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Cotonou a abrité le séminaire national de lancement de la mise en œuvre du Système d’information énergétique de l’espace Uemoa (Sie-Uemoa), ce mardi 3 juillet. Il s’agit d’un projet qui vise à accompagner les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), pendant quatre années.
« Aujourd’hui, au Bénin comme dans l’espace Uemoa, d’importants besoins en services énergétiques des populations aussi différentes que les communautés rurales et les consommateurs industriels restent insatisfaits, tant en termes de quantité que de qualité. Cette inadéquation entre l’offre et la demande en énergie reste un obstacle majeur au développement des pays de l’Uemoa ». C’est le constat du ministre de l’Energie, Jean-Claude Dona Houssou, au lancement de l’atelier sur le lancement de la mise en œuvre du Système d’information énergétique dans l’espace Uemoa (Sie-Uemoa), ce mardi à Cotonou, en présence des cadres de son département et des partenaires du secteur.
Selon les statistiques de la direction générale des Ressources énergétiques, le taux d’autosuffisance énergétique du Bénin est évalué à 56 % en 2016 et 30% des ménages sont électrifiés pendant que seulement
7 % le sont en milieu rural. A cela s’ajoutent quelques irrégularités comme l’a mentionné le ministre de l’Energie. « Il n’existe pas une base de données commune permettant de connaître la situation globale de l’énergie sous toutes ces caractéristiques, à savoir consommation, production, approvisionnement, sources d’énergie, type, secteur, usages finaux… », affirme Jean-Claude Houssou. Il poursuit que cet état de choses ne facilite pas une représentation globale, claire et précise des potentialités énergétiques, des forces et faiblesses, des opportunités et menaces du secteur énergétique pour faciliter des financements d’envergure.
Le projet de mise en œuvre du Système d’information énergétique dans les pays de l’Uemoa (Sie-Uemoa) vient donc à point nommé, pour corriger les dysfonctionnements induits par ce manque d’outil qui caractérise le secteur. « Le Sie constitue un outil indispensable tant pour l’aide à la décision dans la gestion courante que pour la planification, la prospective ou les choix des investissements, à long terme, un instrument irremplaçable pour le choix raisonné, la transparence et l’équité de la prise de décision, mais aussi pour la visibilité du secteur, l’appui à la mobilisation des investissements, la régulation et la bonne gouvernance », a indiqué Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie.
Le renforcement de capacités, une priorité
Pour le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, le renforcement des capacités doit être au centre des actions. « La qualité des hommes dépend de notre capacité à produire les résultats attendus », a-t-il affirmé avant de rappeler qu’il est nécessaire de donner au développement des compétences toute la place qui lui revient.
A en croire le directeur général des Ressources énergétiques, Amine Bitayo Kaffo, la mise en œuvre de façon rationnelle des projets énergétiques est indispensable, au regard des perspectives de développement économique qui pointent à l’horizon. Il souhaite que les investissements dans le secteur soient en adéquation avec les besoins futurs des secteurs d’activités. Car, réaliser un investissement trop tôt engendre des surcoûts pour les consommateurs, de même, si l’investissement est réalisé avec retard, on assiste à des déficits énergétiques graves dont l’impact économique est très grand, même s’il n’est pas chiffré dans la plupart des pays de l’espace Uemoa, soutient-il.
Pour sa part, Mamadou Koné, représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd), rappelle les douze recommandations du précédent séminaire sur le Sie-Uemoa avant d’inviter les pays à s’y accrocher.
Il faut rappeler que les participants ont eu droit, entre autres, à l’historique du Système d’information énergétique au Bénin et à la présentation générale du projet Sie-Uemoa respectivement exposés par la coordonnatrice du Sie-Uemoa Bénin, Angèle Ayi Alapini, et Pierre Houdagba, directeur général du groupe Intec/Akasi.
Société 04 juil. 2018
Vue d'ensemble des participants au séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel [/caption]Un séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel s’est ouvert, ce mardi 3 juillet à Cotonou. Prévu pour durer deux jours, cette rencontre sous-régionale organisée par le Club Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (Csao) en collaboration avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et la Coopération suisse, vise à proposer une vision alternative des frontières de la région et à mettre en lumière la contribution cruciale des espaces et populations frontalières au processus d’intégration régionale.
