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Nouvelles

Evasion et vol d’armes à la brigade territoriale de Ouaké (34e dossier): Les auteurs condamnés à 8 ans de réclusion pour leur culot

Inculpés pour association de malfaiteurs et vol en réunion la nuit dans un lieu habité, Dicko Oumarou et Bello Maoune étaient, lundi 18 juin dernier, devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Ils ont été condamnés à 8 ans de réclusion criminelle.

Comme dans un scénario inédit, deux bagnards, Dicko Oumarou et Bello Maoune, ont montré jusqu’où ils pouvaient pousser leur culot. Bouviers de profession, ils se sont forgé des carapaces de voleurs patentés qui n’ont plus peur de prendre des risques. A peine sortie de la prison où ils se sont connus, que les deux se retrouvent embarqués dans une aventure, pour voler deux bœufs. Mis au frais, ils parviennent à s’évader des violons de la brigade territoriale de Ouaké, après avoir subtilisé quatre fusils AKM avec leurs chargeurs.
Inculpés pour association de malfaiteurs et vol qualifié, ils étaient, lundi 18 juin dernier, devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Après avoir été déclarés coupables de ces infractions, en application des dispositions des articles 265 à 268 et 381 alinéa 1 du Code pénal, la cour présidée par Célestin Zanouvi les a condamnés à 8 ans de réclusion criminelle.
Auditionnés à la barre, Dicko
Oumarou et Bello Maoune, comme à l’enquête préliminaire et devant le juge instructeur, ont reconnu les faits mis à leur charge. Ils ont, cependant, précisé qu’ils avaient l’intention de vendre les armes, pour se faire un peu d’argent. Malheureusement, ces butins sont devenus pour eux des butins bien encombrants, un boulet difficile à traîner. Ils ont enterré deux dans un champ à Ouaké, puis les deux autres, à Kara au Togo.
Mais pourquoi n’avez-vous pas enterré les quatre au même lieu? A combien, pensez-vous les vendre ? N’avez-vous jamais combattu dans un groupe rebelle sillonnant la sous-région ? Autant de questions posées par le président de la cour, Célestin Zanouvi, et le représentant du ministère public, Fiacre Azalou Tokpassi, pour mieux apprécier les circonstances dans lesquelles les faits se sont passés.
Ayant réussi, dans un premier temps, à sortir des locaux de la brigade, manquant de sous, ils y sont retournés pour voir s’ils pouvaient en trouver, ont expliqué les deux compères à la cour. C’est en toute tranquillité, qu’avec une clé qui trainait sur une table, ils entreprirent de procéder à une fouille systématique des lieux. Ne souhaitant pas que l’on les considère comme de grands voleurs, Bello Maoune confiera que «C’est Dieu qui n’a pas voulu que leur souffrance prenne fin ».

Association ou pas ?

Dans ses réquisitions, l’avocat général, Fiacre Azalou Tokpassi, a voulu savoir si Dicko Oumarou et Bello Maoune ont formé une association de malfaiteurs, et si c’est la nuit qu’ils se sont entendus pour soustraire chose d’autrui dans une habitation ou un lieu habité. Selon lui, il n’y a pas de doute, les éléments constitutifs des infractions d’association de malfaiteurs et de vol aggravé sont réunis. Il demande à la cour de les retenir dans les liens de l’accusation de ces infractions et de les condamner à 10 ans de réclusion criminelle.
Prenant chacune des deux infractions, Me Victorien Fadé et Me Friggens Adjavon assurant la défense des accusés, s’emploieront plus tôt à démontrer qu’elles ne sont pas constituées. Ils inviteront la cour à ne pas se laisser influencer par le représentant du ministère public. Selon eux, leurs clients n’ont jamais mûri l’idée de commettre un quelconque vol. Leur intention préétablie, soutiennent-ils, n’apparaît pas clairement dans le dossier. Ils en déduisent qu’il ne s’agit que d’une coaction. « Il n’y a eu que des concours de circonstances qui ne permettent pas de dire qu’il y a eu association de malfaiteurs», insiste Me Victorien Fadé. Il n’y a pas de doute, poursuit-il, le vol a été commis la nuit par nos clients, mais pas dans un lieu habité. Au regard de ces éléments, il demande à la cour de ne pas les déclarer coupables des infractions d’association de malfaiteurs et de vol aggravé, mais de vol simple. Il a appelé à les condamner au temps déjà passé en détention, avec interdiction de séjour.
Abondant dans le même sens, Me Friggens Adjavon a également plaidé la moralité du dossier. « S’ils sont devant vous, c’est à cause de la négligence coupable du maréchal des logis chargé de leur garde. Il a manqué de vigilance. Les quatre armes emportées auraient pu contribuer à entretenir une rébellion pour créer l’insécurité dans le pays », a-t-il fait remarquer. L'affaire a été examinée par une cour présidée par Célestin Zanouvi, avec pour assesseurs Francis Bodjrènou et Arlen Dossa-Avocè?
Des faits

