La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Cimsa 2018: La directrice régionale de l’Oms Moeti Rebecca Matshidiso à Cotonou

Dans le cadre de la deuxième Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres de l’Economie numérique, sur la sécurité des soins en Afrique (Cimsa 2018) qui s’ouvre ce jour, la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) pour l’Afrique, Dr Moeti Rebecca Matshidiso est arrivée, ce dimanche 17 juin à Cotonou. Elle a été accueillie à sa descente d’avion par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.

Plusieurs des hôtes de marque attendus dans le cadre de la deuxième Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres de l’Economie numérique, sur la sécurité des soins en Afrique (Cimsa 2018) ont rallié Cotonou au cours de la journée du dimanche 17 juin. Au nombre de ceux-ci, le docteur Moeti Rebecca Matshidiso, directrice régionale de l’organisation mondiale de la
Santé (Oms) pour l’Afrique.
Dans la brève intervention faite aux médias à sa descente d’avion, la patronne de l’Oms-Afrique a expliqué qu’elle retrouve Cotonou où elle avait été élue à ce poste pour prendre part à la conférence internationale sus-évoquée. « Je viens aussi ici parce que le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé y sera et nous aurons l’opportunité de discuter avec les autorités nationales de la situation sanitaire au Bénin et de ce que l’Oms et d’autres partenaires font pour améliorer la situation sanitaire des populations». Relativement à la Cimsa, elle a soutenu que « La cybersanté est en pleine évolution et il existe de nombreuses opportunités pour utiliser les technologies et améliorer la santé ». «Pour nous à l’Oms, poursuit-elle, nous appuyons les gouvernements à développer leur stratégies et les mettre au service des populations et cela peut aider à contrôler les maladies transmissibles et les épidémies ». L’ambition selon elle, c’est de voir comment la sécurité des soins dans les formations sanitaires peut être améliorée grâce aux technologies de la communication et voir comment éduquer et former les populations et les agents de santé pour développer une aisance de la communication autour de la prise en charge d’un malade. «Si plusieurs ministres sont ici, c’est qu’ils peuvent voir comment travailler dans leurs pays pour appuyer les vœux des gouvernements », a-t-elle aussi soutenu.

Santé 18 juin 2018


Séminaire sur la réforme du code électoral: L’Assemblée nationale oeuvre pour une loi consensuelle

L’Assemblée nationale a rassemblé toutes les composantes de la société, jeudi 14 juin dernier à Cotonou, autour d’un atelier portant sur la réforme du Code électoral. Les échanges ont été ouverts par le président de l’hémicycle, Adrien Houngbédji, en présence du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané.

Parlementaires, émissaires de l’Exécutif, représentants de la Cour constitutionnelle et du pouvoir judiciaire, représentants du corps diplomatique et d’institutions internationales accrédités au Bénin, présidents d’institutions de la République, élus locaux, sages et notables, chefs traditionnels et religieux, représentants de partis politiques et de la société civile..., tous ont répondu à l’appel de l’Assemblée nationale autour de la réforme du Code électoral. Pour le président du comité d’organisation de la séance, le député Jean-Michel Abimbola, la quantité et la qualité des participants à ces assises témoignent de l’importance du sujet. Démontrant l’opportunité de cette réforme, il a rappelé que la loi actuellement en vigueur, est une juxtaposition intégrale et sans souci d’harmonisation, de six différentes lois électorales votées entre 2007 et 2015, dans des contextes bien différents. En outre le président de l’Assemblée nationale Adrien Hounbédji fait savoir que le Bénin, de 1990 à ce jour, en est à sa vingt-septième loi électorale. D’où l’importance de réfléchir à l’élaboration de mesures plus adaptées qui garantissent la crédibilité, la fiabilité, la transparence et la représentativité. « La réforme du Code électoral s’impose à nous, pas comme une option mais une nécessité », a soutenu le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.
Ces assises devront permettre d’obtenir des propositions et des avis pour améliorer de façon inclusive le Code électoral afin de disposer d’un avant-projet de loi qui organise mieux les élections et la vie politique au Bénin, dans le respect de la démocratie. C’est ainsi que se perçoit l’attente de l’Assemblée nationale au terme des travaux. Pour le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, il s’agit d’évaluer les points d’accord qu’il faudra conforter, les points d’incompréhension qu’il faudra clarifier et les compromis auxquels il faudra parvenir. « En régime démocratique, le peuple souverain est la source de la légitimité. L’organisation du mode par lequel le peuple désigne ses représentants à la tête des institutions revêt une grande importance... L’adoption d’un code électoral est un acte majeur, un facteur de paix et de développement », a expliqué le président de l’Assemblée nationale. Il va sans dire que cette réforme impose une démarche inclusive.
Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a alors invité tous les participants quelle que soit leur connotation politique (ou leur rang), à s’impliquer dans le débat avec le souci de l’intérêt général. « De la discussion, dit-on, jaillit la lumière. Plus nous sommes nombreux à discuter, plus rayonnante sera la lumière », déduit le président Adrien Houngbédji avant d’ouvrir les échanges.

