La Nation Bénin...
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Ce week-end, la Ligue 1 du championnat national de football aborde sa dix-septième journée. La grande affiche, ce sera les retrouvailles entre les Panthères Fc de Djougou et l’Aspac pour la bataille d’Atchoukouma.
Lentement mais sûrement, la Ligue 1 de football évolue vers la fin de sa première partie. Encore quelques journées, puis les équipes appelées à jouer les play off seront connues et celles condamnées à descendre en division inférieure, seront également fixées. Pour le moment, la bataille fait rage au sommet de chacun des deux groupes constitués avec des équipes qui se suivent de près. Il en est de même dans le bas du classement où l’heure est à la lutte pour la survie en première division.
Des neuf matches programmés pour le compte de cette dix-septième journée, c’est la confrontation qui mettra aux prises les Panthères FC de Djougou avec l’équipe de l’Aspac qui tiendra le haut de l’affiche. En déplacement, les Portuaires qui sont sous la menace des Buffles Fc du Borgou et de Béké Fc, auront à cœur de conserver leur place de leader au niveau de leur groupe. Cela paraît une mission difficile, dans la mesure où depuis quelques journées, les Panthères Fc n’ont plus perdu dans leur antre d’Atchoukouma. Leur dernière victime, le week-end dernier, a été l’As Police de l’entraîneur Urbain Honfo. Dans leur bonbonnière surchauffée par un public acquis à leur cause, ils ont battu les policiers sur le score sans appel de (3-0).
L’explication entre l’Asos et l’Uss-Kraké prévue au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo ne manquera également pas d’intérêts. L’ancien feu follet de l’équipe nationale, Mouritala Ogounbiyi de retour au pays, après avoir fait ses preuves un peu partout en Afrique et dans l’Hexagone, puis remporter plusieurs titres sur le plan africain et la Coupe de la Ligue française, effectue sa première sortie parmi les joueurs de l’Uss-Kraké. Ce serait l’apothéose pour ses fans; il est très attendu?
Programme des matches de la 17e journée
Samedi 21 octobre 2017
Jac # Dragons à 14 h 30 René Pleven
Esae # Ao à 16h René Pleven
Mambas Noirs # Ayéma Fc à 16 h Kouhounou
Dimanche 22 octobre 2017
Requins Fc # Soleil Fc à 16 h Kouhounou
Asos # UssKraké à 16 h Charles de Gaulle
As Police # Tonnerre à 16 h René Pleven
Panthères Fc # Aspac à 16 h Djougou
Béké Fc # JSA à 16 h Bembèrèkè
Dynamo # Buffles Fc à 16 h Goho
Energie au repos
Classement
Après seize journées, le classement se
présente ainsi qu’il suit :
Groupe A
1er : Aspac 17 pts +9
2e : Buffles 16 pts +6
3e : Energie 16 pts +5
4e : Béké 16 pts +3
5e : Panthères 13 pts -4
6e : Dynamo 9 pts -4
7e : As Police 8 pts -5
8e : Jsa 8 pts -9
9e : Tonnerre 4 pts 64
Groupe B
1er : Jac 18 pts +7
2e : Asos 16 pts +6
3e : Esae 16 pts +3
4e : Uss-Kraké 15 pts +1
5e : Ayéma FC 14 pts 0
6e : Ao 14 pts -2
7e : Soleil Fc 13 pts 0
8e : Dragons Fc 13 pts 0
9e :Requins FC 8 pts -6
10e : Mambas Noirs 4 pts -9

En marge du Conseil des ministres de ce mercredi 18 octobre, le chef de l’Etat a reçu en audience les promoteurs du foyer Atingan. De jeunes inventeurs dont le talent a été salué par le président de la République, en présence des membres du Gouvernement.
Prix meilleur invention 2014, prix de l’Organisation mondiale pour la propriété intellectuelle, prix du meilleur produit innovant à la 4e foire de l’intégration de l’Uemoa au Togo, prix African rethink awards 2016, prix Cop 21, prix Or bleu, prix des initiatives pour la préservation de l’eau, 1er Prix concours Start up Bluezone, trophée Oscars de mérite, prix meilleur acteur de l’initiative 2014... Les frères Franck et Francis Zanhoudaho et Calixte Eloh ont fait parler leur génie un peu partout dans le monde à travers leur invention : le foyer Atingan.
