La Nation Bénin...
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La délégation béninoise en route pour les 47es championnats du monde de scrabble francophone qui auront lieu du 13 au 20 juillet, au centre de villégiature Tremblant de Québec au Canada. Avant son départ ce mardi, elle était face à la presse au siège de la Fédération à Cotonou.
Pour défaut de visa, le Bénin va participer à cette compétition avec seulement trois représentants dont un seul scrabbleur. Seul compétiteur de la délégation béninoise, François-Xavier Adjovi, a promis donner le meilleur de lui-même pour revenir de cette expédition avec au moins une place sur le podium.
En effet, des huit scrabbleurs qui ont postulé pour participer à cette compétition, seuls trois ont pu avoir le visa.
Promesse
« La tâche ne sera pas facile mais je me défendrai bec et ongle pour qu'on puisse tenir, ne serait-ce qu'une place sur le podium », a-t-déclaré. Ce dernier sera accompagné par Olivier Assinou, directeur Afrique du Scrabble et Roland Renaud Kouton, président de la Fédération béninoise de la discipline.
« Parlant d'objectifs, notre spécialité, c'est le classique, si nous revenons avec un podium, c'est déjà bien », a laissé entendre le président de la Fédération béninoise de scrabble, Roland Renaud Kouton avant de rappeler que lors du championnat d'Afrique de la discipline, le champion François-Xavier a émerveillé en scrabble duplicate. « Donc un podium là aussi serait un honneur », a-t-il ajouté.
Le défaut de passeport de service depuis un moment serait, selon Roland Renaud Kouton, un vrai handicap pour l’obtention du visa. Il invite le ministre Oswald Homéky à aider les fédérations en facilitant l’octroi des passeports de service aux athlètes. Rappelons que les championnats du monde de Scrabble francophone constituent la plus prestigieuse compétition organisée sous l'égide de la Fédération internationale de scrabble francophone (Fisf)?
Christian HOUNONGBE (Stag.)
Le préfet du Mono, Komlan Zinsou, au lancement des compositions du BEPC 2018[/caption]L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) a effectivement commencé depuis hier, lundi 9 juillet. Pour cette session de juillet à laquelle 8 913 candidats postulent dans le Mono, c’est le Ceg Koudo, un des centres d’examen de Lokossa, qui a eu l’honneur d’abriter, au plan départemental, le lancement des compositions placé sous l’égide du préfet, Komlan Zinsou.
Le Collège d’enseignement général (Ceg) Koudo, une localité de la commune de Lokossa, a abrité hier la cérémonie de lancement de l’examen du Bepc. Celui-ci a été marqué par la visite du préfet du département, Komlan Zinsou, à la tête d’une forte délégation de personnalités dont le maire de la commune, Pierre Awadji. Arrivée tôt sur les lieux, la délégation a visité les huit salles de compositions du centre et prodigué des conseils devant mettre en confiance les candidats. Au total, 265 candidats, dont 85 filles, y ont été inscrits. Ceux de la salle n°2 ont été sollicités pour vérifier l’intégrité des emballages contenant la toute première épreuve à composer. Le contrôle n’ayant révélé aucune anomalie, on a attendu, par la suite, le coup de la sirène pour commencer à 8h la distribution des épreuves. Tout étant ainsi bien parti pour l’examen du Bepc, session de juillet 2018, le préfet et le maire ont souhaité que les candidats poursuivent en confiance les compositions. « Le département a été troisième, l’année dernière, au classement national des résultats du Bepc. Je souhaite que les candidats de cette année fassent mieux en le hissant au premier rang », indique le préfet. A sa suite, le maire se félicite de l’honneur fait à sa commune d’abriter successivement le lancement de l’examen du Cep puis celui du Bepc avant de formuler son souhait. « Mon vœu est que le premier du département et du Bénin sorte de ce centre ou de ma commune », a dit Pierre Awadji. A son tour, le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire, Rodolphe Godovo, rappelle quelques statistiques au niveau du Mono avant que la délégation ne se porte vers d’autres centres examen pour le constat de démarrage. Elle s’est arrêtée d’abord au Ceg1 Agamè, ensuite dans deux collèges à Lokossa, puis au Ceg Athiémé et enfin au Ceg Akonana, dans la commune d’Athiémé. Le bon démarrage de l’examen a été noté à chacune de ces étapes. 8 913 candidats composent dans le Mono. Si l’effectif de ceux de la série moderne long s’élève à 3 469, dont 1 680 filles, les postulants enregistrés pour le compte de la série moderne court font 5 444 dont 2 135 filles. Ces effectifs comparés à ceux de l’année 2017, dégage un taux régressif de 24,84% justifiant d’ailleurs la réduction de 21 à 19, du nombre de centres d’examen.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 10 juil. 2018

Le scandale de corruption qui a éclaboussé le président de la Fédération ghanéenne de football, Kwesi Nyantakyi, continue de faire des remous. Saisi du dossier depuis quelques jours, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football a pris sur lui la responsabilité, samedi 7 juillet dernier, de sanctionner les arbitres fautifs.
