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Nouvelles

Révision de la Constitution: Quelles chances d’aboutissement du dossier ?

L’Assemblée nationale examine, ce jeudi 5 juillet, la proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. Sauf cataclysme, l’initiative a toutes les chances de prospérer cette fois-ci après plusieurs tentatives jusque-là infructueuses. Cela, au regard d’abord du contenu de la proposition qui n’aurait rien de politique politicienne et ensuite de l’effectif numérique sur papier du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) dont certains membres ont initié cette proposition d’amendement constitutionnel.

Entre 2005 et 2018, c’est la troisième fois, en cinq tentatives, que les députés à l’Assemblée nationale discutent de façon sérieuse en plénière de la révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Seulement l’issue de la plénière de ce jeudi risquent de trancher avec celles de toutes les deux dernières tentatives, en l’occurrence celle de 2005-2006 où la Cour constitutionnelle a déclaré la procédure initiée par des parlementaires pour prolonger leur propre mandat contraire à la Constitution. Et ensuite celle du 4 avril 2017 où l’étape de prise en compte du projet de révision constitutionnelle introduit par le chef de l’Etat n’a pas pu aboutir, pour défaut des trois quarts exigés par la loi fondamentale. Le dossier avait échoué à trois voix près. Il n’a obtenu que 60 « Oui » au lieu de 63 exigés par la Constitution. Un peu plus d’un an après, le débat refait surface au Parlement mais sous une autre forme. Ce n’est plus sous la forme d’un projet de loi mais plutôt d’une proposition de loi comme ce fut le cas pour la tentative de 2005-2006. Le dossier est sur tapis à l’hémicycle.
L’autre chose qui distingue l’initiative actuelle de toutes les autres introduites jusqu’ici mais qui ont toutes échoué est le contenu du document. Lequel viserait le développement du Bénin et n’aurait rien d’intérêt politique. Les auteurs de l’initiative souhaitent en effet l’amendement de certains articles clés de la Constitution du 11 décembre 1990. Il s’agit des articles 15, 52, 53, 56, 80, 81, 99, 112, 131, 138, 156 et du titre VI de la loi 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin. Ils ont introduit cet amendement, disent-ils, pour constitutionnaliser la suppression de la peine de mort pour se conformer à la loi n° 2018-16 du 04 juin 2018 portant Code pénal adopté, il y a quelques jours, par le Parlement.
Outre cette innovation, l’initiative vise par ailleurs l’amélioration de la représentativité des femmes au sein de l’Assemblée nationale, la constitutionnalisation de la Cour des comptes, l’alignement des mandats électifs de sorte à avoir l’organisation d'élections générales notamment présidentielle, législatives, communales et locales.

Consolider la chaîne des élections

Ce dernier amendement devrait permettre d’éviter que le Bénin soit constamment en période de campagne électorale et d’élection, afin de s’atteler aux œuvres de développement. La proposition d’amendement a été étudiée, lundi dernier, par la commission chargée des Lois qui a mis le dossier en l’état pour la plénière de ce jeudi. Les membres de la commission, usant de leurs prérogatives, ont décidé d’aller plus loin en amendant également l’article 42 de la Constitution dans le souci de consolider la chaîne des élections générales. Ils ont anticipé sur la loi en prévoyant les cas possibles de décès, de démission et de déchéance du président de la République pour que ne se brise pas la chaîne des élections générales.
Le rapport de la commission chargée des Lois sera au cœur des débats ce jeudi. Les discussions devront aboutir sur un vote, celui de la prise en compte ou non de l’initiative des huit députés. Cette étape nécessite une majorité des trois quarts des membres composant le Parlement, soit 63 voix. Une majorité qui pourrait être obtenue. D’abord au regard de l’effectif numérique des députés du Bmp, au nombre de 61. Mieux, ces derniers bénéficient désormais du soutien de leurs collègues Ahmed Tidjani Affo Obo alias Souwi et Issa Salifou alias qui avaient tous deux voté contre la tentative de 2017. Ainsi, sauf erreur de casting, les 63 voix requises ont toutes les chances d’être obtenues pour faire prospérer l’étape de la prise en considération de l’initiative. L’autre argument en faveur de l’adoption du dossier est le contenu du texte lui-même soumis à l’amendement qui n’aurait rien d’une intrigue. D’autant que le consensus semble avoir été dégagé autour des quatre points ciblés tels que la suppression de la peine de mort, la création de la cour des comptes, l’amélioration du nombre de femmes au Parlement et l’arrimage des élections visés par l’amendement constitutionnel. C’est pourquoi, il n’est pas exclu que des députés de la minorité parlementaire votent favorablement pour le dossier. Ce qui conforterait la seconde étape de la procédure, celle de l’approbation de la proposition d’amendement nécessitant les quatre cinquièmes des députés, soit 66 voix « Oui ». Dans le cas contraire, le dossier sera soumis au référendum pour permettre au peuple souverain de trancher. Mais pour l’instant, l’on devra croiser les doigts en attendant de connaître l’issue de la plénière de ce jeudi qui s’annonce décisive et pour laquelle le peuple retient le souffle?

