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Le coordonnateur du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad), Bertin Adéossi, a procédé au lancement, ce mardi 19 juin au centre régional Songhaï à Porto-Novo, d’une formation en entreprenariat agricole au profit de cent jeunes déscolarisés dont vingt-cinq femmes afin de faire d’eux des producteurs de richesse et des créateurs d’emplois.
Cent jeunes déscolarisés jadis voués à un avenir incertain peuvent désormais se frotter les mains. Ils ont désormais toutes les chances de sortir des griffes du chômage auquel ils étaient exposés. Ils doivent le salut au Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad) qui les a retenus et a initié en leur faveur une formation en entrepreneuriat agricole au centre régional Songhaï à Porto-Novo. Ce programme a pour objectifs de développer, restaurer et améliorer la productivité au champ et la valeur ajoutée post-récolte des chaînes des filières ciblées, contribuant ainsi à accroître l’accès des bénéficiaires notamment les agriculteurs, les pisciculteurs, les pêcheurs, les éleveurs, les agro-industriels, à des technologies améliorées, à des infrastructures de production, au financement de l’agriculture et aux infrastructures de marché telles que les magasins de stockage et les chambres froides.
Le Procad couvre l’ensemble du territoire national et travaille avec différents acteurs étatiques et non étatiques à travers ses deux projets à savoir : le Projet de productivité agricole d’Afrique de l’Ouest (Ppaao) et le Projet d’appui à la diversification agricole (Pada).
La formation initiée à l’intention des cent jeunes déscolarisés dont vingt-cinq femmes, sélectionnés sur l’ensemble du territoire national, s’inscrit dans le cadre de la série d’activités du Ppaao, fonds additionnel, prévues au titre de l’année 2018, précise le coordonnateur du Procad, Bertin Adéossi. Elle vise à préparer ces jeunes à devenir de véritables entrepreneurs agricoles capables de créer et de gérer efficacement leurs micros entreprises. En d’autres termes, le Procad entend faire de ces stagiaires, des producteurs de richesses, des développeurs et surtout des créateurs d’emplois.
Bertin Adéossi indique que c’est au regard des objectifs poursuivis par la formation que la sélection de ces jeunes a été faite de façon rigoureuse. Selon lui, le processus qui a conduit au choix de ces cent jeunes a duré plusieurs mois et a été marqué notamment par des séances de concertation entre le Procad et le centre régional Songhaï, le lancement d’appel à candidatures au terme duquel plusieurs centaines de soumissionnaires ont été enregistrés, le dépouillement des dossiers, leur étude et la phase finale de sélection.
Non à la déperdition !
Le directeur du centre régional Songhaï promet, à l’issue des six mois de formation, que les stagiaires seront réellement fonctionnels pour que les objectifs visés soient atteints. A cet effet, les apprenants seront moulés dans cinq composantes dont celle sur la nouvelle vision systémique et agro-écologie qui respecte l’environnement. Ils seront outillés sur les plans technique, moral et organisationnel pour changer les donnes de fonctionnement en termes de performance et d’efficacité dans leurs secteurs respectifs de spécialisation. « Vous devrez être en mesure, au terme de cette formation, de développer des aptitudes de producteur-leader pour une exploitation réelle et plus juste des ressources naturelles locales, tout en respectant la nature pour produire plus et mieux avec moins de moyens en adoptant des technologies authentiques et nobles », assure le directeur du centre régional Songhaï.
Le frère Godfrey Nzamujo plaide pour l’accompagnement des jeunes après la formation par le Procad pour que les fruits tiennent vraiment la promesse des fleurs.
Ernest Gbégnonhou, porte-parole des participants, se réjouit d’ores et déjà de la qualité des enseignements reçus au cours des quinze premiers jours de formation. Ils renforcent leurs capacités avec de nouvelles techniques notamment en matière d’agriculture, de pisciculture, d’élevage et de transformation agro-industrielle. Ils ont été agréablement surpris de constater que les déchets rejetés dans le centre sont récupérés pour réaliser le biogaz qui fournit de l’énergie électrique permettant de faire tourner la cuisine et le foyer. Ernest Gbégnonhou remercie le Procad pour le choix porté sur le centre régional Songhaï qui mérite vraiment son titre emblématique de label en Afrique et même dans le monde en matière de formation en entrepreneuriat agricole et en agrobusiness.