Mercredi 18 octobre, ils étaient à la Présidence de la République pour échanger avec le chef de l’Etat. Ce n’est pas la première fois que les trois inventeurs béninois rencontrent Patrice Talon. Mais la séance de ce mercredi avait la particularité que le Gouvernement était présent au complet et constituait la cible des explications des jeunes inventeurs. A travers cette initiative, une première, le chef de l’Etat entend valoriser le made in Bénin dans toute sa splendeur. Pendant deux heures de temps, cadres, ministres et président de la République ont suivi l’exposé des trois inventeurs et la spécificité de leur innovation.
« Convaincu de la portée de cette technologie d’origine béninoise, qui a déjà obtenu de nombreux prix tant au plan national qu’à l’international », le chef de l’Etat, « a déclaré qu’avec un peu d’accompagnement, ils peuvent contribuer à révéler le Bénin ». Il a, par ailleurs, souligné l’intérêt universel que revêt leur invention et formulé des suggestions pour l’amélioration de la présentation des foyers. Le modèle économique et la présentation physique du produit constituent également des éléments sur lesquels le chef de l’Etat s’est prononcé.
A ces trois jeunes, l’appui du Gouvernement ne fera pas défaut « s’ils présentent un modèle abouti pour une production industrielle, à coût réduit ». Des partenariats sont envisagés pour eux et un séjour en Chine s’annonce d’ici là pour une prospection afin de l’anoblissement de leur invention. « Nous le ferons pour inciter d’autres à faire autant… Pendant votre voyage, travaillez à l’amélioration et au plan d’investissement même et à votre retour, on verra comment vous aider. Adressez une demande bien détaillée au Gouvernement, et on va vous accompagner sur cette phase là. », s’est engagé le chef de l’Etat à leur endroit.
« Les foyers Atingan sont destinés à toutes les couches sociales en priorité aux ménages, maquis et restaurants, aux unités de grande restauration et aux unités de productions industrielles ».
L’Initiative du président de promouvoir l’excellence annoncée le 31 juillet dernier, trouve ainsi un bon client et par la même occasion, le chef de l’Etat redonne espoir aux inventeurs béninois.

L’instance faîtière du football mondial a publié, ce lundi 16 octobre à son siège à Zurich, son classement mensuel. De la 88e place qu’il occupait en septembre, le Bénin est classé 79e. Ce classement a également déterminé les équipes qui seront tête de série pour le tirage au sort final de la Coupe du monde, Russie 2018, qui aura lieu le 1er décembre prochain à Moscou.
Nette progression du Bénin dans le dernier classement Fifa/Coca-Cola qui a été publié, ce lundi 16 octobre. Avec les neuf places qu’il a gagnées, le football béninois a pris la 79e place.
Cette performance n’est pas le fait du hasard. Le bon comportement des Ecureuils au récent tournoi de l’Ufoa au Ghana, ainsi que les deux dernières sorties, lors des journées Fifa respectivement face aux Lions de l’Atlas maison du Maroc et les Panthères du Gabon, ne sont pas passés inaperçus.
Sur le plan africain, le Bénin occupe le 18e rang. L’objectif, tout au moins, serait qu’il intègre prochainement le top 10 sur le plan continental. Pour ce faire, il faudra que le travail se poursuive à tous les niveaux. C’est du développement du football béninois qu’il en va.
Le classement de ce mois d’octobre a surtout permis à la Fifa de déterminer les têtes de série pour le tirage au sort de Russie 2018 qui aura lieu le 1er décembre prochain. Ainsi, le chapeau 1 comprendra donc la Russie, en tant que pays hôte, l'Allemagne, le Brésil, le Portugal, l'Argentine, la Belgique, la Pologne, et la France, en tant que sélections les mieux positionnées au classement mondial Fifa/Coca-Cola en octobre 2017?

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), Rafiatou Monrou a procédé, ce jeudi 12 octobre, à Cotonou, à la remise de prix aux start-up lauréates de l’Itu Télécom World 2017 en Busan en Corée du Sud. La cérémonie distingue trois développeurs de solutions numériques qui se sont illustrés dans les domaines de l’e-santé, l’e-agriculture et l’e-commerce.
La vision du Gouvernement de faire du Bénin la plate-forme des services numériques de l’Afrique de l’Ouest à l’horizon 2021 prend progressivement corps. Elle a connu un coup d’accélérateur avec la participation du pays à l’Itu Télécom World 2017 à Busan en Corée du Sud. Pour sa première participation, le pays s’est distingué avec deux prix.
Le premier, le prix d’excellence est décerné par l’Union internationale des télécommunications (Uit) au ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), pour ses efforts en faveur du développement des Tic au Bénin. La deuxième distinction, « le prix du pays hôte récompensant la solution la plus intéressante et la plus innovante du pays hôte », revient à la start-up ‘’Go incubator’’ pour sa solution « Adiyèabà » dans l’e-agriculture. Il s’agit d’un dispositif électronique unique dans la sous-région qui permet de contrôler l’humidité, la température d’une couveuse connectée à distance, explique ses concepteurs Rachidi Ali et El-Mi-Irady Sanni.
