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Nouvelles

Audiences du président de l’Assemblée nationale : La diplomatie et la promotion du genre au menu

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience, ce mercredi 4 octobre, plusieurs personnalités à son cabinet. La diplomatie, la traite humaine et la promotion du genre étaient au cœur des échanges.

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin a été la première personnalité reçue, ce mercredi 4 octobre, par le président de l’Assemblée nationale. Lucy Tamlyn dit avoir échangé avec Me Adrien Houngbédji sur des sujets d’intérêts communs. « On a surtout parlé de la question du genre, notamment ce qu’il faut faire pour promouvoir les femmes dans les instances de prise de décisions et plus spécifiquement ce qu’on peut faire pour augmenter le nombre de femmes députées au sein de l’Assemblée », a confié à la presse la diplomate américaine. Elle se réjouit de l’intérêt particulier que le président Adrien Houngbédji accorde à la question du genre. Le président de l’Assemblée nationale lui a fait part de toutes les activités qu’il a entreprises à cet effet, a-t-elle indiqué. « Nous avons également discuté de la nécessité de lutter contre la traite humaine. C’est pour nous une grande priorité et l'implication du Parlement dans cette lutte s’avère indispensable », a ajouté Lucy Tamlyn.
A sa suite, le président Adrien Houngbédji a échangé avec le nouvel ambassadeur du Bénin près le Japon, Makarimi Abissola Adéchoubou. A la veille de son départ pour rejoindre son nouveau poste, il a jugé utile d’aller dire au-revoir au président de l’Assemblée nationale et de recueillir de lui quelques conseils et orientations avisés pour la réussite de sa mission à Tokyo. « Le président Houngbédji m’a donné les conseils qu’il a l’habitude de donner à mes prédécesseurs en vue du renforcement de la coopération entre les deux pays », souligne Makarimi Abissola Adéchoubou qui assure de les mettre en pratique.
 Le directeur du développement des affaires du Plan Bénin, Michel Kanhonou, quant à lui, est allé échanger avec Me Adrien Houngbédji par rapport à la célébration, le 11 octobre prochain, de la Journée internationale de la jeune fille. « Nous sommes allés voir le président de l’Assemblée nationale pour partager avec lui nos préoccupations et les activités que nous projetons dans le cadre de cette journée », a confié l’hôte du président Adrien Houngbédji. Il s’agira essentiellement, à en croire Michel Kanhonou, de faire incarner par les jeunes filles, le rôle de certaines personnalités dont celui du président de l’Assemblée nationale?

Actualités 05 oct. 2017


Poursuite du Projet d’appui à la diversification agricole: 27,5 milliards FCfa de crédit autorisé par le Parlement

L’Assemblée nationale a adopté, ce mardi 3 octobre, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement additionnel signé à Cotonou le 2 juin dernier, entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) dans le cadre du Projet d’appui à la diversification agricole (Pada). Ce crédit dont la ratification par le Gouvernement a été autorisée par les députés se chiffre à 27 484 598 300 F Cfa.