Actualités 18 juin 2018


Assassinat, 28e dossier: 15 ans pour Alassane Saka et 10 ans pour Yèkini Goroconan

Le vingt-huitième dossier soumis à l’examen de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, mercredi 13 juin, a porté sur une affaire d’assassinat et de complicité d’assassinat. Interpellés puis inculpés pour ces infractions, Alassane Saka et Yèkini Goroconan ont respectivement été condamnés à 15 ans et 10 ans de réclusion criminelle.

Inculpés respectivement pour assassinat et complicité d’assassinat sur la personne de Djabi Aladji Goroconan, les sieurs Alassane Saka et Yèkini Goroconan étaient devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, mercredi dernier. Déclarés coupables, en vertu des dispositions des articles 59, 60, 295 à 298 et 302 du Code pénal, ils se sont vus infliger respectivement 15 ans et 10 ans de réclusion criminelle par la cour présidée par Célestin Zanouvi. Les assesseurs de ce dernier avaient pour noms Richard
Limoan et Epiphane Yéyé.
Au cours de leur audition à la barre, les deux accusés ont donné du fil à retordre à la cour et au représentant du ministère public, Nasser Linsoussi. Un vrai puzzle dont les pièces n’ont pas été faciles à reconstituer.
Si tous ont reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, Yèkini Goroconan les a d’emblée niés à la barre. Il a refusé avoir commandité l’assassinat de son frère Djabi Aladji Goroconan, en demandant à Alassane Saka de lui ôter la vie. «N’est-ce pas parce que tu convoitais les bœufs de ton frère, que tu as voulu qu’il soit assassiné?», lui a demandé l’avocat général, Nasser Linsoussi.
« Il ne m’a jamais instruit d’aller tuer son frère », a confirmé Alassane Saka, ajoutant que c’est de sa propre initiative qu’il a commis l’infraction. « Il y avait un différend entre nous, après que les bêtes de Djabi Aladji Goroconan soit rentrées dans mon champ de manioc et que nous nous soyons bagarrés entre temps. Il n’a jamais cessé de menacer de me tuer », poursuit-il. Assommé de questions par la cour, il met tout sur le compte de l’ignorance et du mauvais sort.
Prenant ses réquisitions, l’avocat général Nasser Linsoussi fait remarquer qu’il y a eu homicide volontaire avec préméditation. Evoquant les dispositions de l’article 296 du Code pénal, il a indiqué que les éléments constitutifs de cette infraction sont réunis. Il ressort du dossier, selon lui, que le corps inanimé de la victime a été retrouvé dans sa cabane. L’acte matériel a consisté à l’utilisation par Alassane Saka d’une arme pour tirer sur lui à bout portant. Pour lui, c’est d’avance qu’il a muri l’intention de tuer. Il demande à la cour de le retenir dans les liens du crime d’assassinat et de le condamner à 20 ans de réclusion criminelle, puisqu’il est responsable et accessible à la sanction pénale. Le revirement de Yèkini Goroconan à la barre ayant laissé subsister le doute, Nasser Linsoussi a appelé la cour à l’acquitter au bénéfice du doute.
Défendant Yèkini Goroconan, Me Raymond Dossa a plutôt invité la cour à prononcer à son acquittement pur et simple. Conseil de l’accusé Alassane Saka, Me Abdon Déguénon a, quant à lui, plaidé pour une application bienveillante de la loi à la personne de son client. Il a mis en exergue le courage et l’audace de son client qui a souvent été sollicité pour mener la battue contre les braqueurs, alors qu’il ne détient aucune autorisation de port d’arme. Ses qualités lui ont permis de se faire nommer commandant des chasseurs traditionnels dans sa localité. Il souhaite une sanction éducative et une justice mesurée pour son client?
Les faits

