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Nouvelles

Centre d’éveil du continent noir : Les 1ers apprenants reçoivent leurs parchemins à Abomey
Une première pour le groupe Gbékoun au Bénin. Il s’agit de la proclamation des résultats et de la remise du premier parchemin "Tossiotoun Mèkplontounbiotein" aux premiers apprenants de l’école dénommée Centre d’éveil du continent noir, ce mercredi 23 février à Abomey. C’est en présence de plusieurs officiels, de parents, amis et curieux venus se convaincre des résultats du système d’introduction de l’alphabet Gbékoun. Cinq candidats ont planché, lundi 7 février dernier, pour le compte des épreuves équivalentes à celles du Cer-tificat d’études primaires (Cep). Après cet examen de fin de cycle primaire, les cinq candidats présentés ont réussi à décrocher le premier parchemin du Centre d’éveil du continent noir. Il s’agit d’un centre où les jeunes candidats qui viennent d’être déclarés admis pour ce premier examen ont eu à passer au total sept années académiques. Ici, tout se fait dans l’alphabet «Gbékoun» qui est une écriture purement africaine. Cet alphabet est basé sur 33 lettres dont 24 consonnes et 9 voyelles. Il est à la fois syllabique et phonétique, ce qui permet d’écrire toutes nos langues nationales. La langue « Togbé » qui en est issue est plus condensée et approfondie que la langue Fon. Les cinq candidats admis sont une pépinière sur laquelle les responsables du groupe «Gbékoun» fondent bien d’espoir. Ils en ont donné d’ailleurs des signes précurseurs avec l’exécution de l’hymne national avec le soutien technique de l’escadron de musique des Forces armées béninoises présent aussi à la cérémonie de remise de parchemin. Cette cérémonie de remise de parchemins aux récipiendaires a été surtout l’occasion pour le coordonnateur du groupe, Tognon Doudédji Fatchina de présenter de fond en comble la philosophie de cette communauté. A travers des communications et projections de vidéos, les responsables ont démontré que le "Gbékoun" est un alphabet complet ou une écriture authentiquement africaine. Un alphabet basé sur la langue "Gbé" avec ses propres lettres. Il permet à ses initiés des échanges de toutes formes. Le Gbékoun est un alphabet inventé par feu Adigbè Togbédji, précédemment instituteur. Il a été une person-nalité distinguée dans la commune de Dangbo. Adigbè Togbédji, dans ses recherches, a constaté en Afrique et au Bénin en particulier que la culture de nos ancêtres est reléguée au second rang et pas du tout valorisée. A cet effet, il a décidé de ne plus parler le français ni autres langues que la langue locale. C’est pour donner plus d’importance à cette langue et la possibilité d’être transmise aux nouvelles générations que Adigbè Togbédji a créé cet alphabet. Aujourd’hui, le concept fait son chemin et beaucoup d’émules. D’ailleurs, les invités présents à Abomey lors de cette cérémonie ont été agréablement surpris par le talent affiché avec les différentes prestations des apprenants du centre d’éveil du continent noir. Société 24 févr. 2022


Projet de modernisation de l’administration foncière : Déjà 38 % de données cadastrales collectées à Pobé
Une mission de suivi de l’opération cadastrale du Projet de modernisation de l’administration foncière (Pamf) était sur le terrain ce mercredi 23 février à Pobé. Elle a relevé avec satisfaction que près de 40 % des terres ont été déjà enregistrées dans le cadastre dans les deux arrondissements cibles du projet dans cette commune. S’enquérir de l’évolution de la réalisation du cadastre dans la commune de Pobé dans le cadre du Projet de modernisation de l’administration foncière (Pamf) financé par les Pays-Bas. Tel est le but de la descente sur le terrain d’une mission de suivi de l’opération ce mercredi 23 février. La mission était à Ahoyèyè, l’un des deux arrondissements cibles du projet à Pobé. Elle a pu toucher du doigt le déroulement de la collecte des données cadastrales. La délégation est composée notamment du directeur général adjoint de l’Agence nationale des Domaines et du Foncier (Andf), Moussa-Fils Djibril, du chef de coopération de l’Ambassade des Pays-Bas près le Bénin, Antonie de Kemp, du maire de Pobé, Simon Dinan. Elle a été accueillie par les techniciens en charge des travaux. Selon eux, l’opération a déjà atteint, en moins de deux mois d’exercice, un taux de réalisation total de 38 % au niveau des deux arrondissements concernés par le projet dans la commune. Cette performance est en nette progression par rapport au taux planifié, estimé à 26 %, a expliqué le chef de file des équipes techniques, Dr Fortuné Déguénon. Il informe que 3 445 hectares de terres ont été déjà relevés sur un ensemble de 9 600 ha de superficie de données cadastrales à collecter dans les deux arrondissements. Selon lui, d’ici fin février ou mi-mars, ils vont finir de relever les terres d’Ahoyèyè pour attaquer l’arrondissement central de Pobé. Dr Fortuné Déguénon rassure de boucler l’opération dans les deux arrondissements de Pobé à bonne date, en tout cas, avant la fin de l’échéance fixée à novembre 2022. Il se réjouit de la forte mobilisation