Le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (Caf) a prononcé la suspension de onze arbitres cités dans l’affaire de corruption qui a occasionné la chute du président de la Fédération ghanéenne de football, Kwesi Nyantakyi. Les sansions vont d'une suspension à vie à une suspension à titre provisoire. Ainsi, 22 hommes en noir se sont vus infligés ces sanctions. La plus lourde sanction a été prise à l'encontre de l’arbitre assistant Marwa Range (Kenya), filmé en train d’accepter 600 dollars de la part d’un journaliste se faisant passer pour un dirigeant de club ghanéen. Il écope d’une exclusion à vie de toute activité liée au footballf. L’arbitre Yanissou Bebou (Togo) et l’arbitre assistant Jallow Ebrima (Gambie), quant à eux, sont suspendus pour dix ans. Des arbitres et assistants ivoiriens, maliens, burkinabè, mauritaniens et nigériens ont écopé des peines de suspension allant de deux à six ans. Il s’agit de Boukari Ouédraogo (Burkina Faso), Denis Dembele (Côte d’Ivoire), Marius Tan (Côte d’Ivoire), Bi Valere Gouho (Côte d’Ivoire), Coulibay Abou, (Côte d’Ivoire), Moriba Diakite, (Mali), Demba Boubou, (Mauritanie) Maman Raja Abba Malan Ousseini, (Niger).
En plus de ce lot d’officiels, le jury disciplinaire devra se pencher le 5 août prochain sur le cas d’une dizaine d’arbitres ghanéens et d’un libérien provisoirement suspendus de toute activité liée au football.
Pour rappel, dans un documentaire diffusé le mois dernier, le journaliste d’investigation Anas Aremeyaw Anas, a révélé un système de corruption à l’œuvre dans le football ghanéen et même africain. Une vidéo qui a mis à nu des arbitres en train d’accepter des pots-de-vin pour truquer des matchs du championnat ghanéen et des compétitions africaines.
L'équipe de France[/caption]La France et la Belgique se donnent rendez-vous, ce mardi 10 juillet, au stade de Saint-Pétersbourg à la faveur de la première demi-finale du Mondial russe. Cette confrontation s’annonce épique entre deux sélections désormais dans le dernier tournant vers le sacre.
La France et la Belgique jouent pour une place en finale de la Coupe du monde Russie 2018, ce mardi 10 juillet au stade Saint-Pétersbourg. Explosifs (2-0) face à l’Uruguay de Luis Suarez, les Bleus disposent d’atouts offensifs dus à leur polyvalence. Du milieu de terrain à l’attaque, N’golo Kanté, Paul Pogba, Kylian Mbappé, Antoine Griezmann, Olivier Giroud et autres sont capables de défier les Diables Rouges belges impressionnants depuis l’entame du tournoi. Pour avoir réussi le plus difficile en marquant deux fois en quart de finale contre la rugueuse défense uruguayenne, les Bleus aborderont cette demi-finale en comptant sur leur polyvalence avec des joueurs capables d’attaquer ou de défendre dans le match. Le gardien français Hugo Lloris Benjamin et ses défenseurs Benjamin Pavard, Raphaël Varane et Samuel Umtiti pourraient avoir la tâche difficile au cas où les attaquants belges comme Lukaku, Fellani et Eden Hazard seront dans leurs beaux jours. La France va également bénéficier du retour de suspension de Blaise Matuidi.
