La Nation Bénin...
Nouvelles
l’Uruguayen Edinson Cavani faisant un signe de victoire [/caption]Après la Russie et l’Egypte hier, l’Uruguay et l’Arabie Saoudite, toujours dans le groupe A, effectuent leur deuxième sortie dans la compétition cet après-midi. Ce sera au Rostov Arena, au cours d’une rencontre aux enjeux divers pour chacune d’elle.
Tous auteurs d’une prestation peu convaincante lors de leur entrée en lice, la Celeste de l’Uruguay et les Faucons verts de l’Arabie Saoudite ont l’occasion, ce mercredi 20 juin au Rostov Arena, de présenter leur meilleur visage. Plus qu’une opération de rachat, ils auront l’obligation de rassurer leurs supporters.
En effet, après l’énorme claque (5-0) qu’ils ont pris en match d’ouverture, jeudi 14 juin dernier, les Faucons verts de l’Arabie Saoudite sont désormais au pied du mur. Face à Edinson Cavani, Luis Suarez, Jose Gimenez, Diego Godin et leurs coéquipiers, les poulains de Juan Antonio Pizzi n’auront plus droit à l’erreur. Condamnés à l’exploit, ils devront proposer un jeu autre que le surplace qu’ils ont développé la dernière fois avec une possession de balle stérile de 59 %. Une deuxième défaite concédée cet après-midi, les éliminerait définitivement de la course pour la qualification aux huitièmes de finale. En cas de match nul, non seulement, ils auront réussi à décrocher leur premier point dans la compétition, mais continueront à rester en vie, prêts à jeter toutes leurs forces dans la bataille face aux Pharaons de l’Egypte, lors de la dernière journée de la phase de groupes. Un scénario qui ne devrait tellement pas faire l’affaire des Uruguayens qui auront à cœur de se mettre définitivement à l’abri, avant d’aller en découdre avec la sélection du pays hôte de la compétition, la Russie.
Soucieux d’assumer leur statut de grand favori du groupe A, les Uruguayens vont donc vouloir se rattraper de leur premier match poussif ponctué par une victoire (1-0) obtenue au bout du suspens, vendredi 15 juin dernier. Très attendus, ils ont peiné face aux Pharaons de l’Egypte qui étaient pourtant privée de Mohammed Salah. Ils veulent enchaîner avec une deuxième victoire, pour réaliser un pas décisif vers les huitièmes de finale.
Par rapport à l’Arabie Saoudite, l’Uruguay dispose de joueurs de grand talent et est bien plus expérimenté. Ainsi, Luis Suarez, Edinson Cavani et leurs coéquipiers devraient pouvoir l’emporter assez facilement, au vu du faible niveau de jeu proposé par les Saoudiens. Ce se sera pour la première fois que les deux sélections se rencontrent.

Les Lions de la Téranga se sont imposés (2-1), ce mardi 19 juin face à la Pologne, lors de la première journée des matchs dans le groupe H. Le but de Mbaye Niang et celui du défenseur polonais Cionek contre son camp ont permis aux Sénégalais d’obtenir une deuxième victoire en match inaugural de l’histoire de la Coupe du monde.
Les Lions de la Téranga du Sénégal ont réussi à offrir à l'Afrique sa première victoire en Coupe du Monde de la Fifa, Russie 2018 en battant (2-1) les Aigles Blancs de la Pologne, ce mardi 19 juin au Spartak stadium de Moscou, à la faveur de la première journée des matchs du groupe H. Solides et surtout réalistes, les Lions de la Teranga ont marqué après deux erreurs polonaises. Les Aigles Blancs de la Pologne ont été surpris dès la 38e minute par le but contre son camp de Cionek pour le Sénégal. Mbaye Niang remporte un duel, file sur le côté gauche et sert son capitaine Sadio Mané qui décale pour Gueye dont le tir est dévié par le malheureux Cionek. 1-0, les poulains d’Aliou Cissé vont conserver cette avance jusqu’à la mi-temps.
