La Nation Bénin...
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Remise de maillet au président JOSEPH DJOGBENOU[/caption]La sixième mandature de la plus haute juridiction en matière constitutionnelle est installée. Vendredi 8 juin dernier, le professeur Théodore Holo a passé la main au nouveau président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, à la faveur d’une cérémonie qui s’est déroulée au siège de l’institution à Cotonou.
« En ce moment solennel où je vous passe le témoin, il me plaît de vous souhaiter une abondance de succès dans l’accomplissement de votre délicate, mais exaltante mission républicaine. Je voudrais aussi associer le collège des juges à ces souhaits de réussite afin qu’ensemble vous meniez à bon havre le navire de la Cour constitutionnelle dont vous prenez le gouvernail », a exprimé le professeur Théodore Holo dans son adresse au nouveau président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. Une page s’est officiellement fermée et une nouvelle s’ouvre pour la haute juridiction.
Lors de la cérémonie de passation de charges, le représentant du Syndicat des travailleurs de la Cour constitutionnelle, Edgard Bankolé, a salué la grandeur du président sortant. « Vous êtes le dernier des pères de notre Constitution qui remet la clé du temple sacré à une relève de qualité », a-t-il laissé entendre en souhaitant bon repos au professeur Théodore Holo. Celui-ci ne doute d’ailleurs pas de la compétence et du professionnalisme de la nouvelle équipe. En outre, il dit les savoir capables de remplir la mission qui est la leur. Une mission que la cinquième mandature, selon lui, s’est efforcée de remplir avec sérénité, confiance et dévotion, dans le respect de l’esprit et de la lettre des dispositions de la Constitution. Il exhorte aussi la nouvelle équipe à faire de la Constitution, sa ‘’Bible’’ ou à défaut sa vade-mecum.
Pour le président entrant Joseph Djogbénou, il ne saurait en être autrement. « La Constitution n’est pas un gadget destiné à la satisfaction intellectuelle de quelques-uns. Elle est la gardienne du trésor, trésor de liberté, le trésor des droits individuels dont la gestion est confiée au plus fort, la Cour constitutionnelle », a-t-il rappelé pour montrer la prééminence de la loi fondamentale et le respect qu’il lui voue. Il a aussi salué la contribution foisonnante du professeur Holo à la jurisprudence constitutionnelle et annoncé l’ouverture d’une nouvelle ère. « La barque pourrait tanguer, mais elle restera bien gardée », a-t-il assuré avant de prendre le maillet des mains de son prédécesseur. Les sept nouveaux sages de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle sont ainsi entrés en fonction.
Holo s’en va en héros ?
C’est sous des ovations nourries que le président Théodore Holo a quitté l’enceinte de la Cour constitutionnelle au terme de la cérémonie. La passation de charges entre la cinquième et la sixième mandature a semblé avoir captivé plus d’attention que d’ordinaire. En témoigne la foule présente sur les lieux et l’émoi qui a saisi le personnel administratif au départ du professeur Holo. Sont-ce des adieux, expression de satisfaction et de mérite ou une manière de saluer la fin d’une époque, d’une ère ? Ce qui est évident, les décisions de la Cour sous l’égide de l’homme n’ont pas toujours ravi comme d’ailleurs aucune œuvre humaine n’est parfaite. Mais ce qui est certain, l’homme pense avoir accompli sa mission dans toute la mesure de ses capacités, avec la conscience claire et dégagée. « Aux autres de nous juger et à l’histoire de nous apprécier », laisse-t-il entendre.
Actualités 11 juin 2018
Caroline HOUNKPETIN AVOHOU et Pascal BIED CHARRETON DG-SGB à gauche plante un arbre[/caption]La Société générale Bénin (Sgb), institution bancaire de renom, s’impose depuis six ans de contribuer à la préservation de l’environnement à travers le reboisement de grands périmètres. Samedi 9 juin dernier, responsables et employés de l’institution financière, dans un élan citoyen, ont contribué à la mise en terre de 125 000 plants sur le périmètre reboisé d’Okoun Sèmè, commune de Sèmè-Podji.
