La Nation Bénin...
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Améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques partagés[/caption]Les députés ont adopté, ce lundi 30 juillet, la loi n°2018-26 portant autorisation d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil. Le texte est composé de 12 articles et est une initiative du député Gérard Gbénonchi et treize autres. Il vise à permettre de capitaliser les acquis du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), à offrir la possibilité à des milliers de Béninois dépourvus d’actes de naissance à en disposer et au Bénin d’avoir un état civil actualisé. En d’autres termes, la loi adoptée hier entend déroger aux procédures de délivrance d’acte de naissance et permettre aux personnes déclarées n’ayant pas d’acte de naissance et qui sont enrôlées sur témoignages ou sur la base de la carte Lépi lors du Recensement électoral national approfondi (Rena) ou du Ravip à être prises en compte.
Au niveau de chaque commune, la personne responsable de l’enregistrement à titre dérogatoire sur les registres de naissance est le maire ou son adjoint dûment désigné et le chef d’arrondissement au niveau de l’arrondissement. Aux termes de l’article 4, l’enregistrement à titre dérogatoire est demandé après certification de l’état nominatif des personnes concernées sur réquisition du procureur de la République, lequel est saisi par le ministre de la Justice.
La liste nominative des bénéficiaires est établie à partir des données recueillies lors du Ravip. Elle est certifiée par l’Agence nationale de traitement (Ant). La réquisition est adressée à l’officier d’état civil aux fins d’une prise en compte de la liste des personnes concernées dans son ressort territorial. Les parquets et les centres d’état civil et l’Ant seront appuyés par le comité technique de pilotage des opérations qui n’est rien d’autre que celui ayant piloté le Ravip, précise le texte. Après l’établissement des actes de naissance, il sera procédé à une opération de délivrance sans frais des volets n°1 aux personnes concernées. Le retrait du volet n°1 se fait au niveau des centres d’état civil. Cette opération se déroule dans la transparence. La délivrance se fait sous la responsabilité des maires et chefs d’arrondissement. Le refus de délivrer le volet n°1 tout comme sa délivrance contre paiement d’une somme d’argent est une faute professionnelle grave engageant la responsabilité personnelle de l’officier de l’état civil dépositaire, note l’article 10 de la loi adoptée à l’unanimité des députés présents ou représentés, en présence du garde des sceaux, Me Séverin Quenum.
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé/Plateau
Les Ecureuils U-20[/caption]Les Ecureuils juniors ont achevé par une victoire (1-0) sur Smart City du Nigeria, samedi 28 juillet dernier au stade René Pleven d’Akpakpa, les préparatifs du dernier tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations U-20.
Le but de Samson Akinyoola à la 70e minute a permis aux jeunes Ecureuils de parachever cette préparation avec sérénité avant l’expédition ghanéenne. Trois bons résultats qui rassurent le staff technique avant le départ de la délégation. Après avoir battu (2-0) l’As Togo Port à Lomé, club du championnat d’élite togolais en route pour la ligue des champions de la Caf, ils ont réussi à accrocher l’équipe du Smart City du Nigeria, (2- 2) à Suru Léré stadium à Lagos au Nigeria avant de le battre à Cotonou (1-0). Une série de bonnes performances sur lesquelles les juniors béninois vont quitter Cotonou pour aller disputer le dernier billet de la phase finale U-20.
Valère Houandjinou rassure quant à la bonne forme de ses poulains avant la rencontre du samedi prochain en match aller au Ghana. Faut-il le rappeler, l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Burkina Faso, le Nigeria, le Burundi et le Mali ont déjà validé leur ticket pour la phase finale de cette compétition qui aura lieu au Niger en 2019.
Mathurin de Chacus[/caption]Après le dépôt des dossiers de candidature en vue du prochain congrès de la Fédération béninoise de football, vendredi 27 juillet dernier à Porto-Novo, deux listes devront s’opposer lors du Congrès électif prévu pour le 25 août prochain. Surprise, le président sortant Anjorin Moucharaf ne sera pas candidat à sa proche succession.
L’appel à candidatures lancé dans le cadre de la prochaine assemblée générale élective à la Fédération béninoise de football (Fbf) est arrivé à échéance, vendredi 27 juillet dernier. Deux listes devront s’affronter lors du congrès électif du 25 août prochain. L’opérateur économique Mathurin de Chacus sera le porte-flambeau de la liste « Bénin Football Nouveau départ » tandis que Bruno Didavi va conduire la liste dénommée « Nouvel élan ».
