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Nouvelles

Savalou : Cette vidéo de fidèles armés ne montre pas l’église Azzael Awouignan
Une courte vidéo circulant depuis le 3 février 2022 sur WhatsApp affirme montrer un culte de la secte Azzael Awouignan, à l’origine des violences meurtrières à Savalou. Après vérifications, les images proviennent plutôt du Nigeria. Des sources locales confirment aussi qu’il s’agit d’une infox. « Voici l’église qui a créé le problème à Savalou avec les policiers. Regardez bien ». C’est là, la légende qui accompagne une vidéo de 29 secondes retrouvée dans des groupes WhatsApp le 3 février 2022. La vidéo présente un pasteur armé de fusil qui dirigeait une séance de prière. Les fidèles quant à eux sont armés, les uns de balais, les autres de coupe-coupe, d’autres encore de bâtons. La publication intervient après l’incident survenu le 29 janvier 2022 dans le hameau de Kogandi, à 3 km du village de Monkpa dans la commune de Savalou. Selon les précisions du Porte-parole de la Police républicaine,
les fidèles de l’église Azzael Awouignan sont accusés de « coups et blessures volontaires, menaces de mort, vols de récoltes et de destruction de biens appartenant à autrui ». Les fidèles de la secte professent la fin du monde. L’intervention de la police le 29 janvier 2022 a causé au moins 8 morts dont deux policiers.

Ce n’est pas à Savalou

Cette vidéo est apparue dès le 8 mars 2021 sur les réseaux sociaux au Nigeria. Les auteurs du relai de la vidéo ont surfé sur l’actualité de l’incident de Monkpa pour faire croire que les fidèles de cette secte viennent au culte armés. Contactées par le service de vérification de La Nation, les autorités locales démentent en donnant des références palpables. . « Ce n’est pas vrai. Ladite église (celle de Azzael Awouignan, ndlr) est sous des anacardiers », martèle le chef d’arrondissement de Monkpa alors que la vidéo des réseaux sociaux montre une église en dur avec un autel carrelé. Après avoir visionné les images, Delidji Houindo, le maire de Savalou renchérit.  « C’est du faux. L’église n’est pas bâtie. Elle est en paillote sous des anacardiers », nous a-t-il fait remarquer.

Alors, d’où provient la vidéo ?

Une recherche via l’outil de vérification InVid Weverify et l’utilisation du moteur de recherche Yandex permettent de retrouver la trace de la vidéo en mars 2021 sur des comptes, Twitter,  YouTube et Instagram. Elle a été vue près de 35 000 fois et a totalisé 275 commentaires suite à sa première publication le 8 mars 2021 sur Lindaikejiblogofficial. « Tendance des membres de l’église priant et armée de différentes armées pour attaquer les principautés et les pouvoirs », lit-on dans la légende, en anglais. Sur le compte Twitter de Samuel Naijablogger par exemple, elle a été vue par 4632 personnes depuis le 8 mars 2021. Des recherches complémentaires avec des mots clés « church members armed » permettent de retrouver des articles en anglais sur cette affaire. « La vidéo d’une église est devenue virale après que ses membres ont été vus avec différentes armes, prêts à attaquer « des principautés et des puissances ». L’emplacement de l’église n’est pas connu, mais l’incident semble s’être produit au Nigeria », rapporte theworldnews.net, dans un article en date du 9 mars 2021. Nous n’avons pas pu obtenir des précisions sur l’église en question au Nigeria.  Verdict Cette vidéo est apparue dès le 8 mars 2021 sur les réseaux sociaux au Nigeria. Les publications prétendant montrer un culte de la secte Azzael Awouignan de Savalou sont fausses. Les images ont été sorties de leur contexte pour  abuser de la crédulité des internautes.       Société 07 févr. 2022


Bénin : La Csa annonce un meeting de protestation
La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) veut protester contre l'inflation, le niveau du Smig, le Code général des impôts, et bien d'autres choses. Elle annonce à cet effet la tenue d'un meeting, le vendredi 18 février prochain à partir de 8 heures, à la Bourse du travail. A travers ce rassemblement, l'organisation syndicale dit vouloir "exiger des autorités gouvernementales, des mesures urgentes et adéquates contre la vie chère et le mal être de la population". Le secrétaire général de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou, invite les travailleurs à une mobilisation générale. Lire le communiqué signé Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Bénin   Bénin : La Csa annonce un meeting de protestation Actualités 05 févr. 2022