Auteurs d’un match intéressant contre le Brésil, les Diables Rouges pourront compter sur son collectif pour se tirer d’affaire. D’ailleurs, les Diables Rouges avec le trio Eden Hazard-Kevin de Bruyne-Romelu Lukaku, sans oublier Thibaut Courtois sont aguerris pour faire mieux face aux Bleus pour arracher leur billet pour la grande finale. Meilleure attaque de la compétition avec14 buts, la Belgique reste invincible dans le tournoi. Le sélectionneur belge Roberto Martinez sera privé de Thomas Meunier pour deux avertissements lors de la victoire des siens en quart de finale. Il pourrait opter pour un 4-4-2 classique afin de s'adapter au dispositif français. Nacer Chadli serait alors titularisé sur la droite, avec Yannick Carrasco de retour sur le flanc opposé.
Rappelons que la France a rencontré la Belgique à 74 reprises, 30 victoires à 24 en faveur des Diables Rouges pour 19 matchs nuls. La dernière rencontre entre les deux équipes en Coupe du monde remonte au match de la troisième place de Mexique 1986 remporté par les Bleus (4-2).
Compositions probables d’équipes
France : Hugo Lloris ; Lucas Hernandez, Samuel Umtiti, Raphaël Varane, Benjamin Pavard ; Ngolo Kanté, Paul Pogba ; Blaise Matuidi, Antoine Griezmann, Kylian Mbappé ; Olivier Giroud.
Belgique : Thibaut Courtois ; Jan Vertonghen, Vincent Kompany, Thomas Vermaelen, Toby Alderweireld ; Axel Witsel, Kevin De Bruyne, Nacer Chadli, Yannick Carrasco, Eden Hazard ; Romelu Lukaku.
Le Président de la République du Bénin, son Excellence Patrice TALON[/caption]
Le 5 juillet dernier, l’agence de notation internationale Standard & Poor’s a attribué la note B+ à la République du Bénin, associée à une perspective stable. Cette notation positionne le Bénin, à l’instar du Sénégal et du Kenya, au premier rang des pays d’Afrique évalués par l’agence S&P (hors Afrique du Sud et Maroc), devant des pays tels que le Nigeria ou le Rwanda (B, perspective Stable).
Source : MEF/ DGAE
Le Bénin met fin à sept années sans notation, la dernière datant de 2011 et étant inférieure à celle actuellement publiée (B, perspective négative).
La notation financière souveraine apprécie la capacité d’un gouvernement à faire face à ses engagements financiers. Cette bonne note attribuée au Bénin conforte donc les investisseurs sur la qualité de crédit de l’Etat.
Standard & Poor’s a particulièrement relevé le dynamisme de l’administration actuelle et la stabilité politique – unique dans la sous-région – de la démocratie béninoise.
L’agence de notation explique sa note par une amélioration notable de la gestion macroéconomique du pays par les nouvelles autorités, sous le leadership du président Patrice G. Talon. S&P met l’accent sur le renforcement de la gouvernance publique et la responsabilité des institutions. Elle souligne également les réformes mises en œuvre pour soutenir la croissance économique et poursuivre l’ajustement budgétaire, dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag).
S&P met principalement en avant l’amélioration de la collecte des recettes, grâce à un dynamisme accru de l’activité économique, associé à de meilleures performances de la filière coton et une série de réformes visant à améliorer la collecte de l’impôt.
Par ailleurs, les efforts liés au climat des affaires, notamment la création des tribunaux de commerce et l’adoption de décrets et lois visant l’accroissement de la transparence, y compris dans la passation des marchés publics, constituent également des réformes importantes plébiscitées par l’agence de notation. Cette dernière souligne que le succès dans la mise en œuvre de ces réformes stimulera la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs étrangers.
Standard&Poor’s prévoit pour le Bénin un taux de croissance qui restera élevé, avec une moyenne de 6,3 % sur la période 2018-2021, soutenu par les investissements aussi bien publics que privés. Le déficit budgétaire devrait se réduire, d’après l’agence, à 4,0 % en moyenne sur la période 2018-2021 contre le niveau de 7,6 % du PIB enregistré en 2015. Elle anticipe un taux d’endettement d’environ 50% du PIB et un déficit extérieur courant qui se réduirait à 7 % du PIB à l’horizon 2021.
