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Nouvelles

« Vacances sans grossesses » : Une nouvelle arme contre le phénomène des grossesses précoces

« Nous voudrions lancer ce mercredi 11 juillet l’initiative vacances sans grossesse ». C’est en ces termes que le coordonnateur des Agences du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, a annoncé leur nouvelle contribution, qui s’entend telle une arme, contre les grossesses précoces devenues un phénomène criant au Bénin. Des centaines de ces cas de grossesses ont été dénombrées, au cours de cette année scolaire, dans presque tous les départements du pays. Le phénomène est tout autant préoccupant dans le milieu de l’artisanat appelant des approches innovantes. « Vacances sans grossesses », est donc la bienvenue notamment pour marquer la présente édition de la Journée mondiale de la population.

La primeur de ses détails est revenue à la commune de Lokossa au cours de la phase officielle des manifestations de cette 29e édition. Aux dires du Dr Siaka Coulibaly, l’initiative onusienne est constituée de campagne d’information et de sensibilisation, de causeries, d’émissions et de jeux radiophoniques, de messages sur les réseaux sociaux sur la sexualité juvénile. Ayant pour cible les adolescents et jeunes, cette initiative va se déployer tout au long des prochaines vacances.  « Notre souhait est de voir les adolescents et jeunes s’approprier cette initiative et y participer massivement pour la réalisation de leur plein potentiel », a souhaité Dr Siaka Coulibaly. Enième action de sensibilisation visant à promouvoir une sexualité responsable et sans danger, « Vacances sans grossesses » ne repose pas sur la prétention d’éradiquer les grossesses précoces mais porte la promesse de freiner le développement de ce phénomène. Son impact pourrait se mesurer, par exemple, au cours de la prochaine année scolaire. Engagées dans la quête de ripostes encore plus efficaces, les Agences du système des Nations Unies ont réitéré également leurs appuis au gouvernement dans la formulation de politiques et programmes fondés sur les droits humains. Saluant ce qui se fait déjà dans le sens de l’amélioration de la qualité de vie, notamment les engagements en faveur de la gratuité de la planification, le coordonnateur des Agences onusiennes prévient que de grands défis attendent encore d'être levés au Bénin. Car, retient-il, « Des indicateurs montrent une faible prévalence contraceptive et d’importants besoins non satisfaits en planification familiale ».

 Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

 

Actualités 11 juil. 2018


Coupe Du Monde Russie 2018: La France s’adjuge une place en finale
[caption id="attachment_29936" align="alignnone" width="1024"]La joie des Français après leur qualification pour la finale[/caption]

Les Bleus ont validé leur billet pour la finale du Mondial russe en s’imposant (1-0) face aux Diables Rouges de la Belgique. L’Unique but de la partie est l’œuvre du défenseur français Samuel Umtiti à la 51e minute.

La France a battu (1-0) la Belgique en demi-finale de la Coupe du monde, ce mardi 10 juillet au stade de Saint-Pétersbourg en Russie grâce à la réalisation de Samuel Umtiti, d’une tête sur corner. Cette victoire permet à l’équipe de France d’arracher sa qualification pour la finale ce tournoi majeur. 