Éditorial de Paul AMOUSSOU : Essoufflement démocratique ?
Nous voici en confrontation avec le sarcasme tout voltairien, selon lequel il y a ceux qui croient, ceux qui croient croire, et ceux qui crôa crôa ! Ramené au principe démocratique en Afrique actuellement, il y a, entre autres variantes, ceux qui crient ‘’démocratie !’’ sans être en phase avec ses exigences et ceux qui ont perdu leur latin à ce propos. C’est à ne plus rien y comprendre, en vérité… Aussi, note-t-on actuellement un certain yoyo, notamment en Afrique de l’Ouest, avec son cortège de coups d’Etat impliquant une remise en cause d’ordre constitutionnel. Il y a comme un essoufflement des systèmes démocratiques issus des conférences nationales de l’après chute mur de Berlin. D’autant plus que ces systèmes, longtemps cantonnés aux miasmes politiciens, se sont avérés à bien des endroits peu efficaces, incapables de répondre à la demande sociale, aux attentes légitimes d’un mieux-être… Cette tendance s’est encore révélée, récemment, au Soudan, car le même peuple qui a lutté pour faire tomber un despote militaire et favoriser l’avènement d’un gouvernement civil, s’est égosillé à réclamer le retour des militaires avant de déchanter pour réclamer urbi et orbi encore un gouvernement civil ! Ce méli-mélo est symptomatique du désarroi des peuples africains qui ne savent plus à quel saint de la bonne gouvernance se vouer actuellement. L’on fait des principes démocratiques un totem, puis soudain, il y a comme des variantes que l’on note dans l’approche et le rapport à la notion. Ainsi, au-delà des frontières guinéennes, burkinabè ou maliennes, les juntes militaires sont-elles célébrées. Le paradoxe est patent, et les analystes ont de la peine à véritablement expliquer comment le même peuple qui s’est soulevé contre la fraude électorale au terme des élections législatives au Mali pour en faire payer le prix à un président, élu lui précédemment sans contestation, applaudit une junte qui s’octroie un quinquennat de transition le coup d’après ! Il en est de même au Burkina où le peuple du ‘’balai citoyen’’ salue la remise en cause de l’ordre constitutionnel, alors que précédemment, il s’était opposé à toute révision constitutionnelle pour opérer une révolution populaire. Nous ne sommes pas à un paradoxe près, et bien malin qui pourra démêler l’écheveau ! Actualités 05 févr. 2022


Concours d'entrée à l'IFORD : Voici les conditions à remplir par les lycéens
Il sera organisé à l'intention des candidats béninois au Lycée Technique Coulibaly de Cotonou, le Concours d'entrée à l'Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) de Yaoundé au Cameroun à son cycle d'Ingénieur Démographe, au titre de l'année académique 2022-2023, les 22 et 23 mars 2022. Les détails en cliquant sur les images ci-dessous Concours d'entrée à l'IFORD : Voici les conditions à remplir par les lycéens Actualités 05 févr. 2022


