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Suite à un recours en invalidation au sein des FCBE: Le 3e adjoint au maire de Parakou perd son siège
Ramane A. Aboudou, enseignant à l’université de Parakou, n’est plus le 3e adjoint au maire de Parakou. Il fait ses adieux au conseil municipal, après l’invalidation, lundi dernier, de son siège de conseiller par la Cour suprême. C’était suite à un recours formulé par un autre candidat de la même liste : FCBE (Forces cauris pour un Bénin émergent), Alassane Arouna Idrissou. Celui que Ramane Aboudou appelle «challenger» - bien qu’étant de la même formation politique - conteste que la liste officielle des candidats publiée ne mette pas en quatrième position l’enseignant mais plutôt lui, dans le 1er arrondissement de Parakou. Mais c’est Ramane A. Aboudou qui est déclaré élu par la Commission électorale nationale autonome (CENA) au nombre des sept sièges raflés par les FCBE sur les 11 à pourvoir dans cet arrondissement.
«Je prends acte de la décision», confie le conseiller municipal déchu, quelque peu abasourdi par la sentence de la haute juridiction. «Ça fait la quatrième fois que j’ai été invité à ce sujet à la Cour suprême, depuis la proclamation des résultats des élections communales et municipales. Les deux premières fois, il y a eu des audiences en bonne et due forme et les demandes du requérant ont été déclarées irrecevables... La quatrième fois, c’était lundi dernier. A notre grande surprise, le dossier qui était classé irrecevable, a été accepté», relate le désormais ex-3e adjoint au maire de Parakou.
«Même si je faisais 10 ans de mandat en tant que conseiller, ça finirait un jour. Ce qui demeurera, c’est le titre de docteur Ramane Aboudou», se console-t-il. «Le plus important, insiste-t-il, c’est que je serai plus disponible pour mes étudiants», tout en soulignant qu’il «reste et demeurera FCBE», en dépit de tout.
Boni Chabi Douarou, coordonnateur communal des FCBE à Parakou, dit, lui aussi, prendre acte de la décision de la Cour suprême, mais regrette le départ du conseil communal du sieur Ramane Aboudou qui « n’est pas des moindres », selon lui. Un réaménagement de l’équipe municipale de Parakou interviendra dans les prochains jours après l’intégration du nouveau conseiller repêché par la Cour suprême. Les FCBE disposent d’une majorité confortable (16 conseillers sur 25) pour conserver le poste de 3e adjoint au maire de la ville?
Claude Urbain PLAGBETO, A/R Borgou-Alibori

Suite à l’incendie de Dantokpa: Des mesures préventives au marché Arzèkè de Parakou
Les allées et les poteaux d’incendie encombrés au marché Arzèkè de Parakou devront être dégagés dans les 72 heures. Aussi, dans un rayon de 250 m de ce centre commercial, on ne devrait plus retrouver aucun point de vente d’essence en vrac. Telles sont les mesures prises hier par le maire de Parakou, Karimou Adamou Souradjou, au terme d’une visite dans ledit marché, afin d’y prévenir les incendies. Tirant leçon de la catastrophe survenue le week-end dernier au marché Dantokpa à Cotonou, l’autorité municipale est allée apprécier le système sécuritaire sur place, en compagnie des responsables, du génie militaire, de la police, du groupement régional des sapeurs pompiers.
«Le constat est amer et alarmant », se désole le maire. Outre les couloirs de circulation bouchés, les quatre poteaux d’incendie du marché sont aussi pris d’assaut par les vendeurs. Aussi, des étalages de vente d’essence frelatée ‘’kpayo’’ situés aux alentours du marché, constituent-ils une menace permanente d’incendie. Le marché Arzèkè, tout comme ceux de Dépôt, Guèma et autres, n’est pas à l’abri des incendies ravageurs, avertit Karimou A. Souradjou. Au cours de la séance de travail tenue à l’issue de la visite, il a indiqué qu’un comité permanent composé de la mairie, de la Société de gestion des marchés de Parakou (SGMP), des forces de sécurité et des femmes du marché, sera mis en place pour le suivi des différentes décisions.