Le Projet d’appui à la diversification agricole (Pada) bénéficie désormais d’un financement complémentaire pour sa seconde phase. Le crédit porte sur un montant de 41,9 millions d’euros équivalant à 27 484 598 300 F Cfa sur un coût global du projet estimé à 35 711 610 994 F Cfa. Le financement additionnel est accordé par l’Association internationale de développement (Aid) de la Banque mondiale dans le cadre de la poursuite jusqu’au 28 février 2021 du Pada dont la phase initiale a pris fin le 30 juin dernier.
Le projet de loi portant autorisation de l’accord de financement complémentaire a été adopté, ce mardi 3 octobre, par les députés en présence du ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou, représentant son collègue en charge de l’Agriculture. Il vise essentiellement la consolidation et la mise à échelle des réalisations de la phase initiale, relève la Commission des Finances et des Echanges qui a étudié le dossier et élaboré le rapport.
La phase initiale du Pada qui a démarré en 2012 a permis, entre autres, au Bénin d’atteindre plus de 158 000 bénéficiaires directs du projet induisant ainsi la hausse des revenus ruraux, de porter la production à l’hectare de noix de cajou de 0,45 tonne au début du projet à 0,6 tonne, de porter la production à l’hectare d’ananas de 50 tonnes au début du projet à 57,4 tonnes, d’accroître la production de poissons de 2,8 tonnes à l’hectare au début du projet à 4,5 tonnes/ha. Les impacts du projet ont permis au Bénin de mieux se positionner sur le marché international de la noix de cajou et de l’ananas.
La seconde phase du projet ambitionne surtout de capita-liser les acquis énumérés supra et d’amener le secteur agricole à l’adoption à grande échelle des technologies améliorées de production, de post-récolte, de transformation et d’entreposage.
Le financement complémentaire obtenu s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement agricole et du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Pasdsa, 2017-2021), détaille la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale. De façon spécifique, le financement additionnel permettra de promouvoir et d’améliorer la productivité et la valeur ajoutée en ce qui concerne les spéculations ciblées et orientées vers la sécurité alimentaire, d’améliorer les chaînes de valeur orientées vers l’exportation et de développer des systèmes de multiplication des semences de riz, de maïs, des alevins de poisson-chats et de tilapia, des plants d’anacardiers et des rejets d’ananas.

Exhortations

Les députés intervenus lors du débat général se sont réjouis du taux de concessionnalité de ce financement qui dégage un élément don de 62,2%. Pour les parlementaires, ce taux alléchant témoigne de la capacité du Gouvernement à mobiliser les ressources extérieures à un moment où celles-ci se raréfient de plus en plus. Ils encouragent le Gouvernement à continuer dans ce sens pour décrocher des accords de ce genre au profit d’autres projets de développement du Bénin. Plusieurs députés dont Nourénou Atchadé et Valère Tchobo ont recommandé la construction de mini-barrages pour permettre aux producteurs de cultiver des tomates et autres produits maraîchers de contre-saisons. Il est inadmissible, martèlent-ils, que le Bénin suffisamment arrosé exporte des tomates, des pommes de terre, des oignons des pays comme le Burkina Faso non traversé ni par la mer ni par les cours d’eau. Il faut construire des canaux d’irrigation pour permettre aux producteurs de disposer de produits en toute saison, plaident-ils.
Le député Bida Nouhoum Youssoufou a saisi l’occasion pour dresser un réquisitoire sévère contre les cadres du ministère chargé de l’Agriculture. Selon lui, de 2012 à ce jour, il y a eu plus de 30 milliards de francs Cfa injectés dans le seul secteur agricole. Mais, chose curieuse, déplore-t-il, il n’y a rien comme réalisations palpables sur le terrain. Ce qui pose, selon lui, le problème de la pertinence des projets agricoles. Bida Nouhoum Youssoufou salue, tout de même, les efforts du régime du Nouveau départ surtout dans le secteur du coton pour inverser la tendance. Des efforts que reconnaît également dans le secteur cotonnier, son collègue Abdoulaye Gounou. Selon lui, il est possible que le Bénin atteigne la barre des 500 000 tonnes de coton cette année avec les productions sur le terrain. Mais il a insisté auprès du Gouvernement à qui il demande de prendre les dispositions idoines pour tracer les pistes rurales afin de permettre l’évacuation du coton surtout dans la zone des 2KP, c’est-à-dire Kérou, Kouandé et Ouassa-Pèhounco. Si rien n’est fait dans l’immédiat pour désenclaver ces zones cotonnières, la quantité escomptée risque de ne pas être au rendez-vous au grand dam surtout des producteurs qui vont perdre, relève le député Abdoulaye Gounou.
Le ministre Joseph Djogbénou a promis que tout ira bien. Selon lui, le Gouvernement est à pied d’œuvre avec l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) pour que la production cotonnière ne souffre d’aucune insuffisance sur toute la ligne?