« Adiyèabà » permet l’utilisation des Tic pour accroître la production de poussins à travers une couveuse connectée, 50 % moins chère par rapport à ses concurrents, peut être piloté par une application web et mobile et est déjà en exploitation dans le pays », explique le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou.
Ces deux prix honorent le Bénin et témoignent de la reconnaissance de ses efforts dans le domaine du numérique. « Ils nous encouragent et nous invitent à innover davantage afin de positionner le Bénin comme la plate-forme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest », souligne-t-elle.
Le Bénin a également brillé à ce forum international avec les solutions ‘’Belle imagerie’’ présentées par Hans Gbossa dans le domaine de ‘’e-santé et ‘’Eya’’ de la start-up Btech de Coffi Eric Mètinhoué dans l’e-commerce.
Belle imagerie est la première plate-forme de radiologie au Bénin qui met en relation les centres d’imagerie, les médecins et les patients. Selon le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, cette solution permet « d’améliorer la disponibilité des services de santé à travers la télé-radiologie notamment l’interprétation des clichés de radiologie à distance ».
La solution « Eya » est un outil de suivi des colis qui propose des informations d’expédition les plus récentes en temps réel et directement sur l’ordinateur, le téléphone portable ou l’appareil portatif », a-t-elle détaillé.
A l’en croire, ces trois start-up ont bien défendu les couleurs nationales à l’Itu Télécom World 2017. « Pour une première participation, le pavillon du Bénin a été idéalement positionné dans la ‘’smart City’’ de Busan attirant de nombreux visiteurs venus d’horizons divers. Outre la présentation des enjeux du Programme d’actions du Gouvernement (Pag) au public, les start-up béninoises ont démontré l’ingéniosité de leurs solutions aux différents visiteurs du pavillon national », se réjouit-elle.
Pour en arriver là, le ministère de l’Economie numérique a mis les bouchées doubles afin d’honorer le pays. « Afin de faire de cet évènement une réussite et une véritable vitrine des innovations en cours au Bénin, le ministère a fait le choix de mettre en avant les projets phares du secteur ainsi que les innovations des start-up béninoises »,
a-t-elle poursuivi.
Avec ces deux distinctions, le Bénin amorce une marche irréversible vers l’élaboration d’une stratégie d’encadrement et de promotion des start-up béninoises en vue de la promotion de l’économie numérique.

Le cinéma béninois est capable de meilleurs rendements si le secteur est organisé et appuyé par des investissements conséquents. Le sujet a fait l’objet d’échanges au cours d’une conférence de presse organisée, ce mardi 10 octobre à l’espace Tchif à Cotonou.
Eric Todan, directeur général du Centre national du cinéma et de l’image animée (Cncia) et Sylvestre Amoussou, réalisateur, ont des points de vue, des lectures et des positions divergentes sur le cinéma béninois. Même si par endroits, les deux acteurs accordent leurs violons, comme c’est le cas par exemple sur le sort des ex-salles de cinéma affectés à d’autres fonctions qui les écartent de leurs missions. Conséquence, plus de salles de projection et des générations de Béninois risquent de ne rien savoir de la magie des diffusions sur écran géant dans la pénombre des salles.
L’espace Tchif a été dans la matinée de ce mardi 10 octobre, le lieu d’un débat parfois houleux sur le sort du cinéma béninois. Et c’est surtout les handicaps à l’éclosion du septième art qui ont été surtout abordés. « Nous nous battons pour que les salles de cinéma deviennent une réalité », a annoncé le directeur général du Cncia. Ce n’est qu’une question de temps donc, et les salles de projection cinématographique seront relookées et mises en affermage, puis renvoyées à leurs missions premières. Mais il faudra aussi confier leur gestion à des spécialistes pour les soustraire à l’amateurisme.
