’inondation prochaine dans la région.
Selon le directeur général de l’Anpc, Aristide Dagou, il s’agit pour le gouvernement à travers le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, et la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de mettre le citoyen au cœur de la protection civile. Cela permettra de limiter au maximum les dégâts mais aussi de faire des économies. C’est dire que la mission de la protection civile n’est pas que la distribution des vivres et autres matériels. Mais c’est aussi d’appuyer sur les pairs éducateurs et autres secouristes formés pour sensibiliser la population sur les risques de catastrophes avant même leur survenue.

Déterminée à agir pour qu’aucune vie humaine ne soit plus perdue pour défaut de sang, la Fondation Etisalat Bénin a organisé, ce lundi 30 juillet, une séance de don de sang. Son ambition, mobiliser plus d’une centaine de poches pour secourir prioritairement les enfants et toute autre personne dans le besoin.
Comme leur entreprise, les agents d’Etisalat Bénin sont engagés dans les œuvres sociales. Il, en donné la preuve, ce lundi 30 juillet, à travers leur mobilisation pour la cause des personnes en manque de sang. En effet, la Fondation Etisalat a initié une séance de collecte de poches de sang, au grand bonheur du directeur
général d’Etisalat Bénin, Ahmed Attat qui se dit heureux de voir ses collaborateurs poser un acte aussi important. « Je suis fier de votre qualité humanitaire et civique. C’est un geste qu’il faut être fier d’accomplir », soutient-il, avant le démarrage de la séance. Au cours de la séance, le personnel de la société, toutes catégories confondues, ne s’est pas fait prier pour sortir massivement dès les premières minutes. L’équipe de transfusion sanguine dépêchée pour la mission a dû multiplier les points de collecte sur place pour se faciliter la tâche.
Cette mobilisation et cette spontanéité ne sont pas inédites. La Fondation Etisalat a toujours conduit ses actions sociales avec une forte mobilisation, fera observer son secrétaire exécutif, Dolores Chabi-Kao. L’objectif de cette opération de collecte, indique-t-elle, c’est de collecter tout au moins cent poches de sang pour sauver au moins cinq cents bébés, une poche pouvant servir à cinq bébés. L’autre cible visée par la fondation, selon elle, ce sont les femmes enceintes ou en instance d’accouchement qui constituent des personnes dans le besoin et qu’il faut préserver à tout prix. « La vie n’a pas de prix et nous devons la préserver », insiste Dolores Chabi-Kao pour inviter toutes les personnes qui le peuvent et qui en ont la possibilité, à ne pas hésiter à donner de leur sang.
Un geste qui sauve !
Si le personnel d’Etisalat Bénin s’est montré particulièrement engagé pour cette opération de collecte de poches de sang, c’est eu égard à la philosophie sociale de l’entreprise qui voudrait que le personnel s’implique fortement dans tout ce qui touche au bien-être des populations.
Pour Marie Claude Déguénon, directrice de l’Administration et des Ressources humaines, «Si on a la capacité, il faut le faire au moins deux fois par an ». « Sauver des vies, c’est quelque chose d’extraordinaire qu’on n’a pas l’opportunité de faire souvent », apprécie-t-elle. « La façon la plus noble de sauver une vie, c’est de donner de son sang. Nous avons tous du sang qui circule dans notre corps alors que d’autres décèdent par manque. C’est un peu compliqué à accepter. C’est un liquide que nous avons la chance d’avoir gracieusement et nous devons en faire profiter ceux qui en ont besoin », exhorte-t-elle. Cette séance, loin d’être isolée, deviendra une tradition pour la société, a aussi promis Marie Claude Déguénon.
« Je donne de mon sang en ayant en tête la satisfaction de pouvoir éventuellement contribuer à sauver une vie et j’encourage tout le monde à en donner. Le sang est vital et il ne s’achète pas », dira pour sa part Bernardine Hazoumè, en charge de la gestion du personnel à Etisalat Bénin. Pendant que sa poche de sang se remplit sous son regard admirateur, elle se dit satisfaite de faire le geste utile pour empêcher une autre personne qui se trouve dans le besoin de sombrer, faute de ce liquide vital.