Yèkini Goroconan et Djabi Aladji Goroconan sont deux frères qui résident dans le village de
Guinirou, commune de Tchaourou. Mais au fil du temps, le premier a commencé par nourrir envers le second une haine farouche, projetant même de lui ôter la vie. Il en parla à son ami Alassane Saka alias Sabi Dabara afin qu’il l’aide à réaliser son projet. C’est ainsi que le lundi 29 novembre 2010, suivant ses indications, armé d’un fusil, il se rendit dans la ferme où Djabi Aladji Goroconan a l’habitude de passer la nuit. L’ayant retrouvé, il lui tira dessus et l’atteignit mortellement au flanc droit.

Société 18 juin 2018


Réformes politiques et gouvernance au Bénin: L’Union fait la Nation forme ses cadres

Le bureau politique de l’Union fait la Nation a organisé samedi 16 juin dernier, sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi, une conférence à l’intention de ses cadres pour mieux les préparer à la mutation prochaine de l’alliance en un parti politique. Au cours de cette rencontre, les participants ont eu droit à deux communications relatives, la première à « l’homme politique et la gouvernance au Bénin ; enjeux et perspectives », et la seconde qui porte sur « le système partisan et le Code électoral ».

Comment les cadres de l’Union fait la Nation comprennent-ils les réformes engagées par le régime actuel et plus particulièrement les réformes du système partisan et du Code électoral ? La question était au centre d’une conférence animée par le bureau politique de cette alliance politique samedi dernier. Pour mieux répondre à cette préoccupation, deux communications ont été présentées aux cadres politiques venus d’horizons divers.
Avant la présentation des deux communications, le vice-président de l’Union fait la Nation, Antoine Kolawolé Idji, a fait savoir qu’il est bon que les cadres de cette formation se connaissent un peu plus, échangent correctement sur des sujets d’intérêt national afin d’être mieux outillés. Car, selon lui, un cadre sans compétence est un danger pour la République. C’est pourquoi, la séance d’explication qui a démarré samedi dernier, promet-il, devra continuer dans les prochains jours avec les élus locaux.
La première communication qui a été présentée par l’Inspecteur général de police, Célestin
Guidimey a porté sur : « L’homme politique et la gouvernance au Bénin ; enjeux et perspectives». L’inspecteur général de police a rappelé l’histoire politique du Bénin qui, depuis 1960, a été marquée par trois périodes : la période coloniale de 1960 à 1972, secouée par des coups d’Etat, la période révolutionnaire de 1972 à 1990, marquée par la Révolution et la période de 1990 à ce jour marquée par l’avènement de la démocratie.
La dernière période, selon le conférencier, est celle pendant laquelle le peuple, après la Conférence nationale de février 1990, a opté pour le multipartisme intégral, mais qui est caractérisée par l’impunité, la mal gouvernance, les malversations et toutes sortes de déviance. Et c’est face à ces maux que des réformes ont été initiées par l’actuel régime. Et qui dit réforme, explique-t-il, parle de bonne gouvernance.
Pour l’inspecteur général de police Célestin Guidimey, la bonne gouvernance exige un certain nombre de règles. Quelle est la position du cadre politique face à ces règles de bonne gouvernance ? C’est la préoccupation de l’Union fait la Nation qui a initié des séances de sensibilisation afin de former ses militants qui, à leur tour, devront sensibiliser les populations. Car, l’exigence des cadres aujourd’hui, selon lui, c’est d’avoir une bonne compréhension des réformes en cours au Bénin et qui ont pour objectif de renforcer certaines institutions de la République.
La présentation du général
Célestin Guidimey sera suivie de celle du député Louis Vlavonou sur « Le système partisan et le Code électoral ». Le député Louis Vlavonou est parti des nouvelles dispositions de la nouvelle Charte des partis politiques qui devraient conduire à mieux réorganiser le paysage politique béninois pour avoir de véritables partis politiques nationaux.
Quant à la proposition du nouveau code électoral actuellement en débat à l’Assemblée nationale, le député de l’Union fait la Nation a fait cas des nouveautés comme la proposition de suppression du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lepi), la réforme au niveau de la Commission électorale nationale autonome (Cena) dont le nombre des membres passera désormais de 5 à 9 pour un mandat de 6 ans au lieu de 7 actuellement en cours. Une Cena qui sera chargée de l’enregistrement des partis politiques dès leur création et suivra les changements qui interviennent à leur niveau, etc.