Comment l’urbanisation, le changement climatique et l’insécurité politique affectent-ils la coopération transfrontalière en Afrique de l’Ouest? Cette préoccupation est au cœur du séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel dont les travaux ont démarré hier à Cotonou. La rencontre se penche également sur le rôle des initiatives locales dans la coopération transfrontalière et la promotion de la gouvernance locale dans la sous-région.
En effet, les 37 000 kilomètres de frontières qui divisent l’Afrique de l’Ouest ont longtemps été considérées comme un frein à l’intégration régionale. Critiques pour les coûts et les délais qu’elles imposent à la circulation des biens et des personnes, ces frontières ont été souvent décrites comme un obstacle artificiel entre communautés locales. Et, dans un contexte marqué par une recrudescence des trafics et du terrorisme international, les frontières sont également perçues comme des menaces pour la stabilité des Etats.
A l’ouverture des travaux du séminaire, le représentant du Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa, El Hadj Malick Diop, a déclaré qu’après seize ans d’expérience au cours desquels son institution a collaboré avec les administrations locales, elle est aujourd’hui à une étape de son intégration. Cette une vision qui, dit-il, s’inspire de l’expérience de la décentralisation des différents pays de l’union. Et toutes les collectivités locales doivent devenir des partenaires de l’Uemoa, ajoute-t-il.
Pour El Hadj Malick Diop, la thématique du séminaire de Cotonou est en phase avec la politique de l’aménagement du territoire de l’Uemoa. Grâce au plaidoyer du Conseil des collectivités (Cct) de l’Uemoa, le Programme de coopération transfrontalier local (Pctl), selon lui, incite les institutions régionales et les Etats à intégrer davantage la coopération transfrontalière locale dans leurs politiques publiques. Dans ce contexte, cette intervention montre comment les financements du Pctl favorisent le développement économique local, améliorant les conditions de vie des habitants et promeuvent la paix au sein des espaces transfrontaliers.
Objectifs
Après avoir expliqué ce qu’induit la présence massive des populations béninoises dans des zones frontalières, le directeur du Secrétariat du Club Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, Laurent
Bossard, a rappelé les objectifs de ce séminaire. Pour lui, il s’agit de susciter le partage de connaissances et d’expériences sur la coopération transfrontalière entre les acteurs institutionnels et locaux et ses partenaires de l’Afrique de l’Ouest, à partir des initiatives portées par le Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa. Aussi, est-il question de dégager les limites rencontrées et de débattre au cours du séminaire, de mécanismes innovants de compréhension et d’opérationnalisation de la coopération transfrontalière ; puis d’approfondir la compréhension des défis institutionnels et leurs impacts sur le développement transfrontalier. Ces objectifs sont en lien avec les appuis aux collectivités locales, selon le directeur résident suppléant de la Coopération suisse au Bénin, Benoît Meyer Bisch. Il estime que la tenue de ce séminaire marque une étape importante de la coopération transfrontalière.
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, qui a présidé l’ouverture des travaux, a souligné que la forte démographie, l’urbanisation, les changements climatiques induisent des évolutions très rapides de la géographie économique et humaine. En plus de ces évolutions qui deviennent de plus en plus complexes et indépendantes, s’ajoutent les questions de la gouvernance et de la sécurité. Après avoir fait référence aux statistiques des personnes qui vivent dans les zones frontalières dans la sous-région, Barnabé Dassigli estime qu’intégrer la question du développement transfrontalier dans les politiques publiques devient une nécessité. C’est pourquoi le gouvernement du Bénin, explique-t-il, a fait du développement des espaces frontaliers une question prioritaire.
La photo de famille du Cercle des enseignants unis pour le développement[/caption]Les enseignants du département du Plateau ont porté sur les fonts baptismaux, dimanche au lycée technique de Pobè, un mouvement dénommé Cercle des enseignants unis pour le développement (CEnUD) pour soutenir les actions du président Patrice Talon dans le département du Plateau.
Selon le coordonnateur départemental du mouvement, Innocent Todomè, le CEnUD procède d’une prise de conscience après la crise qui a secoué récemment le pays. Il s’agit d’un appel au devoir du citoyen envers son pays et sa capacité à améliorer les choses.
