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Nouvelles

Conférence africaine de la société d’économétrie à Cotonou: Promouvoir l’utilisation des mathématiques et des statistiques

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a procédé, ce jeudi 12 juillet à Cotonou, à l’ouverture des travaux de la Conférence africaine de la société d’économétrie. Cette rencontre, qui se tient après celle d’Alger de l’année dernière, regroupe pendant trois jours, de grands noms dans le domaine de la recherche économique sur le plan mondial. Elle sera l'occasion d'expliquer non seulement l’importance de l’économétrie pour le développement, mais aussi de promouvoir l’utilisation des mathématiques et des statistiques.

L’inclusion financière, l’agriculture et le développement, les femmes et le développement, les conflits, l’analyse dynamique à l’économie, l’éducation, la santé. Ce sont autant de panels prévus dans le cadre de la Conférence africaine de la Société d’économétrie dont les travaux ont démarré hier à Cotonou. En effet, la problématique de l’économétrie qui est au cœur de cette conférence internationale servira de tremplin pour les économétriciens, les doctorants, les cadres et experts pour discuter des enjeux de cette approche pour le Bénin et le continent.
Pour le président d’African school of Economics, le professeur Léonard Wantchékon, la conférence de Cotonou sera également une occasion pour promouvoir l’utilisation des mathématiques et des statistiques. Car, selon lui, de plus en plus, la complexité de la vie économique, la nécessité de faire des prévisions et de concevoir des modèles de développement qui sont propres ou tiennent compte des réalités des pays, requiert des outils fiables d’analyse les plus avancés que sont les mathématiques et les statistiques.
Son souhait est qu’au terme de cette conférence, les résultats soient largement partagés dans le pays, à commencer par le gouvernement. Il se dit heureux de la présence du ministre des Affaires étrangères qui a présidé l’ouverture des travaux.
Léonard Wantchékon estime que pour faire l’économie, il y a deux manières. La première, c’est le bavardage, c’est-à-dire à partir de quelques intuitions, quelques idées reçues, des expériences d’autres cieux qu’on répète. Mais avec la seconde, il y a une discipline émergente qui est la science économique moderne où on ne conçoit pas sans avoir décrit avec les statistiques et les mathématiques la réalité qu’on vit. Comme exemple ici, il cite l’évolution de la démographie en Afrique. Aujourd’hui sur le continent, on n’est plus à huit enfants par femme, mais à quatre et demi. Depuis les années 1980, le nombre d’enfants par femme a diminué de trois, fait-il remarquer. Et c’est ces genres de statistiques que la Société d’économétrie veut développer, indique le professeur Léonard Wantchékon.

Socle des décisions

La Société d’économétrie, explique le président d’African School Economics, contribue à l’avancement de la théorie économique dans sa relation avec les statistiques et les mathématiques. Et l’utilisation de ces sciences est essentielle pour comprendre les règles en matière de développement. C’est pourquoi, l’objectif principal de la conférence de Cotonou est de promouvoir l’utilisation des mathématiques et des outils statistiques pour mieux comprendre les tendances économiques, afin de formuler des politiques plus adaptées.
Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, le gouvernement ne veut pas manipuler n’importe comment les mathématiques et les statistiques. Il veut avoir des données statistiques fiables afin de prendre des décisions importantes pour le développement du pays. C’est pourquoi, il a applaudi l’initiative de la Société d’économétrie de tenir à Cotonou cette conférence qui est une opportunité pour le gouvernement béninois. Car, le savoir doit être au cœur du développement, souligne-t-il.
La Conférence africaine de la Société d’économétrie de l’année prochaine est prévue pour se tenir à Rabat au Maroc, annonce le professeur Léonard Wantchékon?

Economie 13 juil. 2018


3e édition de la fête du cinéma: Canal+ Bénin apporte des films aux populations
[caption id="attachment_29963" align="alignnone" width="1024"]Photo de familles des partenaires et Canal+Bénin[/caption]

Le groupe Canal+ Bénin récidive avec son initiative dénommée « La fête du cinéma ». Après 2016 et 2017, son directeur général, Jonathan Lett, a procédé, ce jeudi 12 juillet à Bluezone à Cotonou, au lancement de l’édition 2018 de l’événement qui sera accueilli par Natitingou, Parakou, Comé, Dassa et Cotonou.

