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9229 candidats ont pris, ce lundi 9 juillet, le chemin des centres d’examen pour les épreuves du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) dans l’Atacora. Le lancement officiel de cet examen s’est déroulé dans la commune de Toucountouna sous l’égide du préfet du département.
Des candidats à l’examen du Bepc ont pris d’assaut tôt ce lundi matin le collège d’enseignement général I de Toucountouna. Quand la délégation d’officiels conduite par le préfet de l’Atacora a investi les lieux, le regard alerte, le chef centre guide les membres vers une salle en attendant le cérémoniel consacrant le lancement des épreuves par l’autorité de tutelle.
Souriante et rassurante, Déré Lydie Chabi Nah, préfet de
l’Atacora, invite les candidats à ne pas céder à la peur devant les épreuves qu’ils doivent affronter quelques minutes plus tard. «Rien de tout ce qui vous sera donné ici ne doit vous effrayer, tout simplement parce que ce sont des épreuves que vous avez l’habitude d’aborder en classe », lance-t-elle, dans une des salles que compte ce centre d’examen où sont attendus 497 candidats. Pour elle, cela n’est qu’un test à l’instar d’autres qu’ils ont connus. Elle assure qu’elle compte sur eux pour voir le département de l’Atacora figurer dans le peloton de tête des meilleurs admis au Bepc. A l’endroit des filles, elle a eu des mots d’encouragements bien forts. Elles devront batailler au même titre que les garçons pour bénéficier des mêmes chances dans la vie.
Dengua Sahagui, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, a appelé les surveillants et chefs centres à assumer avec doigté la mission à eux dévolue pour une réussite de cet examen.
Pour cette session du Bepc, il est enregistré au départ 9292 candidats dont 3274 en Moderne long et 5955 en Moderne court. Dix-neuf centres d’examen sont créés pour 316 salles et 632 surveillants, selon Barthélémy N’dah Moutouama, chef service des Examens et Concours à la direction départementale de l’Enseignement secondaire. Il évoque comme particularité de cette session l’ouverture de deux nouveaux centres, ceux de Manta dans la commune de Boukombé et de Guimarou dans la commune de Kouandé, pour rapprocher des centres d’examen des candidats de localités un peu éloignées des centres traditionnels. Par ailleurs, deux centres ont été provisoirement fermés. Il s’agit de ceux de Ste Thérèse et du Lycée des jeunes filles de Natitingou.
Il est constaté une baisse du nombre d’inscrits à cette session par rapport à l’année dernière, puisqu’ils étaient 11473 candidats à plancher en 2017. Ce qui pourrait s’expliquer, selon le chef service, par certaines réformes en cours dans l’enseignement secondaire et la désertion des classes par certains élèves suite aux mouvements de débrayages enregistrés au cours de l’année scolaire. L’obligation faite aux élèves de passer désormais en classe supérieure avec également le Bepc en poche en plus de la moyenne annuelle, a tôt découragé d’aucuns qui n’ont pas cru devoir revenir sur les bancs cette année scolaire.
Il est à signaler que 142 candidats n’ont pas pu se présenter ce lundi en salle d’examen, faute d’actes de naissance?

Mahougnon Kakpo, ministre des Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, a procédé au lancement officiel des épreuves de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc 2018) au lycée Houffon d’Abomey dans le Zou. Au total, 17 074 candidats composent dans ce département.
Il est 8 h ce lundi matin au lycée Houffon d’Abomey. La délégation du ministre Kakpo Mahougnon est présente dans le centre d’examen pour procéder au lancement officiel des épreuves du Bepc 2018. La sirène donne le top des compositions. Les examinateurs et autres responsables du centre font des aller-retour sans cesse d’une salle à une autre pour que tout soit parfait et bien apprécié de l’autorité présente.
Dans les salles de composition, les candidats, visiblement stressés, sont déjà en place attendant les premières épreuves. Le ministre Kakpo et sa suite sont dans une salle de composition pour le lancement des épreuves. L’enveloppe contenant la première épreuve bien emballée est montrée aux candidats avant d’être ouverte. Il s’agit de l’épreuve de Communication écrite. Avant le top, l’autorité rappelle aux candidats quelques interdits à respecter durant cet examen. Mahougnon Kakpo met notamment l’accent sur l’utilisation du téléphone portable qui est strictement prohibé au cours de l’examen. Le candidat qui se fera prendre connaît bien la suite. Puis, il exhorte les candidats à la concentration et à faire face en toute sérénité aux épreuves qui ne sont que des questions relatives aux cours reçus en classe. « Le Bepc est un examen et tous les candidats peuvent être admis. Les épreuves n’ont rien de sorcier. C’est juste des questions sur le programme enseigné en classe. Il suffit de se concentrer et de bien répondre », a-t-il assuré avant de prendre congé d’eux.
