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Nouvelles

Hommages aux soldats tombés lors des attaques terroristes : La nation reconnaissante à ses vaillants fils
Les cérémonies d’hommages sur cinq jours de la nation béninoise à ses soldats tombés lors des incursions des terroristes au ‘’Point triple’’, zone frontalière entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, ont commencé ce jeudi 17 février au camp Kaba de Natitingou abritant le 6e Bataillon interarmes. Ensuite, cap a été mis sur le 8e Bataillon interarmes de Djougou. C’était sous la présidence de la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé. Depuis hier, jeudi 17 février, les soldats béninois tombés les armes à la main, lors des incursions des terroristes au ‘’Point triple’’, zone frontalière entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, reçoivent les hommages de toute la nation. Conformément à la décision du gouvernement, ce sera jusqu’au lundi 21 février prochain, soit pendant cinq jours. Les manifestations ont commencé par le camp Kaba de Natitingou abritant le 6e Bataillon interarmées qui, au cours des hostilités, a perdu deux de ses soldats. Il s’agit du lieutenant Calvin N’Dah et du caporal Comlan Silas Ognondoun. Après le camp de Natitingou, la délégation conduite par la vice-présidente de la République et Grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Mariam Chabi Talata Zimé, s’est rendue au 8e Bataillon interarmes de Djougou. C’est pour le même cérémonial en hommage au sergent Barnabé Crécel Nounou Alafia et le caporal Yaya Orou Kpaï, deux éléments de ce camp qui, face à ces attaques terroristes, se sont battus jusqu’au sacrifice suprême. Que ce soit à Natitingou ou à Djougou, les cérémonies ont été marquées par l’accueil des dépouilles drapées des couleurs nationales, le recueillement et la sonnerie aux morts. Après la phase des allocutions, les soldats disparus ont, à titre posthume, été élevés au grade de commandeur de l’Ordre national du Bénin. Leurs attributs, ainsi que leur dépouille, ont ensuite été remis à leurs parents présents à la cérémonie. « Une nation vit, rayonne, décline ou meurt du degré d’attachement, de dévouement et d’abnégation de ses filles et fils à son service. La Nation béninoise ne fait pas exception à cette règle. Ces fils ont travaillé pendant des temps pour son rayonnement», a indiqué la vice-présidente de la République. «Tout service à la Nation est un choix risqué et qui plus est dans le contexte difficile qui est le nôtre, que nous devons assumer pleinement», a-t-elle poursuivi. «Vous êtes tombés héroïquement en défendant la patrie, la terre béninoise, son drapeau et son intégrité. Vous avez donné ce que vous avez de plus cher, de plus précieux pour sauver la patrie en danger, la Nation menacée par le terrorisme sans visage», fait-elle observer plus loin. « En choisissant de servir dans l’armée, en choisissant la défense et la sécurité de notre nation, vous étiez conscients des risques inhérents à votre choix. Malgré cela ; vous vous êtes engagés et aviez servi la République jusqu’au jour ultime et fatidique où vous êtes tombés pour que le Bénin reste debout », a-t-elle rappelé. «Votre sacrifice est l’un des actes méritoires le plus élevé qui vous détache du rang des hommes ordinaires et vous hisse au rang des héros que la Nation honorera sans limite, sans fin ad vitam aeternam», va-t-elle conclure. « J’ai une pensée pour leurs frères d’armes qui les ont vus passer de vie à trépas et qui n’oublieront jamais ces moments cruels qui leur ont été imposés», a confié le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel Fructueux Gbaguidi, au nom du Haut commandement militaire. Aux côtés de la vice-présidente de la République, il y avait le ministre de la Défense nationale et le préfet de l’Atacora. Au total, sept militaires sont morts au front au cours des dernières attaques terroristes survenues au Nord Bénin. Ils proviennent des 2e, 6e et 8e Bataillons Inter-armées (Bia) de Parakou, Natitingou, Djougou et du 1er Pcp de Ouassa. Ce vendredi 18 février, les mêmes cérémonies d’hommages sont prévues à Parakou. Société 18 févr. 2022


Vaccins anti-Covid-19 : Efficacité et innocuité
Rigoureusement testés pour valider leur efficacité et leur sûreté, les vaccins anti-Covid-19 sont développés dans le but de protéger les populations tout en leur évitant au maximum les effets indésirables liés à leur administration. « Tous les vaccins disponibles au Bénin sont sûrs, parce qu’ils ont été homologués, leur efficacité prouvée, leur innocuité attestée. L’efficacité des vaccins anti-Covid-19 est proche de l’optimal. Ils n’entraînent pas d’autres maladies aux sujets vaccinés, mais leur offrent plutôt beaucoup de bénéfices». Ces assurances du Dr Dieudonné Tchèkpé, médecin coordonnateur de la zone sanitaire Zogbodomey-Bohicon-Zakpota (Zoboza), à l’occasion d’une récente formation au profit des journalistes à Bohicon, sonnent comme une ultime invite pour motiver les plus sceptiques à ôter leur doute sur l’importance et l’efficacité des vaccins anti-Covid-19. La menace de la pandémie est palpable et le Bénin, à l’instar des autres pays du monde, ne la minimise pas. La gamme de vaccins disponibles