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Nouvelles

Bénin : Lionel Zinsou justifie sa présence à l’exposition des 26 œuvres culturelles
L’ancien premier ministre du Bénin et ancien challenger de Patrice Talon à la présidentielle de 2016, Lionel Zinsou, est l’un des hôtes de marque du président Talon, présents au vernissage de l’exposition diptyque, ce samedi au palais de la Marina. Interrogé par plusieurs professionnels des médias sur les motifs de sa présence, Lionel Zinsou affirme que cette exposition est au-dessus de tout le monde et de toute controverse. « Un événement culturel de cette portée est au-dessus de toute controverse politique… C’est au-dessus de toutes les querelles, c’est une preuve de la maturité… Même les sujets sérieux politiciens, c’est d’un autre ordre par rapport à ce qu’incarne une exposition comme celle-ci, qui est d’un autre ordre ». Actualités 19 févr. 2022


Exposition diptyque : Nicéphore Soglo, Lionel Zinsou et plusieurs personnalités séduits
Ils n'ont pas voulu se faire conter l'événement. L'ancien président Nicéphore Soglo, l'ancien premier ministre Lionel Zinsou, l'ancien ministre d'État, François Abiola, l'ancien président du Parlement, Mathurin Nago, les maires, préfets, députés, chefs de mission diplomatique, têtes couronnées, ... nombreuses sont les personnalités à répondre présentes au vernissage de l'exposition diptyque ce samedi après-midi au palais de la Marina. Exposition diptyque : Nicéphore Soglo, Lionel Zinsou et plusieurs personnalités séduits Vague après vague, elles ont contemplé et suivi l'histoire des trônes royaux, jusqu'aux assen, passant par les bochio, les portes de palais de Danxomè, et autres biens exposés. Tout ceci en compagnie du président Patrice Talon. Après les 26 œuvres culturelles, Patrice Talon et ses hôtes de marque ont parcouru la centaine d'œuvres contemporaines exposées à la salle du peuple du palais de la République. Ils ont pu ainsi se rendre compte de la diversité et de la richesse du patrimoine béninois et surtout de la hiérarchie sociale de même que le talent des artistes à l'époque de la royauté. Joie, fierté, reconnaissance à Patrice Talon pour son courage et sa persévérance sont les mots des milliers de personnalités au terme de leur visite. Actualités 19 févr. 2022


Candidature pour les fonctions administratives et techniques des mairies : Des irrégularités révélées
Des irrégularités sont enregistrées dans le dépôt des dossiers de certains candidats présélectionnés pour le fichier des principales fonctions administratives et techniques des mairies. Lors d’un point de presse tenu ce vendredi 18 février, la Commission nationale de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation a exhorté les fraudeurs à s’abstenir de se présenter au centre de composition pour les phases de ce samedi 19 février sous peine de sanctions. Les fonctionnaires de l’Etat n’appartenant pas à la catégorie A1 et ayant été présélectionnés pour le fichier des principales fonctions administratives et techniques des mairies sont invités à ne pas se présenter pour les épreuves écrites qui se dérouleront ce samedi 19 février au lycée technique Coulibaly de Cotonou. Sous peine de sanctions. La Commission nationale de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation ayant découvert la supercherie reste ferme sur sa décision. Claude Cocou Olympio explique qu’après la publication de la liste des candidats présélectionnés, ils ont reçu de la part de certains citoyens, quelques retours sur un aspect qu’eux-mêmes pressentaient lors de l’examen de certains dossiers. Il note que dans le cadre de la réforme, la loi a prévu la possibilité pour les hauts fonctionnaires de la catégorie A1 de postuler sous réserve de remplir la condition d’expérience de cinq ans. Il a été observé, à l’en croire, que des fonctionnaires n’appartenant pas à cette catégorie et qui ne doivent pas postuler pour accéder au fichier national ont, par le biais d’une fraude, intégré la plateforme. « Certains fonctionnaires qui ne sont pas de la catégorie A1 et qui sont de la catégorie B ou du grade A3 choisissent délibérément d’indiquer qu’ils sont du secteur privé. A l’examen du dossier, la Commission avait déjà quelques appréhensions. Il y a des coupures sur certains Cv qu’on ne comprenait pas », déclare-t-il. Claude Cocou Olympio souligne que la Commission a basé son travail sur la transparence. « Nous venons rassurer le public sur le fait que le principe de transparence qui guide la démarche de la commission nationale ainsi que des Comités stratégiques de supervision fait qu’à la publication des résultats hier jeudi, une notification individuelle a été envoyée à tous les candidats non seulement présélectionnés mais aussi ceux qui ne le sont pas. Une possibilité a été ouverte pour les candidats non sélectionnés pour former des réclamations, ce qui a permis de constater les fraudes », fait-il savoir. Claude Cocou Olympio rassure que la Commission nationale de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation n’est ni de près, ni de loin mêlée à des fraudes dans la sélection des dossiers des candidats présélectionnés pour le fichier des principales fonctions administratives et techniques des mairies et que les enquêtes se poursuivent pour identifier les fraudeurs. Actualités 18 févr. 2022