Actualités 04 oct. 2017


70 ans de l’église du christianisme céleste : Les projecteurs éteints sur les manifestations à Porto-Novo

Lancées le 20 mai dernier, les manifestations entrant dans le cadre du 70e anniversaire de naissance de l’église du christianisme céleste (Ecc) ont connu leur épilogue, vendredi 29 septembre dernier, au stade Charles de Gaulles de Porto-Novo. Elles ont pris fin par un culte d’actions de grâce auquel ont pris part les ministres Joseph Djogbénou et Oswald Homéky, représentant le Gouvernement, ainsi que plusieurs députés.

Le culte d’action de grâce de clôture de la commémoration des 70 ans de naissance de l’église du christianisme céleste a été une occasion pour les fidèles et dignitaires de cette religion de sceller leur unité. « L’église de Dieu n’est pas divisée. Ce sont les hommes qui sont divisés. Nous sommes une église indivisible et nous resterons toujours ensemble », a déclaré le révérend prophète pasteur Bennett Akandé Adeogun, chef suprême de l’église du christianisme céleste, dans son homélie. Tout en reconnaissant les différentes difficultés qui ont jalonné la marche de cette église, il trouve que celle-ci n’a pas deux fondateurs et le seul siège mondial est à Porto-Novo.
Revenant au thème de la semaine relatif à la préservation de l’héritage de Papa Oshoffa, père fondateur de l’église, Bennett Akandé Adeogun a exhorté toute l’assistance à plaire à Dieu en travaillant pour être un instrument de sa gloire. Car, ajoute-il, la grande récompense est celle qui nous est réservée dans les cieux. Il a également expliqué qu’il n’existe une seule autorité établie sur terre qui ne vient de Dieu ; comme pour inviter l’ensemble des Béninois et tous les Africains à l’amour de la patrie et à la culture de la paix et de l’acceptation de la différence. « …Mais si tu écoutes sa voix et si tu fais tout ce que je te dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi… Il n’y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours », a repris le numéro un mondial de l’Ecc du livre d’exode chapitre 23 verset 20 à 26. Et il poursuit : « Si quelqu’un veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses … Car les yeux du seigneur sont sur les justes mais la face de Dieu est contre ceux qui font le mal ». Le révérend pasteur mondial de l’église du christianisme céleste a, pour finir, prié pour le Gouvernement du Bénin et son chef et pour la paix et la stabilité socioéconomique dans tous les pays du monde.
Le culte d’action de grâce a été concélébré par le suprême évangéliste Woli Thomas Boton qui a aussi rassuré toute l’assistance de l’unité qui règne au sein de l’église. Mais avant l’homélie, le dignitaire Prosper Dah Guèdènon a rappelé l’historique de la naissance de l’église pour mieux édifier les fidèles. Les manifestations se sont poursuivies par une réjouissance populaire jusqu’au culte de 22 h dans les régions et sur les différentes paroisses de l’église?

Société 03 oct. 2017


Conseil des ministres du 27 septembre dernier : Le Gouvernement a préservé les intérêts de la clientèle de la Baic

Le secteur bancaire béninois ne connaîtra pas des difficultés du fait de la situation critique que connaît la Banque africaine pour l’industrie et le commerce (Baic). Au cours du Conseil des ministres du 27 septembre dernier, l’Exécutif s’est penché sur son sort et a décidé d’aller à son secours et sortir sa clientèle de l’angoisse.

