La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Pendjari : Le parc compte désormais 2083 éléphants et 133 lions
Le parc national de la Pendjari est de plus en plus peuplé de grands mammifères. Selon l'inventaire réalisé en 2021, on dénombre 2 083 éléphants ; 7 157 buffles et 133 lions. Beaucoup d'autres mammifères marquent leurs présences dans cet écosystème par leur peuplement. Les guépards sont désormais au nombre de 16, les bubales 107 et les damalisques passent à 83. Dans le même temps 147 hyènes tachetées et 114 léopards ont été dénombrés. Selon les informations rendues publiques ce lundi 28 février 2022 par les responsables du parc, la Brigade spéciale de lutte anti-braconnage a opéré plus de 150 arrestations dont plus de 70 cas de condamnations prononcées par les juridictions compétentes. " Ceci met en exergue la nécessité de maintenir la surveillance du Parc et l'énorme travail accompli au quotidien par nos Rangers pour la protection de cette importante réserve de biosphère", lit-on sur la page Facebook du Parc national de la Pendjari. Pour rappel, cette composante du complexe W-Arly-Pendjari est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco en 2017. Environnement 01 mars 2022


Conférence africaine de Football : Le classement des clubs actualisé
La Confédération africaine de Football a dévoilé son nouveau classement des meilleurs clubs du continent. Deux club égyptiens figurent dans le top 3 de ce classement qui tient compte de la performance des clubs sur le continent ces cinq dernières années en Ligue des champions et en Coupe de la Confédération. Il s’agit d’Al Ahly et d’El Zamalek. Avec des prestations mitigées en compétitions africaines ces dernières saisons, les clubs béninois sont absents du top 20. -------------------- Le top 20 africain -------------------- 1-Al Ahly (Egypte): 1754 pts 2-Mamelodi Sundowns FC (Afrique du Sud): 1599 pts 3-El Zamalek (Egypte): 1597 pts 4-TP Mazembe (RDC): 1584 pts 5-Espérance de Tunis (Tunisie): 1584 pts 6-Wydad Casablanca (Maroc): 1560 pts 7-CR Belouizdad (Algérie): 1528 pts 8-Vita Club (RDC): 1528 pts 9-Rca Raja Casablanca Athletic (Maroc): 1525 pts 10- Al Hilal Omdurman (Soudan): 1521 pts 11- Primero de Agosto (Angola): 1520 pts 12- Etoile du Sahel (Tunisie): 1513 pts 13-Dynamos (Zimbabwe): 1504 pts 14-Al-Merreikh (Soudan): 1500 pts 15-CS Sfaxien (Tunisie): 1496 pts 16-Stade Malien Bamako (Mali): 1490 pts 17- ES Sétif (Algérie): 1485 pts 18-Pyramids FC (Egypte): 1479 pts 19-Coton Sport (Cameroun): 1466 pts 20- Djoliba AC (Mali): 1463 pts Sports 01 mars 2022


Guerre en Ukraine : Les premières décisions de la Fifa contre la Russie
Le Bureau du Conseil de la Fédération internationale de Football Associations, composé du président Gianni Infantino et du président de chacune des six confédérations, a décidé à l'unanimité, conformément aux recommandations du Comité International Olympique (Cio), de prendre immédiatement un ensemble de mesures contre la Russie. Ces décisions resteront applicables jusqu'à nouvel ordre. Entre autres : aucune compétition internationale ne sera disputée sur le territoire de la Russie, les matches "à domicile" devant dorénavant se jouer sur terrain neutre et à huis clos, quelle que soit la compétition à laquelle elle sera amenée à participer, l'association membre qui représente la Russie se présentera sous le nom de "Fédération Russe de Football" ("RFU") et non celui de "Russie". Enfin, aucun drapeau ni aucun hymne de la Russie ne seront utilisés lors des matches auxquels participeront des équipes de la Fédération de Football de Russie. Sports 01 mars 2022


Célébration du 20e anniversaire de l’Insti à Lokossa : Lumière sur les solutions technologiques développées
