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Nouvelles

Mort massive de poissons dans le lac Toho à Kpinnou: Recours au Fâ pour conjurer le mauvais sort

Loin des polémiques à propos des travaux de laboratoire devant situer sur les causes réelles de la mort massive des poissons du lac Toho à Kpinnou, des acteurs du développement à la base se décident à recourir à la connaissance endogène. Ils organisent ce vendredi 8 juin à Houin, arrondissement de Lokossa, une séance de consultation de l’oracle (Fâ), en prélude à une série de cérémonies pour conjurer le mauvais sort.

La rencontre qui réunit des initiés du Fâ venant de Houéyogbé, de Lokossa et d’Athiémé, trois communes du Mono traversées par le lac, est prévue pour se tenir en présence des pêcheurs et sous la supervision d’Aballo Anani, communément appelé Dènon, dignitaire habilité à faire des sacrifices aux dieux qui veillent sur les eaux dans la localité.
A cette rencontre, plusieurs consultations seront faites, aux dires de Dénon, en vue de permettre au groupe de s’accorder sur la compréhension spirituelle à avoir de la mort massive des poissons du lac Toho constatée, le lundi 21 mai dernier.
Le drame aquacole survenu à Kpinnou, une localité d’Athiémé, ne serait pas inédit, à en croire Dènon et les siens. Puisqu’une dizaine d’années plus tôt, dans la même localité, un drame de la même envergure ou presque se serait produit. Dans le temps, des cérémonies avaient été faites et les interdits du lac réhabilités puis observés, selon lui, jusqu’à ce que la communauté baisse la garde. Cette situation, se convainc-t-il, est la source de la mort massive des poissons. Des pêcheurs et des élus locaux partagent également cette interprétation n

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 08 juin 2018


Audiences du président de la Cour suprême: Des questions de coopération et d’enseignement abordées
[caption id="attachment_29445" align="alignnone" width="1024"]Le président de la Cour suprême et la délégation du nouvel ambassadeur du Ghana près le Bénin [/caption]

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience, ce jeudi 7 juin, plusieurs délégations dont les préoccupations ont porté notamment sur des questions de coopération et d’enseignement.

L’ambassadeur du Ghana près le Bénin, Alowe Leo Kabah, est la première personnalité reçue en audience, ce jeudi 7 juin, par le président de la Cour suprême. Ayant nouvellement pris fonction au Bénin, après la présentation de ses lettres de créance au chef de l’Etat, le diplomate a jugé utile de faire le tour des présidents des institutions de la République pour une visite de courtoisie. Alowe Leo Kabah est allé se présenter à Ousmane Batoko et s’imprégner un tant soit peu de la mission de la haute juridiction.
Selon le diplomate ghanéen, la Cour suprême du Bénin comme celle du Ghana, joue un grand rôle. Elle est le pilier de la démocratie et de l’Etat de droit. Alowe Leo Kabah assure le président Ousmane Batoko de sa détermination à approfondir les relations entre les Cours suprêmes de nos deux pays, notamment sur le plan judiciaire. Car, selon lui, le Bénin et le Ghana, sont deux peuples frères et unis par la culture et l’histoire, en dépit des barrières linguistiques créées par la balkanisation coloniale. Les deux pays entretiennent des relations de fraternité confortées par l’ouverture en 1962 au Bénin de l’ambassade du Ghana, rappelle-t-il. Alowe Leo Kabah justifie la bonne santé de cette coopération par la visite du président Patrice Talon à son homologue ghanéen en 2017. Une rencontre au cours de laquelle, les deux présidents ont décidé de réactiver la commission mixte de coopération entre le Bénin et le Ghana. L’hôte d’Ousmane Batako promet de poursuivre les efforts de ses prédécesseurs pour dynamiser davantage les relations séculaires entre les deux pays.
Le président de la Cour suprême s’est entretenu ensuite avec une délégation des stagiaires de la dix-huitième promotion de l’Ecole normale supérieure de Porto-
Novo en formation pour l’obtention du diplôme de Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire (Capes). Ils ont été renvoyés de l’Ens pour n’avoir pas complété, dans le délai requis, leurs dossiers d’inscription avec leur attestation de Maîtrise donnant accès à cette formation au Capes. Leurs dossiers ont été donc purement et simplement rejetés. Les stagiaires interdits de cours à l’Ens depuis plus d’un mois sont au nombre de 202. Ils crient à l’injustice et sollicitent la médiation du président Ousmane Batoko auprès des autorités de l’Ens et de l’Université d’Abomey-Calavi pour être réintégrés dans la formation.
Les responsables de l’Ong « Ma contribution citoyenne » constituent la dernière délégation reçue par le président de la Cour suprême. Solange Odjo Ahlonsou et sa suite sont venues solliciter le soutien d’Ousmane Batoko dans le cadre de l’organisation de la douzième édition de remise de prix et de lots aux candidats reçus aux différents examens nationaux. Cette édition aura lieu en septembre prochain, informe Solange Odjo Ahlonsou qui se réjouit de la qualité des échanges avec Ousmane Batoko qui a gratifié la délégation de ses conseils avisés.

