La Nation Bénin...
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La Lutte [/caption]La Fédération béninoise de lutte et le groupe Sports investissements succès (Sportis) ont procédé, ce jeudi 5 juillet, à la signature d’une convention de partenariat à Cotonou. C’est l’occasion pour le président de la Fédération et la directrice des opérations de Sportis de présenter le bien-fondé ce partenariat qui vise à booster cette discipline au Bénin.
La Fédération béninoise de lutte et le groupe Sportis ont signé, ce jeudi au siège du Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) à Cotonou, un accord de partenariat pour développement de la lutte au Bénin. A cette occasion, le président de la Fédération béninoise de lutte, Hamissou Affo Daoudou, a exprimé sa gratitude à l’endroit de Sportis pour cet accompagnement gage du rayonnement de la discipline au Bénin. Il dit être convaincu qu’avec Sportis, la professionnalisation de la lutte sera une réalité dans les prochains mois au Bénin : « Nous sommes convaincu que la lutte sera érigé au rang de sport de prestige », a-t-il déclaré. Il indique que ce partenariat prendra en compte non seulement l’aménagement des arènes de luttes mais aussi l’organisation des « luttes spectacles » dans les communes urbaines et péri-urbaines.
La directrice des opérations de Sportis, Afsath Ali Bougnakan, se réjouit de ce partenariat qui permettra d'améliorer la pratique de la lutte au Bénin. « Je reste convaincue qu’un accompagnement est indispensable pour la promotion de la lutte, cette discipline qui a bercé l’enfance de bons nombres de béninois », a-t-elle déclaré. Sportis s'engage à mobiliser des partenaires nationaux et étrangers autour des évènements de ce sport au Bénin.
Pour Fernando Hessou, secrétaire général du Cnosb, la lutte est la première discipline car elle rentre dans notre quotidien. Il félicite la Fédération béninoise de lutte et Sportis pour avoir scellé ce partenariat. A ce propos, il a exhorté Sportis à veiller au respect des clauses de cette convention condition sine qua non pour le rayonnement de la discipline. « Je vous garantis que vous ne serez pas déçu d’avoir fait ce pas de géant », a-t-il assuré, par ailleurs.
C’est l’occasion pour le représentant des formateurs, arbitres et entraîneurs de lutte de remercier Sportis pour son soutien à travers ce partenariat qui va motiver davantage la pratique de la lutte au Bénin.
Le secrétaire général de la Police républicaine Pascal Adéloui (au micro), faisant point des opérations menées[/caption]Dans la période du 28 juin au 5 juillet dernier, la Police républicaine a déjoué des cas de cambriolage, de vol et de braquage, de cybercriminalité. C’est le point fait par le secrétaire général et porte-parole de la Police républicaine, le colonel Pascal G. Odéloui, ce jeudi 5 juillet à Cotonou.
Quatre cas déjoués, huit personnes interpellées et un malfrat neutralisé lors de divers cambriolages ; cinq cas de vols enregistrés, neuf personnes interpellées et deux personnes tuées, ces sept derniers jours. Le secrétaire général et porte-parole de la Police républicaine, le colonel Pascal G. Odéloui, a précisé qu’un cas de cambriolage été enregistré au quartier Dowa dans la ville de Porto-Novo. Il s’agit d’un cambriolage perpétré au domicile d’un adjudant de la Gendarmerie à la retraite dans la nuit du 21 au 22 juin dernier. Suite à ce cambriolage, le commissariat central de la ville de Porto-Novo a interpellé quatre présumés auteurs.
Dans le département de l’Atlantique, un individu armé de pistolet qui s’était introduit par effraction dans un domicile à Zopah a été interpellé par le commissariat d’Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi.
Dans la commune de Savalou, ce sont deux conducteurs de taxi motos qui ont été cambriolés et dépouillés de leurs motos à Konkondji. La réaction des éléments du commissariat de police de Léma a permis de retrouver l’une des motos abandonnée dans la brousse.
A Savè, quatre élèves, tous inscrits dans les collèges de Savè constitués en bande organisée pour opérer des cambriolages, ont été arrêtés. Plusieurs maisons ont reçu la visite de ces jeunes gens qui ont, selon le colonel Pascal G. Odéloui, choisi la voie de la facilité.
Pour ce qui concerne les vols et braquages, plusieurs cas ont été enregistrés dans les départements du Couffo, des Collines, de l’Atlantique, du Plateau, de l’Ouémé et du Zou. Dans le Couffo et plus précisément dans l’arrondissement d’Atomey à Aplahoué, deux braqueurs ont été brûlés par les populations avant l’arrivée d’une équipe de patrouille de la Police républicaine. Dans le Plateau, c’est un réseau de braqueurs de motos qui a été démantelé à Wayi dans la commune de Sakété.