Pascal Bied-Charreton, directeur général de la Société générale Bénin (Sgb) et ses collaborateurs mettant en terre des dizaines de plants de jeunes eucalyptus sous une fine pluie, dans la matinée du samedi 9 juin dernier. L’image, loin d’être symbolique, est plutôt le témoignage de l’engagement citoyen de cette banque qui a fait de la préservation de l’environnement et de la lutte contre le réchauffement, ses chevaux de bataille. Avec l’appui de l’inspection forestière du département de l’Ouémé, ils ont procédé à la mise en terre de 125 000 plants sur un espace de cinq hectares retenu sur le périmètre reboisé de Sèmè, à raison de 2 500 plants par hectare. Ils y sont allés à cœur joie, accompagnés par le son des tam-tams et castagnettes d’un groupe folklorique du coin, venu leur doper le moral et les encourager dans cette action citoyenne qui projette la localité de Sèmè-Podji comme une commune toute verte bientôt. C’est là l’objectif visé par cette activité particulièrement appréciée par les forestiers qui ne se sont pas fait prier pour appuyer la banque. L’activité est dénommée « Reboisement Sèmè 2018 » et est placée sous le thème « Arbre, économie verte, villes durables ».
Le capitaine Caroline Hounkpétin, représentant le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, ne leur a d’ailleurs pas caché son admiration pour cet exercice devenu annuel que la commune de Sèmè-Podji accueille pour la seconde année consécutive. C’est ensemble avec elle que Pascal Bied-Charreton, directeur général de la Sgb, a mis en terre le tout premier plant, donnant ainsi le top de cette activité citoyenne. Chaque employé de la Sgb présent aura ainsi mis en terre plusieurs plants après avoir suivi la démonstration faite par les forestiers. Laquelle vise à bien planter pour permettre au jeune pied d’eucalyptus de vivre et de bien grandir. C’est sans doute dans cet élan de les voir grandir et servir la communauté que les autorités locales d’Okoun Sèmè et celles de la commune de Sèmè-Podji se sont joints à la Société générale Bénin pour l’accompagner dans l’exercice.
Engagement citoyen
La Société générale Bénin aurait pu se contenter de son activité bancaire et faire son profit sans jamais penser à s’engager au plan social. Mais cette banque a une philosophie, expliquera à la fin de l’exercice de plantation, Pascal Bied-Charreton son directeur général. « Pour le développement et la réussite des activités et projets des clients, il faut un environnement sain », soutient-il, faisant observer que l’ensemble des activités de sa banque vise d’abord à apporter de la valeur au pays.
Pour lui, en effet, contribuer au bien-être général, non pas seulement en accompagnant les clients, mais aussi à travers des actions qui impactent leurs vies est un partenariat gagnant-gagnant bien cher à la Sgb. « Notre souci, c’est que le Bénin soit prospère dans tous les domaines avec une qualité de vie et un environnement sain », précisera-t-il.
Au-delà de la pérennité de cet exercice de mise en terre de plants, l’engagement de la Sgb pour le suivi des périmètres reboisés contribuera davantage à des villes plus belles et plus vertes, apprécie pour sa part, le capitaine Caroline Hounkpétin. « Qui plante un arbre a sauvé une vie », dira à la fin de l’exercice, Landry Ahomadikpohou, secrétaire général de la mairie de Sèmè-Podji représentant le maire.
Les mots du chef du village d’Okoun Sèmè, Dr Aristide
Paraïso Chakirou, sont allés également dans le sens de l’encouragement « Vous avez décidé d’oublier l’argent au profit d’œuvres utiles », s’est-il réjoui en témoignant sa gratitude à l’endroit des responsables et employés de la banque pour cet honneur renouvelé à l’endroit de sa localité.
Fierté !
Il y a un an, sur le périmètre reboisé de Sèmè Podji, la Société générale Bénin avait déjà procédé à un exercice de mise en terre de plants d’eucalyptus. Les fruits ont tenu la promesse des fleurs et douze mois après, les planteurs ont découvert avec joie et fierté, que les plants ont survécu et grandi. Le vaste espace vert à perte de vue qu’est devenu l’espace reboisé d’il y a un an, a été visité et parcouru par Pascal Bied-Charreton. « Ils sont déjà plus élancés que nous », ont apprécié la plupart des travailleurs de la banque, contemplant et caressant au cours de la randonnée, les feuilles vertes des plants.
Environnement 11 juin 2018
Robert Dossou, ancien Pdt de la Cour constitutionnelle[/caption]L’ancien président de la Cour constitutionnelle de 2009 à 2013, Robert Dossou a exprimé ses attentes vis-à-vis de la Cour constitutionnelle présidée par le professeur Joseph Djogbénou. A la faveur de l’émission 90 minutes pour convaincre de la radio nationale Ortb de ce dimanche 10 juin 2018 sur le thème ‘’Justice constitutionnelle au Bénin : Regards croisés sur les 25 ans de la cour’’, l’avocat fait savoir : « Même si dans votre cœur vous voulez rendre service à quelqu’un, si la technique ne permet pas, si la loi ne permet pas, ne vous amusez pas à cela, parce que ça vous colle à la peau toute votre existence… ».
