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La Turquie[/caption]Deux ans se sont déjà écoulés depuis la plus sanglante attaque de l’histoire de la République de Turquie survenue le 15 juillet 2016. Deux ans après, l’ambassade de Turquie près le Bénin a organisé un point de presse pour rappeler les circonstances du drame, et surtout réaffirmer la détermination du peuple turc à en finir avec toute tentative allant à l’encontre de la démocratie.
« Ce que nous avons vécu la nuit du 15 juillet 2016 était une attaque contre l’État turc par des traîtres infiltrés dans l’armée et affiliés à un déséquilibré qui se considère comme l’imam de l’univers. Nous avons fait face à des meurtriers qui ont bombardé leur propre Parlement national, ravagé le siège des opérations spéciales de la police qui lutte en première ligne contre les organisations terroristes ». Deux ans après ces évènements, la douleur n’a pas encore quitté tous les cœurs et c’est avec une voix enrouée que Mehmet Munis Dirik, ambassadeur, chargé d’affaires de l’ambassade de Turquie à Cotonou, a partagé avec les hommes des médias, le message-anniversaire qu’il a voulu délivrer à l’occasion.
Ceux qui ont attaqué la Turquie ce jour-là, évoque-t-il, ont conduit des chars sur des civils sans armes et qui ont tiré depuis des avions de chasse et des hélicoptères de combat, tuant 251 citoyens et blessant plus de 2000 personnes. Deux ans se sont écoulés depuis que la Turquie a déjoué la plus sanglante attaque « terroriste » de son histoire et le pays a prouvé, au cours de ces deux années, sa résistance, sa capacité de récupération et sa puissance, se satisfait Mehmet Munis Dirik.
« Pour lui, deux raisons de fierté ont émergé de cette très douloureuse expérience. La première est le courage et la détermination du peuple turc. « Nos citoyens de chaque composante de la société et de chaque courant politique sont descendus dans la rue contre les putschistes. Nos chaînes de télévision ont poursuivi leurs émissions malgré les menaces et les raids des putschistes. La nation turque est devenue un ensemble », apprécie le diplomate turc. La deuxième, c’est que la nation turque a montré au monde entier qu’elle protège et protégera la démocratie. « Mon peuple a montré que seuls les gouvernements parvenant au pouvoir par la voie démocratique et la volonté nationale peuvent prédominer et non des groupes armés. La légitimité la plus puissante est la légitimité démocratique. En tant que pays, nous avons réussi fièrement cette épreuve de démocratie », poursuit-il.
Organisation brisée
« Je peux heureusement dire que nous avons complètement brisé en Turquie la colonne vertébrale de cette organisation grâce aux mesures que nous avons prises. Cependant, la menace n’est pas limitée à la Turquie. L’organisation a, dans plusieurs pays, des structures similaires à celles de Turquie. Elle s’est établie dans environ 160 pays, avec des milliers d’écoles et d’entreprises. Elle est encore en recherche active d’influence économique et politique », indique Mehmet Munis Dirik. Cependant, poursuit-il, « nous sommes heureux de constater une prise de conscience croissante de la part de nos partenaires » concernant la menace que représente ce groupe.
« Les conclusions entre nos mains démontrent que nous sommes face à une structure qui a créé un système de croyances perverti et ésotérique dirigée par Fetullah Gülen. Les écoles et les foyers de l’organisation ont servi de centres de lavage de cerveau et de recrutement de militants. Les membres de l’organisation formés dans ces écoles ont été infiltrés dans les institutions de l’État », revèle le diplomate turc.
Aussi explique-t-il, que dans de nombreuses régions, les écoles et autres entités du Fetô ont été étroitement inspectées et placées sous contrôle de l’État. Dans le même temps, des enquêtes sur ses structures et ses opérateurs sont en cours dans de nombreux pays, a déclaré l’ambassadeur Mehmet Munis Dirik. « La tentative de coup d’État du 15 juillet a déplorablement démontré que la menace à laquelle nous étions confrontés était beaucoup plus profonde et mortelle au-delà de nos estimations. La gravité du complot mené par Fetullah Gülen pendant 40 ans afin de s’approprier l’État turc a été démasquée », se réjouit-il. Autre élément de satisfaction évoquée par l’ambassadeur, « les forts signes d’amitié de la part du gouvernement du Bénin » au cours de ces deux années.