A l’entame de la séance, le maire a souligné que sa démarche s’inscrit dans une optique « d’anticipation et de pro-activité ». Il a saisi l’occasion pour présenter ses compassions aux victimes de l’incendie qui a consumé tout sur son passage dans la nuit du vendredi au samedi dernier au marché Dantokpa à Cotonou.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Après l'incendie du marché Dantokpa: Plaidoyer pour la modernisation d’un marché en souffrance
Une partie du marché Dantokpa est partie en flamme le week-end dernier laissant dans les rangs des usagers amertume et désolation. Un incendie de plus qui pose le problème de la modernisation de ce marché considéré comme l’un des fleurons de l’économie béninoise.
Une montagne de gravats dans un environnement noirci de fumée. C’est dans ce décor fait du ronronnement de gros engins que certains agents du génie militaire s’évertuent trois jours après le drame de Dantokpa. Pour ériger sur les lieux de nouveaux bâtiments en matériaux définitifs. En tout cas, c’est la promesse faite par le chef de l’Etat, samedi dernier sur les lieux du sinistre. Une instruction de l’autorité qui a été confirmée par un communiqué du Conseil des ministres en date du même samedi 31 octobre dernier.
Quel sort au marché Dantopka?
Au-delà du drame, et de la volonté du chef de l’Etat de faire bâtir sur les ruines un « new Dantokpa», c’est-à-dire un nouveau marché, il y a lieu de s’interroger sur le sort fait à ce marché.
Fierté de tout Béninois du fait de sa célébrité qui dépasse les frontières nationales, le marché Dantokpa est fréquenté aussi bien par les voisins ouest-africains que les commerçants de l’Afrique centrale et autres touristes. Mais euphoriques, les responsables politico-administratifs semblent ne pas prendre la mesure des choses. Conséquence: dans son évolution, le marché a progressivement pris une envergure qu’elles ont du mal à maîtriser.
Outre les investissements des différents précédents gouvernements, le régime Boni Yayi y a déjà mis une petite fortune d’une dizaine de milliards de francs CFA pour sa rénovation. Et pourtant !
Aujourd’hui, Dantokpa reste et demeure ce qu’il était. En tout cas, il ne présente pas une gaie physionomie. Au contraire, il grossit engloutissant quotidiennement tout autour de lui. Un marché qui a la particularité de n’avoir pas une limite. Où commence ce marché et où se termine-t-il ? C’est une interrogation embarrassante à laquelle même les responsables en charge de la gestion de ce marché sont incapables de répondre si ce n’est pas de vous embrouiller dans les histoires de cadastres, de l’Institut géographique national (IGE) et évoquer la part de la municipalité.
Dantokpa et ses spécificités
Un marché de cette envergure ne peut être et demeurer sans délimitation frontalière. Aujourd’hui Dantokpa a fini par avaler tous les quartiers et autres habitations environnants. Il y a même des familles qui vivent quotidiennement dans ce marché.
Autre spécificité, c’est que Dantokpa peut se vanter aujourd’hui d’être le seul au monde à abriter un collège dont il a le même nom. C’est surréel. Mais c’est cela le marché Dantokpa. C’est ce qui le caractérise.
Ce n’est pas rare aussi de rencontrer des agents de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) de délivrer des tickets de place à des vendeuses pourtant installées sur des tas d’ordures au niveau de la berge lagunaire. Mieux, la police qui y patrouille et le groupement d’intervention subaquatique des sapeurs-pompiers installés dans l’enceinte du marché sont obligés de livrer une bataille permanente avec les usagers aux fins de se frayer un passage dans leurs tâches de sécurisation des lieux. « Des actes d’incivisme qui rendent la tâche difficile » a confié, il y a quelques mois, le commandant de ce groupement, Anatole Hounton.
Ces rappels pour montrer à quel point ce marché a besoin d’une réforme profonde. Il faut délimiter Dantokpa, le clôturer et le sécuriser en y installant de nombreux forages pour l'approvisionnement en eau, avec des voies d’accès plus larges. Car, malgré la présence d’un groupement d’intervention subaquatique des sapeurs-pompiers, l’incendie du week-end dernier n’a pu être maitrisé que grâce aux concours des forces venues d’ailleurs. Et ce n’est pas faute d’équipements, c’est plutôt une affaire de responsabilité et de plan cohérent de gestion rigoureuse de ce marché. Car, il y a à peine un an en septembre 2014, l’ex-DG de la Sogéma Lazare Akomagni avait offert des équipements composés d’une quarantaine d’extincteurs et des robinets d’incendie armés (RIA) à installer dans le bâtiment principal du marché. Il disait « anticiper sur les incendies et éviter ce qui arrive aux autres marchés dans la sous-région ». Hélas ! Le drame redouté est survenu. Et l’ampleur de ces dégâts doit interpeller chacun et amener à la principale interrogation : Dantokpa pour quel genre de modernisation?