Il faut noter qu’après la cérémonie de lancement, les stagiaires ont eu droit, dans l’après-midi d’hier, à une sensibilisation sur la prévention des risques de déperdition. La séance a été animée par Sabine Toungakouagou Sama, spécialiste en développement social au Procad. Celle-ci a insisté aux jeunes les bons comportements à avoir pendant les six mois de la formation. Il s’agit surtout d’éviter qu’il y ait des cas de déperdition ou de renvois dus à l’indiscipline, aux infections sexuellement transmissibles contractées ou au Vih/Sida contractés et aux grossesses non désirées concernant surtout les femmes. Cette séance de sensibilisation sera périodique pour que le séjour sous régime d’internat des apprenants se passe sans anicroche et permette aux cent jeunes d’aller au bout de la formation, indique Sabine Toungoukouagou Sama?
Le Procad, un modèle à imiter
Tout ceci dénote du sérieux qui est attendu des stagiaires à l’issue de la formation qui durera six mois en régime d’internat sous le partenariat Procad-Songhaï, laisse entendre le coordonnateur Bertin Adéossi. « Nous sommes convaincus que de cette formation, sortiront des entrepreneurs aguerris à même de contribuer à la création de conditions nécessaires à une croissance durable et à la réduction de la pauvreté en milieu rural », espère-t-il. Bertin Adéossi a prodigué de sages conseils aux apprenants qu’il a invité surtout à la soumission totale, à l’assiduité, à la discipline du groupe et au respect de l’équipe d’encadrement et du règlement intérieur du Centre régional Songhaï où ils seront hébergés pendant les six mois de leur formation. « Tout comportement peu recommandable sera sanctionné », avertit le coordonnateur du Procad avant de remercier le gouvernement béninois qui a mis tout en œuvre pour la mise en œuvre de ce financement additionnel du Ppaao par la Banque mondiale sans qui cette formation ne sera pas possible.
Le directeur chargé de l’Entrepreneuriat agricole au niveau du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gilbert Damien Agueh, abonde dans le même sens que le coordonnateur du Procad. Il a demandé aux apprenants de se considérer déjà comme des entrepreneurs agricoles et d’y travailler véritablement. Car, selon lui, n’est pas entrepreneur qui veut ; c’est celui-là qui ne recule pas devant des obstacles. Un entrepreneur, c’est celui qui trouve toujours des ressources nécessaires pour surmonter des difficultés quelles que soient leurs origines, insiste Gilbert Damien Agueh qui a lancé la formation.
Le directeur du centre régional Songhaï, frère Godfrey Nzamujo, face à l’originalité du Procad dont la vision tranche avec tous les autres projets/programmes à travers le volet formation des déscolarisés en agrobusiness, a condamné le système éducatif africain qui ne fait que produire des diplômés sans emploi et sans niveau, incapables de faire émerger l’économie de demain. Pour le directeur du centre régional Songhaï, l’Afrique devrait adopter un système qui permet de préparer mentalement, techniquement et psychologiquement les jeunes à participer à la troisième révolution industrielle et technologique qui s’annonce surtout dans les secteurs comme l’économie verte et l’agro-industrie. C’est ce à quoi s’attelle, depuis plusieurs années, le centre régional Songhaï, souligne le frère Godfrey Nzamujo qui félicite les responsables du Ppaao pour leur vision et appelle toute l’Afrique à imiter le modèle de ce programme?

Un des témoins cités dans le dossier de placement des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale à la Banque internationale du Bénin (Bibe), a été écouté ce mardi 19 juin au tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
A la barre, Eustache Kotingan, président du Conseil d’administration de la Cnss, cité comme témoin, a répondu aux questions de la défense. « J’ai répondu aux questions qui m’ont été posées, j’ai dit ce que je savais, tout ce qui concerne la période où moi je suis président du conseil… », a-t-il déclaré à sa sortie de l’audience.
Les débats ont tourné autour des activités de la caisse, sa responsabilité dans les divers placements de fonds à la Bibe depuis sa prise de service en novembre 2016… Il a été confronté aux diverses déclarations des prévenus et a tenté d’apporter sa part de vérité. Après plus de trois heures d’horloge d’audition, le juge Rodolphe Azo en charge du dossier a renvoyé l’audience au 27 juin prochain, pour écouter d’autres témoins, notamment le directeur général actuel de la Bibe et les responsables de l’Inspection générale de l’Etat. Ces derniers « ont produit le rapport qui n’existe pas au dossier judiciaire, pour lequel nos clients sont poursuivis », selon Aboubacar Baparapé, l’un des avocats de la défense. Par conséquent, Laurent Mètongnon, Jérémie Mora, Célestin Ahonon, Saliou Youssao Aboudou, Edouard Alabi Adégoké, Romain Boco, Alassane Kémoko Moussa, retournent en prison.