Il est à noter qu’après les épreuves de Communication écrite et de Lecture dans la matinée, dans l’après-midi, c’est à l’épreuve d’histoire-géographie que les candidats ont été soumis. Ce mardi matin, ils auront à plancher en anglais.
Dans le département du Zou, sur le total 17 074 candidats, il y a 4 candidats malvoyants qui composent au Ceg 2 d’Abomey pour cet examen du Bepc session 2018?

A l’instar des autres départements du Bénin, l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) a effectivement commencé ce lundi 9 juillet dans le Couffo.
Pour cette session de juillet, c’est dans la commune d’Aplahoué que le préfet Christophe Mégbédji a procédé au lancement des compositions. C’était précisément au Ceg Lalo, érigé au rang des centres d’examen du département. Y ont été enregistrés 585 candidats, dont 201 filles, répartis dans huit salles. Le lancement proprement dit a été marqué par des conseils de mise en confiance. « Je sais que vous vous êtes préparés pour affronter les épreuves. N’ayez pas peur. Même si elle cherche à vous gagner, garder le sourire aux lèvres pour affronter les épreuves », conseille le préfet. L’autorité poursuit que le contenu des épreuves n’est rien d’extraordinaire que les enseignements reçus en classe. « Si vous finissez d’écrire, il faut lire et relire votre chef-d’œuvre (ndlr, copie) », ajoutera le préfet Mégbédji avant de procéder, ensemble avec le maire de la commune William Fangbédji, le directeur départemental en charge du sous-secteur et bien d’autres membres de sa délégation, à la distribution des exemplaires de la toute première épreuve de cette première journée de composition. Saluant les efforts des acteurs du système éducatif ayant permis, selon lui, l’effectivité de la tenue du présent examen, le maire William Fangbédji exhortera également les candidats à ne pas céder à la panique. « Cette année, espère-t-il, Lalo sera la première commune du département ». Le même vœu pour l'issue de l'examen est partagé par le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire dans le Couffo, Jean Houngbélagnon. A ses dires, les candidats devront tirer leur épingle du jeu à la suite de la série des devoirs communaux et évaluations ordinaires qui ont servi à les préparer. « Nous comptons beaucoup sur vous et si nous sommes venus à Lalo, déclare-t-il, c’est pour que la commune soit la première du département du Couffo ». « Sur deux années consécutives, rappelle le directeur départemental, Lalo était la dernière commune du département ». Après Lalo, le préfet et sa suite ont visité d’autres centres d’examen, dans les communes de Klouékanmè et de Toviklin. A toutes ces étapes, aucun incident n’a été signalé. Dans l'ensemble des six communes du Couffo, 20 centres d'examen accueillent les 8 011 candidats enregistrés pour le Bepc, session de juillet 2018.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 09 juil. 2018
Arbitre international de football de 1994 à 2011, Bonaventure Coffi Codjia[/caption]Arbitre international de football de 1994 à 2011, Bonaventure Coffi Codjia a officié dans plusieurs compétitions de football à travers le monde entier. Actuellement instructeur Fifa, il a officié pendant deux éditions de Coupe du monde (2002 et 2006), la Coupe d'Asie des nations de football 2004 et surtout six coupes d’Afrique des nations (2002, 2004, 2006, 2008, 2010), apprécie l’assistance vidéo utilisée pour la première fois dans une Coupe du monde.
La Nation : Comment appréciez-vous l’introduction de la vidéo dans l’arbitrage ?
Bonaventure Codjia : Je pense c’est la première fois que la Fédération internationale de football association (Fifa) fait recours à l’Assistance vidéo à l'arbitrage (Ava) ou Vidéo assistants referee (Var) dans une compétition majeure de football. C’est une bonne chose car cela permettra de limiter les décisions erronées dans une rencontre de football. Chaque chose à son temps, nous n’avons pas eu cette chance mais nous saluons cette avancée dans l’arbitrage.
Quels sont les cas dans lesquels ont fait recours à cette technique ?
Il y quatre cas où le juge central peut recourir aux arbitres assistants : une situation de but marqué, un penalty, un carton rouge, l’identité d’un joueur fautif. Car, le rôle des arbitres assistants vidéo n’est pas de remettre en cause la décision de l’arbitre mais d’aider l’arbitre à déterminer si une infraction à même d’invalider un but s’est produite, de veiller à ce qu’aucune décision clairement incorrecte ne soit prise au moment d’accorder ou non un penalty, de veiller à ce que l’arbitre ne se trompe pas sur l’identité du joueur à avertir ou à exclure.
Cette nouvelle technique ne démystifie-t-elle pas l’arbitrage traditionnel ?