Actualités 08 juin 2018


Gestion de la Sitex et de la Cbt: Les clarifications du gouvernement aux députés

La gestion de la Société des industries textiles du Bénin (Sitex) et de la Compagnie béninoise de textile (Cbt) constitue de tout temps une préoccupation pour le gouvernement. La preuve en est le plan de relance de l’entreprise, en attendant de trouver un repreneur pour sa réhabilitation. Cette assurance a été donnée à la Représentation nationale, ce jeudi 7 juin, par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou.

Posée par le député Dakpè Sossou, la question d’actualité relative à la situation de la Société des industries textiles du Bénin (Sitex) et de la Compagnie béninoise de textile (Cbt) a été passée au peigne fin par le gouvernement, ce jeudi 7 juin, au Parlement. Les éléments de réponse ont été fournis par le ministre de l’Industrie et du Commerce. D’entrée de jeu, Serge Ahissou, a rappelé l’historique de la création de la Sitex, fruit de la coopération sino-béninoise. Créée le 7 mai 1987, elle est spécialisée dans la production et la commercialisation de tissu écru 100 % coton, support d’impression de Fancy, initialement destiné à la Société béninoise de textiles (Sobetex) qui, avant cette création, importait annuellement 15 à 20 millions de mètres d’écru de l’extérieur. La Sitex a connu ses années de gloire de 1996 à 1998 avant d’initier la création de la Compagnie béninoise des textiles (Cbt). Cette dernière est également une entreprise sino-béninoise qui a démarré sa production en octobre 2002 avec 49 % des actions, soit 490 millions F Cfa, détenues par la Sitex.
Mais la Société des industries textiles sera fragilisée par ses contre-performances internes. Elle a succombé à la grave crise du secteur textile dont l’acuité n’avait d’égale que la persistance à partir de 2002. Il en est résulté la fermeture complète de l’entreprise en novembre 2004 avec le licenciement collectif du personnel qui a engendré le paiement de 1 010 899 252 F Cfa de droit de licenciement, rappelle le ministre Serge Ahissou. A cette époque, la Sitex présentait l’image d’une entreprise fortement endettée soit 5 224 972 159 F Cfa de dette avec un cumul de pertes antérieures de 6 642 874 610 F Cfa qui indique une structure financière décadente, un fonds de roulement négatif de -1 885 342 090 F Cfa, des capitaux propres négatifs de -3 834 551 756 F Cfa et un taux de paupérisation de 253,38 % contre un plafond fixé par l’Ohada à 50%. L’état de cette société a obligé, explique le ministre, le gouvernement à mettre en place une administration déléguée pour liquider les affaires courantes de la société. Pendant ce temps, l’Etat a jugé nécessaire d’engager mensuellement la somme de 13,9 millions F Cfa pour éviter l’encrassement des équipements et assurer divers entretiens et éclairage, surveillance et gardiennage, rémunérations et autres pendant que l’usine reste fermée donc inactive.