Mais on pourrait penser également l’érection de nouvelles salles, pensent Eric Todan et Sylvestre Amoussou. Sur ce point précis, l’initiative du groupe Bolloré qui devrait doter Cotonou d’ici là d’une salle de cinéma moderne a été saluée. La réforme du cinéma béninois, si on peut l’appeler ainsi, doit aussi intégrer le public. Pour le réalisateur Sylvestre Amoussou, le public d’ici ne connaît pas ses films. « Beaucoup de choses se font », se défend alors Eric Todan qui va jusqu’à disculper le Gouvernement qui ferait des efforts pour l’éclosion du septième art et qui serait même « fier des cinéastes ». Une affirmation difficile à illustrer, tant le cas Amoussou et bien d’autres sont là, patents, ont rappelé certains intervenants au cours de cette causerie. Ce que d’aucuns qualifient d’« Affaire Sylvestre Amoussou » et qui n’a pas sa raison d’être, selon le réalisateur béninois, récompensé il y a quelques mois au Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (Fespaco), est ainsi revenu dans les échanges. Sur la question, la position de Sylvestre Amoussou n’a pas varié. « Faites ce que vous pouvez pour votre pays et n’attendez rien de lui », laisse-t-il entendre, expliquant qu’il « ne fait pas le cinéma pour avoir des honneurs ». Toujours est-il que la démarche des autorités béninoises vis-à-vis du réalisateur laisse à désirer, ont déploré plus d’un. Si dans d’autres pays, Sylvestre Amoussou accumule les lauriers et les hommages, depuis sept mois, il est tourné en rond dans son propre pays et aucune autorité n’a daigné lui signifier à ce jour les gratitudes de la République pour la qualité de sa dernière production : « L’Orage africain - Un continent sous influence », étalon d’argent au Fespaco 2017, une fiction de 90 minutes qui présente une Afrique authentique, affrontant les puissances déstabilisatrices et triomphant sous les ovations du peuple.
Rappelons que du 16 au 22 octobre prochain, les trois films de ce réalisateur béninois à savoir « African paradis », « Un pas en avant – Les dessous de la corruption » et « L’Orage africain - - Un continent sous influence » seront en diffusion tout public à l’espace Tchif qui rouvre après plusieurs mois de fermeture, suivi d’un master class.

Plan International Bénin a procédé, ce mardi 10 octobre à Cotonou, à la présentation de sa stratégie globale pour la période 2017-2022. Le programme prévoit des réponses fortes aux nombreuses discriminations dont sont victimes les filles au Bénin et dans le monde.
La problématique relative à la promotion des droits des filles est au cœur de l’atelier d’échanges sur la stratégie mondiale 2017-2022 de Plan-international Bénin. A terme, le programme ambitionne d’impacter 100 millions de filles dans le monde afin qu’elles puissent apprendre, diriger, décider et s’épanouir. Intitulé « 100 millions de raisons », ce programme vise à corriger sensiblement les inégalités qui touchent les filles.
« Nous voulons que les filles aient une voix, qu’elles puissent présenter leur rêve, apprendre, diriger, décider et s’épanouir », souligne le représentant résident de Plan International Bénin, Rheal Drisdelle.
L’atelier vise à informer, à susciter l’adhésion et la contribution des partenaires à la mise en œuvre de la stratégie globale de Plan International. Les différentes communications présentées dans ce cadre mettent l’accent sur les ambitions de l’institution à créer des conditions idoines pouvant permettre aux filles de libérer leur potentiel.
Pour y arriver, Plan International Bénin a conçu sa stratégie pays sur la période 2016-2020 afin de mieux répondre à l’ambition mondiale et de se pencher sur la situation des filles au plan national. Sa réponse stratégique vise à toucher « les enfants vulnérables et les jeunes, notamment les filles afin qu’elles puissent apprendre, diriger, décider et s’épanouir dans un environnement favorable à l’égalité en faveur de la fille y compris en situation d’urgence ».
Il s’agira à terme de poser des actions en faveur des filles dans les domaines socio-éducatifs et de la santé au niveau local, national et régional, a expliqué Michel Kanhonou dans sa communication sur « L’approche de Plan International pour un impact positif et durable dans la vie des filles ».
La stratégie pays intègre les urgences de l’heure en matière de promotion des droits des filles et combine d’importants programmes en vue de réaliser des changements et à grande échelle. Elle repose sur trois axes stratégiques, à savoir « l’accès des filles à l’éducation inclusive et de qualité avec le renforcement des compétences des jeunes et des opportunités pour un travail décent » ; « la promotion des services de santé sexuelle et reproductive de qualité adaptée aux besoins des jeunes en particulier des filles et des jeunes femmes » et « le développement de la petite enfance et la lutte contre les violences basées sur le genre ».
L’enjeu est d’impacter 1,2 million de filles au Bénin à l’horizon 2020. D’où la stratégie d’influence de la stratégie mondiale qui intègre les recherches, les politiques, les plaidoyers, le dialogue, la politique et les stratégies à mettre en œuvre au plan national pour gagner le pari.
Le cheval de bataille de Plan International Bénin sera de mettre davantage l’accent sur la lutte contre les mariages des filles, l’excision, les violences basées sur le genre, le Vih dans le rang des enfants et des adolescents et la promotion de la contraception et des droits des enfants handicapés?