Pas du tout. En réalité, l’assistance vidéo à l’arbitrage ne vient pas remplacer l’arbitre qui a le dernier mot. D’ailleurs, l’arbitre joue toujours un rôle principal de l’action litigieuse à la dernière décision en passant par le visionnage. C’est à l’arbitre central d’accepter l’information des arbitres assistants vidéo et à lui de prendre la décision appropriée, ou demander à visionner la séquence vidéo sur le bord du terrain avant de se prononcer. Ainsi, cette innovation ne va pas sans l’intime conviction de l’arbitre qui prend la dernière décision.
Quel jugement pouvez-vous porter après l’utilisation de cette technique pendant les deux premiers tours du Mondial russe ?
Je ne suis pas encore totalement satisfait. Nous avions besoin de la technique mais il faut davantage travailler avec les arbitres pour parfaire cette nouveauté. On peut faire confiance à cette technologie et surtout aux arbitres de la Coupe du monde qui prennent les décisions en respect des textes.
Ne pensez-vous pas que cette technologie a plus pénalisé les équipes africaines ?
Non. Je pense qu’il faut qu’on évite ces genres de polémiques d’autant plus que l’assistance vidéo à l’arbitrage répond à des règles données. Il est toujours dit que l’arbitrage traditionnel ne favorisait pas les équipes africaines. Maintenant, il faut que tous les acteurs cherchent à maîtriser les règles pour ne pas porter des jugements de valeur sur ce qui se fait, bien qu’aucune œuvre humaine ne soit parfaite.
Qu’est-ce que cela vous fait de ne voir aucun arbitre béninois au Mondial après vous ?
(Rires). Je pense que chaque chose à son temps. En tant qu’instructeur Fifa, je souhaite voir de jeunes arbitres béninois dans les compétitions internationales. Il faut que les jeunes travaillent pour atteindre le haut niveau. Je reste convaincu qu’avec plus de travail, l’arbitrage béninois pourra être à la prochaine Coupe du monde?
Société 09 juil. 2018
Le ministre de la Défense, Fortunet Alain Nouatin, échangeant les documents avec l'ambassadeur de la Chine près le Bénin[/caption]La mission médicale chinoise de Ningxia fête ses 40 ans au Bénin. Pour célébrer cet événement qui marque la vitalité et l'efficience de la coopération médicale sino-béninoise, l'ambassade de Chine près le Bénin a organisé une série de manifestations. A cet effet, elle a servi de cadre, vendredi 6 juillet dernier, à la cérémonie officielle et à la réception de personnalités béninoises.
Installée au Bénin depuis 1978, la mission médicale chinoise de Ningxia fête 40 ans d'exercice. « Au cours des 40 années passées, 22 missions composées de 573 médecins ont fait preuve de dévouement… Grâce à ces équipes, près de 3 millions de personnes ont été soignées, avec près de 50 000 interventions chirurgicales. Trois médecins chinois ont même perdu leur vie sur la terre béninoise », a relaté l’ambassadeur plénipotentiaire de la République populaire de Chine près le Bénin, Peng Jingtao. C’était à l’occasion de la cérémonie officielle marquant le quarantième anniversaire de la coopération médicale sino-béninoise. Cette célébration a connu la présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci ; du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin ; du ministre délégué en charge de la Défense, Fortunet Alain Nouatin, des hauts gradés de l'armée béninoise et de personnalités diplomatiques.
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a salué la fécondité de la coopération médicale qui a démarré avec le programme d’envoi de missions médicales, le don de médicaments, la construction d’infrastructures et le renforcement en équipements d’hôpitaux à Parakou, Lokossa et Natitingou, le renforcement de capacités à travers l’octroi de bourses de formations dans les filières de la médecine, de la pharmacie, de l’orthopédie, de la chirurgie... Il a remercié par ailleurs la mission médicale chinoise pour son implication dans la lutte contre l’épidémie à virus Lassa. Cette coopération médicale a été aussi prolifique avec l’armée béninoise depuis 1975. Le don d'équipements techniques et de matériels roulants, la construction d'infrastructures sanitaires au profit de garnisons militaires et l’acte de remise et de réception de matériels médicaux d'une valeur de 800 millions, sont, selon le ministre délégué en charge de la Défense, Alain Nouatin, des preuves de la vitalité de cette coopération dont il a salué la qualité exceptionnelle.
Lors de cette cérémonie, il a en effet été procédé à la signature de protocoles d’accords et d’actes de remise de matériels entre le Bénin et la Chine dans les secteurs de la santé et de la défense nationale ainsi qu’à la décoration du directeur général adjoint de la commission de la santé et du planning familial de la région autonome de Ningxia, Sun Jianjun, qui a été élevé au grade de Commandeur de l’Ordre national du mérite.