Lutte contre les mutilations génitales féminines dans le Borgou : Quatre concerts géants de sensibilisation programmés
La célébration de la Journée internationale tolérance zéro aux mutilations génitales féminines, ce vendredi 4 février à Pèrèrè, dans le Borgou, ne passera pas inaperçue. A cet effet, quatre concerts géants de sensibilisation seront organisés au profit des populations de Nikki, Pèrèrè, Kalalé et Tchaourou, dans le département. C’est une initiative de Equi Fille Ong et Cuso international. Dans le département du Borgou, c’est à Pèrèrè que sera célébrée la Journée internationale tolérance zéro aux mutilations génitales féminines prévue ce vendredi 4 février. Comme celles de cette commune, les populations de Nikki, Kalalé et Tchaourou auront également droit à des concerts de sensibilisation au phénomène. Au total, quatre concerts sont programmés du 3 au 7 février à leur intention. L’artiste Bourou Soumanou est chargé de les organiser. « Nous serons en tournée au cours de laquelle il est prévu des méga-concerts », a confié l’artiste. C’est ce jeudi 3 février, que la tournée a commencé sur l’esplanade de la Maison des jeunes de Pèrèrè. Suivra l’étape de Nikki, samedi 5 février. Le lendemain, c’est Kalalé qui sera à l’honneur. Le grand show de clôture aura lieu, lundi 7 février, à Tchaourou. Outre Bourousman, il y aura Alpha Mim, Siba Franco Junior, Amin Mako et tant d’autres artistes. En effet, malgré les nombreuses sensibilisations qui sont menées, la pratique continue d’avoir cours, de façon clandestine, dans certaines localités dont celles du Borgou. « Il y a de cela quelques années, des luttes ont été menées par le gouvernement appuyé par les Ong et certaines organisations internationales, afin de procéder à son éradication au Bénin. Pendant quelque temps, on a senti une certaine accalmie sur le terrain. Mais depuis trois ans, la pratique semble avoir repris », fait observer l’assistante sociale et chef du Centre de promotion sociale de Parakou 2, Hélène Lokohoundé. « C’est une pratique néfaste puisqu’elle ampute une partie du sexe de la femme, lui fait courir des risques pour sa vie et sa santé. Généralement, les conséquences sont désastreuses pour celles qui la subissent », déplore-t-elle. A Kalalé, c’est une exciseuse de 83 ans et la complice, la mère de sa victime, qui ont été interpelées par la police et séjournent à la prison civile de Parakou depuis lundi 31 janvier dernier. Elles étaient ce jeudi 3 février au tribunal de première instance de première classe de Parakou, pour être présentées au procureur de la République. C’est pour avoir excisé une fillette de 5 ans. Société 04 févr. 2022


Intoxication alimentaire à Parakou : Plus de peur que de mal pour des pensionnaires d’un internat
Des pensionnaires de l’internat Alwouda de Parakou ont été admis, mardi 1er février dernier, au Centre hospitalier et universitaire départemental du Borgou pour intoxication alimentaire. Après les soins, leur pronostic vital n’est plus engagé. Ils ont été autorisés à rentrer chez eux. A l’internat du Centre islamique Alwouda de Parakou, la journée du mardi 1er février dernier a été celle des grandes émotions. Une intoxication alimentaire a fait une dizaine de victimes dans les rangs des pensionnaires. Pour leur prise en charge, ils ont été admis au Centre hospitalier et universitaire départemental du Borgou, à Parakou. Aux dernières nouvelles, tous sont hors de danger. Le même jour, huit parmi eux ont, après les soins, pu regagner l’internat. Quant aux deux autres, c’est mercredi 2 février dernier, que l’autorisation de rentrer leur a été accordée. Selon les informations recueillies, c’est le même repas que les victimes et les autres pensionnaires de l’internat ont pris au déjeuner. Mais qu’est-ce qui s’est passé ? C’est la question que l’on continue de se poser à Parakou. Pour le moment, les investigations se poursuivent. Quant au centre, il a retrouvé son animation habituelle. Société 04 févr. 2022


Sécurité routière à Parakou : Une cinquantaine de tricycles déjà en fourrière
Dans la ville de Parakou, les tricycles ne peuvent plus circuler entre 18 h et 7 h. En moins de deux semaines, la police qui veille au grain, a déjà mis en fourrière près d’une cinquantaine de ces engins dont les propriétaires et conducteurs ont décidé de ne pas se conformer aux textes. A Parakou, pour avoir choisi de ne pas respecter l’arrêté municipal qui interdit la circulation des tricycles entre 18h et 7h, leurs propriétaires et conducteurs ont des soucis à se faire. Décidés à faire appliquer cette mesure prise par le maire Inoussa Zimé Chabi, les agents de police investissent les grandes artères et carrefours de la ville, depuis près de deux semaines. C’est pour traquer ces engins. Leurs différentes sorties se sont avérées payantes. Selon le commissaire central de la ville, Sambiéni Tefa, la main a déjà été mise sur une cinquantaine de tricycles. L’objectif de cette répression, informe-t-il, est de limiter les accidents sur les voies. En effet, ces engins sont à la base de nombreux accidents de la circulation qui se produisent la nuit où, l’on n’arrive pas facilement à réaliser leur gabarit. Ce qui occasionne parfois des pertes en vie humaine et d’importants dégâts matériels. Souvent, c’est à leur retour des champs, des fermes et des marchés. Excès de vitesse en agglomération, non maitrise du code de la route, incivisme sont entre autres reproches faits aux conducteurs de tricycles. A cela s’ajoute le fait qu’ils n’ont pas de permis de conduire. Ainsi, les tricycles ont déjà fait trop de victimes. C’est à juste titre que l’autorité municipale a pris cette mesure à travers un arrêté en date du 29 octobre 2021, pour réglementer leur circulation. Avant de passer à la répression, pendant quelques jours, la police a d’abord procédé à la sensibilisation. Les tricycles saisis sont conduits à la fourrière. N’empêche que ces engins continuent toujours de circuler entre 18 h et 7 h. Actualités 04 févr. 2022