C’est pour ne pas laisser partir en fumée le potentiel de rentabilité et de développement de la Banque africaine pour l’industrie et le commerce (Baic) que le Gouvernement a décidé de voler à son secours. Une option qui s’est déjà révélée bénéfique pour une autre banque de la place, il y a peu, et que le chef de l’Etat et ses ministres se proposent de mettre en œuvre à la Baic.
Réunis, mercredi 27 septembre en conseil, les ministres ont écouté une communication du ministre de l’Economie et des Finances sur le sujet, indique le communiqué de la présidence de la République rendu public à l’issue dudit conseil. Eu égard à l’exposé de l’argentier national, le Gouvernement a retenu de « conclure, au nom et pour le compte de l’Etat béninois, un accord en vue de la reprise, par l’Etat, de la Baic au prix des fonds propres… »
« L’objectif de l’Etat n’est pas de s’approprier définitivement cette banque. Il pourra se désengager d’ici quelques années, avec une plus-value bénéfique pour l’économie nationale », nuance le communiqué. Ce qui est certain, c’est que cette décision du Gouvernement béninois va apporter de l’oxygène à la Baic et lui permettre à terme de poursuivre ses activités. De quoi fait jubiler la clientèle de la banque qui se voit ainsi préservée d’un inévitable désastre.
Pour le Gouvernement, il s’agit, tout en épargnant la clientèle et les usagers de cette banque, de préserver son « potentiel… et de redonner vie et rassurer ses partenaires », en dépit de sa « situation critique, et vu son bilan au 31 décembre 2016 ».
Il faut dire que la Baic est actuellement confrontée à des difficultés opérationnelles pouvant conduire à la cessation de ses activités si aucune mesure de redressement n’est prise. Elle était donc sous le coup d’une menace de retrait d’agrément par la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Le recours à l’Etat voulu par l’assemblée générale mixte de ses actionnaires, tenue à Paris le 2 juin dernier, vient la sortir du gouffre et ouvre également la voie à une gestion plus rigoureuse?

Actualités 29 sept. 2017


Tizocata édition 2017 : 12 médailles pour les archers béninois de retour au bercail

Le rideau est tombé, mercredi 27 septembre dernier, sur la neuvième édition du Tournoi international des zones Ouest et Centre de l’Afrique (Tizocata) à Conakry, en Guinée. Au nombre de trois, les archers béninois ne sont pas rentrés bredouille au bercail. Ils ont permis au Bénin de prendre la deuxième place de la compétition.

Commencée lundi 25 septembre sur le terrain annexe du stade du 28 septembre de Conakry, le Tizocata a pris fin mercredi 27 septembre dernier. Aux côtés des archers de la Guinée, il y avait ceux du Bénin, du Tchad, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Soit 5 pays sur les 13 que le pays organisateur espérait.
La compétition a rendu son verdict avec le sacre de la Guinée qui a remporté 26 médailles dont 11 en Or. Elle est suivie du Bénin avec une moisson de douze médailles dont quatre en or. Les archers béninois se sont aussi illustrés au niveau des distances olympiques avec Merveille Zinsou et Josué Akonagbo qui se sont adjugé l’Or en 70 m individuel Dames et Hommes.
En effet, trois archers se sont chargés de défendre les couleurs béninoises au cours de cette compétition. Il s’agit de Joseph Fadégnon, Merveille Zinsou et Josué Akonagbo. A travers leurs performances, le Bénin a donc signé son grand retour dans la compétition, après son absence à la huitième édition. Malheureusement, ils n’ont pas réédité leur exploit de 2015 à Abidjan. Le Bénin avait occupé la première place avec un total de 17 médailles dont six en or, six en argent et cinq en bronze.
À noter que la prochaine édition du tournoi aura encore lieu à Conakry au mois de septembre 2018?

Quelques résultats enregistrés :
Équipe mixte

1ère place Guinée ( Seydouba Bangoura et Fatoumata Sylla )
2e place Sénégal (Saïdou Diallo et Anta Gueye )
3e place Bénin ( Joseph Fadégnon et Merveille zinsou )

Distance 50 m
Série filles : Individuel

1re place Merveille Zinsou
(Bénin)
2e Sylla Fatoumata (Guinée)
3e Dioune Mandjoula(Guinée)

Série Garçons : Individuel

1er Diallo Ibrahima Diogo
(Guinée )
2e Josué Akonagbo (Bénin)
3e Koivogui Pévé (Guinée)
Équipe mixte
1re place : Guinée (Ibrahim Diogo et Fatoumata Sylla)
2e place : Bénin (Josué Akonagbo et Merveille Zinsou)
3e place Sénégal (Saidou Diallo et Anta Gueye)