Ce fut un match équilibré dans lequel les Bleus ont fait preuve de rigueur défensive en poussant la bande à Eden Hazard à la faute. En effet, après une première mi-temps légèrement dominée par les Diables Rouges, les Bleus sont revenus des vestiaires comme ambition de procéder par des contres. Cette option leur permet du coup, de se procurer plusieurs occasions de but.
A la 47e minute, une accélération à droite de Mbappé est repoussée par les Belges. Le coup de grâce viendra d'un corner obtenu à la 51e minute. Griezmann tire le corner. Umtiti jaillit au premier poteau devant Fellaini et envoie la balle au fond des filets. A 1-0, les Bleus vont tenter de corser la note.
A la 56e minute, Mbappé sert Giroud d'une roulette à l'entrée de la surface. L'attaquant rate son contrôle et permet aux Belges de reprendre le contrôle du jeu. Eden Hazard, Fellani et Lukaku iront à l’assaut des buts français. Mais Hugo Lloris, présent sur sa ligne, va repousser en sauvant la France.
A la 61e minute, Mertens est servi à droite et centre devant le but de Lloris. Varane dégage de la tête. De Bruyne arrive sur le deuxième ballon mais, bien gêné par Pogba, il manque sa reprise de volée ; le ballon est dans les gants de Lloris. La France va de nouveau descendre dans le camp belge à la 67e minute suite à un débordement de Mbappé sur la droite. Il renverse le jeu d'une belle transversale vers Griezmann qui manque de faire le break.
Dans ce scénario action-réaction, les Diables Rouges ne parviendront pas à revenir au score en dépit de leur présence en attaque. Morceaux choisis. A la 81e minute, Witsel décoche un tir à vingt-cinq mètres. Hugo Lloris repousse de ses deux poings. Thierry Henry et Martinez font entrer Carrasco à la place de Fellaini pour renforcer le jeu offensif mais les Bleus vont résister le reste de la partie en profitant des contres de Mbappé. Les Belges ne parviendront à revenir au score jusqu’à la fin de la partie. Les hommes de Didier Deschamps disputeront la troisième finale de Coupe du monde pour la France, dimanche à Moscou, face au vainqueur d’Angleterre-Croatie qui sera disputé ce mercredi à Moscou à 19 heures. Cette qualification est un défi pour Didier Deschamps, sélectionneur français, qui a gagné, il y a 20 ans, le Mondial 1998 en tant que capitaine des Bleus, seule étoile sur le maillot français.

Sports 11 juil. 2018


Abou Bamba, secrétaire exécutif de la Convention d'Abidjan: Des menaces des plateformes pétrolifères sur l'économie
[caption id="attachment_29935" align="alignnone" width="1024"]Abou Bamba[/caption]

En marge des travaux de l’atelier sur l’opérationnalisation du plan d’urgence de déversements accidentels d’hydrocarbures en mer au Bénin, le secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur les écosystèmes marins et côtiers des pays de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud a expliqué le processus. Se basant sur le cas des plateformes de Sèmè-Podji, Abou Bamba est aussi revenu sur les risques et a invité les autorités à prévoir dans les contrats d’exploitation et d’exploration pétrolifères offshore, le budget et les dispositions pour faire face à leur démantèlement à la fin des activités.

La Nation : Quelle est la situation actuelle au niveau des plateformes pétrolifères de Sèmè-Podji ?

Abou Bamba : La situation de la plateforme au niveau de Sèmè-Podji est la même, elle n’a pas fondamentalement changé. Les infrastructures sont dans un état de précarité sous l’effet de la rouille. On peut dire que le matériel est en tout cas assez déprécié. La mission d’évaluation nous a permis de constater que pour certaines plateformes, les puits n’ont pas totalement été bouchés, qu’il existe encore du brut dans les canalisations. Ça, c’est la mauvaise nouvelle.
La bonne nouvelle, c’est que le gouvernement a pris les mesures en demandant l’expertise étrangère pour voir dans quelle mesure, on pourrait démanteler ou atténuer les effets si éventuellement il devrait y avoir pollution. C’est la situation actuelle. A notre connaissance, il n’y a pas encore pollution. Comme je vous le disais, on a constaté qu’il y avait encore une activité dans les puits, qu’il y avait encore du brut mais on n’est pas encore arrivé à une situation où le brut est sorti du puits afin de polluer la colonne d’eau.
Abou Bamba, secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan
Des menaces des plateformes pétrolifères sur l’économie

A quels risques les pays du Littoral pourraient-ils être exposés ?

Effectivement, il y a plusieurs risques. Le premier risque, pas par ordre d’importance, c’est celui lié à la navigation. Les plateformes telles qu’elles sont positionnées sont sur le chemin des navires. Donc, il n’y a pas forcément la signalisation pour éviter les collisions entre les navires et celles-ci. Ensuite, le deuxième risque, c’est le déversement de brut dans la colonne d’eau et selon nos calculs, on pense qu’en moins d’une heure, s’il y a un déversement accidentel d’hydrocarbure, la nappe peut se retrouver sur les côtes béninoises, notamment dans la région de Porto-Novo. Comme impacts, cela peut affecter le Littoral, la plage là où les touristes vont se baigner, la qualité de l’eau, la végétation, en tout cas l’ensemble des activités socio-économiques qui se déroulent sur le Littoral du Bénin qui, il ne faut pas l’oublier, fournissent quand même plus de 70 % du Pib béninois. En fait, le poumon économique du Bénin se retrouve ici. Donc, les impacts ne sont pas seulement écologiques, ils sont également socio-économiques. C’est ce qui est le plus inquiétant.