Les autorités politico-administratives lors des manifestations[/caption]Vendredi 6 juillet dernier à Natitingou, a eu lieu la commémoration en différé de la Journée internationale de lutte contre la drogue. Occasion pour les autorités politico-administratives de réitérer leur engagement à réprimer l’abus des stupéfiants et des substances psychotropes.
Le Bénin a commémoré la Journée internationale de lutte contre la drogue célébrée le lundi 25 juin dernier par la communauté internationale. Les manifestations officielles tenues à Natitingou ont été l’occasion pour les autorités à divers niveaux de sensibiliser la jeunesse contre l’abus des stupéfiants et des substances psychotropes et réitérer l’engagement de l’Etat à réprimer le trafic illicite de la drogue. « Ecoutez d’abord ! Ecoutez les enfants et les jeunes est la première étape afin de les aider à s’épanouir », tel est le thème de cette journée pour laquelle des centaines d’élèves de la cité de Nanto ont été mobilisées.
Un thème qui, selon Mora Orou Baro, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, président du Comité interministériel de lutte contre l’abus des stupéfiants et des substances psychotropes (Cilas), « nous engage dans ce que nous pouvons et devons faire pour assurer ensemble à nos communautés, à nos collectivités et à nos familles, notamment les enfants et les jeunes, une vie de bonne santé sans drogue ».
Bénéficiant du soutien de son collègue du département du Couffo, Christophe Mègbédji, à ses côtés auxdites manifestations, Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, a noté que les groupes cibles souvent victimes de l’usage abusif des drogues sont issus des couches juvéniles. D’où l’intérêt pour l’Etat de lutter contre toute substance nocive à leur épanouissement.
« L’avenir du pays dépend à juste titre de la sauvegarde de ces couches. Il est alors indispensable de les protéger et de les préserver de la drogue, du tabagisme et de l’alcoolisme sous toutes leurs formes », admet-elle.
Instaurée depuis le 7 décembre 1987 par l’Organisation des Nations Unies, la Journée internationale de lutte contre la drogue vise essentiellement, selon Mora Orou Baro, à sensibiliser chaque année toutes les communautés sur les méfaits de la drogue, tant sur la santé, la sécurité que sur le développement socio-économique.
Soulignant que la drogue avec son corollaire de crime transnational organisé est un fléau qui mine dangereusement tous les pays, il a rappelé tous les efforts faits par le gouvernement aussi bien dans le domaine de la répression du trafic illicite de cette drogue que dans le secteur de la prévention et du traitement de la toxicomanie.
« La drogue nuit gravement à la santé. La drogue, ce n’est pas seulement le cannabis, l’héroïne, la cocaïne ou les amphétamines dont la production, la consommation et le trafic sont formellement interdits. La drogue, c’est aussi l’alcool, le tabac, la cigarette, le café, la cola qui restent encore accessibles mais dont la consommation abusive est tout aussi dangereuse que les drogues illicites, en raison de la dépendance, de la toxicomanie et des actes d’insécurité qu’ils entraînent dans notre société », a-t-il précisé à l’endroit des élèves massivement mobilisés.
Il en a appelé à la conscience de toutes les populations pour qu’elles s’abstiennent désormais de cultiver ou de faire usage de la drogue et qu’elles participent activement aux côtés des forces de sécurité au combat de démantèlement des réseaux de trafiquants.
En sa qualité de secrétaire permanent du Cilas, Bachirou Sidi Ibrahima a relevé les efforts consentis par les forces de sécurité à appréhender les différents types de drogues. D’énormes quantités de ces produits saisies témoignent, à ses dires, des dangers qu’elles constituent pour la société. Toutes choses devant nécessiter une certaine vigilance de la part des structures en charge de la lutte.
Le ministre Abdoulaye Bio Tchané procédant au lancement des activités de la flotte à Parakou[/caption]Les véhicules du projet Bénin-Taxis circulent désormais à Parakou. Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a présidé, samedi 7 juillet dernier, la cérémonie consacrant le démarrage des activités de la flotte dans tout le département du Borgou et les autres localités du pays concernés par son extension. Il avait à ses côtés le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
Avec l’extension de sa flotte au-delà de Cotonou décidée par le gouvernement, il est possible de circuler à bord des véhicules de Bénin-Taxis à Parakou, depuis samedi 7 juillet dernier. Une vingtaine de ces véhicules a été convoyée dans la ville. Reconnaissables par leur couleur jaune, ils sillonnent désormais les principales artères de la cité des Koburu.