A l’en croire, le Cercle des enseignants unis pour le développement (CEnUD) entend œuvrer pour l’accomplissement sans faille des différentes réformes entreprises par le chef de l’Etat et l’accompagner dans la mise en œuvre efficiente du PAG.
« Nous comptons aussi participer à la réflexion, à la communication sur les grands enjeux de développement, à l’émergence et à la promotion de la bonne gouvernance », a indiqué M. Todomè avant de faire savoir que leur conviction est que le CEnUD ne doit pas être un cercle de plus mais un cercle qui apporte un plus.
Présent à la séance, le directeur départemental de l’enseignement secondaire, technique de la formation professionnelle de l’Ouémé, Bertin Dansou a, au nom du ministre du Travail et de la Fonction publique salué l’engagement des enseignants et les a invités à rester unis dans leur creuset tout en insistant sur la sensibilité du président de la République aux regroupements.
La gestion des carrières, la question du recrutement et d’autres sujets relatifs à l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants étaient au cœur des échanges.
Feu Dah Agbalènon, grand artisan et défenseur de ce culte vodoun[/caption]Les dignitaires du culte vodoun conduiront, samedi 7 juillet prochain, à sa dernière demeure, Dah Agbalènon, grand artisan et défenseur de ce culte, décédé en mars dernier. Au nombre des manifestations prévues, un symposium a été organisé à Abomey pour magnifier l’œuvre de l’homme, notamment son combat pour le respect et la valorisation du vodoun.
« Dans le domaine spirituel, religieux et vodoun, il a passé une bonne partie de sa vie à se battre pour restaurer l’image du vodoun, pour faire en sorte que le vodoun soit bien vu et qu’il ne soit plus diabolisé comme c’est souvent le cas. Il a lutté pour l’organisation des confréries et il est normal que nous puissions continuer de porter haut le flambeau qu’il a porté ». Ce témoignage émane de Rémi Guèdèdgbé, un des notables de la ville d'Abomey et organisateur du forum sur la vie et l’œuvre de Dah Agbalènon Adanmanyikpohoué, du nom de cet illustre dignitaire du culte vodoun, passé de vie à trépas le 21 mars dernier des suites d’une courte maladie. Du 27 juin au 7 juillet prochain, plusieurs manifestations sont prévues pour lui rendre hommage.
De son vivant, dans la localité d’Adingnigon, non loin d’Abomey, Dah Agbalènon a fait ériger une basilique en l’honneur des divinités vodoun. Il était également au cœur d’une initiative de promotion et de pérennisation du culte vodoun sous forme d’une école et d’un centre de savoir. Bien d’autres initiatives relatives à ce culte sont à son actif et justifient l’hommage que lui rendent les dignitaires du culte vodoun depuis des jours, en marge de ses obsèques.
Pour Rémi Guèdèdgbé, à partir de son œuvre, il faut écouter les sachants pour apporter un peu plus de lumière sur ce qu’est le vodoun. C’est le motif du forum qui a mobilisé le week-end dernier à Abomey,, des compétences d’horizons divers autour du thème « Le vodoun, une entité au service de l’homme et de la communauté ».
Le sociologue Dodji Amouzouvi, un des communicateurs à l’occasion du forum, explique que l’objectif principal de la rencontre est de déconstruire le discours qui tend à montrer le vodoun comme le diable et le mauvais. « Le vodoun, pour la vérité n’est ni une culture, ni une religion, ou encore un système de pensée. Il est la déité, l’entité première, la cause causante. Le vodoun est donc dieu », soutient le sociologue qui bémolise que le vodoun, pris en tant que tel « a généré une religion, un art de vivre, de penser, de construire ».
Aussi déplore-t-il que les malentendus autour du concept pour en déduire que « Le vodoun a généré un hold-up intellectuel » et qu’il faille une sorte de décolonisation intellectuelle pour en finir avec l’hypocrisie orchestrée dans une certaine mesure par les dignitaires eux-mêmes. Son vœu, c’est que ces derniers attirent « l’attention des gens sur cette hypocrisie souriante qui proclame l’appartenance à d’autres religions et qui jouissent tous des avantages du vodoun ».