C’est aussi pour rendre disponible ce liquide vital qu’Oumar Aguéhoundé, Modeste Houéssou et une bonne frange des agents commerciaux d’Etisalat Bénin se sont massivement mobilisés pour remplir les poches de leur sang. Pour certains, l’exercice est inédit parce qu’ils ne l’avaient jamais fait auparavant. D’autres par contre y sont habitués, et l’ont déjà fait maintes fois et répètent chaque fois le geste avec satisfaction et plaisir, avec la fierté que l’on ressent en contribuant à épargner la mort à une autre vie humaine.
Les participants ont été exhortés à plus d'engagement[/caption]Le Comité interministériel de pilotage de la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration (Cip/Ponadec) a tenu sa deuxième session ordinaire pour le compte de l’année 2018, ce lundi 30 juillet à Cotonou. Au lancement des travaux, le directeur de cabinet du ministre chargé de la Décentralisation, a exhorté les participants à plus d’engagement pour réussir la mise en œuvre de la Ponadec.
La deuxième session ordinaire du Cip/Ponadec tenue, ce lundi 30 juillet à Cotonou, s’est penchée sur plusieurs questions dont les Plans 2D du ministère des Enseignements maternel et primaire et du ministère des Infrastructures et des Transports, le point de l’évaluation des Plans 2D du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale (Mdgl) et des autres ministères transversaux et sectoriels, la note conceptuelle de la relecture de la Ponadec… Cette session se tient, souligne le directeur de cabinet Ayichékpo Noël Gankpé, représentant le ministre, dans un contexte marqué par de nouveaux défis en matière de décentralisation. La tenue régulière et à bonne date des sessions de la Pondec, a-t-il informé, ne fera que crédibiliser le gouvernement et rassurer davantage les acteurs et les partenaires qui attachent une importance au succès de la décentralisation au Bénin. Selon ses explications, son département est dans un processus de réforme et l’impact de la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration sur les millions de personnes qui vivent dans les villes et campagnes du Bénin est apprécié. La responsabilité des membres du Cip/Ponadec va sans cesse croissante d’après lui et ils doivent s’engager à jouer leur partition, chacun à son niveau pour le succès de la Ponadec et par voie de conséquence, pour contribuer à la réduction de la pauvreté.
Le choix des membres de cette structure est une exigence, à en croire le directeur de cabinet, qui se justifie par la qualité et l’ampleur des décisions à prendre et surtout par la nature des questions de réformes administratives et de suivi-évaluation qui sont abordées lors des décisions. Adoptée en 2009, la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration (Ponadec) est une politique transversale et intersectorielle.
Le comité interministériel de pilotage de la Ponadec est chargé essentiellement de suivre et de rendre compte de l’état d’avancement de la politique, une fois par trimestre au Conseil des ministres. Afin d’assurer son suivi-évaluation, un comité interministériel de pilotage a été cré. « La qualité de la participation de ses membres est de haut niveau, tant du côté des ministères que de celui de la présidence de la République », a assuré Ayichékpo Noël Gankpé.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci.[/caption]Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et son collègue de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, ont pris part, les 28 et 29 juillet derniers à Lomé (Togo), à la réunion des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Lors de cette réunion qui intervient dans un contexte particulier en raison des menaces et des risques d’insécurité qui pèsent sur le continent, les organisations régionales telles que la Ceeac et la Cedeao entendent conjuguer leurs efforts pour mieux y faire face.
Le ministre Aurélien Agbénonci s’est réjoui de la tenue de cette rencontre. Il a, par ailleurs, souligné l’importance de la coopération interrégionale en matière de sécurité. Il a exprimé la nécessité de mener une action conjointe. Le chef de la diplomatie béninoise a précisé qu’il est impérieux de « mutualiser les moyens » afin d’atteindre l’objectif commun d’éradication des menaces à la sécurité sur le continent.
Cette position du ministre Agbénonci et de surcroît du Bénin à ces assises a été fortement soutenue par ses pairs. En témoignent les déclarations du président du Conseil des ministres de la Cedeao et celui de la Ceeac à l’ouverture des travaux.
Pour le professeur Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, président du Conseil des ministres de la Cedeao, « La réunion de Lomé répond à un impératif, celui de la coopération interrégionale pour mieux faire face à certains défis cruciaux auxquels sont confrontées nos deux régions ».
L’histoire récente de la coopération entre la Ceeac et la Cedeao remonte à l’an 2013, avec le Sommet conjoint de Yaoundé (Cameroun) sur la sureté et la sécurité maritime.