Selon le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, l’extension de la flotte Bénin-Taxis à Parakou s’inscrit dans la droite ligne du combat pour la modernisation des villes béninoises et l’amélioration des conditions de leurs populations. En dehors de Parakou, le projet sera également étendu à Porto-Novo, Abomey, Bohicon, Ouidah, Allada, Abomey-Calavi et Natitingou. Le souci du gouvernement, a insisté le ministre d’Etat, c’est de doter toutes les grandes villes de moyens de transport urbain modernes et infrastructures adéquates.
Pour le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, le démarrage des activités de la flotte automobile Bénin-Taxis à Parakou intervient à un moment opportun, pour combler le besoin croissant et manifeste de mobilité. Il a invité la population de la ville à soutenir l’initiative, en empruntant quotidiennement les véhicules mis à sa disposition pour ses courses. Avant lui, c’est le maire Charles Toko qui s’est réjoui que sa ville ait été retenue, dans le cadre de l’extension du projet.
Le projet Bénin-Taxis, a rappelé le directeur général du Centre de partenariat et d’expertise pour le développement durable (Ceped), Seïbou Assan, est une idée du chef de l’Etat, Patrice Talon. Il a été mis en route le 3 juillet 2017 à Cotonou, avec un total de 300 véhicules acquis par l’Etat, puis confiés à des artisans, en vue d’améliorer la mobilité urbaine. « L’objectif est d’offrir aux populations des grandes villes et aux visiteurs du pays, un mode de transport urbain sécurisé, confortable et à un prix abordable », a précisé le directeur général du Ceped.
Après une année d’activité à Cotonou et ses environs, a expliqué Séïbou Assan, Bénin-Taxis a impulsé un changement dans les habitudes locales de consommation en matière de transport urbain. En dehors des centaines d’emplois directs et indirects créés, il a également contribué à accroître l’attractivité touristique. Il a exprimé sa gratitude au préfet du Borgou et au maire de Parakou, pour leur implication dans le plaidoyer qui a abouti à l’extension de la flotte Bénin-Taxis à la ville.
Blaise Ahanhanzo Glèlè, maire d’Abomey[/caption]Orden Alladatin, député Il sait se mettre à la disposition des autres. Je pourrais parler de deux choses essentielles : de la nature de l’homme et ensuite de son humilité et de son sens d’écoute et de respect pour les autres. Il sait se mettre à la disposition des autres. C’est un grand homme très humble et très effacé. Moi j’entendais déjà parler du nom avant de découvrir l’homme. Il m’a séduit surtout par sa sagesse et sa simplicité. Je dois aussi évoquer son engagement pour son terroir, son engagement pour le développement. Toutes ces qualités font l’homme. J’ai travaillé avec lui pour la cause du Nouveau départ et je peux affirmer que c’est vraiment un grand homme… Nous devons être à son image et travailler pour la cause du terroir. C’est ce terroir là qu’on nous a légué et nous devons l’entretenir et le léguer aux générations futures. C’est une œuvre collective et c’est à cela que nous nous engageons et tous les Béninois doivent s’y engager. C’est cet héritage que nous défendons et rien ne nous divise. Nous allons y parvenir chacun dans l’amour, la lumière, la foi et le dévouement espérant que notre pays se développe.
Blaise Ahanhanzo Glèlè, maire d’Abomey
Il nous manque
A la recherche de Dieu, nos parents sont passés par les divinités et les dieux que nous connaissons aujourd’hui. Et à ce propos, Dah Agbalènon a été un fils adorable et magnifique pour les Aboméens. Aujourd’hui qu’il n’existe plus, nous devons honorer sa mémoire. Il me manque et manque aux habitants de cette ville. Qu’il nous illumine et qu’il nous aide à célébrer cette cible ! Dah Agbalènon était amoureux de son terroir. Il a commencé de nombreux travaux et je demande aux bonnes volontés de venir en aide à ses actions. C’est le plus grand témoignage que nous puissions lui rendre. Il a été de tous les combats pour la valorisation d’Abomey, de son patrimoine et de sa culture.
Albert Bienvenu Akoha, professeur d’université
Un combattant est tombé
Je retiens de l’homme l’impression d’un militant. C’est un homme passionné d’une cause. La réhabilitation des religions endogènes était sa préoccupation première et il s’y adonne corps et âme. Je respecte en lui son engagement et je le félicite pour sa force de caractère. J’ai travaillé avec lui. C’est un homme sincère et droit et qui met beaucoup de passions dans tout ce qu’il fait. Nous avons travaillé ensemble au sein d’une commission pour réformer le festival du Danxomè et à bien d’autres occasions. A chaque fois, il a témoigné ses qualités. Il aime les résultats. Nous avions d’autres chantiers en commun et nous devrions travailler sur la revalorisation du patrimoine immatériel d’Abomey. Je regrette que nous n’ayons pas eu le temps de concrétiser cet engagement que nous avions pris ensemble et pour lequel il s’était déjà dit prêt. C’est chemin faisant que j’ai compris que la santé était aussi une préoccupation pour lui. Un combattant est tombé, d’autres combattants sortiront de l’ombre pour prendre sa place?
