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Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, célèbre la Journée internationale de lutte contre la drogue, le mardi 26 juin. En prélude aux manifestations officielles, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a invité ses compatriotes à s’abstenir de l’usage et la culture de ces stupéfiants.
Mieux, Sacca Lafia suggère à la population de collaborer avec les forces de sécurité publique pour le démantèlement des réseaux de trafiquants.
« La drogue nuit gravement à la santé », prévient Sacca Lafia. Selon lui, elle n’est pas que le cannabis, l’héroïne, la cocaïne ou les amphétamines dont la production, la consommation et le trafic sont formellement interdits. Mais elle est aussi l’alcool, le tabac, la cigarette, le café, le cola… Ces derniers sont encore accessibles et leur abus est aussi dangereux que les drogues illicites, parce qu’ils entraînent la dépendance et la toxicomanie ainsi que des actes d’insécurité dans la société. Le ministre a annoncé que le gouvernement du Nouveau départ a pris le ferme engagement de venir à bout du fléau de la drogue à travers son programme de réduction de la demande et de l’offre illicite de substances psychotropes. L’engagement du gouvernement, souligne-t-il, fait appel à toutes les composantes de la société, tant au niveau de l’Etat central qu’au niveau des collectivités locales et de la société civile, pour une synergie d’actions.
La Journée internationale de lutte contre la drogue a été instaurée par l’Organisation des Nations Unies le 7 décembre 1987 et vise à sensibiliser les communautés sur les méfaits de la drogue. Le thème de cette année est : « Ecoutez d’abord ! Ecoutez les enfants et les jeunes, est la première étape afin de les aider à s’épanouir »?
Alexis METON

Le mouvement « Vision de la Nouvelle génération Xxl » était en assemblée générale, samedi 23 juin dernier à Porto-Novo. Il a réaffirmé son soutien aux différentes réformes du président Patrice Talon et appelé à accompagner le Programme d’action du gouvernement (Pag).
Le mouvement « Vision de la Nouvelle génération Xxl » bat le rappel de troupes à la faveur d’une assemblée générale qu’il a tenue, samedi 23 juin dernier, à Porto-Novo. Des militants venus des douze départements du Bénin ont pris part aux travaux. Occasion pour le président du creuset politique, Barthélemy Godonou, et les siens de réaffirmer leur soutien au Programme d’action du gouvernement (Pag) et au président Patrice Talon pour des victoires lors des joutes électorales à venir. « Il ne pourrait en être d’ailleurs autrement puisque nous étions sur la ligne de départ pour l’avènement de la Rupture et du Nouveau départ. Malgré les secousses inhérentes à tout vrai processus de développement, nous demeurons attachés à notre choix et à nos engagements », précise Barthélemy Godonou. Il salue le bilan des deux premières années de gestion du président Patrice Talon.
Un bref aperçu des réalisations a été présenté aux militants. Le mouvement « Vision de la Nouvelle Génération Xxl » se réjouit de la mise en œuvre de vingt-cinq réformes visant à faciliter et améliorer les conditions de vie des populations et attirer les investissements étrangers. Le mouvement « Vision de la Nouvelle Génération Xxl » n’occulte pas les efforts du gouvernement dans le domaine du numérique et surtout de l’énergie pour faire conjuguer définitivement au passé le délestage sans oublier les autres réformes concernant notamment la renaissance du port de Cotonou avec une gestion déléguée, la création de la Police républicaine pour que vive la sécurité, la lutte contre la corruption …
Pour Barthélemy Godonou, ces réalisations montrent éloquemment la volonté du chef de l’Etat de marquer de façon évidente son passage à la tête du Bénin. Il voit les trois prochaines années du quinquennat comme celles des grandes mutations. Barthélemy Godonou assure le président de la République de l’engagement du mouvement « Vision de la Nouvelle Génération Xxl » à jouer sa partition avec toutes les autres forces politiques progressistes du Bénin pour l’atteinte des objectifs notamment la réussite du Pag et la victoire du camp présidentiel à ces différentes consultations électorales prochaines. Le président du mouvement « Vision de la Nouvelle Génération Xxl » plaide pour la construction de la ville capitale du Bénin pour l’avènement d’une cité prospère. Mais déjà, il félicite le chef de l’Etat qui a inscrit Porto-Novo au rang de ses priorités à travers des projets phares du Pag. Barthélemy Godonou a été appuyé par les représentants des jeunes, des femmes, des artisans et des partis et mouvements politiques amis venus soutenir l’assemblée générale?