des populations qui, au départ, étaient réticentes. Parce qu’elles craignent d’être contraintes au payement d’impôts après l’opération. Il félicite les élus locaux et communaux pour avoir contribué à dissiper les inquiétudes et faciliter l’atteinte des objectifs. Le directeur général adjoint de l’Andf est revenu de long en large sur les tenants et les aboutissants de ce projet consistant à relever les terres sur toute l’étendue du territoire national ainsi que les ayants droit. Cela permettra au Bénin, à en croire Moussa-Fils Djibril, d’avoir une base de données nationale qui sécurise les droits des différents propriétaires et présumés propriétaires terriens et un centre d’informations foncières où l’on peut aller se renseigner sur la situation de telle ou telle parcelle. Prendre en compte les autres communes De ce fait, précise le Dga/Andf, le cadastre concerne aussi bien les zones loties que celles non loties. Un certificat d’enregistrement est délivré à chaque ayant droit pour faciliter l’accès au titre foncier à un moindre coût et dans un bref délai. Moussa-Fils Djibril se dit content du travail de sensibilisation et de mobilisation réalisé par les élus locaux et communaux de Pobé. Lequel travail a favorisé un taux de réalisation dépassant les projections faites. Il rassure que toutes les 77 communes seront prises en compte mais dans une approche progressive. Pour Antonie de Kemp, les Pays-Bas financent ce projet qui vient s’ajouter aux nombreuses autres initiatives de développement du Bénin soutenues par son pays, au regard des avantages qui s’en dégagent. Il dit être convaincu que le bien-fondé de ce projet va au-delà de la contribution à la réduction des conflits fonciers. Selon Antonie de Kemp, le Pamf permettra aux producteurs agricoles de sécuriser leurs terres, d’obtenir facilement des crédits agricoles afin d’investir sereinement et durablement, d’améliorer leur productivité et de jouir des fruits de leurs labeurs. Le projet accorde à cet effet une attention particulière aux couches vulnérables dont les jeunes et les femmes. Le chef de coopération de l’ambassade des Pays-Bas se dit satisfait du taux de réalisation de l’opération à Pobé. Antonie de Kemp plaide que d’autres partenaires financiers comme la Banque mondiale et l’Union européenne par exemple puissent aussi soutenir la réalisation de ce projet pour son extension à toutes les 77 communes du Bénin. Pour sa part, le maire de Pobé, Simon Dinan, promet de poursuivre la sensibilisation des populations avec l’ensemble des membres de son conseil communal. Cela, afin qu’au bout du rouleau, Pobé soit la première sur l’ensemble des 10 communes retenues pour cette deuxième vague du projet dans tout le Bénin. Société 24 févr. 2022


Acquisition de machines agricoles plus accessoires : Une caravane lancée pour informer des facilités qu’offre l’Etat
La Société nationale de mécanisation agricole (Sonama) va au contact des producteurs agricoles sur l’ensemble du territoire national pour leur faire découvrir ses offres de kits agricoles. C’est à travers une caravane agricole qui a pris départ ce mercredi 23 février, du siège de la société à Ouidah. Des machines agricoles plus accessoires à des prix subventionnés par l’Etat sont disponibles à la Société nationale de mécanisation agricole (Sonama). Très peu d’agriculteurs sont informés de cette opportunité. L’entreprise décide alors d’aller au contact des producteurs pour leur apporter la bonne nouvelle. Une caravane est initiée à cet effet. « Pour les agriculteurs qui ne savent pas encore que le gouvernement met à leur disposition des machines agricoles de qualité à prix subventionné, nous apportons l’offre vers eux pour leur montrer sa composition, leur expliquer comment utiliser les différents matériels et équipements et la procédure d’acquisition. Ceux qui sont intéressés pourront en même temps effectuer la procédure pour acquérir les matériels et équipements de leur choix », explique Rodrigue Adogony, directeur des Opérations commerciales de la Sonama. La caravane est constituée de tracteurs agricoles plus remorques avec quelques équipements à l’intérieur. Les caravaniers vont sillonner une trentaine de villes sur l’ensemble du territoire national dont Azovè, Abomey, Dassa, Savalou, Natitingou, Kandi, Nikki, Bembèrèkè, Pehunco, Parakou, Porto-Novo, Cotonou avec des escales au niveau des cellules communales des Agences territoriales de développement agricole ou des arrondissements. A chaque arrêt, les caravaniers feront des démonstrations pour permettre aux agriculteurs de constater par eux-mêmes la qualité des matériels et équipements. La campagne va durer jusqu’au 30 mars prochain, informe le directeur des Opérations commerciales de la Sonama. Rodrigue Adogony appelle les producteurs agricoles de toutes les localités du Bénin sans exception, à sortir massivement pour découvrir les tracteurs robustes, de qualité, facile à conduire et à prix subventionné, que le gouvernement met à leur disposition. Société 24 févr. 2022


Charlemagne Lokossou, coordonnateur du Psie : « Les offres de formation ne sont pas en adéquation avec le marché d’emploi»