A la reprise, les Aigles Blancs se montrent dangereux mais sans grand succès. En témoignent les pressions de Robert Lewandowski sur la défense sénégalaise. A la 49e minute, à l'entrée de la surface, la star du Bayern est déséquilibrée par Sane qui écope d'un avertissement on ne peut plus logique. Lewandowski espère se faire justice, contourne le mur mais K. N'Diaye effectue une belle parade pour empêcher l'égalisation. Le coup de grâce vient à la 60e minute par le biais de Mbaye Niang qui profite d’une erreur de Krychowiak pour inscrire le deuxième but. A la 86e minute, Krychowiak réduit le score d’une tête croisée qui trompe le gardien sénégalais K. N'Diaye. Les Aigles Blancs vont tenter d’égaliser sans succès.
Comme en 2002, le Sénégal s’offre son premier match du Mondial devenant du coup, la première sélection africaine à s’imposer face à la Pologne?
Syndrome des buts tardifs
Les sélections africaines sont victimes d’un mal dans cette Coupe du Monde. Il s’agit du syndrome des buts de dernières minutes. en effet, elles ont toutes encaissé dans les derniers instants des matchs, parfois dans le temps additionnel.
Si le Maroc en a encaissé le plus triste à la 5e minute du temps additionnel, l’Egypte, la Tunisie et le Sénégal en ont pris respectivement aux 89e, 91e et 86e minutes. Est-ce encore un manque d’expérience pour le Maroc, l’Egypte ou la Tunisie, qui totalisent au moins trois participations chacun ? Souffrant de ce syndrome les sélections africaines n’arrivent pas à tenir dans les derniers instants pour conserver leur avance.
Ch. H.
Les Samouraïs vainqueurs (2-1) de la Colombie
Devant plus de 40 000 spectateurs du Stade de Mordovie, dans la ville de Saransk, le Japon s’est imposé (2-1) face à la Colombie lors de la première journée du groupe H. Les Samouraïs se sont imposés, grâce à des buts de Shinji Kagawa (sur penalty) et de Yuya Osako, contre une réalisation de Juan Quintero à la 39e minute pour la Colombie. Avec ce succès, le Japon prend la tête du groupe H avec le Sénégal. En effet, le Japon avait inscrit le premier but dès la 6e minute avec un penalty de Shinji Kagawa, accordé suite à une faute de Carlos Sanchez (0-1).
Ch. H.

Après l’adoption des recommandations du troisième rapport national sur l’Examen périodique universel (Epu) en mars dernier à Genève, l’heure est à la dissémination en vue de leur appropriation par tous les acteurs. C’est dans ce cadre qu’un atelier s’est ouvert, ce mardi 19 juin à Cotonou. La rencontre organisée par l’Ong Changement social Bénin en direction des acteurs de la société civile vise l’appropriation des recommandations et l’élaboration d’une feuille de route pour sa mise en œuvre.
Un atelier d’appropriation des recommandations du troisième rapport national sur l’Examen périodique universel (Epu) a commencé lundi dernier à Cotonou. Durant deux jours, les participants vont se familiariser avec lesdites recommandations, identifier des actions pertinentes qui concourent à la mise en œuvre et le suivi des recommandations, précise Josué Dohami, secrétaire administratif adjoint de l’Ong Changement social Bénin.
Pour rappel, le Bénin avait présenté, le 10 novembre 2017 à Genève, son troisième rapport national sur l’Examen périodique universel. C’était à l’occasion de la vingt-huitième session du Groupe de travail sur l’Epu. « L’Examen périodique universel est l’un des mécanismes du conseil des droits de l’Homme, chargé d’évaluer périodiquement le respect universel des droits de l’Homme de tous les pays membres de l’Organisations des Nations Unies », explique Dr Inès Hadonou Toffoun, directrice de l’Administration pénitentiaire et de la Protection des droits humains, représentant le garde des sceaux à l’ouverture de l’atelier.
A l’occasion de la session de Genève, la délégation béninoise, après avoir fait le point de la mise en œuvre des recommandations issues du deuxième cycle de l’Epu, a réaffirmé son attachement à la promotion et à la protection des droits de l’Homme comme fondement de l’Etat de droit, rapporte-t-elle. Aussi a-t-elle rappelé les éléments de réponse de la délégation relatifs à la peine de mort, le travail des enfants, l’infanticide rituel et autres préoccupations soulevées par les délégués des autres pays.