Face à la situation, que faire ?

Nous avons proposé au gouvernement trois ou quatre options. L’une d’entre elles consiste à démanteler totalement les plateformes qui ne sont plus actives et qui sont dans un état de dégradation avancé. L’autre option, c’est d’obstruer les têtes de puits afin de faire en sorte que le brut ne fuite pas des puits. De même, une autre option consiste à pomper dans les canalisations parce que les opérateurs avaient installé des plateformes mais aussi des pipelines pour relier le champ à la terre ferme. Ainsi, il existe encore du pétrole dans ces tuyaux et il faut purger tous les tuyaux et les vider de telle sorte qu’il n’y ait pas de fuite qui se déverse dans l’océan. Pour y faire face, c’est des dépenses énormes et l’on pourrait parler de plusieurs centaines de millions de dollars et le Bénin seul en tout cas ne pourra pas supporter la charge. C’est pour cela que la Banque mondiale, le gouvernement de la Norvège, les États-Unis, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, tous, nous sommes ici aux côtés du gouvernement du Bénin afin de trouver la solution la plus efficace et la moins chère pour prévenir ce risque, pour réduire la probabilité que ce danger se produise. Nous sommes venus au Bénin parce que, si l’on ne peut pas exclure totalement le risque, il faudrait qu’on soit prêt à y faire face si jamais ça devait se produire. Nous sommes là aujourd’hui pour former les uns et les autres, les officiers de la Marine nationale, la Marine marchande du ministère en charge de l’Environnement, en tout cas tous les acteurs impliqués, pour que si jamais le risque se produit, les gens soient prêts, pour que les équipements soient disponibles pour y faire face et pour que cette pollution n’affecte durablement les côtes du Bénin.

Quand comptez-vous démarrer le processus ?

Le processus a déjà démarré avec cette formation. On a déjà eu deux missions au Bénin. Après la formation en cours, dans quelques semaines ou mois, on va encore évaluer dans les détails les montants en jeu pour qu’effectivement soit fermée la tête du puits, et que soient démantelées totalement les quatre plateformes. De même, il s’agit de voir dans quelle mesure les partenaires du Bénin peuvent se prononcer pour lui venir en aide pour démanteler les plateformes si c’est cette option qui aura été retenue.
Quelles sont les étapes pour y aboutir ?

Le processus de démantèlement a déjà commencé parce qu’avant de démanteler, il faut faire des études préalables et c’est à ce niveau que nous sommes maintenant. Concernant le démantèlement physique, je le répète, si c’est la décision qui est prise à la fin du processus préparatoire, il coûtera plus de cent millions de dollars américains au Bénin. Mais nous n’en sommes pas encore là. Si tant est que c’est la décision qui est prise par le gouvernement et les bailleurs de fonds, et que les ressources financières et techniques sont disponibles, le démantèlement peut commencer dans les semaines après que la décision aura été prise.

Que pourriez-vous dire pour conclure ?

Le Bénin n’est pas seul dans cette situation. Il existe au niveau du golfe de Guinée plusieurs plateformes abandonnées et l’appel que nous lançons aux autorités, c’est de prévoir dans les contrats le budget et les dispositions pour faire face au démantèlement de ces infrastructures-là, lorsqu’elles octroient des permis d’exploitation et d’exploration pétrolière Offshore. Parce que ça pèse sur les budgets des Etats. Cent millions de dollars, vous vous rendez compte du nombre d’écoles, d’hôpitaux, de kilomètres de route, que cela pourrait construire pour le Bénin ? Donc, c’est cet appel-là qu’on aimerait lancer aux Etats. Qu’ils s’assurent qu’il y a dans les contrats des clauses et des ressources financières pour démanteler les infrastructures une fois l’activité pétrolière est terminée.