Le Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie), une initiative du président Patrice Talon, lancé en juin 2020 pour une durée de cinq ans, porte peu à peu ses fruits. Son coordonnateur, Charlemagne Lokossou, dresse ici un bilan du chemin parcouru. La Nation : Bientôt deux ans que le Programme spécial d’insertion à l’emploi (Psie) a été lancé. Rappelez-nous son esprit. Charlemagne Lokossou : Je voudrais avant tout, rappeler qu’il s’agit d’un programme entièrement dématérialisé. Donc, il fallait aussi que nos services techniques se préparent. Il fallait tout huiler d’abord. Disons que nous avons commencé par faire le travail pratiquement à partir d’octobre 2020. Et il s’agit d’un programme essentiellement destiné aux entreprises. Contrairement à ce que beaucoup croient, le Psie n’est pas un Programme où on recrute les jeunes qu’on va placer. Même si on doit placer 2 000 jeunes par an, c’est en réponse à la demande des entreprises. Cela veut dire que si les entreprises demandent 2 000 postes, on va pourvoir aux 2 000 postes. Si elles demandent 500 postes, on va pourvoir aux 500 postes. Mais on n’ira pas prendre 2 000 jeunes et les imposer aux entreprises. Le chef de l’Etat est très clair là-dessus : « ce n’est pas par décret qu’on crée l’emploi. C’est l’activité économique qui crée l’emploi ». Donc notre rôle essentiel était d’aller vers les entreprises et de les sensibiliser parce qu’il s’agit d’une subvention salariale pour laquelle le chef de l’Etat dit : « si vous recrutez des jeunes qui correspondent à vos besoins d’activités, l’Etat supporte le salaire pendant un an à 100 %. Il n’y aura aucuns frais pour l’entreprise mais la deuxième année, elle supportera les frais en partie». Voilà un peu le modèle qui a été mis en place. Cela suppose que ce n’est pas dans une approche de régler les crises sociales. C’est dans une approche purement économique. Et cela nous a permis de connaître les besoins des entreprises qui ne voulaient pas des diplômés génériques: Bac A, B, C, D. Etant donné que c’est en réponse aux entreprises, ce sont elles qui déclenchent le processus. Le Programme a deux objectifs. Le premier, c’est de soutenir financièrement le salaire et les charges associées pour le compte des entreprises qui vont accepter de recruter des jeunes qui correspondent à leurs besoins d’activitéss. Le second objectif, c’est d’accompagner l’employabilité des jeunes pour qu’après les deux ans, ils puissent avoir l’expérience professionnelle qu’il faut pour voler de leurs propres ailes ou carrément trouver un emploi. D’octobre 2020 à aujourd’hui, que peut-on retenir en termes de bilan à mi-parcours ? A la date du 31 décembre 2021, sous réserve de ce qui va être validé par l’autorité, nous avons un total de 4 086 entreprises qui se sont inscrites mais ce ce ne sont que 442 entreprises qui remplissent les conditions d’éligibilité. L’entreprise doit être formelle, avoir l’encadrement qu’il faut, s’engager à mettre les moyens de travail à la disposition des jeunes, parce qu’il est hors de question qu’on envoie les jeunes en pâture. C’est quand même des diplômés professionnalisés ! Les 442 entreprises ont formulé au total 2 039 postes. 1 535 de ces postes ont été mis en ligne. Mais il y avait un autre souci. Beaucoup de jeunes candidats à l’emploi n’ont pas les profils que recherchent les entreprises. Par exemple, une entreprise dit qu’il faut savoir utiliser un logiciel de comptabilité si tu es comptable. Vous avez des jeunes qui ont fait Bts ou Licence en Comptabilité mais ils n’ont jamais vu un logiciel de comptabilité. Vous avez des gens en Btp qui n’ont jamais utilisé des outils de télédétection ou des sondes pour travailler dans le forage des sols. Ce n’est pas de leur faute ! Et le chef de l’Etat a vu juste en affirmant que la réforme du système de l’emploi est étroitement liée à la réforme du secteur de la formation professionnelle. Le gouvernement va inverser la tendance avec le Pag II. On quitte maintenant 70 % d’enseignement général pour migrer vers 70 % d’enseignement technique et professionnel. On ne va pas empêcher ceux qui veulent faire de la philosophie, les beaux-arts, … de le faire. C’est pourquoi on leur concède 30 % de ressources publiques en matière d’investissements. Maintenant, si quelqu’un veut faire sa chose, il peut le faire avec ses ressources privées. Là où je veux en venir, c’est que notre offre de formation n’est pas en adéquation avec le marché de l’emploi. Mais on ne va pas s’enfermer à cette situation. C’est pourquoi on demande aux entreprises de contribuer du point de vue de la responsabilité sociale de l’entreprise, d’accompagner les pouvoirs publics. Ce qui fait que les entreprises commencent par prendre les jeunes qui viennent et qui n’ont pas une grande expérience. Et c’est déjà un effort. Sur les 1 535 postes publiés, nous avions eu 71 000 candidatures. Ce qui veut dire que le besoin est là pour les jeunes. Maintenant, est-ce que c’est une réponse pour les entreprises ? C’est un autre débat. Nous avions évalué 9 480 jeunes en Questions à choix multiples en ligne, et 3 422 ont été