La présentation du rapport du Bénin avait suscité des commentaires et observations formulés en cent quatre-vingt-dix-huit recommandations. Celles-ci touchent l’ensemble des droits de l’Homme notamment les droits de l’enfant, ceux des femmes, des personnes handicapées et des conditions déplorables de vie carcérale, a précisé Ralmeg Gandaho, acteur des droits de l’Homme et de la société civile. « La mise en œuvre de ces recommandations implique des actions coordonnées des acteurs étatiques et non étatiques », conclut-il. La rencontre prend fin ce jour par l’élaboration d’une feuille de route pour le suivi de la mise en œuvre de ces recommandations.
Le directeur général de l’Environnement et du Climat, Pépin Aïna, entouré du point focal convention Bertin Bossou (G) et de la coordonnatrice Maurille Elégbédé[/caption]La direction générale de l’Environnement et du Climat, a présenté, au cours d’un atelier à Cotonou, le jeudi 14 juin dernier, le plan national de mise en œuvre de la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (Pop). Cette rencontre vise à exposer les priorités du Bénin dans la réduction de ces produits chimiques à effets néfastes sur la santé humaine.
Le plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm sur les Polluants organiques persistants (Pop) est actualisé au Bénin. Au cours d’un atelier qui a mobilisé à Cotonou tous les membres du comité national de mise en œuvre de la convention, Bertin Bossou, point focal de la convention, a indiqué que l’article 7 de celle-ci oblige chaque partie, à élaborer et actualiser son plan de mise en œuvre, à intervalles réguliers et selon les modalités spécifiées par la conférence des parties. L’élaboration du plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants est issue d'un long processus qui découle de la nécessité pour le Bénin de disposer d’un instrument susceptible de contribuer au bien-être de sa population par un meilleur contrôle et une meilleure gestion des produits chimiques toxiques et des déchets dangereux, a expliqué Bertin Bossou. Ainsi actualisé, ce plan dont le processus d’élaboration a duré un an est la propriété nationale aussi bien du secteur public que du secteur privé, souligne la coordonnatrice, Maurille Elégbédé. Les Pop se retrouvent dans de nombreux domaines d’activité, souligne-t-elle, souhaitant plus d’activités aux fins d’un meilleur résultat qu’en 2007.
Nouroudine Liady, dans sa communication portant sur : « Contexte-démarche et structure générale du Pnm », a fait savoir que la finalité est la protection de la santé publique et de l’environnement. D’après Pépin Aïna, directeur général de l’Environnement et du Climat, six cents tonnes de polluants organiques persistants se retrouvent dans l’environnement. Il appelle à une gestion écologiquement rationnelle pour un environnement sain. Rappelons que 175 parties ont adopté la Convention de Stockholm sur les Pop en mai 2001. Le Bénin l’a ratifié, le 5 janvier 2004.

Le ministère du Travail et de la Fonction publique, a célébré en différé, ce mardi 19 juin, la dix-septième Journée mondiale contre le travail des enfants. L’évènement consacré aux réflexions en faveur d’un renforcement des actions de lutte contre le phénomène, est couplé avec une remise de dons de vivres alimentaires et de produits d’hygiène aux Ong Caritas et Esgb/la Passerelle.
Intitulé « Génération sécurité et santé », le thème de la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, édition 2018, appelle à une sécurisation des enfants en situation de travail et à une amélioration de leur santé. Il répond au huitième Objectif de développement durable (Odd 8) qui mise sur la promotion de la sécurité au travail et de la lutte contre le travail des enfants.
Le Bénin s’inscrit dans cette dynamique pour corriger les données peu reluisantes en matière du travail des enfants. « Dans un contexte où le Bénin enregistre près de 52,5 % d’enfants économiquement occupés, selon le rapport Enquête par grappes à indicateurs mixte (Mics 2014), il est impératif d’agir pour inverser la tendance », indique le directeur de cabinet du ministère en charge du Travail, Dieudonné Cossi Assogba.