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a présidé, vendredi 6 octobre dernier, à Cotonou, la revue au 30 septembre du Plan de travail annuel 2017 de son département. Occasion pour les cadres du ministère de faire le point des réalisations et identifier les goulots d’étranglement pour l’atteinte des résultats.
La revue du Plan de travail annuel (Pta) se révèle comme un cadre d’échange et de partage d’informations devant permettre de mesurer les résultats atteints par rapport aux objectifs. Il offre ainsi l’opportunité d’identifier les goulots d’étranglement et de dégager des actions correctives en vue de l’optimisation des résultats, a déclaré Delphin Aïdji, directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Dpp/Mcvdd). Pour un budget de 150 milliards, expose-t-il, on peut retenir 58 % comme taux d'exécution physique contre 46,44 % d’exécution financière. Il est question, rappelle-t-il, d’optimiser les résultats. Entre le deuxième et le troisième trimestre, il y a eu plus de résultats, mais cela n’a pas permis de parvenir au seuil prévu. Les programmes "Environnement et climat", "Habitat", "Villes et territoires durables", "Pilotage et soutien des services", "Eaux, forêts et chasse", le nettoyage des côtes ainsi que le reboisement de 900 ha de plantations contribueront à l’amélioration du cadre de vie des populations, à en croire le directeur de la programmation et de la prospective. Il y a également le lancement des travaux à l’Est de Cotonou et la construction des 20 000 logements sociaux.
« Nous regardons dans notre miroir la parole que nous nous sommes donnée, mon constat général est que la résistance perdure. Avec 58 % de taux d’exécution physique globale, on perçoit 25 points de progrès, une bonne chose mais il y a un écart à rattraper », fait observer José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable.
Il a vanté la pertinence des projets contenus dans le Programme d’action du Gouvernement et particulièrement ceux relevant du Mcvdd et invité les différents responsables à vraiment s’engager pour leur heureux aboutissement.
Pour le ministre, à moins d’un mois de la fin des engagements, il importe de faire davantage d’efforts pour atteindre les résultats escomptés. « Peut-on continuer à nous faire confiance après le grand saut fait entre 2016 et 2017? », s’interroge-t-il.
Plusieurs communications ont été déroulées dans le cadre de cette revue. Elles ont porté, entre autres, sur le point de la mise en œuvre du plan de passation des marchés, le point de la mise en œuvre des recommandations issues des audits de l’Inspection générale du ministère, celui des recommandations issues des revues Pta à fin juin 2017?

L’introduction par l’Association interprofessionnelle du Coton (Aic) du système d’intensification des exploitations cotonnières, au cours de la campagne 2017-2018, fait son miracle dans les départements de l’Atacora et de la Donga. Outre les actions techniques, dame nature s’est également montrée clémente avec une pluviométrie propice.
Plus de doute sur une production record du coton au Bénin. C’est le constat fait par la délégation de l’Association interprofessionnelle du Coton (Aic) dans les départements de l’Atacora et de la Donga, du 3 au 6 octobre dernier. Que ce soit à Birni dans la commune de Kouandé, à Partago à Djougou, l’espoir de voir les exploitations cotonnières décupler leur rendement est permis. Dans les champs de coton, il est évident de s’en rendre compte avec le développement des plants et la charge capsulaire les caractérisant.
En tournée nationale, Delphin Koudandé, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, n’a pas caché sa satisfaction suite à la visite guidée dans quelques plantations sous l’égide de Mathieu Adjovi, président de l’Aic.
« Nous avons, avec retard, pris en main la dernière campagne cotonnière ; malgré cela les résultats qui en sont issus, sont probants. Nous avons vu que le coton a donné de très bons résultats, et cette année nous avons introduit une innovation. C’est de faire l’intensification et de montrer aux producteurs que nous pouvons produire plus sur un espace réduit. Et je crois que ceci est en train de donner ses résultats », a-t-il confié, très fier des efforts faits par les différents acteurs impliqués dans la campagne cotonnière en cours.
Pour Léon Adabouko, coordonnateur Atacora-Donga de la Délégation Nord de l’Aic, «Cette campagne est actuellement à une étape très avancée de la phase de production. Son succès ne fait plus aucun doute car en dehors des actions techniques liées aux conditions humaines, la nature elle aussi a bien joué sa partition avec une pluviométrie acceptable ».