Aboubacar Baparapé dit ne pas être satisfait des réponses d’Eustache Kotingan. « Le parquet l’a fait comparaître comme témoin à charge de la défense. Il ne se souvient de rien… », s’est-il désolé. Visiblement, le bout du tunnel est encore loin.
Pour rappel, l’Etat béninois a porté plainte contre certains anciens dirigeants de la Cnss qui auraient perçu des commissions sur des fonds placés à la Bibe, une affaire révélée au cours du Conseil des ministres en novembre 2017. Sept personnes sont écrouées à la prison civile de Cotonou, dans cette affaire.
Alexis METON
Société 20 juin 2018

Le trente-deuxième dossier inscrit au rôle de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2018, connu du dossier de coups mortel qui a conduit le bouvier Boubé Dohia à la barre, samedi 16 juin dernier. Poursuivi pour le crime de coups mortels, il a été condamné à 5 ans de réclusion criminelle.
En détention depuis le 24 décembre 2014, après avoir été inculpé pour une infraction de coups mortels sur Kadri Namata, Boubé Dohia va devoir patienter encore dix-huit mois, avant de recouvrer sa liberté. Bouvier né vers 1995, il s’est vu, en application des dispositions de l’article 309 du Code pénal, infliger 5 ans de réclusion criminelle, samedi 16 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou qu’a présidée Célestin Zanouvi assisté de Noël Houngbo et de Pascal Agboton.
A l’enquête préliminaire comme devant le magistrat instructeur, Boubé Dohia a reconnu les faits. Sur interpellations-réponses du président de la cour, Célestin Zanouvi, et de l’avocat général, Géry Akueson, il a expliqué les circonstances dans lesquelles l’irréparable est survenu. Il a nuancé légèrement, en soutenant que le bœuf querellé était sa propriété.
Par rapport aux faits de la cause, l’avocat général Géry Akueson a relevé les éléments constitutifs de l’infraction de coups mortels. Il a déploré l’absence du certificat médical et de l’acte de décès de la victime au dossier. Deux pièces essentielles qui, selon lui, devraient permettre une bonne appréciation des faits et éviter que le doute installe son lit dans le dossier. Il a alors requis l’acquittement au bénéfice du doute pour l’accusé. Au cas où la cour ne serait pas convaincue du doute, le représentant du ministère public demande qu’elle le retienne dans les liens de l’accusation de coups mortels, puis de le condamner à 5 ans de réclusion criminelle.
Des réquisitions à charge et à décharge qui ont plu à Me Gervais Houndété, avocat de la défense. S’intéressant à l’âge de son client, il estimera que ce dernier ne pouvait pas avoir 18 ans au moment des faits. Il a déploré l’absence de l’acte de naissance de l’accusé dans le dossier. Me Gervais Houndété demande à la cour de ne pas entrer en condamnation, en l’absence de cette importante pièce. Au principal, il a plaidé l’acquittement au bénéfice du doute pour son client. Et au subsidiaire, une condamnation au temps déjà passé en détention afin d’assurer sa récupération par la société?
Les faits
Les faits pour lesquels Boubé Dohia s’est retrouvé devant la cour se sont produits dans la nuit du 16 décembre 2014, dans un campement peul du village de Sakawa-tédji, arrondissement de
Tombouctou, commune de Malanville. Avec son ami Kadri Namata, ils ont décidé d’aller faire paître leurs troupeaux de bœufs. Sur le chemin du retour, ils ont aperçu un bœuf en divagation. Commencera alors une confrontation des idées pour connaître le lieu de provenance de l’animal et éventuellement, l’accaparer. N’ayant pas pu s’accorder, au cours de la bagarre qui s’engage entre eux, Boubé Dohia, plus habile que son protagoniste, réussira à lui asséner des coups de machette à la nuque et à la cuisse droite des suites desquels il va s’écrouler, avant de rendre l’âme peu de temps après. Pris de peur, Boubé Dohia ira se réfugier chez ses parents d’où il fut interpellé.
Les Lions de la Teranga du Sénégal[/caption]Les Lions de la Teranga du Sénégal affrontent, ce mardi 19 juin, au Spartak stadium de Moscou, les Aigles Blancs de la Pologne à la faveur de la première journée des matchs dans le groupe H. Deuxième sélection africaine à jouer les quarts de finale d’une Coupe du Monde après le Cameroun en 1990 et avant le Ghana en 2010, le Sénégal suscite l’espoir de tout un continent.