Vous avez dit modernisation?
Vouloir à tout prix engranger un nombre important d’usagers sans se soucier outre mesure de leur situation, n’avoir pour souci que les taxes à collecter quotidiennement alors qu’une grande partie du marché est en matériaux précaires, ne constituent pas aujourd’hui des prémices à une modernisation.
Ailleurs où les choses sont organisées autrement, les marchés qu’ils soient grands ou petits ont un portail fermé à une heure connue de tous. Il est bien gardé comme les prunelles des yeux. L’on va même jusqu’à réserver une journée dans la semaine, de préférence le dimanche pour son entretien. Pas un saupoudrage, mais un nettoyage digne du nom. Ce n’est qu’à ces conditions et à ces conditions seulement qu’on parle de marché moderne.

Les usagers du marché Dantokpa n’oublieront pas de si tôt, le drame qui s’est produit samedi 31 octobre dernier, dans ledit marché. En effet, une partie du marché s’est vue sous les flammes aux environs de 1 heure du matin, suite à l’incendie d’un camion qui transportait des bidons d’essence de contrebande. Le bilan fait état de nombreux dégâts matériels.
Dantokpa était en fumée samedi dernier! Des flammes et une fumée noire s’élevaient vers le ciel. L’air était devenue presqu’irrespirable avec une odeur piquante. Des bonnes dames et des hommes, de la zone sinistrée du marché, impuissants devant la situation, étaient en larmes. Ils voyaient partir en fumée leurs marchandises, fruits de nombreuses années de réalisations.
Au lever du jour, quelques boutiques situées non loin de la Pharmacie 4 thérapies avaient commencé peu à peu à se consumer. A côté de tout cela, il y avait un camion complètement calciné. Non loin de l’endroit, une foule de curieux observe le drame. De l’autre côté des flammes, plusieurs véhicules des sapeurs-pompiers s’affairaient pour maîtriser le feu. C’est le secteur du marché Dantokpa où se vendent les pneus, les pièces détachées des véhicules et autres engins à trois ou deux roues, des batteries qui a été le plus touché.
En effet, selon les recoupements effectués sur les lieux, l’incendie est survenu au moment où s’effectuait un contrôle policier aux environs de 1 heure du matin.
Origine de l'incendie
Selon des témoignages, la Police poursuivait un camion qui transportait des bidons d’essence de contrebande et qui a pris feu. Une version que la Police de son côté rejette. Pour le commissaire de Dantokpa, il n'y avait aucun contrôle de ses agents cette nuit-là.
L’incendie s’est répandu, embrasant les boutiques situées aux abords immédiats de la voie. Il a tout consumé sur son passage. Appelés à la rescousse, les soldats du feu ont déployé tout leur arsenal pour contenir et maîtriser le feu. Ils ont reçu à cet effet l’appui des pompiers du Port autonome de Cotonou et ceux de l’ASCENA. Ces derniers ont aussi déployé leurs équipements. Dès lors, a commencé une bataille immense. Après quelques heures, la puissance du feu s’est affaiblie.
Selon le commandant du groupement des sapeurs-pompiers, Gildas N’dah Sékou, la non-maîtrise à temps du feu est due aux difficultés d’accès aux lieux auxquels ses éléments ont fait face. Il confirme cependant que l’incendie provient du camion contenant les produits de contrebande et a fait de nombreux dégâts matériels. Gildas N’dah Sékou a également indiqué qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée et rassuré que la situation est sous contrôle.
Invité quelques instants plus tard sur les plateaux de la télévision nationale, le directeur de la Société de gestion des marchés autonomes (SOGEMA), Evariste Adda a annoncé qu’un comité de crise est déjà mis sur pied pour recenser les propriétaires des différentes boutiques sinistrées. Il a promis également des rencontres avec les victimes de l’incendie. Cependant, Evariste Adda remercie les soldats du feu pour leur promptitude et leur efficacité, car sans eux ajoute-t-il, le feu n’aurait pu être maîtrisé et l’ampleur des dégâts, serait considérable.
Aux premières heures de l’incendie, de nombreuses autorités sont descendues sur les lieux.