En perspective, Standard & Poor’s affirme qu’une progression supplémentaire de la note du Bénin est accessible dans un scénario de croissance économique plus forte que prévue, associée à une baisse des déficits budgétaire et extérieur ainsi qu’une réduction significative de la dette publique rapportée au PIB?
Fruit des efforts du gouvernement
Avec la note B+ de l’agence de notation internationale Standard &Poor’s, le Bénin est ainsi hissé parmi les premières économies d’Afrique devant des pays tels que le Nigeria ou le Rwanda. L’agence explique cette note « par une amélioration notable de la gestion macroéconomique du pays par les nouvelles autorités ». Elle met l’accent sur le leadership du président de la République, le renforcement de la gouvernance publique et la responsabilité des institutions. Elle souligne également les réformes mises en œuvre pour soutenir la croissance économique et poursuivre l’ajustement budgétaire, dans le cadre du Programme d’actions du gouvernement (Pag). La structure a apprécié tout particulièrement « l’amélioration de la collecte des recettes, grâce à un dynamisme accru de l’activité économique, associé à de meilleures performances de la filière coton et une série de réformes visant à améliorer la collecte de l’impôt ».
Par ailleurs, les efforts liés au climat des affaires, notamment la création des tribunaux de commerce et l’adoption de décrets et lois visant l’accroissement de la transparence, y compris dans la passation des marchés publics, constituent également des réformes importantes plébiscitées par l’agence de notation.
Cette note, fruit des nombreuses réformes engagées par le régime en place, est porteuse d’espoir pour le pays et met fin à sept années sans notation, la dernière datant de 2011 et étant inférieure à celle actuellement publiée.
Actualités 10 juil. 2018
Le ministre d'Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané[/caption]Ce mercredi 11 juillet, le Bénin à l’instar des autres pays célèbre la Journée mondiale de la population. Les manifestations qui auront lieu à Lokossa porteront sur le thème « Planification familiale est un droit humain », a annoncé le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, ce lundi 9 juillet à Cotonou, au cours d’une séance d’échange avec les hommes des médias.
La Journée mondiale de la population (Jmp) est commémorée chaque année sous la bannière d’une thématique pour impulser la réflexion sur les différents problèmes que posent la dynamique et l’état de la population sur les différents continents, indique le ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. Il explique que la célébration de ladite journée remonte au 11 juillet 1987, date à laquelle la population mondiale a atteint cinq milliards et que deux ans après cette célébration, le conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) a recommandé de faire de la date du 11 juillet de chaque année la Journée mondiale de la population.
Cette année, explique le ministre, la communauté internationale a choisi comme thème « Planification familiale est un droit humain ». Un thème qui, d’après lui, est « un rappel à l'histoire de l'humanité que les efforts pour planifier et éviter les grossesses non désirées, ont été une lutte privée endurée par les femmes et les filles ». Pour le ministre d’Etat, la planification familiale, qui est l'ensemble des moyens concourant à la régulation des naissances, a pour but de réduire la mortalité maternelle et de permettre aux familles d’avoir des enfants quand elles veulent.
La planification familiale présente beaucoup d’avantages. Elle permet à la mère et aux enfants d’être en meilleure santé lorsque les grossesses à risque sont évitées. Aussi les familles qui ont peu d'enfants ont plus d'argent et de nourriture pour chaque enfant et les parents ont plus de temps pour exercer une activité économique et échanger avec leur famille, indique le conférencier. Pour ce qui est des jeunes filles, la planification leur permet d’être maintenues dans leur cycle scolaire et retardent la première ou la deuxième grossesse.
Autant d’avantages qui, selon Abdoulaye Bio Tchané, justifient l’intérêt que le gouvernement accorde à la planification familiale, largement promue dans ses actions.