Au nombre des actions menées pour la réussite de cette campagne, il a souligné la production et la mise en place à temps et en quantité suffisante des semences coton de qualité ; le recrutement, la formation et le redéploiement du personnel technique d’encadrement ; l’appui organisationnel et financier des coopératives villageoises des producteurs de coton et leurs faîtières respectives ; la mise en place des intrants de qualité ; l’appui aux producteurs retenus dans le cadre de l’intensification pour le respect des sept opérations clés devant contribuer à l’amélioration de la productivité du coton ainsi que le démarrage à temps des dispositions en vue d’effectuer dans de bonnes conditions, la réfection des pistes coton et la commercialisation du coton graine. Un dispositif dont l’efficacité a été reconnue sur le terrain par les producteurs.
Un système prometteur
Amadou Ganrégui, cotonculteur dans la commune de Kouandé, a salué la particularité de la campagne cotonnière en cours et qui repose sur l’introduction du système d’intensification des exploitations. L’intérêt, à ses yeux, tient à l’augmentation des rendements et à l’amélioration des revenus des producteurs.
A sa rencontre avec les producteurs de l’Atacora à Natitingou, Mathieu Adjovi a indiqué que le président de la République est très sensible aux performances de la filière coton, au regard de sa plus-value à l’économie nationale. Aussi invite-t-il les producteurs à continuer à le rendre fier d’eux en donnant le meilleur pour des rendements record. Il s’est félicité par ailleurs que les intrants aient été également mis à la disposition des cotonculteurs pour la production céréalière. « Outre la production cotonnière nous avons importé des intrants pour le maïs pour la plupart des producteurs. Pour nous, la famine ne doit pas gagner les zones où se produit le coton», note le président de l’Aic.
Le prochain défi à relever reste, à son avis, l’évacuation du coton des champs, car il n'est pas question de laisser les intempéries rattraper le succès obtenu au niveau de la production », soulignera-t-il.
Face aux diverses préoccupations des acteurs, il a exprimé toute la volonté de l’Aic de leur faciliter les conditions de travail. Des possibilités de mise en place de crédits d’accompagnement ainsi que d’unités de mécanisation en passant par la réfection des pistes dégradées pour l’évacuation de l’or blanc, les perspectives sont bonnes quant au développement de la filière, rassure-t-il.
« Quand le coton se porte bien, c’est l’économie toute entière qui s’en ressent », a souligné Gaston Dossouhoui, secrétaire technique permanent du Bureau d’études et d’appui au secteur agricole de la Présidence de la République?

24 mois d’emprisonnement ferme et deux millions F Cfa d’amende pour trafic illicite de produits pétroliers et 18 mois de prison ferme plus cinq cent mille francs Cfa d’amende à payer au Trésor public pour les chefs d’inculpation d’homicide involontaire, d’incendie involontaire et blessures involontaires. Ce sont les peines infligées respectivement contre Joseph Midodjiho alias Oloyé, 64 ans et Nicolas Tankpinou Alodégnon, chauffeur de profession âgé de 44 ans, par le tribunal correctionnel de première instance de première classe de Porto-Novo. Ce dernier a statué contradictoirement et en premier ressort en fin d’après-midi de ce vendredi 6 octobre, l’affaire de l’incendie survenu suite à la chute d’un camion chargé de plusieurs dizaines de bidons d’essence de contrebande au petit matin du mercredi 4 octobre dernier au quartier de Louho dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo. Lequel incendie a fait un mort, une fillette complétement calcinée, deux blessés dont un grièvement et dix maisons réduites en cendres. Le juge s’est appuyé dans sa condamnation sur des dispositions du code pénal et celles du décret de 1983 qui réprime le trafic illicite de produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire de la République du Bénin. Les intérêts-civils sont envoyés à plus tard. Les deux prévenus ont quinze jours pour relever appel du jugement s’ils ne sont pas d’accord.
L’affaire a été jugée en procédure de flagrant délit. En effet, les choses sont allées très vite au tribunal de première instance de Porto-Novo. Alors que d’aucuns s’attendaient à voir les deux prévenus présentés au procureur de la République puis l’affectation du dossier à un juge d’instruction pour la suite de l’affaire, c’est plutôt à une procédure de comparution immédiate qu’on a eu droit. Tout a été fait très rapidement. L’audience a commencé à 18h30mn et a duré jusqu’à 19h45mn où le débat a été clôturé après les dépositions des deux prévenus, les réquisitions du ministère public et la plaidoirie des avocats. Une suspension sera ensuite observée pour permettre au tribunal de céans de se retirer pour délibérer.
Tous complices du drame ?
