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Nouvelles

Formation en administration locale: La rentrée académique 2018-2020 lancée avec 105 apprenants
[caption id="attachment_30127" align="alignnone" width="1024"]le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli[/caption]

Le Centre de formation pour l’administration locale (CeFal) a démarré ses activités pour le compte de la rentrée académique 2018-2020, mardi 24 juillet 2018, à Abomey-Calavi. Au total, cent cinq apprenants venus de plusieurs communes du Bénin participent à cette formation diplômante en vue de rendre performante l’administration locale. Au lancement des activités, mardi 24 juillet dernier, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, a rappelé que l’administration est le bras armé du gouvernement.

Le Centre de formation pour l’administration locale a démarré la rentrée académique 2018-2020 avec cent cinq apprenants au total. Soixante apprenants proviennent de vingt-six communes pour le compte de la première promotion du Cycle C et quarante-cinq proviennent de vingt-deux communes pour la troisième promotion du Cycle B. Tous des agents exerçant dans l’administration communale ou municipale, titulaires du Baccalauréat pour le Cycle C et du Bepc pour le cycle B, sont recrutés pour suivre cette formation diplômante au titre de l’année 2018 -2020. Pendant deux ans, ils vont être outillés dans quatre domaines à savoir l’administration générale et territoriale (Agt), les finances et fiscalités locales (Ffl),  la planification du développement local (Pld) et la maîtrise d’ouvrages communale (Moc). Ils constituent ainsi des apprenants de la première promotion du cycle C et de la troisième promotion du cycle B du Centre de formation pour l’administration locale (CeFal).

Le directeur du CeFal, Christian Kouthon, s’est réjoui de cet évènement qui, selon lui, consacre le démarrage des activités  des deux promotions (Cycles B et C). Il espère à travers ce renforcement des capacités impacter durablement et positivement les performances des administrations communales et municipales du Bénin, et partant, améliorer la gouvernance locale et le degré de satisfaction des populations béninoises.
Quant à lui, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, a noté que cette rentrée solennelle n’est pas anodine. Dans ses explications, il souligne qu’elle reflète la volonté ferme du gouvernement d’appuyer la mise en œuvre de la nouvelle  vision du CeFal qui projette d’ici 2031 d’être un centre de référence  pour la promotion de la gouvernance dans le secteur de la décentralisation par le renforcement des capacités des élus, agents  communaux, responsables d’Ong avec une vocation régionale. Il a profité de l’occasion pour demander aux apprenants de faire preuve d’assiduité, tout au long de la formation afin de renforcer leurs capacités. Toutes choses devant leur permettre d’impacter positivement et durablement les performances des structures dans lesquelles  ils exercent. Pour Barnabé Dassigli, l’administration est le bras armé du gouvernement et se déploie aussi bien  au niveau central que local. A cet effet, il a indiqué que les apprenants ont un rôle déterminant à jouer  dans la promotion de la bonne gouvernance  au niveau des communes. 
Il faut souligner que le CeFal a été créé par  décret n 2011 – 886 du 30 décembre 2011. Il est chargé, entre autres, d’assurer la formation professionnelle initiale et continue des agents des catégories B et C des collectivités territoriales.

Société 27 juil. 2018


3e comité d’orientation du Prepp: Assurer l’avenir de la jeunesse en milieu pastoral
[caption id="attachment_30126" align="alignnone" width="1024"]Le Présidium à l'ouverture de la 3ème session du PREPP[/caption]

Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, et son collègue chargé de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, ont procédé, mercredi 25 juillet dernier, à la clôture du 3e comité d’orientation du Programme régional d’éducation et de formation des populations pastorales en zones transfrontalières (Prepp) à Cotonou. Plusieurs décisions ont été prises pour la pérennisation des acquis afin de parvenir à une meilleure intégration sociale, politique et économique des populations pastorales des zones transfrontalières.

Après 72 heures de travaux, le 3e Comité d’orientation du Programme régional d’éducation et de formation des populations pastorales (Prepp) en zones transfrontalières (Prepp) s’est achevé, ce mercredi 25 juillet à Cotonou. 