Dans le département de l’Ouémé, la Brigade anti-criminalité antenne de Porto-Novo a mené des opérations ayant conduit à l’interpellation de trois présumés braqueurs, suite aux plaintes enregistrées le vendredi 22 juin, de deux ressortissants du Nigeria, victimes de vol à main armée de leurs véhicules à Idi-Roko. Tandis que dans le Zou, l’équipe de patrouille du commissariat de Kpédékpo a interpellé un chauffeur demeurant à Bohicon (quartier Houawé) avec un tricycle qu’il a volé dans ladite ville et qu’il amenait à Kétou dans le Plateau. Ce dernier, selon la Police républicaine, a reconnu avoir commis son forfait avec l’un de ses amis. Le propriétaire de l’engin a été contacté grâce aux pièces retrouvées sur l’engin.
14 individus interpellés pour cybercriminalité
La Police républicaine a déjoué deux cas et interpellé quatorze personnes dans la semaine écoulée dans le département de l’Ouémé. En effet, suite aux informations reçues, le commissariat de Honvié dans la commune d’Adjara a interpellé un tradi-praticien de nationalité sénégalaise au quartier Hêvié-Kpota, le jeudi 28 juin dernier, aux environs de 19 heures. Ce dernier serait réputé dans le trafic d’organes humains. Une perquisition effectuée à son domicile a permis de saisir outre des ossements humains et de la graisse humaine, un lot important de talismans.
Toujours dans le département de l’Ouémé, le commissariat de l’arrondissement d’Atchoukpa a investi, sur renseignements, un appartement sis au quartier Tanzoun le dimanche 24 juin dernier, aux environs de 6 heures. Au total, 13 présumés cybercriminels ont été appréhendés. Aussi, 12 ordinateurs portatifs, 19 portables androïdes, 2 disques durs externes soigneusement dissimulés dans le plafond et une quantité non moins importante de chanvre indien ont-ils été saisis. Présentés à l’autorité judicaire, ils ont tous été mis sous mandat de dépôt le lundi 2 juillet dernier?
324 véhicules arraisonnés
La Police républicaine a arraisonné 324 véhicules dans le cadre des infractions au Code de la route durant la semaine écoulée. Excès de vitesse ; chargement hors gabarit ; surcharge ; défaut de visite technique ; défaut de toutes pièces ; défaut d’assurance et de livret de bord. Ce sont là autant d’infractions à la base de l’arraisonnement des véhicules et des motos de même que des tricycles par la Police républicaine durant la période du jeudi 28 juin au jeudi 5 juillet sur toute l’étendue du territoire national.
Selon le secrétaire général et porte-parole de la Police républicaine, Pascal G. Odéloui, une opération de répression des contraventions au Code de la route a débuté le 1er juillet dernier sur le territoire de compétence de toutes les unités du département du Couffo. Au total, 194 motos à deux roues et cinq tricycles ont été arraisonnés. Quant aux surcharges et chargements hors gabarit, des conducteurs de quatre véhicules ont été interpellés.
Dans l’Atlantique, 52 véhicules sont concernés pour des infractions diverses. Par ailleurs, quatre motocyclistes ont été pris pour défaut de port de casques et un pour surcharge de clients.
Dans l’Alibori, précisément dans les communes de Gogounou et Malanville, la répression relative à diverses infractions a touché 33 véhicules qui ont été arraisonnés.
Le dernier département dans lequel les infractions au Code de la route ont été notées, est celui du Plateau. A l’issue de l’opération, 36 véhicules dont un véhicule administratif ont été arraisonnés?
B. S.
Porter l'accès des enfants aux cantines scolaires de 31 à 51 %[/caption]
Le Programme cantines scolaires (Procas) initié par le gouvernement va s'étendre à plusieurs autres écoles. Ce jeudi 5 juillet au ministère du Plan et du Développement, une délégation gouvernementale conduite par le ministre d'Etat, Abdoulaye Bio Tchané, a échangé avec les partenaires techniques et financiers pour la mobilisation de fonds complémentaires.
Table ronde fructueuse hier entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers (Ptf); 28 milliards décrochés pour l'extension du Programme des cantines scolaires (Procas) sur l'étendue du territoire national.