L’Institut national supérieur de technologie industrielle, installé à Lokossa, a célébré du 24 au 26 février dernier ses 20 ans d’existence. Les activités intellectuelles et récréatives concoctées pour commémorer cet évènement ont démarré, jeudi dernier, sous la houlette des ministres Eléonore Yayi Ladékan et Jean Claude Houssou. L’Institut national supérieur de technologie industrielle, nouvelle dénomination de l’ex-institut universitaire de technologie (Iut), a totalisé 20 ans d’existence en 2021. Un événement que le personnel de l’établissement, soutenu par les ministres Eléonore Yayi Ladékan et Dona Jean Claude Houssou, a tenu à célébrer, cette année, du 24 au 26 février dans l’enceinte de l’établissement à Lokossa, dans le département du Mono. Les deux membres du gouvernement ont effectué, hier, le déplacement pour donner le top des activités commémoratives. Notamment le colloque scientifique qui porte sur le thème « Contribution de l’Insti au développement du tissu technologique ». Ce geste témoigne de ce que l’établissement fait partie des grands piliers de développement qui retiennent l’attention du gouvernement, explique la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Ladékan Yayi. En 20 années d’existence de l’Insti, la ministre note que l’effectif est passé de 238 étudiants en 2001 à 1 294 répartis en cinq filières et huit spécialités. En plus de cela, la ministre se félicite que 21,2 pour cent des étudiants ayant bouclé leur cursus académique sont installés à leurs propres comptes. Beaucoup d’autres anciens étudiants interviennent dans des structures publiques et privées de la place et de la sous-région, ceci grâce au dynamisme de la direction de l’Insti avec à sa tête Clotilde Guidi. Des solutions technologiques A l’Insti, se développent surtout des solutions technologiques pour les problèmes quotidiens des communautés. Les apprenants s’appliquent à développer de nombreuses initiatives dans les domaines des énergies renouvelables, de l’architecture, des équipements appropriés à la production et à la transformation des produits agricoles ainsi que des objets connectés. Tant de belles choses qui valu à l’équipe dirigeante ainsi qu’au personnel enseignant, des mots d’encouragement. La ministre Eléonore Ladékan Yayi a souligné que l’amélioration des conditions de ce lieu de savoir et de savoir-faire préoccupe son ministère et au-delà, tout le gouvernement. Son collègue Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie, appuie que « le rôle de l’Insti dans le développement des technologies et du tissu industriel au Bénin est amplement justifié ». Son ministère ainsi que des structures dépendantes font partie des utilisateurs des produits issus de l’Insti. Au regard de ce qui se fait dans le cadre de cette expérience, dit-il, le personnel de l’Insti mérite des accompagnements. En sa qualité de co-parrain de l’événement, le ministre Jean Claude Houssou joint l’acte à sa parole. De façon concrète, il a promis, en termes d’accompagnement, son soutien aux lauréats d’un concours scientifiques en cours. Son ministère aussi, gage-t-il, ne sera pas du reste. Le soutien du département ministériel passera par un programme dénommé « la Trilogie gagnante» qui vise à accompagner les étudiants motivés. «Cela permettra d’accompagner le développement économique de notre pays à travers l’innovation et les start-up à encourager et accompagner », insiste le ministre. Aussi, les deux ministres ainsi que leurs suites ont eu droit à une visite guidée des stands où quelques innovations et produits de recherches technologiques sont exposés. Les explications des inventeurs étaient ponctuées de démonstrations. Société 01 mars 2022


Coups et blessures volontaires : Ben Leroy Dégbé prend 60 mois de prison dont 30 avec sursis
Dans le deuxième dossier au rôle de la première session criminelle de l’année 2022 du Tribunal de première instance d’Abomey-Calavi, le sieur Ben Leroy Degbé a comparu pour les faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort. Au terme du procès, le tribunal a reconnu le mis en cause coupable de coups mortels. Il a pris 5 ans d’emprisonnement dont la moitié ferme et l’autre moitié avec sursis. Après avoir passé près de deux ans dix mois en détention pour les faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, Ben Leroy Degbé a été reconnu coupable de coups mortels et a écopé de 60 mois de prison dont 30 mois d’emprisonnement ferme et 30 mois avec sursis. L’accusé est libre mais reste sous le coup du sursis. En effet, une bagarre pour mille francs entre Ben Leroy et sa fiancée Pierrette D. s’est soldée par la mort de la jeune femme. L’altercation est survenue le 27 avril 2019, dans la période des élections législatives... Au regard de la crise électorale, l’accusé