Retrait de Takuba du Mali : Goïta presse la France, Macron intransigeant
Bamako met la pression pour le retrait sans délai des soldats français de son territoire. Paris n'a pas tardé à répondre. Les tiraillements entre la France et le Mali n’ont pas livré leur dernier épisode. Les deux Etats discutent à présent du délai au cours duquel les forces françaises devront quitter Bamako. Dans un communiqué lu à la télévision nationale malienne le 18 février 2022, le colonel Abdoulaye Maiga, le Gouvernement malien prend acte et met la pression. « Au regard de ces manquements répétés des accords de défense, le gouvernement invite les autorités françaises à retirer sans délai les forces Barkhane et Takuba du territoire national sous la supervision des autorités maliennes », a-t-il martelé. Cette portion du communiqué a été d’ailleurs répétée trois fois. Depuis Bruxelles, à la clôture du 6e sommet Ue-Ua, Emmanuel Macron a réagi. «Nous avons annoncé la réarticulation du dispositif et il s'appliquera en bon ordre afin d'assurer la sécurité de la mission des Nations Unies et de toutes les forces déployées au Mali. Je ne transigerai pas une seconde sur leur sécurité », a-t-il déclaré. La France et ses partenaires vont se repositionner ailleurs dans la région du Sahel, notamment au Niger. Des consultations sont enclenchées dans le but d’arrêter les paramètres de cette action commune d’ici juin 2022. Cependant, la junte ne cesse de mettre la pression et qualifie le retrait de Takuba comme une décision « unilatérale » de la France et « une violation flagrante » du cadre juridique liant les deux pays. Actualités 18 févr. 2022


Opérations militaires en Afrique : Les vérités de Moussa Faki Mahamat
A Bruxelles, dans le cadre du sommet Ue-Ua, les discours ont évolué à propos de l’approche dans la lutte contre le terrorisme. Découvrez ci-dessous l’intervention du président de la Commission de l’Union africaine qui a marqué les esprits. Extraits du discours du président de la Commission de l’Ua « Le financement de la paix ne veut pas dire seulement donner des armes ou envoyer des troupes en Afrique. C’est essentiellement consolider la gouvernance, la justice, l’administration. C’est financer le développement dans toutes ses dimensions, l’éducation, la santé, les infrastructures. Nous avons lancé un peu plus de deux ans, la zone de libre continentale qui est un des plus grands marchés. L’Afrique fait quand même 30 millions de km2 et 1,3 milliards d’habitants. Mais pour connecter les pays, les différentes régions, c’est un réel problème. Il faut nécessairement des infrastructures. (…) En même temps, le continent est devenu un lieu de prédilection du terrorisme et de l’intégrisme violent. Vous partez de la Libye jusqu’à la Mozambique, en passant par le sahel, le bassin du lac Tchad, la corne de l’Afrique, les grands lacs, ces zones-là sont totalement infectées. Si au départ, les combattants étaient venus d’ailleurs, maintenant, ils recrutent sur place. Et donc, le phénomène est extrêmement grave. C’est pour cela qu’en discutant avec nos amis européens, je pense qu’il y a nécessité d’évaluer tout ce qui se passe en Afrique. L’Union européenne a financé pour 2,5 milliards d’euros les opérations de paix sur le continent africain. C’est quand même quelque chose de remarquable (…). Il nous faut évaluer les maintiens de la paix sur le continent. Il y a une nécessité vraiment absolue aujourd’hui de regarder les choses en face et d’agir en conséquence. Les Etats africains sont prêts à mobiliser des hommes. Des pays l’ont fait. Il est possible de mobiliser des hommes. Nous avons aussi dans notre architecture à l’Union africaine des forces en attente, des brigades par région. Je crois qu’il faut qu’on inverse la démarche. Nous sommes en train de réfléchir ensemble. Nos amis, nos partenaires peuvent nous aider à renforcer les capacités des forces africaines. Il n’est pas question, à mon avis, que des militaires français, allemands ou danois aillent mourir en Afrique. On a besoin de technologies, d’expertise, de moyens financiers et d’équipements pour pouvoir faire face à cette terrible menace à la paix et à la stabilité.   Propos transcris par Fulbert ADJIMEHOSSOU Actualités 18 févr. 2022