Environnement 11 juil. 2018


Libération du domaine public à Fidrossè-plage: Crainte d’insécurité pour les usagers
[caption id="attachment_29934" align="alignnone" width="1024"]Rien n'a résisté aux bulldozers commis pour l'opération[/caption]

 Les occupants illégaux de la zone Fidjrossè-plage, dans le 12e arrondissement de Cotonou, sont sommés de libérer les espaces publics. Ce mardi 10 juillet, sous la houlette du préfet du Littoral, Modeste Toboula, une opération de déguerpissement a permis de nettoyer les emprises de la voie destinées aux travaux d’aménagement. Mais les usagers craignent pour leur sécurité.

L’opération de libération des espaces publics illégalement occupés s’est poursuivie dans la zone de Fidjrossè-plage, ce mardi 10 juillet. Rien n’a résisté aux bulldozers commis pour la tâche. Des habitations et autres hangars servant de buvettes ont été simplement détruits sous le regard impuissant des propriétaires. Les paillotes réalisées qui servent de lieux de festivités aux usagers de la plage ont été également démolies. En l’espace de quelques heures, toute la plage de Fidjrossè a été dégagée, en attendant le ramassage des gravats. Les propriétaires de bars, et restaurants installés à quelques encablures de la mer le long de la Route des pêches en construction contiennent à peine leur colère. Ils sont très peinés de ramasser les chaises et tables, quelques instants après le passage des engins lourds déployés sur les lieux. Des lamentations et des cris de désolation se font entendre. 

Si pour certains usagers, l’acte est à saluer, pour d’autres par contre, il y a lieu de s’inquiéter. Selon les témoignages, les actes d’insécurité sont à craindre dans ces lieux déguerpis. « Dites aux autorités d’amener les forces de sécurité ici », a lâché une voix anonyme dans la foule de gens venus assister aux déguerpissements. Selon dame Angèle N., la recrudescence des actes d’insécurité autrefois fréquents fait peur et il y a lieu de penser à la sécurité des habitants du quartier ainsi qu’à celle des usagers de la plage. Elle a expliqué que des jeunes gens viennent opérer à ces endroits, menaçant la quiétude. Elle a par ailleurs confié que ce sont des gens qui viennent souvent par groupes, munis de machette. Pour tromper la vigilance des usagers, poursuit-elle, ils se mettent à jouer. Parfois, c’est la vente de portable qui est organisée à la plage, aux dires de dame Angèle.
« Mon problème c’est de libérer le site pour les travaux d’aménagement », avait indiqué le préfet du département du Littoral Modeste Toboula, la veille de l’opération. Le domaine public doit être respecté au regard de la loi, a expliqué le préfet avant de confier que : « Pour le projet Route des pêches, nous sommes prêts ». D’autres endroits seront libérés les jours à venir pour la mise en œuvre du projet Asphaltage, selon nos recoupements.

Société 11 juil. 2018


Décision DCC 18-141 du 28 juin relative au retrait du droit de grève: Le mouvement syndical Unité Cnhu en prend acte
[caption id="attachment_29933" align="alignnone" width="1024"]Théophile Dossou, Sg/Unité Cnhu, (au micro) invitant ses syndiqués au travail[/caption]

Le syndicat Unité Cnhu s’est prononcé sur la décision DCC 18-141 du 28 juin de la Cour constitutionnelle, retirant le droit de grève à certaines catégories de travailleurs. Cette décision qui fait couler beaucoup d’encre et de salive est approuvée par le syndicat des agents du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) de Cotonou. Au cours d’une conférence de presse tenue à Cotonou, le jeudi 5 juillet dernier,
Théophile Dossou, a annoncé que son syndicat prend acte de la décision de la haute juridiction.

Le syndicat Unité Cnhu n’est pas affecté par le revirement jurisprudentiel de la Cour constitutionnelle. « Nous militants du syndicat Unité Cnhu prenons acte de cette décision de la Cour dont les décisions sont sans recours ». Ainsi, s’est exprimé Théophile Dossou, secrétaire général dudit syndicat, jeudi 5 juillet dernier au cours d’une conférence de presse au sujet de la DCC 18-141 du 28 juin dernier. Une jurisprudence de la Cour sur la conformité du retrait du droit de grève aux agents de santé, aux magistrats, et aux agents de la Police républicaine et autres. Théophile Dossou exhorte par la même occasion, les militants de son syndicat au travail assidu et les rassure qu’il y a toujours d’autres formes de luttes et de protestations comme les sit-in et les marches.