Actualités 05 juil. 2018


Mauvaise gouvernance: De nouveaux cas de malversations découverts à la Soneb

De nouvelles têtes pourraient tomber encore au niveau de la Société nationale des eaux au Bénin (Soneb). La société est au cœur de nouvelles dénonciations de mauvaise gestion et de prévarication des deniers publics, si l’on s'en tient au résumé fait à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 4 juillet.

Le gouvernement a décidé à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 4 juillet et après y avoir statué, de transmettre au procureur de la République, le rapport de vérification des déclarations fiscales de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) de 2009 à 2017, eu égard à l’ampleur des irrégularités constatées. Ce rapport est le résultat d’une mission de l’Inspection générale des finances aux fins de vérifier les déclarations fiscales de la société sur cette période et cela, suite au rapport initial indiquant des irrégularités constatées dans cette société. « Les nouveaux cas d’irrégularités détectés et non pris en charge dans le rapport préliminaire sont de 137 801 407 F Cfa. Il y a eu du faux dans les justificatifs de paiement présentés et qui s’élèvent à 399 766 259 F Cfa.
Voilà qui remet la Soneb sous les feux de la rampe et qui l’indexe à nouveau alors qu’il y a quelques jours, son ancien directeur David Babalola et d’autres cadres ont été condamnés à des peines d’emprisonnement ferme et à diverses amendes pour des faits de mauvaise gestion qui leur sont reprochés. Les mêmes seront-ils appelés à répondre de nouvelles charges ?
Le gouvernement, pour sa part, a en tout cas instruit le ministre de la Justice pour transmettre le nouveau rapport au procureur de la République. Sans doute pour que tous les fautifs dans cette affaire puissent en répondre. Mais il n’y avait pas que la
Soneb. Le Conseil des ministres a également connu d’un autre cas de malversations financières sur les deniers publics, cette fois-ci dans la ferme de Samiondji dans la commune de Zagnanado.

Actualités 05 juil. 2018


Projet de station de traitement de boues de vidange à Abomey-Calavi: Les modalités de dédommagement approuvées (Compte rendu du Conseil des ministres)

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 04 juillet 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Les décisions suivantes ont été prises au cours de la séance.

I. Au titre des mesures normatives

Ont été adoptés :

1-1. Les décrets d’application de la loi relative à la radiodiffusion numérique en République du Bénin.

Il s’agit des décrets :

- fixant les normes et spécifications techniques relatives à la télévision numérique terrestre en République du Bénin ;
- portant régime d’agrément ou d’homologation des équipements terminaux et des équipements ou installations d’accès aux services de communication audiovisuelle en République du Bénin ;
- portant conditions d’exercice des activités d’édition, de diffusion et de distribution de services de communication audiovisuelle par le privé en République du Bénin ;
- portant modalités de gestion et clé de répartition du fonds de dividende numérique en République du Bénin ; et
- portant interdiction d’importation et de commercialisation des postes téléviseurs non conformes aux normes en vigueur pour la télévision numérique terrestre en République du Bénin.
Ces décrets permettront à notre pays de disposer d’un cadre juridique approprié en vue de la mise en œuvre de la Télévision Numérique Terrestre et de la radiodiffusion sonore terrestre.
Aussi, le Conseil a-t-il autorisé la création de la société de radiodiffusion dénommée Bénin diffusion, et de la société de patrimoine dénommée « Société nationale des Infrastructures de la Radiodiffusion Numérique » pour servir à cette fin.

I- 2. Le décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation d’adhésion à la convention des Nations Unies sur l’utilisation des communications électroniques dans les contrats internationaux.

Les conditions de forme prévues dans certains traités de droit commercial international, pour la validité des contrats, sont susceptibles de faire obstacle à l’utilisation généralisée des communications électroniques. L’adhésion à la présente convention aura pour effet de supprimer ces obstacles en consacrant l’équivalence entre la forme électronique et la forme écrite des contrats dans le commerce international.
Cette convention vise spécifiquement à faciliter l’utilisation de communications électroniques dans le commerce international, en garantissant que les contrats conclus et les communications échangées par voie électronique ont la même validité et la même force obligatoire que leurs équivalents conclus par écrits.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté les décrets portant respectivement :
- modification du décret n°2004-291 du 20 mai 2004 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre du Bénin ;
- nomination des membres du Conseil d’administration de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre du Bénin ;
- nomination des membres du Conseil d’administration du Centre national de recherches des travaux publics (Cnertp)

II- Au titre des communications

Les dossiers ci-après ont été approuvés :

II- l. Sélection d’un cabinet d’architecture pour la réalisation de mission de maîtrise d’œuvre en vue de la construction de 21 stades communaux de type omnisports.