La brigade territoriale de Ouaké a reçu et gardé à vue, lundi 24 février 2014, Dicko Oumarou et Bello Maoune. Ils sont soupçonnés de vol de bœufs.
Dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 mars 2014, profitant du sommeil profond et de la négligence du gendarme de garde qui s’est soulé, ils ont réussi à défoncer la porte des locaux de sûreté avec des coups de pieds, pour en sortir par une entaille. Par la suite, ils ont pris possession de la clé du magasin d’armes de la brigade. Ce qui leur a permis de soustraire quatre armes modernes avec leurs chargeurs garnis de trente cartouches chacun, avant de disparaître vers le Togo voisin?

Société 21 juin 2018


Journée mondiale des réfugiés: La solidarité nationale une fois encore manifestée

La Commission nationale pour l’assistance aux réfugiés (Cnar) a célébré, ce mercredi 20 juin, à l’instar de la communauté internationale, la Journée mondiale des réfugiés. En présence de Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, les cartes nationales d’identité confectionnées au profit des réfugiés ont été distribuées de même que la gratification d’assistance en moyens de survie.

Ce mercredi 20 juin, le monde entier a commémoré la force, le courage et la résilience de millions de réfugiés. Cette journée décrétée par les Nations Unies est un moyen pour témoigner le soutien aux familles déracinées par les conflits, la violence et les persécutions. À Cotonou, la célébration a permis de rassurer les réfugiés sur l’assistance à laquelle ils ont droit.
Aristide Dagou, secrétaire permanant de la Commission nationale pour l’assistance aux réfugiés (Cnar), s’est réjoui que la cause des réfugiés puisse mobiliser à un niveau politique assez élevé, avec la participation personnelle du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. « Le ministre a voulu donner un signal fort pour vous dire que c’est la transparence qui est de mise dans votre protection et dans votre assistance », s’est-il adressé aux personnes réfugiées au Bénin.
Les réfugiés ont sollicité et obtenu la modification du protocole aux fins de dire à cette occasion les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Serge Koyawili, s’adressant aux autorités au nom des réfugiés, a déploré une certaine négligence dont ils estiment être des victimes de la part de la représentation nationale du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Bénin (Hcr). Il énumère les griefs des réfugiés, notamment ceux d’origine centrafricaine, et souhaite que la situation soit améliorée.
Outre des faits relativement graves énumérés par les réfugiés pour lesquels, Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a promis diligenter des enquêtes aux fins de situer les responsabilités, les motifs des plaintes des réfugiés ont trouvé pour l’essentiel, des réponses à cette occasion de célébration de la Journée mondiale des réfugiés.
Ainsi, les cartes de réfugiés, des dons de vivres, de matériels de couchage, etc. ont été distribués, en réponse, affirme le ministre de l’Intérieur, « à leurs cris de détresse ». Les diplômes de fin de formation dont la non-délivrance fait partie des points inscrits dans la motion lue par les réfugiés, ont été par ailleurs distribués.
Maurice Azonnankpo, administrateur principal régional, chargé de la protection des réfugiés, a salué la qualité exceptionnelle des relations entre le gouvernement et le Hcr. Il témoigne à ce propos la gratitude du Hcr aux autorités béninoises pour avoir initié et conçu une nouvelle carte d’identité en faveur de tous les réfugiés reconnus au Bénin. Cette carte qui a été remise aux ayants droit est, selon lui, la preuve des efforts du pays au profit des personnes réfugiées au Bénin.
Pour M. Azonnankpo, aider les réfugiés à reconstruire leur vie engage chacun et tous, afin qu’ils puissent réaliser leurs rêves et que leurs droits fondamentaux soient respectés. Il réaffirme alors l’engagement du Hcr aux côtés des réfugiés du Bénin.
Sacca Lafia saisit l’occasion pour rassurer les réfugiés vivant au Bénin de ce que le gouvernement en partenariat avec le Hcr ne ménagera aucun effort pour assurer leur protection et leur assistance, suivant les ressources disponibles?

