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Nouvelles

Lutte contre la Covid-19 : De nouvelles doses de vaccin pour le Bénin
Le Bénin reçoit de la France, l’Allemagne et de la Lettonie de nouvelles doses de vaccin contre la Covid-19 à travers le mécanisme Covax. C’est pour soutenir ses efforts en vue d’améliorer la couverture vaccinale. 453 600 doses de vaccin Janssen et 40 000 d'Astrazeneca, 403 200 doses de Janssen et 80 000 doses d'AstraZeneca respectivement de la France, de l’Allemagne et de la Lettonie. Telles sont les nouvelles doses de vaccin contre la Covid-19 reçues par le Bénin dans le cadre de sa campagne accélérée de vaccination contre la pandémie. Ceci à travers le mécanisme Covax. Un geste fort apprécié par le ministre de la Santé, à l’occasion de la visite de plusieurs sites de vaccinations à Cotonou ainsi qu’au dépôt central de stockage des vaccins. Accompagné de l'ambassadrice de l'Union Européenne, l'ambas-sadeur de France, du chargé d'Affaires de l'Ambassade d'Allemagne, de la représentante de l'Unicef et du représentant par intérim de l’Oms, Benjamin Hounkpatin a loué les efforts des partenaires européens et dit toute sa reconnaissance au personnel de santé appelé à veiller à maintenir les vaccins dans les meilleures conditions de conservation. « Lorsque nous avions lancé la campagne de vaccination accélérée en novembre 2021, nous étions autour de 4 %. Aujourd'hui, nous sommes autour de 23 % de taux de couverture vaccinale. Nous espérons atteindre les 40% d'ici fin mars », a indiqué le ministre de la Santé, Prof. Benjamin Hounkpatin. Après avoir salué le leadership des partenaires de l’Union Européenne dans la lutte contre la pandémie, la représentante de l’Unicef, Djanabou Mahondé, se félicite des relations multilatérales qui ont abouti à cette opération. « Ce n’est qu’ensemble qu’on pourra vraiment arriver à ce que la population soit complètement vaccinée, qu’on puisse retourner à la normale, et que nos enfants grandissent dans un environnement sain » a-t-elle ajouté. Marc Vizy, ambassadeur de la France au Bénin, a précisé que le soutien promu par son pays et l’Ue intervient dans le cadre d’un projet pilote lancé par la France avec l’Unicef, et visant à accélérer les campagnes de vaccination dans les pays. La facilité Covax a en effet permis l’acquisition par le Bénin de plus de 3 300 000 doses de vaccin depuis le début du processus de vaccination. « Aucun d’entre nous ne sera en sécurité tant que nous ne serons pas tous vaccinés. C’est pourquoi l’Allemagne s’engage pour une distribution mondia-lement équitable de vaccins en soutenant les initiatives multilatérales Act-A et Covax. Nous nous réjouissons de pouvoir contribuer à la campagne de vaccination au Bénin », a souligné Christian Scheib, chargé d’Affaires de l’Ambassade d’Allemagne. Société 14 févr. 2022


Base navale de Sèmè : La Belgique finance la construction d’un sémaphore
Le gouvernement du Bénin a toujours affiché sa volonté de renforcer la sûreté dans ses eaux territoriales et surtout d’affermir les conditions d’amélioration de la compétitivité du Port de Cotonou. Il vient de bénéficier dans ce cadre d’un financement du projet d’appui au développement du secteur portuaire pour la construction d’un sémaphore à la base navale de Sèmè. La pose de la première pierre de ce joyau a été faite, vendredi 10 février dernier, conjointement par Jean-Léon Olatoundji, chef d’État-major adjoint de la Marine nationale et Martin Roovert, chef de la coopération de l’Ambassade royale de Belgique. La cérémonie de pose de première pierre pour la construction du sémaphore de la base navale de Sèmè est l’aboutissement d’un processus conjointement mené par le projet Passport et l’Etat-major de la Marine nationale. Le capitaine de vaisseau Jean-Léon Olatoundji, chef d’Etat-major adjoint de la Marine nationale, a indiqué au cours de l’évènement que le Bénin, face au défi sécuritaire, a besoin d’une capacité opérationnelle de défense maritime de son espace. La base navale de Sèmè joue un rôle de relais entre la base navale de Grand-Popo et la base navale de Cotonou. Selon lui, le sémaphore dont la construction démarre les prochains jours, une fois opérationnel, sera un gage de sécurité. Martin Roovert, chef de la coopération de l’ambassade royale de Belgique, a rappelé que les interventions du projet d’appui au développement du secteur portuaire, qui finance la construction du sémaphore, se positionnent sur toute la chaîne portuaire. La sûreté maritime, selon lui, y occupe une place importante. C’est pourquoi, l’Etat, dans le souci d’exercer ce rôle régalien de garantir une meilleure sûreté dans ses eaux territoriales, met en place des dispositifs et des mécanismes susceptibles d’une meilleure surveillance des côtes béninoises. Donc l’installation d’un sémaphore devrait normalement permettre d’observer dans un premier temps un plus grand nombre d’actes suspects ou illicites venant de l’est du Bénin, et dans un second temps une réduction progressive de ces évènements du fait de la présence et la réaction aux évènements. Roovert a souligné que ce besoin a fait l’objet d’une requête de la part de