La construction et l’équipement d’infrastructures aux normes et standards internationaux sont une composante du Programme d’action du gouvernement, dans le but de promouvoir les activités sportives au profit des jeunes.
Il s’agit de doter les communes de stades de type omnisports comprenant un terrain de football, des terrains de sports à main, des espaces dédiés aux jeux (sauts, lancer de poids, etc.).
C’est à cette fin que le Ministre du Cadre de vie et du Développement durable et le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports ont sollicité du Conseil, l’autorisation de consulter, aux plans national et international, des architectes réputés en matière de conception, d’études et contrôle d’infrastructures.
Les négociations ont permis de retenir pour une mission de maîtrise d’œuvre complète, le cabinet d’architecture « ARTECH » pour la mise en œuvre du projet de construction de vingt et un stades communaux de type omnisports à Banikoara, Malan vil le, Tanguiéta, Kouandé, Bembèrèkè, Nikki, Ouèssè, Savalou, Covè, Abomey, Toffo, Dogbo, Aplahoué, Djakotomey, Comè, Grand-Popo, Ouidah, Adjohoun, Avrankou, Pobè et Kétou.
Le Conseil a approuvé cette communication et instruit les ministres concernés de procéder à la signature du contrat avec ce cabinet d’architecture, puis de veiller à la réalisation correcte de sa mission.

II-2. Dédommagement des personnes affectées par le projet de construction d’une station de traitement de boues de vidange à Abomey-Calavi.

La mise en œuvre du projet de construction d’une station de traitement de boues de vidange de capacité 600 m3/jour à l’horizon 2025, dans la commune d’Abomey-Calavi, a nécessité l’expropriation d’un domaine de 19ha 23a 84ca. Ce projet vise l’amélioration du cadre de vie des populations d’Abomey-Calavi et d’une partie de Cotonou, à travers l’accessibilité des ménages aux infrastructures d’assainissement.

Il constitue l’une des actions prioritaires du Plan directeur d’assainissement des eaux usées (2015-2035) des villes de Cotonou, Sèmè-Kpodji, Abomey-Calavi et Porto-Novo.

Sa réalisation permettra de suppléer la seule station de traitement actuellement disponible et dont les capacités sont dépassées.
Le Conseil a approuvé les modalités de dédommagement des personnes affectées par le projet, présentées par le ministre de l’Eau et des Mines, et a instruit les ministres concernés de veiller à leur bonne mise en œuvre.

II-3. Rapport de vérification des déclarations fiscales de la Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb) de 2009 à 2017
A la suite du rapport initial indiquant des irrégularités constatées à la Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb), l’Inspection générale des finances y avait été dépêchée aux fins de procéder à la vérification des déclarations fiscales de la société de 2009 à 2017.
Il ressort du rapport de vérification que le montant des nouveaux cas d’irrégularités détectés par rapport à celui signalé dans le rapport préliminaire est de 137.801.407 FCFA. Les paiements supposés faits par la direction générale de la Soneb n’ont pas été validés au niveau de la base de données de la direction générale des Impôts.
Les justificatifs de paiement présentés se sont révélés faux et s’élèvent à un montant total de 399.766.259 F Cfa, contrairement à celui indiqué dans le rapport préliminaire soumis au Conseil des ministres en sa séance du mercredi 08 novembre 2017 qui est de 261.964.852 F Cfa.
Prenant acte de ce rapport, le Conseil a instruit le ministre de la Justice et de la Législation de le transmettre au procureur de la République.

II- 4 Cadre institutionnel des organes de contrôle de l’ordre administratif au Bénin

En vue de répondre aux contraintes qui affectent le fonctionnement normal des organes de contrôle de l’ordre administratif dans notre pays, le gouvernement a mis en place un nouveau cadre institutionnel qui obéit aux principes suivants :
- remettre les ministres sectoriels au cœur du dispositif de contrôle interne des ministères et spécialiser les corps de contrôle pour optimiser les actions de formation ;
- ériger l’Inspection générale des services et emplois publics (Igsep) et l’Inspection générale des finances (Igf) en organes de contrôle à compétence nationale ;
- faire de l’Inspection générale des finances l’organe central chargé de la coordination opérationnelle des activités des structures de contrôle et d’audit interne de l’Etat et du suivi des suites données aux principales recommandations.
Ainsi, dans chaque ministère, il est créé un Comité ministériel de maîtrise des risques et un comité ministériel d’audit interne. Le premier comité a pour mission de définir et d’accompagner la mise en place des procédures ou mesures visant à renforcer la sécurité, l’efficacité et l’efficience des directions centrales, techniques et autres structures rattachées ou sous tutelle du ministère.
Le second comité veille à la vérification du bon fonctionnement des systèmes de contrôle interne mis en place sous l’égide du comité ministériel de maîtrise des risques.
Quant à l’inspection générale du ministère, elle a vocation à conduire des missions générales d’audit interne, d’étude et d’évaluation relevant des domaines de compétence du ministère.
En vue d’assurer la conduite efficace de tout ce dispositif qui participe de l’amélioration de la gouvernance dans l’administration publique, il est créé des corps spécialisés. Ce faisant, les agents recrutés pour servir dans ces corps y feront carrière. Il s’agit de :
- corps des Inspecteurs des finances ;
- corps des Inspecteurs des Services et emplois publics ;
- corps des Inspecteurs de ministère
C’est l’opérationnalisation de ce nouveau cadre institutionnel qui justifie l’adoption par le Conseil des ministres, des décrets portant :
- réorganisation des organes de contrôle de l'ordre administratif en République du Bénin ;
- approbation du cadre de référence de l'audit interne dans l'administration de l'Etat en République du Bénin ; et
- statuts particuliers des corps de contrôle de l'ordre administratif en République du Bénin