Société 21 juin 2018


Viol sur mineure (Cour d’assises Abomey, 23e dossier): Un boulanger condamné à 7 ans de travaux forcés

Sept ans de travaux forcés, c’est le verdict du procès de l’affaire inscrite au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey, mardi 19 juin dernier. Elle est relative à un dossier de viol sur mineure. L’accusé Sonagnon Vodounnou, un boulanger âgé de 27 ans, a été reconnu coupable de l’infraction et condamné à 7 ans de travaux forcés par la cour.

Sept ans de travaux forcés, c’est la peine infligée à Sonagnon Vodounnou à l’issue de l’audience. Agé de 20 ans au moment des faits, il a été reconnu coupable du crime de viol sur Agnès alors une mineure de 11 ans.
Déposant à la barre, le boulanger n’a pas nié les faits mis à sa charge. Il a reconnu avoir eu des relations sexuelles forcées avec la petite. Il décrit à la cour les circonstances dans lesquelles se sont déroulé les faits.
Le ministère public représenté par Blaise Kissezounon prenant ses réquisitions, a déploré la violence qui caractérise désormais notre société où plus personne n’est en sécurité. Surtout pas les petites filles qui sont des proies faciles pour des prédateurs comme cet accusé qui choisit de violenter une fillette pour la violer par la suite. Ce sont des actes qui sont répréhensibles dans notre société, estime l’avocat général. Il démontre que les éléments matériel, intentionnel et légal sont bien réunis dans ce dossier de viol ayant causé des dommages aussi bien physiques que moraux à la victime. Il fait recours aux dispositions des articles 331 et 332 du Code pénal qui punissent cette infraction et requiert la peine de huit ans de travaux forcés contre l’accusé Sonagnon Vodounnou.
Me Victorien O. Fadé assurant la défense de l’accusé plaide coupable. L’avocat-conseil allègue que son client a chuté du fait de son jeune âge, donc de son immaturité. Il met l’accent sur l’honnêteté de son client qui a reconnu les faits tout en regrettant son acte. Alors, lance Me Fadé, « Je prie la cour de lui permettre de refaire sa vie et de mettre en pratique sa maturité d’esprit acquise depuis que ce malheur s’est abattu sur lui et l’a conduit en prison depuis sept ans aujourd’hui ».
Avant lui, Me Théodore Zinflou représentant la victime absente, a rappelé la violence subie par la petite qui en est traumatisée et qui a dû être prise en charge par des spécialistes afin de lui permettre une réintégration sociale progressive. Il se constitue partie civile et réclame pour la victime la somme de 1 million de F Cfa à titre de dommages-intérêts pour les préjudices à elle causés.
En délibérant, la cour reconnaît l’accusé Sonagnon coupable de viol sur mineure, une infraction prévue et punie par le Code pénal en ses articles 331 et 332 et l’article 3 de la loi portant prévention et répression des violences faites aux femmes. Elle condamne Sonagnon Vodounnou à 7 ans de travaux forcés. Puis au civil, elle le condamne également à payer la somme de 500 000 francs Cfa à la victime en réparation des préjudices moraux et matériels subis.
Mis sous mandat de dépôt depuis le 30 novembre 2011, Sonagnon Vodounnou recouvrera sa liberté dans un peu plus de cinq mois.
Les Faits

Dans la matinée du lundi 21 novembre 2011 à Odougba, arrondissement de Ouèssè dans les Collines, alors que la nommée Agnès, âgée de 11 ans se mettait à l’aise dans une plantation d’anacardier, non loin de sa maison familiale, Sonagnon
Vodounnou se serait jeté sur elle. Après avoir bâillonné la fillette, Sonagnon l’aurait contrainte à des relations sexuelles.
Interpellé, Sonagnon Vodounnou a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.
Composition de la cour

Président : Claude Montcho
Assesseurs : Armand Gounon / Alphonse Gbossou
Jurés : Joseph Gohoungo,
Margueritte H. Kossou, Romain Togny, Paul D. Glèlè.

Ministère public : Blaise
Kissezounon
Greffier : Me Etienne Ahonahin

Société 21 juin 2018


Reçu en audience par son homologue japonais à Tokyo: Le ministre Agbénonci salue les efforts soutenus du Japon au développement de l’Afrique

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a été reçu en audience, ce mercredi 20 juin à Tokyo, par son homologue japonais, M. Taro Kono. Cette rencontre bilatérale a été suivie d’un échange de notes entre l’ambassadeur du Bénin au Japon M. Adéchoubou
Makarimi et celui du Japon près le Bénin M. Kiyofumi Konishi.