Après avoir rappelé cette brève historique, M. Régis Immongault Tatangani, ministre gabonais des Affaires étrangères, président du Conseil des ministres de la Ceeac a exhorté les deux communautés « au renforcement de leur coopération en vue de faire efficacement face aux défis sécuritaires ».
Cette réunion des ministres a pris fin, dimanche 29 juillet 2018, par l’adoption du traditionnel communiqué final. Elle prépare le Sommet conjoint des chefs d’Etat et de gouvernement de la Ceeac et de la Cedeao qui s’ouvre lundi dans la capitale togolaise.
Source : MAEC
Le gouvernement représenté au débat à bâton rompus[/caption]Quatre ministres ont échangé, dimanche 29 juillet dernier à Cotonou, avec le Collectif des cadres des administrations publique et privée (Ccapp) autour du thème : « Le gouvernement de la rupture, un gouvernement de confiance ou de défiance ? ».
Le gouvernement a fait l’option de travailler, pas pour les élections, mais pour l’avenir, donc les générations futures. Ce qui suppose que « Le succès de demain est en train d’être construit aujourd’hui », à en croire Baudelaire Hounliho, président du Collectif des cadres des administrations publique et privée (Ccapp), au cours de la séance de discussions à bâtons rompus avec quatre membres du gouvernement, dimanche 29 juillet dernier à Cotonou. Pour lui, cela appelle à des sacrifices auxquels il n’a pas manqué d’exhorter les cadres. « Ce sacrifice doit commencer par nous », a-t-il martelé, indiquant que l’exemple doit provenir d’eux avant d’espérer une telle attitude de la population qui constitue, précise-t-il, la grande masse.
Une certaine population se plaint de ne rien voir pointer à l’horizon des actions du gouvernement, mais les quatre ministres ont soutenu que le bout du tunnel est pour bientôt. « D’ici là, les réalisations seront visibles », a martelé Oswald Homéky, ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports.
A travers ces échanges, les cadres recommandent au gouvernement de ne pas laisser ceux qui travaillent pour les élections gagner le terrain, si tant est que ce sont les succès de demain qui se préparent aujourd’hui et qui motivent les actions du gouvernement.
Par la voix de son président, le Ccapp exhorte le gouvernement à mieux communiquer sur ses actions pour éviter les intoxications, assurant que le collectif s’engage à l’accompagner.
Aussi, les cadres ont-ils souhaité que de telles discussions se tiennent régulièrement pour donner l’opportunité d’informer le peuple.
Baudelaire Hounliho a, par ailleurs, convié les partenaires sociaux à faire confiance au gouvernement. Puisque, affirme-t-il, « Sans confiance, on ne peut arriver à construire une nation prospère et harmonieuse ».
Baudelaire Hounliho a fait remarquer que le pays traverse une situation de crise profonde. Une crise de confiance publique qui serait la base de toutes les situations difficiles que le pays connaîtrait sur le triple plan : social, économique et institutionnel. Cela s’est traduit, a-t-il souligné, par l’échec de l’amendement constitutionnel au Parlement qui n’est, soutient-il, que la preuve de l’absence de confiance entre les acteurs politiques. Les opposants aux réformes en cours laissent croire que rien ne se fait et amplifie la perte de confiance, a-t-il poursuivi pour montrer l’utilité de ce cadre d’échanges qui vise à restaurer la confiance publique.
Impatience
Les grandes réformes annoncées par le gouvernement sont mises en œuvre sans tambour ni trompette. Plusieurs chantiers sont également ouverts sur plusieurs plans (institutionnel, économique, etc.). Les plaintes des Béninois semblent s’amplifier laissant place parfois au désespoir ou à la désillusion.
Séverin Quenum, garde des sceaux, ministre de la Justice, rassure de la mise en œuvre effective du Programme d’action du gouvernement. Selon lui, « Toutes les actions avec des échéances sont quasiment en train d’être posées », ajoutant que les réformes suscitent des remous. Reconnaissant que lesdites actions ne sont pas très visibles, il rassure qu’elles le seront de plus en plus.
Les ministres de la Justice et de la Législation Séverin Quenum, celui du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, leur collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso et celui de la Santé, Benjamin Hounkpatin, sans langue de bois, ont développé en quoi les cadres peuvent continuer à croire en le gouvernement. Les échanges qui ont tourné autour du thème « Le gouvernement de la rupture, un gouvernement de confiance ou de défiance ? » ont favorisé une meilleure compréhension des actions du gouvernement de même que ses options.