« Il va sans dire que l’urgence aujourd’hui n’est pas de perdre notre énergie, nous professionnels de la santé pour contester une décision de la Cour constitutionnelle qui peut toujours nous afficher des revirements jurisprudentiels dans les années à venir, mais plutôt nous battre par le travail bien fait afin de sauver nos hôpitaux malades de nos mauvaises pratiques et surtout de la mauvaise gestion », a déclaré Théophile Dossou soutenu par son adjoint, Florentin Houssou lors de la conférence de presse. Selon lui, depuis l’avènement de la démocratie, le Bénin a connu une succession de mandatures de la Cour constitutionnelle dont les décisions sont diversement appréciées par les citoyens béninois. Mais le peuple a toujours fait l’effort de respecter ces décisions même les plus décriées. Car, il considère la Cour constitutionnelle comme un fétiche national, d’après le syndicaliste. Ainsi, Unité Cnhu n’est pas dans une logique de contestation de la décision de la Cour constitutionnelle, car un tel comportement peut fragiliser l’institution qui reste seul rempart pour sauver le Bénin des situations les plus difficiles.
A défaut de concéder le droit de grève aux agents de santé, Théophile Dossou appelle le chef de l’Etat à satisfaire quelques doléances du personnel de la santé. Lesquelles doléances suscitent depuis une dizaine d’années les mouvements de débrayage au Centre national hospitalier universitaire. Il cite, entre autres, la prime de motivation en faveur de tout le personnel de la santé toutes catégories confondues ; le renforcement du plateau technique des hôpitaux, dispensaires, maternités ou tout centre de santé public surtout celui du Cnhu-Hkm qui est le seul hôpital de référence. 

Education 11 juil. 2018


Elections des organisations estudiantines les plus représentatives à l’Uac: La Fneb conteste les résultats provisoires

L’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb) est l’organisation estudiantine la plus représentative à l’Université d’Abomey-Calavi, à l’issue des élections du lundi 9 juillet. Mais la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) conteste ces résultats provisoires. 

La Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) conteste les résultats provisoires des élections tenues en vue de la désignation de l’organisation estudiantine la plus représentative, lundi 9 juillet dernier à l’université d’Abomey-Calavi. D’après les résultats proclamés par le professeur Kossivi Attiklémè, président du comité d’organisation des élections, l’Unseb a obtenu 49,5 % des voix devant la Fneb, deuxième avec 43,1 %. Ces deux organisations sont ainsi les plus représentatives, pour avoir obtenu un taux supérieur à 30 %, le seuil de la représentativité.
Mais pour la Fneb, il y a eu mal donne. L’Unseb n’est pas vainqueur des élections au regard de la compilation des résultats faite par les délégués de la cette organisation, selon elle. « La Fédération nationale des étudiants du Bénin dénonce un hold-up et ne se reconnaît pas dans lesdits résultats », a déclaré la Fneb dans un communiqué, ce mardi 10 juillet. La commission électorale aurait fait preuve « d’une grave légèreté et d’un défaut de professionnalisme », selon la Fneb qui se dit surprise par les résultats tels qu’annoncés. Elle prétexte qu’elle l’a emporté de loin sur l’Unseb dans les instituts et écoles et dans la majorité des postes de vote des facultés de l’Uac. « Tout en s’opposant aux résultats de la commission, la Fneb attend que justice soit faite. Aussi, elle entend prendre à témoin l’opinion publique des implications de cet acte suicidaire à la cohésion nationale, à la sauvegarde et à la promotion de la démocratie », précise la Fneb dans son communiqué.
Il faut signaler que l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) a enregistré 7,4 %. Par ailleurs, après les recours, le président de la commission transmettra les résultats à qui de droit, soulignant que l’Uneb sera toujours une organisation estudiantine ; mais elle ne sera plus appelée aux négociations.

Education 11 juil. 2018


Violences à l’égard de la communauté peule à Cobly: Des morts et plus d’un millier de personnes déplacées
[caption id="attachment_29931" align="alignnone" width="1024"]Le préfet Lydie Déré Chabi Nah constatant la gravité de la situation[/caption]

Cinq morts et plus de 1500 personnes déplacées. C’est le triste bilan de l’attaque dont a été victime la communauté peule de la commune de Cobly suite à la découverte, samedi 7 juin dernier, du corps éventré d’un homme dans sa ferme dans le village de Tchamonga dans l’arrondissement de Datori.