Au terme des travaux, la directrice de la Coopération suisse, Valérie Liechti, s’est dite satisfaite des résultats perceptibles du programme régional d’éducation et de la formation des populations pastorales (Prepp) mis en œuvre pour soustraire les communautés pastorales de l’analphabétisme endémique. Convaincu que l’approche du Prepp va apporter des solutions aux problèmes de transhumance en contribuant à un meilleur accès à l’emploi pour les jeunes à travers le développement de leurs compétences professionnelles, elle a félicité la Cedeao et l’Uemoa pour leur implication. Pour elle, l’éducation et l’intégration restent des enjeux majeurs dans les zones transfrontalières. « L’éducation à la base et la formation professionnelle du groupe cible sont très importantes pour la Coopération suisse », a-t-elle déclaré.
Pour sa part, le commissaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Léopoldo Amado, a exprimé son satisfécit quant au bon déroulement de ces assises. Selon lui, la prise en charge de l’éducation et de la formation de ce groupe cible est essentielle pour parvenir à une transhumance apaisée. Pour lui, les démarches engagées par l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane (Apess) sont à saluer pour le règlement des conflits en milieu d’éleveurs pasteurs. Il souhaite que toutes les énergies soient mises en branle pour pérenniser les acquis du Prepp pour de meilleures perspectives pour la jeunesse en milieu d’éleveurs pasteurs. Selon le commissaire de la Cedeao, il faut satisfaire les droits et besoins éducatifs des populations pastorales en zones transfrontaliers afin de réduire la marginalisation sociale, politique et économique vécue par ces communautés. Le ministre de l’Enseignement secondaire technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, s’est réjoui de l’honneur fait au Bénin d’accueillir cette rencontre sous-régionale qui a connu la participation des autorités venues du Burkina Faso, du Bénin, du Togo, du Mali, du Tchad, du Niger et de la Mauritanie. Pour lui, l’objectif visé par le Prepp est en parfaite adéquation avec la volonté des gouvernements, de la Cedeao et de l’Uemoa. Pour lui, l’avenir des jeunes pasteurs est un défi pour les gouvernements. Le ministre Mahougnon Kakpo pense que l’heure est venue de prendre de façon expressive en charge l’éducation et la formation des éleveurs pasteurs largement exclus des systèmes éducatifs depuis des années.

 

Société 27 juil. 2018


Secteur agricole de l’Atacora-Donga et du Couffo-Mono: Enabel finance 30 projets dans 23 communes
[caption id="attachment_30125" align="alignnone" width="1024"]La Coopération belge et le gouvernement se donnent la main pour développer les filières agricoles à la base[/caption]

L’Agence belge de développement (Enabel) a remis, hier jeudi 26 juillet, des chèques de plus de 900 millions francs Cfa destinés au financement de 30 projets agricoles sélectionnés dans les départements de l’Atacora, de la Donga, du Couffo et du Mono. C’était au cours d’une cérémonie organisée à la préfecture de Lokossa, sous la houlette du ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui.

Enabel a franchi un autre pas de géant, hier, à travers la remise effective de chèques pour la réalisation des investissements communaux dans le secteur de l’agriculture.
Ce geste entrant dans le cadre de son Programme d’appui au développement des filières agricoles (Profi), en cours depuis janvier 2016, cet appui financier est estimé à neuf cent quatre millions vingt-six-mille quatre cent soixante-huit (904 026 468) francs Cfa. La mise à disposition du financement s’est traduite par la réception de chèques symboliques par les préfets, autorités de tutelle des vingt-trois communes bénéficiaires. Par département, le montant des chèques varie de quatre-vingt-seize millions cent treize mille trois cent vingt-quatre (96 113 324) francs Cfa, accordé à la Donga, à trois cent treize millions six cent quatre-vingt-dix-sept mille deux cent soixante (313 697 260), la subvention la plus élevée dans le Couffo.
Représentant une première tranche de 30% des financements à accorder aux communes, les montants visent à réaliser des investissements devant renforcer la compétitivité, l’attractivité et l’accès aux marchés des productions agricoles et produits transformés, selon le représentant résident de l’Enabel, Olivier Heck. De façon globale, souligne-t-il, le programme Profi à travers lequel le présent financement a été accordé soutient le développement des filières riz, anacarde et maraîchage. « Il profite à plus 7000 agriculteurs et leurs familles, 400 coopératives, 70 unions de coopératives et faîtières nationales », détaille le représentant résident de l’Enabel.
Saluant la partie belge pour son soutien financier aux communes retenues, à l’issue d’un processus concurrentiel, le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, souligne que cela s’inscrit dans la vision du gouvernement qui entend relever le défi agricole à la base. « Cet appui belge, insiste le ministre, est en adéquation avec le Programme d’action du gouvernement (Pag) qui veut faire du secteur agricole le véritable révélateur du Bénin et qui met un point d’honneur sur le financement du secteur agricole à travers les instruments que sont le Fonds national de développement agricole (Fnda) et le Fadec-agriculture ». Mais fort de ce que la réussite de cette vision est tributaire d’une meilleure prise de conscience des acteurs à la base, il les exhortera au bon usage et à la réalisation effective des investissements.
Porte-parole des maires bénéficiaires, Etienne Tognigban, président du conseil communal de Djakotomey, promet que les communes prendront davantage les dispositions pour une exploitation durable et optimale des investissements au profit des acteurs des chaînes de valeur ajoutée. Il appellera également ses pairs à bien collaborer avec le service d’ingénierie sociale pour l’élaboration et le respect des contrats d’exploitation des services offerts.
A sa suite, Catherine Gnarigo, promet au nom de ses pairs professionnels de l'agriculture non seulement de valoriser les acquis du projet mais aussi d’accroître leurs performances grâce au soutien financier. Témoin des bienfaits du Profi, elle prie pour la poursuite du programme. « Nous demandons à Enabel de ne pas suspendre son assistance surtout pour les activités de transformation », a-t-elle insisté.