Le trente-neuvième et avant-dernier dossier inscrit au rôle de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2018 a vu comparaître, mercredi 20 juin dernier, Louis Lofonsohou et Amadou Bio. Inculpés pour une infraction de trafic d’organes humains, ils ont tous été condamnés à 10 ans de réclusion criminelle.
Le prélèvement de la main gauche sur un nouveau-né de moins de 7 jours décédé et dont ils ont exhumé le corps, a été préjudiciable à Louis Lofonsohou et Amadou Bio. A la barre, mercredi 20 juin dernier, pour répondre de leur acte, la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou présidée par Richard Limoan assisté de Jean-Pierre Yérima Bandé et Arlen Dossa-Avocè, les a déclarés coupables d’une transaction commerciale d’organes humains, puis condamnés à 10 ans de réclusion criminelle.
Les faits de trafic d’organes humains sont prévus et punis par les dispositions l’article 264 bis du Code pénal modifié par la loi n°87-11 du 21 septembre 1987 en son article 1er.
A la barre, les deux accusés, Louis Lonfonsohou, né vers 1975 et revendeur à Partago, et Amadou Bio, cultivateur âgé de 30 ans, ont tous reconnu avoir participé à cette transaction commerciale. Quant à l’exhumation du corps du nouveau-né, chacun d’eux s’est contenté de rejeter la responsabilité sur l’autre.
Pour le représentant du ministère public, Amoussou Alain David, l’infraction est constituée. Il a relevé les éléments constitutifs. La main amputée, le prix et le client trouvé entraînant la transaction constituent, selon lui, l’élément matériel. Quant à l’élément moral, il se traduit par le fait que l’un a eu l’idée et l’a partagée avec l’autre, puis le corps a été exhumé, la main amputée et séchée durant trois mois. Il a alors requis que la cour les déclare coupables de trafic d’organes humains et les condamne à 15 ans de travaux forcés, parce qu’ils sont accessibles à la sanction pénale.
Me Charles Badou commis aux intérêts de l’accusé Amadou Bio a déploré l’absence du charlatan Samuel Togbaï qui est le premier témoin du dossier. Pour lui, l’infraction n’est pas constituée puisque, pour qu’il y ait trafic d’organes humains, il faut qu’il y ait une transaction. « En l’espèce, il n’y a jamais eu transaction, Samuel Togbaï étant allé les dénoncer à la gendarmerie », soutient-il. Au regard du repentir exprimé par les deux accusés, il a plaidé la clémence de la cour pour, à défaut de leur libération, une application bienveillante de la loi pénale.
A sa suite, Me Maximin Cakpo Assogba, avocat de l’accusé Louis Lofonsohou, a déclaré que les faits ne sont qu’une survivance de nos coutumes. Selon lui, il faut remonter dans les us et coutumes béninois pour bien appréhender les faits de la cause. Il a prié la cour d’avoir une main légère, en amoindrissant la sanction à l’égard des deux accusés.
Des faits
Courant mois d’avril 2014, dans l’arrondissement de Partago, commune de Djougou, Louis Lofonsohou et Amadou Bio, prétextant que Samuel Togbaï est dans le besoin de la main gauche d’un enfant mort prématurément, ont exhumé le corps d’un enfant décédé quelques jours plus tôt et ont effectivement prélevé sa main gauche.