Il note avec attention que la mission que les conseillers ou les sages de la cour sont appelés à jouer est délicate. De sa position d’ancien président de l’institution, Robert Dossou confie par ailleurs que les conseillers doivent observer le devoir d’ingratitude. « Qu’ils sachent que notre Etat est fragile et que au jour d’aujourd’hui et pendant encore des décennies, nous avons à construire les institutions publiques de notre République et construire l’économie, le social et le culturel de notre pays », conseille-t-il. Il n’y a pas d’astuce pour réussir sa mission à la Cour d’après Robert Dossou qui se félicite d’avoir pris des décisions incontestables pendant qu’il a occupé la fonction.
Actualités 10 juin 2018
Martin Assogba, pdt Ong Alcrer[/caption]Longtemps en opposition à toute tentative de révision de la Constitution du 11 décembre 1990, les Organisations de la société civile y sont-elles enfin favorables ? Cette question mérite d’être posée au regard de la démarche de dix Osc envers cette révision constitutionnelle. L’Ong Alcrer, Social Watch Bénin, Nouvelle Ethique, l’Upmb, la Pascib, Wanep-Bénin, Rifonga, Bénin press club, Wildaf et le Fonac s’inscrivent dans la logique de la révision chirurgicale de la Constitution pour se conformer aux directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine sur la création de la Cour des comptes afin d’assainir les finances publiques dans les Etats membres. Ce vendredi 8 juin 2018 à la faveur d’une conférence de presse au siège de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, président de la coalition ‘’Maintenant la Cour des comptes’’ a martelé que depuis 1998, le Bénin n’a pas réussi à se doter de cette haute juridiction financière. « Nous plaidons pour une révision ciblée de la Constitution du 11 décembre 1990 sur le point consensuel de la création de la Cour des comptes », affirment les représentants de ces Organisations de la société civile qui entendent mener une vaste campagne de plaidoyer en direction de l’Assemblée nationale mais aussi du pouvoir exécutif en vue de l’avènement de la Cour des comptes dans les meilleurs délais. Il faut rappeler que cette révision chirurgicale souhaitée par les Osc porte sur les articles 131 et 134 de la Constitution.
Actualités 10 juin 2018

Flânant la nuit à la quête de clients, des travailleuses de sexe sont la proie de tueurs non encore identifiés par la Police républicaine. La psychose gagne depuis leur rang.
Mutilé et vidé de son sang, le corps sans vie découvert à l’aube, ce jeudi du mois de février, dans un quartier périphérique de Cotonou suscite émoi. Dissimulé dans un talus non loin de la voie, le corps de cette inconnue retrouvée avec un petit sac dame rempli de préservatifs sur elle a tôt révélé son statut. A la morgue, le lendemain de ce drame pour identifier le corps après un détour par le commissariat central de Cotonou, Mabel Afi, présidente de l’Association des travailleuses de sexe, est horrifiée à la vue de l’affreux spectacle. Le mouchoir à la bouche, elle s’empresse de ressortir de la morgue, le visage hagard. « Elle n’est pas de notre association. Si vous voyez son visage ! Oh mon dieu, on dirait du sacrifice humain », confie-t-elle, affolée.
Il ne se passe des jours sans qu’elle ne soit invitée par la police pour l’aider à identifier de tels cadavres en attendant que le procureur de la République ne décide de l’inhumation desdits corps. Deux fois de suite déjà qu’elle s’est confrontée à une telle horreur, en ce début d’année. Si souvent les bagarres entre prostituées constituent des motifs de sa sollicitation par les forces de sécurité, la fréquence des crimes de sang ébranle l’univers des prostituées au Bénin.
C’est d’ailleurs ces genres de risques qui ont conduit cette travailleuse de sexe à porter sur les fonts baptismaux une telle association en décembre 2017.