Incendie au marché Dantokpa: Boni Yayi échange avec les sinistrés
Après avoir visité samedi dernier le marché Dantokpa, le président de la République a rencontré hier dimanche 1er novembre au palais de la Marina, les victimes de l'incendie qui a ravagé une partie du marché ce week-end
L’incendie survenu samedi 31 octobre dernier au marché Dantokpa ne laisse aucunement le gouvernement du Bénin indifférent. Aussitôt après le drame, le chef de l'Etat, Boni Yayi s'est coup sur coup rendu sur le site et a fait tenir un Conseil extraordinaire des ministres assorti de premières mesures d'urgence. Selon les estimations provisoires de la Société générale des marchés autonomes (SOGEMA), 155 places ont été détruites par cet incendie. Boni Yayi compte s'occuper prioritairement de ces derniers en les relogeant provisoirement sur des sites appropriés. Le temps de reconstruire les hangars ravagés dans un délai d'un ou deux mois. Le haut des boutiques à étage du marché est provisoirement retenu pour les accueillir. Mais les discussions se poursuivront avec la direction générale de la Sogéma et le ministère de tutelle, pour convenir de commun accord, de la mise en œuvre de ces diligences. Au total, trois résolutions sont issues des travaux, à savoir: le relogement des sinistrés sur des sites provisoires, la reconstruction des sites ravagés dans un délai de deux mois maximum et la poursuite des réflexions pour un soutien financier du gouvernement en faveur des sinistrés, en vue de la reconstitution du capital.
Les principaux acteurs se réuniront dans un délai de 48 heures pour transmettre leur rapport au gouvernement. Le directeur du génie militaire rassure des dispositions prises par sa structure, pour respecter ce délai de deux mois. S'agissant de la sécurité du marché, le directeur général de la police nationale, Philippe Houndégnon, exhorte les usagers du marché au sacrifice tout en esquissant quelques mesures: "Nous arrêterons bientôt le plan de sécurité du marché avec le chef d'état-major général des Armées. Dantokpa sera doté bientôt d'un complexe sécuritaire. De jour comme de nuit, les patrouilles seront renforcées", annonce-t-il. Idem avec le commandant des sapeurs-pompiers qui met l'accent sur la prévention et la réaction rapide en cas d'incendie.
Peu après la rencontre, Boni Yayi s'est rendu à nouveau sur les lieux pour constater de visu le démarrage des travaux de nettoyage par le génie militaire. Le chef de l'Etat semble satisfait des premières actions et des diligences en cours pour exécuter et achever les travaux dans les meilleurs délais.

Des affections liées au cancer et autres pathologies pourraient désormais être prises en charge à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta avec l’ouverture du tout premier laboratoire d’histopathologie dans l’Atacora-Donga.
Point n’est besoin de référer les populations de l’Atacora-Donga vers d'autres centres installations du Bénin pour diagnostiquer des tumeurs et autres pathologies cancérigènes. Grâce à l’organisation humanitaire ‘’Pathologie Sans Frontières’’ et à l’Association ‘’Contributo Fai’’ d’Italie, bien des vœux des populations aux revenus modestes se concrétisent. Le laboratoire d’histopathologie est depuis peu ouvert à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta érigé en hôpital de zone par le ministère de la Santé. Une technologie que Frère Florent Priuli, ancien directeur de l’hôpital, considère comme une révolution dans l’univers de l’établissement. Les médecins du centre hospitalier pourront à travers l’étude des tissus, bénéficier de conseils de leurs confrères spécialistes en pathologie pour la prise en charge d’affections cancérogènes partout où ces derniers exercent de par le monde. Dr Tiziano Zanin, spécialiste en techniques de diagnostic, qui a supervisé l’installation du dispositif et du matériel une fois le laboratoire construit et aménagé suivant les normes requises, indique que le système tel que conçu permet à l’hôpital d’envoyer des images des tissus étudiés au laboratoire partout dans le monde pour des diagnostics plus avancés. Une technologie de la télémédecine. Tout soupçon de tumeur due au développement anormal de cellules appelle à une sélection des parties du tissu en question pour une histologie. Laquelle débouche sur la captation d’images interprétables par tout médecin pathologiste. Le laboratoire comprend des équipements dont le coût est estimé avec des consommables utilisables en une année à 130 000 euros, soit environ 85 millions de francs CFA. Il s’agit, entre autres, d’une hotte, d’un centre d’incubation (embedding center), de scanner, de microtome, de four et de microscope.
