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Nouvelles

Lancement de la Smart Africa Digital Academy : Un écosystème numérique panafricain prôné
Porte-voix du Bénin, Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a participé du 24 au 25 février dernier à la 5e réunion du Conseil des ministres en charge des Tic (Cmict) de l'Alliance Smart Africa à Brazzaville en République du Congo. Au cours de cette rencontre qui a consacré le lancement officiel de la Smart Africa Digital Academy (Sada), elle a salué cette initiative qui, selon elle, est la preuve que l'Afrique peut trouver ses propres solutions. « Nous sommes dans une dynamique africaine de partage, d'ouverture de la connaissance et de possibilités infinies», a-t-elle déclaré. Prônant le panafricanisme au service du numérique, elle a rappelé la nécessité pour les Etats africains de placer la jeunesse au cœur des projets et initiatives dans le domaine du numérique. En effet, après avoir formé avec succès plus de 2 000 décideurs dans 24 pays au cours des 15 derniers mois, l’outil de renforcement des capacités de Smart Africa vise à mettre en place des académies numériques nationales au niveau des pays sous la direction des ministères des Tic et de l'Economie numérique, soutenus par les ministères de l'Education, de la Jeunesse et de l'Emploi et les différents ministères responsables de domaines particuliers tels que l'agriculture, la santé, etc. Faut-il le souligner, la Smart Africa Digital Academy (Sada) est un écosystème d'apprentissage dynamique panafricain visant à améliorer les compétences numériques, les qualifications, l'employabilité et à répondre aux besoins naissants de talents de la part des décideurs en matière de politiques et de réglementations, des employeurs et de l'industrie. Actualités 02 mars 2022


Audiences à la Cour constitutionnelle : Joseph Djogbénou reçoit plusieurs délégations
Le président de la Cour constitutionnelle professeur Joseph Djogbenou, a reçu à son cabinet plusieurs délégations venues pour diverses préoccupations, vendredi 25 février dernier. C’est une délégation de l’Association des jeunes leaders pour le développement de l’Islam au Bénin qui a ouvert le bal des audiences, vendredi 25 février dernier, au cabinet du président Joseph Djogbénou. Conduite par l’imam Chakirou Amoussou, président du conseil d’administration de ladite association, la délégation était venue pour échanger avec le président de la haute juridiction sur des questions relatives à la sécurité. « Vous n’êtes pas sans savoir que dernièrement notre pays a été éprouvé par des attaques répétées et ceci ne laisse pas indifférente la jeunesse musulmane », a-t-il déclaré à sa sortie d’audience. Selon les propos de l’imam Chakirou Amoussou, la communauté musulmane entend bien apporter sa pierre à l’édifice afin d’aider à lutter contre cette crise. « La communauté musulmane fait partie de cette nation. Il est donc important de discuter de ces questions sensibles afin de voir quelle stratégie adopter pour apporter notre contribution à la stratégie mise en place par le gouvernement », a-t-il indiqué. Il a également fait savoir que des propositions ont été faites au président de la Cour. Par ailleurs, Chakirou Amoussou a précisé que d’autres questions ont été abordées au cours de leur entrevue avec le président de la haute juridiction. Joseph Djogbenou a ensuite reçu Ninon Ahoudjinou, président du conseil d’administration de l’Ong Be the Best. Il était venu remettre au président de la Cour un tableau, symbole de leur reconnaissance pour sa présence à leurs côtés lors de la célébration des 10 ans d’existence de l’Ong. Il a également présenté à la première personnalité de la haute juridiction leurs activités pour cette nouvelle année et leur vision pour les dix prochaines années. Il en a profité pour recueillir des conseils du professeur Joseph Djogbénou et l’a invité ainsi que les membres de la Cour constitutionnelle au prochain marathon prévu pour le 24 avril 2022. Enfin, une délégation de la Fédération des associations nationales des acteurs de la médecine traditionnelle