Politique 18 juin 2018


Marielle Dégboé, présidente nationale et régionale du Roajelf: « L’accord de siège du Roajelf est d'une importance capitale pour nous »

Le Bénin tient la présidence au plan régional du Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders (Roajelf) et a abrité en novembre 2017 un forum régional des pays membres pour évoquer l'implication des jeunes femmes dans la dynamisation du mouvement associatif féminin en Afrique de l'Ouest. La rencontre a pris fin sur des recommandations fortes, des promesses et surtout sur une note d'espoir en ce qui concerne la survie et l'épanouissement du Réseau. Marielle Dégboé, présidente nationale et régionale du Roajelf revient ici sur les résultats de cette rencontre et surtout sur les perspectives du réseau.

La Nation : Depuis la tenue du forum du Roajelf à Cotonou, vous êtes sollicités un peu partout pour des rencontres et conférences. Les promesses faites au forum portent-elles déjà leurs fruits ?

Marielle Dégboé : Nous pensons que le bilan est assez positif dans la pratique. Cela se fait remarquer dans la mesure où au lendemain de la tenue de ce forum, le Roajelf a signé un contrat de partenariat avec le Centre de développement pour la recherche internationale du Canada en collaboration avec le cabinet Geste, qui est un cabinet de consultation basé à Dakar et qui réfléchit sur les questions liées au mariage des enfants au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Cela fait que le Roajelf Côte d'Ivoire et le Roajelf Sénégal sont bénéficiaires de ce projet-là à travers l'appui de ces deux structures composées d'enseignants-chercheurs qui veulent réfléchir sur les différentes statistiques en matière de stratégies de lutte contre le mariage des enfants en Afrique de l'Ouest. Ensuite, toujours en décembre 2017 à Dakar au Sénégal, il s'est tenu des journées portes ouvertes organisées par la Cedeao et Unowas qui est le bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel et qui a pour mission de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en Afrique de l'Ouest. Le Roajelf a été fortement associé à cette initiative et a pris part d'ailleurs à une formation qui s'inscrit dans le renforcement de capacités de ses compétences sur appui de l’Unfpa-Bénin et cela nous permet de nous retrouver aujourd'hui à un niveau de proposition d'un projet de prévention contre l'extrémisme violent en Afrique de l'Ouest pour le compte du Roajelf.

On peut donc dire que votre forum a permis de relancer le mouvement associatif en Afrique de l'Ouest ?