l’Etat-major de la Marine nationale, qui a été acceptée par l’agence belge de développement « Enabel », à travers son projet Passport depuis 2019. La pose de la première pierre et le démarrage de la construction du sémaphore sont, selon lui, une fois encore, le sogne de l’engagement du Royaume de Belgique à accompagner efficacement le développement du Bénin, plus spécifiquement de son secteur portuaire. Les Forces navales du Bénin, dans leur stratégie de couverture totale de l’espace maritime sous leur juridiction, ont défini trois positions de contrôle le long de la façade maritime. Ainsi, en plus de la base navale de Grand-Popo à l’ouest et de la base navale de Cotonou au centre qui disposent chacune d’un sémaphore, il y a la base navale de Sèmè à l’est dont la construction du sémaphore est cruciale afin de sécuriser la frontière est et d’accroître la couverture de leur zone de responsabilité. Le chef de la coopération de l’Ambassade royale de Belgique souhaite un heureux aboutissement du chantier qui va durer sept à huit mois. Société 14 févr. 2022


Financement du programme national d’investissements 2022 : Un emprunt obligataire lancé pour mobiliser 150 milliards F Cfa
Le Bénin lance une émission simultanée d’obligations pour mobiliser 150 milliards F Cfa sur le marché de l’Uemoa pour des investissements au titre de 2022. Cet emprunt obligataire par appel public à l’épargne est réparti en deux volets : « Tpbj 5,50 % 2022-2037 » et « Tpbj 5,85 % 2022-2042 ». L’Etat béninois recourt au marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) afin de mobiliser quelque 150 milliards F Cfa pour financer une partie des investissements prévus au titre de 2022. Pour ce faire, la direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (Dgtcp), mandatée par le ministère de l’Economie et des Finances, procède à l’émission simultanée d’obligations du Trésor par syndication répartie comme suit: « Tpbj 5,50 % 2022-2037 » pour un montant indicatif de 60 milliards F Cfa et « Tpbj 5,85 % 2022-2042 » pour 90 milliards F Cfa. L’emprunt obligataire par appel public à l’épargne est ouvert aux personnes physiques et morales des pays membres de l’Uemoa ainsi qu’aux investisseurs institutionnels régionaux et internationaux. Du 14 février au 4 mars 2022, ils peuvent souscrire aux obligations à raison de 10 000 F Cfa par titre, à la Société de gestion et d’intermédiation du Bénin (Sgi-Bénin), arrangeur et chef de file de l’opération, et dans toutes les SGI de l’Uemoa. Quinze millions de titres sont disponibles au prix d’émission de 10 000 F Cfa par obligation, et admissibles aux guichets de refinancement de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). La période de souscription pourra être raccourcie, prolongée ou déplacée en cas de besoin par l’émetteur (l’Etat béninois) après saisine du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) qui a enregistré l’opération, indique la Dgtcp. Les taux d’intérêts sont de 5,50 % par an pour le « Tpbj 5,50 % 2022 – 2037» et de 5,85 % annuel pour le «Tpbj 5,85 % 2022 – 2042 », précise la Note d’information de l’opération. Paiement annuel Le paiement des intérêts se fera annuellement, les 11 mars de chaque année à compter de la date de jouissance jusqu’au 11 mars 2037 pour le premier et jusqu’au 11 mars 2042 pour le second. Le premier paiement est prévu pour le 11 mars 2023 ou le premier jour ouvré suivant ce jour. Les revenus liés à ces titres sont exonérés de tout impôt et taxes pour l’investisseur au Bénin et soumis à la législation fiscale applicable aux revenus de valeurs mobilières en vigueur dans les autres pays, au moment du paiement des intérêts. Le remboursement du capital se fera annuellement, par séries égales (amortissement constant). De façon spécifique, pour le «Tpbj 5,85% 2022 – 2042 », ce remboursement interviendra après deux ans de différé. L’Etat béninois se réserve le droit de procéder, à tout moment, sans limitation de prix ni de quantité, à l’amortissement anticipé des obligations, soit par des rachats en bourse, soit par des offres publiques d’achat ou d’échange. Ces opérations seront sans incidence sur le calendrier de l’amortissement normal des Obligations restant en circulation. Le Bénin a initié avec succès plusieurs émissions d’obligations ces dernières années, notamment en 2000, 2006, 2011, 2017, 2018 et 2020. Celle qui vient d’être lancée permettra, selon le ministère de l’Economie et des Finances, de « poursuivre la politique audacieuse de réforme de l’Etat en vue d’accroître sa capacité à satisfaire les besoins vitaux et continus des populations… », conformément au programme d’action du gouvernement (Pag 2021 – 2026) qui nécessite la mobilisation de 12 011 milliards F Cfa. Société 14 févr. 2022


Ordre national des médecins du Bénin : Bilan et plan d’actions au menu du Conseil annuel
