La Nation Bénin...
Nouvelles

Les enjeux du cadre de vie sont bien cernés par les autorités du Nouveau départ. Au cours de l’année 2017, les déguerpissements annoncés et effectivement opérés sur tout le territoire ont entraîné un mécontentement des occupants. La mise en œuvre du projet asphaltage et la construction des marchés modernes sont annoncés pour permettre d’améliorer le visage des villes béninoises.
L’approche des nouvelles autorités pour améliorer le cadre de vie des populations s’inscrit dans la fermeté. Les installations anarchiques font désormais partie du passé dans la mesure où le gouvernement a réaffirmé sa volonté de remettre les choses à l’endroit. « Il faut que force reste à la loi, que nos villes soient des cités dignes du nom », avait martelé José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable lors de l’opération de marquage en vue du déguerpissement qui a mobilisé son cabinet et les autorités préfectorales et locales.
Sur le terrain, par la suite, la concrétisation des actions a permis de libérer des espaces publics qui seront progressivement aménagés pour offrir un cadre de vie plus agréable. La façon dont nos espaces sont occupés, a-t-il expliqué, laisse à désirer.
Modeste Toboula, préfet du Littoral, et le maire par intérim de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun, accompagnent le gouvernement dans cette noble initiative. « On ne peut que remercier le gouvernement et le ministre du Cadre de vie qui est à sa place parce qu’en matière de développement durable, il joue le rôle qui est le sien », indique le maire par intérim de Cotonou.
L’opération enclenchée s’étend aux villes secondaires et aux autres chefs-lieux de communes du Bénin.
Comme on s’en aperçoit, le cadre de vie s’améliore sous l’impulsion des nouvelles autorités qui entendent garantir aux citoyens des conditions durables d’existence. Dans ce cadre, le projet asphaltage et ses contours ont été définis par Bernard Viaud, chef de mission dudit projet auprès du ministère du Cadre de vie. Pour lui, ce projet consiste à réhabiliter et à aménager des voiries primaires, secondaires et tertiaires dans les villes d’Abomey, Abomey-Calavi, Bohicon, Cotonou, Lokossa, Natitingou, Porto-Novo et Sèmè-Podji. Il permettra également d’améliorer le cadre de vie de façon durable?

Le paiement des fonds coton, au titre de la campagne 2017-2018, est effectif depuis quelques jours. C’est avec les poches pleines que les producteurs des coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc) de Kandi et de Banikoara sont repartis chez eux, ce jeudi 28 décembre, après une rencontre avec l’Association interprofessionnelle du coton (Aic). Les producteurs entreront en possession d’un peu plus d’un milliard de F Cfa avant la fin de l’année.
La fin de l’année s’annonce sous de bons auspices pour les producteurs des coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc) de Kandi et de Banikoara. En témoigne la joie qui illuminait leurs visages, ce jeudi après-midi. A la faveur des rencontres que les équipes de paiement de l’Association interprofessionnelle du coton ont simultanément eues avec eux, ce jeudi 28 décembre, dans leurs communes respectives, les efforts qu’ils ont consentis ont commencé par être récompensés.
A ce jour, l’Aic a déjà payé 52 925 100 F Cfa aux Cvpc de Kandi. Cette somme qui concerne la première décade leur a été versée le 20 décembre dernier.
Par ailleurs, toutes les dispositions ont été prises pour payer 983 482 200 F Cfa aux coopératives villageoises des communes de Banikoara, Kérou, Malanville, Kandi et Sinendé. Un peu moins d’un million va leur être payé avant la fin de l’année. Dans cette cagnotte, c’est plus de 170 millions à répartir depuis hier à Kandi, au titre de la deuxième décade. A Banikoara, ce sont 773 millions qui ont déjà été remis à 41 Cvpc.
Dès le début de la nouvelle année, l’Aic entend verser aux producteurs de cinq communes près de 2,5 milliards dont 396 millions encore pour les Cvpc de Kandi. Pour la dernière campagne, elle avait attendu, les 29 et 30 décembre, avant de leur payer 53 581 000 F Cfa.
A Kandi, le maire Issa Démolé Moko a loué le leadership de l’Aic pour booster la production cotonnière au Bénin. « En deux ans, nous avons vu les progrès énormes qui ont été faits », a indiqué le maire. Il a rappelé que le coton est la première source de revenus en termes de taxes de développement local pour la plupart des communes de l’Alibori. « Tant que les producteurs de coton se porteront bien, il en sera de même pour nos communes », a-t-il poursuivi. Avec l’intensification, il espère que très bientôt, le Bénin rattrapera et dépassera les pays de la sous-région comme le Burkina Faso et le Mali.
Satisfaire les besoins
Le président de l’Union communale des Cvpc, Moussa Orou Dodo a, quant à lui, fait constater la volonté de l’interprofession de satisfaire les besoins immédiats des producteurs de coton.
Comme ceux de Kandi, les producteurs de Banikoara ont également réaffirmé leur engagement à aider la filière coton à maintenir le cap. Acte en a été pris par le directeur des opérations de l’Aic, Bruno Roger Lokossou.