Puis, ils ont proposé l’organe humain à la vente à Samuel Togbaï, charlatan du milieu. Ce dernier a accepté de l’acheter en leur proposant la somme de 4 millions de francs Cfa. Il leur précise qu’il ne dispose en espèces que de 2 millions de francs Cfa et leur demanda quelques instants pour aller chercher le complément, c’est-à-dire les 2 millions restants.
Après les avoir mis en confiance, puis rassuré de son intérêt pour le produit mis en vente, il les laissa chez lui et alla les dénoncer à la brigade de gendarmerie. Les accusés ont reconnu les faits. Samuel Togbaï a, quant à lui, bénéficié d’un non-lieu.

La convention de partenariat liant le gouvernement béninois et la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came) perd toute existence légale. Le gouvernement vient en effet de retirer sa confiance à cette structure.
Par décret n° 2018-253 du 20 juin portant retrait de l’agrément accordé à la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux signé par le chef de l’Etat et certains de ses ministres, ledit agrément accordé est retiré. C’est l’article 1er dudit décret qui le stipule. « Le ministre de la Santé est autorisé à dénoncer la convention en date du 29 septembre 2010 », précise le même décret. Par ailleurs, il est dans un délai de huit jours, donc le 28 juin prochain, la tenue d’une assemblée générale « en vue de dispositions urgentes à prendre ».
Cette mesure prise par le gouvernement, pourrait-on dire, ouvre un nouvel épisode dans la crise qui secoue le secteur pharmaceutique au Bénin et qui, depuis plusieurs mois, a porté un coup dur à plusieurs acteurs du secteur pharmaceutique. Faut-il rappeler, il y a quelques mois, une action policière contre les faux médicaments a conduit à de nombreuses révélations et exposé au grand jour, de nombreux dysfonctionnements dans le secteur. Lesquels ont donné lieu à un procès avec pour conséquence, la mise sous mandat de dépôt et plus tard la condamnation de tous les répartiteurs grossistes. Le député Atao Hinnouho Mohamed a été, lui aussi interpellé puis mis sous mandat de dépôt toujours dans le cadre des affaires liées au secteur pharmaceutique.
Poursuivant l’assainissement du secteur, un comité de pilotage des réformes dans le secteur de la pharmacie, du médicament et des explorations diagnostiques a été mis en place pour proposer un nouveau cadre juridique et institutionnel et d’accompagner le gouvernement dans la gestion de la période subséquente à la suspension du bureau de l’Ordre des pharmaciens. Un comité de 15 membres qui dispose de 90 jours à compter de son installation pour accomplir sa mission. Une commission, chargée des réformes dans le secteur a été aussi mise en place. Elle est assistée par un comité technique de trois membres.

Ouverte à Cotonou le dimanche 17 juin dernier, la deuxième Conférence internationale des ministres de la santé et du numérique sur la sécurité des soins en Afrique (Cimsa) a pris fin, vendredi 22 juin dernier. Les participants ont formulé plusieurs recommandations pour l’amélioration des soins en Afrique.
Accélérer la transformation digitale du secteur sanitaire et améliorer la sécurité des patients, tel est l’engagement partagé des participants à la Cimsa et explicitement exprimé dans la déclaration de Cotonou qui a sanctionné leurs travaux. Du 17 au 22 juin, les ministres de la Santé et du Numérique, ont échangé sur la contribution des technologies de l’information (Tic) à la sécurité des soins en Afrique. Cette session s'inscrit dans le cadre du suivi des recommandations de la première édition (Cimsef) organisée à Cotonou en 2012, qui a identifié les outils technologiques comme facteur de performance du système sanitaire.
Aux assises de 2018, étaient présents près de 359 participants provenant de vingt pays d’Afrique, d'Europe et d’Amérique avec environ dix-sept délégations ministérielles. L’objectif était d'obtenir l’engagement politique des ministres en faveur de la transformation digitale du secteur de la santé pour l’amélioration des soins. Un objectif donc atteint au terme des travaux avec la détermination des participants à œuvrer pour une mutualisation des efforts afin de faire avancer l’agenda de la e-Santé en Afrique.