Gildas Agonkan, député à l’Assemblée nationale, et natif de la localité, apprécie tout particulièrement cette initiative qui, note-t-il, était plus qu’indispensable en raison du profil du cujus. « Il était un haut dignitaire. Si l’on fait ses obsèques sans faire un clin d’œil à la spiritualité, cela pourrait troubler un peu son âme », pense-t-il. Au-delà de ce forum, bien d’autres initiatives de valorisation de l’œuvre du défunt sont prévues avant son inhumation prévue pour le samedi prochain, probablement en présence du président de la République, Patrice Talon.
Le ministre de l'énergie Jean Claude Houssou, et sa suite sur le chantier de Maria-gléta[/caption]Le ministre de l’Energie, Jean Claude Houssou, a visité, ce mardi 3 juillet, les chantiers de construction d’une nouvelle centrale de 140 mégawatts à Maria Gléta et du centre d’information et le coordination du système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (Wapco) à Abomey-Calavi. Les travaux avancent normalement, a-t-il constaté.
Le chantier de construction de la centrale électrique d’une capacité de 140 mégawatts démarrée il y a six mois, avance normalement. C’est ce qu’a constaté, ce mardi, le ministre de l’Energie à la faveur d’une descente sur le terrain.
Le coordonnateur du projet de construction d’une nouvelle centrale 120 MW, Josué Emerick Tokoudagba, rappelle que la centrale en construction doit fonctionner à la fois avec du gaz et du fuel. Les travaux seront achevés dans les délais contractuels, a-t-il assuré.
Ce que confirme le directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), Laurent Tossou, qui rassure que le planning établi est scrupuleusement respecté sur ce chantier qui utilise environ 450 personnes. Ces travaux, une fois terminés, apporteront un plus à la Sbee, espère-t-il.
Le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Georges Bada, rassure ses administrés et leur dit que ce chantier permettra de mettre à leur disposition de l’électricité à moindre coût. Il remercie le gouvernement pour son souci permanent de faire conjuguer le délestage au passé. Il affirme que les populations ne manqueront d’apporter leur soutien aux réformes entreprises par le gouvernement du Nouveau départ.
Le préfet du département de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, s’est dit fier de représenter un gouvernement qui, à travers son programme d’action, initie d’importants projets de développement. Cette centrale de 140 MW qui desservira non seulement Abomey-Calavi, mais aussi d’autres localités, est très bénéfique pour le bien-être des populations béninoises.
« Je suis satisfait de ce que j’ai vu sur le chantier », s’est réjoui le ministre Jean-Claude Houssou qui ajoute qu’aucun morceau ne sera lâché dans ce travail qui tient à cœur au président de la République, Patrice Talon.
Il apprécie le taux d’exécution des travaux qui est à 45 % après 195 jours de travaux. Une performance qui, selon Jean-Claude Houssou, est la manifestation de l’évolution du programme d’action du gouvernement.
Le ministre de l’Energie annonce qu’en septembre prochain, il reviendra sur le chantier, car le matériel sera acheminé sur le chantier et la mise en place va continuer.
Carrefour ouest-africain de l’électricité
Le ministre de l’Energie a également visité le chantier de construction du centre d’information et de coordination du système d’échange d’énergie électrique ouest-africain à Abomey-Calavi, qui constitue la deuxième phase de l’installation du marché régional de l’électricité dans les pays de la Cedeao. Ce marché est créé pour résoudre le problème de la répartition inégale des ressources énergétiques entre les pays et pour combler le fossé entre l’offre et la demande d’électricité. A terme, il vise l’intégration régionale du secteur électrique ouest-africain.
Le chantier de construction du centre d’information et coordination du système d’échange d’électricité ouest-africain lancé le 17 janvier 2017 devra durer 33 mois.
Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, rappelle que sa visite sur ce chantier se fait à double titre. D’abord, il y est en tant que représentant du gouvernement béninois, mais aussi en tant que président du Conseil des ministres de l’Energie du marché régional de l’électricité.
Il affirme que la réalisation de ces travaux est une fierté pour le Bénin qui devient ainsi un centre névralgique pour le marché du système d’échange électrique ouest-africain. Le ministre a reçu l’assurance sur place que les travaux vont prendre fin dans le délai prévu.