Des raisons d’espérer

Mais en l’absence du financement de cette dépense pérenne à fonds perdu et à la réflexion, il a été conçus un plan de restructuration et de relance des activités en février 2005, adopté en Conseil d’administration et approuvé en Conseil des ministres. Ce plan de relance comporte trois volets, en l’occurrence la reconnexion de la Sitex à son segment de marché après trois ans d’absence à partir d’un financement de 220, 71 5041 millions F Cfa ; l’évaluation de la première phase et la réhabilitation des équipements productifs grâce à un appui financier de 250 821 500 F Cfa de l’Etat et le financement du fonds de roulement de l’entreprise. Aux dires du ministre, si les deux premiers volets du plan ont été conduits à bonnes fins par les financements de 220 715 041 F Cfa en juin 2007 et 250 821 500 F Cfa en avril 2009, le financement du fonds de roulement peine à se mettre en place. Ainsi, en l’absence de ce financement, la Sitex survit grâce aux crédits interentreprises (Sbee et autres fournisseurs) et aux rares concours bancaires ponctuels du fait de la structure financière et du statut de l’entreprise qui incitent à la prudence.
Par ailleurs, la vétusté chronique des équipements et leur obsolescence ainsi que les discontinuités d’exploitation du fait de la situation ci-dessus décrite ne favorisent guère les meilleurs rendements et productivités souhaités pour une bonne compétitivité entrepreneuriale, détaille Serge Ahissou. Qu’à cela ne tienne ! La Sitex sous l’administration déléguée a recruté 271 employés et versé plus de 2,3 milliards de francs Cfa de salaires nets à ce jour et fait l’effort d’améliorer au quotidien ses performances. A ce titre, 100 594 713 millions F Cfa ont été payés dont 19 571 919 milliards F Cfa versés pour favoriser le départ aisé des travailleurs admis à faire valoir leurs droits à la retraite et 81 022 794 F Cfa de cotisations versées à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) de 2005 à ce jour dont celles ouvrières prélevées au titre des années 2015, 2016, 2017 et 2018 entièrement reversées. Des efforts qui encouragent le gouvernement à continuer d’accompagner l’entreprise.
Les appuis financiers de l’Etat en faveur de la société sur la période de l’administration déléguée s’élèvent à 546 536 541 F Cfa avec comme, entre autres résultats, la réhabilitation du potentiel technique de la Sitex ; la reconnexion de l’entreprise avec son segment de marché ; le recrutement de 271 travailleurs précédemment licenciés avec paiement sur la période de 2005 à ce jour, de plus de 2,26 milliards de francs Cfa de salaires nets. A ces acquis, le ministre ajoute la contribution au maintien d’un climat social apaisé dans la ville de Lokossa et ses environs, la résorption du dédain initial affiché des potentiels repreneurs de l’usine et le paiement de diverses dettes héritées à la fermeture de l’usine en 2004. Le gouvernement œuvre par ailleurs pour l’amélioration des conditions de travail à la Cbt qui emploie environ 1200 Béninois, à travers l’application du Code béninois du travail, assure Serge Ahissou.
La réponse du ministre devrait être suivie de débat. Mais le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a décidé de reporter ce débat au jeudi 14 juin prochain, le temps de permettre à ses collègues députés de bien se documenter sur le sujet pour des appréciations pertinentes.

Trois autres ministres ont planché

En dehors du ministre de l’Industrie et du Commerce, trois autres de ses collègues étaient hier à hémicycle pour répondre à d’autres interpellations du gouvernement. D’abord, il y a eu le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, qui a présenté une communication aux députés sur le sort du Programme de développement agricole des Collines. Une question posée par le député Léon Dègny.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, est venu représenter son collègue de l’Economie et des Finances pour présenter deux communications. La première porte sur la question relative à l’état des lieux de la mise en œuvre du Code foncier et domanial introduite par le député Eric Houndété et neuf autres. La seconde question orale avec débat a trait aux indicateurs servant d’appréciation des performances économiques et financières des Etats dans le cadre des objectifs d’intégration. La préoccupation a été soulevée par le député Louis Vlavonou et cinq autres. Les trois dossiers ont été présentés sous forme de communication par les ministres concernés. Mais les débats ont aussi été renvoyés au jeudi 14 juin prochain.
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin a fait son baptême de feu, hier, au Parlement. Il devrait plancher sur la question d’actualité relative à la menace sur les dialysés du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou (Cnhu-Hkm). Mais cette présentation a été ajournée. Il a été suggéré au ministre de la Santé de présenter sa réponse sous forme de communication pour que le débat soit riche et sérieux sur le dossier. Cette présentation est repoussée au jeudi 14 juin prochain.

Actualités 08 juin 2018


Sixième mandature de la Cour constitutionnelle: Joseph Djogbénou élu président

Ce jeudi 7 juin, au terme d’une élection à huis-clos entre les sept sages de la Cour constitutionnelle, c’est Joseph Djogbénou qui a été élu président de la haute juridiction. Sans surprise !

Tous les pronostics s’accordaient déjà sur le fait que c’est l’ancien Garde des Sceaux du président Patrice Talon qui sera le président de la sixième mandature de l’institution garante de l’ordre constitutionnel du Bénin. Et cela n’a pas raté. Ses pairs ont décidé de lui faire confiance.
La passation de charge entre lui et le président sortant de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a lieu ce vendredi 8 juin à Cotonou.

Qui est Joseph Fifamin Djogbénou ?