Au retour du délibéré à 20h 49m, le président de céans annonce le verdict du jugement. Oloyé, propriétaire du camion et des marchandises a écopé de la lourde peine par rapport à son chauffeur qui a obtenu six mois de moins que lui. Le tribunal n’a pas trop suivi ainsi les réquisitions du ministère public qui a retenu contre chacun d’eux la peine de trois ans d’emprisonnement ferme pour homicide involontaire, incendie involontaire et blessures involontaires à l’endroit du chauffeur Nicolas Tankpinou Alodégnon et complicité des trois chefs d’accusation en plus de trafic illicite de produits pétroliers contre Joseph Midodjiho alias Oloyé. Les deux prévenus ont été défendus par les Maîtres Raphaël Hounvènou, Saturnin Agbani et Hervé Soukpon. Ils ont battu en brèche les réquisitions du procureur de la République surtout en ce qui concerne les délits de complicité d’homicide involontaire, d’incendie involontaire et de blessures involontaires retenus contre leur client Oloyé. Selon eux, s’appuyant sur la jurisprudence, il ne saurait y avoir de complicité dans un délit involontaire. Le tribunal de céans leur donnera par la suite raison lors du délibéré. Mais les avocats ont plaidé en revanche coupable pour le délit de trafic illicite de produits pétroliers ; tout en invitant le tribunal de céans à tenir compte du contexte social de cette activité qui nourrit des milliers de personnes au Bénin et du jeu des politiques dont la complaisance dans la lutte contre ce commerce illicite a conduit à ce drame qu’on déplore aujourd’hui. « Cette audience interpelle tout le monde. Nous sommes tous complices du drame », insiste la défense qui considère Oloyé qui exerce cette activité depuis 48 ans comme un cobaye. La sentence du juge tombée, les deux prévenus ont été embarqués aussitôt par la police en direction de la prison. Le tribunal de première instance de Porto-Novo et ses alentours étaient hautement sous surveillance policière. Un dispositif spécial de sécurité a été pris pour prévenir certainement un éventuel soulèvement compte tenu surtout du statut d’Oloyé qui n’est pas n’importe qui dans le secteur de vente des produits pétroliers de contrebande.
Actualités 06 oct. 2017

Une fille calcinée, deux blessés dont un grièvement et dix maisons réduites en cendre. C’est le bilan d’un incendie causé par un camion titan chargé de bidons d’essence frelatée et qui s’est renversé dans le quartier de Louho, situé dans le 5earrondissement de Porto-Novo, au petit matin de ce mercredi 4 octobre.
Le quartier de Louho dans le 5e arrondissement de Porto-Novo est dans la tristesse. Il est sous le choc d’un grave incendie qui s’est produit au petit matin de ce mercredi 4 octobre. Le feu n’a rien laissé sur son passage. Le bilan, lourd, fait état d’une fille de 14 ans calcinée, deux blessés dont un brûlé au second degré, tous des apprentis du chauffeur du camion actuellement en fuite, et dix maisons carbonisées avec tout leur contenu dont des ateliers et des boutiques. L’incendie n’a pas épargné les installations de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Un poteau électrique fait en bois et des câbles de la Sbee ont brûlé complètement, perturbant pendant plusieurs heures la fourniture de l’énergie électrique dans cette zone. Tout rentrera dans l’ordre dans l’après-midi d’hier après l’intervention de l’équipe technique de la Sbee.
Par rapport à l’origine de l’incendie, tous les témoins sont unanimes. Le feu a été occasionné par un gros porteur chargé de plusieurs dizaines de bidons d’essence frelatée communément appelée « kpayo ». Les témoins parlent d’un chargement de 30 000 litres d’essence de contrebande destinée au marché informel de Cotonou et environs via la lagune de Porto-Novo. Les bidons d’essence devraient être déposés au niveau de la lagune de Porto-Novo du côté de Louho avant d’être récupérés par la suite par les piroguiers en destination de Cotonou. Un circuit habituel connu de tous les habitants du quartier. Mais ce mercredi 4 octobre, tout a viré au cauchemar pour eux.
Selon des témoignages recueillis sur place, le gros porteur a eu une panne technique, son ressort amortisseur au niveau de la remorque aurait cédé. Ayant perdu l’équilibre, le camion s’est renversé avec tout son contenu en pleine agglomération à quelques encablures de la lagune de Louho. Cette chute a été suivie quelques instants après, racontent les témoins, d’une grande explosion des bidons d’essence. Le feu va envahir toute la zone en consumant tout sur son passage. Le ruissellement de l’essence renversée a accéléré la propagation des flammes qui ont réduit en cendre dix paquets de maisons ainsi que des boutiques et ateliers.
Triste sort !