S’ouvre ce lundi 16 juillet à la Cour d’appel de Cotonou, la session supplémentaire de la cour d’assises au titre de 2018. A travers un point de presse animé, vendredi dernier, le procureur général près cette cour, Emmanuel Opita, a fait savoir que 25 dossiers sont inscrits au rôle et 40 accusés défileront à la barre.
Vingt-cinq dossiers sont prévus pour être examinés à l’occasion de la session supplémentaire de la cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou du 16 juillet au 31 août prochain.
« Le nombre impressionnant d’accusés en attente d’être jugés depuis plusieurs années et renvoyés devant la cour d’assises a rendu nécessaire l’organisation d’une session supplémentaire », a justifié Emmanuel Opita, procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, lors du point de presse qu’il a donné, vendredi dernier. Cela, a-t-il poursuivi, participe de la politique de désengorgement des maisons d’arrêt.
Parmi les 25 dossiers au rôle, il mentionne que trois portent sur le crime de viol ; 14 concernent les crimes de sang (assassinat, meurtre, parricide, infanticide et coups mortels) dont le dossier dit ‘’Dangnivo’’, ce cadre du ministère de l’Economie et des Finances disparu depuis 2010; un est relatif au crime d’incendie de bâtiment servant d’habitation et un porte sur le crime de pratiques de charlatanisme et menaces verbales de mort sous conditions. « Dans certains dossiers, a-t-il souligné, les accusés sont poursuivis pour plusieurs infractions ».
Contrairement à la précédente session dominée par le crime de viol, a fait observer le procureur général, celle-ci l’est par le crime de sang sous diverses qualifications juridiques telles qu’assassinat, meurtre, parricide, infanticide et coups mortels.
Exception faite des dossiers de viol, toutes les audiences sont ouvertes au public, a indiqué le procureur général pour inviter les populations à les suivre pour en tirer des enseignements et mieux se comporter en société.
Christine Ouinsavi[/caption]La professeure titulaire de Sylviculture et Biologie forestière, Christine Ouinsavi, a été élue rapporteur général du Comité technique des Sciences naturelles - Agronomie (Cts-Na) du Conseil africain et malgache de l'enseignement supérieur (Cames). L’élection a eu lieu lundi 9 juillet dernier lors de la session annuelle des Comités consultatifs interafricains (Cci) qui se tient au Niger du 9 au 18 juillet.
Deux ans après son accession au grade de professeur titulaire de Sylviculture et Biologie forestière, elle obtient ainsi une nouvelle promotion pour elle-même et pour le Bénin au sein du Cames. Ce comité dont elle est le Rapporteur général a pour mission fondamentale d’évaluer ses membres, les experts scientifiques.
Actuelle directrice du Laboratoire d'études et de recherches forestières (Lerf), Christine Ouinsavi, est la coordinatrice de la formation doctorale en aménagement et gestion des ressources naturelles à l'école doctorale des Sciences agronomiques et de l'Eau.
Par ailleurs, Christine Ouinsavi est un acteur politique connu. Originaire de Kétou, elle est la présidente du parti Union des Forces engagées pour la Démocratie et le Développement (Ufedd) pour un Bénin nouveau. Elle a été ministre de l'Enseignement maternel et primaire puis ministre de l'Industrie et du Commerce.
Education 16 juil. 2018
Les dispositifs de lavage de mains [/caption]La fondation Etisalat Bénin appuie le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) avec cent dispositifs de lavage des mains pour contrer les épidémies d’origine hygiénique dont le choléra et les fièvres hémorragiques à virus Lassa et Ebola en milieu scolaire. La cérémonie de remise du don a eu lieu, vendredi 13 juillet dernier, au ministère à Porto-Novo.