Ce n’est pas seulement sur les écrans de télévision que Canal+ Bénin offre du cinéma aux populations. Le groupe descend aussi vers les populations à travers sa caravane itinérante de projection de films dans certaines villes du Bénin dénommée « La fête du cinéma ».
A la cérémonie de lancement de cette édition, Jonathan Lett, directeur général de Canal+ Bénin, a présenté le projet. Selon lui, la fête du cinéma se déroulera du 28 juillet au 25 août prochain. Cet événement, a-t-il poursuivi, vise à apporter et à faire découvrir le cinéma au plus grand nombre et tout particulièrement aux populations du Bénin profond. Les villes désignées pour accueillir la caravane sont au nombre de cinq. Natitingou aura l’honneur d’ouvrir le bal, le 28 juillet prochain. Parakou sera l’hôte de la caravane, le 29 juillet. Quant aux populations de Comé, elles découvriront la troisième édition de la fête du cinéma le 4 août. Et une semaine plus tard, soit le 11 août, Dassa abritera l’étape des Collines. Pour conclure la caravane, c’est Cotonou qui a été choisie et plus précisément la somptueuse salle de cinéma Olympia sise à Wologuèdè.
« Cette année, nous espérons le double des 10 000 cinéphiles des éditions passées», a laissé entendre Jonathan Lett, ajoutant que l’accès aux espaces retenus pour les projections est totalement gratuit.
Pour sa part, Afoussat Traoré, responsable Communication à Canal+ Bénin, a levé le voile sur les films à l’affiche. Les populations auront à suivre des longs métrages en majorité d’origine nigériane. Font également partie de la cuvée 2018, des documentaires très intéressants du Bénin et du Burkina Faso. Des séries aussi bien du Bénin que du Nigeria. D’autres genres tels que la romance, le drame, l’animation pour enfants d’origine ivoirienne, sénégalaise et même ukrainienne attendent les populations. Selon Afoussat Traoré, chacune des villes ciblées abritera la caravane de 15 h à 22 heures. « Au total, dix-huit films de divers genres sont programmés pour divertir les populations des cinq villes ciblées », a résumé la responsable communication de Canal+ Bénin.
Tour à tour, Abib Soumanou, directeur du Fonds d’appui à la production audiovisuelle (Fapa) ; Kismah Baguiri, réalisatrice et représentante de Ciné 229 Awards, et Eric Servais Todan, directeur de la Cinématographie, ont apprécié l’initiative de Canal+ Bénin.

Société 13 juil. 2018


3e édition du projet « Grains du futur » de Huawei technologies: Dix lauréats en Chine pour approfondir leurs connaissances des Tic
[caption id="attachment_29962" align="alignnone" width="1024"]Les lauréats posant avec les officiels [/caption]

Dix jeunes lauréats sélectionnés dans le cadre du projet « Grains du futur » initié par Huawei technologies ont reçu, ce jeudi 12 juillet, leurs passeports pour effectuer le voyage d’études en Chine. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Economie numérique et de la communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, qui avait à ses côtés le ministre en charge des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, et celui de l’Enseignement supérieur, Marie Odile Atanasso.

Le projet « Grains du futur » initié par Huawei technologies pour donner l’opportunité aux jeunes béninois d’aller approfondir leurs connaissances dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication est à sa troisième édition. Ce projet initié pour sélectionner les jeunes talents qui font des prouesses dans le domaine des technologies de l’information et de la communication permet, chaque année, à dix jeunes béninois de faire le voyage en Chine au siège de Huawei technologies pour approfondir leurs connaissances et porter leur regard sur ce qui se fait ailleurs.
Le vice-président régional de Huawei technologies, Philippe Wang, affirme que le développement de l’économie numérique est un des leviers du développement de toute nation. « Le gouvernement béninois s’appuiera sur le développement massif des infrastructures pour favoriser les jeunes », pense-t-il.
Il rappelle que Huawei technologies, une société de télécom établie depuis trente et un ans en Chine, est l’un des pionniers de l’industrie numérique et l’un des fournisseurs de technologies dans le monde qui comble la fracture numérique.
« Conscient de notre rôle au Bénin, nous avons mis en place le programme « Grains du futur pour révéler des talents », affirme Philippe Wang. Un projet qui, selon lui, vient aider le Bénin dans un monde très compétitif. Cette année, plus de 55 dossiers ont été reçus et minutieusement étudiés pour aboutir au choix des dix lauréats.
Selon l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Peng Jingtao, la ville de Shenzen qui abrite le siège de Huawei technologies est l’une des villes les plus en vue en Chine et dans le monde. « La Chine reste ouverte pour le transfert de technologie et a formé plus de 30 000 élites des start-up africaines », dira le diplomate chinois.
Selon Peng Jingtao, le marché chinois des télécoms est le plus grand au monde et la plus dynamique. Aux lauréats, il a rappelé qu’ils sont des grands pour le développement du Bénin et pour leur propre futur.