Au terme de la rencontre, le ministre d'Etat Abdoulaye Bio Tchané a partagé avec la presse l'issue des négociations. « Les Partenaires techniques et financiers ont répondu à l'appel du gouvernement. Notre plaidoyer a permis la mobilisation pour les 4 prochaines années de la somme de 28 milliards correspondant aux besoins afin de porter l'accès des enfants au programme de 31 à 51 %. Les partenaires sont prêts à nous accompagner dès la prochaine rentrée scolaire d’octobre 2018», a-t-il annoncé. Cette table ronde qui, selon lui, a été un succès constitue un pas important posé pour l'atteinte de l'ambition du gouvernement: celle d'offrir aux enfants une alimentation nutritive, saine et équilibrée en milieu scolaire pour mieux les prédisposer à assimiler les connaissances et contribuer ainsi à leur réussite. C'est une ambition chère au gouvernement actuel, si chère que le chef de l'Etat n'a pas attendu les partenaires avant de mettre en œuvre le Procas. Grâce aux diligences du gouvernement, 2566 écoles sont déjà couvertes par le programme soit 31 % du nombre total d'écoles primaires au Bénin. A partir de la rentrée prochaine, 1600 écoles supplémentaires en bénéficieront et le taux de couverture sera donc de 51 %. Ainsi, plus d’un écolier sur deux aura au moins un repas sain, riche et équilibré à l’école. « Il s’agit d’une mesure sociale forte mais aussi d’un programme intégré, car il prend en compte un volet santé en ce sens que les écoliers bénéficiaires sont sensibilisés sur l’hygiène à travers entre autres le lavage des mains. Le Procas contribuera également au développement de la production locale, car la priorité sera accordée aux aliments de base des localités concernées avec une implication des communautés et des associations de parents d’élèves », a expliqué le ministre d'Etat, Abdoulaye Bio Tchané. Il a, par ailleurs, remercié les partenaires en l'occurrence le Programme alimentaire mondial (Pam), la Banque mondiale, la Banque islamique de Développement, les Républiques de la Chine, du Japon et des Usa avec l'engagement que les ressources complémentaires à l'instar de celles du gouvernement seront utilisées de façon efficiente.
Société 06 juil. 2018
pour mieux régler les problèmes des enfants et adolescents[/caption]Avec pour objectif de devenir une organisation puissante et dynamique de défense des droits des enfants et des jeunes, les plus vulnérables en particulier, Plan International et Bornefonden ont fusionné depuis le 1er juillet dernier. A la faveur d’une conférence de presse, ce jeudi 5 juillet, les responsables locaux des deux organisations ont exposé les raisons ayant conduit à cette option.
Deux organisations poursuivant les mêmes objectifs, Plan International et Bornefonden ont fusionné pour plus de ressources, plus d’expertise, plus d’efficience et plus d’impact dans le domaine de la défense des droits des enfants et des jeunes et surtout des plus vulnérables.
Expliquant le bien-fondé de l’intégration des deux structures, Rafiou Aboudou, chargé du projet d’intégration, précise que cette fusion fait suite à celle des faîtières au Danemark. Elle vise à impacter plus d’enfants, souligne-t-il. Cela induit deux changements, à savoir l’intégration des opérations de Bornefonden à celles de Plan International et la transformation des opérations de Plan International dont la phase de planification a démarré en janvier 2018. Selon lui, ce modèle de changement se décline en quatre grandes étapes. Il s’agit du diagnostic d’acquisition, de la conception organisationnelle, de la mise en œuvre et de l’apprentissage. Il a évoqué d’autres détails du processus de fusion en fournissant des précisions sur chaque étape.
En ce qui concerne la mission de la nouvelle structure, Paul Zinsou Fagnon, directeur national par intérim de Plan International Bénin, indique qu’elle consiste à travailler dans les cinq prochaines années pour atteindre 1 500 000 filles au niveau du Bénin contre 100 millions sur le plan mondial, car avec la fusion il y aura une couverture géographique plus grande. « Il en est de même au Burkina Faso, au Mali et au Togo également concernés par l’intégration en Afrique de l’Ouest», dit-il. Il est question de faire en sorte que les jeunes vulnérables (garçons et filles) puissent parvenir à contrôler leur sexualité pour que soient atténuées les grossesses précoces. Pour y parvenir, annonce Paul Zinsou Fagnon, les actions seront menées suivant trois axes stratégiques tels que la santé sexuelle et reproductive, l’éducation inclusive et la protection des enfants et le développement de la petite enfance. Soulignant les premières retombées de l’intégration, il fera savoir que « depuis le 1er juillet dernier, le nombre d’enfants parrainés est passé de 24 000 à 35 000 pour la nouvelle structure ».