du Bénin dirigée par son président Badjito Kitchey Basile a bouclé cette série d’audiences à la Cour. La délégation était venue recevoir du président de l’institution des conseils et suggestions pour réformer le secteur de la médecine traditionnelle. « Il est de bon ton que nous nous rapprochions des sachants de haut niveau pour qu’ils nous donnent des conseils et des suggestions pour mériter la confiance des autorités de notre pays et celle de la population béninoise », a-t-il expliqué. A en croire Badjito Kitchey Basile, les difficultés et les dysfonctionnements auxquels sont confrontés les acteurs de ce secteur d’activité ont aussi été exposés au président de la Cour constitutionnelle. « L’entretien a été très riche et encourageant », s’en est-il réjoui. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 02 mars 2022


Foire internationale de Kandi : L’Alibori se révèle à travers son économie locale
Officiellement ouverte, samedi 26 février dernier, la foire internationale de Kandi, dans l’Alibori, est à sa 4e édition cette année. Visant à faire la promotion de l’économie locale au niveau du département et de ses communes, elle bat son plein depuis vendredi 11 février dernier. Commencée depuis vendredi 11 février dernier, la foire internationale de Kandi a officiellement été ouverte, ce samedi 26 février, par le préfet de l’Alibori Ahmed Bello Ky-Samah. Forte est la mobilisation autour de cette grand-messe commerciale parrainée par le ministre Séïdou Alassane et qui est devenue une tradition dans le département de l’Alibori. Le préfet a loué l’initiative qui vise à faire la promotion de l’économie locale au niveau des communes de son département. Après avoir remercié le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Séidou Alassane, le principal sponsor de l’évènement, il a félicité tous ceux qui ont œuvré pour son organisation. « Une foire de ce genre, c’est pratiquement une fenêtre sur le Bénin et le reste du monde pour la commune de Kandi et le département de l’Alibori en général », a-t-il fait observer. Il a alors appelé les populations à y faire un tour et s’approvisionner en fonction de leurs besoins et de leurs capacités. Le souhait du préfet est de voir cette foire devenir une véritable institution. Qu’elle fasse partie, chaque année, des rendez-vous importants, parlant des manifestations foraines organisées au Bénin. A cette foire, informe son promoteur, Sabirou Sabi Sika, il y a plus de 180 stands ouverts et près de 150 forains installés. S’agissant des forains, poursuit-il, ils sont venus du Niger, du Mali, de la Tunisie, du Nigeria, du Ghana et bien d’autres pays du continent africain. Depuis le démarrage de la foire, au moins 2 000 personnes ont déjà visité les stands où sont exposés les produits de l’artisanat, de l’agriculture, de la pharmacopée et de la maroquinerie. Par ailleurs, la foire a connu, dimanche 27 février dernier, la visite du ministre Séidou Alassane. Très ému par la qualité de l’organisation et celle des produits exposés, il a réaffirmé son entière disponibilité à accompagner ces genres d’initiatives qui contribuent au développement du département de l’Alibori. Culture 02 mars 2022


Abomey : Un nouveau roi à Djimè
Après plus d’une décennie de crise, Djimè a un nouveau roi depuis ce lundi matin. Il s’agit de Georges Collinet Béhanzin qui a pour nom de règne «Dêwênondô Dôman-nonwli Houébi-dotomè». Ce petit fils du roi Béhanzin, la cinquantaine, a subi au petit matin de ce matin les cérémonies qui le consacrent héritier du trône de Béhanzin. L’annonce a été faite à l’aube de ce lundi 28 février, par des coups de canon en présence de quelques dignitaires devant conduire les rituels dans l’enceinte de la cour royale de Djimè. Le nouveau roi investi de ses attributs s’installe. L’annonce a été suivie d’une timide ferveur à Djimè du fait de clans et des rivalités qui y régnaient. C’est connu de tous que la crise successorale au trône de dada Gbêhanzin a tenu en haleine durant plus d’une décennie, avec son lot de clivage, de crispation, de contradictions et même de désacralisation. Même