Réalisations attendues

Dans l’atacora
-six aménagements hydro-agricoles sur 58ha
-une piste de 4,2km
-un magasin
-une boutique avec magasin
-un hangar maraîcher

Dans la Donga
-trois aménagements hydro-agricoles sur 16ha
-deux magasins

Dans le Mono
-six aménagements hydro-agricoles sur 72ha
-deux hangars de 24 places chacun

Dans le Couffo
-quatre aménagements hydro-agricoles sur 38ha
-trois pistes totalisant 14,2km

Société 27 juil. 2018


Renouvellement d’accord de siège: Plan international Bénin plus présent aux côtés de ses cibles
[caption id="attachment_30124" align="alignnone" width="1024"]Echange de documents entre Paul Zinsou Fagnon (à gauche), représentant résident par intérim de Plan Bénin et Hervé Djokpé (à droite), secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération[/caption]

Plan international Bénin a bénéficié, ce jeudi 26 juillet 2018, du renouvellement de son accord de siège. Les documents officialisant cet acte ont été signés par le représentant résident par intérim de l’organisation, Paul Zinsou Fagnon, et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé, dans les locaux dudit ministère.

Plan international Bénin (Pib) consolide ses actions en faveur des enfants. A travers le renouvellement de son accord de siège hier, l’organisation se positionne davantage comme un allié sûr de la promotion des droits des enfants et de l’égalité des filles. Elle s’engage à impacter le maximum d’enfants. 

« Désormais, 36.618 enfants parrainés dans différentes communautés de notre pays bénéficieront de nos projets et programmes ; ce qui représente un budget d’environ 8,8 milliards par an que Plan international Bénin investira pour impacter davantage les garçons et les filles les plus vulnérables de notre pays », souligne le représentant résident par intérim, Paul Zinsou Fagnon.
Le renouvellement de l’accord de siège est une chance pour les cibles de l’organisation, en ce sens que Plan international Bénin marquera davantage le terrain par ses actions de haute portée sociale. « Ce renouvellement de notre accord de siège au Bénin représente une opportunité pour les enfants et surtout les filles, cibles de nos interventions au Bénin », apprécie-t-il.
Active dans le pays depuis 24 ans, Pib marque sa présence par la mise en œuvre des projets multidimensionnels concourant au bien-être et à l’équilibre des enfants ainsi qu’à l’égalité des filles. Entre autres interventions qui confortent sa réputation au Bénin, l’éducation inclusive de qualité, le renforcement des capacités des jeunes et surtout des filles pour un travail décent, le développement de la petite enfance, la protection sensible au genre, la santé sexuelle de reproduction, notamment des adolescentes….
« Les actions de Plan international Bénin sont fort louables à cet égard en ce qu’elles viennent en appui aux efforts d’éradication de la pauvreté au Bénin notamment dans les zones rurales et les poches de vulnérabilité en milieu urbain à travers des projets d’assistance aux associations et groupements de femmes », se réjouit le gouvernement à travers le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé.
Le gouvernement se félicite également du programme de l’organisation visant à assurer une meilleure implication des chefs traditionnels à la sensibilisation en faveur de la scolarisation des enfants dans les couvents.
Autant d’actions qui concourent au renouvellement de son accord de siège. « C’est au regard de ces actions remarquables que le gouvernement a décidé de vous renouveler cet accord de siège pour vous permettre de bénéficier de divers avantages en termes d’exonération douanière de manière à faciliter vos interventions au Bénin », précise le secrétaire général du Maec.
Forte de son parcours, l’organisation entend œuvrer davantage pour écrire de belles pages en faveur de la cause des enfants. « Pour une organisation qui intervient au Bénin depuis bientôt 24 ans en collaboration avec 1.328 organisations partenaires, Pib mesure, à juste titre, les défis que représente la réalisation de son ambition pour les cinq prochaines années », projette le représentant résident par intérim. Il s’agira d’œuvrer pour que 1.500.000 filles décident de façon autonome de leur avenir dans un environnement d’égalité ! » 
A travers la signature de son accord de siège, Pib gage sur des initiatives plus porteuses. « Je voudrais rassurer le gouvernement de notre détermination à respecter notre engagement pour le mieux-être des filles et des garçons du Bénin », promet-t-il.
Depuis le 1er juillet dernier, Plan international Bénin et Born fonden ont fusionné en une seule et même organisation en vue d'actions soutenues au grand bonheur de leurs cibles.