Il est annoncé sur liste du président des Dragons de l’Ouémé, Mathurin de Chacus, les vice-présidents Francis Gbian, Magloire Oké, Pamphile Zomahoun, Guy-Marie d’Almeida, Pédro Ayéma, Firmin Akplogan, William Fangbédji, Valère Glèlè. Radji Soumanou, Imorou Bouraïma, Wahab Adam Chabi, Innocent Attindéhou, Laurent Gnassounou, Adrien Hounadjinou, Saka Oussou, Bako Abdoulaye, Bocovè Marcellin et Floriane Afoutou (seule femme du comité).
Le président d’Avrankou Omnisports et ancien président de la Fédération béninoise de football Augustin Ahouanvoébla est sur la liste « Nouvel élan » comme premier vice-président suivi de César Agbossaga, Sylvain Lawson, Casimir Sossou Sabi Oly Sekefou Bio, Clément Adéchian, Abou Moussa Abdoulaye, Cocou Richard Hugues Donou. Aussi, Ernest Agbevo, Ibrahim Olatoundji Bello, Euloge Egbenakpon Adda, Rafiatou Sitou, Symphorien Semadegbe Affo, N'dah François Tempa, Auguste Stephane Zossoungbo, Ramanou Ganiou et Hyppolite Hazoumè.
Le président sortant Anjorin Moucharafou est forclos. Après le dépôt de candidatures, les regards sont désormais tournés vers la publication officielle des listes définitives de candidature par la commission électorale dirigée par Casimir Kanakin, annoncée pour le 11 août prochain. Il faut signaler qu’il est prévu en marge de ce congrès un débat contradictoire sur la télévision nationale entre les différentes têtes de liste.
Laura Flessel reçu en audience par Aurélien Agbénonci[/caption]En marge de sa visite au Bénin dans le cadre du projet Inclusion par le sport, la ministre des Sports de la République française, Laura Flessel, a été reçue en audience, jeudi 27 juillet dernier, par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. C’était l’occasion pour les deux personnalités d’échanger sur la coopération entre les deux pays. Selon elle, le sport fait partie des éléments de la diplomatie. « Qui parle de sport parle de diplomatie et de brassage entre les peuples », a-t-elle déclaré.
Elle se dit ravie d’avoir discuté avec son homologue béninois chargé de la Coopération et a exprimé son envie de travailler avec lui sur différents projets. Elle a fait le vœu de ne ménager aucun effort pour revenir au Bénin lorsque l’occasion se représentera.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, se réjouit de la visite de cette personnalité à son cabinet. Selon lui, la diplomatie n’est pas seulement une affaire de diplomates. Pour lui, la diplomatie implique non seulement le sport mais aussi la culture. « Nous avons opté pour le rayonnement du Bénin par le sport et par la culture », a-t-il poursuivi. Car le gouvernement béninois a fait l’option d’associer tout ce qui peut contribuer à l’épanouissement de l’homme, à savoir le sport et la culture associés à la diplomatie, a ajouté le ministre. « Le sport est un secteur dans lequel nous allons consolider nos relations avec la France », a-t-il conclu.
Société 30 juil. 2018
Oswald Homéky et Laura Flessel[/caption]En visite au Bénin, la ministre française des Sports, Laura Flessel, s’est entretenue, vendredi 27 juillet dernier, avec son homologue béninois, Oswald Homéky au cabinet de ce dernier Cotonou. C’était l’occasion pour les deux personnalités de discuter de la coopération sectorielle entre les deux pays ainsi que de l’inclusion par le sport et de la pratique du sport par les femmes.
La ministre des Sports de la République française, Laura Flessel, a été reçue, vendredi 27 juillet par son homologue béninois Oswald Homéky, ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports. Laura Flessel s’est dite satisfaite des échanges avec son homologue du Bénin, après un tête-à-tête au cabinet du ministre à Cotonou. Selon elle, il s’est agi surtout de l’inclusion par le sport et du développement du sport. Elle pense qu’il faut promouvoir les valeurs égalitaires entre les hommes à travers le sport.
Après le lancement d’un match de handi-basket à l’Unafrica, l’hôte française a eu une rencontre d’échanges avec des athlètes béninois à l’Institut français et a assisté à un match de rugby féminin.