Tout à fait... Nous ne nous sommes seulement pas arrêtés à tout ce que je viens de citer. Nous avons également bénéficié de l'attention et de l'appui de Plan International régional pour la zone Afrique de l'Ouest qui est également basée à Dakar, qui nous a fait l'insigne honneur de nous interpeller afin qu'on puisse présenter le Roajelf à tous ses partenaires venus du monde entier. Du coup, le réseau a eu la chance de se faire remarquer et d'étaler ses potentialités. Cela nous permet de positionner plusieurs de nos membres sur différentes activités comme en Guinée Conakry et au Bénin.
Il faut souligner qu’Unowas devient aujourd'hui un partenaire privilégié qui se positionne vraiment comme un soutien du réseau. On a été d'ailleurs invité dans le cadre de ce partenariat à prendre part à des assises sur les réformes politiques en Afrique de l'Ouest. C'était une belle opportunité pour le Roajelf de se faire connaître à cette rencontre. Autant d'opportunités qui se sont offertes à nous à la suite du forum et qui montre que les recommandations et autres promesses faites en novembre 2017 n'étaient pas de vains mots. Il faut dire que le Roajelf s'est aussi retrouvé autour d'un forum des Premières dames de l'Afrique de l'Ouest, toujours à Dakar pour parler de l'extrémisme violent.
À ce forum, notre réseau a eu l’honneur de présenter à l’assistance un projet en vue de contribuer à la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique de l'Ouest. Nous avons aussi plaidé à l’occasion en faveur des jeunes, de leur prise en compte puisqu'on n'y met souvent pas l'accent. Le chômage et le sous-emploi qui ne font que croître sont, entre autres, les raisons qui expliquent le fait que les jeunes se fassent facilement recrutés au sein de ces mouvements que nous avons un peu partout. Nous sommes là pour dire haut et fort ce dont tout le monde est conscient mais qu'il préfère taire. En termes de retombées à la suite du forum nous avons aussi participé au forum panafricain sur l'éducation organisé par l'Unesco au Kenya sur invitation de Plan international régional. C'était une belle rencontre parce qu'elle a rassemblé tous les ministres africains disponibles et qui pouvaient s'y rendre.

Votre réseau a été également sollicité pour un projet dénommé « 50 millions de femmes ont la parole ». Qu’en est-il ?

On peut dire que le destin du forum a totalement basculé après la rencontre régionale de Cotonou grâce aux appuis conjugués de la Cedeao et du gouvernement béninois à travers le PAEF/PG. Le projet « 50 millions de femmes ont la parole » est essentiellement conçu pour l'Afrique de l'Ouest, du Centre et de l'Est. Et la bonne nouvelle est que ce projet a été lancé en Côte d'Ivoire le 15 mai 2018 et a effectivement positionné le Roajelf dans tous les pays de l'espace Cedeao. Nous saluons l'initiative de ce projet par le centre de la Cedeao pour le développement du genre qui a à charge l'Afrique de l'Ouest, dans le cadre de la gestion de ce projet et qui nous a fait l'honneur de nous associer comme partie prenante.

De quoi est-il réellement question ?

Il s’agit en effet d’un projet constitué en plateforme et qui va enregistrer toutes les femmes entrepreneures et entreprenantes quels que soient leur âge et leur niveau social dans les trois régions suscitées en Afrique. Sur les 50 millions, l'Afrique de l'Ouest a un quota donné et si toutes les jeunes femmes du Roajelf dans les quinze pays de la Cedeao prennent la mesure de ce projet en s'inscrivant massivement, elles seront les premières bénéficiaires, déjà en se retrouvant sur cette plateforme et ensuite en prenant part à l'élaboration, à la collecte et au positionnement de ce projet qui va durer trois ans.

Beaucoup de mouvements au niveau de votre réseau, mais à quand l'accord de siège dont la promesse avait été faite à l’occasion du forum régional de Cotonou ?

Sourire... On ne dira pas que la présidence régionale du Roajelf n'a toujours pas d'accord de siège. Nous avons déjà l'accord d'octroi de siège et ce n'est que l'effectivité de ce document qu’il nous reste à avoir. C'est comme si nous sommes à un draft d'obtention de notre accord de siège (sourire). Nous ferons en sorte de rencontrer à nouveau le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération afin que cela puisse se faire.

En quoi cet accord de siège est il important pour le Bénin ?

Lorsqu'on ne met pas l'accord de siège à la disposition du Roajelf Bénin, on pénalise le réseau qui se fait désirer par d'autres pays. On pénalise aussi le Bénin et on pénalise l’espoir que les jeunes femmes des autres pays ont eu en votant pour le Bénin.

