La Nation Bénin...
Nouvelles
Mathieu Adjovi, président de l'Aic, remettant la clé d'un tracteur à un représentant de producteurs[/caption]
Après Parakou, il y a un an, Banikoara était à l’honneur, samedi 14 juillet dernier, avec la célébration de la deuxième édition de la Fête nationale du cotonculteur. Placée sous le thème « Produire efficacement le coton pour un mieux vivre des ménages dans un environnement local développé et équilibré », elle a permis de magnifier et de récompenser les meilleurs producteurs de l’or blanc au Bénin qui ont contribué au record de 597 985 tonnes de coton-graine lors de la campagne 2017-2018.
C’est dans la liesse et la ferveur que le bassin de l’or blanc au Bénin, Banikoara, a accueilli, samedi 14 juillet dernier, la deuxième édition de la Fête nationale du cotonculteur. Au cours de cette célébration, 195 lots ont gracieusement été distribués à 176 lauréats dont 19 coopératives villageoises de producteurs de coton (Cvpc). Ils sont les meilleurs et ont été choisis sur la base de critères précis. Les récompenses sont constituées de 19 tracteurs, 16 motoculteurs, 16 Kits solaires et 141 motos (hommes et dames).
Par département, il y avait la meilleure Cvpc, plus grosse productrice ayant une production de plus de 5 000 tonnes, deux Cvpc ayant une production supérieure ou égale à 5 000 tonnes et ne provenant pas de la même commune avec 100 % de taux de récupération, le plus faible ratio d’endettement, la plus élevée production de coton. A eux, se sont ajoutés les cinq meilleurs producteurs (dont au moins une femme), le meilleur producteur ayant une production supérieure ou égale à 5000 tonnes et les deux meilleures productrices dans chaque zone Nord et Sud.
La Fédération nationale des Cvpc et des Sec ont également été distingués pour les productions record consécutives. Au niveau communal, il y a aussi des lauréats.
Par commune, trois producteurs dont au moins une femme avec une production supérieure à une tonne, ayant les niveaux de production les plus élevés et un taux de récupération du crédit intrants supérieur ou égal à 99%, sont concernés.
Pour le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, et le président de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), Mathieu Adjovi, c’est l’occasion pour rendre hommage aux cotonculteurs et les célébrer. Il s’agit d’instaurer en leur sein l’émulation nécessaire pour des résultats plus importants lors des prochaines campagnes cotonnières.
« Au-delà de tout, le geste que nous posons à travers l’évènement de ce jour est une invite à l’effort soutenu pour une plus grande productivité au sein des organisations de producteurs et ce, à travers le respect des itinéraires techniques et une meilleure appropriation des innovations dans la conduite des exploitations agricoles », a expliqué le président Mathieu Adjovi. Par rapport aux avancées constatées en deux campagnes, il a exprimé sa gratitude au président de la République, Patrice Talon, pour sa sollicitude à l’endroit des producteurs de coton.
Le choix porté sur Banikoara pour abriter les manifestations réjouit son maire Bio Sarako Tamou et le préfet de l’Alibori, Mouhamadou Moussa. Ce qui n’est pas fortuit, à en croire le ministre de l’Agriculture et le président de l’Aic. Il s’agit, selon eux, de rendre un témoignage à l’Alibori et à cette commune, première productrice du coton.
En effet, au cours de la campagne 2017-2018, l’Alibori a réalisé 235 328 ha sur une superficie nationale cultivée coton de 530 145 ha, soit 44,4 % et 298 203 tonnes de coton graine pour une production nationale de 597 985 tonnes, soit 49,9 %. La commune de Banikoara, à elle seule, a emblavé 109 411 ha, soit 21 % de la réalisation nationale, et cultivé 142 741 tonnes de coton graine, soit 24 % de la production nationale, réalisant ainsi 10 804 515 400 F Cfa de crédit intrants, soit 16,8 % ; 37 097 249 240 F Cfa de revenu brut, soit 23,8 % et 26 312 210 540 F Cfa de revenu net versé à ses producteurs, soit 28,8 % des revenus nets distribués au plan national, pour un rendement de 1304 kg/ha contre 1128 kg/ha au plan national.