Retrait de la force Takuba au Mali : Précisions sur les prochaines destinations
Du Mali, l'appui de l'Europe dans le cadre de la lutte contre le terrorisme va s'étendre dans la région du Sahel et en Afrique de l’Ouest, suivant les demandes. Un nouveau départ, avec une même détermination pour la paix et la stabilité. C’est ce à quoi ont abouti les conciliabules, entre les pays sahéliens et voisins, la France ainsi que les partenaires internationaux. Ce sont là les premiers signaux de la vision commune recherchée au sommet Ue-Ua à Bruxelles. Dans une déclaration conjointe sur la lutte contre la menace terroriste et le soutien à la paix et à la sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest, il a été annoncé le retrait du Mali des opérations militaires anti djihadistes Takuba et une orientation pour les pays du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest. Lors d'une conférence de presse à l'Élysée, tenue ce jeudi, Charles Michel, président du Conseil européen a déclaré que cette réunion a été une occasion de la synchronisation pour « s’assurer que nos actions sont parfaitement conjointes, cohérentes et résultent de ce souhait commun d’être déterminés pour faire à cet objectif qui nous rassemble ». Dans les prochaines semaines et prochains mois, les actions pourront être imbriquées pour tenter de faire reculer cette menace terroriste. A l’occasion, le président français, Emmanuel Macron, a quant à lui relevé l’impératif de faire évoluer les modalités de présence militaire au sahel comme dans le Golfe de Guinée. « Les attentes de nos partenaires ont évolué. La sensibilité des opinions publiques de la région a, elle aussi, changé. Nous devons en tirer les conséquences », a-t-il souligné. Ces modalités seront focalisées sur les demandes des pays concernés pour contenir la potentielle extension géographique des actions des groupes armés terroristes. « Cet appui pourra inclure de l’aide en matière de formation et d’entraînement, de la fourniture d’équipements, voire un appui à leurs opérations contre le terrorisme », a précisé le président français. Cette nouvelle donne présage du type de coopération que pourraient avoir désormais les deux continents sur les questions de paix, de sécurité et de stabilité. Le besoin de synergie devient crucial. « Nous sommes en train de réexaminer avec nos partenaires, la manière dont nous pouvons le plus efficacement possible répondre à ces menaces émergeantes. Il est nécessaire d’avoir une coordination globale contre le terrorisme en Afrique. C’est un fait indéniable », a martelé le président Ghanéen Nana Akufo-Addo qui souhaite une implication réelle des forces armées de la région. Une déclaration est attendue à la clôture du sommet cet après-midi. Actualités 18 févr. 2022