L’intégration ne signifie pas suspension ni rupture de ce qui se faisait par chacune des deux structures. Au contraire, assure Tchognon Dazogbo, coordonnateur des opérations et programmes à Bornefonden Bénin, Plan International Bénin interviendra là où sa partenaire intervenait. « Les projets de Bornefonden en cours seront poursuivis par la nouvelle structure », rassure-t-il. « Nous avons rencontré les maires pour leur expliquer le bien-fondé de l’intégration », précise-t-il par ailleurs.
La chargée de gestion et mobilisation des ressources, Ingrid Bello, souligne que la mise en œuvre de l’intégration sera marquée par une période de transition de deux ans. Il faut signaler que des questions liées à la gestion du personnel ont été aussi abordées lors de la rencontre.

Le chantier de la route Zagnanado-Banamè-Paouignan évolue sous la conduite de l’entreprise béninoise Adéoti. Pour constater l’état d’avancement des travaux, Alassane Séïdou, ministre des Infrastructures et des Transports, à la tête d’une délégation de son département, était ce jeudi 5 juillet en visite sur le chantier.
Huit mois après son démarrage, le chantier de la route Zagnanado-Banamè-Paouignan est aujourd’hui à un taux d’exécution de 27,85%, informe Mafoya Adjinda, chef mission du projet. Le constat fait, ce jeudi par le ministre en parcourant ce chantier allant de Paouignan à Banamè en sortant par Covè, montre que l’entreprise est effectivement à pied d’œuvre et a d’ailleurs commencé par mettre le bitume sur la portion pénétrante de Paouignan.
Bien que satisfait de ce niveau d’évolution des travaux, le ministre Alassane Séïdou n’a pas manqué d’insister sur la qualité des travaux tout en exhortant l’entreprise à tenir dans le délai contractuel de trente mois. Il s’est aussi senti concerné par les désagréments causés aux populations dans l’exécution des travaux. Le ministre a également plaidé auprès des responsables du chantier pour que la priorité soit donnée à la main-d’œuvre locale. Il a rappelé que la mise en œuvre de ce projet répond à l'objectif d’améliorer et d'uniformiser le niveau de service, de désenclaver et de participer au développement socio-économique des régions traversées. La construction de cette route contribuera également à la facilitation à l'exportation des produits agricoles de la zone, à la diversification des sources d'approvisionnement et à l'accroissement des flux de marchandises en provenance des pays voisins. Elle permettra aussi, une fois achevée, l'accessibilité par les populations aux services de base, communaux et administratifs. Ainsi, elle apportera une plus-value certaine à l’économie locale.
Le directeur technique de l’entreprise, Kamal Adéoti, rappelle que l'aménagement des routes Zagnanado-Banamè-Paouignan (57 km), Covè-Banamè (12 km) et Koguédé-Zakpota (5,2 km) est inscrit dans le cadre du Programme d'action du gouvernement au titre des projets phares du ministère des Infrastructures et des Transports. Alors, il a rassuré la délégation ministérielle sur les diverses préoccupations abordées en ce qui concerne la qualité et le délai. Il promet que le chantier va continuer avec cet élan de croisière, tout en assurant aussi de la qualité des ouvrages en cours.
Pour la réalisation des travaux d'aménagement et de bitumage de certains tronçons, le gouvernement a eu recours à un mode de financement innovant qui consiste à faire mobiliser les ressources par les entreprises ayant des capacités et des expériences en la matière. A cet effet, l'entreprise Adéoti a manifesté sa volonté d'accompagner le gouvernement pour la réalisation des travaux d'aménagement et de bitumage de certains tronçons de routes dont Zagnanado-Banamè-Paouignan par la mobilisation des fonds auprès des partenaires bancaires. C'est donc un mode de préfinancement direct par l'entreprise Adéoti pour le compte de l'Etat béninois à travers une convention d'accord. Le montant du marché s’élève à près de 55 milliards F Cfa pour un linéaire total de 74,2 km de tronçons à réaliser. La route sera livrée le 5 avril 2020.

L’administration du forum «Breaking news » a organisé, mercredi 4 juillet dernier à Cotonou, une soirée intellectuelle pour célébrer le 100e épisode de « Mémoire du chaudron », une série d’écrits qui raconte les méandres de la conquête du pouvoir par l’ancien président Boni Yayi. Les échanges ont permis de passer en revue les textes afin d’en tirer des enseignements.
Les membres du forum Whatsapp « Breaking news» et les lecteurs de « Mémoire du chaudron » ont pris part, mercredi dernier, à une soirée intellectuelle d’échanges, pour célébrer le 100e numéro de cette série de textes, écrit par Tiburce Adagbé, ancien conseiller technique à la communication du président Boni Yayi. Au programme, quatre panels animés par des experts en littérature et en communication sociologique et politique.