présélectionnés. Ce sont eux qu’on a proposés aux entreprises qui ont sélectionné un peu moins d’un millier. Et ce sont ces personnes recrutées qui reçoivent aujourd’hui leurs salaires directement du Trésor public. Voilà un peu les résultats. Mais je crois qu’il faut voir l’aspect qualitatif du travail. Si on s’enferme dans les chiffres, on va biaiser l’analyse. Au départ, on a eu 4 086 entreprises mais c’est seulement 10 % qui ont été jusqu’au bout du processus. Les questions sont là. Avec la crise sanitaire mondiale due à la Covid-19, certains chefs d’entreprise n’entrevoient pas, à court terme, un avenir meilleur de leurs entreprises, mais qu’à cela ne tienne, les mesures de soutien du gouvernement doivent les booster. Et si nous avons, au 31 décembre 2021, près de 37 000 entreprises inscrites et régulières, cela veut dire que si même une entreprise demandait un seul agent, on a de quoi combler le tableau. Nous avons fait des propositions à l’autorité. Lorsqu’elle prendra les décisions, il y aura des améliorations pour que les entreprises soient plus enclines à formuler des besoins en main-d’œuvre pour que nos jeunes trouvent du travail et qu’ils apprennent à travailler pour eux-mêmes ou pour l’entreprise. Avez-vous de bons retours de la part des entreprises d’accueil et des jeunes eux-mêmes depuis leur insertion ? Il y a deux catégories d’opinions du côté des entreprises. Certaines entreprises nous disent qu’il y a des jeunes qui ont compris l’enjeu et qui travaillent, et qu’elles en sont contentes. Ces entreprises tournent autour de 60 %. Le reste nous dit : « les jeunes que vous nous avez envoyés, ils croient que c’est la fonction publique. Comme c’est l’Etat qui paye les salaires, ils peuvent s’absenter du travail et ils pensent qu’ils pénalisent l’entreprise, … » La convention dit que c’est l’entreprise qui gère et nous rend compte. Ce qui veut dire qu’on peut suspendre leurs contrats, qu’on peut les licencier si les manquements relevés par l’entreprise sont vérifiés. Au niveau des jeunes insérés dans l’emploi, il y a aussi deux tendances. Il y a ceux qui, vraiment, sont épanouis et qui apprennent. Par contre, il y a d’autres qui veulent la facilité et qui estiment que les entreprises sont trop exigeantes, qu’elles maltraitent les employés, etc. C’est vrai, il y a des brebis galeuses parmi les entreprises. Il y en a qui veulent tirer des jeunes plus qu’il n’en faut. C’est bien de le faire mais il y a une limite à ne pas dépasser. Au niveau du Psie, ce que j’en dis, c’est que c’est la première fois de manière formelle et systématique qu’on applique un modèle d’insertion qui s’appelle: insertion par l’activité économique. Avant, c’était des mesures sociales. Donc, quand on prend ce modèle, ce n’est pas le premier jour qu’on l’a mis en place qu’on aura de bons résultats. Mais les objectifs seront atteints pour la simple raison que la mayonnaise commence par prendre. Avec le temps, avec les associations professionnelles, avec la Cci-Bénin qui est le partenaire privilégié du Psie, l’initiative commence par mieux prendre. Actualités 24 févr. 2022


Exposition diptyque à la Présidence : Coup de projecteur sur l’art contemporain béninois
La scène artistique béninoise est active grâce à ses talents aussi bien au plan national qu’au sein de la diaspora. Les autorités béninoises ont saisi l’opportunité de l’exposition des 26 trésors royaux pour mieux promouvoir ces talents qui rendent vivant l’art contemporain béninois. A l’intérieur du musée improvisé au palais de la Marina, pour faire découvrir les 26 trésors royaux restitués par la France, on découvre également une centaine d’œuvres d’art contemporain, fruits du génie créateur d’une trentaine d’artistes béninois. Les spécialistes parlent de dialogue entre le passé et le présent. C’est tout le sens de cette exposition dénommée « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, de la restitution à la révélation: trésors royaux et art contemporain du Bénin ». Il s’agit, selon Yassine Lassissi, directrice artistique et commerciale de la Galerie nationale, de donner à voir certes au public national, sous régional et international, les 26 trésors royaux, 130 ans après leur départ. Mais aussi, « Nous avons voulu saisir l’opportunité pour montrer, présenter la vitalité et l’intensité de la scène artistique béninoise et aussi la diversité des techniques, des médiums, des esthétiques», ajoute-t-elle. On note ainsi une volonté forte des autorités béninoises, de créer un dialogue entre l’art contemporain et les trésors royaux. La trentaine d’artistes conviés à ce rendez-vous diptyque est constituée à la fois d’artistes amateurs, émergents et confirmés. L’autre point fort, c’est la présence des artistes béninois qui brillent à l’étranger mais qui sont très peu connus au pays. Ce volet art contemporain de l’exposition s’étend sur plus de 1500 m2 avec des œuvres splendides. «C’est l’occasion de montrer que malgré l’absence de ces trésors royaux du territoire national, les artistes s’inspirent de leur histoire culturelle et cultuelle et nous présentent aujourd’hui un art diversifié par les formes, l’histoire, les