La fondation Etisalat Bénin fait œuvre utile aux écoles frontalières plus exposées aux épidémies comme le choléra, les fièvres hémorragiques à virus Lassa et Ebola et autres maladies infectieuses liées notamment au manque d’hygiène. Elle a offert, vendredi dernier, cent dispositifs de lavage des mains au profit de ces dernières à travers l’Unité focale de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Ufls-Tp) du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp). Le don est d’une valeur globale de 8 250 000 francs Cfa. Il devra permettre aux écoliers des établissements bénéficiaires d’assurer une bonne hygiène afin d’être en bonne santé.
Ce geste traduit l’engagement de la fondation Etisalat Bénin en matière d’éducation, précise sa secrétaire exécutive Dolorès Chabi Kao. Selon elle, la fondation Etisalat entend ainsi donner un contenu concret à la maxime de Victor Hugot selon laquelle « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne ». Seulement, une bonne éducation d’un enfant n’a de sens que si elle est accompagnée d’une bonne santé de l’apprenant. Mieux, l’enseignement à lui seul ne suffit pas pour faire de l’enfant un homme de demain. Ainsi, en plus de lui donner le savoir, il faut lui transmettre aussi le savoir-faire et le savoir-être qui lui imprime un changement comportemental pouvant l’aider à évoluer dans la société. C’est pour cette raison, explique Dolorès Chabi Kao, que la fondation Etisalat a fait le choix d’intervenir simultanément dans deux secteurs clés au Bénin à savoir l’éducation et la santé.
Le thème de la campagne sociale 2018 « Ensemble, sauvons des vies ! » prend d’ailleurs tout son sens au regard de la nature du don offert au Memp. Ce faisant, la fondation Etisalat n’a pas voulu rester insensible à la correspondance de l’Ufls-Tp qui a sollicité son accompagnement pour la réalisation de dispositifs de lavage de mains. « En collaboration avec l’équipe de l’Unité focale de lutte contre le Sida, nous avons pensé avec beaucoup d’amour et réalisé ce dispositif pratique et solide qui permettra aux enfants d’apprendre les notions élémentaires en matière d’hygiène et les protégera des maladies infectieuses », confie Dolorès Chabi Kao. Tout en trouvant le don insuffisant au regard des nombreux besoins sur le terrain, la secrétaire exécutive de la fondation Etisalat Bénin se réjouit d’avoir fait le pas.
Des besoins sur le terrain
En 2015 déjà, la fondation s’était mobilisée à la faveur d’une campagne publicitaire de sensibilisation sur l’importance du lavage des mains. « Mobilisons-nous tous autour de la question parce que les épidémies nous concernent tous lorsqu’elles s’installent dans un pays, elles n’ont ni frontière ni barrière sociale », indique Dolorès Chabi Kao.
Ce geste de la fondation Etisalat est un grand soulagement pour la coordonnatrice de l’Ufls-Tp. Espérance Obonté Natta remercie la fondation Etisalat Bénin qui n’a ménagé aucun effort pour être la toute première structure parmi les dizaines saisies à avoir répondu favorablement aux différentes correspondances qu’elle a adressées dès sa prise de fonction en mai 2017. Il s’agit d’une œuvre vraiment utile au regard des ravages des maladies infectieuses dues au manque d’hygiène surtout au niveau des localités frontalières. Les enfants étant les plus exposés, il est important que des actions soient faites pour les protéger dans les écoles. La coordonnatrice de l’Ufls-Tp se réjouit de la qualité du dispositif en fer par l’entreprise Archicad Btp garantissant ainsi sa durée dans le temps. Espérance Obonté Natta rassure de ce que l’usage du joyau ne souffrira d’aucune négligence dans les écoles bénéficiaires. Cet engagement a été réaffirmé par le porte-parole des écoliers, Marie-Odile Gantin qui promet un bon entretien des dispositifs.
Réceptionnant officiellement le don, le directeur de cabinet du Memp, représentant le ministre, Dèdèwanou Avodagbé, a précisé que les cent dispositifs iront directement vers les écoles frontalières des départements de l’Atacora et de la Donga où sévissent surtout la fièvre hémorragique à virus Ebola et/ou Lassa. Le choix des écoles frontalières s’expliquent surtout par la porosité des frontières où se propagent le plus ces virus. Ces matériels à l’endroit de ces écoles permettront aux apprenants d’assurer l’hygiène permanente de leur mains après toutes activités et d’endiguer un tant soit peu la propagation de ces maladies. Le directeur de cabinet du ministère estime dès lors que ce geste de la fondation Etisalat Bénin va contribuer à l’amélioration de l’offre éducative.