Entre autres recommandations formulées, la validation du projet de création de l'observatoire sur la transformation digitale, la mise en place dans chaque pays d’une formation sur la transformation digitale. L'une des huit résolutions des participants est la mise en place d'un comité international de suivi des résultats de la Cimsa.
Au total, la conférence s'est déroulée en sept phases complémentaires notamment la réunion du comité des experts en vue de la validation de seize documents de travail, l’animation de sept panels et de sept tables rondes, les cérémonies d'ouverture et de clôture, la réunion des ministres, cinquante-et-une communications, l’organisation des réunions des points focaux, la remise de prix aux meilleures start-up.
Pour les ministres béninois de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, les résultats des travaux sont satisfaisants. Ils ont salué tous les participants pour leur détermination qui a permis d'accoucher de bonnes résolutions. C’est au cours de la cérémonie de clôture, qu’il a été procédé à la remise de prix aux lauréats du concours en e-santé. Sur les dix candidats sélectionnés, les trois meilleures start-up ont été primées. Il s’agit respectivement de Care medical du Bénin, Pass santé de la Côte d'Ivoire et Go medical du Benin.
Assurer la couverture universelle sanitaire
Les travaux ont permis de mettre en évidence une situation alarmante sur la sécurité des patients en Afrique. Présenté par la présidente du comité scientifique international, Dorothée Kindé Gazard, le rapport des assises présente l’éventail des maux qui minent le secteur sanitaire en Afrique. Vétusté des infrastructures et déficit de plateaux techniques de pointe, insuffisance d’un environnement propice au développement des Tic, absence d'un cadre permanent de concertation entre les ministres de la santé et du numérique pour des actions coordonnées, absence de système de veille sanitaire, manque de contrôle des produits de santé...
Face à cet état de choses, les participants ont formulé plusieurs recommandations. Au niveau national, il faudra procéder à la restitution des résultats de la Cimsa aux institutions et structures, mettre en place dans chaque pays un cadre de collaboration permanent entre les ministres de la santé et du numérique, et promouvoir la recherche pour l’utilisation des tics dans le système sanitaire.
Au niveau stratégique, il est attendu la mise en place d'une agence régionale de sécurité sanitaire pour le contrôle des produits de santé, l’adoption d'une politique nationale de sécurité des patients dans chaque pays…
Au niveau technique, il est recommandé la mise en place d’un programme de formation, l'insertion dans les curricula de formation de module en santé numérique, en sécurité des patients et en hygiène médicale. Au plan économique, il faudra allouer des lignes budgétaires pour l’informatisation des hôpitaux, identifier des bailleurs de fonds, dynamiser le partenariat public-privé…
Pour le représentant resident de l'Oms au Bénin, l’enjeu est de taille et le défi, c'est d’utiliser, dans un contexte de pauvreté, les Tics dans le système de soins pour une meilleure résilience et l’amélioration de la couverture universelle sanitaire en Afrique.
Les travaux ont également permis de noter que vingt-six pays d’Afrique sont déjà dotés d’une stratégie de cybersanté et dix autres pays sont en voie de l'adopter.

Vendredi 22 juin dernier, à Tori-Bossito, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston
Dossouhoui, a lancé le recensement national de l’agriculture. Objectif : rendre disponibles des statistiques complètes, répondant aux normes de qualité requises et accessibles à tous les acteurs.
Au Bénin, le secteur agricole est confronté à de nombreuses insuffisances dont l’absence d’informations fiables sur la typologie qualitative et quantitative. Pour remédier à cette faiblesse, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a lancé, le 22 juin dernier à Tori Bossito, le Recensement national de l’agriculture (Rna). Cette opération vise à mettre en place une base de données fiable et dynamique sur l’agriculture. Son coût global est estimé à quelque 7,8 milliards francs Cfa.