Grande était la joie des lauréats. C’est le cas de la Cvpc de Sinlita d’Aplahoué qui, selon son secrétaire, Sogani Tchapassou, a été gratifiée d’un tracteur. Les producteurs, par la voix du président de la Fédération nationale des Cvpc, Gani Badou Tamou, ont promis de redoubler d’ardeurs au travail.
De nouveaux défis
Mathieu Adjovi a partagé avec les braves cotonculteurs, la nouvelle vision de l’Interprofession. Les activités pour la campagne 2018-2019 ayant déjà commencé, il leur a rappelé la nécessité de poursuivre et de renforcer les actions contribuant à la restauration du statut humique des sols, d’appliquer une dose optimale de fumure minérale et d’observer le calendrier des traitements phytosanitaires.
En ce qui concerne l’encadrement, l’Aic a pris l’option d’un encadrement rationnel des producteurs. A ce titre, elle a mis en place un dispositif approprié avec le positionnement des conseillers-coton. Ce sera, a assuré son président, en passant de la vulgarisation au conseil agricole à travers des parcelles-vitrines, des champs-écoles et des parcelles de démonstration.
« Aujourd’hui, l’engouement est grand au niveau des producteurs puisque les intentions d’emblavures se chiffrent à plus de 650 000 ha. Cette augmentation des emblavures nous interpelle », a averti Mathieu Adjovi. Il a rassuré que des dispositions exceptionnelles sont prises en vue de la couverture totale des besoins complémentaires, pour les autres intrants étant entendu que les compléments en semences sollicités ont été satisfaits dans toutes les communes.
Le ministre Gaston Dossouhoui espère qu’avec une appropriation des innovations et une bonne synergie d’actions, le Bénin pourra améliorer de façon durable la production et la productivité du coton. « Mon souhait est que la campagne 2018-2019 permette de faire le pas décisif pour hisser notre pays comme le premier producteur de coton de la sous-région ouest-africaine », a-t-il annoncée?

L'équipe de France de football s'est imposée à celle de la Croatie dans la finale de la Coupe du monde 2018 en Russie. Au terme d'un match indécis au départ, les Bleus ont réussir à remporter la partie par 4 buts à 2. Antoine Griezzman, Kylian M'bappé et Paul Pogba sont les buteurs de cette équipe que peu de spécialistes du football attendaient à ce niveau de la compétition.
Sports 15 juil. 2018
Kakpo Mahougnon, minsitre de l'enseignement secondaire[/caption]L’examen du Baccalauréat session 2018 se tient sur toute l’étendue du territoire national ce lundi 16 juillet. Au total, 106.499 candidats dont 35.789 filles, soit 33,60 % de candidats répartis dans 147 centres de composition sont appelés à composer ce lundi pour le compte de cette session. Il y avait en 2017, 115.255 candidats. Une réduction que le directeur de l’Office du Bac lie au taux relativement élevé de réussite l’année dernière, 42% . De nouveaux centres de compositions sont créés à Boukoumbé et à Tori, précisément à Tori Agouakon où le ministre de l’Enseignement secondaire Mahougnon Kakpo et son collègue Marie Odile Atanasso de l’Enseignement supérieur vont procéder au lancement des épreuves. Il faut noter au total 588 chefs et superviseurs de centre de composition, 7.718 surveillants de classes et 6.888 correcteurs, contrôleurs et présidents de commission.
L’Office du Baccalauréat est d'ores et déjà prêt pour cette mission confiée par le gouvernement, rassure Alphonse da Silva aux ministres. « Toute l’équipe de maillage, de conception et de tri ont travaillé pour un chronogramme précis pour la supervision. Des inspecteurs et des professeurs d’Université rompus à la tâche et qui sont les représentants du Dob sur le terrain », a-t-il indiqué. Mieux, la mise en forme, la codification, le choix, le tirage et la mise sous scellé des épreuves ont été faits dans des conditions de confidentialité académique, se réjouit Alphonse da Silva. Le convoyage des 269 cantines a été fait par les soins des forces de sécurité. D'après le ministre Kakpo Mahougnon, un dispositif de rapprochement a été fait avec les élèves pour tester leur connaissance des programmes scolaires.
Actualités 14 juil. 2018

Me Sévérin Maxime Quenum, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme a procédé ce vendredi 13 juillet à la mise en service de la nouvelle maison d’arrêt de Savalou.