Proies faciles
Activité irrégulière au Bénin, la prostitution reste un métier à risques où les travailleuses de sexe sont exposées à la merci d’indélicats et autres trafiquants d’organes. Ne bénéficiant d’aucune protection, elles côtoient le danger au quotidien. Au siège de l’ONG ‘’Solidarité’’ que la présidente a créée en 2014 avant l’avènement de l’Association des travailleuses de sexe, Mireille, âgée de 19 ans, se souvient du drame qui a emporté la vie d’une de ses proches amies. Celle avec qui elle est venue, il y a quatre ans, à Cotonou. Serveuses de bar au départ, elles font vite leur entrée dans l’univers de la prostitution. La précarité qu’elles vivaient dans les bars a fini par les y conduire. Un soir, confie-t-elle, le regard embué de larmes, lors d’une de leurs escapades nocturnes, elles font la connaissance d’un homme à bord d’une voiture qui propose à chacune d’elles la somme de 20.000 F CFA pour une soirée de plaisir.
Elle décline, elle, la proposition contrairement à son amie, fort de malheureuses aventures connues naguère. « S’il nous arrivait de suivre parfois des clients, j’avoue que celui-ci avait l’air bizarre. J’ignorais que je voyais ainsi ma copine pour la dernière fois. Durant deux semaines je suis restée sans nouvelles d’elle mais impossible pour moi de me plaindre car dans ce pays dès qu’on sait que vous êtes une prostituée, tout le monde veut abuser de vous comme si vous êtes un objet sans valeur et personne pour vous venir en aide », assène-t-elle à qui veut l’entendre. Sa copine aurait été retrouvée, trois semaines plus tard, le corps sans vie dans une brousse vers la ville de Ouidah, sans ses deux reins. « Je n’avais aucune idée ni du visage de l’homme ni sur l’immatriculation de sa voiture », bredouille-t-elle, cette fois-ci, intenable.
Si tout autour d’elle, des regards réconfortants de ses congénères l’encouragent à aller au bout de son récit, elle finit par craquer. Les sanglots devenant persistants, elle préfère s’en aller loin du groupe, conduite par les mots de soutien de sa présidente en langue mina. Et comme pour corroborer ces psalmodies, Mabel Afi se lâche.
« Douze ans que je mène cette activité et j’en ai vu des horreurs. Des collègues emportées par des maladies ; des filles retrouvées mortes, parfois amputées de leur sexe et des seins ; d’autres éventrées sans organes dans le corps », indique-t-elle d’une voix forte sans rechigner. Elle reconnaît que souvent ce sont des mineures de moins de 15 ans qui tombent sous la méchanceté de ces partenaires d’une nuit qui se muent en redoutables assassins.
Des tueurs qui courent toujours dans la nuit à la recherche de victimes en attendant que les filets de la police ne mettent fin à leur avidité pour les cadavres de belles de nuit.
Société 10 juin 2018

Le Bénin, à l’instar des pays du monde a sacrifié à la célébration de la journée mondiale de l’océan ce vendredi 8 juin 2018. Sur le thème « Océan propre, océan sans déchet plastique », les manifestations officielles ont eu pour cadre la plage Fidjrossè de Cotonou.
Les autorités ont procédé à l’entretien de la plage suivi de quelques séances de sensibilisation des usagers de ce lieu qui draine du monde tous les week-ends. Parallèlement, l’Ong Eco-Benin, dans sa mission de préservation des ressources naturelles marines et côtières, a organisé, dans le cadre de la journée mondiale de l’océan, une séance diagnostic avec les pêcheurs du département du Mono. Selon les responsables de cette Ong, la réserve de la Bouche du Roy avec son caractère fluvio-marin abrite des espèces protégées telles que le lamantin, la tortue marine, le dauphin, la baleine… Cette séance vise donc à sensibiliser les acteurs clés que constituent les pêcheurs, en vue de protéger ces espèces. Il s’agira notamment de mettre en place un réseau d’informations et de surveillance de la marine de la réserve la Bouche du Roy. La direction de la base navale et la direction des Pêches du Mono seront également mises à contribution dans cette initiative de l’Ong Eco-Benin.
Société 08 juin 2018
A la recherche d'une stratégie régionale pour répondre à la menace des maladies virales du manioc[/caption]
Venus de différents pays, des autorités politiques, chefs traditionnels et experts internationaux sont en réunion à Cotonou. Ces assises ouvertes, ce jeudi 7 juin, par le ministre béninois de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, visent à contribuer à garantir la sécurité alimentaire en Afrique à travers une riposte organisée contre les maladies virales du manioc.