« Il faut toujours récompenser celui qui travaille bien. Il doit bénéficier à temps des fruits de ses efforts », laissera entendre le secrétaire permanent de l’Aic, Narcisse Djègui, soulignant l’importance de la cérémonie. C’est mieux que cette récompense leur parvienne au bon moment et non un peu plus tard, a-t-il insisté, allusion faite à la période de fin d’année au cours de laquelle le paiement survient. « Nous devrons leur témoigner notre reconnaissance pour avoir, non seulement, permis une production record, mais également œuvré pour la faire sortir des champs », a souligné le secrétaire permanent de l’interprofession. Il a, au passage, remercié les banques qui ont accompagné l’Aic.
Les égreneurs n’ont pas été oubliés. Selon Narcisse Djègui, c’est parce que ces derniers ont honoré tous leurs engagements, qu’il a été possible de régler à temps les producteurs de coton.
Précisons qu’au niveau de toutes les usines d’égrenage, environ 105 638 tonnes de coton ont déjà été réceptionnées à la date du 26 décembre contre 32 502 tonnes à la même période l’année dernière. A ce jour, 2 936 camions avec un peu plus de 36 000 tonnes sont en attente devant les usines, contre 1 959 camions chargés de 31 000 tonnes l’année précédente. Autant de prouesses à l’actif de l’Aic décidée à relever tous les paris qui se présenteront à elle.

L’année 2017 qui finit dans quelques heures aura été marquée au plan économique par des actes qui donnent l’espoir de croire à un meilleur avenir, selon les gouvernants. Même si tous les Béninois crient à la morosité économique et surtout à l’amenuisement de leur pouvoir d’achat !
Le vote du budget général de l’Etat gestion 2018, par les députés à l’Assemblée nationale, au-delà de son caractère politique est beaucoup plus un acte économique. Avec cet instrument, le gouvernement a désormais le feu vert pour poursuivre sa politique de développement l’année prochaine. Le projet de budget général a obtenu, jeudi 21 décembre dernier, le quitus de l’Assemblée nationale. Ce budget est évalué à la somme de 1862,918 milliards de F Cfa en baisse de 147,668 milliards de F Cfa par rapport à la loi de finances gestion 2017, soit -7,3 %.
Contrairement aux députés de la majorité présidentielle, leurs collègues de la minorité lors du vote, trouvent plutôt le budget comme un recul pour le développement du Bénin. Il s’agit, selon eux, d’un « budget antisocial » qui promeut la pression fiscale sur les opérateurs économiques. Mais en matière fiscale, les partenaires techniques et financiers au cours de la revue des réformes de la gestion des finances publiques, il y a quelques jours, ont accueilli favorablement la réforme qui vise à maîtriser la hausse des dépenses tout en renforçant le contrôle de la gestion. Ils applaudissent l’amélioration des systèmes de contrôle de la fraude et de l’évasion fiscale. A cet égard, ils apprécient l’intégration effective des activités de contrôle des impôts et des douanes à travers une plateforme informatique partagée qui permet de lutter contre la fraude.
Les partenaires techniques et financiers saluent également la publication des rapports des audits effectués dans les principales entreprises publiques. Au nombre de ces structures, il y a le Fonds national de la micro- finance dans laquelle 40,6 milliards de francs Cfa de pertes ont été enregistrés.
Accords et lutte contre la mauvaise gestion
Avant le vote du budget général de l’Etat, le Bénin a reçu la directrice générale du Fonds monétaire internationale (Fmi), Christine Lagarde. C’était sa première visite au Bénin en sa qualité de directrice générale du Fmi. Elle est principalement venue pour échanger les autorités, mais aussi avec tous les différents acteurs du secteur économique et social du pays. Elle a échangé avec tout le monde sur la manière dont le Fmi pourrait aider le Bénin à atteindre ses objectifs.
Une semaine avant l’arrivée au Bénin de la directrice générale, le Fonds monétaire international a mis à la disposition du Bénin un montant de 13 milliards de francs Cfa pour appuyer le financement du Programme d’action du gouvernement.
Outre cet accord avec le Fmi, le gouvernement a signé également au cours de cette année des accords avec d’autres partenaires techniques et financiers pour le financement de la construction de certaines infrastructures. L’accord de financement avec la République populaire de Chine pour plus de 50 milliards de francs Cfa pour l’adduction d’eau potable dans les communes du département des Collines et autres financements en sont des exemples. De même, plusieurs autorisations de ratification ont été adoptées par les députés à l’Assemblée nationale afin de permettre au gouvernement de mobiliser des ressources auprès des Ptf pour la construction des infrastructures.
Au cours de l’année 2017, le gouvernement a commencé par publier les résultats des audits des entreprises et sociétés d’Etat. Ainsi, les dysfonctionnements graves qui ont été enregistrés dans la gestion administrative et financière de l’Association Projet d’appui au développement des micro-entreprises (Padme) au titre de l’année 2016 sont révélés au grand jour. La mauvaise gestion reprochée à l’administrateur provisoire, Mounirou Bachabi, porterait sur plus d’un milliard de F Cfa.
Après la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra), le Fonds national de microfinance (Fnm), l’Office national de sécurité alimentaire (Onasa), sans oublier les cas de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), le gouvernement a affiché une volonté manifeste non seulement de dénoncer mais surtout de faire rendre gorge aux pilleurs des ressources publiques.