Seize années après leurs brillants exploits au Mondial Corée du Sud-Japon, les Lions de la Teranga retrouvent la prestigieuse compétition mondiale, ce mardi face à la Pologne. Et pour ce test d’entrée, Sadio Mané et ses coéquipiers auront à cœur de remporter la partie pour espérer faire mieux que la génération El Hadj Diouf, quart de finaliste en 2002, lors de la première participation du Sénégal. Invincible lors des éliminatoires, dans un groupe relevé où il y avait le Burkina Faso, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, le Sénégal, 27e au classement Fifa, dispose de nombreux atouts pour bien entamer cette compétition dans un contexte où le Nigeria, l’Egypte et le Maroc ont manqué leur entrée dans le tournoi. D’ailleurs, ce parcours de géant sur le continent fait des poulains d’Aliou Cissé des prétendants sérieux à une qualification pour les huitièmes de finale. Ainsi, Abdoulaye Diallo, Khadim Ndiaye, Lasina Gassama,
Adama Mbengué, Kadilou Koulibaly, Kala Mbodji, Youssouff Sabaly, Idrissa Gana Gueye, Alfred Ndiaye, Moussa Sow, Mbaye Niang, Diafra Sakho et surtout Sadio Mané doivent jouer leur va-tout dans cette première confrontation historique entre le Sénégal et la Pologne.
Huitième au classement Fifa, la Pologne est à sa huitième participation à une Coupe du Monde. Deux fois sur la troisième marche du podium (1974, 1982), la Pologne vient dans la compétition avec de solides arguments. Le sélectionneur Adam Nawalka qui a mené son équipe à son premier quart de finale de l'Euro en 2016 pourra compter sur l’emblématique Robert Lewandowski, meilleur buteur des qualifications européennes pour la Coupe du Monde avec 16 buts en dix matches. Le capitaine polonais et meilleur buteur de l’histoire de la sélection à 52 buts dispose des qualités offensives capables de faire basculer un match. Il aura comme vis-à-vis, l’attaquant sénégalais de Liverpool Sadio Mané dont les dribbles et l’explosivité peuvent faire parler la poudre dans une défense polonaise qui a encaissé 26 buts lors des matchs qualificatifs?
La sélection de la Pologne détient avec la Suisse le record du plus grand nombre de buts marqués lors d’une défaite en Coupe du monde. Les Aigles Blancs avaient perdu (6-5) lors du Mondial 1938 face au Brésil.
Sports 19 juin 2018
L'équipe Nationale de la Suède [/caption]
L’équipe de la Suède s'est débarrassée (1-0) de la Corée du Sud lors de son premier match de la Coupe du monde 2018 dans le groupe F. Les Suédois ont tiré leur épingle du jeu grâce au but de Granqvist sur penalty. Grâce à ce succès, Ola Toivonen et ses coéquipiers rejoignent le Mexique en tête du groupe F de la Coupe du Monde. Ils vont affronter lors de la deuxième journée, samedi prochain, l’Allemagne battu (1-0) par le Mexique tandis que la Corée du Sud devra en découdre avec le Mexique pour essayer de se relancer?
La Tunisie aussi courbe l’échine (2-1) face à l’Angleterre !
Quatrième nation africaine en compétition, ce lundi 18 juin, la Tunisie a également perdu face à l’Angleterre (2-1). Le doublé d’Harry Kane permet aux Three Lions de rejoindre la Belgique en tête du groupe G. Grosse déception des joueurs tunisiens surpris dans les ultimes instants du match. En effet, menés dès la onzième minute, les Aigles de Carthage sont parvenus à revenir au score sur penalty transformé par Ferjani Sassi à la 35e minute (1-1).
Convaincu de la domination anglaise, le sélectionneur Gareth Southgate fait une option offensive qui finit par payer à la 91e minute. A la suite d’un corner répété Harry Maguire envoie le ballon à Harry Kane complètement esseulé au second poteau qui marque de la tête. D’un coup, il devient le premier joueur anglais à réussir un doublé lors de la Coupe du Monde de la FIFA, depuis Gary Lineker en 1990?