le palais en a subi les revers avec une décrépitude avancée. Mais, désormais, le nouveau roi occupe les lieux. «Dêwênondô Dômanonwli Houébidotomè», assisté de sa cour, a pris ses quartiers au palais de Djimè depuis lundi avec tous les attributs de roi. D’ailleurs, toute la matinée de ce lundi, il a reçu allégeance de ses sujets, des parents et alliés. Après une pause, les rituels ont repris dans l’après-midi. Ils se poursuivront pendant plusieurs jours jusqu’à la sortie officielle du nouvel occupant du fauteuil. Il faut dire que les choses sont allées vite chez les Béhanzin après le décès du roi Sagbadjou Glèlè. Car, selon les indiscrétions, le protocole d’accord de succession entre les familles princières indiquerait que c’est l’occupant du trône de Djimè qui devra être le prochain roi du Danxomè. Mieux, d’après les us et coutumes d’Abomey, c’est le nouveau roi désigné qui devra clôturer les cérémonies entrant dans le cadre des funérailles de son prédécesseur. C’est sans nul doute ce nouveau roi des Béhanzin qui sera désigné les mois prochains pour prendre le fauteuil vacant de roi du Danxomè. Ainsi, il devra clôturer les funérailles du de cujus Sagbadjou Glèlè avant d’organiser la cérémonie de son sacre. Culture 02 mars 2022


Lutte contre la traite des personnes : Le Bénin peaufine son plan d’action
Les acteurs impliqués dans la lutte contre la traite des personnes au Bénin élaborent depuis ce 1er mars 2022 le Plan d’action de mise en œuvre des recommandations du diagnostic de la chaîne pénale. En atelier, priorité a été donnée à la mise en commun des contributions. Les débats sont ouverts pour des stratégies efficaces contre la traite des personnes au Bénin. Ces travaux lancés le 1er mars 2022, avec l’appui d’Expertise France, s’inscrivent dans le cadre du Projet d’appui à la lutte contre la traite des êtres humains dans les pays du golfe de Guinée (Altp) dont le Bénin. Pour Dr Cyriaque Edon, directeur de l’Observatoire du Changement social, l’objectif est de faciliter la mise en œuvre des recommandations issues du rapport diagnostique de la chaîne pénale sur la traite des personnes et adressées au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il est surtout attendu un Plan d’action que le Professeur Alastaire Alinsato, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Développement, souhaite ambitieux. « Le Plan d’action que nous allons élaborer devra contribuer à l’éradication de ce fléau qu’est la traite des personnes », a-t-il insisté avant de remercier les partenaires pour leurs appuis. En effet, la traite des personnes désigne le fait de recruter, transporter, transférer, héberger ou accueillir une personne en ayant recours à la force, à la contrainte, à la tromperie ou à d’autres moyens, en vue de l’exploiter. Elle constitue, pour l’attaché de coopération de l’ambassade de France au Bénin, « l’une des plus graves atteintes aux droits de l’Homme». Le fléau sévit dans la sous-région du fait, entre autres, de la pauvreté, la manipulation de traditions socioculturelles, le manque d’information, la faiblesse de prise en charge institutionnelle. Le projet Altp entend poursuivre les avancées au niveau politique et institutionnel, soutenir les Organisations de la Société civile dans leurs actions en faveur des victimes et faire face aux défis structurels considérables. Pour rappel, le projet Appui à la Lutte contre la Traite des Personnes dans les pays du golfe de Guinée (Altp) est financé par l’Union Européenne et mis en œuvre dans six pays du golfe de Guinée: Côte d’Ivoire, Guinée, Togo, Bénin, Ghana et Nigéria par Expertise France. Société 02 mars 2022


Responsabilité sociale des entreprises :Le personnel de la BIIC fait don de son sang