Le développement des filières agricoles
Dans le secteur agricole, des progrès ont été, selon le chef de l’Etat, déjà enregistrés dans chaque filière de production. Qu’il s’agisse du coton, du cajou, du karité, de l’ananas ou du riz, des performances de plus en plus remarquables sont notées. Ainsi, la production cotonnière a atteint lors de la campagne 2016-2017, le pic de 451 000 tonnes de production. L’Association interprofessionnelle du coton (Aic) s’est fixé pour objectif d’atteindre une production de 550 000 tonnes cette année. Un bond quantitatif qui pourrait même être dépassé si l’on s’en tient aux effets induits par le programme d’intensification en expérimentation, à la mise en place à temps des intrants et des semences de qualité en quantité suffisante, à la pluviométrie favorable enregistrée, ainsi que la forte mobilisation des producteurs à travers la Fédération nationale des Coopératives villageoises de coton et les Unions départementales, communales des Coopératives villageoises de coton.
En ce qui concerne la campagne de commercialisation du coton graine 2017-2018, elle a été lancée, le vendredi 20 octobre 2017 dans l’arrondissement de Sèkèrè, à Sinendé. Pour offrir la possibilité de mieux rémunérer les producteurs et les inciter à toujours battre les records, l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) a retenu les prix d’achat les plus avantageux au niveau de la sous-région ouest-africaine.
En effet, depuis des décennies, c’est pour la première fois que la campagne de commercialisation du coton graine a été précocement lancée, soit au mois d’octobre. Par le passé, elle avait très difficilement lieu en novembre. Le top de la vente a été donné, vendredi 20 octobre pour permettre aux producteurs de récolter à temps leur coton afin de ne pas courir les risques liés à la mouille et aux incendies.
L’énergie, le secteur privilégié
Dans le domaine de l’électricité, le processus de création d’un marché commun de l’électricité a amorcé sa phase décisive avec la tenue lundi 16 janvier 2017 à Cotonou du forum sur le développement du marché de l’électricité en Afrique de l’Ouest. Les acteurs parlent d’un pas important de franchi vers la fin du déficit énergétique au sein de l’espace de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
Dix-sept années après la création du Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa), le projet de création d’un marché commun de l’électricité est en passe de devenir une réalité. Les travaux de construction du Centre d’information et de coordination (Cic), l’une des pièces maitresses de l’animation du marché ont été lancés le lundi 16 janvier 2017 à Abomey-Calavi au Bénin. Mais ce qui a focalisé surtout l'attention des acteurs du secteur, c’est le forum sur le développement du marché de l’électricité en Afrique de l’Ouest organisé à Cotonou. Ses objectifs, apprêter les parties prenantes de la nouvelle phase d’exploitation des systèmes électriques et définir un agenda de mise en œuvre du marché de l’électricité.
Dans son message sur l’état de la nation devant les députés, le vendredi 22 décembre, le président de la République a rappelé qu’en plus des actions urgentes pour maîtriser le délestage, le gouvernement a lancé la construction d’une centrale bicombustible de 120 MW avec le soutien financier de la Banque islamique de développement (Bid). Aussi, le gouvernement vient-il tout juste d’autoriser la construction d’une nouvelle centrale de 120 MW par un opérateur privé dont les travaux démarreront dans les prochains mois. A cela s’ajoutent plusieurs centrales solaires dans les départements, dont la capacité cumulée atteint les 100 MW. C’est dans ce cadre qu’il a été signé, le 7 décembre 2017, avec l’Agence française de développement, la convention de financement du projet Defissol, d’un montant de 40 milliards de F Cfa, pour construire la plus grande centrale solaire du pays, d’une capacité de 25 MW.
Dans cette même dynamique, il convient de signaler la mise en œuvre du 2e Compact du Millennium Challenge Account consacré à l’énergie grâce aux efforts du gouvernement pour la satisfaction de toutes les conditions préalables?
Les conséquences du déguerpissement
L’on redoutait un sérieux revers de l’opération de libération de l’espace public sur les activités économiques. Les conséquences ont été donc fâcheuses pour de nombreuses commerçantes et autres acteurs de l’informel. Ces derniers ont, pour la plupart, non seulement perdu leur clientèle, mais surtout n’ont plus retrouvé d’emplacements idoines pour relancer leurs activités. Sans surprise, le secteur de la microfinance a reçu le contrecoup de ralentissement du petit commerce avec des performances qui mettent les systèmes financiers décentralisés (Sfd) sur la braise.
Selon l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd), le portefeuille à risque à 90 jours des Sfd s’est dégradé au deuxième trimestre de 2017, passant de 8,2 % au premier trimestre à 9,5 % au deuxième trimestre. « C’est un corollaire de l’opération de libération des espaces publics, selon les déclarations des dirigeants des Sfd », affirme clairement la structure qui dépend du ministère de l’Economie et des Finances. De façon globale, le secteur de la microfinance a enregistré depuis le début de l’année une baisse d’activités qui va decrescendo. L’encours de crédits des Sfd estimé à 127,3 % milliards F Cfa au 30 juin 2017 est en baisse de 1,2 % par rapport au niveau attient au 31 mars, soit 128,8 milliards F Cfa. Sur les trois trimestres de l’année 2017, informe l’Anssfd, le portefeuille à risque à 90 jours est largement au-dessus de la norme maximale admise fixée à 3%.