dit avoir interdit à sa fiancée de sortir... Cet ordre a déplu à la jeune femme qui a assuré qu’elle sortirait. L’accusé dit avoir entrepris d’arracher le sac de sa fiancée pour retirer le billet de mille francs qu’il y aurait déposé un peu plus tôt. Celle-ci lui aurait lancé le ventilateur puis aurait saisi un couteau de table. Le sieur Ben Leroy laisse entendre qu’il a projeté au mur la bouteille de chicha dont les deux jeunes se servaient fréquemment pour leur plaisir, puis a décidé de s’éloigner de la menace. Dans sa tentative de retrait, il aurait glissé et sa fiancée se serait jeté sur lui. C’est en se débattant qu’il a repoussé sa fiancée qui a atterri sur les tessons de bouteille. Dame Pierrette s’est grièvement blessée au bras droit. Transportée à l’hôpital, elle est décédée des suites de la blessure. Telle est la version de l’accusé. Or un soi-disant témoin oculaire avait affirmé lors de l’enquête préliminaire, que l’accusé a violenté sa fiancée dont les cris d’alerte ont attiré son attention. Imbroglio ! Le ministère public à l’entame de son réquisitoire a rappelé les faits et évoqué l’article 509 du code pénal qui prévoit les faits de coups et blessures volontaires. Ledit article stipule « Si les coups portés ou les blessures faites, les violences ou voies de fait exercées volontairement, mais sans intention de donner la mort, l’ont pourtant occasionnée, le coupable sera puni de la réclusion criminelle à temps de dix (10) ans à vingt (20) ans ». Le ministère public relève trois éléments qui caractérisent l’infraction notamment les coups volontairement portés, le décès de la personne et l’absence de la volonté de donner la mort... Se référant aux faits, le magistrat debout Francis Bodjrénou soutient que les trois éléments sont réunis. Mais il évoque ensuite l’article 534 du code pénal qui prévoit des circonstances atténuantes : « Le meurtre ainsi que les blessures et les coups sont excusables s’ils ont été provoqués par des coups ou violences graves envers les personnes ». Le ministère public reconnaît qu’il y a eu des actes de provocation et qu’il convient de retenir cette circonstance atténuante. En l’espèce, l’article 540 dispose que lorsque le fait d’excuse est prouvé, s’il s’agit d’un crime emportant la réclusion criminelle à perpétuité ou celle de la détention criminelle à perpétuité, la peine sera réduite à un emprisonnement d’un (01) an à cinq (05) ans ; s’il s’agit de tout autre crime, elle sera réduite à un emprisonnement de six (06) mois à deux (02) ans. Par conséquent, le ministère public a requis que l’accusé soit déclaré coupable des faits de coups mortels, que l’excuse soit retenue et qu’il soit condamné à deux ans d’emprisonnement ferme. Dans sa plaidoirie, la défense de l’accusé fait ressortir la simplicité des faits. Une bagarre pour mille francs. Une bagarre dans laquelle la victime est la provocatrice et même l’agresseur principal. Me Zakari Baba Body relève les vices de l’instruction, l’insuffisance de pièces à conviction, l’absence de témoin irréfutable. Évoquant la citation latine «Testis unus, testis nulus» (Témoin unique, témoin nul), la défense demande à la cour d’écarter le témoignage du seul témoin dont les déclarations sont incohérentes par endroits. Il base son argumentaire sur l’absence de l’élément intentionnel dans les coups portés puisque la réaction de l’accusé a été vivement provoqué par la victime. Pour lui, il y a certes des blessures mais il n’y a aucune volonté de porter des coups. Il n’y a donc pas coups et blessures volontaires. Il demande à la cour de reconnaître plutôt un homicide involontaire que la loi met à la charge de quiconque par maladresse, imprudence, négligence, a commis volontairement un homicide ou en est involontairement la cause. Il a enfin plaidé pour que le coupable soit condamné au temps de la détention et soit relaxé. A la lecture des pièces, le bulletin n°1 du casier judiciaire de l’accusé ne porte mention d’aucune condamnation antérieure ; l’expertise médico-psychologique révèle que l’accusé ne souffre d’aucune anomalie mentale mais l’enquête de moralité n’a pu être réalisée, faute d’éducateur, d’enseignant ou de proches parents. Après en avoir délibéré, le Tribunal de première instance de