Inventeurs de solutions

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Aurélien Agbénonci a demandé aux lauréats d’être fiers d’être dans un pays où on est en train de tout transformer, et surtout d’être dignes de notre pays et de bien travailler en Chine.
« C’est à bout d’effort que les Chinois ont construit leur pays », leur dira-t-il, en les exhortant à être des inventeurs de solutions.
Aurélien Agbénonci a remercié la société Huawei technologies pour ces actions en faveur du développement du numérique au Bénin.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, s’est, quant à elle, remémoré une situation qu’elle a vécue en 2015 lors d’un programme dont elle a bénéficié. Un programme pour lequel elle croyait acquérir des compétences mais qui, en réalité, lui a permis de tisser des liens humains à travers les échanges et le regard qu’on peut avoir sur ce qui se fait ailleurs. Elle a dit aux jeunes lauréats de faire du voyage une opportunité pour constituer un réseau, car à 30 on peut faire une expérience et se demander ce qu’on peut faire pour son pays. Le ministre de l’Economie numérique et de la communication a remercié Huawei technologies pour tous les efforts qu’elle fournit pour booster le numérique au Bénin. Elle a sollicité son collègue en charge de l’Enseignement supérieur pour être la marraine de la promotion. Ce que cette dernière a accepté, mais tout en avertissant ces poulains qu’elle est une femme de rigueur.
Les lauréats retenus sont de plusieurs universités telles que l’Epac, de l’Ucao, Irgib-Africa, Imsp et Ettb?

Actualités 13 juil. 2018


Gestion axée sur les résultats : Les managers de la Sbee outillés en management et leadership

Les managers de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) composés des directeurs régionaux et des membres du comité de direction dont les directeurs centraux de cette entreprise renforcent leurs capacités à Porto-Novo. Les travaux ouverts par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, ce jeudi 12 juillet, portent sur le leadership et le management.

Le directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) est préoccupé par l’atteinte des objectifs du Programme d’action du gouvernement (Pag) dans le secteur énergétique. Laurent Tossou a initié, à cet effet, deux jours de formation à l’intention des managers de la société, c’est-à-dire les directeurs régionaux et les membres du comité de direction notamment les directeurs centraux. Les travaux qui ont démarré ce jeudi 12 juillet à Porto-Novo, permettent aux participants d’être outillés sur le leadership et le management afin d’être davantage compétents et au service de la clientèle.
Pour le directeur général de la Sbee, cette formation s’insère dans la droite ligne des objectifs du Pag ‘’Bénin révélé’’ pour le secteur de l’électricité à travers quatre projets phares à savoir la modernisation et l’extension de la filière thermique pour garantir un accès compétitif à l’électricité ; le développement des énergies renouvelables ; la maîtrise des consommations énergétiques et la restructuration de la Sbee et son réseau. Ce dernier projet, selon Laurent Tossou, implique des réformes profondes qui doivent intégrer le renforcement des capacités des acteurs aux plans thermique, administratif, juridique et managérial. La profondeur des réformes entreprises depuis le lancement du Pag en décembre 2016, la conception et la mise en œuvre du contrat plan, la gestion participative instaurée au niveau de la Sbee à travers la mise en place des contrats d’objectifs et le suivi trimestriel, demandent de la part de tous des attitudes persévérantes de Gestion axée sur les résultats, insiste le directeur général Laurent Tossou. Pour lui, au-delà de l’évaluation trimestrielle du chemin parcouru avec projection dans l’avenir par rapport aux objectifs à atteindre, il est utile d’évaluer également les compétences individuelles et collectives pour déterminer les ressources nécessaires à apporter en vue du renforcement des capacités managériales de l’entreprise. C’est tout l’intérêt du séminaire auquel prennent part tous les managers à divers niveaux de la Sbee.
Cette nouvelle dynamique qu’insuffle Laurent Tossou à l’entreprise en lien avec le Pag dont 10 % de ses projets phares sont dédiés au secteur énergétique, est fortement saluée par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou. En fait, l’énergie constitue le socle du développement. Il trouve nécessaire que tous les efforts soient mis dans la balance pour faire en sorte que les exigences de la clientèle, notamment la population et les industriels, soient satisfaites. La formation sur le thème « Leadership et le management » est assurée par le ministre Jean-Claude Houssou en personne, dont les enseignements devront permettre à chacun des participants d’être efficace et productif à son poste de responsabilité pour le bien-être de la clientèle?