La Banque internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC) a initié une opération de don de sang qui a connu un franc succès avec l’implication remarquable de son personnel. « Campagne BIIC don de sang» témoigne une fois encore de la responsabilité sociale de cette banque. Le mois de février s’est achevé en beauté à la Banque internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC). En plus d’avoir satisfait, comme toujours, la clientèle, l’institution financière s’est investie pour le bien-être des populations. A travers l’opération « Campagne BIIC don de sang», un volume important du liquide précieux a été collecté, avec aussi bien une implication du personnel de la BIIC que des clients. L’opération réalisée avec le soutien indéfectible du médecin d’entreprise de la BIIC, s’est déroulée en deux phases: la sensibilisation et le don proprement dit du sang. Au siège de la BIIC à Maro Militaire, le personnel, sa famille ainsi que les clients ont été d’abord motivés. La sensibilisation a été possible avec l’appui des techniciens du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou (Cnhu-Hkm). Ces derniers ont trouvé les mots justes pour expliquer, dans les moindres détails, les conditions requises et les avantages à donner gratuitement son sang. Cette conscientisation des donneurs potentiels a permis d’acter l’opération de don de sang. Le sens des valeurs La preuve, au cours de l’opération, l’adhésion a été massive. Non seulement le personnel s’y est totalement engagé, mais aussi la clientèle a compris l’enjeu. L’affluence était perceptible, toute la journée, jusqu’à la clôture de l’opération. «Ce fut un succès éclatant. Nous souhaitons réitérer cette action, car le sang ne peut pas s’acheter comme des médicaments. Il est très précieux pour sauver des vies humaines. Il a une grande valeur d’usage, mais une valeur vénale peu significative», confie Didier Aïbatin, directeur général de la BIIC. La banque entend développer ainsi la cohésion de ses équipes autour de valeurs porteuses de sens, tout en contribuant à la disponibilité en quantité suffisante de produits sanguins pour les urgences. Cette action découle du choix de cet acteur majeur dans le financement des projets nationaux d’infrastructure, de l’agriculture, de l’industrie et des services au Bénin d’investir aussi dans la responsabilité sociétale (Rse). À travers cette campagne, la BIIC a saisi une fois encore l’opportunité pour rassembler le personnel autour d’une même cause. Ce fut un moment de partage plein de sens qui favorise un environnement rassurant pour les clients. Pour le directeur général de la BIIC, sa banque reste un partenaire pour ses clients et s’inscrit dans une démarche responsable, soucieuse qu’elle est du bien-être des populations. La Banque internationale pour l’Industrie et le Commerce est une banque universelle au capital de 82 514 000 000 F Cfa. Elle offre des services aux grandes entreprises et institutions, à la clientèle élite, Pme/Pmi et aux particuliers. Son premier souci, la satisfaction de sa clientèle, et son réseau d’agences est disséminé partout sur le territoire béninois. Cette banque à capitaux 100 % béninois offre des solutions à la hauteur des besoins de la clientèle. Plus qu’un partenaire financier, la BIIC est au cœur de la vie. Société 02 mars 2022


Entre réalité, alibi et mirage : L’esprit de la Conférence au gré des vents
Pierre angulaire de l’ère démocratique au Bénin, la Conférence des Forces vives de la Nation est restée une référence historique dont les acquis restent gravés dans la mémoire collective. Il n’est pas rare d’entendre personnalités politiques et civiles, universitaires et citoyens, évoquer, sans relâche, l’esprit de la Conférence nationale ; qui pour fonder ses décisions, qui pour blâmer les décideurs ou appeler à un idéal. Il y a lieu de se demander s’il existe un esprit qui a pu mouvoir les actes de la Conférence nationale et si c’est à ce même esprit que se réfèrent tous ceux qui l’évoquent aujourd’hui. « Pour comprendre l’esprit de la Conférence nationale, il faut remonter à ce qui a conduit à cette rencontre historique. Le Dahomey devenu Bénin a connu un régime de dictature, d’autocratie, caractérisé par un parti unique. Un régime qui brimait toutes les libertés individuelles et collectives ; qui violait les droits fondamentaux et autorisait l’enfouissement des déchets toxiques et nucléaires dans notre pays. Il fallait aller contre ce régime. C’est cet état