Le don des cent dispositifs de lavage des mains en matériaux définitifs par la fondation est salutaire et mérite des encouragements de la nation tout entière, souligne Dèdèwanou Avodagbé. Selon lui, l’ambition du ministère est de doter chaque école frontalière d’au moins deux dispositifs de lavage des mains. Ce qui nécessite environs 5000 dispositifs pour couvrir les 36 écoles des communes frontalières sur toute l’étendue du territoire national. Le représentant du ministre dit compter davantage sur la générosité de la fondation Etisalat Bénin qu’il appelle à ne pas s’arrêter en si bon chemin. Il espère d’autres dispositifs de lavage des mains pour couvrir les besoins sur le terrain. Il invite aussi les autres réseaux de téléphonie mobile ainsi que les institutions parapubliques, privées, nationales et internationales à emboîter le pas à la fondation Etisalat Bénin pour aider le ministère à relever le défi de la lutte contre les fièvres hémorragiques à virus Lassa et Ebola pour une éducation de qualité dans les écoles frontalières du Bénin.

Au total, 106 499 candidats dont 35 789 filles, soit 33,60 % de candidats répartis dans 147 centres de compositions sont appelés à plancher dès ce lundi pour le compte du Baccalauréat 2018 sur l’ensemble du territoire national. En prélude à cet examen, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Atanasso, a appelé les candidats à la sérénité, à la faveur d’une déclaration faite, vendredi 13 juillet dernier à Cotonou.
« Les candidats vont être jaugés par rapport à ce qu’ils ont appris, donc il n’y a pas d’inquiétude ». Ainsi s’est exprimée Marie Odile Atanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ce vendredi 13 juillet. L’examen du Baccalauréat n’est pas un concours, poursuit la ministre, mais une évaluation d’étape qui conduit à une conclusion réussie des études secondaires et ouvre les portes des études supérieures dans les universités publiques et privées.
Son message intervenu à la veille du déroulement de l’examen du Baccalauréat est porteur d’espoir non seulement pour les candidats mais aussi pour leurs parents. En effet, d’après la ministre, les rapports du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle indiquent que malgré la perturbation de l’année académique, les enseignants ont donné le meilleur d’eux-mêmes, pour terminer les programmes. Elle a souligné aussi que le Bac est une activité prioritaire pour le gouvernement, et ne souffre d’aucune faille. « Je suis rassurée par toute la préparation, par toute la détermination des uns et des autres ; les correcteurs, les superviseurs, les surveillants. Nous leur demandons de prendre leur mission au sérieux, parce que c’est une mission républicaine », a insisté Marie Odile Atanasso. Le souhait de Marie Odile Atanasso est que les personnes impliquées dans l’organisation du Bac effectuent leur travail de manière rigoureuse, dans le strict respect des règles de leurs missions respectives, pour conserver au Baccalauréat béninois le flambeau de la crédibilité et le label de qualité qui font la fierté du Bénin dans la sous-région.
Quant aux candidats, elle les encourage à aller à cet examen avec toute la quiétude, toute la sérénité, rassurant les parents de bons résultats au terme de la composition. Leur rôle, souligne la ministre, est d’accompagner les élèves de manière sereine pour que le Bénin retrouve ses lettres de noblesse de Quartier Latin de l’Afrique.
Au total, 106 499 candidats dont 35 789 filles, soit 33,60 % de candidats répartis dans 147 centres de compositions sont appelés à composer dès ce lundi pour le compte du Baccalauréat 2018. Il y avait en 2017, 115 255 candidats. Une réduction que le directeur de l’Office du Bac, Alphonse da Silva, lie au taux relativement élevé, 42 % de réussite l’année dernière. De nouveaux centres de composition sont créés à Boukoumbé et à Tori, précisément à Tori Agouako où le ministre de l’Enseignement secondaire Mahougnon Kakpo et son collègue Marie Odile Atanasso de l’Enseignement supérieur vont procéder au lancement officiel des épreuves.