D’un coût global d’un milliard de FCFA, ce joyau carcéral de type moderne est réalisé sur financement du budget national.
L’ouverture de cette nouvelle maison d’arrêt constitue un témoignage de la marche engagée vers la modernisation du système pénitentiaire au Bénin. Un effort du gouvernement qui donne la preuve de sa détermination à humaniser les milieux carcéraux au Bénin. Il s’agit de trouver des remèdes durables à la surpopulation carcérale toujours déplorée.
En procédant à l’inauguration de cet établissement, le ministre Sévérin Maxime Quenum a mis les responsables en garde contre les mauvaises pratiques qui ont cours dans les grandes prisons du pays. Il s’agit du rançonnement, la violence, du trafic des stupéfiants, de la prostitution et autres tares connues, dénoncés et combattus désormais. « Cette nouvelle maison d’arrêt doit être un exemple de la promotion des droits de l’homme et surtout de la personne détenue », avertit le ministre Sévérin Maxime Quenum.
Cette maison d’arrêt dispose de 150 places et offre toutes les commodités usuelles. Il y est également prévu des espaces pour l’exécution d’activités génératrices de revenus afin de préparer le détenu à sa réinsertion sociale.
Société 14 juil. 2018

L'homme d'affaires Bernard Godonou Kikissagbé alias KGB, recherché par la Justice béninoise, est toujours détenu au Togo où il est arrêté.
Son transfèrement ne sera effectif que la semaine prochaine, selon des sources proches de la Police républicaine. Annoncé pour être remis, ce vendredi 13 juillet à la frontière de Hilla Condji, le présumé escroc de renommée internationale, KGB est retenu dans les liens de la Justice togolaise qui tient au bouclage, en bonne et due forme, des formalités avant l’exécution du transfèrement. Cette information est tombée dans la soirée aux environs de 18h30mn alors qu’une délégation de la Police républicaine constituée, entre autres, du directeur départemental de l’institution policière et du directeur général adjoint de la Police judiciaire, François Fontèclounou, attendait à la frontière après avoir effectué, dans la matinée, un déplacement infructueux vers la partie togolaise. Suite au report, l'impressionnant dispositif sécuritaire mis en place s'est replié. En cavale depuis plusieurs mois, KGB a fini par être rattrapé dans son retranchement par les forces de l'ordre togolaises. L’homme d’affaires est recherché pour répondre des faits présumés d’escroquerie, qu’il aurait commis à l’échelle internationale.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 13 juil. 2018

On en sait davantage sur le bilan des violences à l’encontre de la communauté peulh dans la commune de Cobly suite à la découverte du corps d’un homme éventré dans une ferme dans l’arrondissement de Datori. Meurtre dont on accuse les transhumants. Les autorités communales de Cobly et de Matéri ont fait part des statistiques dont elles disposent s’agissant des dégâts de ce drame. Ces violences auront fait sept morts et environ 3.000 personnes déplacées dans le rang des éleveurs, selon un bilan provisoire fait par les autorités des deux communes.
Sur le site d’accueil de Cobly centre, on évoque 2214 déplacés dont 1648 enfants et 13 femmes enceintes. 265 sinistrés dont 181 enfants et deux femmes enceintes sont accueillis sur le site de l’arrondissement de Tapoga dans la commune de Cobly.
A Matéri, les autorités évoquent 380 déplacés dont 76 sur le site de Gouandé, 218 à Kouforpissiga et 86 à Tcharikouanga. Parmi ces déplacés 111 enfants de moins de 5 ans et deux femmes enceintes.
Près de 900 déplacés sont aussi annoncés dans la commune de Tanguiéta.
Accueillis dans des conditions précaires, ces sinistrés sont dans l’attente d’aides. En dépit de l’assistance en vivres et en matériel de couchage portée par le gouvernement à travers l’Agence nationale de protection civile il est à souligner que la situation sanitaire est l’une des plus déplorables sur les différents sites. Les besoins en soins de santé et de médicaments de première nécessité s’avèrent abyssaux.