Il faut rappeler également qu’au cours de l’année 2017, la lutte contre la vente des faux médicaments a permis de démanteler Adjégounlè, siège même de la vente des faux médicaments, dans le marché Dantokpa. Si cette opération a permis de protéger la santé des populations, elle a affecté les commerçantes et commerçants qui sont dans ce secteur.
B. S.

Le réseau Mtn à travers sa branche Mobile Money (MoMo) a remis, vendredi 22 décembre dernier, les lots aux gagnants du jeu tombola Mtn MoMo, après la première vague servie, vendredi 8 décembre dernier. Au total, 12 motos et 150 bons d’achat de 20 000 francs Cfa ont été distribués. C’était sur l’esplanade du stade Mathieu Kérékou à Cotonou où est installé un village MoMo jusqu’au 15 janvier 2018.
« Cela me fait plaisir de gagner ce bon de 20 000 francs Cfa. Je ne savais pas que c’est réel. Mais je viens de découvrir qu’on peut effectivement gagner le jeu-tombola Mtn MoMo. » Très enthousiaste, vendredi dernier, Aurès Gbaguidi contenait à peine sa joie, quand elle a été appelée à prendre son bon d’achat. Comme elle, ils sont au total 162 à manifester cette joie lors de la cérémonie de remise des lots, vendredi dernier. Au total, 150 bons de 20 000 F Cfa et 12 motos de marque Jianshe et Tvs ont été distribués aux gagnants.
Selon le directeur de Mtn MoMo, Virgile Toffodji, il y a quelques années, cette aventure Mobile money a commencé. Il rappelle que depuis 2006 que les activités ont effectivement démarré, les services sont allés au-delà du basique, apportant ainsi un plus dans la vie de plus d'un million d'abonnés qui opèrent chaque jour pour diverses transactions.
« Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer qu’au sein de notre grande famille, plus d’un million de membres utilisent MoMo tous les jours », se réjouit le directeur de Mtn MoMo. C’est pourquoi, il a été décidé de célébrer avec ces membres les moments MoMo sur la période du 15 novembre 2017 jusqu’au 15 janvier 2018. Soit huit semaines ou deux mois à travers des jeux, promotions, démonstrations et beaucoup de cadeaux. Au cours de cette période, il y a au total 600 bons de 20 000 francs d’achat et 48 motos à gagner.
Avec l’organisation de la tombola, Mobile Money, selon Virgile Toffodji, veut marquer un arrêt pour féliciter ses clients. C’est pourquoi, c’est la période des fêtes de fin d’année qui a été choisie, justifie-t-il.
Fierté du directeur général de Mtn MoMo
Virgile Toffodji déclare qu’il est fier du fait que les gens fassent confiance à Mtn pour cette opération. Et contrairement aux intoxications, il souligne que cette opération de transfert d’argent du réseau Mtn est autorisée et surveillée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). « Nous y avons mis beaucoup de sécurité. Pas d’inquiétudes pour ceux qui s’adonnent à l’opération », rassure-t-il.
De même, le jeu-tombola est organisé sous la supervision de l’huissier de justice Brice Octave Topanou. « Je suis là pour mettre en confiance les gagnants », souligne-t-il. « Je certifie sincères les résultats », indique-t-il avant d’affirmer que le jeu est validé.
Il faut rappeler que pour chaque transaction, Mtn Mobile money effectuée de plus de 1000 francs Cfa, l’abonné marque des points. Et plus, il multiplie les transactions, plus il cumule les points et augmente ses chances d’être tiré au sort et de gagner l’un des nombreux lots mis en jeu, a expliqué le directeur général. « Nous allons travailler à vous mettre à disposition des produits plus innovants », promet-il.
Virgile Toffodji précise que Mtn Mobile money est désormais en partenariat avec certaines banques pour permettre aux clients de pouvoir envoyer de l’argent de leur compte bancaire vers Mobile money et aussi faire l’opération inverse.
Quant au partenariat avec d’autres structures comme les supermarchés, Mont Sinaï, Franc prix, Erévan, et des pharmacies, il faut simplement acheter des produits, acheter de recharge ou le réabonnement Canal+ et payer par Mobile money pour gagner 20 points, de même que le transfert de Mtn vers Mtn. Mais le transfert de Mtn vers d’autres réseaux et vers un autre pays de la sous-région, donne droit à 10 points?
Des villages MoMo installés
En dehors de la ville de Cotonou où il est installé un village MoMo depuis le 20 décembre dernier et ce jusqu’au 15 janvier 2018, sur l’esplanade du stade Mathieu Kérékou, il est également installé dans certaines villes du Bénin des villages MoMo où les usagers peuvent continuer à bénéficier des services de l’opération comme l’ouverture de compte MoMo. Dans ces villages, sont également disponibles la mise à jour des données clients ou la finalisation de l’enregistrement client, l’assistance liée au compte Mtn MoMo et l’achat de téléphone ou de lampes solaires à prix modéré.
Le calendrier des villages MoMo installés se présentent comme suit :
Villes Période Lieux
Kandi 20 au 24 décembre 2017 A côté de l’auto-gare
Parakou 27 au 31 décembre Guéma à côté de la CLCAM
Bohicon 3 au 7 janvier 2018 Espace opposé à Photo Labo
Porto-Novo 10 au 14 janvier 2018 Face marché Ouando
Cotonou 20 décembre 2017 au 15 janvier 2018 Esplanade Stade Mathieu Kérékou

Commencée, vendredi 23 novembre, la sixième édition du Festival international de cinéma Rebiap a pris fin samedi 23 décembre dernier à l’Irsbac.com de Parakou. Sur les quinze films béninois qui étaient en compétition, quatre ont remporté les six prix en compétition.