Société 13 juil. 2018


Recrudescence des cambriolages à Bohicon: Dix-sept malfrats dans la trappe policière

Dix-sept malfrats opérant dans la ville de Bohicon ont été appréhendés par les éléments de la police. Ces individus sont constitués en groupes de bandits spécialisés dans les cambriolages de boutiques et maisons. Face à la recrudescence des cas de cambriolage dans la ville, la police a décidé de leur mettre le grappin dessus.

Les divorcés sociaux de quatre ghettos : Zongo, Akpakpossramè, Sogba et Hêzonho situés au cœur de la ville de Bohicon ont reçu la visite inopinée des éléments du commissaire Ferdinand Nonhouégnon qui ont décidé d’en découdre avec tous ceux qui perturbent la quiétude des populations. Ainsi, dans la journée du mardi dernier, des descentes ont été faites dans ces ghettos pour ramasser les malfrats qui en ont fait leurs quartiers de retranchement et où règnent jour et nuit le chanvre indien et autres drogues.
Le commissaire de la ville de Bohicon, Ferdinand Nonhouégnon, explique qu’il s’agissait pour la police de nettoyer un tant soit peu les écuries d’Augias de la ville et ses environs. Il précise qu’au total, dix-sept délinquants dont des repris de justice ont été pris dans les quatre ghettos. Une opération menée en plein jour et qui a permis de mettre la main sur ces délinquants qui causent la désolation dans les familles. « Si l’opération avait été menée dans la nuit, certains auraient réussi à profiter de la pénombre pour nous échapper », laisse-t-il entendre. « Cette opération a été menée le jour parce que c’est le moment où se fait le partage du butin de la nuit », ajoute-t-il.
Ainsi, au cours de cette opération dans les ghettos, la police a pu mettre la main sur des motos volées, des ordinateurs portatifs, du chanvre indien, des armes blanches et autres outils servant à cambrioler les boutiques et maisons sans grandes difficultés.
Avec le démantèlement de ces ghettos, la psychose d’insécurité qui a gagné la ville de Bohicon ces derniers temps pourrait considérablement baisser.
Désormais, assure le commissaire Ferdinand Nonhouégnon, les éléments de la police vont quadriller les coins chauds de la ville jour et nuit pour empêcher les malfrats d’agir. Bohicon étant un carrefour par où converge tout le monde, cela expose davantage la ville parce qu’il est difficile de maîtriser le fort trafic. Alors, face à l’insécurité, les descentes répétées des éléments des Forces de l’ordre dans les zones criminogènes sont souhaitées.
Le commissaire Nonhouégnon invite les malfrats encore tapis dans les rangs des populations à se reconvertir parce qu’ils n’ont aucune chance désormais de s’en tirer à bon compte?

Société 13 juil. 2018


Réforme administrative dans la Fonction publique : De nouvelles orientations pour faire reculer la corruption
[caption id="attachment_29960" align="alignnone" width="1024"]le présidium lors de l'ouverture de l'atelier[/caption]