La Belgique victorieuse face au Panama
Large victoire de la Belgique (3-0) face au Panama, ce lundi lors de la première journée dans le groupe G. En dépit des nombreuses occasions ratées face à la modeste équipe de Panama, Carrasco, De Bruyne, Hazard et Mertens ont fini par avoir la clé du match dès la deuxième mi-temps. Sur un exploit personnel, Mertens, d’une reprise de volée limpide le gardien adverse (1-0, 47e). La résistance de Torrès n’apportera rien à l’équipe du Panama. Les Diables rouges vont imprimer leur rythme au jeu, ce qui va permettre à Lukaku, de s'offrir un doublé, d'une tête plongeante (2-0, 69e) puis sur un contre express mené par Hazard (3-0, 75e).
Sports 19 juin 2018

Le Comité national du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (Conacilss) a organisé du 14 au 16 juin dernier, un atelier pour réfléchir à la stratégie à mettre en œuvre pour atteindre de meilleurs résultats, notamment en ce qui concerne la contribution du Bénin au fonctionnement du Cilss, la priorisation des appuis attendus et le positionnement de ses cadres à des postes stratégiques au sein de l’institution régionale.
Le dérèglement climatique et ses effets sont au centre des préoccupations dans les pays d’Afrique au Sud du Sahara. Les États du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, pour mieux faire face aux défis de la désertification et de la sécheresse, sont réunis au sein du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss). Sur le plan national, c’est le Comité national (Conacilss) qui est le point focal du Cilss.
Le Bénin ayant adhéré au Cilss depuis 2012, son Comité national manque de dynamisme, pendant que le pays ne paie pas ses cotisations mais bénéficie de l’assistance technique et financière de l’Institution régionale. Pour remédier à cet état de choses qui bloque la désignation des cadres béninois au sein des instances du Cilss, le Conacilss a convié, du 14 au 16 juin dernier, les ministères sectoriels, les institutions spécialisées ou de recherche, d’acteurs non étatiques et les partenaires techniques, à une concertation pour réfléchir en vue d’améliorer la contribution et le positionnement du pays au sein de l’institution régionale.
Les participants ont échangé pour "une meilleure connaissance du Cilss et un rayonnement de son comité national" au Bénin. Les travaux ont porté essentiellement sur l’organisation et le fonctionnement du Cilss, les diverses thématiques relatives à ses domaines d’intervention. Les réflexions ont porté par ailleurs sur comment accroître tant la visibilité du Cilss au Bénin que la représentativité du Bénin au sein de l’institution régionale, les contraintes à lever pour améliorer la crédibilité et la représentativité du Bénin.
Les participants, répartis en groupes, ont proposé des solutions durables suivant les axes de réflexion pour permettre au Bénin de faire face à ses engagements financières, vu que depuis son adhésion en 2012, le pays ne s’est jamais acquitté de ses cotisations pour le fonctionnement du Cilss.
Pour appréhender les enjeux et les questions prioritaires et émergentes de l’agenda 2030 du Cilss, plusieurs questions ont fait l’objet de communications thématiques introductives aux travaux de groupe. Elles ont porté sur le changement et les perturbations climatiques, l’occupation et l’utilisation des terres en Afrique de l’Ouest, ainsi que l’approche territoriale de développement agricole et les implications pour la sécurité alimentaire et nutritionnel.
Aujourd'hui, le besoin de renforcement de capacité des coiffeurs et coiffeuses est grand[/caption]Pour aider les coiffeurs et coiffeuses à s’adapter aux évolutions technologiques et à la demande des clients, le centre de formation en coiffure et esthétique de l’Ong Mouvement pour le développement économique et social (Modes) organise une session de perfectionnement à leur intention. La formation a été ouverte, ce lundi 18 juin à Cotonou, par le secrétaire exécutif de l’Ong Pascal Todjinou.
Six jours de renforcement et de remise à niveau, sous la conduite de deux formateurs aguerris, au profit d’une trentaine de coiffeurs et coiffeuses issus de diverses associations professionnelles de Cotonou et environs. C’est une initiative de l’Ong Mouvement pour le développement économique et social (Modes) et de son Conseil de gestion pour le perfectionnement des professionnels de la coiffure.
Selon le secrétaire exécutif de l’Ong Modes, Pascal Todjinou, cette formation est une exigence au regard de la modernité et de la demande variée des clients. Il est question de remettre à niveau les coiffeurs et coiffeuses pour leur éviter qu’ils soient en déphasage avec la modernité. « Aujourd’hui, le monde de la coiffure évolue et si vous ne vous mettez pas à niveau vous serez dépassés », a-t-il rappelé hier aux participants lors du lancement officiel de la session. Ceux-ci sont issus de trois différentes associations notamment l’Association des professionnels de la coiffure et de l’esthétique d’Akpakpa (Apcea), l’Association des professionnels de la coiffure et de l’esthétique du douzième arrondissement de Cotonou (Apcedac) et de l’Union nationale des professionnels de la coiffure et de l’esthétique du Bénin (Unpceb).