Société 13 juil. 2018
L'équipe de la Belgique[/caption]Battue par la France (1-0) en demi-finale, la Belgique va en découdre avec l’Angleterre éliminée (2-1) par la Croatie, au stade de Saint-Pétersbourg pour le compte de la troisième place du mondial russe. Bis repetita : les Diables Rouges et les Three Lions se sont déjà rencontrés au premier tour de ce tournoi.
Battue (1-0) par les Diables Rouges au premier tour de la compétition, l’Angleterre, éliminée en demi-finale (2-1) par la Croatie, aura la possibilité de prendre sa revanche sur la Belgique, ce samedi au stade de Saint-Pétersbourg, lors du match de classement de la Coupe du monde. L’Angleterre qui n’a pas su confirmer face à la Croatie devra se battre pour finir la compétition en beauté. Face à un adversaire bien connu, les Three Lions qui ont atteint le carré d’as du Mondial, vingt-huit ans après, voudront s’offrir les médailles de bronze pour leur propre souvenir. Moins efficace face à la défense croate, l’attaque de feu avec Harry Kane, Jesse Lingard, Ashley Young, Raheem Sterling devra oublier la défaite face aux Vatreni pour prendre leur revanche. Les Three Lions devront donc allier détermination et réalisme pour ne pas passer leur temps à heurter la défense adverse.
Déçu après la demi-finale perdue, le sélectionneur anglais Gareth Southgate reste d’ailleurs satisfait de la qualité de ses joueurs. « Je n'aurais pas pu demander plus à mes joueurs. Ils ont tout donné. En peu de temps, on a tellement progressé. On est sans doute allés plus loin qu'on aurait cru. Mais l'équipe ne peut en sortir que plus forte. C'est difficile de dire quoi que ce soit aux joueurs », a-t-il déclaré. Il compte finir la compétition en beauté face aux Diables Rouges qui n’ont pas digérer leur élimination (1-0) face à la France. Dans cette dernière sortie, le trio Eden Hazard - Kevin de Bruyne - Romelu Lukaku, capable de belles phases offensives, est attendu. Meilleure attaque de la compétition avec 14 buts, ces attaquants auront soif de confirmer tout le bien qu’on pense d’eux. Le sélectionneur belge Roberto Martinez pourrait bénéficier des services de Thomas Meunier, absent face aux Bleus pour deux avertissements. Ce match reste ouvert entre Anglais et Belges qui souhaiteraient monter sur la troisième marche du podium.
Compositions probables des deux d'équipes
Belgique : Thibaut Courtois ; Jan Vertonghen, Vincent Kompany, Thomas Vermaelen, Toby Alderweireld ; Axel Witsel, Kevin De Bruyne, Nacer Chadli, Yannick Carrasco, Eden Hazard ; Romelu Lukaku.
Angleterre : Jordan Pickford ; Kyle Walker, John Stones, Harry Maguire ; Kieran Trippier, Dele, Jordan Henderson, Jesse Lingard, Ashley Young ; Raheem Sterling, Harry Kane.
Sports 13 juil. 2018
Le commissaire chargé du Département du marché régional de l’Uémoa, Ibrahima Diémé[/caption]Après son inauguration le 12 avril 2014, les postes de contrôle juxtaposés de Malanville ont officiellement été mis en exploitation, ce jeudi 12 juillet, par la Commission de l’Union économique monétaire ouest-africaine (Uémoa). C’est un outil intégrateur sous-régional appelé à consolider davantage les relations socio-économiques entre le Bénin et le Niger.
Les postes de contrôle juxtaposés (Pcj) de Malanville sont opérationnels depuis ce jeudi 12 juillet. Ils font partie des trois premiers que le Conseil des ministres de l’Uémoa, en adoptant son programme prioritaire de construction de onze Pcj au niveau des principaux corridors de l’espace communautaire, a retenus à titre pilote. D’un coût global de près de 11 milliards de francs Cfa, financés par l’Union européenne, ils permettront de regrouper les services de contrôle sur un même site au niveau de la frontière entre le Bénin et le Niger, puis au-delà de toute la zone Uémoa. Outils intégrateurs, ils aideront à faciliter la libre circulation des personnes et des biens d’un Etat à l’autre.