Des maladies virales notamment la mosaïque africaine et la striure brune du manioc ont pris d’assaut l’Afrique et se propagent à une allure inquiétante. « C’est le tsunami du manioc, l’Ebola du manioc… C’est déjà là, en Afrique australe. Ça bouge en Afrique centrale avec le risque de venir aux portes de l’Afrique de l’Ouest. Il nous faut lui bloquer la route », indique le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, pour montrer l’enjeu de la conférence internationale qui s’est ouverte hier à Cotonou.
Initiée par le programme ouest-africain d’épidémiologie virale ou West African Virus Epidemiology (Wave) pour la sécurité alimentaire, cette rencontre vise à sensibiliser les gouvernants et leaders africains sur l’urgence de mettre en place une stratégie régionale pour répondre à la menace des maladies virales du manioc sur la sécurité alimentaire.
Pour le directeur exécutif du programme Wave, Justin Pita, la nécessité d’agir de façon coordonnée, inclusive et participative n’est plus à démontrer. Il est attendu de chaque pays, la mise en place d’un mécanisme de prévention, d’un système d’alerte rapide, d’un centre opérationnel d’urgence sanitaire ou d’une équipe de veille… pour ce qui concerne les gouvernants et la sensibilisation des populations à la base pour l’utilisation de dispositifs de culture sains en ce qui concerne les leaders traditionnels.
Roi de Grand Bassam et président de la chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, Sa Majesté Amon Tanoé, a exprimé l’engagement des leaders à jouer leur rôle pour éviter aux populations de souffrir de la perte de leurs productions. Ce qui serait une vraie crise au regard de l’importance du manioc dans le régime alimentaire des populations rurales. C’est justement ce qu’évoque le directeur adjoint de Bill & Melinda Gates Foundation, Rob Horsch, lorsqu’il fait remarquer que les populations pauvres sont les plus atteints par cette crise. C’était aussi l’occasion pour lui de réaffirmer le soutien de la fondation en faveur des actions du programme Wave.
Procédant à l’ouverture officielle de la conférence, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, met en exergue l’importance pour l’Afrique d’accroître sa production de manioc. Elle a d’ailleurs exprimé l’ambition du gouvernement béninois qui entend booster la production du manioc aussi bien pour l’alimentation que pour l’industrie. « Mais on ne peut atteindre ces nobles objectifs sans dispositifs sains et sans garantir une saine production », admet-elle avant d’inviter les participants et chaque pays à prendre la mesure de l’enjeu et à jouer sa partition?
A propos du programme Wave
Depuis 2015 où il a été lancé, le programme Wave mène ses activités en Afrique de l’Ouest notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo, au Bénin, au Nigeria et en Afrique centrale précisément en République démocratique du Congo. Il a pour objectif global d’augmenter de façon durable la productivité des plantes à racines et tubercules (Prt) en Afrique de l’Ouest et du Centre, à travers le développement de méthodes de lutte efficaces contre les maladies virales.
La culture du manioc, troisième plus grande source de glucides pour l'alimentation humaine, est sujette à plusieurs contraintes qui affectent la productivité. Or les multiples produits dérivés du manioc en l’occurrence le gari, le tapioca, la pâte fermentée, l’attiéké, la farine, l’amidon, les chips… font l’objet d’une grande consommation en Afrique. D’où l’urgence d’organiser une riposte pour prévenir la survenance de ces maladies virales et les juguler.
La phase 1 du programme Wave qui s’achève en 2018, a connu un succès significatif dans plusieurs domaines. Une deuxième phase est envisagée et pourrait s’étendre à cinq autres pays que sont le Cameroun, le Gabon, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée Conakry.

Le dix-huitième dossier soumis à l’examen de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a été examiné, ce mercredi 6 juin. Inculpé pour une infraction de coups mortels, Sambiri Gado s’est vu infliger une peine de 7 ans de réclusion criminelle.
Les atteintes préjudiciables à la personne humaine peuvent survenir indépendamment de la volonté de ceux qui les commettent. C’est le cas de Sambiri Gado qui, également obnubilé par son instinct de survie, s’est retrouvé devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, ce mercredi 6 juin, pour répondre d’une infraction de coups mortels sur Jao Sambo, le mari de sa grande sœur. Mis sous mandat de dépôt depuis le 8 avril 2013, il a été reconnu coupable, selon les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal, et condamné à 7 ans de réclusion criminelle.