La sixième édition du Festival international de cinéma Rebiap a connu son épilogue, samedi 23 décembre dernier à Parakou. C’est après un mois de projections de films dans trente-et-un lycées, collèges, centres universitaires et quinze espaces publics à Parakou. La cérémonie de clôture a été marqué par la remise d’attestations aux récipiendaires dont les réalisations ont remporté les six meilleurs prix.
Cette année, en effet, les Rencontres des belles images africaines à Parakou (Rebiap) ont enregistré la participation des festivaliers de nationalité béninoise et nigérienne. Mais, c’était seulement les films béninois qui étaient en compétition. Après délibération, ce sont quatre des quinze films reçus qui ont remporté les six prix en compétition. Imani d’Ibrahim Idayat s’en est sorti avec les prix de la meilleure actrice et du meilleur scénario. Les prix de la meilleure réalisation et du meilleur film d’intervention sociale sont revenus à Habiba de Sèna Calmine Agbofoun. Celui de la meilleure image est allé à Tourisme au féminin de Béola N. Toungou. Enfin, Un gosse est un boss de Kocou Yèmadjè a remporté le prix du public. Pour la circonstance, les différents films primés ont été projetés.
Les Rebiap, a rappelé son délégué général, Eric Nougloï, offrent l’occasion de faire la reconnaissance du cinéma africain. « Il s’agit également de faire connaître les œuvres cinématographiques produites au Bénin », a-t-il poursuivi. Pour son organisation, le festival bénéficie de l’accompagnement du Fespaco, de la mairie de Parakou, de l’Institut français de Parakou et d’autres partenaires. Eric Nougloï a invité les réalisateurs béninois de films à produire davantage.
Pour le directeur de l’Irsbac.com, Julien Atchadé, le cinéma est la somme de tous les arts. Aussi, a-t-il appelé à soutenir les Rebiap, chaque année. Selon lui, le meilleur reste à venir.
C’est par une minute de silence en hommage à Max Popino et à Hortense Odjéligbé, épouse Gilles Gbèha, que cette cérémonie de clôture a débuté. Rendez-vous est donc pris pour 2018 et à la même période, pour célébrer une nouvelle fois le cinéma?

Sortis d’une crise de scission qui a duré dix années, les fidèles de l’Eglise pentecôte de la foi du Bénin se sont retrouvés, du 23 au 24 décembre dernier à Azovè, dans le Couffo, pour célébrer leur réconciliation. C’était à l’occasion de la Convention annuelle de cette communauté religieuse qui a enregistré la présence, à ses côtés, d’une légion des « oints » venus de l’étranger et de plusieurs autorités politico-administratives du département, dont le préfet Christophe Mègbédji.
La Convention internationale édition 2017 de l’Eglise de pentecôte de la foi du Bénin a connu son apothéose, dimanche 24 décembre dernier, veille de la Nativité, à l’école centre d’Azovè. L’évènement a été marqué par deux moments forts consacrant l’unité retrouvée, qui a fait l’objet d’un accord signé le 2 novembre 2017, entre les branches antagonistes de cette communauté religieuse.
Le premier moment fut la présentation des membres devant animer les organes dirigeants de la période transitoire qui prendra fin en mai 2018 par la mise en place d’un bureau définitif.
Pour le compte de la transition, de six mois en cours, les fidèles réunis en assemblée à Azovè ont découvert non seulement les visages des membres de la commission des finances et ceux des membres du comité de suivi et de régulation, composé de cinq sages de la communauté, mais surtout le bureau exécutif national.
Porté à la tête de ce dernier, l’apôtre Antoine Jakou a décliné les missions assignées à son équipe. A l’en croire, il s’agit, entre autres, de la réorganisation du fonctionnement de l’église, à travers l’état des lieux de sa gestion financière, le point sur la carrière du corps pastoral et la mise en place d’un comité de relecture des textes fondamentaux. La relance des activités pour ce nouveau départ, souligne-t-il, doit se faire à travers de nouveaux statuts et règlements intérieurs. L’apôtre Antoine Jakou retient que leurs principales actions permettront à l’église de renouer avec une ambiance de fraternité.
Ensemble
« En ce jour où nous célébrons ensemble, sur la terre d’Azovè, notre convention après dix ans de séparation, nous devons nous réjouir et glorifier le Seigneur », prêche l’apôtre. Car, selon son rappel, il est écrit dans Psaume 133 qu’il est agréable et doux pour des frères de demeurer ensemble, puisque c’est là que, poursuit-il, l’Eternel envoie sa bénédiction, la vie pour l’éternité ». Pour conjurer définitivement la crise de division qui, à l’en croire, a causé la perdition de nombreux fidèles, la mésintelligence entre dirigeants des églises, la haine et la méfiance entre des pasteurs et entre les épouses de ceux-ci, sans oublier des tracasseries judiciaires, il a été lancé un appel à l’accompagnement des instances de transition. « Le bureau exécutif que je préside invite tous, en l’occurrence, les anciens de la communauté, les cadres, les hommes d’affaires et les partenaires internationaux à ne pas nous marchander leur disponibilité afin que soient relevés les défis du développement spirituel et socioéconomique », a exhorté l’apôtre Antoine Jakou.