II- 5. Compte rendu des cas de malversations survenus à la ferme d’élevage de Samiondji

Dans cette ferme située dans la commune de Zagnanado, il a été signalé des cas multiples et suspects de mortalité de veaux. Les investigations ont permis de découvrir que le chargé de Production animale, monsieur Pacôme Djèbou, procède à des ventes frauduleuses d’animaux.
C'est ainsi que seize bovins ont été vendus pour la somme d’un million sept cent quatre-vingt mille (1.780.000) FCFA
L'intéressé a reconnu les faits et est passé aux aveux concernant d’autres opérations frauduleuses qu’il a menées avec les sieurs Prosper Mèhome, comptable de la ferme, Gérard Agbante, caissier de la ferme et Jassaou Koutchiko, chef d équipe, lesquels ont également reconnus les faits.
Les opérations menées en fraude portent sur la vente de carcasses de bovins, l'affermage d’une partie du domaine à des transhumants et l’exploitation du bois d œuvre de la ferme par un exploitant forestier, le tout contre rémunération.
Le Conseil a pris acte du compte rendu ainsi que des mesures conservatoires et des sanctions disciplinaires infligées aux mis en cause par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
A cet effet, le ministre de la Justice et de la Législation a été instruit d’engager les poursuites judiciaires à l’encontre des intéressés.
Le gouvernement saisit l’occasion pour réaffirmer sa détermination à œuvrer pour l’instauration d’une meilleure gouvernance à tous les niveaux, ainsi que la culture du respect des biens publics.

III- Rencontres et manifestations internationales

Le Conseil a autorisé :

- la célébration à Lokossa, le 11 juillet 2018, de la Journée mondiale de la population, édition 2018 ;
- la participation du Bénin au forum Malabo Montpellier sur la mécanisation des chaînes de valeur de l’agriculture à Lilongwe au Malawi, du 08 au 11 juillet 2018.
IV- Mesures individuelles

Les nominations suivantes ont été prononcées au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance.

Sur proposition du ministre :

Conseiller technique à la Microfinance : monsieur Didier H. Djoi
Conseiller technique aux Affaires sociales et à la Promotion du genre :
monsieur Boy Pierre Etienne Jésukon Zannou
Secrétaire générale adjointe du ministère : madame Fatiman Elise Kossoko épouse Kossouoh
Directeur de l'Informatique et du Pré archivage : monsieur Vincent de Paul Megnigbèto
Directrice de la Famille, de l’Enfance et de l’Adolescence : madame Chénagnon Solange Odjo
Directrice des Affaires sociales : madame Estelle L. Honfo
Avocètien
Directrice de la Promotion de la Femme et du Genre : madame Reine Oussou
Directeur des Personnes handicapées et du troisième âge : monsieur Boubacal Yéro Bani Samou
Directeur de l’Inclusion Financière de l’Autonomisation Economique :
monsieur Irénée Ahouandjinou
Directeur de la Promotion de la Microfinance : monsieur Alassane Osséni Inoussa
Directeur de l’Observatoire de la Famille, de la Femme et de l’Enfant
monsieur Nassirou Kassoumou Hararou
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Micro finance de l’Alibori : monsieur David Hébert Offiki
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance de l’Atacora : monsieur Guy Joël Sena
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance de l’Atlantique : monsieur Sèfiou Salifou
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Borgou : monsieur Bakoregui Suanon
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfmance des Collines : monsieur Zacharie Adégnandjou
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Couffo : monsieur Thomas Diya
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance de la Donga : monsieur Moukaila Yollou
Directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Littoral : madame Geneviève Arawo
Directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfmance du Mono : madame Hortense Laure Dotou
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance de l'Ouémé : monsieur Gilbert M. Goudayi
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Plateau : monsieur Médard F. Latoundji
Directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Zou : monsieur Abdou Rafîou Nondichao

Fait à Cotonou, le 04 juillet 2018.

Secrétaire général du gouvernement

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 05 juil. 2018


Construction de 21 stades communaux: Le gouvernement donne un coup d’accélérateur au projet

Vingt-et-une localités du Bénin seront dotées dans les mois à venir de stades communaux de type omnisports. Le Conseil des ministres de ce mercredi 4 juillet a autorisé la sélection de cabinets d’architecture pour la réalisation de missions de maîtrise d’œuvre en vue de la construction desdites infrastructures.