« Je ne voulais pas qu’il me tue et mon intention n’était également pas de le tuer », a répété à la barre Sambiri Gado, tout au long de l’audience. « Mais qu’est-ce qu’il espérait obtenir comme résultats, en envoyant un poignard pointu et aussi bien aiguisé dans le ventre de son beau-frère avec lequel il s’est bagarré ? » lui répliqua le président de la cour, Adame Banzoun.
L’avocat de la défense, Me Mohamed Toko, a demandé qu’il lui soit donné acte de ce qu’il a indiqué que la victime n’a pas rendu l’âme sur-le-champ. Il a d’abord été conduit dans un petit centre de santé du village, avant d’être transféré à l’hôpital de Banikoara.
Dans sa réquisition, l’avocat général Bernadin Hounyovi a indiqué que les éléments constitutifs du crime de coups mortels étaient réunis. Selon lui, Sambiri Gado s’est servi d’un couteau pour porter à une partie sensible du corps de Jao Sambo, notamment le ventre, des coups et fait des blessures des suites desquelles la victime n’a pas survécu.
L’expertise psychiatrique de l’accusé ayant révélé qu’il était en possession de toutes ses facultés mentales au moment de la commission des faits, Bernadin Hounyovi demande à la cour de le retenir dans les liens de l’accusation, puis de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle.
Une peine que Me Mohamed Toko trouvera « exagérée ». Défendant les intérêts de l’accusé, il invitera la cour à tenir compte d’un certain nombre de circonstances atténuantes, en invoquant l’excuse de la provocation et la légitime défense. Il estime que son client n’a fait que réclamer ses 5 000 francs Cfa qui lui ont été soutirés. « Il a utilisé l’arme qui était en sa possession, tout juste pour se libérer de l’étreinte de Jao Sambo. A la barre, il a tout le temps répété qu’il n’avait pas l’intention de lui donner la mort », a poursuivi Me Mohamed Toko, invitant la cour à s’en tenir à la juste mesure des choses. Il l’exhortera à le condamner au temps déjà passé en détention, soit cinq ans et un mois.
Sambiri Gado restera encore en prison pendant un an et quelque onze mois, pour purger sa peine. Ainsi en a décidé la cour dont le président était Adame Banzou et les assesseurs Ignace Adigbli et Karimi Adéoti?
Les faits
Courant 2013 à Banikoara, Jao Sambo a contracté un prêt de 5 000 francs Cfa auprès de Sambiri Gado. Le vendredi 5 avril 2013, ce dernier s’est rendu chez lui pour réclamer son argent. Il s’en est suivi une discussion entre eux et qui a dégénéré en bagarre au cours de laquelle Sambiri Gado sortit son couteau pour le poignarder. Transporté d’urgence à l’hôpital, il n’a pas survécu à ses blessures?
Société 08 juin 2018

Inculpée pour coups mortels lors d’une bagarre, Martine Sambéni a été jugée, ce mercredi 6 juin, par la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey. Elle a écopé de cinq ans de réclusion criminelle.
Une cérémonie de réjouissance pour rendre hommage à un parent défunt a tourné au drame. Un mort, la prison pour un enfant et sa mère, puis la famille est disloquée à jamais.
Martine Sambéni, 34 ans et mère de sept enfants et son époux Benoît S. Nambouani vivaient dans une ferme à Kilibo dans le département des Collines. Après leurs travaux champêtres, l’époux a décidé d’organiser en mémoire de son feu père une cérémonie d’hommage. Une cérémonie qui effectivement a eu lieu dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 février 2014. A cette cérémonie, était invitée la famille amie Sannougou qui vit aussi à Kilibo. Des moments de joie jusqu’au lendemain matin comme on sait le faire dans la communauté. Une cérémonie bien arrosée qui se termine par une bagarre rangée, d’un côté les mamans Sambéni et Sannougou et de l’autre les enfants des deux dames. La maîtresse de maison et son hôte se jettent l’une sur l’autre et les enfants font pareil. On se croirait dans un téléfilm. La cause de cette bagarre serait la disparition du portable de Martine, la maîtresse de maison. Elle accuse son hôte Adjoua assise à côté d’elle d’avoir dérobé le téléphone. Et la tension monte d’un cran pour finir dans une bagarre généralisée au cours de laquelle la fille Christine de la famille invitée reçoit des coups, certainement sur des parties sensibles du corps.
Voyant la situation dégénérer, le père de famille Benoît Nambouani intervient et sépare les parties en lutte en aidant la famille invitée à rentrer chez elle. C’est une fois à la maison que l’état de santé de la petite Christine, 13 ans, que les parents croyaient épuisée par la bagarre se dégrade. Elle est transportée dans un centre de santé qui, après les premiers soins, les réfère à un autre plus compétent à Papané. C’est dans ce dernier centre de santé que la petite a rendu l’âme le lendemain.