thématiques qu’ils abordent », soutient Yassine Lassissi. Trois chapitres Cette exposition sur l’art contemporain, indique-t-on, traduit l’engagement artistique et les questionnements ontologiques qui animent les artistes béninois. Elle se veut aussi didactique et ouvre donc au public son univers trop souvent considéré comme élitiste ou hermétique. Son champ est séquencé en trois parties: «Récurrence-Variations», «Transition(s)» et enfin «Transgression-Hybridation ». Ces trois chapitres tiennent compte des thématiques développées, des matériaux utilisés et des différents médiums mobilisés. Les thématiques abordées dans la séquence «Récurrence-Variations » ont trait au sacré, au divin. Comment dire et rendre visible l’invisible ? Les sources d’inspiration et les champs d’exploration des artistes sont, entre autres, l’histoire, le patrimoine immatériel, les déités et leur cosmogonie. Kifouli Dossou, Yves Pèdé, Ludovic Fadaïro, Cyprien Tokoudagba, et bien d’autres encore, ont leurs œuvres exposées dans cette catégorie. La deuxième séquence est dédiée aux artistes qui explorent, dans un aller-retour entre passé et présent, les figures historiques, les esprits et les ancêtres qui jalonnent les mémoires et nourrissent les imaginaires. Dans cette catégorie, les artistes rendent corps et donnent vie aux mythes et légendes en leur accordant une matérialité et en les inscrivant dans une historicité, note-t-on. La figuration du féminin fait parler d’elle dans cette séquence à travers les créations du célèbre Dominique Zinkpè, de Laeila Adjovi, Ishola Akpo, pour ne citer que ceux-là. Ici, les femmes sont guerrières, princesses, reines, femmes de pouvoir, anges ou encore déesses. Les artistes leur confèrent donc la place de passeuses de mémoire et d’histoire. « La femme devient ainsi le lien entre le passé, le présent et le futur », renseignent les organisateurs. La dernière séquence regroupe des artistes comme Georges Adéagbo, Sènami Donoumassou, Sébastien Boko, Gérard Quenum, Dimitri Fagbohoun et Emo de Medeiros. L’introspection est au cœur de ce chapitre. Les questions que se posent ces artistes sont de l’ordre de l’existentiel. Il y a dans ces questionnements, indique-t-on, des inquiétudes sur le devenir de l’homme et sur ses projections vers des horizons meilleurs, sur l’hybridation dont il est l’objet et sa quête identitaire qui ne peuvent s’opérer sans transgression. La beauté des œuvres ne laisse pas indifférents les visiteurs qui posent mille et une questions aux médiateurs pour mieux comprendre les messages que véhiculent ces œuvres en peinture, sculpture, installation, art vidéo, art numérique, dessin, etc. Culture 24 févr. 2022


En fin de mission au Bénin : Sahadi Abdou Sandi honorée
Sahadi Abdou Sandi, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Niger près le Bénin, est en fin de mission. A l’occasion de son départ, Aurélien Agbénonci, chef de la diplomatie béninoise a offert un dîner en son honneur, mardi 22 février dernier, pour saluer son engagement dans le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays. Arrivée au Bénin en décembre 2012 en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Niger, Sahadi Abdou Sandi achève sa mission diplomatique après neuf années de séjour. Elle a reçu mardi 22 février, les honneurs de la République à l’occasion d’un dîner offert à son intention. « Madame l’ambassadeur, je tiens à dire ce soir encore que vous avez été exceptionnelle non seulement pour le niveau de votre engagement dans le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Bénin et le Niger mais également pour le dialogue constructif que vous avez favorisé entre le corps diplomatique du Bénin et des autorités de la République. Je voudrais donc vous renouveler mes remerciements, ceux de toute l’équipe des Affaires étrangères et aussi ceux de toutes les administrations avec lesquelles vous avez eu à coopérer », s’exprimait le chef de la diplomatie béninoise à l’endroit de la doyenne du corps diplomatique. Au cours du dîner, Aurélien Agbénonci a rappelé quelques-unes des actions ayant marqué le parcours de la diplomate. Après la présentation de ses lettres de créance le 16 décembre 2012, elle s’est résolument engagée dans les actions de promotion des relations entre son pays et le Bénin. Cet engagement a abouti, à en croire l’autorité ministérielle, à de nombreux acquis dont la signature en 2015 d’un accord portant création de la Commission mixte permanente de coopération entre le Bénin et le Niger dont la mise en œuvre a permis de régler avec célérité certains problèmes identifiés entre les deux pays. Il note aussi que grâce au dynamisme de la diplomate, les deux Etats ont œuvré à l’amélioration des conditions d’accès du corridor Cotonou-Niamey aux commerçants nigériens. Aurélien Agbénonci reste persuadé que c’est aussi grâce au concours de l’ambassadeur que le projet du pipeline qui va permettre d’exporter le pétrole nigérien vers le monde entier à partir du port de Sèmè a vu le jour. Tout en restant convaincu de la poursuite de ce dynamisme de coopération, il remercie l’ambassadeur pour son soutien constant à la mise en oeuvre des réformes ayant conduit le Bénin sur les rails du développement et lui souhaite bon vent pour la suite de son parcours. Après avoir reçu des mains du ministre un présent symbolique, Sahadi Abdou Sandi lui a exprimé toute sa reconnaissance pour ce dîner. Tout en remerciant le chef de l’Etat, Patrice Talon et la vice-présidente du Bénin pour leur leadership, elle formule le vœu que les relations entre les deux Etats se renforcent davantage pour le plus grand bien des deux peuples. Actualités 24 févr. 2022