Le Conseil des ministres de ce mercredi 4 juillet a autorisé la signature de contrats avec des cabinets d’architecture sélectionnés pour la réalisation de mission de maîtrise d’œuvre en vue de la construction de 21 stades communaux de type omnisports. Dans ce cadre, « Le cabinet Artech a été retenu pour une mission de maîtrise d’œuvre complète pour la mise en œuvre du projet de construction de vingt-et-un stades communaux de type omnisports », a révélé le ministre Oswald Homeky présentant le compte-rendu de ladite séance. Banikoara, Malanville, Tanguiéta, Kouandé, Bembèrèkè, Nikki, Ouèssè, Savalou, Covè, Abomey, Toffo, Dogbo, Aplahoué, Djakotomey, Comè, Grand-Popo, Ouidah, Adjohoun, Avrankou, Pobè et Kétou sont les localités bénéficiaires de cette première phase du projet qui s’étendra progressivement et au cours des phases suivantes à toutes les 77 communes.
Le projet vise, d’après les explications du ministre, à promouvoir les activités sportives au profit des jeunes. Il se propose de doter chaque commune d’un stade de type omnisports. Chaque infrastructure comprend un terrain de football, des terrains de sports à main, des espaces dédiés aux jeux (sauts, lancer de poids), des tribunes de capacité variée, un bloc administratif …), a précisé le ministre. La sélection de ces cabinets est le résultat de consultations aux plans national et international, des architectes réputés en matière de conception, d’études et contrôle d’infrastructures sportives et d’équipements socio-éducatifs et culturels.
Composante essentielle du Programme d’action du gouvernement, ce projet vise à hisser le Bénin au rang des pays disposant d’infrastructures aux normes et standards internationaux. Mais c’est surtout la jeunesse qui est visée par ce projet dont la finalité est de mettre à sa disposition un cadre moderne pour des activités ludiques saines. Un gain pour son épanouissement, mais aussi pour permettre l’émergence de talents sportifs à même de rivaliser avec n’importe quel autre athlète.

Actualités 05 juil. 2018


La Suède en quarts de finale après 24 ans
[caption id="attachment_29844" align="alignnone" width="1024"]L'équipe de la Suède[/caption]

La Suède est parvenue, ce mardi 3 juillet, à s’adjuger son billet pour les quarts de finale, au stade de Saint-Pétersbourg, au terme du duel 100 % européen qui l’opposait à la Suisse en huitième de finale du mondial russe. Elle est venue à bout de la Nati (1-0) grâce au but d’Emil Forsberg.

La Suède a remporté (1-0), ce mardi au Stade de Saint-Pétersbourg, le derby européen qui l’opposait à la Suisse en huitième de finale du Mondial russe. Au terme d’un match âprement disputé, c’est la Suède qui est arrivé à faire la différence sur l’unique but d’Emil Forsberg. Resté dans le strict minimum avec un scénario action-réaction pendant plus d’une d’heure, il a fallu attendre la 64e minute pour voir la Suède prendre l’avantage. 

Malgré ses engagements sur le côté droit de l’attaque suisse, Shaqiri, à l’origine de plusieurs occasions suisses, n’a pas réussi à faire la différence pour son équipe. Remportant tous les duels physiques en défense et en milieu de terrain, les Suédois ont dû imposer leur jeu pour fatiguer l’adversaire et procéder aux contres. Une tactique qui a payé avec Claesson et Forsberg, très explosifs sur les côtés avec des occasions de buts. Le duo suédois va se heurter plusieurs fois aux défenseurs qui enrayaient les dangers adverses jusqu’à la mi-temps.
A la reprise, le bloc suédois monte à l’avant-poste. La pression va finir par payer après le quart d’heure quand Emil Forsberg inscrit son premier but du tournoi sur une frappe déviée par le malheureux Akanji dans son camp. La Suisse va réagir rapidement avec deux changements. Seferovic et Embolo font leur entrée et apportent du sang neuf au jeu helvétique.
Avec trois attaquants, la Suisse ira à l’assaut des buts scandinaves sans succès. A 1-0, la Suède retrouve les quarts de finale de la Coupe du monde pour la première fois depuis 1994 où elle avait fini troisième.

Sports 04 juil. 2018


Coupe Du Monde Russie 2018: L'Angleterre élimine la Colombie
[caption id="attachment_29843" align="alignnone" width="1024"]L'équipe de l'Angleterre[/caption]

L'Angleterre se qualifie pour les quarts de finale, en éliminant la Colombie aux tirs au but, 4-3 (1-1), à la fin du temps réglementaire). Les Anglais affronteront la Suède en quarts de finale, samedi prochain à 16 heures.