actuellement permet aux vaccinés d’avoir le cœur tranquille face à la maladie à coronavirus. Au Bénin, le choix est libre, varié et laissé à la discrétion des populations: AstraZeneca, Moderna, Sinovac, Pfizer, Johnson and Johnson encore appelé Janssen…. Ces vaccins sont rangés dans deux catégories. Ceux à deux doses, à savoir: AstraZeneca, Moderna et Pfizer et Johnson and Johnson en dose unique actuellement. Ces différents vaccins présentent des spécificités. Selon le médecin coordonnateur de Zoboza, l’efficacité du vaccin Sinovac a été estimée chez des soignants au Brésil où le variant P.1 représentant 75 % des échantillons de Sars-Cov-2, était de 49,6 % contre l’infection symptomatique. Le Sinovac fait partie des vaccins viraux inachevés. Il consiste à injecter une forme inactivée du coronavirus ou certains de ses composants dans l’organisme pour le préparer à un contact ultérieur avec un virus. La rencontre avec l’agent pathogène lors de la vaccination permet de développer des cellules immunitaires « mémoires », capables de reconnaître à nouveau immédiatement cet agent si l’individu venait à y être exposé « naturellement ». Conservé à une température de 2°C à 8°C, le vaccin Sinovac est efficace entre 50 à70 %. Spécificités et efficacité Si toutes les conclusions scientifiques sont concordantes, le vaccin de Pzifer contre la Covid-19 devrait être le premier reposant sur la technologie Arn messager à être approuvé. Les vaccins de type Arn message font partie des nouveaux vaccins. « Leur procédé consiste à faire produire les fragments d’agents infectieux directement par les cellules de l’individu vacciné. Dans le cas d’espèce, ce n’est pas le virus dans sa forme atténuée qui est injecté, mais des molécules d’Adn ou d’Arn codant pour des protéines de l’agent pathogène », explique Ibrahim Mama Cissé, directeur départemental de la Santé du Borgou. Les autorités béninoises n’ont aucun doute sur l’efficacité de ce type de vaccin. «L’innocuité des vaccins anti-Covid à Arn messager a été rigoureusement évaluée, et des essais cliniques ont montré qu’ils induisent une réponse immunitaire très efficace contre (Covid-19 : ndlr) ». Ce vaccin est efficace à 95 % et conservé à une température de -20°C à -80°C. Quant au vaccin Johnson and Johnson, son efficacité est prouvée entre 66 % et 85 %. Il est conservé à une température de 2°C à 8°C et repose sur l’Arn messager. S’agissant du vaccin AstraZeneca, il est conservé à une température de 2°C à 8°C. Son efficacité est prouvée entre 62 % et 90 %. Il est basé sur un procédé traditionnel utilisant un vecteur viral appelé Covishield adenovirus du chimpanzé. « Ces différents procédés amènent à avoir une immunité différente du virus en fonction des procédés et du laboratoire qui a élaboré le vaccin. C’est ce qui justifie les différentes doses selon les types de vaccins », explique Dieudonné Tchèkpé, médecin coordonnateur de Zoboza. Autant qu’ils sont, ces différents vaccins contre la Covid-19 sont donc sûrs, mais attention à ne pas gaffer. «L’erreur à ne pas commettre, c’est de chercher à avoir une préférence pour tel ou tel vaccin ou de chercher à les classifier. Tous les vaccins sont efficaces et sûrs. Il est vrai qu’il faut considérer également le choix personnel des vaccins. On peut opter pour tous les vaccins que le gouvernement a mis à disposition du pays sans crainte. Comme tout médicament ou tout autre produit de santé, on peut s’attendre à des effets secondaires », avertit-il. Si l’innocuité des différents vaccins est prouvée, comment justifie-t-on alors des cas confirmés parmi les personnes vaccinées ? Dieudonné Tchèkpé clarifie : «Le vaccin contre la Covid-19, par son mécanisme d’action, l’immunité qu’il confère aux personnes n’est pas à vie. On se fait vacciner pour se prémunir contre les formes compliquées ou graves de la Covid-19. Mais cela n’empêche pas d’être en contact une nouvelle fois avec la maladie. A la différence que les doses de vaccins permettent d’avoir l’immunité nécessaire pour se prémunir contre ses formes compliquées ou graves », nuance-t-il. Le vaccin pour survivre à la pandémie Il se veut plus illustratif sur la question : « Le vaccin contre la tuberculose, (le Bcg) n’empêche pas les gens de faire la tuberculose, mais empêche le développement des formes graves de la maladie. C’est le même mécanisme que le vaccin anti-Covid-19 ». En somme, se faire vacciner est un acte salvateur en ce sens qu’il permet aux sujets vaccinés de survivre à la pandémie. « Se faire vacciner nous donne l’avantage d’anticiper la production de la réaction immunitaire. Le vaccin fonctionne comme si c’était l’agent pathogène qui fonctionne dans l’organisme et déclenche une réponse immunitaire qui permet la sécrétion d’anticorps et qui attend la survenue du virus de la Covid-19 dans l’organisme pour le combattre. L’avantage, c’est d’avoir à l’avance des armes pour lutter contre le virus», développe le médecin coordonnateur de Zoboza. Aux plus dubitatifs, il lance cette exhortation. «L’immunité d’un sujet vacciné est renforcée et il est indemne de la maladie. Il n’est plus dangereux pour la société. La propagation du virus est ainsi maitrisée. C’est pour cette raison que nous recommandons à la majorité de se faire vacciner en vue d’une immunité collective ». Ces recommandations sont à prendre au sérieux, car pour le gouvernement, l’objectif à terme est d’atteindre au moins 80 % de la population vaccinée sur l’ensemble du territoire national. Santé 18 févr. 2022