Le tableau qu’il peint de la main-d’œuvre infantile renseigne sur les inégalités que subit la couche. « Un nombre important de ces enfants n’est pas scolarisé et les rares parmi eux qui le sont doivent quotidiennement relever le défi de leur maintien dans le système scolaire. Les jeunes travailleurs notamment ceux dont l’âge oscille entre 15 et 24 ans endurent des blessures parfois mortelles sur leurs lieux de travail », relève-t-il.
Il poursuit : « Les risques professionnels auxquels ils sont confrontés mettent souvent leur vie et leur santé en danger. Au regard de leur jeune âge, les enfants en situation de travail sont exposés aux risques sanitaires et sécuritaires ».
Occasion également pour la directrice générale du Travail, Mireille Lègba Adankon, de présenter les prouesses de la Campagne’’ Zéro enfant en situation de travail dans les marchés et carrefours des grandes villes du Bénin’’. « Plus de 1500 enfants en situation de travail dans les marchés ont été identifiés et plus d’une centaine a été retirée », souligne-t-elle pour montrer le poids de la main-d’œuvre infantile dans les espaces marchands au Bénin.
L’ambition de la communauté internationale est de bannir le travail des enfants à l’horizon 2025. Le Bénin veille au grain. A ce titre, le directeur de cabinet du ministère en charge du Travail évoque la validation récente du Plan d’actions national 2019-2023 contre les pires formes de travail des enfants ainsi que les procédures et protocoles de suivi du travail des enfants, outils indispensables à la réalisation des objectifs.
Pour relever le défi, l’Oit estime qu’il est nécessaire d’adopter une approche holistique visant l’éradication du travail et encourageant une culture de prévention en matière de sécurité et de santé au travail au profit de la force de travail mondiale de demain.
Les acteurs de la chaîne de protection au Bénin ont pris la mesure de l’enjeu. « Nous sommes unanimes que le travail des enfants compromet leur chance de devenir des adultes. Nous sommes tous interpellés à lutter contre le phénomène. Je prends l’engagement de faire de la lutte dans nos milieux marchands, une priorité », promet la représentante des femmes du marché, Anasthasie Chodaton.
« Nous poursuivrons notre travail pour l’efficacité de la lutte ; nous le ferons mieux que par le passé », s’engage, pour sa part, le président de l’Observatoire intersyndical de suivi de l’application des Conventions de l’Oit sur le travail des enfants au Bénin (Obisacot), Innocent Assogba, tout comme la représentante du Conseil national du patronat, Laure Irenée Adoukonou.
Le bilan des actions menées dans le cadre des différents engagements sera mieux apprécié à l’édition 2019 de la Journée mondiale contre le travail des enfants?

En prélude à la Journée mondiale des refugiés prévue pour ce mercredi 20 juin, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a adressé un message à l’endroit de la population, notamment des réfugiés à l’honneur. C’est l’occasion pour lui de marquer la solidarité du gouvernement béninois à l’endroit de tous ceux qui sont contraints à l’exil pour diverses raisons.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, s’est adressé ce mardi 19 juin, depuis son cabinet à Cotonou à l’opinion nationale et internationale, à la veille de la Journée mondiale des réfugiés prévue pour ce mercredi 20 juin. Instituée par l’assemblée générale des Nations Unies depuis 2000, cette journée constitue, entre autres, une occasion pour la communauté internationale d’exprimer sa solidarité à l’endroit des réfugiés, de commémorer la force, le courage et la résilience de près de 22,5 millions de réfugiés dans le monde dont 1500 au Bénin.
« Cette journée est empreinte de mélancolie pour tous ceux qui ont été contraints à l’exil pour leur opinion politique, leur nationalité, leur race, leur religion ou leur appartenance à un groupe social », selon Sacca Lafia. Il invite alors les citoyens, les communautés et les gouvernements à témoigner leur solidarité aux réfugiés et leurs familles dispersées.
S’inspirant du thème : « Avec les réfugiés » retenu cette année, Sacca Lafia exhorte les autorités à divers niveaux à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des réfugiés vivant au Bénin. « Il est de notre devoir d’aider les réfugiés à reprendre espoir et à oublier les violences qu’ils ont subies », poursuit-il. En sa qualité de président de la Commission nationale chargée des réfugiés, le ministre Sacca Lafia rassure les réfugiés du soutien du gouvernement qui continuera d’assurer leur protection avec l’appui du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (Hcr).