Le Conseil national de l’Ordre national des médecins du Bénin a tenu, du jeudi 10 au samedi 12 février dernier à Bohicon, sa réunion annuelle au titre de l’année 2022. A l’occasion, les conseillers nationaux et départementaux de l’ordre ont présenté leur rapport d’activités ainsi que leur plan d’actions pour l’année 2022. Installé en juin 2018, le mandat de l’actuel bureau du Conseil national de l’Ordre national des médecins du Bénin tire à sa fin. Dans ce cadre, il a tenu du 10 au 12 février dernier, sa réunion annuelle au titre de l’année 2022 afin de faire le point des actions accomplies au cours de l’année 2021, exposer les perspectives pour l’année 2022 et préparer l’élection du prochain bureau. A quelques mois de la fin de leur mandat, les membres du bureau national expriment leur fierté d’avoir contribué au rayonnement de la profession médicale au Bénin. Francis Dossou, président de l’Ordre national des médecins du Bénin, affirme que l’Ordre est désormais visible sur toute l’étendue du territoire national. Il note que l’ordre est respecté aujourd’hui parce que ses membres ont totalement redoré son blason et ont réussi à fonctionner en équipe. « Pour moi, c’est l’élément principal du rapport moral parce que les décisions sont prises ensemble et leur mise en œuvre se fait ensemble. Depuis quatre ans, toutes les réunions ordinaires ont été tenues avec un faible taux d’absentéisme », fait-il savoir. Le président de l’Ordre national des médecins du Bénin est revenu sur la lutte contre l’exercice illégal de la profession médicale au Bénin. Il félicite les autorités à divers niveaux qui se sont impliquées dans cette lutte pour sauver la vie des patients. Il déclare que les conseillers départementaux veillent au grain et informent l’Ordre qui prend des mesures pour sanctionner les indélicats. A la nouvelle équipe qui se mettra en place dans les mois à venir, Francis Dossou prodigue quelques conseils. Il les invite à emboîter le pas à l’équipe finissante. « Le prochain conseil a l’obligation de poursuivre l’œuvre en cours, notamment la construction du siège de l’ordre dont les premiers pas ont été déjà posés. Il veillera aussi à formaliser la question des cachets sécurisés et non falsifiables des médecins. A part ces deux dossiers, nous allons laisser libre cours au prochain conseil de faire son propre plan », lance-t-il. Rafiou Gbaguidi, président départemental de l’Ordre des médecins du Bénin pour le compte du Borgou, souligne que le peu de temps qui leur reste ne leur permettra pas de mener toutes les activités de l’année mais il urge, à l’en croire, de mettre en place un budget qui sera poursuivi par la prochaine équipe. Il précise que le rôle qu’a joué l’ordre pendant ces quatre dernières années est incommensurable. « Aujourd’hui, l’ordre est au cœur de tout ce que le ministère de la Santé fait et on a pu assainir le secteur médical. Aujourd’hui, tous les médecins sont obligés de s’inscrire à l’ordre, de respecter la déontologie médicale et le droit des clients », conclut-il. Société 14 févr. 2022


Rencontre du ministre des Affaires étrangères avec le corps diplomatique : «Porter le Bénin vers le monde»
Après deux ans d’hibernation du fait de la pandémie de Covid-19, le chef de la diplomatie béninoise renoue avec les bonnes pratiques des jeux diplomatiques. Vendredi 11 février dernier, à l’occasion d’un cocktail dînatoire offert en l’honneur des membres du corps diplomatique et consulaire accrédités au Bénin ainsi que des patrons des organes de presse, Aurélien Agbénonci a exposé les faits marquants de l’année 2021 et les ambitions de l’Exécutif pour l’année en cours. Les stratégies mises en place par le gouvernement pour lutter efficacement contre la pandémie de Covid-19, le retour au pays des 26 œuvres culturelles et la promotion des droits de la personne humaine sont autant de sujets qui ont marqué l’année 2021. Face au corps diplomatique et consulaire et aux patrons de presse, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération est revenu sur chacun de ces faits et a exposé les grandes ambitions du gouvernement pour 2022. En premier lieu, il a tenu à féliciter les nouveaux ambassadeurs accrédités au Bénin et qui ont présenté leurs lettres de créance au président de la République durant l’année 2021 et début 2022. L’autorité ministérielle souligne que la pandémie de Covid-19 n’a pas facilité l’interaction entre les hommes en 2021. Le Bénin, à l’en croire, a fait ce qu’il devait faire pour lutter efficacement contre le mal. « En adoptant la méthode du cordon sanitaire au début de la pandémie, nous avons pu contrôler mieux que la plupart des pays de l’espace Cedeao, la propagation de ce mal. La résolution du gouvernement mais aussi la détermination du chef de l’Etat par la mise en place de divers mécanismes ont conduit le pays à résister un peu mieux que d’autres », s’est réjoui Aurélien Agbénonci. L’autre fait marquant de l’année écoulée est le retour au pays de 26 œuvres culturelles précédemment gardées par la France. Pour le chef de la diplomatie béninoise, il s’agit d’un évènement majeur relevant de l’action diplomatique du gouvernement. « Nous ne sommes pas partis arracher les œuvres. Nous avons suivi un processus totalement responsable d’une opération qui regarde dans le sens de l’histoire. C’est un évènement qui nous a maintenus dans les médias internationaux pendant deux semaines. Cela est rare. Je crois que nous devons tous être fiers de ce travail de