Michel Loucou alias Alèkpéhanhou, artiste chanteur
Pour moi, Dah Agbalènon est une icône
Dah Agbalènon est une icône de la culture endogène. Nous avons reçu la nouvelle de sa disparition avec tristesse. Tout l’honneur qui entoure sa disparition prouve qu’il a bien passé le peu de temps qu’il a eu sur terre. Si bien que c’est nous qui ne le voyons plus qui sommes dans le regret. Si réellement le royaume des cieux existe, c’est quelqu’un qui doit être accueilli dans ce royaume. Le culte auquel j’assiste ce matin retient davantage mon attention et j’ai été émerveillé. J’avoue que nous avons des richesses chez nous que certains banalisent. Je nous invite à avoir du regard pour notre culture.
Armand Gansè, directeur général de la Sogema
Dah Agbalènon a respecté la culture
Nous sommes là pour rendre un dernier hommage à notre illustre disparu. Ce que nous pouvons retenir, c’est que de son vivant, il a assuré la continuité de la religion endogène. C’est cette religion qu'avaient incarnée nos ancêtres et il est resté dans la même ligne. C’est dire que Agbalènon a respecté la culture et c’est pour ça que nous qui étions ses frères et ses amis, avons tenu à assister à sa dernière messe. J’avoue, au regard des messages qui ont été délivrés au cours de la célébration nous ont édifiés et ils nous invitent à aller vers la religion endogène parce que tous convergent vers Dieu. Personnellement, la cérémonie de ce matin m’amène à réfléchir davantage sur la question.
Marcellin Ahonoukoun, député, douanier à la retraite
« Son œuvre doit être améliorée et perfectionnée »
Je suis venu assister aux obsèques d’un ami. Celui que nous sommes venus vénérer fut un collègue. Nous avons été inspecteurs des douanes et avons fait carrière ensemble. Notre existence, ce en quoi nous croyons, notre identité, tout le monde sait que c’est le vodoun et que nous pratiquons notre chrétienneté à travers le vodoun. Et cela peut nous apporter le développement. Il faut que ce que Agbalènon a fait soit amélioré et perfectionné. Le Pape est venu jusqu’ici nous valoriser. Nous devons mettre en valeur notre existence et notre identité. Nous pouvons en faire beaucoup de choses et faire gagner notre pays notamment à travers le tourisme?
Qui est Dah Agbalènon ?
Cyriaque Agbalènon à l’état civil, Dah Agbalènon depuis qu’il est passé au rang de dignitaire, était un inspecteur des douanes à la retraite. L’homme que pleure la communauté vodoun, depuis quelques semaines, était aussi jusqu’à sa mort le directeur général de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa) et chef suprême du vodoun Tôhouiyô Agbalè. S’il est passé dans les rangs des disciples de Saint Mathieu sans grand bruit, ce n’est pas parce qu’il n’en était pas l’un des meilleurs. « C’est un homme qui ne jure que par les résultats », témoigne-t-on à son propos. Douanier exemplaire avec de bons rendements, il aura été. Mais c’est beaucoup plus dans le domaine du culte endogène qu’il va se révéler un homme hors du commun. Il y a énormément investi. Son palais principal à Adingningon, il en a fait à la fois un lieu de vénération du culte vodoun mais aussi et surtout une bâtisse de promotion des divinités, de l’art, de la culture et une illustration du savoir-faire artistique et de valorisation des bas-reliefs d’Abomey.
Comme si cela ne suffisait, il a fait ériger la basilique du vodoun, la seule au monde. Une géante bâtisse en forme de caméléon au sein de laquelle il célébrait chaque dimanche, un culte dédié au vodoun-hwendo. Et c’est bien là une œuvre que retiendra l’humanité. Cette innovation sur fond de valorisation de la culture endogène est un témoignage éternel des bienfaits du vodoun à son endroit. De son vivant, il magnifiait le vodoun, ce qui justifie l’énorme investissement financier qu’il y a englouti. « Je suis né dans le vodoun, j’y ai grandi. Il m’a donné du travail, femmes, enfants et prospérité », soutenait-il. Pour lui, « le vodoun est le chemin qui mène vers Dieu ». A 60 ans, il semble avoir trouvé son chemin à lui. Lui qui, de son vivant, portait le célèbre nom Adanmanyikpohoué entendez, « Nul n’entre dans la tanière de la panthère avec fureur ».