Informée du décès de la fille Christine, la famille Nambouani apprend aussi que la famille éplorée allait se venger. Pris de peur, Benoît et son épouse Martine prennent la fuite avec leurs enfants. Ils quittent nuitamment Kilibo pour se mettre à l’abri à Savè. Mais ils seront rattrapés par les gendarmes qui procèdent à l’arrestation de la mère Martine et son fils Emmanuel, 12 ans, qui s’était battu avec la victime Christine.
A la barre, Martine Sambéni n’a pas reconnu les faits. Elle déclare n’avoir pas pris part à une quelconque bagarre. Et qu’elle a été arrêtée et jetée en prison parce que les gens disent que c’est elle qui a envoyé son fils Emmanuel se bagarrer avec la victime Christine. Elle allègue également que ce sont les coups portés à la victime lors de cette bagarre qui a entraîné sa mort, alors qu’elle n’était concernée en rien par cette histoire.
A la question de savoir si elle n’avait pas aussi porté des coups à Christine, l’accusée Martine répond : « Non ! », ajoutant qu’elle n’était pas sur les lieux. A la question de savoir si elle n’avait pas perdu son téléphone lors de cette fête ? Elle répond encore : « Non ! » L’accusée se réfugie dans la négation. Elle ne reconnaît même plus ses déclarations à la gendarmerie comme devant le juge.
Son époux et son fils étaient présents dans la salle d’audience pour assister au procès de la mère de famille. Son fils Emmanuel avait été déjà jugé pour cette affaire dans une autre procédure spéciale et confié aux assistants sociaux pour sa réadaptation. Depuis deux ans, il est en apprentissage mécanique dans un centre d’accueil à Abomey.
Les deux, le père et le fils, seront séparément invités par la cour à témoigner. Ils donneront la vraie version des faits contredisants au besoin l’accusée. Ils ont reconnu qu’il y avait eu une bagarre généralisée et que la maman Martine était face à la maman Adjoua, mère de Christine, avec la nuance qu’elle n’a jamais porté de coups à la victime. La bagarre des mamans était d’un côté et celle des enfants de l’autre. Et Christine, la victime était dans la bagarre des enfants. Elle faisait face à Emmanuel, fils de Martine.
Après les questions et les réponses de l’accusée et de ses parents, le ministère public représenté par Jonas C. Konon devait prendre ses réquisitions en déplorant la loi de violence qui caractérise de plus en plus notre société, alors que nul n’a le droit de se rendre justice. L’accusée, pour se couvrir, se met dans la dénégation systématique, voire radicale, selon l’avocat général. Pourtant, estime-t-il, les éléments matériels qui fondent les chefs d’accusation sont là. Puis, il démontre que les éléments matériel, intentionnel et légal sont bien réunis dans ce dossier de coups mortels ayant causé la mort de la petite Christine. Il fait recours aux dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal qui punit cette infraction et a requis la peine de 10 ans de réclusion criminelle contre l’accusée Martine.
La défense de l’accusée assurée par Me Gervais Houédété et Me Friggens Adjavon n’approuve pas les observations du ministère public qui, selon eux, n’a pas tenu compte des débats en suggérant une justice expéditive. « C’est à croire que nous avions perdu notre temps à faire tout ce débat », lance Me Adjavon. Pour les conseils de l’accusée, celle-ci a pourtant bel et bien dit devant la cour qu’elle n’a jamais porté des coups à la victime et que cette dernière s’était plutôt bagarrée avec son fils Emmanuel. « C’est cela la constance même, puisque l’époux et le fils l’ont également martelé devant la cour », rappellent les conseils de l’accusée.
Me Adjavon fait aussi observer que le dossier ne contient aucune prescription médicale concernant la victime encore moins un certificat de décès, ce qui crée davantage le doute qui devrait surtout profiter à l’accusée. Sur ce fait, les conseils de l’accusée demandent pour cette dernière l’acquittement pur et simple ou à défaut, au bénéfice du doute.
La cour délibère et déclare Martine Sambéni coupable des coups et blessures portés sans l’intention de donner la mort à la victime. La condamne à 5 ans de réclusion criminelle?