Calavi siégeant en matière criminelle a déclaré le sieur Ben Leroy Degbé coupable des faits de coups mortels et l’a condamné à 60 mois d’emprisonnement dont 30 mois d’emprisonnement ferme et 30 mois de sursis. Ayant déjà passé plus de 30 mois en détention, l’accusé est libre mais reste sous le coup du sursis. Résumé des faits Le vendredi 27 avril 2019, une bagarre a éclaté entre Degbé Ben Leroy et sa petite amie Pierrette Daga qui est venue lui rendre visite. A l’issue de cette bagarre, Daga Pierrette a été grièvement blessée au niveau du bras droit et à plusieurs endroits du corps. Conduite d’urgence à l’hôpital, elle a succombé à ses blessures. Inculpé de coups mortels, Degbé Ben Leroy ne reconnait pas les faits et soutient que Daga Pierrette s’est plutôt blessée en tombant accidentellement sur un tesson de verre. ------------------- Composition du tribunal : -------------------------- Président : Affognon Gabriel-Taurin Assesseurs : Faihun Murielle Takolodjou Bénédicte Stella Gbaguidi Rodrigue Martial Ouidodjiche Rovinis Ministère public : Bodjrenou Francis Greffier : Mitokpe Roberte Société 01 mars 2022


Journée mondiale de la protection civile : De nouvelles stratégies pour protéger les personnes déplacées internes
Le Bénin célèbre, ce mardi 1er mars, l’édition 2022 de la Journée mondiale de la protection civile. A l’occasion, Alassane Seïdou, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a, à travers un message, évoqué la situation des Personnes déplacées internes (Pdi) et rappelle les nouvelles stratégies du gouvernement pour les protéger. « La gestion des Personnes déplacées internes (Pdi) dans un contexte de pandémie, impliquant l’utilisation des agents bénévoles de Protection civile ». C’est le thème retenu par l’Organisation internationale de protection civile (Oipc) pour célébrer l’édition 2022 de la Journée mondiale de la protection civile. Le Bénin n’est pas resté en marge de cette célébration. Dans son message, Allassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, affirme qu’en choisissant ce thème, la Communauté internationale voudrait inviter les acteurs de la protection civile à susciter et encourager la collaboration des agents bénévoles de protection civile aussi bien dans la prévention que dans la prise en charge des Personnes déplacées internes. Dans cette perspective, informe-t-il, le gouvernement a développé deux nouvelles stratégies pour exhorter les acteurs de la protection civile notamment les populations à y adhérer pleinement. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique note que la première stratégie consiste sous l’autorité de l’Agence nationale de protection civile à prendre en charge les sinistrés des inondations et autres aléas désormais dans des familles d’accueil et non plus sur les sites d’accueil comme par le passé. « Cette pratique novatrice a fait ses preuves dans la gestion des inondations des années 2020 et 2021 dans la mesure où elle a permis d’éviter les risques de propagation rapide de la Covid-19 qu’un rassemblement de grand nombre de sinistrés aurait pu occasionner sur un site d’accueil », a-t-il martelé. La deuxième stratégie, à en croire l’autorité ministérielle, consiste au déploiement des pairs éducateurs et secouristes qui sont des volontaires identifiés parmi les populations et qui sont formés pour renseigner, sensibiliser et apporter les premiers soins et secours aux sinistrés avant l’intervention des services spécialisés de l’Etat. A cet effet, il précise qu’il convient de densifier le réseau de ces pairs éducateurs et secouristes par une mobilisation massive d’agents bénévoles de protection civile dans tout le pays à cause des nouvelles menaces et risques éventuels auxquels les populations sont de plus en plus exposées. Allassane Séidou souligne que pour une meilleure gestion intégrée des crises et catastrophes, l’Agence nationale de protection civile est déjà instruite pour ouvrir dans les prochains jours une campagne de mobilisation des agents bénévoles de protection civile. Il saisit l’occasion pour appeler les concitoyens à s’inscrire massivement dans les registres qui seront ouverts à cet effet. Il rassure à cet effet de la détermination du gouvernement à assurer la protection des personnes déplacées et le renforcement de leur résilience.   Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Société 01 mars 2022