Réduire la vulnérabilité des populations
« Le Bénin a pris des dispositions aux plans institutionnel et opérationnel pour promouvoir la planification familiale comme droit de l’homme et contribuer au développement harmonieux de nos concitoyens », rappelle le ministre d’Etat. Il cite en guise d’exemple la Politique nationale de population couvrant la période 2013-2025, dont le but principal est l’amélioration du niveau et de la qualité de vie des populations, la politique holistique de protection sociale 2014-2024, assortie d’un plan d’action (2014-2018), afin de réduire la vulnérabilité des populations face aux risques. Le Programme d’action du gouvernement dont le pilier 3 est intitulé « Amélioration des conditions de vie des populations » à travers l’axe 6, a consacré d’importantes actions et projets à l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes et la santé maternelle et infantile sont aussi des illustrations de cette détermination du gouvernement. Abdoulaye Bio Tchané donne également l’exemple du projet « Assurance pour le renforcement du capital humain » (Arch). Néanmoins, « Notre pays continue, avec l’appui des partenaires, de consentir des efforts pour le renforcement des capacités de nos populations sur le concept de dividende démographique, note-t-il. Conformément au principe de rotation qui a cours depuis plusieurs années, les activités auront lieu dans la commune de Lokossa. Elles seront faites, entre autres, de causeries sur le thème retenu, de dépistage volontaire du Vih/Sida, de campagnes de dépistage gratuit du cancer des seins et bien d’autres activités socioculturelles et éducatives. Dans chacun des autres départements, des activités de même nature seront menées.
Actualités 10 juil. 2018
Les déversements d'hydrocarbures en mer causent des dommages importants[/caption]La pollution marine par les déversements accidentels d’hydrocarbures préoccupe les autorités béninoises. Un atelier de trois jours se tient à cet effet depuis, ce lundi 9 juillet à Cotonou. Les participants, tous des spécialistes des questions de l’environnement, vont procéder à l’opérationnalisation du plan d’urgence du Bénin en cas de déversement d’hydrocarbures en mer.
Le Bénin se prépare à faire face à la pollution marine par déversements d’hydrocarbures. Au cours de l’atelier de trois jours sur le thème « Opérationnalisation du plan national d’urgence de déversements accidentels d’hydrocarbures en mer », lancé par le ministre de l’Energie et des Mines, Samou Séidou Adambi, ce lundi 9 juillet à Cotonou, il sera question pour les participants de s’approprier le contenu du plan et d’apporter les amendements pour son actualisation. L’objectif de cet atelier qui se tient en présence des responsables de l’Onu-Environnement et autres cadres du Bénin est de rendre opérationnel le plan afin de pouvoir faire face efficacement à un déversement accidentel de pétroles en mer et de minimiser les impacts sur la sécurité maritime ainsi que sur la santé humaine, l’environnement et les sites culturels.
Les déversements d’hydrocarbures en mer sont des événements imprévisibles. Ils causent des dommages importants à l’environnement, aux communautés côtières et aux populations. Le Bénin étant situé dans le golfe de Guinée, il n’échappe pas à cette situation. Pour le point focal de la convention d’Abidjan du Bénin, Faustine Zinzogan Coovi, les océans disposent de divers et variés écosystèmes qui croupissent sous le poids de la pression humaine. Parmi ces pressions, a-t-elle précisé, figure la pollution par les hydrocarbures avec les bouleversements écologiques qu’elle est susceptible de créer à court, moyen et long termes. « Il urge donc de renforcer les capacités d’intervention des acteurs pour faire face à ce type de pollution », justifie le point focal, assurant que la mise en œuvre des résultats attendus contribuera à la réduction des risques liés à la pollution marine par les hydrocarbures.
Le secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan, coordinateur régional du plan d’action pour l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud, Abou Bamba, a rappelé pour sa part l’article 5 de la convention d’Abidjan selon lequel : « Les parties contractantes prennent toutes les mesures appropriées, conformément au droit international, pour prévenir, réduire, combattre et maîtriser dans la zone d’application de la Convention, la pollution causée par les rejets normaux ou accidentels des navires et assurent l’application effective dans ladite zone des règles et normes généralement admises au niveau international, en matière de lutte contre ce type de pollution ». Par ailleurs, Abou Bamba a mis l’accent sur la décision Cop 11/1 relative à la mise en œuvre des décisions prises au cours de la 11e conférence des parties de la Convention d’Abidjan tenue en mars 2015 portant sur les normes environnementales pour les activités d’exploration et d’exploitation Offshore des ressources pétrolières et minières aux larges des côtes des Etats-parties.