Construire autour de la flière une réflexion fertile et inclusive avec l’ensemble des acteurs[/caption]Le premier salon international de l’ananas pain de sucre du Bénin s’est ouvert, lundi au Stade municipal d’Allada, en présence des acteurs de la filière.
Organisé par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), ce salon se déroule sur le thème ‘’Ananas pain de sucre du Bénin : Commercialisation et transformation ».
Il s’agit, selon le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, d’une occasion exceptionnelle de construire autour de la filière une réflexion fertile et inclusive avec l’ensemble des acteurs et tous ceux qui opèrent sur la chaîne de valeur ananas. De même, le salon offre l’opportunité d’échanges et de partage d’idées pour mieux positionner le pain de sucre comme un atout majeur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le monde, a-t-il indiqué.
Des thèmes ayant trait à l’historique de l’ananas, sa culture et sa transformation au Bénin ainsi que son exportation, ont permis aux participants de comprendre que seuls les intrants azote et potasse de sulfate sont indispensables pour une production quantitative et qualitative de l’ananas qui tient compte de l’entretien du champ d’ananas et de la qualité du sol.
Sur 100 ananas exportés, 80 % sont rejetés pour cause de mauvais calibre, de mauvaise forme et de mauvaise qualité, a déploré Jean -Baptiste Satchivi.
Le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, a salué l’initiative de l’institution consulaire et a invité les producteurs et opérateurs économiques et chercheurs à s’investir dans la promotion de la filière pour faire de l’Atlantique une référence mondiale en matière de production de l’ananas pain de sucre.
La démarche, indique-t-on, vise à produire du bon ananas et à doubler la production à hauteur de 600 000 tonnes d’ananas en l’an 2021.
Selon l’Abb, l’hygiène est de mise dans les boucheries[/caption]Des bouchers dénoncent les conditions d’exercice de leur métier et la concurrence « rude » que leur livrent des vendeurs ambulants de viande. Ce mardi 3 juillet, à la faveur d'une conférence de presse animée à Cotonou, ils ont exigé une réglementation de ce sous-secteur sensible pour la santé des consommateurs.
L’Association des bouchers du Bénin (Abb) dénonce la complaisance des décideurs face aux problèmes auxquels les acteurs sont confrontés dans la l'exercie de leur métier. Par la voix de Magloire Tchango, les bouchers demandent au gouvernement « la construction de boucheries modernes dans tous les marchés du Bénin ; la prise d’une décision pour que la vente se fasse à la pesée ; la fixation du prix du kilogramme de viande valable sur toute l’étendue du territoire national, avec l’implication de l’Association des bouchers, etc. ».
Ils se plaignent de la concurrence déloyale qu'ils subissent de la part des vendeurs ambulants et réclament l’interdiction de ce type de vente de viande dont l’origine est douteuse. Pour eux, ces décisions permettraient de conjurer la mévente observée à leur niveau, mais surtout de s’assurer de la qualité sanitaire ainsi que de l’hygiène indispensable de la viande.
Car, soutiennent-ils, « Si cette situation perdure, les bouchers s’endetteront davantage… ».
S’attardant sur la qualité sanitaire et hygiénique qui manquerait chez les vendeurs ambulants, les responsables l’Association des bouchers du Bénin rappelle que la vente de la viande exige des conditions particulières. Ils citent, entre autres, « la propreté du lieu de vente, la conservation idoine de la viande, la qualité de celle-ci, etc. ».
L’Abb estime que l’hygiène particulière exigée dans l’exercice de cette activité ne peut être garantie que dans une boucherie moderne. Une infrastructure qui manquerait, à les entendre, dans les marchés. D’où l’exigence de la construction des boucheries répondant aux normes prescrites. Outre qu’une boucherie moderne protège le consommateur, les bouchers assurent qu’elle leur garantit de meilleures conditions d’exercice.
Rapprocher la culture et la diplomatie[/caption]En prélude à la première édition du "Mois de la culture béninoise à Lomé" (Mcbl) prévue pour octobre 2018, les organisateurs ont animé, ce mardi 3 juillet à Cotonou, une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec). Les activités au programme de l'événement y ont été présentées.