Après cet échange de notes, le chef de la diplomatie béninoise et son homologue japonais ont animé une conférence de presse avant d’assister au dîner de travail offert par la Partie japonaise. Lors de cette rencontre avec la presse, le ministre Agbénonci a exprimé toute la reconnaissance du Bénin à l’égard du Japon pour l’appui et le soutien à la nouvelle dynamique en cours depuis l’élection du président Patrice Talon.
Il a saisi l’occasion pour faire part au ministre Kono, au nom du chef de l’Etat et du gouvernement béninois, le souhait du Bénin d’accueillir le sommet de la Ticad 8 à Cotonou en 2022.
M. Agbénonci a, par ailleurs, salué les efforts soutenus du Japon au développement de l’Afrique, à travers notamment la Ticad, forum de partenariat reconnu pour son ouverture, son inclusivité et sa transparence. Puis, il a exprimé à son homologue japonais sa gratitude et sa volonté ‘’de nous impliquer davantage dans la mise en œuvre de ses actions pour des impacts plus visibles’’.
« Au Bénin, la technologie performante et le savoir-faire du Japon sont les bienvenus dans tous les domaines stratégiques de notre développement », a-t-il précisé.
Avant son audience avec le ministre japonais des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci a rencontré le personnel de l’ambassade du Bénin près le Japon à Tokyo. La séance d’échanges a porté sur les nouvelles orientations de la diplomatie béninoise. Elles portent sur davantage d’efficience dans la mobilisation des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement ainsi que le rayonnement du pays.

L’étape de Yokohama

La journée du mercredi n’a pas été de tout repos pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Aurélien Agbénonci s’est rendu à Yokohama pour s’entretenir avec les autorités municipales dont le maire Mme Fumiko Hayashi, première femme élue à la tête de cette ville et citoyenne d’honneur de la ville de Cotonou. Sensibilisée sur les efforts du Bénin pour l’assainissement de la ville de Cotonou en jumelage avec Yokohama, Mme Hayashi s’est engagée à soutenir les autorités béninoises dans ce sens.
Le ministre Agbénonci et sa délégation se sont également entretenus avec le président du Conseil municipal de la ville, M. Matsumoto et le président de la Ligue d’amitié Japon-Afrique, M. Hirofumi Sato. Ils ont évoqué les liens d’amitié et de respect entre les deux villes et se sont engagés à poursuivre et approfondir la collaboration qui se traduit notamment par le jumelage entre deux écoles de chacune des deux villes partenaires.
Le ministre a conclu sa visite à Yokohama par un déjeuner à la cantine scolaire de l’école primaire de Kasama, jumelée avec l’école primaire de Suru Léré à Cotonou. Pour l’occasion, les enfants des classes supérieures ont partagé avec le ministre leur connaissance du Bénin et présenté quelques danses locales à la délégation?

Actualités 21 juin 2018


Haute cour de justice: Les raisons du report de l’élection du nouveau président

L’élection du nouveau président de la Haute cour de justice n’a pas pu se tenir, ce mercredi 20 juin comme annoncé. Elle a été renvoyée au lundi 25 juin prochain. Le vote n’a pas pu se faire hier pour défaut de quorum.