restitution », relate-t-il. Promotion des droits de la personne humaine Aurélien Agbénonci a aussi évoqué les efforts faits par le gouvernement pour promouvoir les droits de la personne humaine. Selon lui, au cours de l’année écoulée, le président a pris les mesures pour que les droits de la personne humaine soient mieux respectés. La restructuration de l’Institut de la femme a conduit le gouvernement à prendre un certain nombre de textes à savoir : la loi portant mesures de répression des infractions commises à raison du sexe ainsi que la loi relative à la santé sexuelle et reproductive. Ce qui constitue, à l’en croire, des avancées remarquables. Le chef de la diplomatie béninoise est revenu aussi sur l’élection du Bénin au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le 14 octobre 2021. « Vous savez qu’à l’issue de ces élections, nous avons été élu comme membre de ce conseil des droits de l’homme. Et je dis sans fausse modestie que nous avions eu le meilleur score à savoir 189 suffrages sur 193. Ce qui veut dire que nous faisons partie de ce club des Nations Unies qui sert de référence. Dans la poursuite du respect des droits humains, l’autorité ministérielle note qu’au Bénin, l’accent sera mis sur le soutien aux populations les plus vulnérables à travers la promotion d’un système de protection des droits, le système alimentaire, le système d’éducation de qualité, d’accès à l’eau potable, d’énergie et autres. Au cours de l’année 2021, le gouvernement a aussi fait en sorte que les échanges bilatéraux que ce soit avec les entités étatiques et non étatiques, aient lieu. Ainsi, a eu lieu le 11 février 2021, la sixième édition du dialogue politique entre le Bénin et l’Union Européenne. Le ministre des Affaires étrangères souligne dans ce cadre que le Bénin a saisi l’occasion pour réaffirmer sa volonté de consolider ces liens de coopération. Il rappelle que le Bénin a aussi participé à plusieurs rencontres internationales dont la deuxième réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne qui a débouché sur les perspectives de partenariat en vue du renforcement de la coopération entre l’Union africaine et l’Union Européenne. Les grandes ambitions pour 2022 Fier des résultats obtenus en 2021, le gouvernement nourrit de grandes ambitions pour l’année en cours. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération évoque la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Il note que ce programme contient des innovations majeures dans le domaine des infrastructures, du développement économique, de l’amélioration des conditions de vie des populations et autres. « J’ai été heureux de constater que plusieurs d’entre vous ont pu se rendre à Glo-Djigbé. Le compte rendu qui m’a été fait est que vous avez aimé », fait-il savoir. Sur le plan diplomatique, le gouvernement prévoit de renforcer l’action diplomatique, c’est-à-dire porter le Bénin vers le monde et ramener le monde vers le Bénin. « Nous allons assurer une diplomatie de bon voisinage. Nous avons décidé de créer une zone de libre-échange entre les pays et nous », annonce le chef de la diplomatie béninoise. Aurélien Agbénonci n’a pas occulté la situation sécuritaire qui prévaut dans certains pays de la sous-région. Il souligne que les coups d’Etat qui se font dans ces pays ne sont pas de nature à favoriser le développement et ne permettent pas de lutter efficacement contre la pandémie. S’adressant aux patrons de presse qui ont marqué de leur présence cette cérémonie, le chef de la diplomatie béninoise les invite à travailler avec le gouvernement dans une démarche constructive. « Je voudrais renouer avec vous le pacte de collaboration dans l’intérêt de notre pays », lance-t-il. Actualités 14 févr. 2022


Les aventures de la liberté
En empruntant à Bernard-Henri Lévy le titre de l’un de ses ouvrages, paru en 1991, à savoir « Les aventures de la liberté », nous avons voulu montrer le chemin parcouru par l’Afrique noire subsaharienne depuis les quêtes démocratiques de la fin des années 1980 et du début des années 1990 jusqu’à la demande de dictature de ce début des années 2020. En effet, au début des années 90, ce sont les générations des années 60 et 70 qui, lassées des dictatures sanguinaires des trois premières décennies post indépendances, s’étaient battues, voire sacrifiées pour conquérir la démocratie. Certains avaient trop vite théorisé péremptoirement la « fin de l’Histoire ». C’était également l’époque où Paris pouvait indécemment convoquer les chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique à la Baule (1990) pour les sommer d’engager des transitions démocratiques allant même jusqu’à décréter ce qu’il est désormais convenu d’appeler la «conditionnalité démocratique» de l’aide économique et financière. Ce temps semble bien loin aujourd’hui. Aujourd’hui, les coups d’Etat en Guinée, au Mali et au Burkina provoquent des scènes de liesse dans les rues de Conakry, de Bamako et de Ouagadougou. Les jeunes, nés pour la plupart dans les années 90 et plus, manifestent pour réclamer le retour à la dictature et la fin des relations privilégiées de leurs pays avec la France. Pour eux, la démocratie