Santé 30 oct. 2015

Le sommet Inde-Afrique s’ouvre ce jour à New Delhi. En séjour, depuis mardi dernier dans la capitale indienne, le président de la République a eu, hier mercredi 28 octobre, un entretien avec le Premier ministre de l’Inde. Au menu, d’importants sujets bilatéraux.
L’audience avec le Premier ministre indien, Narendra Modi était d’importance dans l’agenda du président de la République à New Dehli. Hier, Boni Yayi s’est donc entretenu avec son homologue indien à sa résidence officielle. «Le chef de l’Etat a évoqué le rôle de leadership que joue l’Inde sur le plan mondial et échangé sur des préoccupations liées à la sécurité et tout ce que l’Afrique et l’Inde peuvent apporter dans la contribution à la paix sur le plan international», a confié Saliou Akadiri, ministre des Affaires étrangères au sortir de l’entretien. Le ministre déclare que Narendra Modi a, de son côté, loué le rôle important que joue le Bénin pour la préservation de la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest ainsi que la stabilité qui le caractérise.
Au niveau de la coopération bilatérale, les deux personnalités ont passé en revue les divers programmes en cours sous financement indien. « Le chef de l’Etat a remercié le Premier ministre pour tout ce que l’Inde apporte au Bénin dans les secteurs de l’eau, de l’électricité, de la santé et aussi dans le cadre de la mécanisation agricole. Comme vous le savez, c’est avec l’Inde que le centre de montage des tracteurs et la construction de plusieurs usines de fruits ont été réalisés», indique Saliou Akadiri.
Les projets soumis au financement
Le ministre des Affaires étrangères poursuit que de nouveaux projets soumis au financement indien ont été aussi abordés. Dans le secteur de l’eau, le président de la République a souhaité que l’Inde aille plus loin dans sa coopération avec le Bénin pour que deux cents nouvelles localités puissent bénéficier de l’appui de New Delhi. Il en est de même du secteur de l’électrification rurale pour lequel le gouvernement a introduit une nouvelle requête portant sur la mise en réseaux de certaines contrées.
Le chef de l’Etat a partagé aussi avec son homologue les tenants du projet de cyber-city pour lequel il sollicite un financement indien. «C’est un grand programme qui porte sur l’économie numérique. Le chef de l’Etat a insisté auprès de l’Inde pour que ce cyber-city dont l’étude est en train d’être terminée, connaisse un financement dans les plus brefs délais», affirme le ministre pour qui ce projet favorisera le rayonnement numérique de toute la sous-région et constituera un véritable pourvoyeur d’emplois à la jeunesse et aux femmes.
Boni Yayi a demandé enfin au chef de l’Exécutif indien d’intercéder auprès d’Exim Bank Inde pour la levée des dépôts de garantie exigés auprès de certaines banques régionales comme la BIDC. «Il plaide pour que ces fonds qui sont déposés au titre des garanties puissent être injectés dans l’économie régionale et que cela produise un effet bénéfique sur le développement des pays concernés», conclut Saliou Akadiri.
Le président de la République s’est également entretenu avec ses homologues Idriss Déby, président de la République du Tchad et Macky Sall, président de la République du Sénégal.
Par Gnona AFANGBEDJI, Envoyé spécial à New Delhi
Actualités 29 oct. 2015

Le président de la République a eu, hier mercredi 28 octobre, des audiences avec plusieurs investisseurs indiens. Les échanges ont notamment porté sur des projets d’investissement agricole et d’électrification.
Les questions d’investissement étaient au centre des divers entretiens que le président de la République a eu à sa base à New Dehli. Une délégation du groupe Angelique International a évoqué avec Boni Yayi le processus de signature du contrat d’assistance technique de douze mois pour la mise en exploitation de six usines agricoles. «Nous avons été rassurés par le ministre d’Etat que le dossier est déjà fin prêt et le contrat sera signé bientôt», a indiqué Armel Koty, consultant auprès d’Angelique international. Le groupe indien détient également les 51% de Bénin Tracteurs, l’usine de montage des engins agricoles construit à Ouidah. «Nous avons informé le chef de l’Etat, que nous avons déjà libéré les 510 millions F CFA qui constituent notre part du capital social de Bénin Tracteurs qui est de 1 milliard F CFA», ajoute Armel Koty. Il affirme que la compagnie indienne s’est aussi positionnée sur un projet d’électrification rurale pour lequel l’avance de démarrage lui a été déjà versée.