En effet, l’article 8-1 du Règlement intérieur de la haute juridiction stipule que : « L’élection a lieu en présence des treize (13) membres de la Haute cour de justice, à la majorité absolue, au scrutin uninominal, secret et écrit. En cas d’absence d’un ou de plusieurs membres, le président convoque à nouveau dans les huit (08) jours l’ensemble des treize (13) membres. Dans tous les cas, l’élection a lieu en présence d’au moins neuf (9) membres. Sont considérés comme membres votants ceux qui votent pour ou contre le candidat ».
Or, il a été noté lors de la première session administrative élective de la nouvelle mandature de la Haute cour de justice l’absence de deux membres en l’occurrence les députés-juges Valentin Djènontin et René Bagoudou qui serait à la Mecque. Les deux membres absents ont été tous désignés par la minorité parlementaire, c’est-à-dire de l’Opposition.
Les onze autres juges étaient présents à savoir les six provenant de la Cour constitutionnelle que sont : Dr Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué,
Rigobert Azon, André Katari,
Sylvain Nouatin, Razacki Amouda et Moustapha Fassassi ; les députés-juges Janvier
Yahouédéou, Edmond Zinsou, Adam Bagoudou et Benoît Dègla, tous membres de Majorité parlementaire. Le onzième membre est le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko. C’est d’ailleurs ce dernier qui a présidé les travaux, hier, en tant que doyen d’âge. Lesquels travaux se sont déroulés à huis clos.
Lundi 25 juin prochain, le règlement intérieur de l’institution autorise que l’élection du nouveau président se fasse même s’il y a des absences, pourvu qu’il y ait neuf membres présents au moins pour rester conforme aux dispositions de l’article 8-1 citées supra. Ainsi, le successeur de Marcelline-Claire Gbèha Afouda sera connu. La seule femme présidente d’institution au Bénin, en fin de mandat, devra céder son fauteuil après cinq années d’exercice à la tête de cette haute juridiction. Les regards sont tournés vers le prochain conclave électif de la nouvelle mandature de la Haute cour de justice compétente pour juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison « des faits qualifiés de haute trahison, d’outrage à l’Assemblée nationale, ou d’atteinte à l’honneur et à la probité et d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions ».

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 21 juin 2018


Assassinat et autres (37e dossier): 15 ans pour Kouékoua Pama et 10 ans pour Hilaire Chabi

Pour assassinat, séquestration, violences et voies de fait, puis complicité d’assassinat, Kouékoua Pama et Hilaire Chabi ont comparu, mardi 19 juin dernier, à la barre de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Ils se sont vus infliger respectivement 15 et 10 ans de réclusion criminelle.

Après avoir conduit une expédition punitive chez les auteurs du vol de trois de leurs chèvres, Kouékoua Pama et Hilaire Chabi, tels des généraux désormais sans troupe, étaient devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, mardi 19 juin dernier. Inculpés pour les chefs d’accusation d’assassinat, de séquestration, de violences et voies de fait, et de complicité d’assassinat, ils ont respectivement été condamnés à 15 et 10 ans de réclusion criminelle.
En détention depuis le 25 octobre 2007, Hilaire Chabi recouvre sa liberté. Ce qui n’est pas le cas de Kouékoua Pama. Il retourne en prison pour purger le reste de sa peine.
A la barre, Hilaire Chabi âgé de 30 ans et Kouékoua Pama né vers 1982 à Natitingou, ont tous reconnu avoir fait partie de l’expédition punitive sur le camp peul. Plus d’une fois, ont-ils poursuivi, leur village a déploré des cas de vols d’animaux qui seraient opérés par les Peuls.
Pressés de questions par le président de la cour, Adame Banzou et le représentant du ministère public, Malick Nourou-Dine Bakary, chacun d’eux a expliqué en quoi a consisté sa contribution dans l’accomplissement des infractions.
Dans ses réquisitions, l’avocat général fera remarquer qu’il s’agit d’un homicide volontaire commis avec préméditation, au vu de l’article 295 du Code pénal. Pour démontrer que les éléments matériel et moral sont réunis, il évoque l’usage du fusil sur un homme non armé et la partie visée sur son corps. La préparation d’une expédition punitive, précisera-t-il, est un facteur aggravant. Il fera alors observer que les infractions sont suffisamment établies contre les deux accusés. Malick Nourou-Dine requiert une condamnation de 10 ans de réclusion criminelle contre Hilaire Chabi et 20 ans pour Kouékoua Pama.
A sa suite, Me Angelo
Hounkpatin assurant la défense de leurs intérêts, indiquera que les éléments constitutifs du crime d’assassinat ne sont pas réunis. Il réclamera alors la disqualification et la requalification des faits en meurtre, avant de plaider l’acquittement au bénéfice du doute en faveur de Hilaire Chabi. Pour Kouékoua Pama, il prie la cour de tenir compte du temps qu’il a déjà passé en détention.
Les assesseurs du président Adame Banzou Nouhoum étaient Gabriel Affognon et Essowè Batamoussi?
Des faits

Chabi Datchori a été victime, lundi 24 septembre 2007 à Finégou, arrondissement de Tayakou, dans la commune de Tanguiéta, d’un vol de trois chèvres. Les investigations ont abouti et l’une des bêtes a été retrouvée dans le champ de Daouda Kada. Interpellé, ce dernier dénonça Boukari Tambangou comme l’auteur du vol perpétré.
Deux jours après, Kouékoua Pama et Hilaire Chabi accompagnés d’un groupe d’habitants du village, armés de fusil de traite, de coupe-coupe et de gourdins, décidèrent d’organiser une expédition punitive sur le camp peul où la chèvre a été retrouvée. Boukari Tambangou a pris la fuite et Kouékoua Pama tira un coup de fusil sur lui et il décède sur place. Dans la foulée, le jeune peul Amadou Ado qui se trouvait sur les lieux, a été séquestré et ligoté par Kouékoua Pama et ses hommes?