La communauté peule a été prise à partie par des individus en furie et armés de coupe-coupe, hache, fusil artisanal et autres armes blanches, suite à la découverte samedi dernier du corps éventré d’un homme dans sa ferme à Tchamonga dans l’arrondissement de Datori à une vingtaine de kilomètres de Cobly centre. L’expédition punitive qu’ils ont lancée à l’endroit des éleveurs qu’ils accusent d’en être auteurs a été bien sanglante. Cinq morts dont deux enfants d’à peine 10 ans et plus de 1500 personnes déplacées dans le rang des éleveurs, c’est le triste bilan de ce drame. Des dizaines de maisons incendiées et le pillage systématique des biens de cette communauté de transhumants, c’est également le lourd tribut de cette intolérance manifestée à son égard. 

Une situation qu’est allé constater le préfet de l’Atacora avec un fort détachement militaire, lundi 9 juillet dernier. Sur les différents sites abritant les victimes de cette vendetta dans la commune de Matéri, le constat est bien amer. Des femmes en état, des bébés ainsi que des enfants tétanisés par l’horreur vécue dans leurs campements. Et des hommes tenant à peine debout encore sous le choc. A Gouandé, 35 personnes ont été recensées, 150 à Tcharikouanga, 41 à Kouforpissiga et 50 à Samahoum. De quoi susciter de l’émoi au sein de la délégation que conduit Lydie Déré Chabi Nah, très remontée face à autant de violences à l’égard de la communauté pastorale. Manifestant sa volonté de voir les victimes sous protection des forces de sécurité.
Elle décerne un satisfécit aux autorités communales de Matéri pour le sens de l’hospitalité dont elles ont fait montre en accueillant les sinistrés et en mettant à leur disposition de quoi assurer leur subsistance pendant ces difficiles moments de leur vie. Aux premiers besoins satisfaits se sont ajoutés du matériel de couchage et de la nourriture mis à leur profit par la délégation.
Le préfet a indiqué que l’Agence nationale de la protection civile est déjà à pied d’œuvre pour apporter du soutien ainsi que la Croix-Rouge. Des dispositions sont également prises pour apporter des moustiquaires et des soins aux sinistrés notamment aux enfants et aux personnes affectées, a-t-elle ajouté.

Actualités 11 juil. 2018


Pour une meilleure efficacité dans le secteur aérien: L'Asecna renouvelle son accord de siège au Bénin
[caption id="attachment_29930" align="alignnone" width="1024"]Echange de documents entre Mohamed Moussa, directeur général de l'Asecna, et Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères, après la signature[/caption]

L'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) renouvelle son accord de siège en République du Bénin. La signature de l’accord intervenue, ce mardi 10 juillet au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération à Cotonou, s'inscrit dans le cadre de l'adaptation de tous les États membres à la nouvelle convention de l'Asecna adoptée à Libreville en 2010.

Signature et échange de documents entre le directeur général de l'Asecna ; Mohamed Moussa ; et le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Par cet acte, l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar a renouvelé, hier, son accord de siège au Bénin, en présence du ministre des Infrastructures et des Transports (Mit), Alassane Séibou et d’une délégation de l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac). 

« C'est un grand moment pour l'Asecna après l'accord de siège précédant signé en 2009 avec le Bénin. Notre action d'aujourd'hui vient concrétiser l’adaptation de cet accord à la nouvelle convention adoptée à Libreville au Gabon en 2010 et signée par les 18 pays membres », a indiqué le directeur général de l'Asecna, Mohamed Moussa. Grâce à la mise à jour de cet accord de siège au Bénin, l’Asecna pourra, à l’en croire, profiter des aménagements et des avantages contenus dans la convention de 2010. « Vous permettez ainsi à l'Asecna d'évoluer au Bénin dans les meilleures conditions possibles pour une meilleure coopération dans le secteur aérien », a laissé entendre le directeur général de l'Asecna, avant de remercier le gouvernement béninois pour sa confiance renouvelée.
Pour le ministre Aurélien Agbénonci, c'est avec une légitime fierté que le Bénin renouvelle l’accord de siège à l’Asecna que l’on appelle "la vieille dame des transports aériens en Afrique". « Lorsqu'il s'agit d'assumer ses responsabilités sur le plan national et international, le gouvernement béninois met tout en œuvre pour se mettre au pas », a souligné le ministre Aurélien Agbénonci. Mais il a par ailleurs signalé que la nouvelle convention sur la base de laquelle l’accord est révisé, confère non seulement des droits à l'Asecna mais aussi des obligations à l'égard des pays membres. « Nous veillerons scrupuleusement à la mise en œuvre de tout ce que nous avons convenu afin que l'Asecna bénéficie des facilités nécessaires mais aussi du soutien du gouvernement », s’est-il engagé au nom du gouvernement béninois.