Education financière : Des Sfd et acteurs du projet Adapami distingués
Le Projet d’appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la microfinance (Adapami) a primé les Systèmes financiers décentralisés (Sfd) partenaires et certains acteurs les plus performants au cours de l’année 2021. L’éducation financière s’étend sur tout le territoire national grâce au Projet d’appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la microfinance (Adapami). Sept Systèmes financiers décentralisés (Sfd) sur les dix partenaires du projet, sept maîtres - formateurs et sept animateurs - terrains les plus méritants ont été récompensés hier, jeudi 17 février, par le projet, pour leur contribution aux performances réalisées au cours de l’année 2021. Maurice Kouton rappelle ces résultats probants qui rassurent de la bonne évolution de l’éducation financière. « Sur les 25 000 personnes à former, 18 000 devraient l’être en notions financières de base et 7 000 en éducation financière. Au 31 décembre 2021, au total, 30 909 personnes ont été formées, soit 20 488 personnes en notions financières de base et 10 424 personnes en éducation financière, d’où un taux de réalisation global sur l’objectif de l’année de 123,63 % », informe le directeur général du projet Adapami. Mieux, l’approche genre occupe une place de choix dans les formations. Selon le directeur général, 72,51 % des personnes formées sont des femmes et 43,97 % ont moins de 35 ans. Ces nouvelles statistiques portent à 65 000 le nombre de personnes formées. En récompensant les Sfd, maîtres – formateurs et animateurs – terrains, l’Adapami voudrait « distinguer ceux qui se sont distingués à travers leur travail et leurs performances », a expliqué Maurice Kouton. C’est une manière d’impulser la pérennisation des acquis. Insistant sur la pérennisation, Myriam Pierre-Louis, cheffe de Coopération et représentante de Affaires Canada estime que « l’éducation financière profite à tous ». Elle permet principalement, a-t-elle fait savoir, d’apporter aux jeunes les outils de base pour maitriser leurs dépenses et leurs dettes. Aux femmes, elle permet de comprendre les notions de base de la gestion financière pour le développement de leurs commerces. Aux parents, elle permet de planifier leurs économies, l’investissement dans l’éducation de leurs enfants et autres. Le secrétaire général du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance est resté dans la dynamique de la présentation de la pertinence de l’éducation financière et de l’appréciation des résultats de l’Adapami. Pascal Wélé, s’adressant aux lauréats, les a exhortés à mieux faire. « C’est un appel à poursuivre bien au-delà de la fin du projet afin de pérenniser ses acquis», a-t-il lancé. Un appel auquel les récipiendaires ont répondu favorablement. Leur représentant ajoute que le défi actuel, « c’est de transformer les populations éduquées en clients des Sfd pour leurs transactions financières ». Il faut rappeler que la Coopérative des membres unis Bethel actions (Comuba), la Coopération pour la promotion de l’épargne et du crédit (Cpec), Alidé microfinance, l’Association des caisses de financement à la base (Acfb), la Promotion d’épargne-crédit à base communautaire (Pebco), le Réseau national des caisses villageoises d’épargne et de crédit autogérées du Bénin (Renaca Bénin) et Sianson sont les Sfd lauréats. Economie 18 févr. 2022


Union monétaire ouest-africaine : 750 000 dollars de la Bad pour développer le marché financier
Le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers recevra un don de 750 000 dollars Us de la Bad pour poursuivre la modernisation du cadre réglementaire du marché financier régional de l’Umoa. Le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a approuvé, le 9 février dernier à Abidjan, un don de 750 000 dollars américains, soit 430 millions F Cfa environ, pour la poursuite du Projet d’appui au développement du marché financier régional (Padmafir) de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Destiné à l’assistance technique au Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) de l’Union, ce financement provient du Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux, un fonds multi-donateurs administré par la Bad et financé par le ministère des Finances du Luxembourg et le ministère du Commerce extérieur et de la Coopération des Pays-Bas, précise un communiqué rendu public à cet effet. « Ce nouvel engagement du Groupe de la Bad aux côtés du Crepmf, après les bons résultats obtenus avec Padmafir I, se situe toujours dans la dynamique de la transformation structurelle du marché financier régional pour répondre aux fortes aspirations des autorités de l’Umoa et du secteur privé», se réjouit Ripert Bossoukpé, secrétaire général du Crepmf, cité dans le communiqué. Sur la période 2019 et 2020, le projet a mis l’accent, grâce à l’appui du Fonds d’assistance pour le secteur privé africain (Fapa), sur la