Les ministres ont eu l’opportunité d’expliquer en quoi le peuple, notamment la classe politique et les cadres ont encore de bonnes raisons de croire au gouvernement et d’espérer que le pays est sur la bonne voie.
Les quatre ministres du gouvernement ont entretenu l’assistance sur les chantiers en cours, en lien avec trois axes majeurs. Les réformes institutionnelles et politiques avec comme contenu de discussion, le processus d’amendement de la Constitution et le revirement jurisprudentiel au sujet du retrait du droit de grève ont été évoqués pour le premier axe. Le deuxième axe a porté sur les réformes économiques et l’assainissement des finances publiques. Il a été abordé à ce propos la lutte contre la corruption et les indicateurs de performances économiques, l’amélioration de l’environnement des affaires, la transformation structurelle de l’économie et les perspectives en matière de performances économiques. Enfin, le troisième axe a abordé la question de l’emploi des jeunes et la protection sociale.
Une illustration de ce qu'est l'érosion côtière[/caption]L’Assemblée nationale a autorisé, ce lundi 30 juillet, la ratification par le président de la République, de deux accords internationaux de crédit, d’un montant total de 19,085 milliards F Cfa destinés notamment à la mise en place de dispositifs de protection des côtes contre l’érosion au Bénin.
La lutte contre l’avancée de la mer au Bénin bénéficie de deux importants financements internationaux. Le premier, d’un montant de 2,585 milliards F Cfa a été signé le 19 avril 2018 entre la République du Bénin et le Fonds nordique de développement (Ndf) dans le cadre du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Resip) et le second est d’un montant de 16,5 milliards F Cfa. Ce dernier a été signé à Washington le 21 avril 2018 entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) dans le cadre du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Resip).
L’autorisation des deux accords de financement a été accordée à l’unanimité des députés présents ou représentés à la faveur de la séance plénière de ce lundi 30 juillet tenue en session extraordinaire sollicitée par le gouvernement pour l’examen de trois dossiers dont les deux projets de loi portant autorisation de ratification.
Les deux accords visent à améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques partagés y compris le changement climatique, affectant les communautés des zones côtières du Bénin. De façon spécifique, ils permettront de renforcer le cadre institutionnel et réglementaire de gestion du littoral au Bénin ; de mettre en place des dispositifs de protection des côtes contre l’érosion côtière ; de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines ; d’assurer une gestion durable et transfrontalière des écosystèmes transfrontaliers et de renforcer la résilience des populations du littoral béninois aux inondations. Ce projet Waca-Bénin financé par la Banque mondiale s’inscrit par ailleurs dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’investissement multisectoriel du Bénin en parfaite harmonie avec le Programme d’action du gouvernement (Pag), axes stratégiques n°6 et 7 du 3e pilier visant l’amélioration des conditions de vie des populations. Il sera exécuté dans les communes de Grand-Popo, de Ouidah, d’Abomey-Calavi, de Cotonou, et de Sèmè-Podji dans les zones littorales, informe la commission chargée des Finances et des Echanges qui a présenté les deux dossiers en plénière.
Pour le ministre chargé du Cadre de vie, Didier Tonato, avec ces deux accords de financement d’un montant de 19,085 milliards F Cfa, le gouvernement boucle définitivement la mobilisation des ressources nécessaires pour protéger les 125 km des côtes béninoises. D’ici deux ans, le phénomène des avancées de la mer sera un vieux souvenir avec la mise en place des projets prévus par les deux accords qui viendront renforcer les travaux en cours au niveau de Cotonou Est, d’Avlékété et de Djègbadji à Ouidah. Lesquels travaux ont déjà généré au moins 8000 emplois directs, souligne le ministre qui trouve que l’approche sous-régionale dans laquelle s’est engagé le Bénin avec les autres pays membres du Waca, constitue la meilleure solution pour l’efficacité de la lutte contre l’érosion côtière au Bénin. Une mesure fortement applaudie par les députés, toutes tendances politiques confondues, qui ont autorisé le chef de l’Etat à ratifier les deux accords de crédits.