Votre mandat à la tête du Roajelf régional prend fin en août 2019. Quelles sont vos perspectives pour le rayonnement et l'épanouissement du réseau?

C'est vrai que dans quelques mois, je déposerai le tablier après un mandant palpitant fait de rencontres extraordinaires. La première perspective reste et demeure l'accord de siège. Son octroi reste d'une importance capitale pour nous. Ensuite, il sera question de poursuivre la mise en œuvre de nos différents projets, de maintenir la confiance que ces différents partenaires cités plus haut ont placée en nous. En août 2019, si le dire le rendrait effectif, on voudrait laisser le Roajelf avec son accord de siège octroyé. On voudrait le laisser dans les bras et le soutien de tous les partenaires que nous avons réussi à mobiliser en un laps de temps. On voudrait le laisser fonctionner dans tous les pays de la sous-région. C'est l'un de nos challenges et nous y travaillons.

Vous êtes aussi la présidente nationale du réseau et votre mandat prend également fin ce mois-ci. Quel est le bilan que vous faites ?

Nous avons consacré six années au Roajelf-Bénin et nous pensons qu'il est vraiment temps de passer la main, de laisser d'autres jeunes femmes faire, elles aussi, leurs preuves, en demeurant une personne ressource pour elles. En termes de bilan, le réseau est parti de rien pour se faire un nom. Nous faisons le bilan d'un réseau qui se retrouve aujourd'hui avec plusieurs partenaires qui, en cours de route, ont eu à se joindre à nous et ne veulent plus nous lâcher tant ils ont foi en nos potentialités à défendre nos objectifs. Ce sont des avancées notables. Mais au-delà de tout ceci, nous avons le sentiment d'avoir réussi à mobiliser des jeunes femmes qui sont parties d'un niveau donné pour se retrouver à un autre niveau. Nous n'avons pas la prétention de les avoir construites. Pas du tout. Mais nous avons le sentiment d'avoir contribué à leur donner l'esprit de solidarité, à leur prouver que la confiance en soi et en ce qu'elles font, sont ce qu'elles ont de plus cher et de plus précieux.
Nous avons également le sentiment d'avoir été utile en six années et notre souhait est d'avoir une relève vraiment méritante, une relève qui mesure la taille de la tâche qui lui incombe parce que nous sommes une cible doublement fragilisée, marginalisée, une cible doublement vulnérable du fait déjà de sa jeunesse, la jeunesse du réseau, la jeunesse des membres et ensuite le fait qu'on soit des femmes. Notre ambition, notre souhait, c'est de voir qu'effectivement les ressources mobilisées sont allées à nos cibles que sont les jeunes et les femmes. Quand on est jeune et femme, c'est qu'on a encore plus besoin d'attention. Nous ne sommes pas des éternelles assistées, c'est pour cela que nous nous auto-formons sur bien de thématiques et nous voudrions qu'à un moment donné, on prenne en compte le volet de l'autonomisation afin de le rendre effectif. Nous souhaiterions que le Roajelf Bénin ne recule pas, vu le niveau où on a réussi à le positionner.

Un mot pour conclure cet entretien

Je dirai que tant qu'il reste à faire, rien n'est fait. Ce ne sera pas qu'un mot, ce sera un défi de plus, un engagement nouveau. Ce sera une prise de conscience de la taille de la tâche que parfois nous semblons minimiser. Mais elle est vraiment grande et lourde. Et les attentes de nos différents partenaires sont énormes. Je voudrais remercier tous ces partenaires qui ne cessent de nous accorder leur confiance, qui reconnaissent que nous avons besoin d'être renforcées, qui ne ménagent aucun effort pour le faire. Nous leur garantissons notre volonté de devenir meilleures en tant que membres individuels du réseau, ensuite en tant que membres collectifs et surtout en tant que réseau.