La capitale du Togo respirera la culture béninoise courant octobre prochain. Ce sera dans le cadre de la première édition du mois de la Culture béninoise à Lomé organisée par l'Agence panafricaine d'ingénierie culturelle (Apic) et l'Agence Dekart. Cette initiative doit contribuer au renforcement de la coopération et favoriser, à travers les activités au programme, un brassage culturel entre le Bénin et le Togo. Il est question de rapprocher culture et diplomatie. C'est d'ailleurs ce qui justifie le thème de cette première édition: « La place de la diplomatie culturelle dans les relations bilatérales entre le Bénin et le Togo ».
Au menu de ce meeting culturel, une exposition d'art qui réunira deux plasticiens béninois et un plasticien togolais, une conférence-débat sur le thème de l'édition, une rencontre littéraire, un spectacle de danse, une représentation théâtrale, un concert de musique avec deux artistes béninois et un artiste togolais, une activité gastronomique, une soirée Dj 100 % Bénin, et une projection cinématographique. Bref, les organisateurs promettent un événement culturel riche en couleurs. « Cet événement se tient dans un contexte où il y a une forte communauté béninoise à Lomé avec des relations bilatérales séculaires entre les deux pays. Par ailleurs, cet événement s'inscrit dans les ambitions du Pag 2016-2021 en ce qui concerne la promotion culturelle », a expliqué le manager général de l'Apic, Eustache Agboton, coordonnateur du Mcbl. Partageant les résultats des appels d'offres lancés du 1er au 30 juin dernier pour l’enrôlement des artistes, le manager général de l'agence Dekart, Emmanuel Tomètin, directeur artistique du Mcbl, a fait savoir que 58 dossiers ont été enregistrés dont 55 du Bénin, un du Sénégal, un du Mali et un de la Côte d'Ivoire. Les travaux de sélection sont en cours et les résultats seront proclamés le 3 août prochain lors d'une conférence de presse qui se tiendra à Lomé.
« Sur le plan artistique, il s'agira de créer des échanges entre les artistes béninois et togolais pour la promotion du dialogue culturel entre les peuples », a indiqué Emmanuel Tomètin.
Représentant le Maec, le conseiller technique Nouratou Danko a souhaité plein succès à cette première édition qui participe de la vision du gouvernement.

Trois complexes sportifs de normes internationales verront le jour au bout des douze prochains mois dans le département du Couffo. Prévus pour être construits à Aplahoué, Djakotomey et Dogbo, les sites retenus à cet effet, ont été remis lundi 2 juillet dernier à l’entreprise adjudicataire des travaux.
Trois domaines de grande superficie ont été remis, lundi 2 juillet dernier dans le Couffo à l’entreprise chinoise Sinohydro représentée par une délégation conduite par Peng Pan. Le premier domaine se situe derrière la Maison des jeunes et des loisirs d’Aplahoué, chef-lieu du département du Couffo. Le deuxième d’une superficie d’environ 12 ha a été remis à Sokouhoué, un arrondissement de Djakotomey. A Kpodahoué, dans l’arrondissement de Tota à Dogbo, se trouve le troisième site qui s’étend sur 8 ha.
Cette remise de sites par le ministre Oswald Homeky, au nom du gouvernement, marque la phase concrète de démarrage du projet de construction de plusieurs complexes sportifs dans 55 communes du Bénin. La remise de sites pour ces projets annoncée depuis peu n’a été effective que ce lundi, explique le ministre, parce que le gouvernement a tenu à ce que soient bouclées, au préalable, toutes les études et démarches nécessaires à la bonne exécution des travaux d’une telle envergure. « Pour les projets du Programme d’action du gouvernement, nous n’avons pas opté pour des poses de premières pierres mais en revanche nous serons sur le terrain pour le suivi des travaux et procéder à l'inauguration des infrastructures », laisse entendre le ministre. Il assure que les complexes sportifs doivent sortir de terre rigoureusement au bout d’un délai contractuel de douze mois. Quant à leur qualité, il renseigne que celle-ci sera conforme aux standards internationaux. Mieux, poursuit le ministre, « les aires de jeux obtiendront la certification des faîtières des associations sportives telles que la Fifa ».