Responsable technique du centre Modes, le formateur Raphaël Monty précise l’objectif et le contenu de la formation. « Ce renforcement a été initié pour relever le niveau des coiffeurs et coiffeuses de Cotonou et environs. Il s’agira de les sensibiliser sur les risques liés à l’utilisation de certains produits et outils sur les clients. C’est dans ce cadre que nous aborderons des thèmes comme le traitement de cheveux sans occulter l’anatomie de la peau et du cheveu », fait-il savoir.
La formatrice Prisque Padonou Hountondji, secrétaire du Conseil de gestion et présidente de l’Apcea, ajoute : « Au cours de cette session, nous aurons à leur apprendre à réaliser le Curly, le Wave, les coupes dames et hommes, les soins après les coupes et le rasage, les chignons, le nouage des foulards... ».
Convaincu de l’opportunité de la formation, Pascal Todjinou a invité les participants à se laisser former sans complexe, dans l’esprit d’apprendre aujourd’hui pour former demain.
L’Ong Modes œuvre pour le bien-être et le développement humain. Elle a ouvert son centre de formation en coiffure et esthétique depuis 2010. A en croire le président du Conseil de gestion de l’Ong, Patient Dègbo, la présente formation avait déjà été organisée à Hêvié par l’Ong Modes sur financement du Fonds de développement de la formation professionnelle continue et de l’apprentissage (Fodefca).
Des responsables du mouvement s'expliquant[/caption]Les responsables du mouvement politique « Minandjangodo » ont initié, samedi 16 juin dernier à Cotonou, une causerie débat pour échanger avec les populations et partager avec elles, ce qu’ils ont appelé « la vraie version » sur certaines actions du chef de l’Etat. L’initiative vise à freiner l’élan que prend l’intoxication notamment sur les réseaux sociaux, ont-ils expliqué.
Chants et slogans pour magnifier les actions du président Patrice Talon, louer son courage et saluer ses réformes pour le bien-être des populations. C’est ainsi que les responsables du mouvement politique « Minandjangodo » ont démarré la journée d’échange qu’ils ont initiée à l’endroit de la population de Cotonou et d’autres localités pour mieux leur expliquer les « actions mal interprétées » du président de la République. « Le chef de l’Etat travaille dans le calme, mais la rue intoxique les populations ; des personnes mal intentionnées utilisent les réseaux sociaux pour tordre le cou à la vérité et manipulent les populations », s’est insurgée la présidente dudit mouvement, Irène Françoise Béhanzin. « Entre ce que vous entendez et ce qui est, il y a un fossé et il convient de vous l’expliquer », poursuit-elle. L’essentiel à retenir, selon elle, des deux premières années de gouvernance du chef de l’Etat, c’est que « Le Bénin est en chantier et cela n’est pas prêt de s’arrêter ».
L’objectif de la causerie n’est ni de louanger encore moins de déifier le président Patrice Talon, nuance Eugène Albert Rodriguez. Bien au contraire, fait-il savoir, il s’agit de faire le point des grandes réalisations entamées sous lui et de scruter le niveau de réalisation du programme d’action du gouvernement. Là-dessus, les signes sont au vert et les fruits suivront la promesse des fleurs, apprécie-t-il.
Enseignant de formation, Eugène Albert Rodriguez salue tout particulièrement les innovations touchant à son secteur d’activité. Il dit être convaincu que l’école béninoise se porte mieux aujourd’hui que par le passé, car de nombreuses réformes y ont été introduites. La dernière illustration en date de l’engagement du régime Talon au profit d’une éducation de qualité, apprécie-t-il, ce sont les mesures prises lors du dernier Conseil des ministres par rapport à la restauration, à l’hébergement, au déplacement et aux soins de santé des étudiants des universités publiques.
Ezéchiel Lissassi, un autre responsable du mouvement, est largement revenu sur ce qu’on pourrait qualifier d’« Affaire suppression de l’essence de contrebande ». Cette mesure est plutôt une disposition du nouveau Code pénal et non une décision unilatérale du président de la République de mettre les acteurs de ce commerce au chômage, rectifie-t-il. Et de poursuivre que le président Patrice Talon travaille à la reconversion desdits acteurs. « Ils seront pour la plupart réintégrés dans un circuit plus formel et exerceront en toute légalité », laisse-t-il entendre. Les actions du gouvernement et la lecture qu’il faut en faire, il en a été également question au cours des interventions d’autres responsables du mouvement « Minandjangodo » comme David Gnanhoui Rodriguez et Mathias Vigan.