relecture et l’amélioration des projets de textes de base du marché financier régional en vue de leur harmonisation avec les objectifs et les 38 principes de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (Oicv). Le nouveau don financera la deuxième phase du projet (Padmafir II) pour l’élaboration d’un code monétaire et financier pour la région, l’approfondissement du marché hypothécaire et de la titrisation. Le projet définira également un cadre opérationnel pour la fixation des taux de référence pour un meilleur alignement sur les meilleures pratiques internationales de l’Oicv. Toutes choses qui permettront d’accroître l’attractivité, la profondeur et la compétitivité du marché financier régional. Ce partenariat entre la Bad et le Crepmf, indique Ahmed Attout, chef de la division de Développement des marchés de capitaux à la Bad, vise à améliorer les conditions de financement, à accompagner le développement économique et social des pays membres de l’Umoa et à accroître le rôle du marché financier régional dans le financement des économies de la région. Economie 18 févr. 2022


Entretien avec Appolinaire Avognon, président du parti Nfn : « Nous sommes le renouvellement de la classe politique... »
Le président du parti Nouvelle force nationale (Nfn), Appolinaire Wilfried Avognon, parle de l’orientation de sa formation politique et évoque l’état de veille dans la perspective d’une première participation aux législatives en 2023. La Nation : La Nouvelle force nationale (Nfn) est un jeune parti béninois. Comment faites-vous face à la dure réalité de l’arène politique ? Appolinaire Wilfried Avognon: Nous avons eu pas mal d’adhésions. Le processus pour donner plus de visibilité au parti suit son cours avec succès. Notre message est bien accueilli par la base et comme tous les autres partis, nous bénéficions d’appui technique de certains organismes internationaux comme l’Institut international républicain, l’Institut néerlandais pour la gouvernance démocratique, pour mieux jouer notre rôle d’animateur de la vie politique. C’est très important pour l’avenir. Alors, la Nfn se porte très bien. La formation militante demeure une problématique pour les partis. Quelle est l’approche de votre formation politique en la matière? Nous venons de finir un long processus d’élaboration des curricula de formation de notre école politique. Nous préparons actuellement un atelier avec le soutien de l’Institut international républicain (Iri) pour la validation afin de démarrer son déroulement sur le terrain. Cette école met l’accent sur l’inclusion politique dont l’intégration de toutes les couches sociales sans discrimination aucune. L’idée de la création d’une école a été longtemps véhiculée sans résultat. Qu’en sera-t-il avec la Nfp ? Notre jeunesse n’a pas eu la chance d’une vraie formation politique et elle ne connait que le clientélisme politique, la transhumance. Au niveau de la Nouvelle force nationale (Nfn), nous parlons de l’école du parti qui vise les objectifs pédagogiques tels que savoir identifier le mode de fonctionnement d’un courant politique et exploiter les points forts, connaitre les points faibles et critiques, étiqueter un courant politique dans une communication politique et en tirer les conséquences, construire les solutions politiques optionnelles en se basant sur un mixt de courant politique, planifier et mettre en œuvre les actions d’une communication politique. Quels sont vos défis de l’heure? L’heure est à la mobilisation sociale et financière. Les élections législatives prochaines sont pour nous un test grandeur nature et un bon général doit toujours savoir remobiliser sa troupe à la veille de chaque bataille, développer des stratégies adaptées à chaque bataille et surtout être à l’écoute de sa troupe. C’est ce que nous faisons. C’est notre première participation. Alors, nous allons d’ici à là, parcourir les 77 communes pour échanger avec nos militants à la base. Comment entendez-vous affronter ces échéances électorales ? Un parti politique n’expose pas ses stratégies de combat. Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous serons aux prochaines élections législatives. Nous allons faire participer massivement notre jeunesse. Cette jeunesse à laquelle nous appartenons et qui n’existe que dans les discours de certains mais jamais au cœur de leurs projets. Nous sommes l’inclusion politique. Nous l’incarnons. Nous sommes aussi le renouvellement de la classe politique. Ne craignez-vous pas d’entrer dans la compétition en 2023 quand on sait qu’en face, il existe des partis qui ont pris une longueur d’avance sur le terrain ? Soyons précis. Vous parlez du Bloc républicain (Br), des Démocrates, de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et de l’Union progressiste (Up). Je puis vous rassurer que ces formations politiques peuvent exploser à tout moment. Ce sont des formations politiques qui regroupent des personnes qui ont passé toute leur vie à se combattre et qui aujourd’hui sont contraintes de militer ensemble. Nous aurons notre mot à dire dans cette bataille. Quel regard portez-vous sur la gouvernance actuelle ? La Nfn est un parti qui n’appartient pas à un individu. On ne l’identifie pas à une