Les Anglais ont ouvert le score grâce à un but sur penalty de Harry Kane, avant de se faire reprendre sur le fil du temps réglementaire par la Colombie.
L'Angleterre a brisé la malédiction de son manque de réussite sur les tirs aux buts en Coupe du monde. Eliminés six fois en grande compétition de cette manière depuis 1990, les Three Lions n'ont cette fois pas tremblé face à la Colombie, mardi 3 juillet à Moscou. Les Anglais s'imposent au bout du suspense et affronteront la Suède en quarts de finale, samedi à 16 heures. Les deux équipes n'avaient pas réussi à se départager dans le jeu (1-1). Harry Kane avait pourtant ouvert le score sur penalty pour les Anglais, mais Yerri Mina est parvenu à égaliser pour la Colombie sur le fil du temps réglementaire.
Les Anglais s'en sortent enfin. L'Angleterre, depuis sa dernière apparition en quart de finale du Mondial 2006, enchaîne les ratés avec une certaine régularité. Les Anglais ont ainsi été humiliés en huitième par l'Allemagne (4-1) en 2010. Ils avaient terminé derniers de leur groupe en 2014, sans aucune victoire. Plus récemment, ils ont été sortis sans gloire dès les huitièmes de l'Euro 2016 par la petite Islande.
Harry Kane, atout majeur. L'Angleterre peut continuer de compter sur son incroyable finisseur Harry Kane, déjà auteur de six buts. De quoi faire de lui le meilleur canonnier du tournoi.
De leur côté, les Colombiens ont regretté l'absence de l'ataquant star James Rodriguez. Ils ont tout de même réussi à pousser les Anglais aux prolongations, mais ont manqué de précision dans le dernier geste?
franceinfo.fr

Sports 04 juil. 2018


Lancement de la mise en œuvre du Sie-Uemoa: Vers de nouvelles orientations énergétiques dans l’espace

 

Cotonou a abrité le séminaire national de lancement de la mise en œuvre du Système d’information énergétique de l’espace Uemoa (Sie-Uemoa), ce mardi 3 juillet. Il s’agit d’un projet qui vise à accompagner les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), pendant quatre années.

« Aujourd’hui, au Bénin comme dans l’espace Uemoa, d’importants besoins en services énergétiques des populations aussi différentes que les communautés rurales et les consommateurs industriels restent insatisfaits, tant en termes de quantité que de qualité. Cette inadéquation entre l’offre et la demande en énergie reste un obstacle majeur au développement des pays de l’Uemoa ». C’est le constat du ministre de l’Energie, Jean-Claude Dona Houssou, au lancement de l’atelier sur le lancement de la mise en œuvre du Système d’information énergétique dans l’espace Uemoa (Sie-Uemoa), ce mardi à Cotonou, en présence des cadres de son département et des partenaires du secteur. 

Selon les statistiques de la direction générale des Ressources énergétiques, le taux d’autosuffisance énergétique du Bénin est évalué à 56 % en 2016 et 30% des ménages sont électrifiés pendant que seulement
7 % le sont en milieu rural. A cela s’ajoutent quelques irrégularités comme l’a mentionné le ministre de l’Energie. « Il n’existe pas une base de données commune permettant de connaître la situation globale de l’énergie sous toutes ces caractéristiques, à savoir consommation, production, approvisionnement, sources d’énergie, type, secteur, usages finaux… », affirme Jean-Claude Houssou. Il poursuit que cet état de choses ne facilite pas une représentation globale, claire et précise des potentialités énergétiques, des forces et faiblesses, des opportunités et menaces du secteur énergétique pour faciliter des financements d’envergure.
Le projet de mise en œuvre du Système d’information énergétique dans les pays de l’Uemoa (Sie-Uemoa) vient donc à point nommé, pour corriger les dysfonctionnements induits par ce manque d’outil qui caractérise le secteur. « Le Sie constitue un outil indispensable tant pour l’aide à la décision dans la gestion courante que pour la planification, la prospective ou les choix des investissements, à long terme, un instrument irremplaçable pour le choix raisonné, la transparence et l’équité de la prise de décision, mais aussi pour la visibilité du secteur, l’appui à la mobilisation des investissements, la régulation et la bonne gouvernance », a indiqué Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie.

Le renforcement de capacités, une priorité

Pour le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, le renforcement des capacités doit être au centre des actions. « La qualité des hommes dépend de notre capacité à produire les résultats attendus », a-t-il affirmé avant de rappeler qu’il est nécessaire de donner au développement des compétences toute la place qui lui revient.
A en croire le directeur général des Ressources énergétiques, Amine Bitayo Kaffo, la mise en œuvre de façon rationnelle des projets énergétiques est indispensable, au regard des perspectives de développement économique qui pointent à l’horizon. Il souhaite que les investissements dans le secteur soient en adéquation avec les besoins futurs des secteurs d’activités. Car, réaliser un investissement trop tôt engendre des surcoûts pour les consommateurs, de même, si l’investissement est réalisé avec retard, on assiste à des déficits énergétiques graves dont l’impact économique est très grand, même s’il n’est pas chiffré dans la plupart des pays de l’espace Uemoa, soutient-il.
Pour sa part, Mamadou Koné, représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd), rappelle les douze recommandations du précédent séminaire sur le Sie-Uemoa avant d’inviter les pays à s’y accrocher.
Il faut rappeler que les participants ont eu droit, entre autres, à l’historique du Système d’information énergétique au Bénin et à la présentation générale du projet Sie-Uemoa respectivement exposés par la coordonnatrice du Sie-Uemoa Bénin, Angèle Ayi Alapini, et Pierre Houdagba, directeur général du groupe Intec/Akasi.