Pour marquer cette journée d’un sceau de sécurité, chaque refugié recevra dès ce jour sa nouvelle carte de refugié. « Cette nouvelle carte qui répond aux normes et standard du Hcr est plus sécurisée, plus moderne et vous permettra de circuler plus librement », déclare-t-il. Toutefois, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique leur demande de respecter les textes de la République et de se référer aux autorités publiques en cas de difficultés. C’est l'occasion pour lui d’exprimer la gratitude du gouvernement béninois au Hcr, aux responsables des structures étatiques ou non étatiques nationales ou internationales qui œuvrent quotidiennement pour le bien-être des réfugiés et demandeurs d’asile?

Le coordonnateur du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad), Bertin Adéossi, a procédé au lancement, ce mardi 19 juin au centre régional Songhaï à Porto-Novo, d’une formation en entreprenariat agricole au profit de cent jeunes déscolarisés dont vingt-cinq femmes afin de faire d’eux des producteurs de richesse et des créateurs d’emplois.
Cent jeunes déscolarisés jadis voués à un avenir incertain peuvent désormais se frotter les mains. Ils ont désormais toutes les chances de sortir des griffes du chômage auquel ils étaient exposés. Ils doivent le salut au Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad) qui les a retenus et a initié en leur faveur une formation en entrepreneuriat agricole au centre régional Songhaï à Porto-Novo. Ce programme a pour objectifs de développer, restaurer et améliorer la productivité au champ et la valeur ajoutée post-récolte des chaînes des filières ciblées, contribuant ainsi à accroître l’accès des bénéficiaires notamment les agriculteurs, les pisciculteurs, les pêcheurs, les éleveurs, les agro-industriels, à des technologies améliorées, à des infrastructures de production, au financement de l’agriculture et aux infrastructures de marché telles que les magasins de stockage et les chambres froides.
Le Procad couvre l’ensemble du territoire national et travaille avec différents acteurs étatiques et non étatiques à travers ses deux projets à savoir : le Projet de productivité agricole d’Afrique de l’Ouest (Ppaao) et le Projet d’appui à la diversification agricole (Pada).
La formation initiée à l’intention des cent jeunes déscolarisés dont vingt-cinq femmes, sélectionnés sur l’ensemble du territoire national, s’inscrit dans le cadre de la série d’activités du Ppaao, fonds additionnel, prévues au titre de l’année 2018, précise le coordonnateur du Procad, Bertin Adéossi. Elle vise à préparer ces jeunes à devenir de véritables entrepreneurs agricoles capables de créer et de gérer efficacement leurs micros entreprises. En d’autres termes, le Procad entend faire de ces stagiaires, des producteurs de richesses, des développeurs et surtout des créateurs d’emplois.
Bertin Adéossi indique que c’est au regard des objectifs poursuivis par la formation que la sélection de ces jeunes a été faite de façon rigoureuse. Selon lui, le processus qui a conduit au choix de ces cent jeunes a duré plusieurs mois et a été marqué notamment par des séances de concertation entre le Procad et le centre régional Songhaï, le lancement d’appel à candidatures au terme duquel plusieurs centaines de soumissionnaires ont été enregistrés, le dépouillement des dossiers, leur étude et la phase finale de sélection.
Non à la déperdition !
Le directeur du centre régional Songhaï promet, à l’issue des six mois de formation, que les stagiaires seront réellement fonctionnels pour que les objectifs visés soient atteints. A cet effet, les apprenants seront moulés dans cinq composantes dont celle sur la nouvelle vision systémique et agro-écologie qui respecte l’environnement. Ils seront outillés sur les plans technique, moral et organisationnel pour changer les donnes de fonctionnement en termes de performance et d’efficacité dans leurs secteurs respectifs de spécialisation. « Vous devrez être en mesure, au terme de cette formation, de développer des aptitudes de producteur-leader pour une exploitation réelle et plus juste des ressources naturelles locales, tout en respectant la nature pour produire plus et mieux avec moins de moyens en adoptant des technologies authentiques et nobles », assure le directeur du centre régional Songhaï.
Le frère Godfrey Nzamujo plaide pour l’accompagnement des jeunes après la formation par le Procad pour que les fruits tiennent vraiment la promesse des fleurs.