Le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, a exprimé sa joie d’avoir échangé avec son homologue français sur les projets phares du gouvernement en matière de sport et a sollicité l’expertise française pour un meilleur aboutissement de ses programmes. « Nous avons parlé de sport, de la formation et surtout de l’inclusion par le sport et de la pratique du sport par les femmes », a-t-il déclaré. Pour Oswald Homéky, c’est un nouveau départ qui vient d’être amorcé dans le cadre de la coopération sectorielle en sport entre la France et le Bénin?
Valeur Albinos Fc vainqueur (4-2) de Leader Fc
La ministre française Laura Flessel a pris part, samedi 28 juillet dernier sur les installations sportives de l’Université d’Abomey-Calavi à une activité de l’Ong « Valeurs Albinos » autour d’un match de solidarité et d'une course de relai entre les albinos. Le match s’est soldé par la victoire de Valeur Albinos Football club (4-2) sur Leader Football club.
Pour Pamela Capo-Chichi, présidente de l’Ong Valeur Albinos, cette rencontre de football a permis à ses hôtes de voir le travail abattu pour combattre la discrimination faite aux personnes souffrant de l’albinisme. Nanténin Kéita, athlète française, championne du monde du 400 m malvoyant en 2006, médaille de bronze sur 400 m aux Jeux paralympiques d'été de 2008 s’est réjouie du brassage entre les albinos et les autres joueurs. Elle invite tous les acteurs du sport et les autorités à faciliter l’inclusion par le sport au Bénin et dans le monde.
La visite du ministre de l'Industrie et du Commerce à la Sobébra[/caption]Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, était vendredi 27 juillet dernier l’hôte des responsables de la Société béninoise de brasserie (Sobébra). Il a été accueilli et conduit dans les usines de la société par son directeur général, Yves Ménager.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, a, depuis sa prise de fonction, entrepris une série de visites dans les organismes sous tutelle et dans les unités de production privées. Le gouvernement tient à créer de bonnes conditions aux promoteurs d’entreprises et sociétés du secteur privé génératrices de revenus nécessaires au développement économique de notre pays, selon Serge Ahissou.
Vendredi 27 juillet dernier, ce dernier était dans les locaux de la Société béninoise de brasserie (Sobébra) où il a visité les usines sous la conduite du directeur général, Yves Ménager.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, a expliqué que sa visite vise à s’enquérir des conditions de fonctionnement de la Sobébra, de ses usines et surtout des difficultés et afin de voir les solutions éventuelles qui pourraient être trouvées pour permettre un bon déroulement des activités de la société.
Yves Ménager rappelle que depuis vingt-six ans que la Sobébra s’est installée, elle a toujours gardé de bonnes relations avec les gouvernements successifs.
Il a expliqué que la proximité avec le Nigeria crée une concurrence avec les produits de la société, le marché local étant envahi par les boissons bon marché venues du Nigeria.
Le directeur général de la Sobébra se réjouit de ce qu’à chaque fois, les gouvernements réagissent positivement pour maîtriser la contrebande. Il affirme que la société s’engage à fournir des produits de qualité et à moindre coût.
La Sobébra installée à Cotonou, route de Porto-Novo, est le fruit d’un long processus qui a commencé en 1960 et qui est passé par une période de privatisation, avant qu’en 1992, il soit repris par le groupe Castel Brasserie Glacière International (Castel – BGI) qui en est le plus gros actionnaire. Il est des plus importantes sociétés dans le secteur agroalimentaire au Bénin.
La Sobébra fabrique et commercialise des boissons gazeuses, des bières, de l’eau minérale, et des boissons maltées et énergisantes. La société dispose de plusieurs usines notamment à Possotomè, Parakou et Cotonou. Elle met en place tout une organisation pour garantir des produits de qualité et tient surtout à la satisfaction de ses clients dans une bonne ambiance de collaboration, mais aussi à l’hygiène, à la qualité du personnel au profit duquel des formations sont assurées.
La bière La Béninoise, produit de la Sobébra, a obtenu tout récemment le prix d’or au concours international «Monde sélection», un prix qui fait d’elle l’une des meilleures bières au monde.
La Sobébra s’investit dans les œuvres sociales et ainsi que dans le mécénat. Elle sponsorise par exemple la Fédération béninoise de cyclisme, en finançant toutes ses participations aux différents tours cyclistes continentaux. De même, elle lui fournit du matériel adéquat pour permettre aux coureurs béninois d’être performants.