Carte postale / Trésor royal restitué : Focus sur le bochio du roi Glèlè
Glèlè devient roi du Danxômè à la mort de son père Guézo. Son règne a duré 31 ans, soit de 1858 à 1889. Il a comme symbole, le lion. Allusion faite au courage et à la puissance du lion dans la brousse. Le bochio de cet ancien souverain de Danxômè est donc une statue anthropozoomorphe: mi homme et mi-animal. Cette sculpture en bois qui mesure environ 1,80 m de hauteur et pèse à peu près 57 kg, fait partie des 26 trésors royaux restitués par la France, et actuellement exposés au palais de la Marina. « La tête de ce bochio est celle du lion avec la gueule bien ouverte. Vous verrez également la queue et la crinière du lion à travers la sculpture… », décrit Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. L’on retrouve aussi deux teintures sur la statue et un matériel en cuir. Les spécialistes indiquent qu’il est fort probable que la statue ait été sculptée au cours du règne de Glèlè. A Danxômè, la fonction du bochio est restée la même. Il est utilisé dans le cadre de l’envoûtement ou de l’exorcisme. Sa taille fait dire aux chercheurs qu’il s’agit d’un objet cultuel de guerre. Il entre alors dans le cadre des préparatifs spirituels de la guerre, et il n’est pas exclu que la statue soit transportée sur les champs de bataille. Cette œuvre incarne la volonté guerrière du roi Glèlè et surtout sa rage à en découdre avec l’ennemi, détaille Calixte C. B. Biah. «Quand on regarde la position et l’aspect esthétique de cette statue, on se demande si ce n’est pas le même artiste (ou la même famille d’artistes) ayant réalisé le bochio de Guézo qui a également sculpté celui de Glèlè, parce que dans le Danxômè, les fonctions (métiers) sont héréditaires. Lorsque vous êtes sculpteur, c’est toute votre famille qui hérite de vous et qui perdure cette fonction », poursuit le conservateur du musée d’histoire de Ouidah. Au palais de la Marina, ce bochio fait partie des œuvres qui suscitent beaucoup de curiosité chez les visiteurs.   Actualités 01 mars 2022


Education artistique pendant l’exposition diptyque : Stimuler le goût des apprenants pour la création plastique
Un espace d’animation artistique pour enfants est disponible sur le site de l’exposition diptyque au palais de la Marina. Ce dimanche 27 février, un groupe d’enfants s’y est exercé à dessiner et colorier des œuvres d’art. Prunelle Bognonkpè vient de colorier le croquis de la statue anthropozoomorphe du roi Béhanzin imprimé sur du papier blanc de format A4. Marielle Godonou s’est exercée, elle, à passer ses crayons de couleurs sur le dessin du dieu Gou. Comme ces deux petites filles, ils sont une trentaine d’apprenants du primaire à avoir participé à l’atelier d’animation artistique organisé dans la salle de l’exposition publique diptyque au palais de la Marina, avec l’aide des artistes-formateurs. L’activité vise plusieurs objectifs, explique Sandrine Dossou, responsable de la médiation culturelle de l’exposition. « Le premier objectif est de permettre aux enfants de profiter, eux-aussi, de cette expérience d’exposition pour s’approprier les œuvres culturelles, que cela soit au niveau des trésors royaux que de l’art contemporain. Le deuxième objectif est de permettre à des parents de pouvoir visiter les œuvres d’art pendant que leurs enfants sont en atelier avec les formateurs et médiateurs culturels», explique-t-elle. Il est important que les enfants puissent entrer en contact avec deux choses, appuie Alain Godonou, l’un des deux commissaires de l’exposition. «Il faut leur donner les clés pour comprendre notre patrimoine, et leur donner la possibilité de se confronter à l’art plastique pour détecter, peut-être, parmi eux des talents en herbe ou tout simplement pour leur donner le goût du beau… », indique-t-il. De ses explications, les travaux d’animation pédagogique à l’intérieur du musée viennent en appui à l’éducation nationale. L’atelier se déroule pendant une heure. Il est composé d’une mini-visite ciblée de 15 min qui permet aux enfants de découvrir des œuvres sélectionnées par les artistes-formateurs. La seconde partie