Ernest Gbégnonhou, porte-parole des participants, se réjouit d’ores et déjà de la qualité des enseignements reçus au cours des quinze premiers jours de formation. Ils renforcent leurs capacités avec de nouvelles techniques notamment en matière d’agriculture, de pisciculture, d’élevage et de transformation agro-industrielle. Ils ont été agréablement surpris de constater que les déchets rejetés dans le centre sont récupérés pour réaliser le biogaz qui fournit de l’énergie électrique permettant de faire tourner la cuisine et le foyer. Ernest Gbégnonhou remercie le Procad pour le choix porté sur le centre régional Songhaï qui mérite vraiment son titre emblématique de label en Afrique et même dans le monde en matière de formation en entrepreneuriat agricole et en agrobusiness.
Il faut noter qu’après la cérémonie de lancement, les stagiaires ont eu droit, dans l’après-midi d’hier, à une sensibilisation sur la prévention des risques de déperdition. La séance a été animée par Sabine Toungakouagou Sama, spécialiste en développement social au Procad. Celle-ci a insisté aux jeunes les bons comportements à avoir pendant les six mois de la formation. Il s’agit surtout d’éviter qu’il y ait des cas de déperdition ou de renvois dus à l’indiscipline, aux infections sexuellement transmissibles contractées ou au Vih/Sida contractés et aux grossesses non désirées concernant surtout les femmes. Cette séance de sensibilisation sera périodique pour que le séjour sous régime d’internat des apprenants se passe sans anicroche et permette aux cent jeunes d’aller au bout de la formation, indique Sabine Toungoukouagou Sama?
Le Procad, un modèle à imiter
Tout ceci dénote du sérieux qui est attendu des stagiaires à l’issue de la formation qui durera six mois en régime d’internat sous le partenariat Procad-Songhaï, laisse entendre le coordonnateur Bertin Adéossi. « Nous sommes convaincus que de cette formation, sortiront des entrepreneurs aguerris à même de contribuer à la création de conditions nécessaires à une croissance durable et à la réduction de la pauvreté en milieu rural », espère-t-il. Bertin Adéossi a prodigué de sages conseils aux apprenants qu’il a invité surtout à la soumission totale, à l’assiduité, à la discipline du groupe et au respect de l’équipe d’encadrement et du règlement intérieur du Centre régional Songhaï où ils seront hébergés pendant les six mois de leur formation. « Tout comportement peu recommandable sera sanctionné », avertit le coordonnateur du Procad avant de remercier le gouvernement béninois qui a mis tout en œuvre pour la mise en œuvre de ce financement additionnel du Ppaao par la Banque mondiale sans qui cette formation ne sera pas possible.
Le directeur chargé de l’Entrepreneuriat agricole au niveau du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gilbert Damien Agueh, abonde dans le même sens que le coordonnateur du Procad. Il a demandé aux apprenants de se considérer déjà comme des entrepreneurs agricoles et d’y travailler véritablement. Car, selon lui, n’est pas entrepreneur qui veut ; c’est celui-là qui ne recule pas devant des obstacles. Un entrepreneur, c’est celui qui trouve toujours des ressources nécessaires pour surmonter des difficultés quelles que soient leurs origines, insiste Gilbert Damien Agueh qui a lancé la formation.
Le directeur du centre régional Songhaï, frère Godfrey Nzamujo, face à l’originalité du Procad dont la vision tranche avec tous les autres projets/programmes à travers le volet formation des déscolarisés en agrobusiness, a condamné le système éducatif africain qui ne fait que produire des diplômés sans emploi et sans niveau, incapables de faire émerger l’économie de demain. Pour le directeur du centre régional Songhaï, l’Afrique devrait adopter un système qui permet de préparer mentalement, techniquement et psychologiquement les jeunes à participer à la troisième révolution industrielle et technologique qui s’annonce surtout dans les secteurs comme l’économie verte et l’agro-industrie. C’est ce à quoi s’attelle, depuis plusieurs années, le centre régional Songhaï, souligne le frère Godfrey Nzamujo qui félicite les responsables du Ppaao pour leur vision et appelle toute l’Afrique à imiter le modèle de ce programme?