de choses qui a imposé la Conférence nationale et c’est de cette conférence que germera la Constitution », explique avec véhémence le professeur Philippe Noudjènoumin. Assis dans son modeste bureau au siège du Parti communiste du Bénin, le visage pâle et marqué par le poids de la journée, le constitutionnaliste qui se targue de sa riche expérience politique accumulée depuis 1968, poursuit avec la fougue et l’enthousiasme qu’on lui connaît: « La Constitution est en effet la matérialisation de la volonté du peuple de retrouver sa liberté. C’est pourquoi, vous verrez que la Constitution consacre plus de 30 articles aux droits et devoirs de la personne humaine, au respect des libertés. Il s’en dégage que l’esprit de la Conférence nationale, c’est la préservation et la protection des libertés individuelles et collectives », en déduit fièrement le professeur Philippe Noudjènoumin, au terme de son raisonnement inductif. Figure de proue des actes de la Conférence nationale, un autre professeur, pas des moindres, Théodore Holo, agrégé de droit public et ancien président de la Cour constitutionnelle, précise sans pour autant contredire: «L’esprit de la Conférence nationale est fondé sur la recherche du consensus et cette recherche suppose qu’il y ait dialogue. Nous ne pouvons pas tous, avoir le même point de vue mais nous devons dialoguer pour trouver le point de convergence autour duquel nous pouvons fédérer nos efforts pour aller de l’avant ». Confortablement assis au salon de son domicile sis à Godomey-Togoudo, celui qu’on appelle le maniaque de la ponctualité parle de l’esprit de la conférence avec une aisance qui traduit sa maîtrise du sujet. A en croire le professeur Théodore Holo, c’est bien l’esprit de la conférence qui a innervé les actes de la Conférence et inspiré la Constitution du 11 décembre 1990. Un de ses dauphins, agrégé de droit public et enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi, le professeur Hilaire Akérékoro, renchérit: «L’esprit de la Conférence nationale était contenu dans le règlement intérieur de la Conférence. Très peu sont ceux qui maîtrisent ce dont je parle. En effet, l’article 3 du règlement intérieur de la Conférence nationale dispose que la mission de la Conférence est de créer les conditions d’un consensus national en vue d’un renouveau démocratique pour sortir le Bénin de la crise et l’engager dans la voie d’un développement durable ». « Instrumentalisé, il continue de l’être aujourd’hui… » Pour certains citoyens, l’esprit de la Conférence est instrumentalisé et continue de l’être. En attente d’un véhicule de transport sur la gare de Bohicon, Dame Mathilde Hounkpatin fait savoir : «L’esprit de la Conférence, dès le départ, avait été instrumentalisé pour écarter des gens. Il a même été violé plusieurs fois. Voyez, le premier ministre de la période transitoire devient président de la République. Il a passé la période de transition, a préparé son accession à la magistrature suprême et au moment de quitter le pouvoir en 1996, ça n’a pas été facile ! Aujourd’hui encore, l’esprit de la Conférence continue d’être instrumentalisé par les politiciens qui ne cherchent que leurs intérêts», confie la directrice d’école. Plus téméraire, Donald Midomiton Kouthon, inscrit en Faculté de droit et de sciences politiques à l’Université d’Abomey-Calavi, ajoute : « Le fameux esprit de la Conférence dont on parle n’est pour moi qu’un alibi utilisé par les politiciens pour faire croire à la noblesse de leurs intentions et pour donner l’impression d’un quelconque attachement aux valeurs patriotiques. Or en réalité, ils veulent simplement faire passer leurs desiderata». Pour lui, ce terme reste un mirage. Le même esprit est aujourd’hui sujet à des dérives de tous genres qui ne favorisent pas le développement. C’est ce que fait comprendre le président de l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Alcrer-Ong) Martin Assogba lorsqu’il affirme: « Ce que je regrette, c’est que l’esprit de la Conférence nationale a été seulement tourné vers les questions politiques. Tout le monde s’accroche aujourd’hui à