Société 27 juil. 2018


Conférence publique sur les images satellitaires à l’Uac: Des actions pour une gestion durable de la biodiversité
[caption id="attachment_30123" align="alignnone" width="1024"]Le professeur Félicien Avlessi ouvrant la conférence sur la prise d'images satellitaires[/caption]

L’Université d’Abomey-Calavi abrite, depuis mercredi 25 juillet dernier, une conférence publique sur le thème « Images satellitaires pour un meilleur aménagement des territoires et une gestion durable de la biodiversité ». Pendant deux jours, les universitaires vont échanger sur des thématiques bien définies pour apporter leur contribution à la protection de la biodiversité. Le ministère du Cadre de vie et du Développement durable soutient cette initiative du Laboratoire de biogéographie et d’expertise environnementale (Labee) et de ses partenaires.

L’objectif de cette conférence de deux jours est d’adopter et de maîtriser la méthodologie et la technique des données satellitaires d’observation de la terre, permettant aux pays d’Afrique centrale et de l’Ouest en général et au Bénin en particulier, de réaliser le suivi de leurs couvertures forestières, en conformité avec les exigences internationales. 

A travers cette conférence, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable et singulièrement la direction générale des Eaux, Forêts et Chasse devront démontrer la capacité du Bénin à participer et à bénéficier du mécanisme par la présentation de son système national de surveillance des forêts. La participation de la direction générale des Eaux, Forêts et Chasse à cette conférence et bien d’autres structures dont l’Institut géographique national (Ign), l’Observatoire spatial des forêts d’Afrique Centrale et de l’Ouest (Osfaco) vise à opérationnaliser la gestion durable de l’habitat et des ressources naturelles. Ce qui suppose une connaissance suffisamment précise de l’état et de l’évolution des écosystèmes, afin de pouvoir planifier les actions et suivre leurs résultats au fil du temps. Il n’est plus à démontrer que les données satellitaires d’observation de la terre apparaissent comme une source essentielle de mesure des tendances passées, de suivi des changements d’occupation du sol ainsi que pour contrôler la mise en œuvre et le respect des politiques d’aménagement forestier durable, de conservation ou d’affectation des terres. Les résultats attendus au terme de ces deux jours de conférence sont la maîtrise, par les professionnels et les chercheurs, de la technique de télédétection et ses usages dans les secteurs du développement durable, le partage des résultats des projets et diverses initiatives relatifs à la cartographie des changements de l’occupation du sol et d’utilisation des terres, la sensibilisation à la disponibilité et l’accessibilité des images mises à disposition par Geoforafri et Osfaco.
La conférence se déroule sous forme de communications scientifiques et techniques, ainsi que d’échanges en plénière. Les axes thématiques, majeurs retenus sont la dynamique des formations forestières, la déforestation et la dégradation des forêts et de l’habitat, les indicateurs spatiaux et la modernisation, l’inventaire forestier, le bilan carbone et l’émission des gaz à effet de serre, les dispositifs nationaux de surveillance et de suivi des forêts et des terres. Les thématiques concernent aussi l’application ou l’utilisation de la télédétection et des nouvelles technologies dans la dynamique des terres et des politiques publiques d’aménagement et de conservation, l’application ou utilisation des images satellitaires dans les secteurs du développement durable.
Le professeur Cossi Jean Houndagba du comité d’organisation a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des partenaires pour le choix porté sur le laboratoire Labee et sur l’université pour abriter l’évenement. La rencontre se veut, à ses dires, un cadre de concertation pour un meilleur aménagement des territoires et une gestion durable de la biodiversité.
Benoît Mertens, chef d’antenne de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), a indiqué que l’organisation conjointe de la conférence est un exemple de plus de la longue histoire de collaboration entre l’Ird et ses partenaires béninois. Les premières collaborations entre les chercheurs de l’Ird et leurs homologues béninois ont commencé en 1962 dans le domaine de l’hydrologie et de la santé, poursuit-il. Selon lui, c’est en 2003 qu’a été signé l’accord de siège entre le gouvernement du Bénin et l’Ird, et qui a conduit à l’ouverture d’une représentation de l’Ird à Cotonou. Il a été renouvelé pour cinq ans en avril 2017. « Les images satellitaires sont à la base de nombreuses applications pour l’agriculture, le foncier, l’élevage, la gestion des ressources en eau, l’aménagement du territoire », a fait savoir le chef d’antenne de l’Ird en rappelant que le projet Osfaco inclut huit pays africains dont le Bénin. Le vice-recteur Félicien Avlessi, chargé de la recherche universitaire encourage l’initiative qui, à ses dires, est louable pour le développement.