La mise en service du joyau a eu lieu au cours d’une cérémonie présidée par le commissaire en charge du Département du marché régional de la coopération de l’Uémoa, Ibrahima Diémé. Représentant du président de la Commission de l’Uémoa, il avait à ses côtés le ministre des Infrastructures et des Transports du Bénin, Alassane Seïdou ; les ministres nigériens des Transports, Mahamadou Karidio et de l’Equipement, Abdoulaye Kadi ; ainsi que diverses autres autorités dont celles des localités nigérianes de Illo, Bagudo et Lolo.
Procédant à la mise en service de ces postes, Ibrahima Diémé a réitéré la volonté de la nouvelle Commission de l’Uémoa, de veiller à la facilitation des transports et du transit entre ses Etats membres. Ainsi, avec le démarrage de leurs activités, il y aura une fluidification des échanges, la suppression des barrières non tarifaires et la réduction des coûts de consommation intermédiaires au niveau des Pcj de Malanville. L’objectif visé, a poursuivi le représentant du président de la Commission, est d’harmoniser les pratiques administratives et douanières, de moderniser et de faciliter les opérations de passage, d’assurer un contrôle rapide, de sécuriser le trafic et de gagner du temps dans l’accomplissement des formalités pour traverser cette frontière.
Ibrahima Diémé a ensuite procédé à la présentation des membres de l’équipe transitoire proposés par les deux pays sur la plateforme pour sa gestion et son exploitation. Ensemble avec les ministres présents, il les a installés dans leurs fonctions.
Pour le ministre en charge des Transports du Bénin, Alassane Séïdou, et son collègue nigérien, Mahamadou Karidio, cette cérémonie fera date dans la longue marche vers l’intégration sous-régionale dans laquelle leurs pays se sont engagés. Les enjeux de l’opérationnalisation de cet outil de facilitation du commerce sur le corridor Cotonou-Niamey, se réjouissent-ils, sont multiples. D’où, ont-ils indiqué, l’intérêt que lui accordent les présidents Patrice Talon du Bénin et Issifou Mahamadou du Niger. Ils ont ensuite témoigné la gratitude de leurs gouvernements à l’Union européenne et à la Commission de l’Uémoa. Avant eux, c’est le maire de Malanville, Inoussa Dandakoé et son homologue de Gaya, Hamidou Amadou, qui ont également rappelé les avantages que le Bénin et le Niger peuvent tirer de l’exploitation de ces postes.
Situés à la frontière entre le Bénin et le Niger, les Pcj de Malanville ont été bâtis sur une superficie de 9 ha. Ils comprennent des voies d’accès et de circulation, des voies de circulation et de parking en pavés, des bâtiments abritant divers services, sans oublier des enclos à bétail, diverses clôtures et un mur coupe-feu. Comme équipements, ils disposent entre autres d’un groupe électrogène, d’un pèse essieux à basse vitesse, d’une vidéo-surveillance.
La conférence des préfets se penche sur la vie des départements et l’avancée du processus de décentralisation et de déconcentration[/caption]La première conférence des préfets, au titre de l’année 2018, s’est ouverte, ce jeudi 12 juillet à Djakotomey dans le Couffo, autour des questions de la sécurité intérieure et des réformes en cours dans le secteur de la Décentralisation. Les travaux de ces assises semestrielles, qui prennent fin ce vendredi, ont été lancés par les ministres Barnabé Dassigli et Sacca Lafia.
Activité phare du ministère en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, la conférence des préfets des départements est devenue, au fil du temps, une rencontre de grande importance tant par son organisation que par les thématiques qui y sont abordées. Celle qui se tient depuis hier à Djakotomey, ville pavoisée aux couleurs nationales, s’inscrit également dans cette tradition. Et au-delà de la commune, c’est tout le Couffo qui s’est mobilisé à travers ses six maires, leurs conseils communaux, les notables et les têtes couronnées pour accueillir la rencontre, qui est une grande première, dans leur jeune département.
Si pour le maire de Djakotomey, Etienne Tognigban, le choix du Couffo est une forte impulsion aux ambitions communes de développement des communautés du département, le préfet Christophe Mègbédji estime qu’il illustre, entre autres, la preuve de l’attachement du gouvernement à l’enracinement de la décentralisation et de la gouvernance locale. La tenue régulière et tournante de cette conférence, poursuit le préfet, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration (Ponadec).