telle qu’elle est vécue depuis 1990 ne peut assurer le développement qui est le seul horizon indépassable de toute société. Peut-être, ces jeunes sont-ils un peu trop pressés sous l’effet du raccourcissement du temps et de l’espace imposé par les réseaux sociaux car si trente ans c’est beaucoup dans la vie d’un homme, ce n’est presque rien dans la vie d’une société. Dans la foulée, Bamako, dirigé par une junte militaro-civile menace ouvertement Paris de remettre en cause les accords de défense signés au lendemain des indépendances et restés jusqu’ici secrets, expulse l’ambassadeur de France au Mali pour propos jugés « injurieux » et humilie le Danemark qu’il prie de ramasser paquetages et autres bagages et de quitter le sol malien. Il est vrai qu’un sentiment anti-français ou plutôt un « sentiment anti politique africaine de la France », pour reprendre la formule du Professeur Coulibaly, prospère dans la sous-région. La France est indexée comme étant le responsable et le coupable de tous les maux que connaissent ces pays et la démocratie est dénoncée comme étant le vecteur par lequel la France perpétue sa domination. C’est vrai que l’on ne comprend pas que la ministre française des Armées annonce longtemps avant les responsables ouest-africains, les sanctions que prendront la Cedeao et l’Uemoa. Mais vouloir remettre en cause la démocratie et souhaiter le retour de la dictature se comprend encore moins bien. Et pourtant cela apparaît aux yeux des manifestants de Bamako et de Ouagadougou comme étant le seul moyen de se libérer de la domination française (ceci est devenu, signe des temps, un objectif en soi) et partant d’assurer leur décollage économique à défaut de parler de leur développement. Désormais, le développement des pays est étroitement lié à leur séparation d’avec la France. Ce qui explique les actes de violence vis-à-vis des intérêts français comme ce fut le cas récemment avec le convoi militaire français bloqué au Burkina Faso. Tous ces évènements soulèvent un certain nombre de questions structurantes et structurelles sur lesquelles nous reviendrons dans cette réflexion. Il s’agit du dépit démocratique de ces dernières années (1), de la revanche des Armées (2), puis de la légitimité des Organisations sous régionales, voire régionales (3) et de la nécessité de développer formellement le droit international de la transition militaire (4). 1/ Le dépit démocratique Après trente années de vie démocratique, les Peuples de l’Afrique noire francophone déchantent et il y a bien plusieurs raisons à cela. Nous ne reviendrons ici, sans prétendre à l’exhaustivité, que sur trois de ces raisons à savoir la promesse non tenue du lien organique et mécanique entre démocratie et développement, l’absence d’unanimité des élites sur l’option démocratique elle-même et le bilan peu flatteur de la pratique démocratique. En effet, on a tôt fait de faire accroire dans les années 90 que la démocratie débouchait organiquement et mécaniquement sur le développement. Certains universitaires ont monté puis dispensé dans les Chaires, Facultés et autres Instituts universitaires, des modules d’enseignement sur ces liens supposés entre la démocratie, les droits de l’homme et le développement. Mais trente ans plus tard, aucun de ces pays n’a été développé et pire, ceux qui ont ouvertement choisi le chemin de la dictature comme le Rwanda donnent le sentiment de plus progressé dans la voie du développement et de la reconnaissance diplomatique (voir poste de Secrétaire général de l’Oif). En réalité, il n’a jamais existé de lien organique et mécanique entre démocratie et développement car une démocratie peut très bien développer un pays comme une dictature aussi peut développer un pays, la différence se situant certainement au niveau du coût humain qui est plus élevé dans la dictature que dans la démocratie. De même, contrairement aux pays de vieille démocratie, il n’existe pas encore d’unanimité au sein des élites intellectuelles et politiques de la sous-région sur l’option démocratique de leurs pays. Il y a d’un côté, la contestation soft des historiens et des socio-anthropologues et de l’autre celle hard des économistes et juristes publicistes. Les premiers dénonçaient l’importation d’un modèle démocratique venu d’ailleurs qui ne pouvait qu’échouer parce que sécrété dans un environnement social, culturel et historique trop différent tandis que les seconds soutenaient que l’Afrique n’est pas prête pour la démocratie et qu’aussi longtemps que la finalité de toute société est le développement, l’histoire de l’humanité n’offre aucun exemple de démocratie qui ait développé une société. Si les premiers n’ont jamais été capables de proposer un modèle de démocratie actualisé et consensuel tiré de l’histoire africaine, les seconds eux, considèrent qu’il y a une trop violente, voire insoluble contradiction entre la culture africaine et la culture démocratique et que de ce fait, la démocratie ne peut y être viable. Ces deux courants contestataires font le lit des politiques, quand ils ne sont pas eux-mêmes conseillers du Prince, qui y trouvent des sources inépuisables d’arguments pour tordre le