Un des témoins cités dans le dossier de placement des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale à la Banque internationale du Bénin (Bibe), a été écouté ce mardi 19 juin au tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
A la barre, Eustache Kotingan, président du Conseil d’administration de la Cnss, cité comme témoin, a répondu aux questions de la défense. « J’ai répondu aux questions qui m’ont été posées, j’ai dit ce que je savais, tout ce qui concerne la période où moi je suis président du conseil… », a-t-il déclaré à sa sortie de l’audience.
Les débats ont tourné autour des activités de la caisse, sa responsabilité dans les divers placements de fonds à la Bibe depuis sa prise de service en novembre 2016… Il a été confronté aux diverses déclarations des prévenus et a tenté d’apporter sa part de vérité. Après plus de trois heures d’horloge d’audition, le juge Rodolphe Azo en charge du dossier a renvoyé l’audience au 27 juin prochain, pour écouter d’autres témoins, notamment le directeur général actuel de la Bibe et les responsables de l’Inspection générale de l’Etat. Ces derniers « ont produit le rapport qui n’existe pas au dossier judiciaire, pour lequel nos clients sont poursuivis », selon Aboubacar Baparapé, l’un des avocats de la défense. Par conséquent, Laurent Mètongnon, Jérémie Mora, Célestin Ahonon, Saliou Youssao Aboudou, Edouard Alabi Adégoké, Romain Boco, Alassane Kémoko Moussa, retournent en prison.
Aboubacar Baparapé dit ne pas être satisfait des réponses d’Eustache Kotingan. « Le parquet l’a fait comparaître comme témoin à charge de la défense. Il ne se souvient de rien… », s’est-il désolé. Visiblement, le bout du tunnel est encore loin.
Pour rappel, l’Etat béninois a porté plainte contre certains anciens dirigeants de la Cnss qui auraient perçu des commissions sur des fonds placés à la Bibe, une affaire révélée au cours du Conseil des ministres en novembre 2017. Sept personnes sont écrouées à la prison civile de Cotonou, dans cette affaire.
Alexis METON
Société 20 juin 2018

Le trente-deuxième dossier inscrit au rôle de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2018, connu du dossier de coups mortel qui a conduit le bouvier Boubé Dohia à la barre, samedi 16 juin dernier. Poursuivi pour le crime de coups mortels, il a été condamné à 5 ans de réclusion criminelle.
En détention depuis le 24 décembre 2014, après avoir été inculpé pour une infraction de coups mortels sur Kadri Namata, Boubé Dohia va devoir patienter encore dix-huit mois, avant de recouvrer sa liberté. Bouvier né vers 1995, il s’est vu, en application des dispositions de l’article 309 du Code pénal, infliger 5 ans de réclusion criminelle, samedi 16 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou qu’a présidée Célestin Zanouvi assisté de Noël Houngbo et de Pascal Agboton.
A l’enquête préliminaire comme devant le magistrat instructeur, Boubé Dohia a reconnu les faits. Sur interpellations-réponses du président de la cour, Célestin Zanouvi, et de l’avocat général, Géry Akueson, il a expliqué les circonstances dans lesquelles l’irréparable est survenu. Il a nuancé légèrement, en soutenant que le bœuf querellé était sa propriété.
Par rapport aux faits de la cause, l’avocat général Géry Akueson a relevé les éléments constitutifs de l’infraction de coups mortels. Il a déploré l’absence du certificat médical et de l’acte de décès de la victime au dossier. Deux pièces essentielles qui, selon lui, devraient permettre une bonne appréciation des faits et éviter que le doute installe son lit dans le dossier. Il a alors requis l’acquittement au bénéfice du doute pour l’accusé. Au cas où la cour ne serait pas convaincue du doute, le représentant du ministère public demande qu’elle le retienne dans les liens de l’accusation de coups mortels, puis de le condamner à 5 ans de réclusion criminelle.