Distance : 70 m
Série Dames
1re Merveille Zinsou (Bénin)
2e Sylla Fatoumata (Guinée)
3e Aminata Yansanne (Guinée)

Séries Garçons
1re Josué Akonagbo (Bénin )
2e Diallo Ibrahima Diogo
(Guinée )
3e Ibrahima Moriba Leno
(Guinée )
Équipe mixte
1re : Bénin
2e : Guinée
3e : Sénégal

Classement par pays pour l’obtention des médailles :

1er Guinée : 11 médailles d’or, 08 en argent et 07 en bronze.
2e Benin : 04 médailles d’or, 04 en argent et 04 autres en Bronze.
3e Sénégal : zéro (0) médaille d’or, 03 d’argent et 04 de Bronze.
4e Tchad : zéro (0) médaille d’argent, 0 d’argent et un autre 0 de bronze.
5e Côte d’Ivoire : Zéro (0) médaille d’or, 0 en argent et 0 de bronze.

Sports 29 sept. 2017


Mairie de Porto-Novo : 2,750 milliards F Cfa de dettes bientôt payées par titrisation

Les créanciers de la mairie de Porto-Novo seront bientôt payés mais par la procédure de titrisation. L’annonce a été faite, ce mardi 26 septembre, par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, lors de l’ouverture des travaux de la troisième session ordinaire au titre de 2017 du conseil municipal.

Le montant provisoire des dettes de la mairie de Porto-Novo envers ses créanciers s’élève à 2,750 milliards F Cfa. Cette ardoise sera en grande partie épongée dans les tout prochains jours. En tout cas, c’est le souhait du maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. Il a partagé l’information avec l’ensemble du conseil municipal qui a démarré, ce mardi 26 septembre, les travaux de sa troisième session ordinaire de l’année 2017.
Selon le maire Emmanuel Zossou, ces dettes seront payées par titrisation. Le comité mis en place à cet effet sous la direction d’un cabinet d’huissier de justice a achevé la première étape de sa mission, c’est-à-dire le recensement des créances des prestataires et du personnel de la mairie. « Nous sommes actuellement en train de boucler la procédure de recrutement d’un établissement financier pour nous accompagner dans la détermination de la quotité cessible et de l’émission des titres », assure l’autorité municipale qui montre ainsi toute sa détermination à éponger les dettes de l’administration municipale. Il envisage de soumettre, au cours d’une session extraordinaire courant le mois d’octobre prochain, le rapport de la commission de titrisation. Cette mesure ne manquera pas de donner le sourire aux créanciers de la mairie de Porto-Novo.
Outre la question de titrisation des dettes, le maire de Porto-Novo a rendu compte au conseil municipal de l’état d’avancement des autres grands dossiers en instance dont la construction d’un nouvel hôtel de ville à la Place Bayol. Emmanuel Zossou a informé que le dossier a connu des avancées significatives. La mairie a lancé dans ce cadre un concours international d’architecture. Il y a eu des réponses favorables de six groupements d’architectes nationaux et internationaux. « La commission ayant délibéré a retenu le dossier d’architecture qui nous paraissait le plus en symbiose avec l’environnement du futur hôtel de ville, c'est-à-dire un savant mélange entre l’architecture afro-brésilienne, coloniale et locale », informe l’autorité municipale. Plusieurs séances de travail ont eu lieu ensuite avec le groupement d’architectes ayant gagné le marché pour améliorer l’œuvre et étudier l’offre proposée, informe Emmanuel Zossou.
L’évolution des dossiers de la mise en affermage du parc d’attraction Moucharaf Gbadamassi et l’organisation de la deuxième édition du festival international de Porto-Novo n’ont pas été occultés par le maire dans son discours d’ouverture de la troisième session ordinaire de l’année 2017n

Actualités 27 sept. 2017


72e Assemblée générale des Nations Unies à New York: Aurélien Agbénonci fait le point de la participation du Bénin

Chef de la délégation béninoise, à l’occasion de la soixante-douzième Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a tenu, de retour à Cotonou, un point de presse dans l’enceinte de son ministère, ce mardi 26 septembre. Aurélien Agbénonci a présenté, à l’occasion, le point de la participation du Bénin à cette assise de même qu’aux autres rencontres sous-jacentes.