Centre national hospitalier psychiatrique de Jacquot: Le projet Sic4g fait des dons
Le projet « Save and inclusive city for girls » a offert, hier jeudi 03 février, des vivres et une enveloppe financière aux patients de déficience mentale du Centre national hospitalier et psychiatrique de Jacquot. Des moments de bonheur pour les pensionnaires du Centre national hospitalier et psychiatrique de Jacquot. C’est l’ambition nourrie par le projet « Save and inclusive city for girls » (Sic4g) en leur offrant, hier jeudi 3 février, des sacs de riz, des bidons d’huile et une enveloppe financière. En Français « Ville sûre et inclusive pour les filles », le projet Sic4g prend des initiatives de sécurité pour les jeunes au sein du marché international de Dantokpa et ses environs notamment dans les quartiers Dantokpa, Djidjê, Towéta, Vossa, Agbato et Xwlacodji. Chants, danses et divers messages ont marqué cette cérémonie fort simple à laquelle ont participé une bonne partie des 145 pensionnaires de cet hôpital de référence en matière de santé mentale. Damien Sèglonou, responsable projet à Médecins du monde suisse, présente « Save and inclusive city for girls », le projet dont il est le coordonnateur et donne des clarifications sur les motivations de l’œuvre sociale. « C’est un programme mis en œuvre dans cinq pays africains dont quatre en Afrique de l’Est à savoir le Kenya, l’Ouganda, le Zimbabwe et l’Ethiopie. Le Bénin est le seul pays d’Afrique de l’Ouest où le projet est mis en œuvre », a-t-il expliqué. C’est un projet financé par Danish Tv collection, un fonds danois et porté par Plan international. Au Bénin, le projet est mis en œuvre avec l’appui des Ong Médecins du monde et Terre rouge. Dans la composante exécutée par Médecins du monde suisse, il y a deux axes d’intervention dont l’un est consacré à la réduction de la violence et de l’insécurité en milieu ouvert et public comme Dantokpa et environs. C’est dans ce cadre qu’il a été mis en œuvre l’activité intitulée « Analyse de planification de la sécurité ». C’est à la fin de cette activité que les jeunes impliqués dans le projet ont proposé des initiatives pour lutter contre l’insécurité. « Quand nous parlons de l’insécurité qui est le sous-bassement de la violence, nous avons fait l’option de lutter également contre la violence. Entre autres actions, il y a celle qui vise la diminution de la violence faite aux malades mentaux », poursuit le coordonnateur. C’est ainsi qu’en dehors des actions de plaidoyer sur le terrain, il est décidé de faire un don aux pensionnaires internés au Centre national hospitalier psychiatrique de Jacquot. « Nous sommes venus vous montrer que vous n’êtes pas abandonnés », a-t-il dit aux malades. En recevant le chèque et les vivres, Eloky Pierrot, surveillant général de l’hôpital et représentant du directeur, n’a pu cacher sa joie. « Les dons constituent un volet thérapeutique qui appuie les médicaments », a-t-il fait savoir. Puis il lance un appel : « l’Etat fait ce qu’il peut mais nous avons besoin de beaucoup de moyens ». Il insiste aussi sur la nécessité d’éviter la stigmatisation envers les malades mentaux afin de faciliter leur prise en charge et leur réinsertion sociale. De leur côté, les malades n’ont pas eu besoin qu’on leur donne la parole avant d’exprimer leur joie. « Nous vous remercions pour avoir pensé à nous », lance l’un d’eux depuis sa place dans le public lors de l’intervention des donateurs. « Que Dieu vous bénisse », crie un autre de loin. « Vous rentrerez retrouver vos proches en paix. Vous aurez toujours de la réussite dans vos entreprises », chantent deux autres pensionnaires, tapant tam-tam et gong pour raccompagner les visiteurs. Société 04 févr. 2022