 

Société 04 juil. 2018


Développement transfrontalier au Sahel et intégration régionale: Une vision des frontières en lien avec la décentralisation
[caption id="attachment_29840" align="alignnone" width="1024"]Vue d'ensemble des participants au séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel [/caption]

Un séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel s’est ouvert, ce mardi 3 juillet à Cotonou. Prévu pour durer deux jours, cette rencontre sous-régionale organisée par le Club Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao) en collaboration avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et la Coopération suisse, vise à proposer une vision alternative des frontières de la région et à mettre en lumière la contribution cruciale des espaces et populations frontalières au processus d’intégration régionale.

Comment l’urbanisation, le changement climatique et l’insécurité politique affectent-ils la coopération transfrontalière en Afrique de l’Ouest? Cette préoccupation est au cœur du séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel dont les travaux ont démarré hier à Cotonou. La rencontre se penche également sur le rôle des initiatives locales dans la coopération transfrontalière et la promotion de la gouvernance locale dans la sous-région.
En effet, les 37 000 kilomètres de frontières qui divisent l’Afrique de l’Ouest ont longtemps été considérées comme un frein à l’intégration régionale. Critiques pour les coûts et les délais qu’elles imposent à la circulation des biens et des personnes, ces frontières ont été souvent décrites comme un obstacle artificiel entre communautés locales. Et, dans un contexte marqué par une recrudescence des trafics et du terrorisme international, les frontières sont également perçues comme des menaces pour la stabilité des Etats.
A l’ouverture des travaux du séminaire, le représentant du Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa, El Hadj Malick Diop, a déclaré qu’après seize ans d’expérience au cours desquels son institution a collaboré avec les administrations locales, elle est aujourd’hui à une étape de son intégration. Cette une vision qui, dit-il, s’inspire de l’expérience de la décentralisation des différents pays de l’union. Et toutes les collectivités locales doivent devenir des partenaires de l’Uemoa, ajoute-t-il.
Pour El Hadj Malick Diop, la thématique du séminaire de Cotonou est en phase avec la politique de l’aménagement du territoire de l’Uemoa. Grâce au plaidoyer du Conseil des collectivités (Cct) de l’Uemoa, le Programme de coopération transfrontalier local (Pctl), selon lui, incite les institutions régionales et les Etats à intégrer davantage la coopération transfrontalière locale dans leurs politiques publiques. Dans ce contexte, cette intervention montre comment les financements du Pctl favorisent le développement économique local, améliorant les conditions de vie des habitants et promeuvent la paix au sein des espaces transfrontaliers.

Objectifs

Après avoir expliqué ce qu’induit la présence massive des populations béninoises dans des zones frontalières, le directeur du Secrétariat du Club Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, Laurent
Bossard, a rappelé les objectifs de ce séminaire. Pour lui, il s’agit de susciter le partage de connaissances et d’expériences sur la coopération transfrontalière entre les acteurs institutionnels et locaux et ses partenaires de l’Afrique de l’Ouest, à partir des initiatives portées par le Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa. Aussi, est-il question de dégager les limites rencontrées et de débattre au cours du séminaire, de mécanismes innovants de compréhension et d’opérationnalisation de la coopération transfrontalière ; puis d’approfondir la compréhension des défis institutionnels et leurs impacts sur le développement transfrontalier. Ces objectifs sont en lien avec les appuis aux collectivités locales, selon le directeur résident suppléant de la Coopération suisse au Bénin, Benoît Meyer Bisch. Il estime que la tenue de ce séminaire marque une étape importante de la coopération transfrontalière.
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, qui a présidé l’ouverture des travaux, a souligné que la forte démographie, l’urbanisation, les changements climatiques induisent des évolutions très rapides de la géographie économique et humaine. En plus de ces évolutions qui deviennent de plus en plus complexes et indépendantes, s’ajoutent les questions de la gouvernance et de la sécurité. Après avoir fait référence aux statistiques des personnes qui vivent dans les zones frontalières dans la sous-région, Barnabé Dassigli estime qu’intégrer la question du développement transfrontalier dans les politiques publiques devient une nécessité. C’est pourquoi le gouvernement du Bénin, explique-t-il, a fait du développement des espaces frontaliers une question prioritaire.

Société 04 juil. 2018


Soutien aux actions du président Patrice Talon dans le Plateau: Le CEnUD mis sur les fonts baptismaux
[caption id="attachment_29838" align="alignnone" width="1024"]La photo de famille du Cercle des enseignants unis pour le développement[/caption]

Les enseignants du département du Plateau ont porté sur les fonts baptismaux, dimanche au lycée technique de Pobè, un mouvement dénommé Cercle des enseignants unis pour le développement (CEnUD) pour soutenir les actions du président Patrice Talon dans le département du Plateau.