Éditorial de Paul Amoussou : La France chahutée
La France perd pied, dans ce qui était son pré carré africain. C’est une évidence, au regard des développements récents de l’actualité. La géopolitique et les rapports de force tendent à y ébranler toutes ses certitudes, la sortant en tout cas de ses zones de confort pour la confronter à une réalité évanescente, une quadrature du cercle dont elle n’a vraisemblablement pas le fin mot. Preuve que les temps changent et que les lignes bougent ! Déjà, la Chine secouait le baobab avec d’heureuses perspectives, quand soudain la Russie signe son retour dans la géopolitique en Afrique, comme on a pu le noter en Centrafrique, et vient jouer plus qu’au trublion dans ce que la France considérait comme ses plates-bandes, de l’aveu du président Emmanuel Macron lui-même, qui attribue du reste le bashing, le chahut auquel la France est fortement soumise en Afrique aujourd’hui à cette puissance. Sur fond de populisme et de nationalisme, voire de panafricanisme quelque peu facile, il faut l’avouer, la France est actuellement très chahutée, notamment en Afrique de l’Ouest, sans que cela ne soit dû nécessairement à une puissance rivale. Chose nettement perceptible avec le dégagisme qui a contraint l’armée française à devoir quitter le Mali comme un malpropre ! Econduite du Mali, nul ne peut jurer que l’armée française est la bienvenue au Niger où sa délocalisation est projetée. Aujourd’hui, on ne peut dire que la France est perçue sous son meilleur jour ailleurs en Afrique, en dépit des efforts déployés par les soins de ses dirigeants actuels pour rattraper le coup. Syndrome de rejet du colon ? Rien n’est aussi simple dans la résolution de cette équation qui se pose, sur fond de drame humain, en filigrane sur le théâtre des évènements qui se déroulent dans le Sahel. Toutefois, dans ce qui est considéré comme le fiasco de l’armée française au Mali, y compris par les médias de l’Hexagone, avant de se livrer à un état des lieux, voire de déterminer les torts, dans une guerre peu ordinaire, il convient de saluer la mémoire des 53 soldats français tombés au front pour une cause qui suscite tant de controverses. Mais également, il importe de situer les responsabilités des Etats africains en cause, notamment le Mali dont les dirigeants sont loin d’être exempts de reproches dans une situation sécuritaire devenue intenable et dont on ne peut jurer qu’elle ne le devienne davantage, au cœur de la menace terroriste, une fois l’armée française partie. Actualités 18 févr. 2022


Covid-19 : six pays africains vont produire des vaccins
Six pays africains s’apprêtent à bénéficier de transfert de technologies de production vaccinale en Arn messager. L’annonce a été faite lors du sommet Ue-Ua, le 18 février 2022. L’Afrique du Sud, l’Egypte, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal et la Tunisie. Ce sont là les six pays premiers africains choisis pour héberger des unités de production de vaccins en Arn messager. Pour Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Oms, c’est une avancée vers la réduction de la dépendance du continent vis-à-vis du reste du monde, en matière d’accès aux vaccins. « L’Oms va travailler avec les firmes et les gouvernements de chaque pays pour développer une feuille de route pour la formation et la production vaccinale, en vue de répondre aux besoins et en tenant compte des capacités », a-t-il déclaré lors d’une conférence ce vendredi, dans le cadre du Sommet Ue-Ua. Au cours de cette même conférence qui a connu la participation du président français Emmanuel Macron, de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, du président de l’Union africaine, Macky Sall et du président du Conseil européen, Charles Michel, l’Europe a réaffirmé son soutien à l’Afrique pour une riposte efficace contre la pandémie. « Cette crise a été l’occasion d’un sursaut de solidarité, de travail en équipe. Nous sommes particulièrement heureux d’avoir contribué aux débats pour opérer en quelques mois, le transfert de technologies. Vous pouvez compter sur l’Ue pour amplifier cette manière de travailler, de sorte que l’Afrique puisse développer des capacités stratégiques de production vaccinale », a rassuré Charles Michel. Le besoin d’accès aux vaccins est très crucial sur le continent Africain. En avril 2021, l’Oms a lancé un appel à manifestation d’intérêts pour créer le centre d’excellence de transfert de technologies pour les vaccins à Arn messager. L’Afrique du Sud a été retenue pour abriter ce hub. Les premiers essais cliniques devraient démarrer au 4e trimestre de cette année, en vue d’une homologation en 2024, voire bien avant. « Ce processus devrait être accéléré. Le hub est en train d’explorer d’autres options. C’est un investissement stratégique, pas seulement pour la Covid mais pour d’autres maladies auxquelles nous sommes confrontés », a précisé Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les vaccins produits en Afrique ne seront pas destinés seulement aux Africains. Pour le directeur général de l’Oms, les stocks seront distribués à travers le monde. C’est aussi là un défi majeur. « Il faut qu’ensemble, nous puissions faire des contrats avec ces nouveaux instituts de sorte à ce que le vaccin produit en Afrique ne soit pas abandonné, parce qu’il y a d’autres unités dans le monde qui produiront des vaccins beaucoup moins cher. Ça aussi, c’est un vrai challenge », a plaidé le président sénégalais, Macky Sall. Le sommet prend fin cet après-midi. Actualités 18 févr. 2022