Les membres du groupe sectoriel ‘’Réforme administrative, Fonction publique et Lutte contre la Corruption’’ ont tenu leur revue annuelle à Cotonou, ce jeudi 12 juillet. Une occasion au cours de laquelle les parties vont réfléchir sur les stratégies de réforme pour la performance de l’Administration et pour la réduction de la corruption au Bénin. La rencontre s’est tenue sous la houlette du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Le groupe sectoriel ‘’Réforme administrative, Fonction publique et Lutte contre la Corruption’’ se penche sur la dynamisation et la modernisation de l’Administration publique d’une part et le renforcement du dispositif de lutte contre la corruption d’autre part. C’est à la faveur de la revue annuelle instituée par la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté 3e génération adoptée par le Bénin en mars 2011, tenue ce jeudi à Cotonou.
Un état des lieux a été présenté aux participants pour mettre en exergue les défis enregistrés depuis la dernière revue de 2016 à ce jour, en lien avec les réformes administratives, la fonction publique et la lutte contre la corruption. Il est question de dynamiser, moderniser l’administration publique pour son efficience aux fins que cette dernière rende aux usagers des services publics irréprochables et renforcer le dispositif de lutte contre la corruption au Bénin, indique le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, co-présidente du groupe.
A l’en croire, le gouvernement a enclenché certaines actions concrètes en vue de lutter efficacement contre la corruption qui gangrène le développement. Car, la réussite des réformes de même que toutes les stratégies de développement socio-économiques en cours ne dépendent pas seulement du contenu des plans et programmes ou des politiques mais aussi et surtout de la qualité de la gouvernance, estime-t-elle. La ministre souligne que le Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d) 2018-2021, prévoit, en termes de perspective, d’accroître l’efficacité des structures administratives, moderniser la gestion des ressources humaines de l’Etat, promouvoir la culture de la bonne gouvernance et des valeurs citoyennes, renforcer l’application du cadre législatif et réglementaire de la gouvernance administrative d’une part et de renforcer les capacités de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption pour des actions plus efficaces d’autre part.

Soutien des Ptf

La ministre appelle les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs de la lutte à accompagner les actions du gouvernement à lutter contre ce fléau afin de sortir le Bénin de son niveau de développement actuel. En conséquence, le groupe sectoriel devra se réorganiser face à ces défis en s’appuyant sur un dispositif de coordination qui implique tous les acteurs au niveau national et en se dotant d’une feuille de route pour le suivi des actions. Il devra tenir au moins deux revues par an pour un meilleur suivi et une programmation d’actions plus concrètes et efficientes entre le gouvernement et les Ptf.
Pour sa part, Siaka Coulibaly, coordonnateur résident du Système des Nations Unies, représentant résident du Pnud au Bénin et chef de file des Ptf du secteur, a salué les efforts que le gouvernement consentit dans la mise en œuvre des actions concourant à la construction d’une administration forte et capable de booster le développement dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). « Point n’est besoin de rappeler que la condition nécessaire du progrès et de la croissance, c’est une bonne administration, une administration performante, orientée vers le développement et travaillant pour le bien de la population », a-t-il déclaré. Selon Siaka Coulibaly, l’atteinte des Odd dépend en grande partie de la mise en œuvre d’une stratégie visant la modernisation et le renforcement des capacités d’une administration publique intègre. Il revient au gouvernement et aux Ptf conjointement de trouver les options qui sont les plus adaptées pour maximiser les efforts en faveur de la réforme administrative et institutionnelle, de la réforme de la fonction publique et de la lutte contre la corruption, préconise-t-il. Les défis majeurs dans le secteur, selon le représentant résident du Pnud, sont, entre autres, la faiblesse du niveau de dématérialisation des services, l’absence d’une politique de gestion prévisionnelle efficiente des emplois et des effectifs de la fonction publique et une meilleure maîtrise de la masse salariale, la lourdeur et le formalisme de certaines procédures constituant un handicap au bon fonctionnement de l’administration publique, la nécessité d’un renforcement de la coordination intersectorielle des réformes…
Le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, présent aux travaux, informe que pour lutter contre la corruption, il faut trois choses : un cadre législatif, ensuite un système judiciaire performant, des juges à la fois compétents et indépendants et enfin une volonté politique. Martelant qu’il existe un système judiciaire qui reste à moderniser pour rendre les juges performants, Séverin Quenum a annoncé un assainissement dans les rangs des magistrats et dans l’administration pour faire reculer la corruption?

Actualités 13 juil. 2018


Audience du président de la Cour suprême avec le garde des Sceaux : Les problèmes de l’appareil judiciaire passés en revue

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, s’est entretenu à son cabinet à Porto-Novo, ce jeudi 12 juillet, avec le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Me Séverin Quenum. L’audience a eu lieu à la demande de ce dernier.