Du côté des populations, la séance aura été bénéfique, assure-t-on. Elle a permis par exemple à dame Audrey Kpodo, revendeuse à Cotonou, « de comprendre que beaucoup de mensonges circulent sur les réseaux sociaux contre les actions du président ». Pour y remédier et aider les populations à ne plus succomber à l’intoxication, elle suggère « que de telles rencontres se tiennent à intervalles de temps réguliers ».
Des pré-briquettes sorties de moule à partir des déchets locaux de biomasse[/caption]L’Association Jeunesse et Développement du Bénin (Ajdb) appuyée par le Programme de microfinancement du Fonds pour l’Environnement mondial (Pmf-Fem) promeut la filière du biocharbon à partir des déchets locaux de biomasse. C’est par un mécanisme de renforcement d’opérateurs privés à travers un investissement qui favorise la réduction de la pression humaine sur les forêts. Les acteurs nous en édifient sur le site de fabrication des briquettes de charbon à Glo (Abomey-Calavi).
Contribuer à réduire l’exploitation irrationnelle de la forêt à des fins de production d’énergie domestique, en créant des activités génératrices de revenus à travers une gestion participative et rationnelle des ressources naturelles par et pour les populations. C’est l’objectif global que poursuit l’Association Jeunesse et Développement du Bénin (Ajdb), selon son directeur exécutif, Odilon Djakpo. L’association propose aux femmes, et à tout utilisateur de bois-énergie, des briquettes combustibles pour remplacer le charbon ou le bois. Pour atteindre cet objectif, le directeur exécutif de l’Ajdb révèle que l’association appuie la production du bio-charbon avec des équipements moins coûteux facilement maîtrisables et réparables. Elle veille à mettre à la disposition des populations un combustible bon marché, de qualité et facilement accessible. Il s’agit également, fait-il observer, de sensibiliser les populations sur l’utilisation du bio-charbon, sa rentabilité et ses avantages pour la protection de l’environnement et la santé. Il s’agit enfin de former les associations et les acteurs intervenant dans le domaine de la gestion des déchets sur les techniques de fabrication du bio-charbon pour la promotion d’une utilisation plus étendue surtout.
« Cela fait deux ans que nous avons commencé ce projet », informe le directeur exécutif de l’Ong Ajdb. On ne peut produire le bio-charbon au cours de la saison pluvieuse, parce qu’on ne peut procéder au séchage solaire des briquettes qui ont besoin d’être sèches pour brûler, explique-t-il.
La procédure de fabrication du bio-charbon n’est pas compliquée. Pour les réaliser, décrit Odilon Djakpo, on rassemble les sciures de bois, les déchets de récoltes et poussières de charbon, et tout ce qui est biodégradable avec un taux d’humidité inférieur à 15 pour cent qu’on soumet à carbonisation. Une carbonisation qui doit être parfaite, donc réalisée dans des conditions anaérobies pour ne pas aboutir à de la cendre, insiste-t-il. La broyeuse entre ensuite en action pour réduire la biomasse carbonisée ainsi obtenue en produit plus fin qu’on peut tamiser pour disposer d’une fine granulométrie, nécessaire et propice pour obtenir un bon produit à mélanger avec du liant (argile ou tout dérivé d’amidon chauffé). Ce mélange atterrit dans les moules pour obtenir les pré- briquettes sous pression qui seront soumises au séchage solaire. Cette dernière étape peut durer, selon lui, quatre à cinq jours et traduit pourquoi la production artisanale de briquettes combustibles est difficile en temps de pluie.
Les foyers, fait remarquer le directeur exécutif, ont besoin davantage d’oxygène pour créer une acceptable combustion. Lente et douce, celle-ci procure de la chaleur utilisable sur la durée, tandis que le charbon de bois brûle très vite, relève-t-il. Ce dont ont besoin les restaurateurs et tenanciers de maquis pour maintenir chaudes leurs marchandises.
Bio-charbon, environnement et santé
Des propos de dame Nongnikan Zanou qui utilise les briquettes pour préparer, on retient qu’elles mettent du temps à s’enflammer mais qu’elles durent à produire la chaleur et sont donc économiques.