cou à la démocratie et s’éterniser au pouvoir : dans ces conditions, la démocratie ne peut jamais être satisfaisante dans ces pays. Par ailleurs, le bilan démocratique de ces trente dernières années est très peu flatteur. La démocratie a malheureusement souvent été réduite à sa seule dimension élective avec la désignation périodique des gouvernants par des élections marquées par la violence, la fraude massive et la modification intempestive du cadre normatif. Sur le plan économique, la démocratie n’a permis à aucun pays de la sous-région de se développer alors même que l’horizon de tout Etat, c’est bien évidemment le développement. La misère, la pauvreté et la faim sont malheureusement devenues le lot quotidien de trop de citoyens qui, de guerre lasse, périssent en tentant des traversées périlleuses de la Méditerranée. 2 / La revanche des Armées Parmi les nombreuses explications que l’on peut donner à la recrudescence des coups d’Etat militaires, il y a la double revanche des Armées, la première, vis-à-vis des gouvernants civils coupables de manipulation politique de l’Armée ces trois dernières décennies et la seconde, vis-à-vis de la France coupable de manipulation terroriste. En effet, les militaires reprochent aux gouvernants civils d’avoir excessivement politisé l’Armée particulièrement depuis les années 90 et ce, par un double processus de clochardisation des hommes de rang et d’embourgeoisement de quelques Officiers supérieurs qui ont en charge la garde du Président et de son régime. Il est vrai que tous les régimes civils, depuis 1990, ont manifesté une méfiance vis-à-vis des militaires, soupçonnés de velléité putschiste. Dès lors, quand la menace terroriste et djihadiste est arrivée puis est montée en grade, les armées se sont retrouvées, pour la plupart, totalement démunies. En ce qui concerne la revanche des Armées vis-à-vis de la France, il faut dire que certains militaires, notamment au Mali n’hésitent plus à soupçonner, voire à accuser ouvertement Paris d’être à l’origine de la poussée terroriste dans leur pays. Pour eux, le terrorisme serait la nouvelle trouvaille de la France pour déstabiliser les pays africains : susciter et encourager les terroristes à déstabiliser un pays puis apparaître comme celui qui peut aider à s’en débarrasser. En effet, les terroristes sont trop bien équipés et surtout trop bien informés sur les mouvements des troupes africaines pour ne pas bénéficier du soutien de la France, seule capable de détenir des informations aussi fiables. Par ailleurs, la proximité assumée de la France avec les Touaregs vient accréditer cette hypothèse et il se comprend difficilement que Paris interdise à l’Armée malienne de pénétrer dans Kidal en territoire malien tout comme il se comprend, tout aussi difficilement, la réaction passablement frileuse et totalement déraisonnable, voire hystérique de la France quand le Mali décide de diversifier sa coopération en matière sécuritaire en sollicitant et en obtenant le soutien de la Fédération de la Russie. Dès lors, prendre le pouvoir est pour les militaires qui voient mourir au front leurs frères d’arme, la seule revanche à prendre pour se sortir du bourbier terroriste. Ce sont là des considérations qui échappent malheureusement trop souvent aux Organisations internationales trop lourdement handicapées par leur illégitimité. 3 / Un référendum pour légitimer les Organisations sous-régionales La question de la légitimité des Organisations sous-régionales et régionales en Afrique se pose aujourd’hui avec acuité au regard des sanctions prises contre certains Etats membres au nom du droit international de la démocratie. Ainsi par exemple, les sanctions prises par l’Uemoa contre le Mali et qui le privent de l’utilisation de sa monnaie, l’un des attributs de sa souveraineté posent problème. Dans ces conditions, si les gouvernants maliens décident aujourd’hui ou demain, après la crise de sortir du Cfa, personne ne trouverait à redire. De même, celles prises par la Cedeao et reprises en chœur par l’Union africaine apparaissent trop souvent disproportionnées (Mali) et différenciées (voir la différence de traitement entre le Mali et le Burkina Faso). Elles sont contestées dans la rue par les populations et pour la première fois par les dirigeants au pouvoir (voir la Guinée par rapport au Mali). Certes, céder une part de sa souveraineté à une structure supranationale n’est pas chose nouvelle ; elle relève de la logique de l’intégration. Mais de tout temps et sous tous les cieux, les Peuples ne se délaissent d’une partie de leur souveraineté au profit d’une organisation sous-régionale ou régionale qu’avec leur consentement exprimé par voie référendaire : c’est même prévu par la Constitution de plusieurs Etats. Or l’intégration monétaire des pays membres de l’Uemoa ne s’est pas faite par adhésion des peuples. Pour preuve, lorsque la France a entrepris d’en modifier le fonctionnement, seule l’Assemblée nationale française en a été saisie ; aucune Assemblée nationale de l’un quelconque des huit Etats membres n’a été, à ce jour, saisie pour adopter une loi dans ce sens. Cette monnaie souffre donc d’un grave déficit