cet esprit et c’est pour des raisons politiques. Je puis vous dire qu’aujourd’hui, il faut penser au développement du pays. C’est en cela que je trouve la réforme du système partisan opportune. L’ouverture qui avait été faite a été exagérément utilisée. Les gens en ont abusé parce que l’esprit de la Conférence a introduit le multipartisme ». Pour lui, il fallait en finir avec cette situation pour avoir des partis nationaux qui pensent enfin aux questions de développement, à la lutte contre la corruption… Argument fallacieux ? Evoqué et invoqué dans des contextes variés, l’esprit de la conférence est aussi perçu comme l’alibi le plus honorable de certaines personnalités, un argument spécieux. « J’ai assisté à des choses, à des développements faits par un ancien président de la Cour constitutionnelle. Il se base sur des supposés éléments d’esprit de la Constitution pour faire passer des choses qui sont mauvaises. On se sert de la Constitution pour la détruire elle-même. On se fait une interprétation du consensus et on refuse de recourir au peuple», soutient Phillipe Noudjènoumin. Si l’esprit de la Conférence a guidé les travaux de la Constitution de manière à prévenir l’arbitraire, ce même esprit semble avoir été sélectif. Le consensus dès son origine, n’a-t-il d’ailleurs pas été taillé sur mesure, de façon à écarter certains prétendants à la magistrature suprême ? « La limite de l’âge pour être président est l’une des mauvaises dispositions de la Constitution. C’est fait intuitu personae. En fait, ceux qui venaient d’arriver sur la scène politique n’avaient pas la force de vaincre leurs aînés Maga, Ahomadégbé, Apithy, Zinsou… qui avaient déjà acquis de la popularité et une assise territoriale. C’est pour les écarter que cette disposition constitutionnelle a été inscrite. C’est une disposition qui va contre l’esprit de la Constitution», défend le constitutionnaliste du Parti communiste du Bénin. Avec la méthodologie et la rigueur légendaires qui lui collent à la peau, le professeur Théodore Holo rectifie : « Cette question a été soumise au peuple dans le cadre du référendum. Il en est de même pour les propositions relatives à la création d’une deuxième chambre au parlement qui serait le Conseil des anciens, pour le choix entre le régime présidentiel et le régime semi-présidentiel… C’est le peuple qui a tranché ! Donc il y a toujours eu cette recherche de consensus pour avoir des textes qui correspondent aux aspirations du moment ». Selon lui, le consensus est resté une référence. « Vous vous souvenez qu’en 2006, l’Assemblée nationale avait révisé la Constitution pour proroger de 4 à 5 ans le mandat des députés. Cette révision était faite presque à l’unanimité des députés. Mais le gouvernement n’était pas d’accord. Une fois la proposition sur la table de la Cour constitutionnelle, la Cour a dit que cette modification ne répond pas à l’esprit de la conférence nationale qui est le consensus», illustre-t-il. Vieux de 30 ans, évoqué au gré des vents, l’esprit de la Conférence nationale souffle encore et continue d’inspirer. Actualités 02 mars 2022


Championnat national de Football féminin : Naja Fc termine la phase aller en beauté
Victorieux de Flèche noire Football club par le score de 2-0 lors de la 8e journée de la phase de groupe du championnat national de football féminin le week-end dernier, Naja Football club a terminé le premier tour en beauté. Il enregistre ainsi sa troisième victoire de la saison grâce aux réalisations de Igbazenda Joy aux 6e et 76e minutes. Avec cette victoire, Naja Football club totalise 11 points (3 victoires, deux nuls et 3 défaites). En attendant les rencontres en retard des autres clubs, Naja Fc occupe la 4e place de la poule B tandis que Flèche noire (1point) est lanterne rouge. « Nous sommes heureux de terminer cette première phase par une victoire», a confié Euloge Nanga, président de Naja Fc qui pense que sa formation va profiter des deux semaines de trêve pour se préparer pour la phase retour. En terminant à cette place dans le groupe B, Naja Fc apparaît comme un prétendant sérieux pour les play