Société 27 juil. 2018


Charlatanisme et menace de mort (9e dossier): L'action éteinte pour cause de décès de l'accusé Pierre Gbédité

Au titre du 9e dossier inscrit au rôle de sa session supplémentaire, la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou a connu d'une affaire de pratiques de charlatanisme et menaces verbales de mort sous condition. L'accusé Pierre Gbédité étant décédé, l'action publique s'est éteinte. 

Action éteinte pour cause de décès de l'accusé. C'est le verdict rendu par la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou à l'occasion du 9e dossier inscrit au rôle de sa session supplémentaire. L'accusé était poursuivi pour pratiques de charlatanisme et menaces verbales de mort.
Constatant l’absence de l’accusée à l'ouverture de l'audience hier matin, le président de la cour de céans a recouru au ministère public. L’avocat général a fait savoir que de nouvelles pièces ont été ajoutées au dossier de l'accusé. Il s'agit en l'occurrence d'une déclaration de décès, d'un extrait d'acte de décès délivré par le Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) et d'un certificat de décès délivré par la mairie de Cotonou.
Sous les coups d'une maladie, l’accusé a, en effet, été admis au Cnhu le 2 mars 2018 puis hospitalisé le 5 mars. Il est décédé le samedi 21 juillet dernier à 12h07. Le ministère public a requis que la cour constate le décès de l'accusé au moyen des preuves écrites fournies et prononce l'extinction de l'action publique contre lui pour décès conformément à l'article 7 alinéa premier du code de procédure pénale. Une réquisition soutenue par le conseil de l'accusé Me Cosme Amoussou.
Au regard des preuves établissant le décès de l'accusé, déclaration, acte et certificat de décès, la cour, rendant son verdict, a alors déclaré l'action publique éteinte pour cause de décès.
Né vers 1955, l'accusé Pierre Gbédité était en effet un pêcheur vivant à Ganvié. Poursuivi pour pratiques de charlatanisme et menace de mort, il a été mis en détention depuis le 10 juin 2010.

Composition :
Président : Ali Ramanou
Aboudou
Assesseurs :
Jacques Hounsou
Serge Hounnouvi
Ministère public : Marie José Pathinvo
Greffier : Félicien Fatondji

Société 27 juil. 2018


Secteur bancaire de la zone Uemoa: BGFibank, un label de performance et d’efficacité
[caption id="attachment_30121" align="alignnone" width="1024"]Les administrateurs du BGFIbank lors des travaux de la session du CA à Cotonou[/caption]

 

Le Groupe BGFibank a tenu à Cotonou au Bénin, sa session du Conseil d’administration des filiales du groupe dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) à savoir le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, du 25 au 27 juillet. Une occasion saisie pour une passation de service entre les directrices générales sortante et entrante de BGFibank Bénin.

Au-delà du plaisir d’être à Cotonou, le président directeur général du Groupe BGFibank, Henri Claude Oyima, président du Conseil d’administration de BGFibank Bénin, déclare qu’il est fier d’être au Bénin dans le cadre de la tenue de la session du Conseil d’administration du groupe en Afrique de l’Ouest, c’est-à-dire la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et plus précisément les Conseils d’administration des filiales du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. 

Pour le président directeur général, les administrateurs ont terminé déjà, hier jeudi, la session du Conseil d’administration de BGFibank Bénin dont l’ordre du jour portait sur l’examen des comptes de la filiale au 30 juin 2018, examen du taux de mise en œuvre du plan d’action, ainsi que le budget y relatif. Tous ces points, selon lui, ont été passés au peigne fin dans une bonne ambiance. Et au terme des travaux, Henri Claude Oyima se réjouit que cette filiale du groupe se porte très bien. « Les choses se passent dans de bonnes conditions pour satisfaire nos clients », note le président du Conseil d’administration.
Présent dans trois pays de la zone Uemoa, le groupe BGFibank, selon le président directeur général, envisage de s’installer dans un quatrième pays. Puisque l’ambition du groupe c’est d’être présent là où il le faut.
Que ce soit BGFibank Sénégal, BGFibank Côte d’Ivoire ou BGFibank Bénin, Henri Claude Oyima se réjouit des performances enregistrées dans ces filiales du groupe au niveau de la zone Uemoa. L’examen des activités de ces filiales, souligne-t-il, permet de réconforter les actionnaires et les clients des différents pays.
Revenant à la filiale du Bénin dont la session du Conseil d’administration a eu lieu hier, le président directeur général estime qu’on ne peut pas parler encore de bilan dans la mesure où l’examen des comptes a été fait au 30 juin 2018. Seulement, il mentionne que la filiale a plus de 200 milliards de francs Cfa de total bilan. Les ratios sont bons avec un seuil de solvabilité très encourageant, ce qui est intéressant pour la filiale. La banque a également, d’après le président du Conseil d’administration, un niveau de fonds propres qui permet d’accompagner des projets.