Caractéristiques
Les trois complexes seront d’une architecture presque identique. Du moins on y retrouvera un terrain de football recouvert de gazon synthétique, des aires de jeux pour les pratiquants des sports de main, une piste d’athlétisme de huit couloirs et une tribune de 3 000 places. Il y sera intégré également le bureau de l’administration du stade, la fourniture de l’eau potable, les installations électriques, la construction d’une guérite pour la sécurité, toutes sortes de commodités devant contenter les athlètes.
« Nous allons réaliser de bonnes maquettes », appuie le représentant de l’entreprise Sinohydro. Peng Pan confirme non seulement que le délai de réalisation sera respecté mais aussi que l’esthétique des infrastructures va combler les attentes. Dans chacune des communes bénéficiaires, des autorités et les populations, fortement mobilisées, ont salué le pragmatisme du gouvernement dans la mise en œuvre du Pag. Tout en priant le ministre de transmettre leur joie, expression de reconnaissance, au chef de l’Etat et au gouvernement, le préfet Christophe Mégbédji et les maires d’Aplahoué, de Djakotomey et de Dogbo ont, tour à tour, appelé à l’implantation de plusieurs autres projets dans le Couffo?

L’Ong Icône 360° a organisé, le week-end dernier, une conférence-débat à l'intention des jeunes membres des associations de jeunesse et des étudiants de Porto-Novo. L’occasion a été saisie par le président d’honneur du parti des Leaders du développement, Denis da Conceiçao Courpotin, de sensibiliser cette cible sur les opportunités qu’offre à la jeunesse le Programme d’action du gouvernement (Pag).
Susciter une prise de conscience et réveiller en chaque jeune le potentiel extraordinaire qui sommeille en lui. Tel est l’objectif principal de la conférence-débat organisée, samedi 30 juin dernier, par l’Ong Icône 360° à la Maison des jeunes de Porto-Novo. La rencontre a été initiée en direction des jeunes membres des associations de jeunesse et des étudiants de Porto-Novo. Elle a tourné autour du thème principal « Jeunesse : icône pour le développement » décliné en plusieurs sous-thèmes pour mieux faire passer le message. Seulement le sous-thème relatif aux opportunités que peuvent saisir les jeunes dans le Programme d’action du gouvernement (Pag) a plus retenu l’attention des participants. Cette communication riche en informations a été présentée par le président d’honneur du parti des Leaders du développement, Denis da Conceiçao Courpotin. Il a axé sa présentation en deux volets, à savoir « Jeunesse et développement » et « Santé et développement ».
Pour le communicateur, le Pag est une chance pour la jeunesse. Les jeunes ont intérêt à se l’approprier et saisir la niche d’opportunités qu’il contient. Ils doivent s’engager tous pour l’atteinte des objectifs du président de la République avec « patience, persévérance et courage ». Pour y arriver, les jeunes doivent faire des choix éclairés pour être des agents de développement. A en croire Denis da Conceiçao Courpotin, le président Patrice Talon essaie de mettre les choses dans le bon sens afin de créer la richesse et l’emploi au profit des jeunes. Il revient à chaque jeune de savoir capter ces opportunités. « La solution de l’autonomisation des jeunes et des femmes est à travers l’attribution de microfinances aux porteurs de bons projets », informe le président d’honneur du parti des Leaders de développement. Il n’occulte pas les mesures de protection sociale compilées dans le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), la formation professionnelle, la facilitation de l’insertion professionnelle, le développement de l’agriculture, les microcrédits, le soutien aux jeunes qui ont des idées innovantes, la promotion du numérique et des énergies renouvelables. Ce sont là autant d’atouts que contient le Pag susceptible d’apporter de solutions aux problèmes des jeunes tel que le chômage, la précarité de l’emploi et les difficultés de formation. « L’avenir du pays dépend des jeunes qui ne doivent pas être spectateurs mais des agents du développement », insiste le communicateur. Il n’a pas manqué de prodiguer de sages conseils aux jeunes afin qu'ils soient en bonne santé pour pouvoir travailler et participer ainsi au développement du Bénin.
Des communications portant sur les thèmes « Eveil des consciences et changement de comportements » et « Jeunesse et développement, expériences et conseils » ont meublé la séance. Elles ont été présentées respectivement par Yvette Alavo, directrice de l’Ong Icône 360° et Shadia Assouma, directrice de Afrik Azur.