Eau et Assainissement : La Giz lance le programme Agir-Eau
Le Programme d’Appui à la gestion intégrée des ressources en eau dans le contexte du changement climatique (Agir-Eau) a été lancé hier jeudi 3 février. D’un coût de plus de six milliards de francs Cfa, le programme Agir-Eau sera mis en œuvre de janvier 2022 à décembre 2024 par la Giz sous la tutelle politique du ministère de l’Eau et des Mines. A la suite de la deuxième phase du Programme sectoriel Eau, Hygiène et Assainissement (Proseha) qui est arrivée à son terme et dont les résultats sont satisfaisants, la Giz vient de lancer le Programme d’Appui à la Gestion intégrée des ressources en eau dans le contexte du changement climatique (Agir-Eau). Décliné en trois composantes, ce nouveau programme va renforcer les efforts du gouvernement dans le secteur de l’eau et de l’assainissement à travers la bonne gouvernance des ressources en eau et la gestion professionnelle des eaux usées et boues de vidange. Agir-Eau sera mis en œuvre dans les sous-bassins de la Pendjari, du Mékrou, du Mono, de l’Ouémé et dans les communes du Grand-Nokoué. « L'eau est une ressource vitale mais vulnérable. C'est une ressource qui se raréfie. C'est pourquoi la gestion et la protection des ressources en eau sont devenues des préoccupations au plan national et international », a soutenu Emmanuel Lawin, directeur de cabinet du ministre de l’Eau et des Mines à l’occasion du lancement du nouveau programme. Il ajoute qu’au Bénin, la Gestion intégrée des ressources en eau est devenue un impératif dans la marche résolue vers le développement. C’est pourquoi le gouvernement a maintenu le secteur de l'eau au titre des secteurs prioritaires dans le Pag 2021-2026. Il rappelle que la vision du chef de l'Etat est de rendre disponible l'eau potable pour tous sur toute l'étendue du territoire. Le directeur de cabinet du ministre de l’Eau et des Mines reconnait que dans l'atteinte de cet objectif, le partenariat avec la République fédérale d'Allemagne est d’un grand secours. Il a salué cette coopération qui a déjà favorisé plusieurs acquis dans le secteur de l'eau et de l'assainissement au Bénin. Représentant l'Ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne près le Bénin, Katharina Hecht, première secrétaire chargée de la Coopération, atteste que le secteur de l’eau et de l’assainissement est un secteur privilégié de la coopération bénino-allemande depuis plus d'une décennie. « La République fédérale d’Allemagne s'est positionnée comme l'un des partenaires leaders pour aider le Bénin à atteindre ses objectifs…Depuis 2017, l'Allemagne a investi près de 73,5 millions d'euros soit 48 milliards de francs Cfa au Bénin pour le secteur de l'eau et de l'assainissement », fait savoir Katharina Hecht. Elle a ensuite félicité le gouvernement du Bénin pour la priorité donnée à l’accès à l’eau et les efforts remarquables faits dans l'amélioration de la gestion intégrée des ressources en eau. La nouvelle corde au bout de l’ancienne Pour Tobias Godau, chargé du programme Agir-Eau, 2021 est une année particulière. Elle marque la prolongation du Proseha qui devait prendre fin en 2020 et l’obtention du financement pour la mise en œuvre du Programme d’Appui à la Gestion intégrée des ressources en eau dans le contexte du changement climatique (Agir-Eau). Présentant ce nouveau programme, il fait savoir que Agir-Eau se décline en trois composantes respectivement intitulées « Cadre politique » ; «Gestion intégrée des ressources en eau » ; « Eaux usées et boues de vidange ». La composante A mettra l’accent sur l’élaboration du cadre politique pour la Gire et la gestion des eaux usées incluant le changement climatique et le genre. La composante B porte sur la mise en œuvre des mesures Gire axées sur la résilience climatique dans les bassins de la Pendjari, du Mékrou, du Mono et de l’Ouémé. La composante C va favoriser le développement de composantes essentielles d’une chaine de services dans le domaine des eaux usées. Le lancement du programme Agir-Eau a également été l’occasion de saluer les performances de la deuxième phase du Programme sectoriel Eau, Hygiène et Assainissement (Proseha) mise en œuvre dans 38 communes de 6 départements avec un budget d'environ 12 milliards de francs Cfa... A terme, ce programme a entre autres, favorisé la digitalisation du système d'information en eau, l'installation de l'Autorité du Bassin du Mono et 420 systèmes de chloration qui profitent à environ 2 millions de personnes... Société 04 févr. 2022