L’apôtre et le collège des oints de Dieu ont, par ailleurs, consacré, à travers une cérémonie dite d’apostolat, l’admission dans leurs rangs de cinq nouveaux apôtres. Second moment fort, cette cérémonie est faite de prières et de l’imposition de mains sur chacun des nouveaux apôtres et leurs épouses respectives. Aux dires de leurs devanciers dans le pastorat, les nouveaux apôtres ne doivent pas sacrifier leurs familles biologiques. « Votre première église est votre famille », ont-ils enseigné tout en insistant sur la responsabilité de l’apôtre qui, selon eux, est le garant de la doctrine de l’église.
Rappelons que l’union célébrée au sein de la communauté n’a pas été obtenue sans les concessions des leaders des deux camps antagonistes. Notamment, l’apôtre Jean-Paul Kohoundo qui a dû écourter d’un an son mandat de président. Lui aussi a confirmé à l’assemblée que la page de la crise est tournée. « Je puis vous dire que la réconciliation est effective et l’espoir est permis et nous devons aller de l’avant », a-t-il déclaré. « Je ne me retire pas pour vous abandonner, je ne me retire pas pour quitter l’église mais je me retire pour le bien-être socio-spirituel de tous les fidèles », a-t-il clarifié aux fidèles?

L’Association interprofessionnelle du coton (Aic) met tout en œuvre pour la réussite de la campagne cotonnière en cours. Son président, Mathieu Adjovi était, les 21 et 22 décembre derniers, dans les départements du Couffo et du Zou pour s’enquérir de la situation à Aplahoué et Za-Kpota et surtout assister au démarrage de la commercialisation de l’or blanc. L’initiative a été soutenue par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui.
L’Association interprofessionnelle du coton (Aic) met les bouchées doubles pour un meilleur rendement des producteurs de coton. A ce titre, elle œuvre pour la méthode d’intensification qui consiste à utiliser plus d’engrais et surtout d’engrais naturel.
Le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, était, la semaine dernière à Aplahoué dans les villages de Sinlita et Lagbavé 1 dans le Couffo et à Za-Kpota dans le Zou pour s’enquérir des efforts faits par les producteurs de ces localités.
Le comité villageois des producteurs de coton de Sinlita dans la commune d’Aplahoué, compte à la création quarante adhérents dont quinze femmes. Pour la campagne en cours, sur une prévision de 400 ha, les producteurs ont réalisé 654 ha dont 25 sous intensification. Le rendement prévisionnel est de 0,9 tonne à l’hectare.
A Lagbavé, le conseil villageois des producteurs de coton a fait une prévision de 500 hectares, mais ce sont déjà 443 hectares qui ont été réalisés avec une production attendue de 503,14 tonnes de coton. Ces performances réalisées n’ont pas été atteintes sans difficultés. Les producteurs ont été confrontés à la rareté des pluies, à la mise en place tardive des intrants. De même, ces producteurs se plaignent du retard et de l’insuffisance des semences. Selon les paysans, il y a eu entre temps une rupture d’intrants.
Les moyens de transport aussi font défaut, car le paiement des transporteurs se fait avec retard.
Malgré tout cela, le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, s’est dit très satisfait de ce qu’il a vu sur le terrain tout au long du parcours. Une satisfaction qui, selon lui, porte sur le niveau d’organisation des paysans.
Quant aux difficultés liées aux semences, il rappelle que les semences sont le fruit d’un financement. Il affirme qu’il y a une tendance à prendre plus de semences qu’on en a besoin. Pour juguler le problème, un travail technique est en cours.
Réfection des pistes et autres difficultés
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a démontré au vu du point qui a été fait par les coordonnateurs, qu’une partie des semences a été distraite. Et ce mal, dira-t-il, doit être soigné.
Il rappelle aux producteurs qu’un champ de coton doit être entretenu comme un jardin, donc au quotidien. Pour que le rendement augmente, il conseille aux paysans de cesser d’utiliser des produits non homologués.
« Nous devons généraliser l’utilisation de la technique d’intensification », insiste le ministre en charge de l’Agriculture. Il note un regain de confiance au niveau des exploitants. Car, il est heureux, selon lui, que les producteurs du Couffo aient de l’engouement pour la production du coton. Le niveau d’endettement n’est pas aussi inquiétant.
A l’issue de la tournée, une rencontre a eu lieu à Bohicon entre le président de l’Aic et les producteurs de coton venus des départements du Mono, du Couffo, du Zou, de l’Ouémé et du Plateau. Un bilan à mi-parcours de la campagne cotonnière a été fait à l’occasion. En général, les départements ont été moins arrosés, donc les producteurs étaient dans la désolation, les besoins en semences ont été satisfaits, la mise en place des intrants chimiques de bonne qualité a été faite. La plupart des départements ont connu un taux d’accroissement de la production cotonnière.
D’autres difficultés sont liées à l’insuffisance des agents d’encadrement, au retard dans le paiement de dotation de carburant et des salaires. Il y a insatisfaction par rapport aux entreprises attributaires des marchés de réfection des routes, l’état des routes étant défectueux alors que la campagne de commercialisation a commencé et il va falloir acheminer la production vers les usines. Les entreprises attributaires des marchés de réfection traînent les pas.