Economie 30 juil. 2018
Le président de l'Ordre des Experts comptables et comptables agréés, Cosme Goundété, (3e position de la gauche vers la droite) appréciant le logiciel lors du lancement[/caption]Le cabinet d’audit Elyôn a procédé, vendredi 27 juillet dernier à Cotonou, au lancement du logiciel « Beca Suite ». Fruit de la collaboration entre le cabinet d’audit Elyôn et Cti Canada, c’est une innovation pour des solutions adaptées aux besoins des entreprises en matière de gestion.
Une solution facile et efficace s’offre aux entreprises quant à leurs besoins en gestion. Un progiciel multifonction est à leur disposition pour leur permettre de faire face aux problèmes relevant des autres secteurs de la vie des entreprises, outre la gestion comptable et financière. Il s’agit de « Beca Suite » mis au point par le cabinet d’audit Elyôn et Cti Canada.
Présentant le progiciel « Beca Suite », Mohamet Koumakpaï, responsable technique au cabinet Elyôn, fait savoir qu’il est un outil moderne de gestion intégrée de l’entreprise conçu par des experts comptables et des ingénieurs informaticiens. Il est composé de cinq modules que sont la comptabilité, la paie et les ressources humaines, la fiscalité, le commercial et la gestion des projets et programmes financés par les Ptf. La vocation de « Beca Suite » est de traiter les différents pôles d’une entreprise. « C’est une solution logicielle visant à unifier le système d’information d’une entreprise en intégrant les différentes composantes fonctionnelles autour notamment d’une base de données unique», explique le responsable technique. Il fonctionne dans un environnement multiposte avec la possibilité de travailler simultanément sur plusieurs exercices ou années.
Pour le directeur général du cabinet Elyôn, Eustache Gustave Gbèhinto, la mise en œuvre de la réforme du Syscohada révisé nécessite non seulement la disponibilité des ouvrages mais aussi des logiciels. C’est pour répondre à cet impératif, laisse-t-il entendre, que sa structure a adopté une démarche d’anticipation en concevant le progiciel «Beca Suite ». Le cabinet Elyôn, précise-t-il, n’a pas fait cavalier seul sur ce projet. « Beca Suite est né de la collaboration entre le cabinet Elyôn et Cti Canada », révèle-t-il, précisant que le projet a démarré depuis 2014. Quant au nom Beca, il fait savoir qu’il est l’association des premières syllabes du Bénin et du Canada pour signifier que le progiciel est une œuvre commune de deux structures provenant de ces deux pays.
Cosme Goundété, président de l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin, et maître de stage du directeur général du cabinet Elyôn, se réjouit de l’avènement de cet outil. Cela tient au fait que le Syscohada révisé n’est pas simple mais très compliqué. A l’en croire, cette difficulté n’en est plus une avec l’avènement de « Beca Suite » qui facilite la vie des entreprises. Dès lors, il le recommande aux 160 experts comptables du Bénin et à toutes les entreprises.
51 écoliers de l’Epp d’Agondozoun ont désormais une identité grâce à WeWorld[/caption]51 écoliers de l’école primaire publique d’Agondonzoun à Akpro-Missérété dépourvus d’actes de naissance mais inscrits dans le registre d’état civil de l’arrondissement ou de la mairie, sont désormais en possession de leurs précieux sésames. Ce n’est qu’une partie d’un total de 658 jugements prévus pour être distribués cette année, par l’Ong italienne WeWorld à travers son projet « Apprendre II » couvrant sept communes de l’Ouémé et du Plateau.
L’Ong italienne WeWorld donne une nouvelle fois la preuve de sa noble vision de promotion des droits des enfants. Cet engagement a été traduit par la remise d’actes de naissance à 51 écoliers de l’école primaire publique d’Agondonzoun dans la commune d’Akpro-Missérété dépourvus de ce précieux sésame mais pourtant inscrits dans les registres d’état civil de l’arrondissement ou de la mairie. Cette action sort ces écoliers de l’anonymat et des griffes de l’abandon scolaire qui les guette lors de l’établissement de leurs dossiers de candidature pour le Certificat d’études primaires (Cep) sanctionnant la fin de leur cursus primaire. Plus de souci désormais à se faire pour ces enfants et leurs parents en possession déjà et contre zéro franc Cfa des actes de naissance de leur progéniture. Ils doivent ce salut au projet « Apprendre» phase II qui fait de la situation des écoliers sans jugement une priorité depuis 2017 dans les départements de l’Ouémé et du Plateau, précisément dans dix villages de sept communes à savoir Pobè, Avrankou, Ifangni, Saketé, Kétou, Adja-Ouèrè et Akpro-Missérété.