Appelé à entretenir l’assistance sur le discours littéraire et l’apport des réseaux sociaux, Kwamé Sènou, responsable de Harmonie média group, pense que la série « Mémoire du chaudron » est un chef-d’œuvre qui allie à la fois récit, essai politique, autobiographie et guide touristique. Pour lui, les 100 épisodes écrits en moins d’un an, font déjà 132 734 mots, soit 238 pages et peut paraître sous forme de livre. Selon lui, cet effort record du rédacteur Tiburce Adagbé, ancien conseiller technique à la communication du président Boni Yayi, mérite d’être célébré. C’est l’occasion pour Anjorin Koboudé, consultant en communication, d’entretenir les invités sur les impacts possibles de « Mémoire du chaudron » sur la conception de la communication politique au Bénin ». Selon lui, cette série de textes est une plongée dans la sociologie politique béninoise. Il soutient qu’avant de s’engager dans un combat politique, il faut avoir un ancrage sociologique, économique et un discours pouvant accrocher l’électorat. Pour lui, nul ne peut gagner une élection présidentielle sans le soutien des médias.
Pour Agapit Maforikan, journaliste et directeur de la chaîne de télévision E-télé, « Mémoire du Chaudron » apparaît comme un nouveau genre littéraire dans l’univers des réseaux sociaux. Pour lui, cet exploit mérite d’être salué non seulement à cause de l’effort consenti mais surtout de son contenu qui reste un pan de l’histoire de notre pays. « Ils donnent les réflexes de faire-savoir, de faire-connaître, de faire-comprendre et de faire-sentir », a-t-il laissé entendre.
La dernière communication, intitulée « Lecture et analyse sociologique du comportement électoral au Bénin à travers la lecture de ‘’Mémoire du chaudron’’», a permis au général Célestin Guidimey de montrer les sept déterminants sur lesquels on pourrait se baser pour remporter une élection présidentielle au Bénin. Pour lui, les écrits de Tiburce Adagbé doivent constituer un bréviaire pour les hommes politiques pour connaître la sociologie politique du Bénin. Selon lui, le fief électoral, la connaissance de la sociologie et de l’histoire politique, l’aide des réseaux, des mouvements et associations, l’apport des renseignements, le soutien des grands électeurs et étrangers et enfin les ressources financières, logistiques et humaines, sont autant d’éléments dont il faut tenir compte pour accéder au pouvoir.
Les débats ont permis à l’assistance de comprendre davantage cette série de textes qui pourrait être publié sous forme de livre dans les mois à venir.

La procédure d’amendement de la Constitution du 11 décembre 1990 a échoué à l’étape de l’approbation qui a succédé à celle de la recevabilité du dossier passée avec succès. A cette seconde phase, les quatre cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale requis n’ont pas été obtenus, et il va falloir aller au référendum en vue de permettre au peuple de décider.
Le Bénin devra aller bientôt aux urnes pour un référendum, le premier depuis 1990. Ce scrutin s’impose désormais suite à l’échec de l’étape d’approbation de la proposition d’amendement de la Constitution du 11 décembre 1990 prise en considération par la majorité des trois quarts des députés par 62 voix pour, 19 contre et 1 abstention. Mais en revanche, le dossier examiné article par article n’a pas été approuvé à la seconde étape par la majorité des quatre cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale, comme l’exige l’article 155 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lequel dispose que « La révision n’est acquise qu’après avoir été approuvée par référendum, sauf si le projet ou la proposition en cause a été approuvé à la majorité des quatre cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale ».
Tout comme à l’étape de recevabilité de la proposition d’amendement constitutionnel, le verdit du vote a été sanctionné par 19 voix contre, 1 abstention et 62 voix favorables dont celle du député Mohamed Atao Hinnouho actuellement détenu à la prison civile de Cotonou dans une affaire de fraude douanière. Ce dernier a donné procuration à son collègue Corneille Padonou du Parti du renouveau démocratique (Prd) qui a voté en ses lieu et place. Le vote abstention émane du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété. Les dix- neuf votes défavorables ont été émis par les députés de l’Opposition.