J.F.M.
Le conférencier Léonard Wantchékon[/caption]Le Bénin accueille du 12 au 14 juillet prochain, la Conférence africaine de la société d’économétrie. En prélude à l’évènement, le professeur des Sciences économiques et politiques, à Princeton aux Etats-Unis, membre de la société d’Econométrie, Léonard Wantchékon, a animé une conférence de presse, vendredi 6 juillet dernier, pour expliquer les tenants et les aboutissants de la rencontre et l’importance de l’économétrie pour le développement.
La problématique de l’économétrie sera au cœur d’une conférence internationale de la société d’économétrie qui s’ouvre à partir du 12 juillet prochain à Cotonou. La rencontre servira de tremplin pour les économétriciens, les doctorants, les cadres et experts pour discuter des enjeux de cette approche pour le Bénin et le continent. Elle permettra de mettre les participants au même diapason et de partager les expériences des uns et des autres sur le sujet. L’économétrie s’entend comme une science qui vise à opérer une migration de l’économie imparfaite à l’économie idéale à travers l’interprétation des faits.
Selon le conférencier, Léonard Wantchékon, professeur des Sciences économiques et politiques à Princeton aux Etats-Unis, l’économie imparfaite se caractérise par le manque d’informations, d’innovations technologiques, la corruption, les mesures politiques mal conçues…
« Nous voulons profiter de cette conférence pour faire connaître l’économétrie et montrer qu’elle n’est pas une science exotérique », explique-t-il.
La société d’économétrie contribue à l’avancement de la théorie économique dans sa relation avec les statistiques et les mathématiques. L’utilisation de ces sciences est essentielle pour comprendre les règles en matière de développement. « L’objectif principal de la conférence est de promouvoir l’usage des mathématiques et des outils statistiques pour mieux comprendre les tendances économiques, afin de formuler des politiques plus adaptées », souligne le communiqué de presse qui annonce la conférence.
La même source renseigne « qu’en plus des fondamentaux que sont le taux d’épargne, les progrès technologiques et la croissance démographique, des facteurs tels que les attitudes en matière de risque et de confiance, la responsabilité électorale ou le renforcement du pouvoir des citoyens sont aujourd’hui perçus comme étant des moteurs de croissance et de prospérité ».
Une combinaison des meilleurs outils analytiques et quantitatifs est indispensable à la compréhension de ces nouveaux modes de comportement. D’où l’importance de l’économétrie.
Selon lui, les sciences exactes tracent les vrais sillons en matière de développement.
Construire l’économie idéale avec les mathématiques
« Avec les mathématiques, nous sommes capables de construire l’économie idéale, celle qui répond à nos attentes et qui permet d’expliquer comment l’économie actuelle s’éloigne de cette réalité », soutient Léonard Wantchékon. Il poursuit : « L’économétrie, c’est une méthode, une façon rigoureuse d’analyser les phénomènes économiques et sociaux ». L’explication de ces phénomènes exige une démarche. « Pour mieux décrire les tendances économiques, de plus en plus, il est nécessaire de ne pas le faire à l’œil nu. Il faut faire des collectes de données et les analyser », suggère-t-il. L’économétrie est une approche plus objective, plus scientifique, et plus prescriptible, en ce sens qu’elle permet d’analyser, de quantifier, de prédire et de trouver des solutions aux faits socioéconomiques grâce aux mathématiques.
La conférence de Cotonou permettra de porter le monde académique béninois sur l’échiquier international où les opportunités de partenariat pourront être saisies par diverses parties tant au niveau de la recherche scientifique qu'aux plans du développement et du tourisme. En attendant l’ouverture officielle, le 12 juillet prochain, les travaux entrant dans ce cadre ont démarré vendredi dernier par des cours magistraux en économie, en statistique, en analyse mathématique, en application au commerce international et en développement économique. Ils dureront six jours.
Plusieurs panels retiendront l’attention des participants attendus de tous horizons. Ils concernent, entre autres, l’inclusion financière, l’agriculture et le développement, les femmes et le développement, les conflits, l’analyse dynamique à l’économie, l’éducation, la santé. Les échanges porteront également sur l’état actuel de la recherche et de la formation en économie en Afrique, le financement et les réseaux routiers, la prise en compte des questions d’intégration des marchés….Au nombre des personnalités attendues, le prix Nobel d’économie 2007, Roger Myerson ; Tim Besley, spécialiste du secteur public et Eliana la Ferrarra, économiste du développement, ainsi que des économistes de renommée africaine et caribéenne.