Egalité femme-homme : Encore des écarts importants
L’épanouissement de la gent féminine bute encore sur les inégalités, en dépit des instruments mis en place pour réduire les écarts, selon un récent rapport d’évaluation de la Politique nationale de promotion du Genre (Pnpg 2009-2025) et de son plan d’actions 2010-2015. Et pour cause ! Les inégalités entre hommes et femmes perdurent dans maints domaines au Bénin, après douze années de mise en œuvre de la Politique nationale de promotion du Genre (Pnpg 2009-2025). L’évaluation à mi-parcours de cette politique et de son plan d’actions 2010-2015 révèle de nombreuses difficultés, notamment dans la participation des femmes au processus décisionnel. Globalement faible, la représentativité des femmes au sein du gouvernement a évolué en dents de scie depuis 2009. La proportion de femmes est passée de 13,33 % en 2009 à un taux record de 30,76 %, soit 8 femmes sur 26 ministres en 2011. Le taux a ensuite chuté à 14,81 % (4 femmes ministres sur 27) en 2014 avant de remonter à 18,18 % (4 sur 22) en 2017, puis à 20,83 % depuis 2019. A l’Assemblée nationale, les femmes ne sont pas mieux logées. Déjà faible, la proportion de femmes députées a progressivement chuté au cours des quatre dernières mandatures, passant de 10,8 % en 2007-2011 à 8,4 % pour la mandature 2011-2015 puis à 7,2 % pour 2015-2019 et 6 % pour 2019-2023. Au niveau des collectivités locales, le progrès n’est pas assez significatif. Le nombre de femmes élues maires est passé de 3 sur 77 (3,89 %) pour la mandature 2015-2020 à 4 pour 2020-2025 (5,19 %). Les femmes représentaient seulement 3,67 % des conseillers en 2003. Ce taux est passé à 4,37 % en 2008 puis à 4,66 % en 2015 avant de chuter à 3,86 % en 2020. Pour corriger cette faible représentativité des femmes, une loi initiée sur l’égal accès de l’homme et de la femme aux fonctions nominatives et électives a fait l’objet d’étude en plénière à l’Assemblée nationale, mais son adoption n’a pas abouti, en raison des pesanteurs sociopolitiques encore prédominantes. Progrès mitigés dans l’éducation Le rapport d’évaluation de la Pnpg validé, mercredi 26 janvier dernier à Cotonou, indique des écarts encore importants en termes d’accès à l’éducation selon le sexe. En effet, le rapport femme-homme du taux brut de scolarisation au primaire est passé de 0,921 à 0,978 entre 2009 et 2015. Le taux a chuté par la suite en passant à 0,937 en 2016 avant de remonter pour atteindre 0,921 en 2020. Le rapport homme-femme du taux de promotion au primaire est passé de 0,980 en 2009 à 1,005 en 2016. Il a varié de 0,996 à 1,001 entre 2017 et 2021. Globalement, le taux de promotion au primaire est resté légèrement en faveur des garçons. En ce qui concerne le redoublement, il est noté une augmentation de l’écart en faveur des filles, le rapport homme-femme en la matière est passé de 1,028 en 2009 à 0,937 en 2018 puis à 0,969 en 2021. Sur cette période, le rapport femme-homme du taux d’abandon au primaire est resté supérieur à 1. Au secondaire, il a été constaté une amélioration du rapport femme-homme du taux brut de scolarisation. Au premier cycle, il passe de 0,759 en 2013 à 0,877 en 2018. Au second cycle, il a cru de 0,429 à 0,583 sur la même période. Il s’ensuit une réduction de l’écart au fil des années, même si le taux de scolarisation des filles reste faible. Le rapport femme-homme du taux d’admission au Bepc reste inférieur à 1 sur la période de mise en œuvre de la Pnpg. Il a baissé entre 2012 et 2016 avant de monter à 0,930 en 2018. Le rapport femme-homme du taux d’admission au baccalauréat est à la hausse mais des efforts restent à faire. Au regard de ces résultats, des actions allant dans le sens du maintien des enfants dans le système scolaire devront être renforcées. Il convient de poursuivre les mesures de gratuité des frais de scolarité au primaire et des cantines scolaires, la lutte contre les mariages et grossesses précoces et, ou forcés, le suivi et le maintien des filles aux niveaux secondaire et supérieur. L’octroi de bourses d’excellence aux filles méritantes, l’accès des filles aux formations