de légitimité qui fonde la volonté récurrente de certains gouvernants et de certaines Organisations de la société civile d’en sortir afin de mettre en place de nouvelles monnaies nationales. Il en est de même de la Cedeao, une Organisation sous-régionale créée depuis 1975 (47 ans) qui n’a jamais organisé un seul référendum. Même la décision récente de créer une monnaie commune, l’Eco, malgré ses vicissitudes, n’a pas été soumise à référendum ; c’est sans doute pourquoi, la France peut se permettre de vicier le processus ainsi qu’elle l’a fait. C’est d’autant plus vrai que les opposants à la Cedeao, de plus en plus nombreux, lui opposent le besoin d’une «Cedeao des peuples ». Même si une «Cedeao des Peuples » relève d’une construction intellectuelle confuse pour ne pas dire absurde, il n’en demeure pas moins que ces revendications relèvent d’un désir profond et légitime de voir les Peuples associés plus souvent à sa construction. La meilleure façon de répondre à ces critiques reste encore l’organisation régulière de référendums sur les grands sujets d’intérêt commun. Il en est également de même de l’Union africaine. En cinquante-neuf ans de construction communautaire (1963-2022), elle n’a jamais organisé un seul référendum. Ce qui fait d’elle, au même titre que de la Cedeao et de l’Uemoa des organisations proprement illégitimes, disqualifiées pour dénoncer la prise illégale du pouvoir par les juntes militaires. C’est pour toutes ces raisons que nous pensons que pour sortir de ces crises de légitimité, il est plus qu’urgent d’organiser des référendums sur le Cfa, la Cedeao et l’Union africaine afin de les investir de la légitimité populaire requise. En attendant, leurs nombreuses tergiversations les discréditent et les décrédibilisent. 4 / Pour une formalisation du Droit international de la transition militaire Tout le droit international de la démocratie a été bâti autour d’un postulat qui est celui de la présupposée vertu des dirigeants civils. A partir de ce postulat, il a été formellement interdit à l’Armée de prendre le pouvoir. Or, l’observation de la réalité permet de conclure que les gouvernants civils ne sont pas si vertueux que ça et qu’au contraire ils sont parfois plus vicieux qu’on ne le croit et ne peut l’imaginer : ils ne respectent pas les règles qu’ils se sont librement fixées ; ils modifient à leur convenance les Constitutions dans le seul but de s’éterniser au pouvoir, parfois au prix de crimes contre l’humanité; ils affichent une mauvaise gouvernance économique, toutes choses constitutives de «coups d’Etat civils » par rapport auxquels, le droit international de la démocratie reste totalement muet. Et pourtant sans le dire formellement, il y a un droit international de la transition militaire qui se met progressivement en place sous nos yeux. Pour l’heure, il se décline en cinq points à savoir : 1/ la condamnation de principe de tout coup d’Etat militaire ; 2/ l’engagement des discussions avec la junte au pouvoir, ce qui est une reconnaissance de fait de leur autorité ; 3/ l’exigence de libération du dirigeant déchu et arrêté ainsi que ses plus proches collaborateurs et, au besoin, les autoriser à voir les médecins de leur choix à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire national; 4/ la détermination d’un commun accord de la durée de la transition, ce qui équivaut à une reconnaissance de jure et enfin 5/ la désignation d’un Représentant chargé du suivi de la Transition et du retour à un nouvel ordre constitutionnel. Tout ceci relève d’une hypocrisie qui décrédibilise, discrédite et délégitime, chaque crise un peu plus, ces Organisations sous-régionales et régionales. C’est pourquoi, nous pensons qu’au nom de la Real politik, il faut avoir le courage de sortir de cette hypocrisie en concevant un Droit international de la transition militaire qui formalisera les conditions, d’une part, de la prise du pouvoir par les Armées, ce qui s’entend, aussi bien des motifs que de la procédure et, d’autre part, d’organisation de la transition militaire. En ce qui concerne les conditions de prise de pouvoir par les Armées, il y aurait la mal gouvernance politique caractérisée et la mal gouvernance économique chronique. Dans le registre de la mal gouvernance politique, on peut citer pêle-mêle, le refus systématique de violer la Constitution, la modification intempestive de la Constitution en particulier, pour faire plus de deux mandats présidentiels et/ou pour s’arroger tous les pouvoirs, les répressions sauvages contre les populations civiles et les crimes contre l’humanité. Dans le registre de la mal gouvernance économique, on pourrait citer entre autres et sans prétendre à l’exhaustivité, les détournements massifs des deniers publics et la gestion patrimoniale de l’Etat. En revanche, la procédure de prise de pouvoir doit faire en sorte que ce soit l’Armée (l’institution) qui prenne le pouvoir et non «des militaires » (individus) afin d’éviter les guerres fratricides entre frères d’armes. Ainsi donc, une procédure interne à l’Armée pourrait être établie allant des consultations préalables jusqu’au passage à l’acte de sorte qu’en cas de survenance