Première session ordinaire du Conseil économique et social : Joindre la légitimité institutionnelle à l’utilité citoyenne
La première session ordinaire du Conseil économique et social s’est ouverte hier, mardi 22 février, avec d’importants points inscrits à l’ordre du jour. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence du président du Conseil économique, social et culturel du Niger. Les sujets dont les membres du Conseil économique et social débattront au cours de la première session ordinaire de l’année de leur institution sont préoccupants. Le président Tabé Gbian le leur a clairement signifié à l’ouverture de la session qui prend fin le 23 mars prochain. Un mois d’ardents travaux avec des débats sur le financement de l’enseignement technique et la formation professionnelle, la valorisation des aires naturelles, la question de la prise en charge des personnes sous dialyse, etc. « Le contexte dans lequel s’ouvre cette session doit nous interpeler au plus haut point en notre qualité de conseillers de la République aux affaires économiques et sociales. Comme vous le savez en effet, depuis peu, le Bénin, dans le septentrion est confronté à l’instar des autres pays frontaliers, à un défi sécuritaire important en raison des actions terroristes observées », a rappelé le président du Conseil économique et social. Tout en saluant les efforts du gouvernement qui organise une riposte adéquate au péril terroriste pour garantir aux populations la paix et la quiétude, il invite les habitants des régions concernées à faire preuve de vigilance et de solidarité avec les forces de défense et de sécurité au front. « Ce n’est que dans une synergie d’actions que nous pourrons arriver à bout de ce fléau », a-t-il martelé. A ses collègues membres du Conseil économique et social, Tabé Gbian demande une coopération afin qu’ils puissent aider le pays à relever ce défi sécuritaire. Conscient des attentes pressantes des populations, le Conseil économique et social s’engage à davantage mener des réflexions dans le but de faire des propositions au gouvernement et à l’Assemblée nationale pour améliorer les conditions de vie des populations. Mais l’institution ne restera pas que dans ses bureaux. Les conseillers ont aussi prévu dans leur agenda d’organiser des visites de terrain pour « toucher du doigt les réalités et s’entretenir avec les acteurs concernés afin de recueillir toutes les informations utiles et nécessaires », annonce le président. Il informe aussi qu’il est prévu une séance avec un membre de l’Exécutif pour que les conseillers puissent mieux appréhender le contenu du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. « Par ces temps difficiles, le Conseil économique et social a l’obligation d’être à l’avant-garde des réflexions pouvant conduire à l’amélioration des conditions de vie des concitoyens. Ce n’est qu’à ce prix que nous aurons joint la légitimité institutionnelle à l’utilité citoyenne », a exhorté Tabé Gbian. Ensemble pour mieux évoluer Aux côtés du président Tabé Gbian à la cérémonie d’ouverture de cette première session ordinaire, se trouvait son homologue nigérien, Mairou Malam Ligari. Le président du Conseil économique, social et culturel du Niger est resté dans la logique de l’utilité de l’institution pour les populations en développant largement son rôle. « Les conseils économiques et sociaux, par leur composition et leur mission, constituent un espace d’échanges et de réflexions sur les stratégies de développement de nos pays. Nous sommes, en tant que forces vives de la nation, un creuset d’intelligence et de force d’analyse prospective dont le devoir premier est d’anticiper sur les multiples défis qui assaillent nos Etats », a-t-il introduit. Il insiste sur le devoir pour eux de faire des propositions pertinentes aux gouvernements pour agir pour un mieux-être des populations. L’invité du Ces du Bénin a aussi profité de l’occasion pour déplorer les actes terroristes dont est victime la sous-région. Face à ces ennemis des nations, il s’impose une synergie des conseils économiques et sociaux. Le Bénin et le Niger ont donné l’exemple en signant, hier, un protocole d’accord après l’expiration du délai fixé depuis deux ans pour la mise en œuvre de la feuille de route signée à Niamey en 2019. « Nous osons espérer que notre démarche fera tache d’huile dans l’espace communautaire », a conclu Mairou Malam Ligari. Société 23 févr. 2022


Mise en exécution des lois : Des stratégies pour une rapide élaboration des textes d’application