personne. La Nfn appartient au peuple. Donc, quand des actes sont posés dans l’intérêt de ce peuple pour qui nous existons, on applaudit. Dans le cas contraire, on dénonce tout en faisant des propositions d’amélioration. Je reconnais que, lorsque le président Patrice Talon s’en prend à un secteur ou une structure, pour la plupart des cas, c’est qu’il y a effectivement un problème ; c’est-à-dire qu’il pose souvent un très bon diagnostic. Mais c’est au niveau des solutions proposées ou apportées que le problème se pose. Aujourd’hui la Nfn reconnaît que des efforts ont été faits, mais qu’on peut mieux faire. Par exemple, la réforme de l’enseignement technique est un succès, le respect de l’autorité et du bien public aussi commence par prendre. Le projet asphaltage est une bonne chose. Retenons que toute entreprise humaine n’est pas parfaite. Votre mot de la fin Je demande à la jeunesse béninoise de rester mobilisée et de prendre surtout conscience dès maintenant de ce qu’elle représente. Elle peut changer ce pays. Notre premier défi est de nous réunir pour rafraîchir notre Assemblée nationale en 2023. Actualités 17 févr. 2022


Assemblée nationale : Le mandat de la 9e législature écourté
Le mandat des députés de la neuvième législature qui sera installée en mai 2023 sera de courte durée: 2 ans 9 mois. Les députés qui seront élus à l’issue des législatives de 2023 n’auront pas les mêmes chances que leurs collègues des législatures précédentes ayant fait un mandat de quatre ans ou leurs successeurs qui feront eux un quinquennat. Ils seront installés en mai 2023 pour achever leur mandat en février 2026, soit un mandat de 2 ans 9 mois. Ce sera la législature la plus courte de l’histoire parlementaire depuis l’avènement du renouveau démocratique en 1990 au Bénin. En réalité, la neuvième législature sera une mandature de transition. Elle est induite par les réformes politiques intervenues en 2019 avec la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 et du Code électoral. Lesquelles réformes ont pour finalité l’alignement des élections et des mandats politiques au Bénin à partir de 2026. Ainsi, les élections législatives de 2023 seront un tournant majeur dans l’histoire politique béninoise. Car, c’est à partir d’elles que les réformes actées en 2019 et au coeur de tous les vœux par les acteurs politiques prendront corps et conduiront aux élections générales de 2026. Le siège de ces innovations politiques se trouve notamment à l’article 147 du Code électoral. Ce dernier dispose que les élections couplées, législatives et communales sont organisées le deuxième dimanche du mois de janvier de l’année électorale. Les députés élus entrent en fonction et seront installés le deuxième dimanche du mois de février de l’année électorale. Et à l’article 157-2 de la Constitution révisée de préciser qu’en vue de l’organisation des élections générales de 2026, le mandat des députés élus en 2023 a pour terme la date d’entrée en fonction des parlementaires élus en 2026. Les députés de la huitième législature achèvent leur mandat en mai 2023. Ils cèderont leur place à leurs successeurs qui seront au nombre de 109 dont au moins 24 femmes à raison d’une députée par circonscription électorale. Les 109 députés de la neuvième législature siègeront jusqu’en 2026 où seront tenues les élections générales à savoir les communales, les législatives puis la présidentielle. Les parlementaires qui seront élus au terme de ce scrutin auront un mandat de cinq ans. Ceci, tout comme le président de la République et les conseillers municipaux et communaux qui seront tous élus en 2026. Ces réformes auront l’avantage de permettre au pays de disposer d’une année électorale. Puisque toutes les consultations politiques vont se dérouler désormais dans la même année à partir de 2026. De quoi permettre au Bénin de faire des économies, de gagner du temps et surtout de mieux se concentrer sur son développement. Le pays n’aura plus à organiser des joutes électorales presque tous les deux ans, créant une sorte d’ambiance de relâchement par endroits. Actualités 17 févr. 2022


Etudes stratégiques, sécurité et politique de défense : La 1re promotion de master II reçoit son parchemin
La première promotion de Master II professionnel en ‘’Etudes stratégiques, sécurité et politique de défense’’ est en fin de formation. Désormais appelés à mettre à la disposition des autorités militaires et civiles, des réflexions stratégiques adaptées pour une meilleure prise de décision, les impétrants ont reçu, mardi 15 février dernier, leur parchemin. Après les étapes des cours, des examens et des soutenances, les lauréats de la 1re promotion de master II professionnel en ‘’Etudes stratégiques, sécurité et politique de défense’’ ont reçu, mardi 15 février dernier, leur attestation de fin de formation. Une vingtaine au total, ils proviennent de plusieurs pays dont le Bénin, le Congo, le Niger et le Sénégal et sont issus d’entités militaires et civiles. Outre les cadres civils, cette première promotion compte plusieurs officiers généraux et supérieurs brevetés, tous nantis de leur diplôme d’école de guerre, parchemin militaire le plus élevé. Fruit du partenariat entre l’Université de Parakou et