Le représentant des égreneurs de coton, Nestor Noutaï, a souhaité que le rythme des récoltes s’accélère pour permettre de vendre du coton de bonne qualité, et surtout permettre aux égreneurs de vendre de bonnes fibres.
Le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, demande surtout aux égreneurs de prendre les dispositions pour que le coton évacué vers leurs usines soit vite égrené pour éviter les mouillages.
En réponse aux doléances des producteurs, Mathieu Adjovi affirme que des dispositions ont été prises pour que les paiements soient faits. Il trouve anormal que les entreprises chargées de réfectionner les voies traînent les pas, une situation qui ne favorise guère le bon déroulement de la campagne cotonnière.
Il salue l’engouement des populations pour le programme d’intensification et a surtout insisté sur la diversification agricole?

Lancées le mercredi 20 décembre dernier, les manœuvres militaires dénommées Baoura 2017 ont pris fin à Bembèrèkè, vendredi 22 décembre dernier. Elles ont permis d’évaluer les capacités opérationnelles de l’Armée de terre à engager, dans un délai réduit, un groupement de forces temporaires contre un ennemi, à rétablir l’intégrité territoriale, puis à participer à la sécurisation des populations et de leurs biens.
L’assaut final de l’exercice de cohésion militaire dénommée « Baoura 2017 » a été effectué, vendredi 22 décembre dernier dans le village de Saoré, à Bembèrèkè. C’était sous la houlette des responsables du haut commandement militaire et devant le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Fortuné Nouatin.
Au cours de ces manœuvres, les Forces armées béninoises ont démontré leur professionnalisme et leurs capacités opérationnelles à riposter en cas de menaces sur l’intégrité du territoire national. C’est à travers des tirs nourris de l’artillerie, de la cavalerie et des démonstrations au sol. Elles avaient comme principale mission de neutraliser rapidement les forces ennemies venues de la République imaginaire de la Goldhésie. Il s’agit de rétablir l’autorité de l’Etat au nord-est du pays et par ricochet, l’intégrité territoriale.
Par rapport au déroulement de l’exercice et à la prestation du personnel militaire mobilisé, le ministre Fortuné Nouatin n’a pas caché sa satisfaction. Selon lui, il n’y a pas à émettre le moindre doute sur le niveau de formation des troupes béninoises. « La capacité opérationnelle de nos forces armées est maintenue au top. Quelle que soit l’attaque ou la menace, elles sont prêtes à intervenir », a-t-il assuré.
Abondant dans le même sens, le chef d’Etat-major général des armées, le général de brigade, Laurent Amoussou, a félicité tous ceux qui ont contribué à la réussite de ces manœuvres militaires. Comme lui, le chef d’Etat-major de l’Armée de terre (Cemat), le colonel Fructueux Gbaguidi, a promis de travailler pour la sauvegarde des acquis. Faisant suite à l’exercice « Dan 2017 », « Baoura 2017 » a, selon lui, permis d’éprouver les troupes de l’Armée de terre qui sont en poste dans le nord du Bénin.
Dans le cadre de ces manœuvres, environ 800 hommes ont été déployés. En dehors du maintien de la cohésion entre les forces pour laquelle ils ont travaillé, leur présence a également été remarquable aux côtés des populations. A la faveur d’un camp médicalisé, ils ont donné des soins à plus de 500 civils.
En marge de ces manœuvres, le ministre Fortuné Nouatin a visité, jeudi 21 décembre dernier, le Prytanée militaire et le Centre de formation militaire de Bembèrèkè. Il est allé s’enquérir de leur fonctionnement et des difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Les fidèles de l’Eglise du christianisme céleste ont effectué, les 24 et 25 décembre derniers, leur pèlerinage annuel sur leur site international de Sèmè-Podji. Ils ont célébré la naissance de l’Enfant Jésus, envoyé par Dieu pour sauver l’humanité. Ce pèlerinage qui est à sa soixante-onzième édition, a été présidé par le révérend pasteur Bennett Adeogun, chef mondial de cette église.
Chants, danses, louanges et prédications ont été les temps forts du culte de la Nativité célébré, à partir de 0 h jusqu’à l’aube de lundi 25 décembre dernier, par le révérend pasteur Bennett Adeogun, chef mondial de cette église. La célébration s’est déroulée, comme depuis 1947, sur le site international de pèlerinage de l’église à Sèmè-Kpodji.
Les fidèles sont venus des quatre coins du monde pour commémorer la Nativité de l'enfant Jésus-Christ. Des délégations sont venues de la France, des Etats-Unis, de l’Angleterre, du Nigeria, de la Centrafrique, du Togo, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée Equatoriale, et autres. Les pèlerins ont loué la magnificence de l'Eternel Dieu qui a envoyé son Fils pour apporter le salut à l’humanité.