Les Faits
Dans la matinée du 24 février 2014, au cours d'une cérémonie rituelle organisée par Sanhouango Benoît Nambouani à Agboro-Kombo, arrondissement de Kilibo, en mémoire de son feu père, Martine Sambéni, l'épouse de celui-ci, a constaté la disparition de son téléphone portable et soupçonna de vol Adjoua Tagali qui était assise à côté d'elle. Une vive altercation s'en est suivie et ayant dégénéré en bagarre.
C'est alors que Christine Sannongou, âgée de 13 ans, qui vit sa mère en difficulté, alla à sa rescousse, mais elle fut tabassée par Martine Sambéni et son fils Nanwin Nambouani alias Emmanuel, âgé de 14 ans.
Evacuée au centre de santé de Kokoro pour les premiers soins, Christine Sannongou a été transférée le même jour à l'hôpital Saint Martin de Papané où elle rendit l'âme aussitôt après son admission.
Interpellée et inculpée de coups mortels, Martine Sambéni, après moult tergiversations, a fini par reconnaître les faits mis à sa charge?
Composition de la Cour
Président : Daniel d’Almeida
Assesseurs : Léopold Colli et Bienvenu Anagonou
Ministère public :
Jonas C. Konon
Jurés: GérardTossou, Paul D. Glèlè, Richard Tosseh et
Victoire D. Agbémahoué
Greffier : Alain ayikouéKakpo

Plus de 1000 jeunes béninois méritants des collèges, lycées, universités, centres de formation professionnelle, orphelinats, ont pu suivre ces derniers jours, en primeur, le film culte «Black Panther » à Canal Olympia Wologuédé de Cotonou. Une initiative de Bolloré Transport & Logistics qui entend par cette opération offrir aux jeunes la possibilité de découvrir un film très populaire tout en suscitant une rencontre entre ses jeunes collaborateurs et les jeunes lycéens pour présenter le groupe, ses multiples activités et générer le dialogue auprès des jeunes générations.
Sur quatre mercredis après-midi successifs, la vague « Wakanda » a profondément balayé Cotonou depuis la somptueuse salle de cinéma Canal Olympia
Wologuédé, après les séquences de diffusion du célèbre film «Black Panther ». L’initiative est du Top management de Bolloré Transports & Logistics qui, à travers le projet du même nom que le film, a gracieusement offert 10 000 places aux jeunes de sept pays d’Afrique (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Guinée, Niger, Sénégal, Togo) pour découvrir le film « Black Panther ».
Au Bénin, environ 1000 jeunes méritants ont pu bénéficier de ce programme. Ils provenaient des collèges, lycées, centres de formation professionnelle, orphelinats ainsi que des universités partenaires du groupe Bolloré au Bénin. Ils ont eu la primeur de suivre le film « Black Panther» qui a pour singularité de présenter l’Afrique avec un super-héros Noir sur grand écran.
Ce projet cadre avec la politique d’engagement du Groupe en faveur de la jeunesse. «Nous avons donc voulu offrir à des jeunes la possibilité de découvrir un film très populaire qui met en avant des héros d’Afrique. Il s’agit également d’une démarche pour créer un cadre d’échanges entre nos jeunes collaborateurs et les jeunes lycéens pour présenter le groupe, ses multiples activités et générer le dialogue auprès des jeunes générations », indique Jérôme Binois, directeur général de Bolloré Transport & Logistics Bénin.
Pour Venance Gnigla, président exécutif du Groupe Bolloré au Bénin, ce film donne l’occasion de rappeler à la jeunesse les valeurs qui font la réussite de tout projet à savoir la persévérance, la pugnacité, l’esprit d’initiative, la détermination, le respect. Ces valeurs, poursuit-il, sont en lien avec celles de Bolloré Transport & Logistics à savoir le sens entrepreneurial, le respect de l’autre, la détermination et la persévérance. «Tous ceux qui adopteront ces valeurs comme principe de vie auront parfaitement leur place avec nous à Bolloré Transport & Logistics », soutient-il.
Réalisé par Ryan Coogler sur un budget colossal de 200 millions de dollars, Black Panther a fait sa première sortie le 29 janvier 2018, avec des recettes évaluées à 1,344 milliard de dollar en Box-office.
Avant que ce film culte crève nos écrans de télévision dans les mois à venir, les jeunes béninois de tous horizons ont donc eu la primeur de se délecter de ce chef-d’œuvre grâce à la générosité de Bolloré Transports & Logistics.
Source : Cell. Com. Bolloré Transport & Logistics
Société 08 juin 2018