l’Ecole nationale supérieure des armées avec le soutien de la Fondation Konrad Adenauer, le master en Etudes stratégiques, sécurité et politique de défense est une formation d’excellence destinée à transmettre des connaissances pointues et des capacités d’analyse élevées aux auditeurs dans les domaines des études stratégiques et de sécurité. Libertie Fantodji, lieutenant de vaisseau et porte-parole des récipiendaires n’a pas manqué de remercier les autorités à divers niveaux ayant contribué à la réussite de la formation. Elle a promis de mettre en application les notions reçues tout en continuant à s’informer et à se former dans différents domaines. Elle espère que cette formation soit perpétuée pour qu’à l’avenir, de nombreuses professions en bénéficient pour faire de l’Ecole nationale supérieure des armées, un creuset de réflexion de militaires et de civils désireux de comprendre les grands enjeux stratégiques et de les prendre en compte dans leurs actions. Nassirou Arifari Bako, enseignant en ‘’Etudes stratégiques, sécurité et politique de défense’’, souligne que cette cérémonie de remise de diplôme représente un moment important qui consacre l’ensemble des efforts fournis par tous, tout au long de l’année académique 2020-2021. Elle représente aussi, ajoute-t-il, une étape vers l’avenir qu’il espère meilleur pour tous. L’enseignant rappelle que dans le contexte sécuritaire national et régional désormais, il est important d’être plus que jamais exigeant dans la formation des personnels de défense et de sécurité et même vis-à-vis des responsables politiques et administratifs à divers niveaux de responsabilité afin que tout le monde ait une claire idée des menaces susceptibles de porter atteinte à la sécurité nationale afin de prévoir, d’anticiper et de mettre en œuvre des réponses cohérentes et durables face aux nombreuses menaces. A sa suite, Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances note qu’il est important que la transversalité des études stratégiques et des enjeux de sécurité nationale suscite un large intérêt pour cette formation au-delà des ministères en charge de la Défense et de l’Intérieur. C’est pourquoi, indique-t-il, les cadres du ministère de l’Economie et des Finances seront aussi encouragés à suivre l’intégralité de la formation ou certains modules à titre d’auditeurs libres dans l’intérêt du pays. Au nom du ministre d’Etat, Romuald Wadagni, il félicite les lauréats pour le parcours accompli malgré leurs responsabilités. Actualités 17 févr. 2022


Gouvernance locale : Malanville tient enfin son budget primitif exercice 2022
Au cours de leur cinquième session extraordinaire au titre de l’année 2022, mardi 15 février dernier, à la salle de délibération de la mairie, les conseillers communaux de Malanville ont, à leur unanimité, procédé au vote du budget primitif exercice 2022 de leur commune. C’est après plus de quatre mois de crise. Il est équilibré en recettes et dépenses à 1 416 703 200 F Cfa. Après plusieurs blocages au cours des sessions précédentes, le budget primitif exercice 2022 pour le fonctionnement normal de l’administration communale de Malanville est devenu réalité depuis mardi 15 février. Equilibré en recettes et dépenses à 1 416 703 200 F Cfa, il a été voté à l’unanimité des membres du conseil communal réunis à l’occasion de leur cinquième session extraordinaire au titre de l’année 2022, à la salle de délibération de la mairie. Ainsi, la commune de Malanville est revenue de très loin. Elle va désormais se passer du vote des douzièmes provisoires. Son maire, Guidami Gado et ses populations peuvent également pousser un ouf de soulagement. A cette session qui a pris fin ce mercredi 16 février, il y avait 24 conseillers présents sur les 29 que compte le conseil. Cinq ont délivré des procurations. A l’ordre du jour, il y a 17 points inscrits. Il s’agit entre autres, de la présentation et de l’adoption du point d’exécution du budget communal 2021, de la présentation et de l’adoption du point de mise en œuvre du plan annuel de travail et du plan annuel d’investissement exercice 2021, de la présentation et de l’adoption du plan annuel de travail et du plan annuel d’investissement exercice 2022 de la commune. Les conseillers auront également à adopter les montants des indemnités et avantages alloués aux élus, au personnel de la mairie et aux services déconcentrés de l’Etat en exercice dans la commune, les montants des frais de mission à l’intérieur du pays aux élus et personnel de la mairie et les frais d’entretien. La présentation et l’adoption du rapport de la Commission des affaires économiques et financières, la présentation et l’adoption du projet de budget annexe de Ragemim, l’autorisation de la signature d’une convention de gestion de la gare routière entre la mairie et les syndicats de l’auto-gare de Malanville, la fixation des indemnités allouées au comptable des matières, au régisseur des recettes, au régisseur d’avance de la Mairie et de Ragemim, la fixation des taux d’amende, l’autorisation de la réduction des coûts de location des magasins au marché international de Malanville, l’attribution des domaines au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique pour abriter