Manas Agarwal, directeur général de la société Jaguar Overseas Limited a aussi fait avec Boni Yayi le point de la phase I d’un projet d’électrification rurale au Bénin. « Nous avons déjà fini cette phase et nous voulons entamer une nouvelle. Le chef de l’Etat nous a instruit afin qu’on aille très vite », déclare-t-il. La société Mohan Energy Corporation (MEC) tarde quant à elle à lancer la réalisation de l’électrification de 18 localités dont celle de Tchalla Ogoï dans la commune de Ouèssè. Son directeur général, V. P. Sigh a tenu à rassurer les populations bénéficiaires que les dispositions sont en train d’être prises pour l’entame effective des travaux. La même assurance a été donnée par Pradeep Kumar, chef Projet de WAPCOS à qui il a été confié la réalisation de forages dans 69 villageois béninois.
Biswajit Roy, vice-président associé de la société Alpex Solar s’est aussi entretenu avec le chef de l’Etat sur un projet de production d’énergie solaire.
Par Gnona AFANGBEDJI, Envoyé spécial à New Delhi
Actualités 29 oct. 2015

Après la première en 2014, la communauté internationale a célébré le 1er octobre dernier la deuxième édition de la Journée mondiale de l’urticaire. Aussi banale qu’elle puisse paraître, l’urticaire est une maladie non seulement dérangeante, mais dangereuse. Quelles précautions prendre pour l'éviter ?
L’urticaire est une maladie inflammatoire de la peau qui se traduit par des épisodes de plaques rouges et de démangeaisons. Ces épisodes sont des poussées ou des «éruptions cutanées», selon les explications de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Au cours de chaque éruption), les plaques sont rouges ou rosées, arrondies, en relief («papules») et bien limitées. Elles sont souvent associées à des démangeaisons («prurit»), comme après une piqûre d’ortie suivie d'une sensation de brûlure. Les lésions d'urticaire ont pour caractéristiques de changer de place au fil des heures en dessinant des cercles ou des arabesques rouges sur la peau. Certaines urticaires sont déclenchées par le soleil, la chaleur, l’effort et les vibrations.
Il existe deux formes d’urticaire : l'urticaire aiguë et l'urticaire chronique. L'urticaire aiguë est une maladie un peu allergique. On la reconnaît quand on se pique avec une ortie, avec des gros boutons qui donnent des démangeaisons et durent quelques heures. L'urticaire chronique, quant à elle, porte le même nom. Car, ce sont les mêmes gros boutons qui apparaissent et démangent, mais l'urticaire chronique n'est pas allergique.
Face à un irritant, l’organisme libère des substances chimiques comme l’histamine, qui est à l’origine de l’urticaire. Cette affection cutanée se manifeste par l’apparition de papules rouges accompagnées de prurit ou de douleurs ou une sensation de brûlure. En règle générale, l’urticaire ne dure pas plus de 24 heures mais, dans certains cas, elle peut durer jusqu’à 6 semaines.
Selon l’OMS, l’urticaire est qualifiée de chronique s’il dure plus de 6 semaines. Si l’histamine et d’autres agents inflammatoires sont libérés dans les couches sous-cutanées, l’urticaire peut conduire à l’œdème de Quincke, qui se caractérise par une enflure des muqueuses des lèvres, de la bouche, des intestins, des organes génitaux ou de la gorge.
Les causes de l'Urticaire
L’urticaire est la réaction du corps en présence d’un irritant en provenance de l’extérieur. Les causes de l’urticaire sont variées et diverses : médicaments, aliments, produits cosmétiques, piqûres d’insecte, produits chimiques, des infections, des troubles de santé et même l’exposition à une chaleur ou à un froid extrêmes.
L’urticaire est principalement provoquée par les médicaments dans 30 à 50% des cas qu’ils soient administrés par voie orale, rectale, cutanée, vaginale ou respiratoire, précise l’OMS. Les aliments susceptibles de causer l’urticaire sont notamment les œufs, le lait, les noix, le poisson et les fruits de mer, les baies, le chocolat et les tomates. Toutefois, mais ce n’est que dans de rares cas que le café, l’alcool et le tabac peuvent déclencher une crise d’urticaire.