Odilon Djakpo signale que l’Ajdb bénéficie, pour réaliser le bio-charbon, de l’accompagnement du Programme de microfinancement du Fonds pour l’Environnement mondial dont le coordonnateur Mathieu Houinato donne quelques conseils pour la commercialisation et l’extension de l’usage du nouveau produit. Il faut, pense-t-il, proposer un conditionnement au kilogramme compétitif pour rivaliser avec le charbon de bois dont la forte utilisation entraîne la déforestation et prédispose aux changements climatiques.
L’accroissement de la fabrication des briquettes et leur adoption induira, selon le coordonnateur, la régression de l’usage du charbon qui est un des objectifs du Fonds pour l’Environnement Mondial. Pour Mathieu Houinato, il faut cibler des clients potentiels qui, a priori, peuvent être intéressés par la vente ou l’utilisation du bio-charbon afin de conduire les populations à l’adopter.
Bernard Sogninou, président de l’Association vie et conscience, bénéficiaire du Pmf-Fem, déclare être conscient qu’il faut proposer du bio-charbon économique et de qualité pour décourager les utilisateurs de charbon de bois.
La valorisation des déchets organiques par la fabrication du bio-charbon ou briquettes combustibles est stimulée par les avantages comme la prise de parts dans les filières des énergies renouvelables, la génération d’emplois en vue de diminuer la pauvreté et la diminution du coût de transport des déchets.
De plus, approuve le directeur exécutif, le bio-charbon permet de réduire les pressions faites sur les ressources forestières et de lutter contre les changements climatiques. Il permet également de réduire la prolifération des dépotoirs sauvages et de lutter contre la dégradation des terres.
Le bio-charbon n’est pas polluant et donc permet de réduire les affections respiratoires, les maladies des yeux, les allergies et la parasitose.

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, l’Association béninoise pour l’éveil et le développement (Abed) soutenue par le ministère du Cadre de vie, a planté des arbres dans toutes les rues du quartier Dota dans le cinquième arrondissement de Cotonou.
L’Association béninoise pour l’éveil et le développement (Abed) a entrepris de planter des arbres dans toutes les rues du quartier Dota dans le cinquième arrondissement de Cotonou. Soutenu par le ministère du Cadre de vie, ce quartier sera bientôt pourvu de poubelles et débarrassé des sachets plastiques.
Stéphane Zinzindohoué, président l’Abed, explique que cette activité vise à briser le mythe de la désertification en ville. Selon lui, les villes deviennent de plus en plus déboisées et il faut inverser la tendance. Il souligne que cette action se justifie par le souci de laisser à la génération future un écosystème idéal pour leur équilibre.
De façon spécifique, l’Ong met en œuvre depuis mai dernier un plan de quartier éco-citoyen. Il s’agit, aux dires de M. Zinzindohoué, de faire du quartier Dota, qui est la charnière entre Zongo et Guinkomey, la base du développement durable pour atteindre les objectifs de l’agenda 2030. Pour lui, il s’agit de faire de ce quartier un modèle que les autres quartiers pourront copier. « Le quartier sera vert, propre, salubre et il n’y aura pas de sachets plastiques », promet-il au terme de deux ans de mise en œuvre de son plan d’action.
Stéphane Zinzindohoué annonce l’installation prochaine des équipements de salubrité comme les poubelles dans toutes les rues de Dota, afin que le quartier soit un modèle de développement socio-économique. Il rassure que les plants mis en terre seront suivis. « Le suivi sera fait par les riverains, les habitants des maison ou des boutiques devant lesquelles les plants auraient été mis en terre », souligne-t-il, ajoutant qu’une évaluation du suivi sera faite régulièrement par mois.
Arcadius Bada, directeur de la Promotion de l’Eco-citoyenneté par intérim, se réjouit de l’initiative et affirme qu’elle vient en appui aux missions de ce département ministériel. Il exhorte les riverains à prendre soin des plants mis en terre afin que les effets attendus de ces arbres soient obtenus.
Colonel Isidore Koty, chef de l’Inspection forestière des départements de l’Atlantique et du Littoral, salue l’initiative à la base. « C’est une très bonne initiative que nous soutenons parce que la désertification n’est pas toujours dans les champs, c’est aussi en ville », explique-t-il. Isidore Koty précise que l’activité permet de faire passer le message de la lutte contre la désertification de l’écosystème dans lequel nous vivons.
La Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse est célébrée chaque année pour sensibi liser l’opinion publique à cette question et aux efforts à faire au niveau international. Cette journée est une occasion de rappeler à chacun que la neutralité en termes de dégradation des terres est possible moyennant un fort engagement de la communauté et une coopération à tous les niveaux?