les commissariats d’arrondissement à Madecali, Garou, Toumboutou et Guéné n’ont pas été occultées. Il en est de même pour l’autorisation de la mise en œuvre du projet de promotion de l’aquaculture durable et de la compétitivité des chaînes de valeurs de la pêche (Promac) par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche dans la commune, puis la mise à disposition de domaine du ministère de l’Agriculture pour la construction d’un embarcadère à Money, dans l’arrondissement de Malanville. A l’occasion, le maire Guidami Gado a remercié les membres de son conseil communal pour l’esprit d’ouverture dont ils ont fait preuve, en privilégiant les intérêts de la commune. « La vérité finit toujours par triompher et les esprits qui, entretemps, s’étaient surchauffés, avaient tout mis sur le dos de la politique. Evidemment, cette situation a créé beaucoup de préjudices inutiles à notre commune », a fait observer le maire. Le vote du budget, assure-t-il, va permettre à Malanville de poursuivre ses actions de développement. C’est donc pour le bonheur des filles et fils de cette commune que le calme est revenu au sein du conseil communal. Société 17 févr. 2022


Opérationnalisation du Plan d’investissement extérieur au Bénin : Les résultats préliminaires de l’étude présentés
  Le Bénin veut profiter des opportunités qu’offre le Plan d’investissement extérieur (Pie) de l’Union européenne (Ue). Lors d’un atelier organisé, mardi 15 février, à Cotonou, les parties prenantes ont échangé sur les conclusions préliminaires de l’étude menée pour l’opérationnalisation dudit Plan. Le partenariat entre le Bénin et l’Union européenne (Ue) ces dernières années, a ouvert la voie à la mobilisation de plusieurs instruments financiers auprès d’institutions européennes afin de soutenir le Programme d’action du gouvernement. Au nombre de ces instruments figure le Plan d’investissement extérieur (Pie) de Ue au Bénin. Une étude a été lancée pour examiner les opportunités de son opérationnalisation. L’atelier du jour vise à informer les acteurs du financement du développement sur le contenu du Pie, d’une part, et leur présenter les conclusions préliminaires de l’étude menée (financée par l’Ue à la demande du comité technique paritaire) en vue de l’opérationnalisation du Pie, d’autre part. « La finalité de cet atelier est de mobiliser davantage de ressources et d’acteurs au profit des réformes et projets de développement… », a fait savoir Septime U. C. Azonnoudo, coordonnateur de l’Unité de gestion du Cadre du partenariat avec l’Ue. La rencontre a réuni une soixantaine de participants en mode hybride. Ils sont pour la plupart membres du secteur privé, de structures de l’Etat et d’institutions internationales de financement du développement. Le Pie s’inscrit dans un éventail d’instruments financiers et de stratégies que l’Ue met à disposition de ses pays partenaires. Il est composé de trois piliers, à savoir, le Fonds européen de développement durable (Fedd) avec des instruments de mixage de dons et de prêts ; la fourniture d’une assistance technique substantielle qui aidera les bénéficiaires à élaborer des projets et activités plus matures et viables sur le plan financier ; et enfin l’amélioration de la gouvernance économique, l’environnement des affaires et la collaboration avec le secteur privé des pays partenaires respectifs. A en croire Ioannis Pavlos Evangelidis, Team leader de la délégation de l’Ue, l’un des objectifs principaux du Pie est d’offrir des garanties budgétaires en vue de mitiger les risques d’investissements dans les pays et surtout pour mobiliser des investissements privés. Instrument pour financer le Pag II ? La mise en œuvre du Pag 2021-2026 nécessite 52 % de financement du secteur privé qui occupe ainsi une place de choix dans la stratégie gouvernementale de développement. Dans ce contexte, « le Pie apparait donc comme une piste importante tant pour le financement des projets phares du gouvernement que pour l’amélioration du climat favorable au partenariat public-privé (Ppp) et aux affaires », note le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Hermann O. Takou, à l’ouverture de l’atelier. Il ajoute que l’étude menée par le comité technique paritaire mis en place dans le cadre de l’opérationnalisation du Pie au Bénin, vise à faire une analyse des différents leviers de mobilisation des piliers de l’instrument. Ceci, assortie de propositions d’assistance technique notamment en vue de soutenir la mobilisation des instruments financiers du Fedd au profit d’initiatives portées par le secteur privé ou le secteur public en mode Ppp, et d’améliorer le climat des affaires et renforcer le dialogue structuré avec le secteur privé. Hermann O. Takou espère vivement que les conclusions finales de l’étude vont refléter le besoin du secteur privé, ses ambitions, le positionnement des institutions de financement du développement. Toutes choses essentielles à l’opérationnalisation du Pie et au cadre à mettre en place par les autorités nationales pour la mise en œuvre effective et pertinente du Plan au Bénin. Après la cérémonie protocolaire de lancement de l’atelier, les participants ont suivi la présentation intégrale du Pie, les conclusions préliminaires de l’étude menée, avant de passer aux échanges entre experts, à la phase conclusive et aux perspectives. Société 17 févr. 2022