Mais avant le vote de la recevabilité de l’initiative parlementaire, les députés sont intervenus dans le débat général sur le rapport présenté par la Commission chargée des Lois. Ce rapport renseigne sur les motivations de la révision constitutionnelle initiée par le député Bruno Amoussou et sept autres de ses collègues. Il s’agit essentiellement d’introduire dans la Constitution, la suppression de la peine de mort, la constitutionnalisation de la Cour des comptes, l’amélioration de la représentativité des femmes au Parlement et l’alignement de tous les mandats politiques à cinq ans de sorte à avoir à partir de 2026, des élections générales. Ces dernières seront précédées d’un mandat transitoire de sept ans pour les députés et les conseillers municipaux, communaux et locaux qui seront élus en 2019. Les trois élections vont s’arrimer en 2026 après la présidentielle de 2021.
Passe d’armes
L’organisation de ces élections générales dès 2026 permettrait au pays de faire des économies et de mieux se concentrer sur les actions de développement. Des arguments qui sont loin d’emballer les députés de l’Opposition. Guy Mitokpè a déploré la célérité avec laquelle le dossier a été examiné. Tout s’est passé en moins d’une semaine, estime-t-il, lors du débat général. Les choses sont allées davantage plus vite que ce qu’il avait dénoncé le 4 avril 2017 où l’étape de la prise en considération du projet de révision constitutionnelle a échoué. Le député de l’Opposition estime que même si les quatre points soumis à l’amendement sont assez intéressants, il trouve que les arguments avancés notamment la promotion de la gent féminine ne sont pas fondés. Car, selon lui, on n’a pas besoin de réviser la Constitution avant d’améliorer la représentativité des femmes en politique. C’est la volonté politique qui manque. Il en veut pour preuve la situation lors du renouvellement des membres de la Cour constitutionnelle où, sur les sept membres, il n’y a qu’une seule femme. Le bureau du Parlement n’a même pas porté son choix sur une femme sur les quatre personnes qu’il a désignées. Guy Mitokpè balaie également du revers de la main l’argument avancé pour justifier l’alignement des élections qui permettra de faire économie au pays et mettre le Bénin au travail. Selon lui, le Ghana qui a presque le même rythme d’élections que le Bénin a réussi à baisser le taux de pauvreté sans passer par l’arrimage des élections.
Tout comme le député de la 16e circonscription électorale, son collègue Garba Yaya dénonce un passage en force de l’initiative qui n’a pas connu de discussion populaire pour la recherche de consensus national. Il s’étonne que le dossier revienne en moins de deux ans et sous la même législature après l’expérience manquée du 4 avril 2017. Il dit ne pas comprendre cette précipitation et s’inquiète plutôt du sort du Code électoral qui sera examiné bientôt après la révision constitutionnelle.
Le député Moukaram Koussonda dit être contre l’idée visant l’alignement des élections en écourtant le mandat des conseils communaux et locaux actuels. L’élu de la 22e circonscription électorale voudrait savoir si l’Association nationale des communes a été associée à un tel projet. Il plaide pour un report du débat pour une meilleure compréhension du texte proposé.
Comme la plupart de ses collègues de la minorité parlementaire, Valentin Djènontin estime aussi inacceptable que l’on veuille réviser la Constitution du Bénin, la loi des lois, sans le moindre débat national. L’idéal aurait été, selon lui, de mettre le dossier sur la place publique pour permettre à toutes les couches sociopolitiques nationales dont les juristes, les partis politiques, la Société civile et autres pour opiner dessus. Le député soupçonne des arrière-pensées autour de la révision constitutionnelle et propose le renvoi sine die de l’examen du dossier.
Rien de suspect ?
Le coup de théâtre est venu du député Idrissou Bako. Tout en étant membre de la minorité parlementaire, l’élu du peuple s’est démarqué de la position de ses collègues. Il prend à contre-pied leur ligne de défense en donnant de façon formelle son accord, tout au moins, pour la première étape de la procédure, celle de la recevabilité de l’initiative parlementaire. Cela, parce que les quatre points mis en amendement à savoir l’abolition de la peine de mort, la constitutionnalisation de la Cour des comptes, la question de la discrimination positive pour une meilleure représentativité des femmes au Parlement et l’alignement des élections générales ont tous été débattus et validés au cours de plusieurs ateliers et foras. Mais à la surprise générale de tout le monde, il votera contre le dossier à chacune des deux étapes. Personne ne sait ce qui s’est passé par la suite après une petite suspension pour que le député révise sa position.