professionnelles, l’accompagnement psychosocial et en kits scolaires et uniformes et l’assistance financière aux filles, sont à encourager. Du grain à moudre ! D’autres difficultés rencontrées par la gent féminine concernent l’accès à l’emploi et au revenu, l’accès aux soins de santé, y compris la santé de la reproduction, l’accès à la terre. Toutes choses qui font que la vision de faire du Bénin « un pays où l’égalité et l’équité favorisent la participation des hommes et des femmes aux prises de décisions, l’accès et le contrôle des ressources productives en vue d’un développement humain durable » reste encore un vœu pieux. Pourtant, l’arsenal juridique national a connu quelques améliorations en faveur des femmes. La loi n° 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes a été renforcée par la loi portant mesures spéciales de répression des infractions commises en raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin. La loi portant Code foncier et domanial dispose que l’Etat et les collectivités doivent veiller au respect de l’égalité de l’homme et de la femme dans l’accès au foncier. Si la Pnpg cadre avec plusieurs instruments et documents de stratégie sur les plans national, régional et international, sa composante 1 « Autonomisation de la femme et réduction de la pauvreté » ne prend pas en compte les questions de promotion des droits humains, notamment les violences basées sur le genre, souligne le consultant Christian Eyébiyi, présentant le rapport d’évaluation de la Pnpg. La composante 2 relative à l’institutionnalisation du genre, poursuit-il, en plus d’avoir manqué de retenir comme action l’intégration du genre dans les plans de développement communaux (Pdc), n’a pas du tout mentionné la prise en compte du genre dans les politiques, plans, programmes et projets de développement nationaux, régionaux ou dans les politiques d’organisation. De même, ajoute-t-il, la promotion du genre par la société civile aurait pu être prise en compte au niveau de cette composante. Ces constats appellent à l’actualisation de la Pnpg et à l’élaboration d’un nouveau plan d’actions, afin d’améliorer les conditions de vie et d’existence des femmes et réduire les inégalités entre les sexes. Acquis à consolider La Pnpg contribue aux avancées du Bénin dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 sur les Objectifs du développement durable (Odd), à travers principalement l’Odd 5 « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles », et transversalement les Odd relatifs à l’élimination de la pauvreté, de la faim, à la promotion de l’éducation et la santé pour tous. Entre autres, le rapport d’évaluation note une réduction des écarts de salaires dans le secteur agricole. Le salaire moyen des femmes est passé de 36 055 F Cfa en 2011 à 52 246 F Cfa en 2015 et celui des hommes de 45 483 F Cfa à 57 298 F Cfa sur la même période. L’indice de parité femme-homme du salaire dans ce secteur est passé de 0,79 en 2011 à 0,91 en 2015. Des progrès sont également enregistrés en matière d’accès au crédit, avec la poursuite du programme Microcrédit aux plus pauvres (Mcpp) lancé en 2008. Aussi, le Financement des activités agricoles en milieu rural (Faar) lancé en 2009 a contribué à l’autonomisation de nombre de femmes tout comme le microcrédit Alafia qui a permis d’impacter 9 568 bénéficiaires pour un montant total de 550 340 000 F Cfa décaissé en 2020. Le taux de couverture en infrastructures sanitaires s’est également amélioré, passant de 89 % en 2009 à 96 % en 2019. Le rayon d’action théorique des centres de santé a connu une baisse, passant de 8,1 km à 6 km sur la période, avec des pics de 5,0 et 5,2 respectivement en 2015 et 2018. Le Conseil national de promotion de l’équité et de l’égalité du genre (Cnpeeg) est créé mais certains de ses démembrements n’ont pas fonctionné. Si la création des Cellules focales genre est un acquis dans certains ministères et institutions, les documents de politique sectorielle restent encore peu ou pas sensibles au genre. C. U. P. Société 04 févr. 2022


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