Le feu, dans sa furie, a calciné une fillette de 14 ans, une écolière en classe de Cm1. Celle-ci a quitté ses géniteurs à Adjarra et est arrivée, il y a seulement deux semaines, chez sa grand-mère pour aller à l’école. Mais elle ne savait pas qu’une mort tragique l’attendait ce mercredi. Le corps calciné de la fillette a été découvert dans une chambre. Le chef de la famille, Tidjani Sagbo, pêcheur, se dit surpris par ce drame. Car, selon lui, il a vidé tous les occupants de son agglomération dont la victime pour les mettre à l’abri du pire dès qu’il a vu le camion se renverser. Mais il dit ne pas savoir à quel moment la fille est retournée dans la chambre. Le corps a été enterré hier même par ses parents, sur instruction du procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Ce dernier a ouvert une enquête pour que soient élucidées les circonstances du drame et situées les responsabilités. La police est actuellement sur le dossier. Selon le chef quartier de Louho, Paul Kinsou, le bilan du drame aurait pu être plus lourd si les sapeurs-pompiers n’étaient pas venus à temps sur les lieux pour vite circonscrire et maîtriser les flammes. L’autre chose qui a amoindri le bilan, se réjouit-il, est que les populations étaient encore en éveil cette nuit-là. Sinon ce serait un carnage si les gens s’étaient déjà endormis avant l’explosion, relève Paul Kinsou. Le chef de la famille et le chef quartier appellent le Gouvernement au secours pour les accompagner dans la reconstruction des maisons. Par ailleurs, l’on continue de rechercher jusqu’ici les vrais auteurs de cet homicide involontaire. Juste qu’au moment où nous mettons sous presse, le chauffeur du camion n’est pas retrouvé. Il a pris la clé des champs. Seules les ferrailles du camion immatriculé BC 7931 RB se trouvent encore sur les lieux du drame. Une victime grièvement brûlée est retrouvée. Il s’agit d’un apprenti qui n’est rien d’autre que le petit frère germain du chauffeur. Mais cela n’a pas été facile de le retrouver. Il avait été caché dans un cabinet médical clandestin où il suivait des soins. Certainement pour éviter que la main ne soit mise sur lui pour l’amener à faire des révélations par la suite, surtout sur le propriétaire des marchandises. Des rumeurs persistantes et sérieuses mettent à l’index un puissant opérateur économique bien connu dans le secteur du commerce illicite de l’essence frelatée dans l’Ouémé et même dans tout le Bénin. Le propriétaire du produit risque gros devant la justice.
Session extraordinaire à la mairie
La situation a mobilisé hier un ballet de personnalités sur le terrain. Les autorités de la préfecture de l’Ouémé, le maire de Porto-Novo et autres sont descendus sur les lieux du drame pour s’enquérir de l'ampleur des dégâts. Le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo ; le médecin-coordonnateur de la Zone sanitaire Aguégués-Sèmè-Podji-Porto-Novo, Dr Rodrigue Kohoun ; le médecin de Porto-Novo, Dr Alain Kossoko et le docteur François Ahlonsou, deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, étaient aussi sur le terrain pour évaluer le volet sanitaire du drame surtout des blessés. Grâce à leur détermination, ils ont retrouvé l’apprenti chauffeur, un adolescent de 19 ans. Il était hospitalisé dans un cabinet médical de fortune avec la grand-mère de la fille décédée. Celle-ci n’était pas blessée mais sentait un malaise dû au choc psychologique consécutif au drame. Une situation qui contraint son hospitalisation. Elle serait hors de danger tout comme le second apprenti du chauffeur du camion qui s’en est sorti, lui, avec quelques brûlures légères. Ce dernier était déjà parti du cabinet de soins avant l’arrivée des médecins.
Face au tableau clinique surtout de l’apprenti grièvement brûlé, la délégation des médecins a décidé de référer, séance tenante, le patient du cabinet médical de fortune vers le centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau. Elle a fait venir une ambulance qui l’a transporté, sous l’œil vigilant du Dds de l’Ouémé, en direction des services d’urgences du Chud O/P où il suit depuis l’après-midi d’hier, des soins intensifs. Il a été embarqué avec la grand-mère de la fille décédée qui sentait quelque malaise. Compte tenu de la grève des agents des hôpitaux publics, une équipe médicale a été réquisitionnée pour la prise en charge sanitaire sans faille des deux victimes. Selon le Dds de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo, le ministre de la Santé, Alassane Séidou, informé, suit de près l’évolution de la situation sanitaire des malades.
Aux dernières nouvelles, on annonce que le conseil municipal de Porto-Novo organise, ce jeudi 5 octobre, une session extraordinaire sur la question pour apprécier l’ampleur de la situation et voir dans quelle mesure accompagner les victimes?