Société 18 juin 2018


Communication autour des actions du Gouvernement: Patrice Talon libère la parole

« Plus rien ne sera comme avant » en ce qui concerne la gestion de la communication autour des actions du Gouvernement, c'est le message qu'a porté aux différents directeurs en poste dans les 12 départements du pays, cette semaine,  Edouard Loko, chargé de mission du chef de l'Etat, à la tête d'une équipe de la direction de la Communication de la Présidence de la République. « Le chef de l'Etat nous a instruits pour vous dire que désormais la parole est libérée. Vous avez l'obligation de communiquer autour de vos actions respectives », indique-t-il. Les directeurs départementaux et autres responsables des différents services de l'Etat sont appelés à ne plus observer cette réserve qu'ils ont quand il s'agit de se prononcer sur des sujets relevant de leurs compétences. Il serait revenu au président de la République que quand les médias se rapprochent de ces derniers ils déclinent toute sollicitation, craignant des sanctions administratives. Cette frilosité ne rendrait guère service au Gouvernement qui se retrouve pris en sandwich par les médias aussi bien traditionnels que nouveaux. La réserve observée jusque-là à l'avènement du Gouvernement de la Rupture et fort de l'option de la normo-communication, selon Edouard Loko, a plombé le droit du citoyen à disposer d'informations crédibles. Cette situation a fait le lit à l'intoxication et à diverses contre-vérités dans le dessein de nuire à l'image des dirigeants. Pour le chargé de mission, la troupe manoeuvre tel qu'elle est commandée et il n'est plus question de laisser place à la rétention de l'information.

Politique 17 juin 2018


Meeting international de Marseille: Noélie Yarigo remporte les 800 m dames

L’athlète béninoise spécialiste du 800 mètres, Noélie Yarigo, a remporté le meeting international de Marseille avec un chrono de 2'01''68 devant l’Ougandaise Docus Ajok et la Française Leila Boufaarirane ce samedi. Elle accroche une nouvelle médaille à son riche palmarès après sa deuxième place au meeting international d’athlétisme Ostrava Golden Spike en République tchèque le 13 juin dernier et à la Seiko Golden Grand Prix au Japon le 20 mai dernier.

 

Sports 17 juin 2018


Célébration de l'Aid El Fitr à Parakou: Des prières pour relever les défis du développement du Bénin
[caption id="attachment_29551" align="alignnone" width="1024"]Maurille gnassounouLe ministre Abdoulaye Bio Tchané et le maire Charles Toko étaient à la prière[/caption]

A l’instar de leurs homologues des autres villes ou localités du Bénin, les fidèles musulmans de Parakou ont également célébré, vendredi 15 juin dernier, l’Aid El Fitr qui consacre la fin du jeûne du mois de Ramadan. Ils ont pris d’assaut les différentes places Idi. C’est pour rendre grâce à Allah et prier pour le Bénin.

Après 29 jours de privation et de dévotions à Allah, les fidèles musulmans de Parakou, parés de leurs habits des grands jours, ont pris d’assaut les différentes places Idi pour la prière de l’Aid El Fitr, vendredi 15 juin dernier. Que ce soit sur les places Idi de Dépôt, de Carder, de Zongo, d’Albarika et de Titirou, ils ont magnifié la bonté du Tout Puissant qui leur a permis de vivre ce jour et pour qu’il puisse accroître leur foi. Ils ont également prié pour le Bénin et ses autorités, puis appelé aux efforts conjugués de tous afin de continuer à relever les défis du développement qui se présentent.

Sur les places Idi de Dokparou et d’Albarika, les fidèles ont été invités à ne pas abandonner les bons comportements qu’ils ont adoptés au cours du mois de jeûne. Après les deux Rackats prévues pour la circonstance, c’est la principale substance du sermon développé par les imams Ibrahim Souleyman et Malick Souleiman qui ont respectivement dirigé les prières.

A la place Idi de Titirou où ils étaient, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et le maire de Parakou, Charles Toko, ont prié pour le bien-être des populations béninoises. Ils ont également profité de cette occasion pour remettre entre les mains d’Allah, l’âme du regretté Mohamed Nonsou, ancien premier adjoint de la mairie de Parakou, précédemment conseiller municipal de la ville et coordonnateur communal de l’Alliance Abt. A Titirou, c’est l’imam Hamidoulaye Tchéou qui a dirigé la prière.