L’Asecna se repositionne sur le continent africain

Plus vieille que l’indépendance de la plupart de ses Etats membres, l'Asecna est considérée dans chaque pays comme un organisme diplomatique. Née par une convention adoptée en 1958 à Saint Louis, sa performance au fil des années lui confère aujourd’hui une expertise internationale. L'Union africaine vient d’ailleurs d'accréditer l'Asecna qui a, entre autres ambitions, de développer le secteur aérien en Afrique par l’adhésion de tous les pays d’Afrique et de garantir une sécurité aérienne performante. Pour son directeur général Mohamed Moussa, l’Asecna est un organisme unique parce qu’il assure la sécurité de l’espace aérien de 18 Etats sur 16 millions de kilomètres carrés, pratiquement la moitié du continent.
La nouvelle convention de l’Asecna adoptée en 2010 à Libreville, permet à l’agence de mieux remplir sa mission dans le contexte actuel de développement et d’intégration des pays africains. Avec la mise à jour de son accord de siège au Bénin, l’Asecna est donc établie dans les prérogatives que lui reconnaît la convention de 2010.
Le directeur général de l’Asecna, Mohamed Moussa, a salué ce pas important que le Bénin a posé. Il a par ailleurs rappelé que le Bénin est un membre fondateur de l'Asecna. En fait, le Bénin fait partie de ces pays qui ont adhéré à l'idée de l'instauration d'un organisme privilégié dont la mission est de gérer et d'assurer la sécurité de l'espace aérien des pays membres. A ce titre, le Bénin a participé à la mise en place de cet organisme interétatique. Les États membres, ce faisant, ont délégué une prérogative régalienne à l'Asecna. « Il y a une dynamique de changement qui est en cours sur le continent et qui ne laisse pas indifférent le secteur aérien, secteur sensible. Le Bénin se réjouit de participer à cette dynamique nouvelle. Nous avons tenu à signer cet accord pour consacrer la nouvelle ère, le nouveau statut de l’Asecna au Bénin », a expliqué le ministre Aurélien Agbénonci.

Actualités 11 juil. 2018


Délimitation et matérialisation des unités administratives: L’Ancb sensibilisée sur les tenants et les aboutissants du projet

A la faveur d’un atelier organisé, ce mardi 10 juillet à Cotonou, les membres de l’Association nationale des communes du Bénin(Ancb) ont été sensibilisés sur le Projet de délimitation et de matérialisation des limites des communes et de leurs unités administratives.

La délimitation et la matérialisation des limites des unités administratives locales et des communes préoccupent le gouvernement. Ce mardi à Cotonou, le ministère en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, avec les ministères sectoriels impliqués, a convié l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), la faîtière des communes, à des échanges sur le projet élaboré dans ce sens en vue d’éviter les conflits entre les localités.
Présidé par le ministre Barnabé Dassigli, le processus en cours du projet de délimitation et de matérialisation des limites des communes du Bénin et de leurs unités administratives a été présenté. Le secrétaire permanent de la Commission nationale des affaires domaniales, René
Gamavo, a rappelé que l’Administration publique a été plusieurs fois interpellée par l’Assemblée nationale sur la situation dramatique que traversent les communautés locales depuis l’avènement de la décentralisation.
Pour lui, ces dissensions sont la conséquence de l’imprécision du découpage de territoire de 1978. Ces tensions, a-t-il poursuivi, ont été exacerbées par le vote de la loi portant création, organisation et fonctionnement des unités administratives au Bénin en 2013 et modifié et complété par celle du 6 mars 2015. Il se félicite que le gouvernement ait inscrit un crédit au programme d’investissement publique 2018 à cet effet.
La phase enclenchée est l’étude de faisabilité pour laquelle un cabinet est en cours de recrutement pour le projet. Le projet ne peut être mis en œuvre sans l’implication des acteurs à la base. L’Ancb peut être considérée comme un vecteur de mobilisation des communautés locales en faveur de leur adhésion à ce projet, estime M. Gamavo. Car, soutient-il, « Le succès de l’opération réside fondamentalement dans la mobilisation sociale et l’Ancb demeure un partenaire privilégié qui, déjà à partir de cette rencontre d’échanges, sera impliquée dans les étapes du processus ».