Société 21 juin 2018


Filière ananas au Bénin: Les femmes, reines de la transformation

Remarquables dans la production, et surtout la transformation, les femmes imposent leur dynamisme et leur savoir-faire pour faire de l’ananas une filière à part entière.

Zê, à 40 km environ de Cotonou, la capitale économique du Bénin Afiavi Hounkpatin s’illustre dans la production et la commercialisation de l’ananas frais. Elle totalise trente ans d'exercice dans la filière ananas. Son champ d’ananas s’étend sur une superficie de dix hectares, alors qu’elle n’avait démarré qu’avec un demi-hectare de culture. La dernière récolte lui a permis de réaliser un chiffre d’affaires de plus de 20 millions de francs Cfa.
Classé troisième filière prioritaire après le coton et l’anacarde, l'ananas est une culture d'exportation en forte expansion au Bénin. La production nationale est estimée à environ 316 276 tonnes en 2017.
A l’instar d’Afiavi, la filière ananas doit en partie son regain d’intérêt au dynamisme des femmes. Si dans les localités productrices, on recense de nombreuses parcelles appartenant aux femmes, c’est surtout dans la transformation que la gent féminine a pignon sur rue.
Les difficultés liées à la conservation et à l’écoulement des stocks d’ananas ont inspiré l’idée de sa transformation en jus. Beaucoup de femmes se sont alors positionnées sur ce filon.
« La transformation de l’ananas met du temps à prendre en raison de la réticence des Béninois à consommer du jus local. Mais dans la sous-région, nos produits sont très prisés», confie Amina Bagoudou, trésorière de la Fédération de la coopérative départementale des transformateurs. Elle assure que les femmes, en dépit des contraintes liées à leur statut, s’emploient à se professionnaliser autour de leurs unités de transformation. Pour contourner les obstacles à l’exportation, Amina Bagoudou et ses collègues ont mis en place une stratégie de vente groupée.

Investir dans la qualité

Conscientes de la nécessité de conquérir le marché local, beaucoup de transformatrices s’investissent dans l’amélioration de la qualité du jus béninois. L’unité de transformation ‘’Magnificat’’ dirigée par Félicité Houhouigan collabore avec les universitaires pour rehausser la qualité de ses produits.
Judith Egounléty et sa sœur ne totalisent que trois années d’expérience dans le domaine. Mais elles sont pleines d’imagination pour imposer la marque de son produit aux consommateurs.
« Il a fallu que nous menions des actions commerciales pour réveiller nos devanciers », relève Judith. Pour être compétitives, elles ont enrichi leur marque avec des cocktails originaux aux parfums de pastèque, de menthe, de gingembre. Une particularité qui les distingue et qui génère un avantage comparatif dont elle se vante. « Au début, nous produisons 300 cartons, aujourd’hui, nous sommes à plus de 750 cartons », renseigne Judith Egounléty.
L’engagement des sœurs Egounléty est de proposer de nouvelles saveurs chaque année. En dehors de leurs réseaux de distribution, elles profitent des opportunités des Technologies de l’information et de la communication (Tic), pour asseoir une entreprise stable et pérenne. «Nous faisons beaucoup de recherches sur internet pour améliorer la qualité de nos produits et en profitons aussi pour attirer des clients via des comptes Facebook et WhatsApp», explique Judith Egounléty.
Les femmes savent aussi que pour obtenir du jus d’ananas de qualité, une bonne technologie de transformation ne suffit pas. Elles misent sur le respect des normes de transformation, le recyclage régulier de leurs collaborateurs.
« L’investissement dans le capital humain est primordial ; on ne peut pas avoir des produits de qualité avec un personnel moins qualifié », tranche Judith Egounléty. Même appréciation qu’Amina Bagoudou, qui assure la formation pratique des étudiants dans le domaine. Elle envisage l’inclusion des jeunes handicapés, des enfants démunis afin de constituer une relève forte.