La trame de la prédication du chef mondial de l’église a d’ailleurs tourné autour de ce mystère de Noël. Bennet Adeogun a exprimé sa gratitude à Dieu qui s'est révélé au père fondateur de l’église à travers cette alliance divine qui a vu le jour au Bénin. Le révérend pasteur Bennett Adeogun a exhorté les fidèles à suivre les enseignements de l’Enfant Sauveur, à lui obéir, et à craindre sa parole, à mettre en pratique ses enseignements et commandements en tout temps et tout lieu. Ce qui les oblige à s’éloigner du péché. Car, selon l’autorité religieuse, c’est en obéissant à l’Enfant Sauveur qu’ils peuvent trouver le salut. « Celui qui suit l’Enfant de Dieu n’a rien à craindre quels que soient les complots, quelles que soient les difficultés, quels que soient les harcèlements, il sort toujours vainqueur », insiste le chef suprême Bennett Adeogun. Il implore le fis de Dieu de déverser les grâces de sa venue sur l’Eglise du christianisme céleste et sur le Bénin tout entier.
Venu soutenir les pèlerins jusqu’à la fin du culte, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, dit avoir effectué le déplacement de Sèmè-Podji pour partager avec les fidèles célestes la joie de la naissance de l’Enfant Jésus. Il souhaite que les grâces de cette célébration puissent se répandre sur le Bénin tout au long de l’année prochaine.
La Sainte Cène sur l’expiation de Jésus et l'onction des fidèles et des dignitaires présidés par le révérend pasteur de l’église ont mis un terme à la célébration. Un deuxième culte de la Nativité est également prévu à partir de 9 h, ce lundi 25 décembre. Cette messe a mis définitivement fin à l’édition du pèlerinage de cette année. Les fidèles ont pris le chemin de retour, convaincus d’avoir reçu plein de bénédictions pour la nouvelle année 2018 qui démarre dans quelques jours et dans l'espoir de se revoir à l’édition prochaine.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia a fait, ce jeudi 21 décembre à Cotonou, le point des activités et des faits saillants d’insécurité et de criminalité enregistrés au cours du second semestre 2017 et annoncé les mesures préventives envisagées pour l’avenir.
Dans le cadre de l’accomplissement de ses missions régaliennes de protection civile et de sécurité publique au profit des populations, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a mis en œuvre des actions concrètes et visibles sur le terrain afin de rapprocher davantage les responsables des forces de sécurité, des maires, des élus locaux et des populations à la base. Au nombre de ses activités majeures au titre du second semestre de l’année 2017, le ministre Sacca Lafia a cité sa tournée dans les douze départements du Bénin, l’organisation, le 7 novembre dernier, une conférence sur la sécurité intérieure et l’atelier pour l’élaboration du document de politique nationale de sécurité intérieure. Ces évènements phares lui ont permis de partager sa vision et les orientations stratégiques du gouvernement en matière de sécurité intérieure, de recueillir les besoins légitimes et les préoccupations majeures des populations et de mobiliser les différents acteurs notamment les préfets, les maires, les élus locaux autour des responsables des forces de sécurité publique et les diverses autorités politiques, techniques et financiers, pour réfléchir ensemble sur la problématique de la co-
production de la sécurité au Bénin.
A cette fin, des mesures idoines ont été entreprises pour renforcer les patrouilles dissuasives et la présence permanente et préventive des forces de sécurité sur le corridor et les différents axes routiers. De la gestion des frontières, de l’état civil, de l’assistance des sinistrés, à la transhumance, les agents des forces de sécurité publique ont répondu présents à l’appel du devoir face aux besoins de sécurité des populations.
Selon le ministre Sacca Lafia, cette stratégie mise en place a véritablement porté des fruits, comme témoigne la baisse drastique des braquages sur les routes et de la criminalité dans les villes et agglomérations du Bénin.
Ce satisfecit n’exclut pas la présence de certains nids d’insécurité qui résistent encore aux efforts communs et conjugués des différents services et parfois échappent à la vigilance des agents déployés sur le terrain. Neuf cas de braquage ont été enregistrés sur les corridors contre 23 cas au premier semestre ; 182,920 kg de faux médicaments ont été saisis contre 104,771 kg au premier semestre ; 752,457 kg de drogue et stupéfiants ont été saisis contre 852 kg au premier semestre ; 297 plaintes ont été enregistrées dont 102 personnes ont été appréhendées contre 168 plaintes au premier semestre. A cela s’ajoutent les 4202 cas d’accidents de la circulation sur les routes enregistrés dont 1531 blessés et 271 morts contre 5347 au premier semestre et 1175 cas d’incendie enregistrés dont 4 morts en plus des 753 cas d’habitations détruites dont 7 morts pour des raisons d’inondation.
En ce qui concerne la transhumance, 10 cas ont été enregistrés avec 8 morts contre 18 cas dont 13 morts au premier semestre.
Des mesures préventives
Face au cas d’insécurité enregistrés au cours du second semestre, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, dans le cadre de sa politique de coproduction de la sécurité, a pris des mesures pour réduire les cas d’insécurité dans le pays. Ainsi, la campagne 2017-2918 de la transhumance se déroulera exclusivement dans les départements de l’Atacora, de l’Alibori, du Borgou, de la Donga et les communes de Glazoué, Savè, Bantè et Ouèssè dans les Collines. Elle est formellement interdite dans le Sud du Bénin.
Quant à la criminalité et à l’insécurité sur nos routes, le ministre Sacca Lafia a sollicité l’accompagnement de tous, après avoir félicité les agents des forces de sécurité qui, malgré les difficultés et la pénibilité de leur métier, ont permis de noter une certaine diminution par rapport au semestre passé. Aussi insistera-t-il, nul ne sera de trop dans une vision partagée de co-production de la sécurité?