Démanteler les plateformes défectueuses
Les installations ayant servi à la production pétrolière de 1982 à 1998 sur le champ pétrolifère de Sèmè-Podji n’ont pas été démantelées ni sécurisées à l’arrêt de l’exploitation. Car le gouvernement d’alors avait l’espoir de redémarrer très vite la production compte tenu des nombreuses offres de développement du champ qui malheureusement n’ont pu aboutir, a indiqué le ministre des Mines et de l’Energie, Samou Séidou Adambi. Ces installations, affirme-t-il, sont dans un état de dégradation avancée avec une pollution d’hydrocarbures contenues dans les conduites. D’après ses explications, la Convention internationale de 90 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures ratifiée par le Bénin la même année est l’instrument international qui établit un cadre destiné à promouvoir la coopération internationale et l’assistance mutuelle en vue de la préparation et de la lutte contre les événements graves dus aux hydrocarbures.
En avril 2017, le Bénin a demandé au programme des Nations Unies pour l’environnement de lui fournir un appui technique relatif à la mise hors service des installations Offshores abandonnées du site de Sèmè. Un exercice de simulation a été réalisé, d’après Samou Séidou Adambi qui a aussi renseigné que le Bénin a informé le Nigeria et le Togo des risques de déversement d’hydrocarbures du fait de dégradation de ces plateformes. « C’est dans la même logique que le gouvernement du Bénin a sollicité l’appui technique et financier de plusieurs organismes internationaux notamment l’Onu-Environnement qui a déjà effectué deux missions au Bénin pour l’évaluation des risques environnementaux liés aux installations abandonnées sur le champ pétrolier de Sèmè, assortie de propositions concrètes », a indiqué le ministre des Mines et de l’Energie. Il faut rappeler qu’il faut plus de 10 milliards de francs Cfa pour procéder au démantèlement des plateformes défectueuses des côtes de Sèmè.

Le Bénin dispose, depuis 2012, d’une loi sur l’organisation du référendum. Il s’agit de la loi organique n°2011-27 du 18 janvier 2012 portant conditions de recours au référendum. Ce texte est désormais d’actualité avec le vote de l’Assemblée nationale prenant en considération, jeudi 5 juillet dernier, la proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990.
La proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990 devrait être soumise au référendum, faute de la majorité des quatre cinquièmes au Parlement après l’étape de sa prise en considération par un vote des trois quarts des députés. La procédure devrait donc se poursuivre à l’aune de l’article 155 de la Constitution qui prévoit que « La révision n’est acquise qu’après avoir été approuvée par référendum, sauf si le projet ou la proposition en cause a été approuvé à la majorité des quatre cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale ». Cette disposition vient renforcer l’article 4 de la loi fondamentale. Lequel fixe que « Le peuple exerce sa souveraineté par ses représentants élus par voie de référendum. Les conditions de recours au référendum sont déterminées par la présente Constitution et par une loi organique. La Cour constitutionnelle veille à la régularité du référendum et en proclame les résultats ».
Le législateur vient alléger la procédure en matière de vote référendaire à travers la loi n°2011-27 du 18 janvier 2012 portant conditions de recours au référendum. Cette loi en son article 4 fixe clairement dans quelles conditions peut être déclenchée la procédure de référendum. Cette disposition prévoit que le président de la République, après consultation du président de l’Assemblée nationale et du président de la Cour constitutionnelle, peut prendre l’initiative du référendum sur toute question relative à la promotion et au renforcement des droits de l’Homme ; l’intégration sous-régionale ou régionale ; l’organisation des pouvoirs publics et tout projet ou proposition de révision de la Constitution, votée à la majorité des trois quarts des membres de l’Assemblée nationale. Le président de la République consulte les deux présidents d’institutions par lettre circonstanciée. La correspondance doit être accompagnée de la proposition de loi référendaire, de l’exposé des motifs, du texte de la question à soumettre au référendum et du projet de décret portant convocation du corps électoral. L’article 6 de la loi organique insiste sur les options fondamentales de la Conférence nationale de février 1990 qui ne peuvent pas faire l’objet de questions à soumettre au référendum. Il s’agit de la forme républicaine et de la laïcité de l’Etat, de l’atteinte à l’intégrité du territoire national ; du mandat présidentiel de cinq ans renouvelable une fois ; de la limite d’âge de 40 ans au moins et 70 ans au plus pour tout candidat à l’élection présidentielle et du type présidentiel du régime politique au Bénin.