Sommet Ue-Ua : Craintes et espoirs autour du climat
A quelques heures de l’ouverture du sommet Ue-Ua à Bruxelles, beaucoup appellent à un repositionnement de la question climatique dans les débats. Bruxelles est calme, douce et venteuse. Le temps est un peu perturbé avec des pluies faibles et des éclaircies aux voisinages du siège du Conseil de l’Europe, qui va abriter le sommet Ue-Ua. Dans les rues, pas de pressions qui soient liées directement à ce rendez-vous. Mais cette sérénité n’est pas autant perceptible dans les esprits, surtout quand on échange avec les écolos. La focalisation sur la sécurité et la stabilité au Sahel, le besoin de solidarité face à la Covid-19, voire l’envie d’une nouvelle alliance économique, les verts en sont inquiets, sans désespérer. « Les questions climatiques constituent aussi une urgence. Je ne le dis pas parce que je suis du groupe des verts. D’autres députés vous diront certainement la même chose. Pour moi, il y a de grosses priorités comme l’éducation à l’écologie. Ce sommet ne peut se concentrer que sur le problème du Mali, qui certes en est un de vrai. On doit discuter aussi de l’urgence écologique. On voit, par exemple, déjà des déplacements des populations dus à la gestion de l’eau », souligne Salima Yenbou, députée au Parlement européen. Pourtant, la nature n’est pas restée, elle, sans mettre la pression. Alors même que l'Afrique australe évalue les dégâts causés par le cyclone Batsirai, une nouvelle tempête tropicale approche. Selon l'Organisation météorologique des Nations unies, d’autres cyclones pourraient frapper à nouveau cette région et les îles voisines de l'océan Indien. « La nécessité du deuxième rapport du groupe de travail n’a jamais été aussi grande, car les enjeux n’ont jamais été aussi élevés », a déclaré lors d’une vidéoconférence, Hoesung Lee, président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec). Des attentes Les acteurs de la société civile engagés pour la protection de l’Environnement attendent du sommet, un partenariat Ue-Ua vert et équitable. C’est le cas de Mohamed Lamine Kaba, directeur exécutif de l’Ong Foresterie et Développement de l’Espace Rural (Foder) qui a eu la chance de participer au Sommet de 2017 à Abidjan. « Tous les pays du monde sont confrontés à des problèmes environnementaux. Il conviendrait de penser globalement et agir localement. Il faut une réponse planétaire bien coordonnée». Des Osc préparent d’ailleurs une déclaration conjointe pour demander la mise en avant des objectifs climatiques et énergétiques centrés sur les populations et le développement. L’enjeu est de faire progresser une approche du climat et de l'énergie centrée sur les personnes et le développement, et coopérer pour réussir à la Cop27. De la part de l'Ua, cela nécessite l'affirmation claire de priorités. De son côté, l'Ue devrait veiller à ce que le soutien et le financement de l'adaptation pour l'Afrique augmentent considérablement au cours de la période budgétaire 2021-2027, en vue de concrétiser le Pacte de Glasgow. Les attentes tournent donc autour d’une transition énergétique juste et inclusive, l’approfondissement de la coopération en matière d'adaptation, de pertes et dommages pour renforcer la résilience et la finance climatique. Bruxelles pour faire bouger les lignes Au nombre des sept tables rondes prévues à ce sommet, certaines seront consacrées à la transition énergétique, à l’agriculture, et bien évidemment au changement climatique. Pascal Canfin, député au Parlement européen, président de la Commission de l'environnement pense que c’est une opportunité pour aller de l’avant. L’Ue devrait soutenir l’appel des dirigeants africains sur le financement de l’adaptation climatique, avant même le rendez-vous de la Cop 27 en Afrique. « Un des enjeux majeurs, c’est d’être certain que les engagements pris à Glasgow sur les fameux 100 milliards soient tenus dès 2022. C’est vraiment accessible et nécessaire. Cette cagnotte reste symbolique, mais à l’échelle du développement économique, il faut absolument aider l’Afrique à accéder aux marchés capitaux (des investissements verts) », a déclaré Pascal Canfin. De nombreuses dispositions et des accords sont en discussion pour limiter la déforestation, renforcer la solidarité climatique, et réduire les impacts. Les relations commerciales entre les deux continents devront prendre aussi en compte les enjeux environnementaux. «Pour des pays comme la Côte d’Ivoire, le Bénin, cela aura un impact sur la possibilité d’accéder aux marchés européens. Evidemment; il y aura un paquet financier pour accompagner les évolutions des pratiques sur le terrain, de façon à favoriser par exemple l’agroforesterie, de sorte à concilier le développement économique et la protection de la nature », a ajouté Pascal Canfin. Ce qui est déjà certain, le financement de l'adaptation pour l'Afrique sera augmenté sur la période budgétaire 2021- 2027 de l'Ue pour des infrastructures en phase avec les objectifs climatiques. Environnement 17 févr. 2022


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