Première banque certifiée Iso 9001-2015

« Par rapport à ces éléments, les clients peuvent nous faire confiance », a souligné le président directeur général qui rappelle que la banque est certifiée Iso 9001 version 2015. Donc, la toute dernière version en termes de qualité de services et d’efficacité pour que les clients puissent bénéficier de bons services ici au Bénin. Pour lui, c’est un label de performance et d’efficacité qui permet à la banque de se placer à une meilleure place vis-à-vis de la clientèle.
Par rapport au système bancaire béninois, le président directeur général du groupe BGFibank estime que l’ambition de son groupe n’est pas de se comparer aux autres banques en matière de rang occupé mais de servir les clients dans de meilleures conditions possibles. « Aujourd’hui, nous avons un objectif, la capacité d’accompagner les clients », indique-t-il.
Comme perspectives, le président directeur général annonce que BGFibank va continuer à développer ses activités dans les pays où la banque est installée, et à ouvrir des agences. C’est une banque qui appartient à un groupe international présent dans plus de 11 pays. Elle fait un total bilan de plus de 3 000 milliards de francs Cfa avec plus de 465 milliards de francs Cfa de fonds propres. C’est une banque dans un groupe efficace, solide pour accompagner tout ce mouvement en s’appuyant sur la situation sous-régionale pour que les activités puissent prospérer au Bénin le plus possible?

Une nouvelle directrice générale à la tête de BGFibank Bénin

La tenue de la session du Conseil d’administration des filiales du groupe BGFibank, à Cotonou au Bénin a été une occasion pour présenter la directrice générale entrante de BGFibank Bénin, Julie Oyé, qui succède à la directrice générale sortante de la banque, Myriam Adotévi. Celle-ci, selon le président directeur général du groupe BGFibak, Henri Claude Oyima, président du Conseil d’administration BGFibank Bénin, donne une nouvelle orientation à sa carrière. Avant d’atterrir à la tête de BGFibank Bénin, rappelle-t-il, Myriam Adotévi a fait ses expériences dans d’autres banques.
La directrice générale entrante va s’associer à Pascal Kové, directeur général adjoint, pour soutenir la direction générale. La directrice générale entrante, souligne-t-il, est un cadre émérite de la holding, après avoir été directrice générale de BGFibank Guinée Equatoriale. Donc, c’est quelqu’un du métier qui connaît bien la banque et en qui Henri Claude Oyima a entièrement confiance pour relever les défis de la filiale du Bénin.
B.S.

Société 27 juil. 2018


Coopération sino-béninoise: Le ministre Agbénonci insuffle une nouvelle dynamique
[caption id="attachment_30120" align="alignnone" width="1024"]Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurelien Agbénonci[/caption]

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurelien Agbénonci, a tenu une séance de travail avec une délégation chinoise conduite par l’ambassadeur de Chine près le Bénin Peng Jingtao, mardi 24 juillet dernier, dans le but de renforcer les axes de coopération entre les deux pays.

Cette séance de travail vise essentiellement à faire le point des projets, à trouver les voies et moyens pour accélérer leur niveau d’exécution puis à prendre des dispositions pour mieux coordonner les interventions chinoises au Bénin avec les ministères sectoriels. Elle s’inscrit dans le cadre de la nouvelle dynamique insufflée à la diplomatie béninoise sous le leadership du chef de l’Etat, le président Patrice Talon.
Au cours de la rencontre, plusieurs domaines d’intervention ont été abordés. Il s’agit, entre autres, des interventions chinoises dans le domaine des infrastructures, de l’eau, du numérique, de l’éducation, de l’agriculture, de l’énergie, des industries… La concrétisation des projets dans ces différents domaines, fruit de la coopération sino-béninoise, est une préoccupation majeure du ministre Affaires étrangères et de la Coopération.
Dans son propos liminaire, le ministre Aurelien Agbénonci s’est félicité, d’abord, de la consolidation des relations d’amitié et de coopération qui existent le Bénin et la Chine. Il a, ensuite, remercié la Chine pour son accompagnement au développement du Bénin en l’occurrence la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement (Pag). Enfin, le chef de la diplomatie béninoise n’a pas manqué de rassurer ses interlocuteurs de la disponibilité du président de la République et de tout son gouvernement.
Pour sa part, l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Peng Jingtao, a salué les réformes entreprises par le chef de l’Etat. Il a encouragé le Bénin à poursuivre ses efforts allant le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations et a réitéré le soutien de la Chine.
Cette importante rencontre aura permis, non seulement aux deux parties de faire le tour d’horizon des grands axes de coopération mais aussi d’harmoniser leurs points de vue sur la concrétisation des projets déjà engagés et d’accélérer le processus de négociations de ceux qui sont en instance?
Source : MAEC

Actualités 27 juil. 2018


Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication: La Nouvelle Tribune interdit de parution jusqu’à nouvel ordre
[caption id="attachment_30119" align="alignnone" width="1024"]la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac)[/caption]

Après son audition publique dans le cadre de la mesure conservatoire prise contre lui, le journal La Nouvelle Tribune est interdit de parution jusqu’à nouvel ordre. Ainsi en a décidé hier jeudi 26 juillet, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication lors des délibérations intervenues peu avant 15h.