Au total, 588 chefs et superviseurs de centre de composition, 7718 surveillants de classes et 6888 correcteurs, contrôleurs et présidents de commission sont mobilisés. « Toute l’équipe de maillage, de conception et de tri ont travaillé pour un chronogramme précis pour la supervision. Des inspecteurs et des professeurs d’Université rompus à la tâche et qui sont les représentants du Dob sur le terrain », a rassuré Alphonse da Silva. Mieux, la mise en forme, la codification, le choix, le tirage et la mise sous scellé des épreuves ont été faits dans des conditions de confidentialité académique, se réjouit-il. Le convoyage des 269 cantines a été fait par les soins des forces de sécurité.
des solutions aux problèmes qui se posent dans la société, selon le professeur Léonard Wantchékon[/caption]Le rideau est tombé, samedi 14 juillet dernier, sur les travaux de la conférence de la société africaine d’économétrie. Elle a été assez fructueuse pour l’Afrique et les étudiants dont l’engouement était notoire, selon les organisateurs.
« J’ai apprécié la conférence, car les sujets débattus étaient non seulement intéressants mais également pratiques pour les chercheurs et autres participants », a confié Ulrich Kamguem Nguemdjo, étudiant PhD à l’université d’Aix Marseille School of economics. Par ailleurs, poursuit-il, l’accueil était magnifique et des plus conviviaux. C’était, selon lui, une conférence de grande qualité avec de grands invités. Il déclare avoir noté une réunion assez fructueuse pour l’Afrique et les chercheurs qui s’intéressent à la matière.
Un sentiment que partage le professeur Léonard Wantchékon qui dit avoir noté un engouement extraordinaire des jeunes et des chercheurs pour l’économétrie. Une bonne image, apprécie-t-il, dans la mesure où l’utilisation de l’économétrie induit plus de rigueur et de clarté dans les décisions. Le professeur lance un appel afin que les gens s’intéressent à l’économie quantitative et qualitative. « Nous sommes très heureux pour cet engouement », se réjouit le professeur de sciences économiques et politiques.
Le Bénin, relève-t-il, est considéré comme leader de cette avancée. Pour lui, le succès de cette réunion a été associé à l’African school of economics. « Si nous pouvons être leader dans ce domaine, ce serait une très bonne chose pour le Bénin », indique-t-il.
Comme recommandation, le professeur suggère que le gouvernement et les entreprises investissent et encouragent les jeunes à s’investir dans l’économétrie. Cela offrira, consent-il, la possibilité de construire de nouveaux schémas pour le développement.
Selon Léonard Wantchékon, l’utilisation de l’économétrie permet de concevoir des schémas pratiques et réalistes pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans la société. L’utilisation des mathématiques et de la statistique dans l’analyse économique conduit à des schémas et solutions pour le développement, insiste-t-il. Pour lui, une meilleure formation et de meilleurs horizons pour la carrière sont toujours à rechercher. Une personne éclairée en économétrie entreprend et fait des propositions pertinentes en famille, en société et pour le pays, assure le professeur.
Etant donné qu’on a besoin de tout le monde pour que le pays avance, il a suggéré que les initiatives du genre soient encouragées pour le développement du pays.
Comprendre les règles du développement
La problématique de l’économétrie a été au cœur de cette conférence internationale et sert de tremplin pour les économétriciens, les doctorants, les cadres et autres experts pour discuter des enjeux de l’approche pour le Bénin et le continent. Elle a permis de mettre les participants au même diapason et de partager les expériences des uns et des autres.
A en croire le président d’African school of Economics, la conférence aura également permis de promouvoir l’utilisation des mathématiques et des statistiques. Cela dans la mesure où, de plus en plus, la complexité de la vie économique, la nécessité de faire des prévisions et de concevoir des modèles de développement qui tiennent compte des réalités des pays requiert des outils fiables d’analyse les plus avancés que sont les mathématiques et les statistiques. L’utilisation de ces sciences est essentielle pour comprendre les règles en matière de développement. La prochaine conférence de la société africaine d’économétrie se tiendra à Rabat au Maroc.