Il n’existe aucun traitement curatif contre l’urticaire, constate l’OMS. Heureusement, cette affection disparaît généralement en moins de 7 jours, mais elle peut, dans des cas exceptionnels, durer un an ou plus. Mais le traitement est symptomatique.
La prévention de l’urticaire consiste, pour chaque individu, à connaitre les produits ou aliments à l’origine de son urticaire afin d’éviter leur utilisation à l’avenir.

Après Toucountouna en 2014, c’est le tour de la commune d’Akpro-Missérété d’abriter hier mardi 20 octobre, pour le compte de 2015, le lancement officiel des audiences foraines du médiateur de la République. La cérémonie a mobilisé plusieurs personnalités administratives et des conducteurs de taxis-motos venus des différentes communes de l’Ouémé-Plateau invités pour la circonstance par le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun.
Le médiateur de la République se rapproche de mieux en mieux des populations. Ceci, à travers les audiences foraines publiques que l’institution organise régulièrement sur le terrain. Lesquelles audiences sont aujourd’hui l’une de ses activités phares.
En effet, l’audience foraine permet à l’institution «d’entrer en contact, en action et en mouvement avec les citoyens, de se connecter avec le compatriote plaignant », a expliqué le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun dans son discours de lancement officiel des audiences foraines pour le compte de l’année 2015. Selon lui, celles-ci offrent l’occasion à son institution de se faire connaître à travers sa mission qui est entre autres, « de se laisser interpeller à son tour, de recueillir, sur le vif, des réclamations et sur-le-champ des requêtes. En recevant des informations ici et maintenant et sur place, de commencer aussi un début d’instructions. Un dossier est ainsi constitué, ce qui en accélère l’étude», détaille-t-il. Il a indiqué que l’audience foraine fait économiser le temps et les échanges de correspondances. Mais faudrait-il que les populations aient l’information. C’est pourquoi, l’institution a invité pour la circonstance les conducteurs de taxis-motos des différentes communes de l’Ouémé-Plateau. L’invitation de ces derniers n’est pas anodine.
A en croire Joseph Gnonlonfoun, son institution a porté son choix sur les conducteurs de taxis-motos afin d’emprunter leurs canaux pour atteindre le grand nombre de populations. «Nous avons estimé que les zémidjan constituent une vivante courroie de transmission de nos messages, et des informateurs précieux d’une redoutable efficacité. Ils sont dotés d’une antenne parabolique puissante, d’un réseau de communication d’énorme capacité», a expliqué Joseph Gnonlonfoun. Il invitera les populations à saisir l’institution pour tous leurs problèmes avec l’administration béninoise reconnue pour sa lourdeur et ses tracasseries.
Importance du médiateur
«Quand le citoyen est confronté à l’adversité de nos services publics et de nos administrations, il est dépourvu de moyens efficaces. Il est pris dans un étau. La mission du médiateur de la République est de l’aider à le sortir des deux dents de cet engrenage», laisse entendre Joseph Gnonlonfoun pour montrer toute l’importance de son institution. Il dit compter beaucoup sur les conducteurs de taxis-motos pour aider le médiateur de la République à faire face à la mal gouvernance administrative au Bénin au niveau notamment des entreprises publiques, les collectivités territoriales et autres pouvoirs publics. «Le médiateur de la République ne juge pas, il ne remplace pas les tribunaux, ni les cours. Sa mission se joue dans l’équité; aucune loi ne l’autorise à prononcer des sentences, décisions, jugements ou arrêts. Son rôle est modeste, mais efficace et plus rapide», précise Joseph Gnonlonfoun invitant les zémidjan à entrer en complicité positive et itinérante avec son institution. En un mot à être les «médiateurs du médiateur de la République».
Avant l’intervention du médiateur de la République, plusieurs cadres de l’institution ont défilé pour sensibiliser l’assistance sur la mission et les attributions du médiateur de la République ainsi que ses cas d’incompétence.
Le maire d’Akpro-Missérété, Michel Bahou dira toute sa gratitude au médiateur de la République pour le choix porté sur sa commune pour abriter le lancement officiel des audiences foraines. Il trouve ce choix comme le gain des efforts que fournit son Conseil communal pour assurer un bien-être aux populations de sa commune. Michel Bahou a pris l’engagement de continuer à accompagner le médiateur de la République surtout dans le traitement des réclamations de ses administrés contre son administration locale.