Un nouveau groupe parlementaire a été créé à la faveur de la séance plénière de ce lundi 30 juillet à l’Assemblée nationale. Il est dénommé « Le Peuple debout » et composé des députés Justin Adjovi, Léon Basile Ahossi, Jean-Marie Alagbé, René Bagoudou, Simplice Dossou Codjo, Moukaram Koussonda Amadou Issifou, Guy Mitokpè et Nouréinou Atchadé.
En dehors de l’honorable Moukaram Koussonda, les huit autres étaient tous membres du groupe parlementaire « La Voix du peuple » présidé par Issa Salifou alias Saley. Ce dernier se retrouve désormais seul et sans groupe parlementaire puisqu’il faut neuf députés au moins pour disposer d’un groupe parlementaire. La cassure de ce groupe parlementaire était prévisible depuis le 5 juillet dernier, que le président Issa Salifou a donné sa caution à la proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990 pendant que ses huit autres collègues rejetaient l’initiative parlementaire. D’aucuns voyaient déjà que les jours du groupe « La Voix du peuple » qui s’est montré instable depuis sa création en mai 2017, étaient comptés. Cette instabilité entretenue par certains membres du groupe parlementaire du fait de leurs intérêts « personnels et inavoués » a été stigmatisée et dénoncée dans la déclaration de constitution du nouveau groupe parlementaire lue à la tribune de l’hémicycle par Justin Adjovi. Selon ce dernier, « Le Peuple debout » est né pour mettre fin à cette instabilité. Le nouveau groupe se réclame toujours de la minorité parlementaire, c’est-à-dire de l’Opposition. Il s’est fixé les mêmes engagements que ceux à la création du groupe « La Voix du peuple » désormais dissout. Les signataires de la déclaration du nouveau groupe parlementaire entendent poursuivre inlassablement la défense des valeurs de liberté, de respect de l’Etat de droit et de solidarité. Ils s’engagent à « œuvrer pour le triomphe des idéaux de la démocratie, de la justice sociale et de la paix afin de redonner confiance aux Béninois et rallumer la flamme de l’espoir pour un lendemain meilleur ».
Th. C. N.
Améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques partagés[/caption]Les députés ont adopté, ce lundi 30 juillet, la loi n°2018-26 portant autorisation d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil. Le texte est composé de 12 articles et est une initiative du député Gérard Gbénonchi et treize autres. Il vise à permettre de capitaliser les acquis du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), à offrir la possibilité à des milliers de Béninois dépourvus d’actes de naissance à en disposer et au Bénin d’avoir un état civil actualisé. En d’autres termes, la loi adoptée hier entend déroger aux procédures de délivrance d’acte de naissance et permettre aux personnes déclarées n’ayant pas d’acte de naissance et qui sont enrôlées sur témoignages ou sur la base de la carte Lépi lors du Recensement électoral national approfondi (Rena) ou du Ravip à être prises en compte.
Au niveau de chaque commune, la personne responsable de l’enregistrement à titre dérogatoire sur les registres de naissance est le maire ou son adjoint dûment désigné et le chef d’arrondissement au niveau de l’arrondissement. Aux termes de l’article 4, l’enregistrement à titre dérogatoire est demandé après certification de l’état nominatif des personnes concernées sur réquisition du procureur de la République, lequel est saisi par le ministre de la Justice.
La liste nominative des bénéficiaires est établie à partir des données recueillies lors du Ravip. Elle est certifiée par l’Agence nationale de traitement (Ant). La réquisition est adressée à l’officier d’état civil aux fins d’une prise en compte de la liste des personnes concernées dans son ressort territorial. Les parquets et les centres d’état civil et l’Ant seront appuyés par le comité technique de pilotage des opérations qui n’est rien d’autre que celui ayant piloté le Ravip, précise le texte. Après l’établissement des actes de naissance, il sera procédé à une opération de délivrance sans frais des volets n°1 aux personnes concernées. Le retrait du volet n°1 se fait au niveau des centres d’état civil. Cette opération se déroule dans la transparence. La délivrance se fait sous la responsabilité des maires et chefs d’arrondissement. Le refus de délivrer le volet n°1 tout comme sa délivrance contre paiement d’une somme d’argent est une faute professionnelle grave engageant la responsabilité personnelle de l’officier de l’état civil dépositaire, note l’article 10 de la loi adoptée à l’unanimité des députés présents ou représentés, en présence du garde des sceaux, Me Séverin Quenum.
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé/Plateau