Auguste Vidégla (au micro) procédant à l'installation du bureau du Rbnv[/caption]À la faveur d’une assemblée générale organisée, samedi 14 juillet dernier à Cotonou, des jeunes du Littoral affirme leur engagement à accompagner le Programme d’action du gouvernement sous la bannière du parti Rassemblement des Béninois pour une nouvelle vision (Rbnv).
Des jeunes du Littoral adhèrent aux idéaux du Nouveau départ. À la faveur d’un rassemblement géant animé samedi dernier à Cotonou, des centaines de jeunes gens réunis au sein du Rassemblement des Béninois pour une nouvelle vision (Rbnv) se sont mobilisés autour des valeurs du militantisme politique face aux défis du Programme d’action du gouvernement.
Maurice Ahouangbè, président de l’organisation de la jeunesse Rbnv, conscient que la jeunesse est le fer de lance de tout développement, souligne que ce rassemblement vise à mieux organiser la jeunesse qui semble en perdition à cause de la politique politicienne. Il affirme que les jeunes du Rbnv ont compris qu’il faille prendre le taureau par les cornes.
Pour lui, le président Patrice Talon a un Programme d’action ambitieux en faveur de la jeunesse. Conscient que beaucoup ne sont pas informés des opportunités que comporte le Pag, M. Ahouangbè pense qu’il est temps d’expliquer aux jeunes ce qu’ils vont gagner avec le « Bénin révélé ». C’est pourquoi, dit-il, une communication portant sur « La jeunesse face aux défis du Pag et le militantisme politique » a été présentée à l’assistance.
M. Ahouangbè précise que le militantisme politique a été développé, car le temps où il faut mobiliser les jeunes contre rémunération est révolue. « Nous voulons nous départir de ces comportements malsains qui ruinent notre jeunesse », a-t-il martelé, insistant vouloir démontrer que la jeunesse peut et qu’ensemble elle peut défendre des idéologies. Il salue l’engagement et le dévouement des jeunes de Cotonou.
Auguste Vidégla, président du parti Rbnv, salue la témérité de ses jeunes qui volontairement sont allés lui proposer de militer au sein du parti aux fins de porter très haut les idéaux du Nouveau départ, les idéaux et les programmes du « Bénin révélé » et accompagner le chef de l’État pour la réussite de son mandat. Saluant le choix de cette jeunesse qu’il qualifie de « bon », M. Vidégla rappelle que le président a pris l’engagement de réformer le Bénin sous tous les angles pour mettre en place véritablement un État organisé et poser les bases d’une croissance économique et sociale durable.
Pour lui, ce rassemblement fédère toutes les forces vives de la jeunesse de Cotonou d’un seul idéal : « La nouvelle vision, le Nouveau départ et du soutien ferme et inconditionnel au chef de l’État ». Il a profité pour sensibiliser cette jeunesse sur les actions du gouvernement. À cet effet, il rappelle que toute transformation durable nécessite un minimum de difficultés. Il rassure tout de même que l’emploi des jeunes est au cœur des ambitions et préoccupations du chef de l’État. Il encourage alors les jeunes leaders à se prendre en charge et à ne plus penser que l’Administration publique est la seule voie d'accès à l’emploi. « Il faut aussi explorer les pistes de l’auto-emploi », a-t-il conseillé, ajoutant que l’autonomisation des femmes passe aussi par la rédaction des projets.
Il annonce que les grandes réformes sont terminées et que d’ici la fin de l’année, le pays sera transformé en un grand chantier. « Vous allez voir d’ici la fin de l’année les grandes enjambées et les grands envols dans tous les secteurs », a-t-il martelé.
Le présidium lors de la cérémonie d'ouverture des travaux[/caption]A la faveur d’une journée de réflexion, ce samedi 14 juillet, l’Association africaine des professionnels du management des élections dénommée ‘’Africa Elections’’ s’est penchée sur la réforme du Code électoral du Bénin. C’est la Chaire Unesco des droits de l’Homme et de la démocratie de l’Université d’Abomey-Calavi qui a abrité la rencontre.