qui dure 45 min, est consacrée à la pratique de dessins. Les apprenants colorient un croquis, dessinent un détail précis d’une œuvre ou reproduisent une œuvre en fonction de leur niveau d’instruction. L’exercice est bénéfique pour les enfants, car il leur permet d’être épanouis, de connaître les œuvres exposées, de travailler sur les couleurs et les formes. Sœur Henriette Goussikindey, l’une des trois artistes-formateurs, apprécie la capacité d’éveil, la présence d’esprit, la curiosité des enfants pour comprendre davantage. « Le fait d’être ici avec les autres leur permet de sympathiser, de se connaître et de travailler en équipe, et d’expérimenter l’art qui contribue à l’éveil de l’enfant, sa capacité d’expression, et favorise son épanouissement et lui permet d’exprimer ses questionnements sur une feuille par les couleurs et les formes », explique l’artiste. Elle invite dès lors les parents à amener leurs enfants à faire l’expérience de la visite et des dessins. L’atelier pédagogique se déroule les samedi et dimanche durant toute la période de l’exposition diptyque. Il est gratuit et ouvert aux enfants de 3 à 14 ans. Actualités 01 mars 2022


Exposition publique au palais de la Marina : La mairie des jeunes de Ouidah au contact de l’histoire
Les membres de la mairie des jeunes de Ouidah étaient fascinés par la beauté et l’histoire autour des trésors royaux et des œuvres d’art contemporain, lors de leur visite à la présidence de la République, vendredi 25 février dernier. C’est un moment de joie, de fascination, de satisfaction, de fierté mais aussi de questionnements pour les membres de la mairie des jeunes de Ouidah conduits par le maire, Augustin Gbêkpo Mahoulikponto. A leur arrivée, ils ont été accueillis par les services compétents de l’Anpt et de la galerie nationale. «Le but de notre visite est de faire sortir la jeunesse de Ouidah et d’encourager d’autres jeunes à s’organiser pour venir découvrir comme nous, les 26 trésors royaux restitués à notre pays, le 10 novembre dernier, et qui sont exposés dans la salle des fêtes du palais de la Marina», précise Augustin Gbêkpo Mahoulikponto. Cette sortie est aussi en parfaite harmonie avec la mission et les actions de l’Association mairie des jeunes du Bénin « telles que la mobilisation, la participation, la veille citoyenne, et autres », ajoute le président de la mairie des jeunes de Ouidah. Après le briefing de prise de contact, place à la visite proprement dite des lieux. Pendant 45 min, ils ont eu droit à la présentation de chacune des œuvres culturelles restituées par la France. Cette première étape de la visite permet ainsi aux jeunes de se connecter à une partie de leur histoire, l’histoire du royaume de Danxômè. Ils sont aussi fascinés par le talent des artistes de l’époque. La deuxième partie de l’exposition a été tout aussi riche et séduisante. Dans la salle du peuple, les membres de la mairie des jeunes de Ouidah ont découvert les splendides œuvres contemporaines exposées, de même que la créativité des artistes qui maintiennent toujours le lien avec le passé. Ils font également des projections dans le futur et abordent des problématiques d’ordre social, sanitaire, etc. « Personnellement, à la vue des 26 œuvres royales, j’ai eu un sentiment de soulagement et de satisfaction… Ce qui retient mon attention lors de ce contact avec les trésors royaux, ce sont les trônes des rois Guézo et Glèlè qui sont d’une taille incroyable à mes yeux. Nous avons remarqué que les portes du palais du roi Glèlè sont ornées de motifs allégoriques faisant référence aux divinités du panthéon fon», retient Augustin Gbêkpo Mahoulikponto. Au terme de la visite, le maire des jeunes de Ouidah, son premier adjoint, Aimé Tonadedji, et toute la délégation encouragent la jeunesse béninoise à faire comme eux en effectuant le déplacement, « car il est important que la jeunesse prenne conscience du patrimoine culturel de son pays et sache que la culture d’une nation constitue son identité ». Il est à préciser que la visite a également connu la présence du maire des jeunes des Aguégués, Anicet Mahouwanou Hounsa, de ses homologues de Tori-Bossito, Rudis Jean de Dieu Amoussougbo, et de Zè, Charles Salanon, ainsi que le représentant du maire des jeunes de Sô-Ava, Cyrille Ahouadi qui est le président de l'Association des étudiants ressortissants de Sô-Ava. Exposition publique au palais de la Marina : La mairie des jeunes de Ouidah au contact de l’histoire Actualités 01 mars 2022