Débarrasser de tous contentieux

Le projet de délimitation et de matérialisation des limites des communes et de leurs unités administratives permettra à chaque territoire d’avoir enfin la maîtrise de son espace, afin que les conflits une fois jugulés, les populations aient la facilité de vaquer à leurs occupations.
Barnabé Dassigli, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, dit avoir mobilisé tous les ministères sectoriels concernés autour de la question. Pour le ministre, la loi 2015 est venue compliquer la situation. Puisque, relève-t-il, « Il y a des unités administratives qui n’ont pas de territoire, il y a des villages qui ont 12 habitants et il y en a qui n’existent pas physiquement et qui ont des habitants ». Dans ces conditions, poursuit-il, « Nous avons initié le dossier et saisi le gouvernement qui a prévu dans son programme d’action une ligne de crédit pour que nous puissions en fin de compte trouver les voies et moyens qui nous permettent de trouver les solutions les meilleures ».
Affirmant que les communes sont les premiers bénéficiaires de ce projet, le ministre explique qu’il est nécessaire de les impliquer en faisant le point afin de conduire en synergie la suite du processus. M. Dassigli dit compter sur la faîtière pour un heureux aboutissement.
Les discussions ont permis aux participants de faire part de leurs observations et propositions en vue d’améliorer la méthodologie adoptée pour le projet.
Le président de l’Ancb, Luc S. Atrokpo, a remercié le ministère pour l’implication de l’Ancb dans la question de délimitation des frontières au niveau des communes. Pour lui, cette question est récurrente et persiste depuis plusieurs années. « C’est source de beaucoup de dégâts et de conflits dans nos communes», regrette-t-il, affirmant que si au niveau des quartiers, on est incapable de connaître les limites, la situation est pire au niveau des arrondissements et des communes. Il salue alors la démarche du gouvernement de régler ce problème définitivement et souhaite que le travail se fasse réellement sur le terrain.
Ce travail nécessite beaucoup d’attention et de doigté, indique Luc Atrokpo, avant de
souhaiter que les acteurs impliqués fassent en sorte que de meilleurs résultats sortent des travaux

Actualités 11 juil. 2018


Tournoi de lutte africaine de la Cedeao: Le Bénin présent avec cinq athlètes

Le Bénin participe du 12 au 14 juillet à Niamey au Niger au tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac). Au total, cinq lutteurs béninois seront dans l’arène face à d’autres venus du Nigeria, du Niger et du Sénégal. Il s'agit de Tchani Baki du Borgou pour les 66 kg, Boukari Issôvalè du Borgou pour les 76 kg, Sambieni Boni Tigri du Borgou pour les 86 kg, Assanti Fridaousse de la Donga pour les 100 kg et Bio Kperegue Aliou de l'Alibori pour les 120 kg.

Ces cinq lutteurs ont été sélectionnés à l’issue d’un camp de formation initié par le bureau exécutif de la Fédération béninoise de lutte (Fébélutte) par le biais de sa direction technique nationale (Dtn). En effet, ce camp dirigé par les deux coaches nationaux a été l’occasion pour les lutteurs et le staff technique de bénéficier de notions sur les principes généraux des premiers secours afin de réduire au maximum les risques d’accidents lors des séances d’entraînement. Cette phase de la formation a été conduite par les responsables de la Croix-Rouge du Bénin sur le bandage, l’emballage, l’examen d’une victime, les dégagements, les positions d’attente, la ventilation artificielle, le massage cardiaque externe, les types de fractures, etc.
La délégation béninoise est attendue à Niamey, ce mercredi, pour démarrer ce tournoi initié par le Centre de développement de la jeunesse et du sport de la Cedeao?
Ch. H.

Sports 11 juil. 2018


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