Africa Elections n’entend pas rester en marge du débat sur la réforme du Code électoral béninois. A travers une journée de réflexion, l’Association africaine des professionnels du management des élections veut apporter sa contribution à ce débat.
A la cérémonie d’ouverture de la rencontre, Agapit Napoléon Maforikan, président d’Africa Elections, a souligné que les élections constituent le socle sur lequel reposent la démocratie et le processus de transmission et de gestion du pouvoir. Pour ce faire, les acteurs doivent être aguerris, a-t-il expliqué. Il s’agit pour eux de mener une réflexion inclusive sur le processus de relecture du Code électoral et la contribution d’Africa Elections pour l’avènement d’un nouveau code beaucoup plus moderne. A ce titre, il a indiqué que les trois panels déclinés en huit communications vont concourir à un regroupement de la pensée et serviront à l’élaboration d’une déclaration. « Celle-ci traduit l’engagement de l’association à contribuer à la relecture du code électoral et à marquer sa présence sur le terrain », a-t-il insisté, soulignant que ce sont des professionnels qui ont acquis des connaissances devant être mises en application sur le terrain.
Le représentant du titulaire de la Chaire Unesco des droits de l’Homme et de la démocratie, Patrick Okio, a salué l’initiative de l’Association africaine des professionnels du management des élections. Le thème « Réformer le Code électoral pour le futur », selon lui, est d’une actualité qui n’est plus à démontrer au vu des élections qui s’annoncent. Caractérisées par des considérations juridiques et politiques, les élections, a-t-il dit, constituent l’étalon de mesure de la démocratie.
En ce qui concerne les considérations juridiques, Patrick Okio a précisé qu’elles sont des règles qui gouvernent à un moment donné les élections enserrées dans des lois, des codes ou des chartes. Quant aux considérations politiques, elles sont des dispositions plus ou moins juridiques établies par les acteurs politiques. Celles-ci subissent les « coups de boutoir de ces mêmes acteurs politiques à l’approche des élections », a-t-il indiqué notant que cela justifie la présente journée de réflexion.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci[/caption]Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci a présidé un Comité de direction (Codir) spécial, vendredi 13 juillet 2018 au ministère, dans le souci d’impulser une nouvelle dynamique à l’équipe dirigeante. Cette réunion tenue dans une ambiance sereine a pour objectif d’évaluer la mission dévolue à l’administration des Affaires étrangères aux fins d’améliorer ses performances.
Entre autres sujets évoqués au cours de cette rencontre, il y a le fonctionnement du ministère, le cadre de travail, la posture du personnel des Affaires étrangères, les relations avec les ambassades à l'étranger, les dossiers des ministères sectoriels...
Dans son adresse à l’assistance, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a placé ladite rencontre sous le signe de la responsabilité des uns et des autres afin que le ministère puisse atteindre les objectifs de sa double mission : le rayonnement du pays et la mobilisation de ressources au service du développement.
Il a, par ailleurs, insisté sur le professionnalisme qui doit caractériser les pratiques quotidiennes et invité les directeurs à mieux travailler en synergie. M. Agbénonci a, enfin, indiqué des approches innovantes pour redorer le blason du ministère conformément aux directives du chef de l’Etat, le président Patrice Talon. La mise en pratique de ces approches permettra à la diplomatie béninoise de conforter sa place au cœur de l’action nationale, a-t-il conclu.
Source : MAEC
Actualités 16 juil. 2018
Le présidium lors de la séance de sensibilisation, vendredi dernier[/caption]Une équipe conjointe de l'Agence nationale de promotion du patrimoine et du développement du tourisme (Anpt) et de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) était, vendredi 13 juillet dernier, au contact des populations de la commune de Ouidah. Cette descente s’inscrit dans le cadre du démarrage imminent des projets de développement touristique et des actions de dédommagement.