de coup d’Etat, tout le monde saura par avance que c’était inévitable. En ce qui concerne l’organisation de la Transition, il faut en fixer la durée non négociable ; cette durée doit être raisonnable ; c’est d’ailleurs le sens des discussions aujourd’hui avec les différentes juntes au pouvoir en Guinée, au Mali et au Burkina Faso. Pour certains, une transition ne saurait durer quatre ans, c’est la durée d’un mandat démocratique au Nigéria par exemple. Pour d’autres, un mandat inférieur à trois ans serait insuffisant pour résoudre les causes profondes qui ont conduit au coup d’Etat et occasionnerait de facto une instabilité car, il suffirait de faire une transition de moins de trois ans, de partir pour mieux revenir six mois après. Trois ans serait une bonne durée pour une transition militaire réussie. L’initiative d’un droit international de la transition militaire peut apparaître comme une apologie aux coups d’Etat mais il n’en est rien ; elle fonctionnerait plutôt comme une dissuasion, une épée de Damoclès sur la tête des gouvernants civils qui n’auront pas d’autre choix que de bien faire : aujourd’hui, aucun des contre-pouvoirs civils, qu’ils soient politiques ou juridictionnels ne les effraie; seule l’Armée les effraie; si ce Droit avait existé, il n’y aurait jamais eu un troisième mandat ni au Togo, ni en Guinée, ni en Côte d’Ivoire, pas plus qu’on n’aurait pas connu la crise au Mali et peut-être aussi qu’on n’aurait pas connu celle du Burkina Faso. *Maître de conférences de Science politique FADESP/UAC Société 14 févr. 2022


Développement et paix : Le Forum sur la fragilité 2022 se tient du 7 au 15 mars prochain
" Le développement et la paix en période d'incertitudes". C'est le thème sur lequel portera le Forum sur la fragilité qui se tient du 7 au 15 mars 2022. Décideurs publics, professionnels de l'humanitaire, de développement, de la paix et de la sécurité, chercheurs et représentants du secteur privé et de la société civile échangeront des idées et connaissances visant à améliorer les interventions de développement dans les environnements fragiles, avec le souci de favoriser la paix et la stabilité. Le forum sera fait de session en ligne sous la forme de tables rondes, de séminaires et de podcasts. Ces activités porteront sur des sujets comme le changement climatique et les conflits, la gouvernance et les institutions, la réduction des violences urbaines, les institutions de sécurité et de justice, la participation du secteur privé, les prochains contours de la sécurité humaine. Société 13 févr. 2022


Commune de Kétou : Élaboration en vue de documents stratégiques
Au terme de sa première session extraordinaire de l’année qui s’est déroulée les 8 et 9 février derniers, le conseil communal de Kétou a autorisé l’élaboration du plan de contingence communal et du Schéma directeur d'aménagement de la commune à l'unanimité des conseillers. Ces deux outils de planification permettront à la commune de faire face à d'éventuels sinistres et catastrophes et de mieux gérer l'espace communal. Selon les prévisions, le coût prévisionnel d'élaboration du Schéma directeur d'aménagement de la commune s'élève à un montant de 35 millions de F Cfa, dont 30 millions F Cfa de ressources propres de la commune. Il sera exploité sur une période de 15 ans. Le Plan de contingence en ce qui le concerne pourrait coûter 7,5 millions F Cfa, sur fonds propres et actualisé chaque année en fonction des besoins de la commune. Actualités 13 févr. 2022


Eglise catholique : L’abbé Bernard de Clairvaux Toha Wontacien, nouvel évêque de Djougou
L’Eglise famille de Dieu de Djougou a un nouveau pasteur. Son nom : Bernard de Clairvaux Toha Wontacien. Le nouvel évêque du diocèse de Djougou qui est de la congrégation des Oblats de Saint François de Sales succède ainsi à Mgr Paul Vyeira décédé en mars 2019. Depuis lors, c’est l’archevêque de Parakou Mgr Pascal Nkoué qui assumait l’intérim jusqu’à ce samedi 12 février où le pape François a procédé a procédé à la nomination de l’abbé Bernard de Clairvaux Toha Wontacien, selon le site officiel du Vatican. Né le 20 août 1970 à Abomey-Calavi, Mgr Toha a été ordonné prêtre le 22 juillet 2006 à Parakou. Avant sa nomination comme évêque de Djougou, il était le supérieur provincial de la province de France de sa congrégation. Sur son parcours sacerdotal, il a été entre autres responsable de la coordination de la pastorale sociale et de la gestion des projets de développement de l’archidiocèse de Parakou, coordonnateur de la Caritas des diocèses du Nord, conseiller de l’archevêque de Parakou, économe de division Afrique de l’Ouest de la province de France etc. Actualités 12 févr. 2022


Frontière Bénin-Burkina : "40 terroristes mis hors combat", selon la France
Les forces armées françaises annoncent avoir mené, au lendemain des attaques terroristes dans la région du Parc W, des frappes aériennes contre des positions de l'ennemi. Le bilan fait état de 40 terroristes neutralisés et près d’une vingtaine de motos détruites. Lire ci-dessous le communiqué. Frontière Bénin-Burkina  Actualités 12 févr. 2022


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