Difficultés

Mais le réel souci des femmes transformatrices reste l’accès au financement. « Aucune banque n’est prête à accompagner l’agriculture et même les activités de transformation. Nous sommes obligées de compter sur nos fonds propres ou de recourir aux institutions de microcrédits qui ont des taux d’intérêt hors de propos », se désole Amina Bagoudou.
Les femmes sont confrontées aux problèmes d’étiquetage, d’emballage, de financement, aux difficultés d’accès au marché local, aux crédits, au foncier, relève Léopold Lokossou, président de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin. En attendant l’agriculture contractuelle envisagée pour l’essor de la filière ananas par l’Association nationale des transformateurs d’ananas du Bénin (Anatrab), il plaide pour un appui du gouvernement aux femmes afin d’aller loin.
Les questions de certification et d’agrément auprès des institutions sous-régionales (Cédéao, Uémoa) sont aussi des facteurs limitant la pénétration du marché extérieur au niveau des pays de l’hinterland.
Au début, la plupart des transformatrices travaillaient avec des bouteilles recyclées. Celles qui ont les moyens s’approvisionnent sur les marchés internationaux. Les défis liés au conditionnement ont amené Solange Houédanou à installer une usine de cartonnerie pour l’identification de la marque béninoise. Elle a le monopole de ce marché et s’inspire souvent des expériences d’autres pays pour parfaire son œuvre. Pour limiter les contraintes liées à l’achat des bouteilles neuves dans d’autres pays, elle élabore un projet en direction de ses partenaires afin d’acquérir les matériels adaptés sur place. Une première dans le domaine de la transformation au Bénin !
Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao), l’une des sous composantes du Programme Cadre d’appui à la diversification agricole (Procad), apporte aussi des réponses aux difficultés des acteurs à travers des formations et le don d’équipements. Les femmes sont bien loties. « Nous les formons à la rédaction de micro-projets et finançons les projets rentables », explique Virginie Assogba Miguel, chef projet Ppaao. Le projet mise également sur l’approche genre. « Nous faisons de la discrimination positive. Nous avons recruté une spécialiste genre qui nous aide à relever les défis concernant les femmes », poursuit-elle.
Le programme d’action du gouvernement (Pag) prévoit d’ici 2021 l’exportation de 12 000 tonnes d’ananas. La transformation est l’une des conditions de réussite. Elle est passée de 2 % en 2000 à 33 % en 2010. Les acteurs projettent 50 % de transformation pour bientôt.
Derrière ces rêves de conquête, l’ananas béninois est aussi une source de devises et d’emplois. « Lorsqu’un producteur produit un hectare d’ananas, il exploite de façon permanente trois ouvriers. Avec 200 hectares, vous pouvez imaginer le nombre d’emplois. L’Association nationale des transformateurs de l’ananas du Bénin, emploie environ 350 mille femmes », précise Gafarou Moussa, président de l’Anatrab.
L’ananas contribue au Produit intérieur brut et aux recettes d'exportation du pays. La contribution des femmes s’apprécie par le volume d’ananas qu’elles produisent, commercialisent et transforment. Le Bénin produit au moins 300 000 tonnes par an. Les femmes assurent la moitié de la production. 80 % des unités de transformation sont dirigées par elles.

Société 21 juin 2018


Attentat à la pudeur (36e dossier): Julien Sossou écope de 15 ans de réclusion criminelle

Le trente-sixième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, examiné mardi 19 juin dernier, portait sur une infraction d’attentat à la pudeur. A la barre pour y répondre, Julien Sossou a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Il est en détention depuis le 3 octobre 2014.