Mise en place des structures techniques de la Cena : Le directeur général des élections et ses pairs désignés
Le président du Conseil électoral, Sacca Lafia, a publié, ce lundi 28 février, la liste des candidatures retenues pour les différentes fonctions de la direction générale des Elections (Dge). Le processus de sélection des membres de l’organe technique et opérationnel de la Commission électorale nationale autonome (Cena) est arrivé à son terme. Après les délibérations des 22 et 28 février, le Conseil électoral a validé six candidatures, sur 298 dossiers. L’opérationnalisation de la direction générale des Elections, organe technique et opérationnel de la Cena, est attendue depuis l’installation de l’équipe que dirige désormais l’ancien ministre de l’Intérieur, Sacca Lafia. Elle pourrait devenir réalité avec cette délibération du Conseil électoral. Selon le verdict signé par le président du Conseil électoral, Boucary Soulé Adam occupera les fonctions de directeur général des Elections qui est par ailleurs l'ordonnateur du budget de la Cena. Evelle d’Ascension Gomez et Rufin Dieu-Donné Domingo sont respectivement directeur de l’Administration et des Finances, et directeur du Matériel et des Opérations. Quant à Mireille Assiba Mariano, elle prend le poste de directeur de la Communication et de la Formation, pendant que Babatoundé Aristide Yagbo s’installe dans le fauteuil de directeur des Systèmes d’information et Abdou Rafiou Suanon Kora, retenu au poste de personne responsable des marchés publics. Quelques anciens signent leur retour Lancé en novembre 2021, le processus de recrutement du directeur général des Elections, des directeurs techniques et de la personne responsable des marchés publics vient ainsi de connaître son épilogue, et les personnes ayant réussi à tirer leur épingle du jeu, pourront se mettre au travail pour faire face au premier défi qui pointe déjà à l’horizon, l’organisation des législatives de janvier 2023. Au total, 298 dossiers ont été reçus par le comité de sélection avec une moyenne de 50 % par poste. Après une présélection sur étude des dossiers, les candidats retenus sont passés à l’étape des auditions en décembre 2021 à l’Infosec à Cotonou, et le comité de sélection a ensuite retenu trois profils par poste selon l’ordre de mérite. Et suivra la phase de l’enquête de moralité pour les 18 candidatures retenues aux fins d’en déduire les méritants pour les six postes en compétition, à savoir, le directeur général des Elections, le directeur chargé des Affaires administratives et financières, le directeur chargé du Matériel et des Opérations, le directeur chargé des Systèmes d’information, le directeur chargé de la Communication et de la Formation, ainsi que la personne responsable des marchés publics. A l’arrivée, l’ancien commissaire Abou Adam Soulé et trois autres ayant fait leurs preuves sous l’ancienne mandature de la Commission électorale nationale autonome (Cena) présidée par Emmanuel Tiando ont fait leur come-back. Selon l’article 32 de la loi 2019-43 portant code électoral, la direction générale des Elections assure, entre autres, la préparation et l’organisation des opérations électorales et référendaires, l’élaboration des projets de documents, d’actes et de procédures destinés à, d’une part, assurer la régularité, la sécurité, la transparence des scrutins et d’autre part, garantir aux électeurs ainsi qu’aux candidats, le libre exercice de leur droit ; la remise, dans les délais impartis par la loi, des spécimens de bulletins de vote aux candidats ou aux partis politiques prenant part aux scrutins, en vue des campagnes électorales ou référendaires ; la formation des agents électoraux, la vulgarisation du code et des textes électoraux, l’acquisition et le déploiement du matériel électoral. Ainsi, la direction générale des Elections assiste le Conseil électoral dans l’accomplissement de sa mission, et est placée sous l’autorité d’un directeur général des Elections. Actualités 01 mars 2022


1648 - 3201