Société 16 juin 2018


Célébration du ramadan à Bohicon: La communauté Ahmaddiyya appelle à plus de solidarité

Ce vendredi 15 juin, la communauté musulmane a célébré la fête du ramadan ou la fin du jeûne. A l’instar des autres musulmans, la communauté   islamique des Ahmaddyy de Bohicon a aussi prié pour rendre gloire à Allah, le créateur pour ces 30 jours de bénédiction. Moment de communion et de solidarité pour cette communauté.

C’est au siège de Ahmaddiyya à Sodohomé dans la ville de Bohicon que les membres de cette communauté se sont donné rendez-vous ce vendredi, jour du ramadan autour du missionnaire de la région, Arif Mahmood. Contrairement aux autres qui sont sur les places Idi, ici, c’est à la mosquée qu’on récite le saint Coran, on fait les enseignements et on prie Allah le miséricordieux. Le missionnaire  Arif  Mahmood rappelle que le carême musulman est l’une des prescriptions du livre saint des musulmans qu’est le Coran. Le mois du carême est donc un mois sain pour tout bon musulman. Le responsable Ahmaddiyya de Bohicon  a, au cours de la séance de prière prêché essentiellement pour la solidarité, la tolérance et la paix au Bénin et dans le monde. Il insiste sur le don à faire aux malades et aux pauvres sans distinctions de religion et sans en attendre en retour quelque gratitude que ce soit. Car, selon lui, seul Dieu, le créateur, recompose pour ses œuvres.

Arif Mahmood a invité par ailleurs les fidèles musulmans à suivre la parole du créateur et surtout à les traduire en actes et à travers les comportements. Car, ajoute-il, Dieu récompense toujours dix fois pour ses gestes de solidarité envers les pauvres. Pour finir, il a prié pour la paix au Bénin et dans le monde sans oublier les candidats aux divers examens.

Société 15 juin 2018


Célébration de l’Aïd El Fitr : Un spectacle de chevaux rehausse la fête à Lokossa

A l’instar des autres communautés musulmanes du Bénin, les fidèles résidant à Lokossa et ses environs ont célébré l’Aïd El Fitr, ce vendredi 15 juin avec une grande attraction.

Il s’agit d’un spectacle de chevaux qui a élevé d’un cran l’ambiance de fête, bien après les traditionnelles séances de prières organisées sur les différentes places idi. Tout a commencé, dans la soirée, par une caravane d’une vingtaine de cavaliers drainant des fidèles musulmans ayant pris leur départ du quartier Zongo pour un petit tour de la ville. A leur tête, Abdou Nouhou alias Babavi, chef religieux des musulmans de la localité veillait au grain. La caravane rythmée de musiques folkloriques marquera quelques arrêts notamment pour présenter des civilités au préfet du département du Mono, Komlan Zinsou, et permettre aux fidèles de se recueillir comme ce fut le cas à la mosquée centrale de la ville de Lokossa. Ce tour de ville suffira pour que des anonymes grossissent les rangs jusqu’à la concession du chef religieux, à Zongo, point de chute de la caravane. Et c’est alors que débutera le spectacle proprement dit. Les cavaliers se lanceront des défis tant à travers une compétition de course de leurs chevaux qu’à la phase des acrobaties de ceux-ci sur des rythmes des tam-tams, des timbales et des longues trompettes. Les musiciens, appuyés des femmes qui donnaient de la voix, ne se priveront non plus de quelques fantaisies bien appréciées par des applaudissements du public. Et comme si tout ceci ne suffisait pas, des cavaliers descendent de leurs chevaux et passent, tour à tour, devant le chef religieux pour démontrer leurs talents de chorégraphes au grand bonheur du public. La phase de réjouissances se poursuit, ce samedi, avec à la clé un concours de lecture du Coran annoncée pour se tenir à la mosquée de Zongo. Les réjouissances prennent fin, le dimanche 17 juin prochain.

 

Actualités 15 juin 2018


1684 - 2234