Le conférencier exhorte les jeunes à opter pour les mathématiques, les statistiques avancées, la théorie des décisions, car elles sont inspirées des réalités et captent le concret. Ces genres de formation peuvent générer des emplois aussi bien dans l’Administration que dans les secteurs bancaire, agricole et technologique. « Nous souhaitons que l’économétrie devienne un savoir largement partagé et offre des débouchés importants aux jeunes », espère Léonard Wantchékon. La conférence de Cotonou est un premier pas vers cet élan.
L’empereur Chabi Naïna III, les rois, princes et princesses de l’ère culturelle baatonu et boo invités à jouer leur partition[/caption]La cour royale de Nikki a servi de cadre, vendredi 6 juillet dernier, à une séance de plaidoyer en vue de l’engagement et de la mobilisation des têtes couronnées du Bénin à la campagne tolérance zéro au mariage des enfants. Une mission conjointe des ministres en charge des Affaires sociales et de l’Economie numérique et du représentant de l’Unicef, s’est rendue dans la localité.
Son altesse impériale Sabi Naïna III, roi de Nikki, a été invité à user de son autorité pour exiger de tous une action plus robuste dans l’ère culturelle baatonu et boo, afin de mettre fin au mariage des enfants. Tel est le plaidoyer fait par le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Dr Claudes Kamenga, vendredi 6 juillet dernier à Nikki. Il reste convaincu que sous son impulsion, tous les rois et chefs traditionnels de cette ère culturelle intensifieront leurs efforts pour que d’ici juillet 2019, il y ait zéro enfant fille mariée dans les sphères où ils règnent.
En leurs qualités de dépositaires des valeurs traditionnelles, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, estime que ces têtes couronnées et autres leaders traditionnels constituent les canaux les mieux indiqués pour porter l’information au sein des communautés. Il les a exhortés à jouer effectivement leur partition pour susciter l’adhésion de leurs populations et sonner le glas du phénomène qu’est le mariage précoce des enfants.
Pour réaffirmer leur implication dans la lutte contre les violences, abus sexuels y compris le mariage des enfants, une déclaration a été faite par l’empereur de Nikki et l’ensemble des rois et têtes couronnées de l’ère culturelle baatonu et boo.
Sonner le glas du fléau
Il s’agit des rois de Kika, Gamia, Sinendé, Bembèrèkè, Parakou, Banikoara, Kouandé, Kandi, Bagou, Tobré, Kérou, Sandiro et le roi peul.
Conscients de leur rôle de garants protecteurs des droits de leurs populations, ils sont profondément indignés par l’ampleur des violences et les abus sexuels commis sur les enfants, y compris leur mariage, dans les sphères de leur autorité. Ils entendent mobiliser toutes leurs royautés, les membres de leurs cours, les dignitaires et chefs traditionnels, ainsi que leurs populations par rapport à la lutte contre le phénomène, puis prévenir les risques qui y sont liés. En dehors de la protection des enfants à risque, exposés ou qui en ont déjà été victimes, ils sont également décidés à contribuer désormais à la prise de sanctions contre ses auteurs.
En effet, vendredi 6 juillet dernier, il y avait exactement une année que la campagne tolérance zéro au mariage des enfants a été lancée à Parakou. Malheureusement, le phénomène continue d’avoir cours au Bénin, avec une ampleur particulière dans le septentrion. Cette situation, explique le ministre des Affaires sociales et de la Micro-finance, Bintou Chabi Adam Taro, doit interpeller tout le monde et obliger à envisager des stratégies innovantes pour veiller au bien-être des enfants. La nouvelle démarche, a-t-elle soutenu, passe par une mobilisation sociale plus forte, une action concertée et intensifiée de toutes les têtes couronnées. « Conscients de la place que les rois occupent dans la société et rassurés de votre détermination pour la protection de la famille et des enfants, le gouvernement et ses partenaires ont voulu porter à votre connaissance leur cri de détresse », a poursuivi le ministre Bintou Chabi Adam Taro.
Selon son collègue de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le mariage des enfants avant l’âge de 18 ans constitue une entrave au développement du pays. Elle a appelé au respect des textes en vigueur au Bénin, par rapport à l’âge de mariage. A l’occasion, elle a invité les médias à s’engager davantage dans ce combat, en poursuivant la sensibilisation des populations.
Par la voie de son représentant résident au Bénin, l’Unicef a réitéré son engagement aux côtés des autres partenaires à accompagner les efforts du gouvernement dans ce combat. « Quand nous marions nos filles avant l’âge de 18 ans, nous leur volons leur enfance, leur scolarisation et leur chance de réaliser leur plein potentiel », a signalé Dr Claudes Kamenga.
Selon les données statistiques de la direction départementale en charge des affaires sociales du Borgou et de l’Alibori, 132 cas de mariage d’enfants ont été enregistrés en 2017. Au premier trimestre de 2018, 58 cas ont été notés.