Prenant le contre-pied de leurs collègues de l’Oppositon, les députés de la majorité parlementaire dont André Okounlola Biaou, Mathurin Nago, Nassirou Arifari Bako, Augustin Ahouanvoèbla, Gildas Agonkan, Antoine Kolawolé Idji et Barthélémy Kassa ont montré que l’amendement constitutionnel ne vise que le développement et donc l’intérêt général. Il n’y a rien de suspect dans les quatre points amendés. Les modifications proposées ne sont que pour la plupart des régularisations longtemps souhaitées par tous depuis plusieurs années. André Okounlola se dit scandalisé par ce qu’il appelle les « intoxications » nourries autour du projet. L’amélioration de la représentativité des femmes au Parlement ne date pas d’aujourd’hui, mais depuis la sixième législature, appelle-t-il. Et c’est unanimement qu’il a été décidé après plusieurs séminaires de permettre d’avoir une femme par circonscription électorale à la prochaine élection, poursuit-il. Il étaye son argumentaire en révélant que les élections législatives, communales et locales de 2015 ainsi que la présidentielle de 2016 ont coûté ensemble 55 milliards F Cfa. Il remercie les initiateurs de cette proposition d’amendement constitutionnel.
Tout a été fait dans la pure transparence et n’a rien de conspiration, clarifie Barthélemy Kassa. Selon lui, de 2019 à 2031, le Bénin devrait avoir à organiser dix élections et le pays n’en n'a les moyens. David Gbahoungba demande, pour sa part, que l’occasion de la révision de la Constitution soit saisie pour retirer le bout de phrase « … les mânes de nos ancêtres » du serment que prête le chef de l’Etat à son entrée en fonction. Cela, parce que cette portion gênerait certains courants religieux.
Après les deux votes hier, les regards sont désormais tournés vers le référendum au cours duquel le peuple pourra définitivement décider du sort du texte?

Le rideau est tombé ce jeudi, sur les travaux du colloque et du séminaire sur le dialogue social et le développement durable. Organisés par le Conseil économique et social (Ces) avec le soutien de la Commission nationale béninoise pour l’éducation, la science et la culture, les travaux ont permis de sensibiliser les conseillers, cadres et les personnalités de la Société civile sur les enjeux et les perspectives du développement durable. Quant au colloque, il a permis de renforcer les capacités des participants sur la promotion du dialogue social et le renforcement de la veille stratégique et citoyenne.
A travers cinq communications, les échanges ont permis d’identifier les maux qui minent l’opérationnalisation du dialogue social et du développement durable au Bénin. Le président du Ces, Augustin Tabé Gbian s’est réjoui que les objectifs visés soient atteints. « Nous sommes davantage fixés sur : le cadre juridique et institutionnel du dialogue social au Bénin ; les acquis et les atouts du Ces dans la promotion du dialogue social ; le rôle de l’institution de veille stratégique et citoyenne », a-t-il laissé entendre.
Parlant du séminaire sur le développement durable, le président du Ces souligne que le cadre juridique et institutionnel du développement durable au Bénin, les grandes actions menées par les pouvoirs publics dans le cadre du développement et les actions à mettre en œuvre pour une opérationnalisation du développement durable au Bénin ont été mieux assimilés.
M. Gbian se félicite alors du bon déroulement des assises et rassure les participants de faire la restitution des conclusions au gouvernement et à l’Assemblée nationale afin de permettre la prise en compte et ou l’exploitation des recommandations.
Yêdafou Kouchemin (Stag.)
Actualités 06 juil. 2018
Dr Stefano Pontesilli, ambassadeur d'Itali près le Bénin[/caption]Quatre nouveaux ambassadeurs ont présenté, ce jeudi 5 juillet au président de la République, leurs lettres de créance par lesquelles leurs pays respectifs les accréditent auprès du Bénin. Il s’agit du Canada, de l’Italie, des Philippines et de l’Ouganda.
Le nouvel ambassadeur du Canada près le Bénin, Edmond Raphael Dejon Wega, est un ancien directeur du Fonds canadien pour l’Afrique. Né le 4 août 1972 à Ebolowa au Cameroun, ce financier titulaire d’un Mba de l’Université du Québec a présenté, ce jeudi 5 juillet, ses lettres de créance au président de la République, Patrice Talon. Une opportunité pour lui, confie-t-il à sa sortie du cabinet du président, d’avoir échangé avec le chef de l’Etat sur l’importance des relations qui lient les deux pays depuis 1962, date d’établissement de la coopération. « Les relations entre nos deux pays sont variées. Elles sont bilatérales et multilatérales», confie l’ambassadeur. Les deux pays ont également une forte convergence d’intérêts et de priorités dans des domaines comme la démocratie, l’autonomisation des femmes, les droits de l’Homme, les changements climatiques. Edmond Raphael Dejon Wega promet de travailler à renforcer cette coopération et de continuer de l’ancrer sur certaines priorités comme l’aide internationale féministe du canada. Les accords sur la promotion des investissements étrangers en vigueur depuis 1994 entre les deux pays et bien d’autres domaines de coopération importants seront également au cœur de l’action de ce diplomate distingué en 2013 comme étant le meilleur gestionnaire de personnel de l’Agence canadienne de développement international.