Ce choix de l’Ong WeWorld s’insère dans sa vision de contribuer à garantir l’accès aux droits fondamentaux des enfants des communautés rurales cibles du projet. Il découle du constat que le droit à l’identité est le premier droit auquel l’enfant est sujet dès sa naissance. Ce qui se traduit par son enregistrement au registre d’état civil en vue de la délivrance future de son acte de naissance qui fait de lui un citoyen à part entière. Mais ce droit n’est pas bien cerné par les populations qui négligent l’acte de naissance de leurs enfants et ne les retirent pas. C’est tout le sens du combat de l’Ong WeWorld qui, depuis 2014, s’évertue à aider les enfants et les familles concernés dans le domaine de l’état civil, a expliqué Emilia Vavassori, représentante pays de l’Ong italienne. L’opération s’est davantage accentuée depuis la mise en œuvre de la phase II du projet « Apprendre» qui court de 2017 à 2020 dans l’Ouémé et le Plateau.
Vingt jours de délai
Au total, 658 enfants sans acte de naissance ont été recensés cette année. WeWorld est en train de remettre ces jugements au fur et à mesure sur le terrain, explique Emilia Vavassori. Les 51 écoliers concernés de l’Epp d’Agondozoun ont d’ailleurs pris les leurs, mercredi 24 juillet dernier, en présence des responsables de l’école, des parents et la communauté du village. Deux copies d’extrait de naissance avec la souche ont été remises. Une copie est donnée au directeur de l’école et la seconde aux parents en plus de la souche, pièce indispensable lors de l’établissement de la carte d’identité ou du passeport. La cérémonie a été organisée dans cette école en marge de la journée de restitution du « Parcours d’éducation aux droits » initiée par l’Ong avec des activités théoriques, pratiques et récréatives. L’occasion de cette cérémonie a permis à la représentante pays de WeWorld d’insister auprès de la communauté d’Agondozoun sur l’importance de l’acte de naissance.
Emilia Vavassori conseille les parents à faire tôt la démarche après la naissance des enfants pour aller retirer leur jugement. Car, après les vingt premiers jours de la naissance de l’enfant, c’est très compliqué d’obtenir cette pièce. Elle invite surtout le père de l’enfant à prendre ses responsabilités pour aller chercher ce précieux sésame dans l’arrondissement ou à la mairie. Cette initiative de l’Ong italienne a été fortement saluée par le directeur de l’école d’Agondozoun, Pierre Dansou. « C’est un sentiment de joie qui m’anime parce que c’est difficile pour les directeurs d’école lorsqu’ils constatent que les enfants se retrouvent sans acte au Cm2 pour aller au Cep », souligne-t-il pour souligner la pertinence du combat de WeWorld. Il sensibilise les parents à faire la formalité de retrait du jugement de leurs enfants aussitôt après la naissance de ces derniers. Une exhortation qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, assurent le chef village d’Agondozoun, Jules Métoèvi, et le représentant des parents des enfants bénéficiaires, Fessomon Vikponkindji. Ils promettent tous deux d’être des ambassadeurs pour le retrait dans le délai légal des jugements des enfants.
La bonne gouvernance de la cité nécessite de nouvelles règles[/caption]Les responsables du bureau politique de l’Union fait la Nation (Un) ont organisé, samedi 28 juillet dernier à Bohicon, une séance de reddition de comptes avec les élus locaux venus de tous les départements du pays. Il s’agit de se mettre au même niveau d’information en ce qui concerne les nouvelles dispositions que portent les réformes politiques en cours.
« Les élus de l’Union fait la Nation face aux enjeux des réformes du système partisan et du code électoral », c’est le thème de la séance de reddition de comptes qui a réuni, samedi dernier à Bohicon, les responsables du bureau politique de l’Union fait la Nation (Un) et les élus locaux venus de tous les départements du pays. Lazare Sèhouéto, Idji Kolawolé et autres ténors de l’Un ont partagé avec les élus quelques nouveautés relatives au Code électoral et à la nouvelle Charte des partis politiques.