Une contribution de qualité ! C’est ainsi que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci résume la participation au Bénin aux travaux de la soixante-douzième Assemblée générale des Nations Unies et autres rencontres connexes. Au cours de son séjour à New York, la délégation béninoise (deux membres) a participé à une dizaine de rencontres. Mais le plus important reste sans aucun doute, le débat général de l’Assemblée générale. C’est d’ailleurs à cette occasion que le patron de la diplomatie béninoise a porté la voix de son pays en prononçant un discours qui précise à la face de la communauté internationale, les ambitions de développement du Bénin et sa position sur certaines préoccupations relatives à la géopolitique, à la paix et à la sécurité dans le monde.
Pour ce qui du thème de cette Assemblée générale des Nations Unies, il cadre parfaitement avec le Programme d’action du Gouvernement du président Patrice Talon qui place l’homme et la satisfaction de ses besoins essentiels et urgents au centre de toute action, a signifié le ministre au cours du point de presse qu’il a tenu, ce mardi, dans les locaux de son ministère.
Pour lui, le Bénin a pris une part active aux travaux et s’est aussi illustré de fort belle manière par sa participation aux autres rencontres. Rencontres auxquelles ont participé des délégations venues de plusieurs autres pays. Le chef de la délégation béninoise a, entre autres, pris part à la réunion ministérielle annuelle du Groupe des 77 États + la Chine (G77), occasion pour lui de solliciter l’appui du G77 pour la prise en compte d’une initiative du chef de l’Etat relative à la création et à l'accueil par le Bénin d'un Centre international de recherche agricole. Il a aussi participé à la cérémonie des Traités, à la réunion du Conseil d'administration du Centre africain sur le développement durable co-présidé par le président rwandais Paul Kagamé et le milliardaire nigérian Aliko Dangote. Aurélien Agbénonci a également pris part à une réunion sur le lancement de la décennie internationale 2018-2028 d’action sur « l’eau pour le développement durable »?

Actualités 27 sept. 2017


72e Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies : Le Bénin renouvelle son engagement à enrayer la pauvreté

En lieu et place du président Patrice Talon, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a prononcé à la tribune onusienne le message du Bénin à l’occasion de la soixante-douzième session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. On retiendra essentiellement de cette adresse, la détermination du Gouvernement béninois à venir à bout de la pauvreté.

« Le Bénin continue ses efforts pour l’atteinte des Objectifs de développement durable », a affirmé, le 22 septembre dernier à la tribune des Nations Unies, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Un an plus tôt, soit le 22 septembre 2016, c’est le président Patrice Talon lui-même qui affirmait à l’Assemblée générale des Nations Unies que « La pauvreté de masse est une menace majeure pour l’humanité », souhaitant ainsi la mise en oeuvre d’un Programme global d’éradication de la pauvreté de masse. Douze mois après, le sujet demeure d’actualité, assure le patron de la diplomatie béninoise devant Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, Miroslav Lajkak, président de la soixante-douzième session de l’Assemblée générale de l’organisation et tous les autres délégués et personnalités présents.
La situation ne cesse de se dégrader dans nos pays, poussant des milliers d’habitants à l’émigration, dans la plupart des cas, au risque de leur vie, avec pour corollaire de nombreux défis sécuritaires et économiques pour les pays d’accueil ainsi que des conséquences environnementales assez importantes, déplore Aurélien Agbénonci au cours de son adresse. Il va alors prôner « la mise en commun des efforts devant assurer le développement humain durable et la promotion d’un monde respectueux de l’environnement ».
S’agissant du Bénin, il s’est « engagé à donner la réponse (…) appropriée à la question de la lutte contre le chômage des jeunes, comme moyen d’éradication de la pauvreté », annonce le ministre à la tribune des Nations Unies. Dans son discours, il rappelle alors que « conformément à la Feuille de route de l’Union africaine adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement en janvier 2016, le Gouvernement béninois, en liaison avec les Nations Unies, a élaboré une Feuille de route nationale pour la prise en compte du dividende démographique ». A cet égard, ajoute-t-il, « le Programme d’action du Gouvernement prévoit un certain nombre de projets dont la réalisation renforcera le développement humain durable ». Il citera en exemple le projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont l’opérationnalisation rendra l’assurance-maladie obligatoire à tous ceux qui vivent au Bénin et permettra de mettre en place un système de protection sociale pour les plus pauvres et les plus vulnérables. « Notre Programme d’action accorde également une importance de premier ordre à la préservation du cadre de vie et d’importantes actions de protection de l’environnement y sont prévues », témoigne Aurélien Agbénonci.