Des réquisitions à charge et à décharge qui ont plu à Me Gervais Houndété, avocat de la défense. S’intéressant à l’âge de son client, il estimera que ce dernier ne pouvait pas avoir 18 ans au moment des faits. Il a déploré l’absence de l’acte de naissance de l’accusé dans le dossier. Me Gervais Houndété demande à la cour de ne pas entrer en condamnation, en l’absence de cette importante pièce. Au principal, il a plaidé l’acquittement au bénéfice du doute pour son client. Et au subsidiaire, une condamnation au temps déjà passé en détention afin d’assurer sa récupération par la société?
Les faits
Les faits pour lesquels Boubé Dohia s’est retrouvé devant la cour se sont produits dans la nuit du 16 décembre 2014, dans un campement peul du village de Sakawa-tédji, arrondissement de
Tombouctou, commune de Malanville. Avec son ami Kadri Namata, ils ont décidé d’aller faire paître leurs troupeaux de bœufs. Sur le chemin du retour, ils ont aperçu un bœuf en divagation. Commencera alors une confrontation des idées pour connaître le lieu de provenance de l’animal et éventuellement, l’accaparer. N’ayant pas pu s’accorder, au cours de la bagarre qui s’engage entre eux, Boubé Dohia, plus habile que son protagoniste, réussira à lui asséner des coups de machette à la nuque et à la cuisse droite des suites desquels il va s’écrouler, avant de rendre l’âme peu de temps après. Pris de peur, Boubé Dohia ira se réfugier chez ses parents d’où il fut interpellé.
Les Lions de la Teranga du Sénégal[/caption]Les Lions de la Teranga du Sénégal affrontent, ce mardi 19 juin, au Spartak stadium de Moscou, les Aigles Blancs de la Pologne à la faveur de la première journée des matchs dans le groupe H. Deuxième sélection africaine à jouer les quarts de finale d’une Coupe du Monde après le Cameroun en 1990 et avant le Ghana en 2010, le Sénégal suscite l’espoir de tout un continent.
Seize années après leurs brillants exploits au Mondial Corée du Sud-Japon, les Lions de la Teranga retrouvent la prestigieuse compétition mondiale, ce mardi face à la Pologne. Et pour ce test d’entrée, Sadio Mané et ses coéquipiers auront à cœur de remporter la partie pour espérer faire mieux que la génération El Hadj Diouf, quart de finaliste en 2002, lors de la première participation du Sénégal. Invincible lors des éliminatoires, dans un groupe relevé où il y avait le Burkina Faso, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, le Sénégal, 27e au classement Fifa, dispose de nombreux atouts pour bien entamer cette compétition dans un contexte où le Nigeria, l’Egypte et le Maroc ont manqué leur entrée dans le tournoi. D’ailleurs, ce parcours de géant sur le continent fait des poulains d’Aliou Cissé des prétendants sérieux à une qualification pour les huitièmes de finale. Ainsi, Abdoulaye Diallo, Khadim Ndiaye, Lasina Gassama,
Adama Mbengué, Kadilou Koulibaly, Kala Mbodji, Youssouff Sabaly, Idrissa Gana Gueye, Alfred Ndiaye, Moussa Sow, Mbaye Niang, Diafra Sakho et surtout Sadio Mané doivent jouer leur va-tout dans cette première confrontation historique entre le Sénégal et la Pologne.
Huitième au classement Fifa, la Pologne est à sa huitième participation à une Coupe du Monde. Deux fois sur la troisième marche du podium (1974, 1982), la Pologne vient dans la compétition avec de solides arguments. Le sélectionneur Adam Nawalka qui a mené son équipe à son premier quart de finale de l'Euro en 2016 pourra compter sur l’emblématique Robert Lewandowski, meilleur buteur des qualifications européennes pour la Coupe du Monde avec 16 buts en dix matches. Le capitaine polonais et meilleur buteur de l’histoire de la sélection à 52 buts dispose des qualités offensives capables de faire basculer un match. Il aura comme vis-à-vis, l’attaquant sénégalais de Liverpool Sadio Mané dont les dribbles et l’explosivité peuvent faire parler la poudre dans une défense polonaise qui a encaissé 26 buts lors des matchs qualificatifs?
La sélection de la Pologne détient avec la Suisse le record du plus grand nombre de buts marqués lors d’une défaite en Coupe du monde. Les Aigles Blancs avaient perdu (6-5) lors du Mondial 1938 face au Brésil.
Sports 19 juin 2018