Fort de ce que la réduction des disparités spatiales en matière d’infrastructures et d’équipements passe par une mise en œuvre correcte de la réforme de l’administration territoriale, le ministre en charge de la Décentralisation, Barnabé Dassigli a salué, au lancement des travaux, la mobilisation des responsables du secteur et la pertinence des points inscrits au menu. « Cette mobilisation, à l’en croire, permet d’échanger, non seulement sur la vie et le fonctionnement des départements mais aussi de mesurer l’avancée du processus de décentralisation et de déconcentration ».
Incitant à aller au-delà des réformes majeures déjà effectives et des mesures prises en vue de sanctionner la mauvaise gouvernance dans les collectivités locales, le ministre Dassigli a exhorté à plus de synergie en vue de marquer rapidement d’autres pas de géants.
Défis
« En ce moment-ci où s’observe une accélération des réformes dans tous les secteurs, nous n’avons pas le droit de rester en marge du mouvement, mais plutôt nous avons l’obligation de resserrer les rangs, de nous concerter régulièrement pour faire face à nos défis », souligne le ministre Barnabé Dassigli. Lesquels défis ne sont pas des moindres. Il cite la relecture des textes encadrant le processus de la décentralisation, l’actualisation de la Ponadec, l’élaboration des Plans de décentralisation et de déconcentration dont le processus, dit-il, est en cours dans tous les ministères. Aussi a-t-il mentionné l’élaboration des Plans départementaux de développement intersectoriels (Pddi) devenus Plans départementaux de coordination des actions de développement (Pdcad). Hormis ces documents programmatiques, les participants aux assises de Djakotomey se pencheront sur le projet de délimitation et de matérialisation des limites des communes et de leurs unités administratives locales, la construction des nouvelles préfectures et la réhabilitation des anciennes, puis la construction du Centre de formation en Administration locale.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sacca Lafia, ajoutera à cette liste que des préoccupations d’ordre sécuritaire sont aussi au menu de la rencontre. La gestion de la répression de l’usage des sachets plastiques désormais proscrit par une loi au Bénin, la Police de proximité et la coproduction de la sécurité, l’arrimage des communes sur les bonnes pratiques en matière de gestion de l’état civil sont quelques-unes des préoccupations.
Mieux outillées, ces femmes pourront être plus efficaces dans leurs activités[/caption]Après plusieurs années d’actions de revalorisation de la filière soja sur le terrain, l'association Sojagnon a procédé, lundi 9 juillet dans l’arrondissement de Saclo dans le Zou, à la clôture du projet Soja Afitin-Milk en faveur des groupements féminins du Zou.
Il est désormais connu que le soja améliore la fertilité des sols et présente une adéquation avec l’agro-industrie locale. Le soja est aujourd’hui transformé en plusieurs produits consommables. A preuve, dans le Zou aujourd’hui, des femmes s’adonnent de plus en plus à la transformation du soja en plusieurs produits alimentaires riches en protéine, notamment du lait, des brochettes, de la moutarde (Afitin), des beignets.
Lundi dernier à Saclo, au cours d’une cérémonie de clôture du programme Paepar appuyé par le Forum africain pour la recherche agricole (Fara), les groupements ont exposé cette richesse alimentaire obtenue de la transformation du soja.
Au cours de cette rencontre avec les groupements féminins de transformation de soja, Jonas Mugabé, représentant de Paepar-Fara, et Rémi Kahane, représentant de Cirad-Agri-Nature, ont suivi avec émerveillement les démonstrations de transformation faites par ces dames. Celles-ci ont démontré que le soja est aujourd’hui une filière porteuse. Il rentre dans l’alimentation des consommateurs, enrichissant les plats à travers ses valeurs nutritionnelles telles que les protéines, les vitamines et les lipides. Ce qui représente banalement un besoin de plus 10 à 12 000 tonnes de soja l’an.
Patrice Sèwadé, responsable de l’Ong Sojagnon, se réjouit qu’aujourd’hui les femmes transforment le soja en divers produits finis ici dans le Zou comme ailleurs. Elles peuvent identifier la variété de soja à utiliser pour leurs besoins. C’est très important, puisque cela règle beaucoup de problèmes que connaissaient ces femmes confrontées déjà à la rareté du Néré pour faire la moutarde "Afitin". Désormais, elles font cette moutarde avec le soja et sans faute.