« Les Nations Unies ont aussi besoin d'un Nouveau départ »

Le message du Bénin aux participants à la soixante-douzième session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies ne s’est pas limité à un engagement en faveur de la lutte contre la pauvreté. Il s’est aussi penché sur la lutte contre les changements climatiques avec le rappel de la proposition de création d’un Centre international de recherches pour répondre aux effets desdits changements sur l’agriculture en Afrique, en lien avec l’Institut international pour l’agriculture tropicale. « Notre souhait est que les instances appropriées des Nations Unies prennent la mesure de cette proposition qui permettra d’assurer le développement durable de l’agriculture en Afrique, a aussi plaidé le ministre des Affaires étrangères. D’autres défis comme celles relatives à la paix ont été aussi évoquées. Là-dessus, le Bénin s’est montré très préoccupé par « l’extrémisme violent et le radicalisme qui pèsent lourdement sur la sécurité et la stabilité internationales ».
La réforme des Nations Unies, en particulier celle du Conseil de sécurité, doit également être poursuivie pour accroître l'efficacité de l'Organisation, notamment dans le domaine de la paix et de la sécurité. Le Conseil de sécurité doit être recomposé pour tenir compte des mutations intervenues sur la scène internationale au cours des décennies écoulées. Cette réforme permettra de réparer l'injustice faite à l'Afrique, seul continent non représenté dans la catégorie des membres permanents du Conseil, énonce ce même discours. « La position du Bénin sur cette question est conforme à celle de l’Afrique, telle qu’exprimée à travers le consensus d’Ezulwini », rappelle son porte-parole à cette tribune des Nations Unies?

Actualités 26 sept. 2017


Antoinette Gnammi, chef du Centre de promotion sociale de Matéri: «70 % au moins des élèves filles vivent maritalement à Matéri »

«70% des filles de nos collèges vivent avec des hommes issus des différentes catégories socioprofessionnelles y compris leurs enseignants et ce, avec le consentement de leurs parents», constate Antoinette Gnammi, chef du Centre de promotion sociale, pour témoigner de l’ampleur des grossesses en milieu scolaire.

Le phénomène des grossesses en milieu scolaire préoccupe aujourd’hui au plus haut niveau du système éducatif. Le drame n’épargne aucune commune de l’Atacora dont Matéri où vous intervenez en qualité de responsable du Centre de promotion sociale. Quel est l’état des lieux dans la commune la plus peuplée du département ?

J’avoue que c’est un véritable drame qui se joue dans nos communautés avec ces grossesses précoces. C’est à une catastrophe que nous assistons dans la commune de Matéri. Tous les dix collèges de la commune sont affectés par le phénomène. A titre d’exemple, rien que pour l’année scolaire 2016-2017, nous avons enregistré 25 cas  au Ceg Matéri ; à Tchanhoun-Cossi, il y a eu 31 abandons sur 100 filles dont 20 liés aux grossesses et les autres, au mariage précoce. Dans les collèges, 70 % au moins des filles vivent maritalement, soit avec un professeur, soit avec des élèves et quelques-unes avec des personnes issues d’autres couches socioprofessionnelles et ce avec le consentement de leurs parents.
Le cas le plus récent dont j’ai traité est celui d’un garçon en classe de 2nde vivant déjà en concubinage avec une apprentie coiffeuse mère d’un enfant, qui a encore engrossé une élève de la classe de 5e. Le Centre de promotion sociale a dû intervenir pour qu’il accepte la grossesse. La fille a fini par accoucher et l’a rejoint et aujourd’hui il se retrouve sous le même toit avec deux enfants et ses deux compagnonnes. La première ayant été aussi une élève qui a dû abandonner les classes pour l’apprentissage. Les exemples foisonnent.