Autorisée par décret n°2018-073 du 12 mars 2018, le Rna est, selon le ministre Dossouhoui, un projet prioritaire du Programme d’action du gouvernement 2016-2021. À ce propos, il explique que le Rna devra apporter des réponses appropriées aux diverses questions qui se posent souvent, relativement au secteur agricole béninois.
Gaston Dossouhoui affirme que « Cette opération permettra de collecter des informations fiables sur tout ce qui touche à l’activité agricole, y compris les statuts des professionnels du secteur, afin d’identifier les différents problèmes qui entravent le développement du secteur et d’apporter des solutions appropriées ». Il ajoute que l’opération s'inscrit dans la droite ligne du Programme mondial des recensements agricoles 2020, piloté par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao).
Ainsi, en 36 mois environ, 5 600 agents recenseurs, 1200 agents cartographes, 1400 contrôleurs encadrés par 27 coordonnateurs de Zone seront déployés dans les villages et hameaux, collecteront auprès des ménages les données structurelles sur l’agriculture, l’élevage et la pêche, la transformation et la commercialisation des produits agricoles.
Le ministre Dossouhoui exhorte alors les producteurs à se montrer coopératifs durant toute la période des opérations de terrain. « La réussite du recensement est en grande partie conditionnée par l’exactitude des informations qu’ils seront appelés à fournir aux agents enquêteurs», précise-t-il, rassurant par ailleurs que les informations seront couvertes par le secret statistique « comme prescrit par la loi » et ne sauraient être utilisées à d’autres fins.
Dieudonné Alladjodjo, représentant du président de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin, estime que le Rna a un intérêt particulier pour tous les acteurs du secteur agricole d’autant plus qu’il concerne des statistiques agricoles. Pour lui, la disponibilité des données agricoles fiables est garante d’une bonne politique agricole. Il se réjouit que le gouvernement l’ait compris. Il promet la collaboration de tous les producteurs agricoles et de leurs organisations professionnelles pour la réussite de ce recensement.
Le représentant du représentant résident de la Fao au Bénin, Jean Adanguidi, chargé de programme, souligne que la disponibilité d’un flux continue de données statistiques fiables et actualisées sur la situation agricole et pastorale est indispensable pour une meilleure planification des politiques publiques, notamment dans le secteur agricole. Il affirme que la Fao est engagée à accompagner le Bénin dans la réalisation de cette opération.
Le maire de de Tori-Bossito et le secrétaire général de la préfecture de l’Atlantique ont exprimé leur joie pour le choix de la commune pour abriter le lancement de cette opération.
Le ministre a profité du lancement du Recensement national de l’Agriculture pour installer les membres des Bureaux départementaux du Rna de l’Atlantique, de l’Ouémé et du Littoral.

Orou Sira Orou Bata, Idrissou Soukourou, Séïdou Yacoubou et Noël Guida alias Jean Boudé ont tous été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, jeudi 21 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Ils étaient à la barre pour répondre des crimes d’assassinat et de complicité d’assassinat commis, samedi 9 avril 2011, sur le bossu
Gbirifa Issifou Sabi à Banikoara.
La cour d’assises céans à la cour d’appel de Parakou, jeudi 21 juin dernier, a déclaré Orou Sira Orou Bata, Idrissou Soukourou, Séïdou Yacoubou et Noël Guida coupable d’assassinat et de complicité d’assassinat, crimes prévus et punis par les dispositions des articles 59, 60, 295 à 298 et 302 du Code pénal. Présidée par Edouard Ignace Gangny, elle les a condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.
A la barre, les quatre inculpés poursuivis pour assassinat ou complicité d’assassinat n’ont pas reconnu les faits. Leurs casiers judiciaires figurant au dossier ne font mention d’aucune condamnation antérieure et l’enquête de moralité réalisées à leurs égards, leur est favorable.