Selon le coordonnateur départemental du mouvement, Innocent Todomè, le CEnUD procède d’une prise de conscience après la crise qui a secoué récemment le pays. Il s’agit d’un appel au devoir du citoyen envers son pays et sa capacité à améliorer les choses.
A l’en croire, le Cercle des enseignants unis pour le développement (CEnUD) entend œuvrer pour l’accomplissement sans faille des différentes réformes entreprises par le chef de l’Etat et l’accompagner dans la mise en œuvre efficiente du PAG.
« Nous comptons aussi participer à la réflexion, à la communication sur les grands enjeux de développement, à l’émergence et à la promotion de la bonne gouvernance », a indiqué M. Todomè avant de faire savoir que leur conviction est que le CEnUD ne doit pas être un cercle de plus mais un cercle qui apporte un plus.
Présent à la séance, le directeur départemental de l’enseignement secondaire, technique de la formation professionnelle de l’Ouémé, Bertin Dansou a, au nom du ministre du Travail et de la Fonction publique salué l’engagement des enseignants et les a invités à rester unis dans leur creuset tout en insistant sur la sensibilité du président de la République aux regroupements.
 La gestion des carrières, la question du recrutement et d’autres sujets relatifs à l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants étaient au cœur des échanges.

Société 04 juil. 2018


Hommage à titre posthume un haut dignitaire du culte vodoun: La vie et l’œuvre de Dah Agbalènon au cœur d’un forum (Ses obsèques prévus pour le samedi prochain)
[caption id="attachment_29836" align="alignnone" width="1024"]Feu Dah Agbalènon, grand artisan et défenseur de ce culte vodoun[/caption]

Les dignitaires du culte vodoun conduiront, samedi 7 juillet prochain, à sa dernière demeure, Dah Agbalènon, grand artisan et défenseur de ce culte, décédé en mars dernier. Au nombre des manifestations prévues, un symposium a été organisé à Abomey pour magnifier l’œuvre de l’homme, notamment son combat pour le respect et la valorisation du vodoun.

« Dans le domaine spirituel, religieux et vodoun, il a passé une bonne partie de sa vie à se battre pour restaurer l’image du vodoun, pour faire en sorte que le vodoun soit bien vu et qu’il ne soit plus diabolisé comme c’est souvent le cas. Il a lutté pour l’organisation des confréries et il est normal que nous puissions continuer de porter haut le flambeau qu’il a porté ». Ce témoignage émane de Rémi Guèdèdgbé, un des notables de la ville d'Abomey et organisateur du forum sur la vie et l’œuvre de Dah Agbalènon Adanmanyikpohoué, du nom de cet illustre dignitaire du culte vodoun, passé de vie à trépas le 21 mars dernier des suites d’une courte maladie. Du 27 juin au 7 juillet prochain, plusieurs manifestations sont prévues pour lui rendre hommage. 

De son vivant, dans la localité d’Adingnigon, non loin d’Abomey, Dah Agbalènon a fait ériger une basilique en l’honneur des divinités vodoun. Il était également au cœur d’une initiative de promotion et de pérennisation du culte vodoun sous forme d’une école et d’un centre de savoir. Bien d’autres initiatives relatives à ce culte sont à son actif et justifient l’hommage que lui rendent les dignitaires du culte vodoun depuis des jours, en marge de ses obsèques.
Pour Rémi Guèdèdgbé, à partir de son œuvre, il faut écouter les sachants pour apporter un peu plus de lumière sur ce qu’est le vodoun. C’est le motif du forum qui a mobilisé le week-end dernier à Abomey,, des compétences d’horizons divers autour du thème « Le vodoun, une entité au service de l’homme et de la communauté ».
Le sociologue Dodji Amouzouvi, un des communicateurs à l’occasion du forum, explique que l’objectif principal de la rencontre est de déconstruire le discours qui tend à montrer le vodoun comme le diable et le mauvais. « Le vodoun, pour la vérité n’est ni une culture, ni une religion, ou encore un système de pensée. Il est la déité, l’entité première, la cause causante. Le vodoun est donc dieu », soutient le sociologue qui bémolise que le vodoun, pris en tant que tel « a généré une religion, un art de vivre, de penser, de construire ».
Aussi déplore-t-il que les malentendus autour du concept pour en déduire que « Le vodoun a généré un hold-up intellectuel » et qu’il faille une sorte de décolonisation intellectuelle pour en finir avec l’hypocrisie orchestrée dans une certaine mesure par les dignitaires eux-mêmes. Son vœu, c’est que ces derniers attirent « l’attention des gens sur cette hypocrisie souriante qui proclame l’appartenance à d’autres religions et qui jouissent tous des avantages du vodoun ».
Gildas Agonkan, député à l’Assemblée nationale, et natif de la localité, apprécie tout particulièrement cette initiative qui, note-t-il, était plus qu’indispensable en raison du profil du cujus. « Il était un haut dignitaire. Si l’on fait ses obsèques sans faire un clin d’œil à la spiritualité, cela pourrait troubler un peu son âme », pense-t-il. Au-delà de ce forum, bien d’autres initiatives de valorisation de l’œuvre du défunt sont prévues avant son inhumation prévue pour le samedi prochain, probablement en présence du président de la République, Patrice Talon.

Société 04 juil. 2018


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