Au chef de l’Etat de décider
Ces différents points sont soustraits par le législateur des questions pouvant faire l’objet de vote par voie référendaire. Aucune de ces options n’est d’ailleurs prise en compte dans la proposition d’amendement de la Constitution du 11 décembre 1990 pris en considération par les députés de la septième législature. Laquelle est déjà transmise au président de la République, le vendredi 6 juillet dernier, jour de la clôture de la première session ordinaire de l’année 2018, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Il a envoyé toutes les décisions issues des différents votes, en l’occurrence à la majorité des trois-quarts et des quatre-cinquièmes respectivement pour les étapes de recevabilité et d’approbation du texte.
Cette saisine du chef de l’Etat est faite conformément à l’article 11 alinéa 1er de la loi organique portant conditions de recours au référendum. Lequel prévoit que « La proposition de loi et la question à soumettre au référendum sont transmises au gouvernement par le président de l’Assemblée nationale au cours de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale ». Cette étape de transmission de la proposition d’amendement constitutionnel est désormais franchie. Elle déclenche de façon formelle la procédure de l’organisation du référendum par la Commission électorale nationale autonome (Céna). Seulement, il revient au chef de l’Etat de donner ou non son quitus pour la tenue de ce scrutin référendaire, le premier de l’ère du Renouveau démocratique au Bénin depuis 1990. Rien n’oblige le président de la République à organiser ce référendum. L’article 4 de la loi organique est d’ailleurs formelle là-dessus : « ….Le président de la République……peut prendre l’initiative du référendum… ». Le texte dit « peut » et non « doit ». Maintenant, au cas où le président accepteraient l’organisation de ce scrutin, il doit matérialiser son accord en convoquant le corps électoral. Cette convocation des électeurs en vue du référendum est faite par décret pris en Conseil des ministres, cent vingt jours avant la date du scrutin. La proposition de loi référendaire et le texte de la question à poser au peuple sont annexés au décret qui fait l’objet d’une large diffusion par la Céna pour permettre au peuple de s’informer du contenu. Le scrutin a lieu un dimanche ou à défaut un autre jour qui doit être déclaré férié et chômé. Il dure neuf heures et se déroule de 7 h à 16 heures. Le scrutin est organisé sur la base de la Liste électorale permanente informatisée arrêtée quatre-vingt-dix jours avant le scrutin. Comme toute élection politique, il est également prévu ici une période de campagne électorale.
Sauter les contraintes de délais
« Dès la convocation du corps électoral, tout parti politique ou alliance de partis politiques régulièrement constitué dispose de dix jours pour adresser une demande de participation à l’organe en charge des élections. La demande est faite en double exemplaire sur papier à en-tête avec le logo ou le signe du parti politique. Elle est revêtue de la signature légalisée du représentant légal du parti politique ou de l’alliance de partis politiques et déposée au secrétariat de l’organe en charge des élections et, ce, contre récépissé. Une copie de ladite demande est transmise à la Cour constitutionnelle », dispose l’article 14 de la loi organique portant conditions de recours au référendum. La Céna en charge du référendum peut, par décision motivée, déclarer irrecevable une demande de participation à la campagne en vue du référendum. Le parti dont la demande a été rejetée peut saisir la Cour constitutionnelle qui statue dans un délai de cinq jours. La loi fixe un délai de 90 jours à l’organe en charge des élections, c’est-à-dire la Céna d’arrêter la liste définitive des partis politiques ou alliances de partis politiques autorisés à prendre part à la campagne en vue du référendum.
De sources proches de l’Assemblée nationale informent que les députés s’apprêtent à réviser cette loi organique portant conditions de recours au référendum afin de revoir les contraintes liées aux différents délais, pour faciliter la tenue de ce vote au cas où le chef de l’Etat l’accepterait.