« Dans moins d'un an, notamment en mars 2019, Ouidah sera totalement en chantier dans le cadre de la réalisation des infrastructures touristiques du projet Route des pêches. Il y a beaucoup de travaux en vue pour les artisans et les entrepreneurs locaux ». C'est la nouvelle que l'équipe conjointe de l'Agence nationale de promotion du patrimoine et du développement du tourisme (Anpt) et de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) a portée aux populations de Ouidah notamment celles de l'arrondissement de Djègbadji et du centre-ville. Le directeur général de l'Anpt, José Pliya, a tenu à rappeler aux populations l'envergure des infrastructures que la commune de Ouidah va abriter. Le Fort portugais deviendra le Musée d'histoire de Ouidah. Il est prévu la reconstruction du Fort William jusqu'au marché Zobè, la rénovation du Fort français, la construction de la cité historique de Ouidah, la réhabilitation de la Place aux enchères (Place Chacha) jusqu'à la Porte du non-retour.
A Djègbadji, l'emprise retenue par le gouvernement va de l'hôtel Diaspora à la limite de l'hôtel Djègba. Il s'agira de réhabiliter tout ce périmètre. Dans la zone du Champ de tirs, sera construite une arène notamment un théâtre de verdure de 2000 places qui servira de cadre aux grandes manifestations. Le comptoir colonial sera reconstruit et deviendra l'Office du tourisme. Dans le plan d'aménagement, sont également prévus un village artisanal qui valorise le patrimoine artistique de Ouidah, un vivier d'art authentique, et l'érection d'hôtels attractifs. « L'innovation conçue par le président Patrice Talon, c'est un parc d'attraction balnéaire avec un bateau de 40 mètres de haut dont l'intérieur doit refléter et faire revivre les conditions de la traite négrière et tout ce qui l'entoure...», a précisé le directeur de l’Anpt.
Adhésion souhaitée des populations
Des 650 millions de dollars prévus pour les projets touristiques inscrits au Programme d'action du gouvernement, 300 millions de dollars sont consacrés à Ouidah. « Il y a des gens qu'on va déguerpir, des maisons à casser. Ce sera certainement difficile pour vous. C'est votre contribution de citoyen. Mais soyez rassurées, on ne spoliera personne et c'est pour ça que nous sommes là », a ajouté José Pliya dans son adresse aux populations.
Pour le directeur général de l'Andf Victorin Kougblénou, les opérations à Ouidah ne devraient pas connaître de résistance. Car des trois communes concernées par la Route des pêches, Ouidah est celle qui a le plus fait respecter les prescriptions et restrictions. C'est la preuve, selon lui, que les populations de Ouidah ont déjà accepté le projet. Il a ensuite partagé avec les populations, le chronogramme et les différentes étapes qui précèderont le dédommagement proprement des propriétaires terriens affectés par le projet. « Nous allons procéder à l'affichage des répertoires et plans dans l'enceinte de l'arrondissement et de la mairie. Ainsi, ceux qui sont concernés par les opérations d'expropriation seront situés. Ensuite chacun pourra faire part de ces doléances. Ces requêtes seront étudiées et intégrées et le répertoire sera actualisé. C'est à la suite de cette étape que nous engageons la phase des négociations et la signature des procès-verbaux. Nous pourrons alors procéder au paiement des indemnités d'expropriation», a-t-il expliqué. Et il précise : « Rien de tout ceci ne sera fait sans le comité local, c'est ensemble avec vous que les opérations seront menées ».
Les populations ont fait part de leurs inquiétudes en ce qui concerne le processus de dédommagement, les infrastructures sociales à casser et celles à construire, le maintien de leurs activités génératrices de revenus… Des préoccupations qui ont trouvé des réponses rassurantes. Car les indemnités seront conséquentes et les infrastructures sociales rasées seront mieux reconstruites. De plus, la nouvelle logique des projets touristiques est inclusive avec l'intégration des activités des populations locales telles que la pêche traditionnelle... Il ne s'agit donc pas de déplacer ou d'exproprier systématiquement les populations. Ce sont des zones prioritaires d'aménagement définies pour la réhabilitation... Cette orientation est née de la volonté du chef de l'Etat de faire vivre les projets touristiques dans le cadre naturel des populations.
Satisfaits de cette nouvelle logique du chef de l'Etat, le maire de la commune de Ouidah, Célestine Adjanohoun, et le chef de l'arrondissement de Djègbadji Denis Ahouandjinou ont réaffirmé leur engagement et celles des populations de Djègbadji à accompagner ce projet de développement.