Fonctions administratives et techniques des mairies : 1 002 candidats retenus pour les prochaines phases
Les choses vont vite pour l’amélioration de la gouvernance au niveau des structures déconcentrées et décentralisées au Bénin. Face à la presse hier jeudi 17 février, les membres de la Commission nationale de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation ont fait le point d’étape de la sélection des candidats au fichier des principales fonctions administratives et techniques des mairies. Les membres de la Commission nationale de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation travaillent d’arrache-pied afin de doter le Bénin d’un système de bonne gouvernance locale au service de la population. Jusqu’au petit matin de ce jeudi 17 février, ils procédaient minutieusement à la sélection des candidats au fichier national des principales fonctions administratives et techniques des mairies. Claude Cocou Olympio, président de ladite commission, a expliqué aux hommes des médias, les principales étapes ayant conduit à la sélection des postulants. Selon lui, ce processus comporte trois étapes dont la présélection sur dossier, la sélection et l’enquête de moralité. « D’hier nuit à ce matin, nous avons passé la première étape qui est l’une des étapes fondamentales pour que le processus soit bien enclenché », fait-il savoir. Il note que la présélection sur dossier est une phase qui comporte des enjeux énormes non seulement pour l’Etat mais aussi pour les communes qui attendent l’appui important de l’Etat pour s’inscrire dans le nouveau cadre de gouvernance et relancer le développement des territoires et aussi pour ceux qui ont candidaté et qui attendent les résultats pour savoir s’ils vont continuer le chemin ou pas. Il précise que la phase de candidature s’est déroulée du 23 janvier au 13 février dernier. Le président de la Commission nationale de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation souligne que la phase de présélection qui fait suite à la clôture des inscriptions a consisté en la vérification matérielle de la production des pièces exigées et l’appréciation de la satisfaction par le candidat aux conditions de profil exigées pour la fonction à laquelle il postule. Il informe qu’au terme des travaux de la commission, 1 002 candidats sont retenus pour les prochaines phases de la sélection sur les 2 764. « Dans les détails, il faut préciser que le fichier est conçu pour recevoir les personnes aptes à l’exercice de cette fonction», souligne-t-il. Claude Cocou Olympio a donné les statistiques par postes. Pour le poste de Secrétaire exécutif des mairies, il a été enregistré au total 1 083 candidatures pour 451 personnes retenues. Pour le poste de responsable des Affaires administratives et financières, 425 candidats ont postulé et 163 candidats sont retenus. Pour le poste de Personne responsable des marchés publics, 309 candidats ont postulé pour 109 retenus. Il a été enregistré pour le poste de responsable du développement local et de la planification, 436 candidatures pour 148 retenues. En ce qui concerne le poste de responsable des Services techniques, 170 candidats ont postulé pour 56 candidatures retenues et enfin pour le poste de responsable des Affaires domaniales et environnementales, 264 candidatures sont enregistrées pour 48 retenues. Le président de la commission informe qu’après cette phase de présélection, cap a été mis sur la phase de sélection. Cette phase, précise-t-il, comporte trois épreuves pour les candidats au poste de Secrétaire exécutif et deux pour les autres postes. Il s’agit d’abord d’un test psychotechnique pour tous les candidats, la deuxième épreuve est celle de composition écrite pour les candidats au poste de Secrétaire exécutif et la troisième épreuve consiste en un entretien avec un jury que tous les candidats doivent passer. «Ce n’est qu’au terme des trois épreuves qu’il sera procédé à la sélection des candidats qui passeront à la dernière étape qui est celle de l’enquête de moralité», indique-t-il. Pour ce qui est de l’organisation des épreuves de sélection, Claude Cocou Olympio souligne que les compositions se dérouleront au lycée technique Coulibaly à Cotonou du samedi 19 au mercredi 23 février à partir de 7 heures. Transparence La sélection des candidats se fait dans la plus grande transparence. Claude Cocou Olympio l’a rappelé au cours du point de presse. Il note que toutes les opérations que conduit la Commission nationale de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation se font sous la haute supervision du comité stratégique présidé par le ministre d’Etat chargé du développement et de la coordination de l’action gouvernementale. « Grâce à la plateforme, les membres de la commission ne savent pas les dossiers de qui ils étudient parce que les dossiers sont codés. Nous avons pris beaucoup de soins pour nous assurer que si un candidat est validé, c’est qu’il a été bien validé et que si un candidat est éliminé, c’est qu’il a été bien éliminé », lance-t-il. Le président de la commission déclare que les 2 764 dossiers déposés sont passés en revue trois fois avant la sortie de la liste retenue. Il informe qu’à partir du 1er avril prochain, les nouveaux organes prévus par la réforme prendront fonction. « Nous devons conduire toutes les opérations afin que tous les organes soient mis en place au plus tard le 1er avril », rassure-t-il. Et il poursuit : « Le gouvernement, toujours dans le but de préserver l’intégrité du processus et la transparence, a recruté un cabinet spécialisé ayant une expérience avérée dans l’organisation de ces genres d’opération ». C’est ce cabinet qui, à l’en croire, va organiser toute la phase de sélection et la commission n’est là que pour superviser. Actualités 18 févr. 2022