Le vote se déroule sur le territoire national et à l’étranger dans les ambassades et consulats du Bénin. Le bulletin de vote est unique. Il comporte deux couleurs différentes imprimées en caractères identiques. Le « Oui » sur fond vert pour approuver la loi référendaire et le « Non » sur fond rouge pour rejeter le texte. Tout le contentieux des opérations référendaires et la proclamation des résultats sont de la compétence de la Cour constitutionnelle. La proposition de loi référendaire adoptée est soustraite à tout contrôle de constitutionnalité en ce sens qu’elle constitue l’expression directe de la souveraineté nationale (article 30).
Pour l’instant, l’on attend toujours la suite que le chef de l’Etat donnera aux courriers du président de l’Assemblée nationale suite à la prise en considération de la proposition d’amendement constitutionnel?

L’élection des membres du Comité exécutif de la Fédération africaine du sport scolaire s’est déroulée ce dimanche 8 juillet à Agadir au Maroc. Judicaël Ayadokoun, directeur général adjoint de l’Office béninois de sport scolaire et universitaire, a été élu à tête de la Zone Afrique de l'Ouest de la Fédération africaine du sport scolaire. Il siègera ainsi dans l’instance faîtière du sport scolaire et universitaire sur le continent.
Ce nouveau bureau exécutif de quinze membres est présidé par le Marocain Youssef Belqasmi pour un mandat de quatre ans renouvelables.
Avant leur entrée en fonction, les nouveaux membres élus du Comité exécutif de la Fédération africaine du sport scolaire seront présentés à l'ensemble des ministres en charge des Sports de l'Afrique en novembre prochain à Rabat lors de la conférence internationale sur la nouvelle orientation du sport scolaire en Afrique.
A l’instar du ministre Oswald Homeky à la tête de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des États et gouvernements membres de la Francophonie (Confejes) depuis plus d’un an, cette élection permettra au Bénin de se positionner dans l’univers du sport scolaire sur le continent. D’ailleurs, le gouvernement du président Patrice Talon a fait du sport scolaire et universitaire une priorité.. Plusieurs projets inscrits dans le Programme d’action du gouvernement visent la promotion du sport à la base?
Ch. H.

Un vaccin contre le Sida pourrait-il bientôt exister ? C'est l'espoir suscité par un nouveau traitement préventif. Le rapport des essais cliniques a été publié dans la revue scientifique The Lancet.
Les essais cliniques ont duré plus d'un an et les résultats sont encourageants. Le traitement préventif a d'abord été testé sur des singes. Les deux tiers d'entre eux ont été protégés quand les chercheurs leur ont inoculé le virus.
Puis près de 400 hommes originaires d'Afrique du Sud, d'Afrique de l'Est, de Thaïlande et des Etats-Unis ont reçu des injections de virus VIH rendus inoffensifs, et le test a montré des réactions immunitaires très prometteuses. Le directeur de l'étude, le virologue Dan Barouch, estime que ce n’est probablement pas le vaccin définitif, mais que cela pourrait être une avancée phénoménale.
Le seul et unique essai qui avait eu lieu en 2009 avec un autre modèle vaccinal, avait montré des résultats très insuffisants. Le risque d'infection de 16 000 volontaires en Thaïlande n'avait été réduit que de 31%.
Tests en Afrique Australe
Un test de ce vaccin potentiel appelé Imbokodo (rocher, en zoulou) sera lancé sur 2 600 femmes en Afrique Australe, le lieu au monde où le virus pose le plus de problèmes, explique Jean-Daniel Lelièvre, du Vaccine Research Institute (Agence nationale de recherches sur le sida) joint par RFI. En France, 150 000 personnes vivent avec le VIH, et ils sont chaque année 6 000 à découvrir leur séropositivité. « En Afrique Australe, c'est 100 fois plus ! », pointe le chercheur.
Les résultats de ce test très prometteur sont attendus vers 2021. Le professeur Darouch appelle néanmoins à la prudence, rappelant qu'en matière de recherche vaccinale, les déceptions sont souvent nombreuses?
rfi.fr