Qu’est-ce qui justifie cette propension des filles à aller vers les hommes aussi précocement tout en étant sur les bancs ?

La première responsabilité incombe aux parents. Il faut reconnaître que la première protection provient de la famille. Ce qui n’est pas le cas chez nous parce que déjà très jeune, l’enfant est livré à lui-même. Il fréquente des gens peu recommandables, assiste à des animations lors de cérémonies et c’est dans ces milieux qu’il s’approprie les mauvais comportements. Très tôt, il connaît le sexe et s’adonne à l’alcool. Les parents n’ont aucun contrôle sur les compagnies de leurs filles, encore moins sur leurs heures de sorties et leurs distractions. Par manque de dialogue sur la sexualité au sein des ménages, certaines adolescentes s’adonnent à l’acte sexuel sans y connaître grand-chose.

C’est quand même paradoxal qu’on assiste à une telle situation en dépit de l’implication d’institutions et d’Ong dans la lutte contre les grossesses en milieu scolaire et tout l’arsenal juridique existant ?

Les institutions et autres Ong sont certes là mais personne mieux que les parents ne peut garantir la protection à leurs enfants.
Les gens mettent ici tout sous le coup de la pauvreté mais je continue de dire que ce n’est pas parce que je suis pauvre que je dois faillir à mes responsabilités. Il faut pouvoir assumer ses charges en tant qu’éducateur en veillant à l’évolution harmonieuse de ses enfants et en leur garantissant un avenir décent. Ceci passe par l’école et il faut lui permettre d’aller aussi loin dans les études pour espérer qu’ils deviennent des individus socialement actifs et utiles à leur société. Outre la responsabilité des parents, c’est le laxisme qu’on note dans l’application des textes qui encourage les auteurs à perdurer dans leurs forfaits.
Le blocage de l’évolution normale de la procédure de protection des enfants par les officiers de police judiciaire qui ne s’acquittent pas toujours convenablement de leur mission n’aide pas à faire prospérer les dossiers que nous portons devant les services juridiques compétents. A ceci s’ajoutent le retrait des plaintes pour causes de liens de familiarité, les pressions ou l’influence des autorités locales qui empêchent parfois le déroulement normal des enquêtes pour une meilleure protection des enfants, les menaces à l’endroit des travailleurs sociaux, la négligence dans la gestion des dossiers par les acteurs qui ne taillent pas d’importance aux faits et le rançonnement des parents des victimes dans leur quête de soutien pour le règlement des cas de leurs enfants.
C’est dire que la tâche ne nous est pas facile et tout ceci ne fait qu’expliquer la recrudescence que nous notons au niveau du phénomène?

Société 25 sept. 2017


Tournoi Ufoa 2017: Le Bénin termine 4e de la compétition

Le match comptant pour la troisième place du tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa) s’est joué ce dimanche 24 septembre à Cape-Coast au Ghana.

Le Bénin a perdu face au Niger par un score de deux buts à un. Ce match a été l’occasion pour les Mena de prendre leur revanche sur des Ecureuils qui les avaient battus à neuf en quart de finale par le même score.
Menés 2-0, les Ecureuils ont réduit le score à la 91e minute par le dossard n° 6, Nabil Yarou. Avec cette victoire, le Niger prend la troisième place du tournoi et le Bénin termine ainsi à la quatrième place.

Pintos GNANGNON

Sports 25 sept. 2017


169 - 220