Les élus présents ont eu droit à des exposés sur les exigences actuelles de la bonne gouvernance politique qui nécessitent aussi de nouvelles règles dans la cité. Le député Louis Vlavonou a rappelé quelques-unes des nouvelles dispositions de la nouvelle Charte des partis politiques qui réorganise le paysage politique pour avoir de véritables partis politiques au Bénin. Quant à la proposition du nouveau Code électoral actuellement en débat à l’Assemblée nationale, le député de l’Union fait la Nation a fait cas des nouveautés comme la proposition de suppression du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), la réforme au niveau de la Commission électorale nationale autonome (Céna) dont le nombre des membres passera désormais de 5 à 9 pour un mandat de six ans au lieu de sept actuellement en cours. En somme, c’est un nouveau départ qui permettra de mettre le cap sur le renforcement des acquis et la prospection d’une nouvelle orientation pour une économie plus solide et florissante.
A l’ouverture de la rencontre, le député Antoine Idji Kolawolé a salué la vision du chef de l’Etat, le président Patrice Talon qui a vu juste en proposant pour ces réformes des regroupements des forces politiques afin de permettre aux partis politiques de jouer enfin leur réel rôle sur le terrain politique. La réforme du cadre partisan était, note-t-il, inévitable à la vitalité et à l’évolution du système démocratique vieux déjà de plusieurs décennies.
Venus des quatre coins du pays, les militants ont ofifcialisé leur position[/caption]Le parti Résoatao présidé par le député Mohamed Taofick Hinnouho alias Atao actuellement en détention préventive à la prison civile de Cotonou, soutient désormais les actions du chef de l’Etat, Patrice Talon. C’est la principale décision issue du congrès ordinaire de la formation politique tenue, samedi 28 juillet dernier, au siège national du parti à Porto-Novo, autour du thème « Nouvelle métamorphose, nouvelle ambition ».
Les assises ont permis aux militantes et militants venus des quatre coins du Bénin d’officialiser l’appartenance du parti à la mouvance présidentielle. Une position qui ne devrait pas surprendre. D’autant que le président Atao Hinnouho avait donné le signal en remettant, depuis son geôle, une procuration à un de ses collègues, membre du Bloc de la majorité présidentielle (Bmp) pour donner sa caution à la proposition d’amendement constitutionnel examinée, le 5 juillet dernier par l’Assemblée nationale. Beaucoup avaient déjà compris, à travers l’expression de ce vote, que l’eau avait coulé sous le pont et que le député Mohamed Taofick Hinnouho rejoignait le Bmp dont il avait claqué la porte pour rejoindre la minorité parlementaire, c’est-à-dire l’opposition depuis 2017. C’était au lendemain du rejet de la prise en considération du projet de révision de la Constitution initié par le chef de l’Etat et contre lequel il a voté.
La décision d’allégeance du parti au chef de l’Etat prise par le congrès ordinaire vient donc consolider les bases de la nouvelle alliance entre le Résoatao et la mouvance présidentielle qui convolent désormais en justes noces. « La langue et les dents cohabitent et peuvent par moments ne pas se comprendre. C’est cela qu’il y a eu. Nous demeurons dans la mouvance présidentielle. Nous avons compris la leçon ; quand ce ne serait pas bon, on va discuter et proposer des voies de solutions au président Patrice Talon », ont laissé attendre des responsables du parti.
Pour le représentant de Mohamed Taofick Hinnouho, le parti Résoatao milite pour un modèle social et démocrate, celui de dire ce qui est vrai, utile et juste, faire ce qui est attendu par le peuple. Et cela même si « les modes et les rapports de forces conjoncturels appellent à d’autres slogans, d’autres illusions ou d’autres chimères », précise Félix Tohoyessou.
Il sera appuyé par le représentant des jeunes du parti, Ambroise Padonou qui salue la jeunesse d’âge du président Mohamed Taofick Hinnouho, laquelle leur imprime plus de tonus et de démontrer que la formation politique est capable d’être une force de propositions et d’actions.
Le congrès ordinaire a permis de prendre plusieurs autres décisions dont la création d’un Haut conseil des sages, le renouvellement de tous les organes du parti sur la base du principe de la Gestion axée sur les résultats, le renouvellement du bureau exécutif national composé de trente-et-un membres avec à sa tête le député Atao Hinnouho.
Actualités 30 juil. 2018