Ce qui, toutefois, n’a pas empêché l’avocat général, Alexis Mètahou, dans ses réquisitions, de démontrer leur culpabilité dans le dossier. Il a demandé de déclarer Orou Sira Orou Bata coupable du crime d’assassinat et de le condamner à la réclusion criminelle à perpétuité. Quant aux trois autres, il a prié la cour de les retenir dans les liens de l’accusation de complicité d’assassinat et d’infliger à chacun d’eux 20 ans de réclusion criminelle.
Pour le bâtonnier Yvon Détchénou et Me Charles Badou, Romain Dossou et Nadine Dossou Sakponou, le dossier manque d’éléments pour établir l’imputabilité des faits à chacun de leurs clients. La défense a plaidé, dans son ensemble, l’acquittement pur et simple. « Il vaut mieux se hasarder à sauver un coupable que de laisser condamner un innocent », ont-ils tous insisté. Selon eux, la seule constance qui apparaît dans le dossier, c’est que le bossu Sabi Gbirifa Issifou a perdu la vie, sinon qu’il est vide. « Tant que les actes positifs ne sont pas établis, on ne peut pas entrer en condamnation », ont fait observer le collège d’avocats défendant les intérêts des accusés.
Les faits
Les faits soumis à l’examen de la cour présidée par Edouard Ignace Gangny qui avait comme assesseurs, Abdou-Moumouni Gomina Seïdou et Genviève Sohou, remontent au vendredi 8 avril 2011. Ce jour-là aux environs de 19 h, Sabi Gbirifa Issifou, un bossu, était couché devant la boutique de Tchéba Tchanyenou, dans le village Ounet, commune de Banikoara. Quelques instants après, il a été rejoint par Orou Sira Orou Bata et Gogué Bio qui ne sont pas connus du propriétaire des lieux.
A trois, ils ont bu ensemble et ont quitté les lieux avec une autre bouteille contenant un liquide. Le lendemain, le corps sans vie de Sabi Gbirifa Issifou a été retrouvé amputé de la bosse qu’il portait.
Dans la journée du samedi 9 avril 2011, Idrissou Soukourou et d’autres personnes ont quitté Gogounou et se sont rendus à Ounet au domicile de Orou Sira Orou Bata. Celui-ci leur aurait remis un sac contenant une bosse humaine. Idrissou Yacoubou et Ayouba avaient pour mission de trouver un acquéreur.
De retour à Gogounou, Séidou Yacoubou est allé voir Noël Guida dans son service pour lui remettre le colis. Orou Sira Orou Bata a été appréhendé. Par la suite, Idrissou Soukourou, Séïdou Yacoubou et Noël Guida ont été interpellés.

Les Lions de la Teranga devront attendre la 3ème journée des matchs de poule du mondial russe pour espérer se qualifier pour les huitièmes de finale. Ils n’ont pu concéder que le nul (2- 2) face à l’équipe du Japon qui a su deux fois de suite revenir à la marque. Une victoire aurait suffi au Sénégal pour franchir la deuxième phase des matchs de la Coupe du monde et attendre sereinement la suite de la compétition sans avoir à se démener face à la Colombie, son prochain adversaire. Bien que Sadio Mané ait donné l’avantage à son équipe dès la 11ème minute de jeu, le Japon par Takashi Inui a remis les pendules à l’heure en égalisant à la 34ème minute. Une égalisation qui intervient juste avant la mi-temps et permet à l’équipe nippone d’aborder avec assurance la seconde partie de jeu. Contre le coup du jeu, le Sénégal reprend l’avantage par Moussa Wagué à la 71ème minute mais se fera une fois encore surprendre par Keisuke Honda, sept minutes plus tard. Les joueurs de Aliou Cissé manquent donc l'occasion de se qualifier pour les huitièmes de finale de la compétition. L'Afrique retient encore son souffle.