Me Séverin Quenum dit avoir, en effet, souhaité cette visite qu’il qualifie de protocolaire et d’institutionnelle afin d’échanger avec le président de la Cour suprême sur des sujets de préoccupation commune. Etant en début de fonction à la tête du ministère, il a jugé utile d’aller partager avec Ousmane Batoko les maux qui minent l’appareil judiciaire. Lequel appareil est conçu de façon bicéphale avec d’un côté, le président de la Cour suprême qui dirige une institution autonome et d’un autre, le ministre de la Justice et de la Législation à la tête des juridictions de fond. Me Séverin Quenum note qu’en dépit de ce bicéphalisme qui ne dit pas nom, les problèmes sont les mêmes des deux côtés. Cela, parce que le personnel au niveau des deux entités est le même qui fait le même parcours d’une entité à une autre. Il a donc discuté avec Ousmane Batoko des problèmes en relation avec les priorités et la vision du chef de l’Etat en ce moment et qui ont trait notamment à la modernisation de l’administration de la justice avec de grandes réformes.
Me Séverin Quenum entend s’assurer que le président de la Cour suprême partage la même vision que lui. L’autre préoccupation qui a meublé les entretiens, à en croire le garde des Sceaux, concerne la question de la corruption des juges. Selon l’hôte du président de la Cour suprême, ce phénomène serait en train d’atteindre un « seuil intolérable » au niveau de l’appareil judiciaire. Il entend s’assurer de la vision et de l’engagement du président de la Cour suprême pour des actions urgentes et conjointes afin d’essayer d’endiguer le phénomène. La corruption de la justice, au-delà des autres griefs contre l’appareil judiciaire liés notamment à la lenteur et l’incompétence, est de nature à écorner son image et à justifier la défiance des justiciables qui ont de moins en moins confiance en l’appareil judiciaire, relève le garde des Sceaux. Le ministre de la Justice et de la Législation se réjouit qu'il y ait convergence de vues avec le président
Ousmane Batoko, lui et tout le gouvernement pour que soit redoré le blason du système judiciaire au Bénin. Me Sévérin Quenum entend poursuivre et amplifier, dans ce cadre, les œuvres entreprises par son prédécesseur pour le rayonnement de la justice, socle de l’Etat de droit et de la démocratie.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau

Actualités 13 juil. 2018


Présentation de lettres de créance: De nouveaux ambassadeurs d’Autriche, de la Zambie et d’Israël

Le président de la République a reçu, ce jeudi 12 juillet, les lettres de créance des nouveaux ambassadeurs d’Autriche, de la Zambie et d’Israël. Avec ces trois pays, la coopération va se renforcer dans divers domaines comme le tourisme, l’agriculture, les énergies renouvelables et l’industrie.

Werner Senfter, nouvel ambassadeur d’Autriche avec résidence à Abuja, a présenté sa lettre de créance au chef de l’Etat, ce jeudi à Cotonou. La coopération entre le Bénin et l’Autriche date de 1960, mais elle n’a pas connu d’actions d’envergure ces dernières décennies en dehors d’une assistance des autorités autrichiennes en matériels médicaux et médicaments d’une valeur de vingt deux millions. Le nouvel ambassadeur compte travailler au renforcement de ces liens dans l’intérêt des deux pays. A sa sortie d’audience, il a insisté sur les grands axes de son action diplomatique à Cotonou pour rapprocher davantage Vienne de Cotonou. Dans son viseur, le tourisme, secteur d’avenir. Mais la coopération culturelle sera également boostée tout comme dans les domaines politiques et économiques où il pense que les deux pays ont beaucoup à partager, promet-il.Werner Senfter est né le 23 juillet 1970. Avant d’être nommé à son poste à Cotonou, il a été inspecteur général adjoint au ministère fédéral de l’Europe, de l’Intégration et des Affaires étrangères à Vienne.
Premier pays producteur de cuivre en Afrique, la Zambie mise sur la coopération Sud-Sud avec le Bénin, bien que les relations entre les deux soient encore embryonnaires et sans cadre juridique. Les deux pays disposent d’énormes potentialités, notamment dans les domaines du tourisme et de l’agriculture. Il faut donc travailler à mettre en place le cadre des échanges pour asseoir cette coopération et la rendre vivante. Une commission mixte s’y penchera, a promis le nouvel ambassadeur de la Zambie près le Bénin, Solomon Jere à la suite de la présentation de sa lettre de créance au président Patrice Talon. Le secteur agricole retient particulièrement l’attention du diplomate zambien qui pense que l’expérience du centre Songhaï pourrait être bénéfique pour son pays. La coopération s’étendra aussi aux énergies renouvelables, a-t-il indiqué. Le partenariat économique bénino-zambien ne saurait donc tarder à voir le jour, projette-t-il.
C’est avec le régime en place que les relations avec l’Etat d’Israël ont connu un regain d’intérêt. Avec ce pays qui apporte un appui non négligeable à la formation des étudiants béninois à travers de nombreuses bourses d’études, les relations iront se renforçant avec de nouveaux centres d’intérêt comme l’agriculture, le Itech et la gestion de l’eau. « Revitaliser les relations entre les deux pays», c’est ce que compte faire Eli Ben-Tura, nouvel ambassadeur d’Israël près le Bénin. « Avec le dynamisme et la transformation en cours au Bénin », l’Etat d’Israël veut contribuer au renforcement de ses relations avec le Bénin, a assuré l’ambassadeur qui n’a pas caché sa joie, à sa sortie d’audience, d’être au Bénin pour travailler avec les autorités du pays.