Les délibérations ont duré plusieurs heures au bout desquelles, deux décisions ont été rendues publiques par Lambert Dogo, premier rapporteur de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). 

La première porte levée de la mesure conservatoire prise par décision n°18-024/Haac du 23 mai 2018 du président de l’institution à l’encontre du journal La Nouvelle Tribune de Vincent Folly. La deuxième relève que « Le journal La Nouvelle Tribune est interdite de parution en imprimé ou en ligne jusqu’à nouvel ordre ».
La décision a été prise sur la base des articles 24, 142 et 143 de la Constitution du Bénin, ainsi que du code de déontologie et du code de l’information et de la communication et après audition publique de Vincent Folly, peut-on relever.
Au cours de sa lecture, le premier rapporteur de la Haac, Lambert Dogo, a souligné que depuis quelque temps, le journal La Nouvelle Tribune s’est inscrit dans un registre injurieux, outrageant et attentatoire à la vie privée du chef de l’Etat, foulant ainsi au pied les principes élémentaires de la profession de journalisme. Il justifie que des extraits non exhaustifs permettent d’apprécier les écrits du journal, en l’occurrence ceux du 18 janvier 2018 lors de la présentation de vœux au chef de l’Etat. Sans oublier les parutions des 2, 15, 21 et 23 février qui illustrent, selon les conseillers, de graves manquements au code de déontologie ainsi qu’au code de l’information et de la communication.
Ainsi poursuit le premier rapporteur, ledit quotidien s’est éloigné de sa mission sociale d’information et d’éducation des masses en proférant des injures contre le chef de l’Etat sur plusieurs parutions. Selon lui, lors de son audition, il n’a pu justifier ses allégations, mais a néanmoins pu présenter des excuses au chef de l’Etat et au collège des conseillers.
Approché par les hommes de la presse suite au prononcé de la décision, le directeur de publication du quotidien La Nouvelle Tribune, Vincent Folly, n’a pas souhaité se prononcer avant d’avoir rencontré son conseil.

Actualités 27 juil. 2018


Assemblée nationale: La Charte des partis politiques adoptée

L’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 26 juillet, la loi n°2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin. Le texte voté ambitionne de permettre au Bénin d’avoir désormais des formations politiques ayant un ancrage véritablement national et pouvant bénéficier du financement public sur des bases transparentes et solides.

Une nouvelle loi régit désormais les activités des partis politiques au Bénin. Il s’agit de la loi n°2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin adoptée, ce jeudi 26 juin, par l’Assemblée nationale. 

Le texte est composé de 70 articles répartis en huit titres et vient remplacer la loi n°2011-21 du 21 février 2013 relative au même intitulé. Il été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés moins une abstention. C’est une proposition de loi initiée par Louis Vlavonou et certains de ses collègues. L’initiative vise à actualiser la charte des partis politiques en vigueur afin de favoriser la recomposition des forces politiques. En d’autres termes, l’avènement de cette loi vient sonner le glas de la pléthore de partis politiques surtout des micro-partis qui sortent de terre comme des champignons surtout à la veille des élections. Elle comporte plusieurs innovations.
En effet, la nouvelle loi exige au moins quinze membres fondateurs par commune avant la création d’un parti politique. Ce qui donne 1155 membres fondateurs sur l’ensemble du territoire national contre 120 militants aux termes de la Charte actuellement en vigueur qui exige dix personnes par département. Cette disposition témoigne clairement de la volonté du législateur de mettre fin à la pagaille et de nettoyer l’écurie d’Augias pour un système partisan fort, efficace et crédible et qui rehausse la démocratie béninoise, saluent plusieurs députés du Bloc de la majorité parlementaire.

Outre la question de l’émiettement des partis politiques, le texte règle également le problème du financement public des formations politiques. La gestion est confiée à la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui se retrouve avec de nouvelles attributions. Selon le texte, seuls les partis politiques ayant obtenu, lors des élections législatives précédant l’exercice au cours duquel le financement est acquis pour la durée de la législature, un nombre de députés correspondant à un cinquième (1/5) du nombre de députés composant l’Assemblée nationale et provenant d’un nombre de circonscriptions électorales équivalant au minimum au quart (1/4) du nombre total des circonscriptions, peuvent bénéficier du financement public. Les partis politiques doivent obligatoirement remplir ces deux conditions avant de prétendre bénéficier de l’aide de l’Etat. Ces deux critères ont été jugés trop durs par certains députés de la minorité parlementaire dont Nourénou Atchadé. Il plaide pour l’assouplissement de ces deux conditions afin de permettre à un plus grand nombre de partis politiques d’être éligibles au financement public.