C’est un homme d’expériences, qui prend désormais les rênes de la représentation diplomatique italienne à Cotonou. Dr Stefano Pontesilli, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire avec résidence à Abuja, a aussi été accrédité. Le nouvel ambassadeur est entré au ministère des Affaires étrangères italien en 1990. Avant Cotonou, il a été nommé consul général à Lagos, à Caracas puis ambassadeur au Cameroun et en Erythrée. Dr Stefano Pontesilli entrevoit des perspectives heureuses pour la coopération entre l’Italie et le Bénin. Laquelle a été boostée à la faveur de la visite effectuée le 18 mai dernier en Italie par le chef de l’Etat, Patrice Talon. « Les deux pays ont décidé de renforcer leurs relations déjà très bonnes », laisse entendre le diplomate. Les nouveaux axes de la coopération prennent en compte le tourisme moderne et l’ambassadeur annonce l’arrivée à Cotonou de grands groupes italiens soucieux d’investir dans le secteur. Selon lui, les touristes sont désormais à la recherche de destinations et d’environnements nouveaux ayant une histoire et une culture et le Bénin, d’après lui, répond parfaitement à ses critères. Il a aussi annoncé les échanges avec le président de la République en vue de l’arrivée à Cotonou d’investisseurs italiens qui pourraient y délocaliser leurs industries. L’action diplomatique du Dr Stefano Pontesilli boostera à coup sûr les relations entre les deux pays et il se dit déjà heureux de travailler avec le chef de l’Etat béninois à l’endroit de qui il ne tarit pas d’éloges. « Le président Talon connaît les besoins de son pays. J’ai rencontré un président qui n’a pas besoin de conseils. Il sait où il va avec des objectifs et des réformes à entrevoir. C’est plutôt lui qui vous donne de la détermination à bien faire les choses et l’Italie ne peut que le soutenir », a-t-il déclaré.
Renforcer la coopération
Le Bénin bénéficiera de l’expérience agricole, technique et technologique des Philippines. C’est l’annonce forte faite par madame Shirley Ho-Vicario, nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de ce pays près le Bénin, avec résidence à Abuja. Elle promet également de travailler au renforcement des liens de coopération entre les deux pays et félicite d’ores et déjà le chef de l’Etat pour ses réformes surtout économiques. Née le 15 février 1962 à San Isidro, le nouvel ambassadeur est mère de quatre enfants et est titulaire d’un Master en administration publique. Elle était consultante en communication avant sa nomination.
Nelson Ocheger, nouvel ambassadeur agréé de la République d’Ouganda près le Bénin avec résidence à Abuja, a aussi présenté ses lettres de créance au président, Patrice Talon. Trois domaines prioritaires seront au cœur de son mandat diplomatique à Cotonou. Le premier, le tourisme, secteur très développé en Ouganda. Il dit avoir proposé au chef de l’Etat que les gouvernements béninois et les Ougandais trouvent un mécanisme pour permettre aux ressortissants des deux pays de découvrir réciproquement leurs atouts touristiques. Deuxième pilier de la coopération, l’agriculture. L’Ouganda, producteur de coton comme le Bénin, souhaite un échange de techniques agricoles avec le Bénin, a annoncé son ambassadeur. Dernier axe évoqué par l’ambassadeur Nelson Ocheger, l’éducation. Là encore, les deux pays ont la possibilité d’échanger des opportunités pour construire une Afrique plus forte, pense-t-il.

Par 62 « oui », 19 « non » et 01 abstention, l’Assemblée nationale vient de prendre en considération la proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. Les trois quarts des députés composant le Parlement requis par la loi fondamentale ont été obtenus, fut-il sur le fil du rasoir.
Puisque le verdict du vote a donné de justesse les 62 voix favorables dont celle du député Mohamed Atao Hinnouho actuellement en prison dans une affaire de fraude douanière. Il a donné procuration à son collègue Corneille Padonou du Parti du renouveau démocratique (Prd) qui a voté en ses lieu et place. Après cette phrase, la procédure va se poursuivre pour la seconde étape, celle de l’approbation du texte après l’étude au fond article par article du dossier. Il faut ici les 4/5 des députés, soit 66 voix favorables pour faire passer définitivement le dossier. Dans le cas contraire, le texte sera soumis au référendum pour permettre au peuple de décider de son sort.
Actualités 05 juil. 2018