Agé de 46 ans et enseignant de profession, Julien Sossou, alors directeur de l’école primaire publique Donga, dans la commune de Djougou, nourrit un appétit vorace envers les écolières de son établissement. Pour avoir sexuellement abusé de trois parmi elles, il a été déclaré coupable de l’infraction de viol sur mineures, mardi 19 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, en application des dispositions des articles 332 et 333 du Code pénal et l’article 3 de la loi 2011-26 du 09 janvier 2012, portant prévention et répression des violences faites aux femmes.
Condamné également à 15 ans de réclusion criminelle par la cour présidée par Célestin Zanouvi, il limera ses dents contre les barreaux de la prison jusqu’au 3 octobre 2029. Il regrettera d’avoir jeté son dévolu sur son écolière XX âgée de 13 ans environ.
Interpellé et inculpé, Julien Sossou a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. L’audience s’est déroulée à huis-clos. A la barre, l’accusé a beaucoup varié dans ses déclarations.
Selon le résumé des faits, Julien Sossou, enseignant, a été en poste à l’école primaire publique de Donga, commune de Djougou, en tant que directeur. Pendant son séjour, usant de plusieurs stratagèmes, il attire à moult reprises ses écolières XX, BB et VV âgées respectivement de 11, 12 et 13 ans, dans une chambre attenante à son bureau, puis entreprend des pénétrations sexuelles sur elles avec son membre viril ou son doigt.
Des suites de ces actes répétés, notamment sur la petite XX par quatre fois, celle-ci tombée malade et conduite à l’hôpital, s’est ouverte à ses parents. Julien Sossou a cru étouffer l’affaire, en leur venant en aide financièrement. Mais hélas !
Par ailleurs, la cour a renvoyé les intérêts et les dommages de la partie civile à une session ultérieure, à cause de l’absence d’un certain nombre de pièces au dossier.
Pour l’examen de cette affaire, le président de la cour, Célestin Zanouvi, avait comme assesseurs Jean-Pierre Yérima Bandé et Noël Houngbo. Le fauteuil du ministère public était occupé par Pape Léon Yèhouénou. Me Jean-Claude Gbogblénou assurait la défense de l’accusé et Me Amandine Goudé-Djessin, celle de la partie civile?

Société 21 juin 2018


L’Iran pour confirmer face à la Roja
[caption id="attachment_29620" align="alignnone" width="1024"]L'équipe de l'Iran[/caption]

Premier du groupe B avant cette journée, l’Iran va défier, ce mercredi 20 juin, l’Espagne, champion du monde 2010, lors de la deuxième journée des matchs de poule. Contrainte au partage des points par le Portugal (3-3), la Roja a besoin de se rassurer avant la troisième journée contre le Maroc.

Revigorés par leur victoire sur le Maroc (1-0), les joueurs iraniens abordent la deuxième journée du Mondial russe dans le groupe B face à l’Espagne avec le moral au beau-fixe. Avec 3 points+1 devant l’Espagne et le Portugal, l’Iran et ses joueurs comme Ali Beiranvand, Ramin Rezaeian, Morteza Pouraliganji, Pejman Montazeri, Masoud Shojaei, Saeid Ezatolahi, Ehsan Haji Saf apparaissent la surprise de ce groupe dont les favoris se retrouvent au bas du tableau après la première journée. D’ailleurs, le sélectionneur Carlos Queiroz compte sur l’enthousiasme et la détermination de ses joueurs, moins connus que ceux de la Roja, pour faire la différence. En dépit de la blessure de son défenseur Roozbeh Cheshmi, le sélectionneur Carlos Queiroz, fin connaisseur du football espagnol, pense renforcer son secteur défensif pour contenir les offensives adverses. L’Iran aura fort à faire avec la technicité des joueurs espagnols comme Sergio Busquets, Thiago Alcántara, Andres Iniesta, Isco, David Silva et Diego Costa étincelants face au Portugal lors de la première journée. Malgré le spectacle offensif offert face au Portugal, la Roja n’affiche pas la grande forme en défense. Les défenseurs Sergio Ramos et Gérard Piqué devront revoir leur copie pour ne pas se faire surprendre par les Iraniens. Considéré comme favoris du tournoi, les poulains de Fernando Hierro ont des atouts pour imposer leur ‘’tiki-taka’’ à l’équipe iranienne?

Sports 20 juin 2018


La Russie qualifiée, les Pharaons éliminés
[caption id="attachment_29619" align="alignnone" width="1024"]Les Pharaons éliminés malgré la présence de leur jocker Mohamed Salah[/caption]

Les Pharaons d’Egypte ont été éliminés ce mardi 19 juin après leur défaite (3-1) face à la Russie lors de la deuxième journée des matchs de poule.

Après une première partie dominée par l’Egypte, les Russes sont revenus de la mi-temps avec une sérieuse offensive qui finit par payer dès la 47e minute par le but contre son camp du capitaine égyptien Ahmed Fathi. C’est le cinquième but contre son camp de cette Coupe du Monde, autant que lors de l'édition 2014. 

Denys Cheryshev va marquer le deuxième but à la 59e minute avant que Dzyuba n’achève le boulot à la 62e minute. Signalons que la plus lourde défaite des Pharaons en Coupe du Monde remonte à son tout premier match, lors de l'édition 1934 (4 -2) contre la Hongrie.
Ch. H.

Sports 20 juin 2018


1680 - 2234