Le secrétariat général du gouvernement a initié en collaboration avec l’ambassade de France au Bénin, un séminaire sur la rédaction des lois et de leurs textes d’application. Ce mardi 22 février, au ministère de la Fonction publique à Cotonou, les cadres ont élaboré des stratégies pour accélérer la mise en exécution des lois votées au parlement. Veiller à la rapide et complète application des lois répond à une triple exigence de démocratie, de sécurité juridique et de responsabilité politique. Telle est la conviction de Marc Vizy, ambassadeur de France au Bénin. Le défi auquel sont appelés à faire face les cadres conviés au séminaire sur la rédaction des lois et de leurs textes d’application est celui de trouver les voies et moyens pour que le vote des lois s’accompagne simultanément et de façon presque systématique de la prise de leurs textes d’application. En effet, il est une évidence que l’entrée en vigueur effective et globale d’une loi votée par le parlement est dépendante de la prise de décrets ou arrêtés très couramment prescrits par ladite loi. Mais cette articulation n’est souvent pas effective dans les procédures habituelles. «En interrogeant nos pratiques jusque-là en vigueur, l’on se rend compte que l’élaboration des textes d’application de la plupart des lois dans notre pays souffre de plusieurs mois voire années de retard », a indiqué le secrétaire général du gouverne-ment, Edouard A. Ouin-Ouro. Il relève deux exemples à titre illustratif. Il s’agit notamment de la loi n°86-013 du 26 février 1986 portant statut général des agents permanents de l’Etat qui a prévu 17 décrets d’application dont 11 ont pu être adoptés avant son abrogation en 2015, par la loi n°2015 du 1er septembre 2017 portant statut général de la fonction publique. Mais avec le vote de la nouvelle loi, la situation ne s’est guère améliorée, étant donné que sur les 43 textes d’application prévus, 35 projets ont été élaborés et seulement cinq adoptés. Le nombre de projets de textes restant à élaborer et à faire adopter est de 38, plus de sept ans après le vote de la loi. Edouard A. Ouin-Ouro souligne que la situation n’est pas plus reluisante avec la loi n°2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin, qui a prévu huit décrets d’application. A ce jour, seul le décret portant création du Conseil national de l’éducation a été pris en avril 2009, et a connu des modifications successives, en septembre 2015 et en juin 2018. S’inspirer du modèle de la France « Avec ces exemples, vous êtes convaincus que l’efficacité recherchée avec le vote de ces lois antérieures n’a certainement pas été entièrement satisfaisante, et de nombreux exemples existent dans bien de domaines. A cette allure, si rien n’est fait, les changements envisagés dans le cadre des réformes actuellement en cours risquent de ne pas être à la hauteur de nos légitimes attentes», a souligné le secrétaire général du gouvernement. Selon l’ambassadeur Marc Vizy, les citoyens attendent légitimement que les textes votés par le parlement soient exécutoires. Alors que même en France, il existait des lois votées par le parlement, mais qui en réalité pendant de nom-breux mois et années n’étaient pas appliquées, et étaient génératrices d’un déficit de démocratie ; ces dernières années, fait-il savoir, le pays a fait des progrès. Des techniques ont été adoptées et permettent d’avoir moins de retard. D’où le partage d’expériences avec les cadres béninois. « La France a toujours été confrontée, mais moins à ce problème. En 2008, le taux d’application n’était que de 60 %, et aujourd’hui on est passé à 90 %. Ça veut dire que les 90 % des textes d’application qui doivent être pris dans un délai donné le sont », a expliqué l’ambassadeur Marc Vizy. A juste titre, le secrétariat général du gouvernement a sollicité l’expertise du Conseil d’Etat français, aux fins d’exposer l’exemple de la France dont le modèle pourrait susciter au niveau des cadres béninois, un intérêt dans la recherche de l’option qui conviendrait mieux aux réalités du Bénin. Actualités 23 févr. 2022


Autonomisation des femmes et des filles : Les capacités des Ong prestataires renforcées
Dans le cadre de la tournée nationale qu’il a entreprise, le Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd) était hier mardi 22 février à Parakou, pour l’étape du Nord. C’est pour outiller les Organisations non gouvernementales (Ong) prestataires identifiées pour l’exécution de ses projets sur leurs missions et ses attentes. Malgré les réformes entreprises par le gouvernement pour réduire les inégalités en rapport avec le genre, l’autonomisation de la femme reste un défi permanent. Ne pouvant pas rester insensible face à cette situation, le Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd) a décidé de soutenir le Bénin dans ses efforts pour inverser la tendance. C’est dans ce cadre qu’il a initié un certain nombre d’actions sur toute l’étendue du territoire national à travers trois sous-projets. Pour l’étape du Nord de sa tournée nationale de rencontre et de formation au profit des Ong prestataires qu’il a identifiées pour exécuter ses projets, Swedd était ce mardi 22 février à Parakou. Dans cette ville, la session de