L’article 49, la controverse

Le député de l’Opposition déplore, par ailleurs, la suppression, par la commission chargée des lois qui a étudié le texte, d’une disposition contenue dans la proposition de loi obligeant l’Etat à allouer de l’aide à chaque député pour permettre à ce dernier d’avoir des moyens nécessaires pour mieux assister les indigents qui le sollicitent. Il se dégage de ces assistances une fonction sociale du député mais non écrite, soutient Nourénou Atchadé. Il plaide pour le maintien de cette aide de l’Etat afin de permettre aux parlementaires souvent submergés des sollicitations des populations de souffler avec ses indemnités. Mais sa préoccupation n’a pas été prise en compte.
L’autre disposition qui a suscité des débats houleux, hier au Parlement est l’article 49 de la loi retenu par la commission chargée des Lois. Lequel article stipule qu’: « En cas de violation grave des dispositions de la présente loi par un parti politique, le ministre chargé de l’Intérieur peut prendre la décision immédiatement exécutoire de suspension de toutes activités du parti politique concerné et ordonner la fermeture à titre provisoire de tous les locaux dudit parti politique. La décision de suspension est motivée et doit comporter la durée de la suspension. Elle est notifiée au plus tard dans les trois jours de la prise de décision au représentant légal du parti politique et au procureur de la République du siège du parti politique, le tout sans préjudice d’autres dispositions législatives ou réglementaires s’il échet. En tout état de cause, aucune mesure de suspension ne doit excéder une durée de trois (03) mois ». Cet article tel que libellé a suscité une avalanche de réactions des députés tant dans le rang de la majorité que de la minorité parlementaire. Plusieurs parlementaires dont Guy Mitokpè, Benoit Dègla, Barthélemy Kassa, Janvier Yahouédéhou et Eric Houndété ont jugé ce pouvoir de mesure conservatoire conféré au ministre chargé de l’Intérieur comme la porte ouverte à l’arbitraire. Car, des partis politiques qui gêneraient le pouvoir pourraient se voir facilement suspendus surtout en pleine campagne par le ministre de l’Intérieur qui n’est pas un juge pour constater la gravité d’une violation de la loi. Eric Houndété a carrément proposé la suppression de cet article et suivants du titre cinq du texte. Mais plusieurs autres députés en ont suggéré plutôt l’amendement. La profondeur des préoccupations a obligé le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, président de céans, à faire observer quelques minutes de suspension pour permettre à la commission chargée des Lois de se retrouver pour revisiter cet article. Au retour de la suspension, les esprits se sont calmés. L’article 49 querellé a été amendé et reformulé ainsi qu’il suit : « En cas de violation grave des dispositions de la présente loi par un parti politique, le ministre chargé de l’Intérieur peut dénoncer le fait au procureur de la République qui saisit la juridiction compétente et statue en procédure d’urgence et sans délai ». Cette reformulation a mis à l’aise toute la plénière. Les deux autres articles du même cinquième titre qui traitent des mesures conservatoires ont été purement et simplement supprimés. Le consensus obtenu autour de cette disposition a facilité l’évolution de la loi adoptée par l’ensemble des députés présents et représentés hormis une abstention. La séance plénière s’est déroulée en présence du ministre chargé de la Justice, Me Séverin Quenum?

La session extraordinaire close

Les députés ont clôturé, hier, la première session extraordinaire de l’année 2018 qu’ils ont ouverte, jeudi 19 juillet dernier, à la demande de 47 d’entre eux. Ils ont mis fin aux travaux après avoir épuisé l’ordre du jour composé d’un seul point à savoir l’examen de la proposition de loi portant Charte des partis politiques en République du Bénin. Ce texte a été adopté ce jeudi 26 juillet. Aussi, faut-il noter que les députés ont favorablement examiné, au cours de la session extraordinaire, les dossiers de levée d’immunité parlementaire de trois de leurs collègues, en l’occurrence Valentin Djénontin, Idrissou Bako et Mohamed Taofick Hinnouho dont la demande a été formulée par le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou par le truchement du ministère chargé de la Justice. Mais les députés ne retournent pas en vacances. Une nouvelle session extraordinaire les attend. Celle-ci est sollicitée par le gouvernement et sera ouverte lundi 30 juillet prochain. Les parlementaires auront à se pencher sur trois dossiers dont la proposition de loi portant enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil et deux demandes d’autorisation de ratification d’accord de financement?
Th. C. N

Actualités 27 juil. 2018


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