Actualités 13 juil. 2018


Lutte contre la corruption : Sévérin Quenum annonce l’assainissement dans les rangs des magistrats
[caption id="attachment_29955" align="alignnone" width="842"]Me Sévérin Quenum, ministre de la justice[/caption]

Le ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’homme, garde des Sceaux, Sévérin Quenum, annonce de nouvelles couleurs dans la lutte contre la corruption. Présent à l’atelier de concertation des membres du Groupe sectoriel réforme administrative, fonction publique et lutte contre la corruption ce jeudi 12 juillet à Cotonou, le successeur du professeur Joseph Djogbénou s’engage à lutter contre la corruption.

« Dans très peu de temps, nous allons commencer à assainir dans les rangs des magistrats et dans l’administration et la corruption va reculer d’elle-même et ce sera un lointain souvenir pour les générations futures », a indiqué le ministre devant un parterre de participants composés à la fois des représentants du système des Nations unies, des partenaires sociaux, etc. Il invite à l’occasion, les partenaires techniques et financiers à être rassurés à présent. Car, la lutte contre la corruption sera un combat de tous les instants et elle sera menée avec fermeté et efficacité.

« Lorsque nous regardons notre paysage politique, nous avons le cadre législatif. Nous avons un système judiciaire qui reste à moderniser pour rendre nos juges performants », a-t-il fait savoir, soulignant que la volonté politique aussi ne fait pas défaut dans cette lutte sans merci engagée par le chef de l’Etat depuis son investiture.

Société 12 juil. 2018


25e édition du tournoi de la Solidarité: Les athlètes de cinq pays attendus à Porto-Novo
[caption id="attachment_29954" align="alignnone" width="1024"]Le stade Charles de Gaulle de Porto-Novo.[/caption]

Les athlètes de cinq pays de la sous-région vont participer du 13 au 15 juillet à la vingt-cinquième édition du tournoi de la Solidarité au stade Charles de Gaulles de Porto-Novo. Il s’agit du Togo, du Niger, du Mali, du Burkina-Faso, et du Bénin.

Chaque pays sera représenté par deux athlètes pour au total 18 épreuves chez les hommes et 16 chez les dames, sans compter les relais 4 x 100 m ou 4 x 400 m avec cinq athlètes.
En ce qui concerne l’équipe du Bénin, 50 athlètes présélectionnés dont 24 dames sont au campement depuis le mercredi 4 juillet. L’objectif du Bénin, pays hôte, est de faire mieux qu’à la dernière édition du tournoi à Ouagadougou. Cette équipe béninoise pourrait être renforcée par des athlètes évoluant à l’étranger comme Noëlie Yarigo (au départ des 400 m, 800 m et 1500 m) ; Souliath Saka sur les 400 m ; Jérémie Awounou sur les 100 m et Odile Ahouanwanou (heptathlon). En marge de ce meeting, la Fédération béninoise d’athlétisme a initié une formation à l’endroit de la presse sportive, ce jeudi 12 juillet au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo.

Sports 12 juil. 2018


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