Sports 24 juin 2018

La Cour suprême organise, dès mardi 26 juin prochain, un atelier pour faire le bilan du contentieux des élections municipales, communales et locales du 28 juin 2015 qu'elle a géré. Annoncé pour se tenir depuis l’année dernière, le séminaire d’évaluation aura enfin lieu. Les travaux sont prévus pour se tenir au siège de la Cour suprême à Porto-Novo et dureront trois jours. Ils vont regrouper les principaux acteurs concernés par la question des élections municipales, communales et locales. Outre les juges de la Cour suprême qui ont connu de ce contentieux électoral, il est également attendu des représentants de la Commission électorale nationale autonome (Céna), de l’Assemblée nationale, des partis politiques et de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). L’aéropage de participants aura surtout à passer en revue les difficultés rencontrées. Lesquelles difficultés ont notamment trait à l’obligation du Code électoral qui fixe à la Haute juridiction un délai de six mois pour vider tout le contentieux des élections communales, municipales et locales. Un pari que n’a pu tenir le juge électoral, au regard du volume important de recours reçus, plus de 1600 dossiers, émanant tant de la Céna, des candidats que d’autres. La Cour suprême aura passé près de trois ans, au lieu de six mois, pour boucler l'examen de tout le litige de ce scrutin. Elle a fait un délai anormalement long pour ne pas être certainement coupable de déni de justice. Mieux, jusqu’à ce jour, il existe encore plusieurs dizaines de conseils de villages ou de quartiers de ville qui ne sont pas encore installés donc n’ont pas encore de chefs de village ou de quartiers de ville. Ces localités sont encore en attente de reprendre les élections locales de 2015 en raison des irrégularités ayant entaché par endroits le vote. Tous ces dysfonctionnements ont mis en relief les insuffisances des élections communales et locales de juin 2015, en dépit de l’existence de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi).
Le séminaire-bilan permettra aux différents acteurs d’apprécier les écueils relevés par le juge électoral dans la gestion du contentieux électoral et de faire des recommandations surtout à l’endroit de l’Assemblée nationale et du gouvernement pour une correction du Code électoral dans le sens d’une meilleure organisation matérielle les fois à venir, des élections municipales, communales et locales au Bénin. Les travaux seront rehaussés par un expert français, un représentant du Conseil d’Etat de France c'est à dire l’homologue de la Cour suprême du Bénin, pour un partage d’expériences.
Politique 23 juin 2018
Le Pdt de la Cour en blanc entouré de son Vice-président (D) et du Pdt du Cos Janvier Yahouédéou[/caption]Le président de la Cour constitutionnelle du Bénin a reçu en audience, le président du Cos-lépi ce vendredi 22 juin 2018. Janvier Yahouédéou est allé prendre conseil auprès de Joseph Djogbénou, président de la Cour au sujet de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi). A sa sortie de l’audience, le président du Cos-lepi a confié à la presse qu’il s’agit d’une audience de longue date. Il souligne que le Cos a envie de faire un travail en intelligence avec les autres institutions de la République. Mais il y avait des problèmes techniques pour lesquels il fallait avoir l’avis du président de la Cour constitutionnelle.
La mission assignée à ce Cos, d’après les propos de Janvier Yahouédéou est d’actualiser la liste électorale pour les élections de 2019. Mais dans cette dynamique, le Cos est confronté à un problème technique, qu’il était nécessaire pour ses membres de recourir au président de la Cour constitutionnelle. Cette rencontre a coïncidé avec la décision de la Cour à l’encontre du Cos. Le mandat du Cos prend fin impérativement le 30 juin, donc pas de prolongation, d’après la décision de la Cour. Cette préoccupation n’étant pas l’objet de la visite, elle a été évoquée juste en passant. Pour Janvier Yahouédéou dont le mandat a été écourté à la tête du Cos, les hommes passent, mais les institutions restent.
Politique 22 juin 2018