formation initiale a porté sur les compétences de vie et la santé reproductive, composante 1 du projet. Procédant à l’ouverture des travaux, la directrice générale des Affaires sociales, Mèmounatou Baboni Yacoubou Sinimbou, s’est réjouie de cette étape charnière amorcée par l’unité de gestion dudit projet et qui vise le renforcement des Ong prestataires sélectionnées. Elle espère, qu’après la session organisée à leur intention, ces organisations auront davantage les capacités pour faire bouger les lignes afin que le Bénin puisse améliorer son classement parmi les pays où le projet est exécuté. Le Swedd, rappelle sa coordinatrice Djaoudath Alidou Dramane, s’est fixé comme objectif d’impacter 500 000 filles non scolarisées ou déscolarisées, en vue de les renforcer en compétences de vie, pour favoriser un changement de comportements et les amener à l’autonomisation. « Pour pouvoir toucher cette cible, nous ne pouvons que mettre en œuvre les sous-projets à travers le déploiement des Ong prestataires lancé officiellement le 2 février dernier », explique-t-elle. Il s’agira, selon elle, de s’assurer que les acteurs opérationnels se sont bien appropriés le contenu du projet Swedd en général, mais aussi et surtout les contenus de ses sous-projets, les procédures et les principes en matière de mise en œuvre, ainsi que les différentes synergies pour l’atteinte des objectifs qui leur sont fixés. Société 23 févr. 2022


Sédentarisation des troupeaux de ruminants : La problématique de l’identification des espaces pastoraux en débat
La salle des fêtes de la mairie de Parakou a accueilli, hier mardi 22 février, une séance d’information et de plaidoyer pour l’identification des espaces pastoraux dans les communes du Borgou, en lien avec leurs schémas directeurs d’aménagement. C’est dans le cadre de la réalisation de l’une des premières activités de terrain du Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants au Bénin (ProSeR). En réponse aux regrettables conflits auxquels donne souvent lieu la transhumance, entachant la cohabitation intercommunautaire entre ses acteurs, la sédentarisation des troupeaux pour l’élevage est prévue. Mais elle exige des dispositions particulières. C’est pour cette raison qu’une séance d’information et de plaidoyer pour l’identification des espaces pastoraux dans les communes du Borgou, en lien avec leurs schémas directeurs d’aménagement, a été organisée, ce mardi 22 février, à la salle des fêtes de la mairie de Parakou. Soulignant l’importance de la rencontre, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a indiqué qu’elle s’inscrit dans la mise en œuvre de l’un des projets phares du gouvernement, plus précisément le ProSeR. « Nul n’ignore l’apport considérable de l’élevage en tant que système de production au secteur agricole béninois, moteur de développement de l’économie nationale », a-t-il poursuivi. Il a ensuite loué les efforts déployés par le gouvernement en vue de l’opérationnalisation du projet qui est porteur d’une nouvelle approche efficace, soubassement d’un élevage sécurisé et modernisé. « Le ProSeR est une aubaine que doivent saisir les communes qui disposent d’importants cheptels ruminants, à la recherche d’espaces pastoraux appropriés », va-t-il lancer à l’endroit des responsables des communes du Borgou présents à la séance. Il les a exhortés à une synergie d’actions afin de permettre au département de s’illustrer parmi les meilleurs dans l’implémentation dudit projet. « La délimitation, sans oublier la sécurisation des espaces pastoraux, permettrait d’éviter les nombreuses pertes en vie humaine et les importants dégâts matériels enregistrés lors de la transhumance », a fait observer le représentant de la coordonnatrice du projet, Xavier Zola. Il s’agit, selon lui, d’un défi majeur afin de créer un climat propice aux activités économiques des populations agricoles, mais aussi et surtout pour inscrire les investissements à réaliser par le ProSeR dans la durabilité. Les maires des communes du Borgou et leurs adjoints, ainsi que les cadres de leur administration ont eu l’occasion de mieux comprendre les orientations et actions envisagées dans le cadre du projet, ainsi que la contribution attendue de chaque acteur. C’est en vue de l’identification des sites convenables au niveau des communes du département, en tenant compte de leurs schémas directeurs d’aménagement respectifs. Pour ce faire, les participants ont eu droit à deux communications. La première a consisté à la présentation du projet à travers ses objectifs et composantes, surtout la création d’un site de mille hectares dans la commune de Gogounou où seront installés près de cent éleveurs individuels sélectionnés sur le territoire national en fonction de critères bien définis. Il y aura également 126 campements pastoraux à renforcer dans 42 communes dont cinq du Borgou, ainsi que le recensement de 5 000 éleveurs individuels dans tout le pays avec la sécurisation de leurs terres. Quant à la deuxième, elle a porté sur la problématique de l’identification des sites. Environnement 23 févr. 2022


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