off de ce championnat. «Nous allons jouer pour la troisième place au retour contre des challengers sérieux comme Aïnonvi de Porto-Novo, Tigresse de Cotonou, Gazelle de Hévié », a-t-il conclu. Avec 21 points, Dynamique est leader tandis que Sam Nelly (18 points) et Aïnonvi de Porto-Novo (15 points) occupent respectivement les 2e et la 3e places de ce groupe. Au total, 123 buts ont été marqués au cours de cette phase aller dans le groupe B. L’équipe de Dynamique détient la meilleure attaque avec 31 buts marqués tandis que la formation Sam Nelly a la meilleure défense du tournoi avec cinq buts encaissés. A noter qu’au niveau de la poule A, le combat semble plus serré à la tête du classement entre Elite Ac, leader avec 16 points, Espoir de Cotonou Football club (15 points) et Léopards d’Abomey (15 points). Sports 02 mars 2022


2e édition de l’Open de karaté « La Relève » : Prime à la promotion des jeunes karatékas
La Ligue régionale Atlantique-Littoral de Karaté-Do (Lalk) a lancé la saison sportive 2021-2022, dimanche 27 février dernier à Cotonou. C’est à travers la deuxième édition de l’Open « La relève », une compétition de karaté. Attaché à sa vision de promouvoir les talents à la base, le bureau de la Lalk dirigé par Eric Gbègbo a permis aux jeunes karatékas de sexe masculin de se mettre en jambes en vue de se préparer pour les compétitions à venir. La deuxième édition de la compétition de karaté dénommée Open « La relève » a marqué le lancement de la saison sportive 2021-2022 au niveau de la Ligue régionale Atlantique-Littoral de Karaté-Do (Lalk). Près d’une trentaine de jeunes athlètes de sexe masculin âgés de 10 à 15 ans venus de huit clubs ont rivalisé d’ardeur au dojo Jéricho Karaté Association (Jka) en kata et en kumité. Au terme de la compétition en kata, Joresse Kpadonou de Zanchin timing karaté club a décroché la médaille d’or tandis que Blaise Wongla de la Jéricho Karaté Association et Alberic Aditi du Proshotokan karaté club sont repartis respectivement avec la médaille d’argent et la médaille de bronze. Meilleurs en kata, Blaise Wongla et Joresse Kpadonou ont confirmé leur talent en kumité. Le premier s’adjuge la médaille d’or tandis que le deuxième s’empare de la médaille d’argent. A ce niveau, Uriel Kolé de la Nokashi Gym karaté club est monté sur la troisième marche du podium en réussissant à décrocher la médaille de bronze. Satisfait de son bon déroulement, Éric Gbègbo, président de la Ligue régionale de Karaté Atlantique-Littoral, affirme que l’objectif de cette compétition est atteint : « La compétition s’est bien déroulée et nous constatons que la relève du karaté dans l’Atlantique et le Littoral est assurée », a-t-il déclaré. Selon lui, la Fédération béninoise de Karaté peut désormais compter sur les plus jeunes. Le président de la Ligue régionale Atlantique-Littoral a profité de cette occasion pour annoncer les autres activités de la saison. Selon ses dires, la saison sportive 2021-2022 sera prolifique en compétitions dont le Tournoi Germanus qui sera réservé aux jeunes filles le 20 mars prochain? Résultats Kata 1er - Kpadonou Joresse (Ztkc) 2e- Wongla Blaise (Jka) 3e- Aditi Alberic (Ps Kc) Kumité 1er - Wongla Blaise (Jka) 2e - Kpadonou Joresse (Ztkc) 3e - Kole Wriel (Nekc) Sports 02 mars 2022


Guerre en Ukraine : L'UA dénonce des traitements racistes envers des Africains
Suite aux nombreuses dénonciations de traitements indignes vis-à-vis des Africains cherchant à quitter l'Ukraine, l'Union Africaine a réagi. Dans un communiqué en date du 28 février 2022, elle s'est dite préoccupée de la situation. "Les rapports selon lesquels les Africains sont l’objet d’un traitement différent inacceptable seraient choquants et racistes et violeraient le droit international. À cet égard, les présidents exhortent tous les pays à respecter le droit international et à faire preuve de la même empathie et du même soutien envers toutes les personnes qui fuient la guerre", précise le communiqué. Lire ci-dessous l'intégralité de la déclaration. Actualités 01 mars 2022


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