Deuxième édition du Nokoué jazz festival : Cap sur les sonorités d’ici et d’ailleurs
La deuxième édition du Nokoué Jazz Festival a officiel- lement été lancée, mercredi 16 février dernier, à la mairie de Sô-Ava au Bénin. Dans ce cadre, des spectacles sont organisés sur de nombreux sites à travers le Bénin, notamment à Sô-Ava, Ganvié, Porto-Novo, Ouidah et Cotonou. Pour sa deuxième édition qui se tient, du 14 au 28 février 2022 sur divers sites dont Ganvié, Porto-Novo et Ouidah, Nokoué Jazz Festival, initié par l’association Gangbé Brass Band, a démarré par une conférence inaugurale à la mairie de Sô-Ava. Occasion pour Athanase Dèhoumon, membre et porte-parole de l’association Gangbé Brass Band, de rappeler les objectifs de ce rendez-vous dédié au jazz. « Nous avons initié ce festival pour apporter notre contribution au développement du Bénin, à travers toutes les filières de l’industrie culturelle », indique-t-il. Pour lui, ce festival s’inscrit dans la dynamique de la valorisation de la culture béninoise et du patrimoine touristique. Cette année, le festival accueille une forte délégation de musiciens et d’acteurs culturels venus de la ville de Bastide en France. Fier de participer à cette fête culturelle et artistique, Kristof Hiriart, représentant du maire de la Bastide et directeur artistique de Organik Orcheztra, explique que la participation de la délégation basque à la deuxième édition du festival résulte de l’amitié qui lie le groupe Gangbé Brass Band à la ville de Bastide et de la volonté d’un brassage socioculturel entre les artistes du Bénin et de la France. « Organik Orcheztra va partager ses expériences avec de jeunes artistes béninois, les amener à se lancer et se professionnaliser afin de pouvoir intégrer un réseau professionnel, susceptible de les porter plus loin. » rassure Kristof Hiriart. Pour Jacques Oussou-Kicho, représentant du maire de So-Ava, l’initiative force l’admiration, et le choix de sa localité pour abriter l’évènement est une opportunité pour les riverains du lac Nokoué. Après la cérémonie de lancement, les festivaliers ont pris part à une caravane artistique sur le cours d’eau pour annoncer les couleurs du festival. A bord de plusieurs barques, des groupes de fanfares et tambours, ont traversé les villages de Sô-Ava, So-Tchanhoué jusqu’à Ganvié. Ce spectacle sur l’eau est la toute première attraction de la deuxième édition du Nokoué Jazz Festival. De nombreux artistes et groupes de musique sont mis à contribution pour égayer les publics des différentes localités hôtes des manifestations. Il s’agit entre autres des groupes Atchikounto, de la Fanfare du lac, des Echassiers de Toffo, de Super tradi de la capitale, Lando et Dodo band, Yes Maman et papa, Groove Band, des princes du Bénin, Remi Zola, Assia Brass band, Christ Grâce Voice, Nomade music, Adja Malefou, Whendo Ho, Journal Intime, Organik Orkestra... Outre les concerts, le festival accueille aussi des master class en renforcement de capacités vocales, en percussions, dessin, peinture et bien d’autres. Culture 18 févr. 2022


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