Le tout nouveau président de la Cour constitutionnelle, Joseph Fifamin Djogbénou, était jusqu’à, mardi 5 juin dernier, garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation.
Agrégé des Facultés de droit, avocat de renom, ancien député à l’Assemblée nationale et ancien président de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme, cet ancien enseignant des facultés de droit a vu le jour le 20 mars 1969 à Abomey. Il a gravi les échelons à une vitesse de croisière ces dernières années. On n’attendait pas vraiment en politique cet activiste de la Société civile qui a été au devant de nombreux combats contre l’arbitraire, l’abus de pouvoir et la mal gouvernance. Mais son engagement à la cause de son « client » Patrice Talon, alors candidat à l’élection présidentielle de mars 2016, avait laissé voir un politicien très engagé.
Même si par moments, ses camarades de promotion avec qui il avait réussi à décrocher le Bac série A en 1992 au collège Aupiais de Cotonou ont semblé méconnaître leur ami « Jo », l’homme lui savait qu’il suivait son étoile et que son destin ne se trouvait plus vraiment dans les prétoires, encore moins dans les amphithéâtres. Pourtant, c’est en arpentant ces milieux que « Foo Jo » s’est bâti sa réputation de grand juriste. Pour ses étudiants, il était l’enseignant adulé et pour ses confrères du barreau, un brillant avocat.
Joseph Djogbénou est aussi titulaire d’une agrégation de droit privé et de sciences criminelles depuis 2009 (Major de promotion), d’un doctorat d’Etat en droit, d’un diplôme d’études approfondies en droit de la personne, d’un Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Major de promotion), d’une maîtrise en droit, option droit des affaires et carrières judiciaires de la Faculté de droit à l’Université d’Abomey-Calavi en 1996.
Avocat et conseil de plusieurs banques et institutions financières, spécialiste du recouvrement de créances bancaires et du droit bancaire, l’ancien avocat de Patrice Talon que ses parents ont eu la géniale idée de prénommer Fifamin, est le sixième président de la Cour constitutionnelle du Bénin pour la période 2018-2023.

Josué F. MEHOUENOU

Actualités 08 juin 2018


Examen du baccalauréat 2018: Les candidats appelés à retirer les convocations jusqu’au 5 juillet

Les candidats à l’examen du baccalauréat, session de 2018, reçoivent depuis ce jeudi 7 juin, leurs convocations auprès des responsables d’établissement pour les candidats officiels, directement dans les directions départementales de l’Enseignement secondaire, ou encore directement au Ceg Sainte Rita pour les candidats libres du Littoral.

Les candidats retenus pour composer à l’examen du baccalauréat 2018 retirent, depuis hier leurs convocations. C’est le Collège d’enseignement général, Sainte Rita à Cotonou, qui a servi de cadre à la distribution desdits documents d’accès aux salles d’examen, en présence du directeur de l’Office du baccalauréat, Alphonse da Silva. L’opération se déroule jusqu’au 4 juillet prochain dans tout le Bénin.
Alphonse da Silva informe que ce sont les chefs d’établissement qui récupèrent les enveloppes contenant les convocations des candidats officiels. Dans les collèges, ils procèdent déjà à leur distribution aux élèves.
En ce qui concerne les candidats libres, M. da Silva affirme que ce sont les candidats eux-mêmes qui peuvent retirer leurs convocations, munis d’une pièce d’identité. À cet effet, ils doivent se rendre dans les directions départementales des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Les candidats ont jusqu’au 6 juillet pour notifier les erreurs relevées sur leurs convocations pour être corrigées.
Le directeur de l’Office du baccalauréat signale que ce sont quelque 107 000 candidats qui sont convoqués pour l’examen du baccalauréat qui se déroule dans un peu plus mois. Par rapport à l’année dernière, il est noté une diminution de l’effectif des candidats. Ils étaient environ 115 000 en 2017.
Cette diminution surprend plus d’un et suscite la curiosité quant aux causes. Alphonse da Silva estime que plusieurs facteurs pourraient expliquer ce constat. D’abord, le taux de réussite en 2017 était assez élevé, fait-il observer, avant d’ajouter que les mesures prises pour contrôler les candidats, les faux candidats, ont été renforcées.
Aux dires du directeur de l’Office du Bac, les candidats ont été sensibilisés à prendre conscience que seuls ceux qui auraient bien préparé l’examen peuvent réussir. « Certainement que cela a joué », suppose le Dob.
Cette année, l’examen du baccalauréat se déroule dans environ 150 centres répartis sur l’ensemble du territoire. Six centres sont supprimés compte tenu du fait que les candidats dans ces centres sont inférieurs à la norme. Cependant, de nouveaux centres sont créés. Il s’agit par exemple des centres de Boukombé et de Tori Agouagon, pour permettre aux candidats des zones environnantes d’aller composer en toute quiétude.

Société 08 juin 2018


Lutte contre l’insécurité: De redoutables malfrats dans la nasse de la Police

Braqueurs, cybercriminels, fabricants de faux billets, arnaqueurs, vendeurs de faux médicaments…De nombreux auteurs d’infractions diverses ont été arrêtés par La Police républicaine en l’espace d’une semaine. A la faveur d’un point de presse animé, ce jeudi 7 juin à Cotonou, les fruits de ces différentes traques ont été présentés à la presse.

La Police républicaine a encore frappé dans la fourmilière des hors-la-loi. Un point de presse animé, ce jeudi 7 juin, par la Police républicaine à Cotonou, au sujet des exploits réalisés par les hommes en bleu en l’espace d’une semaine, ont été présentés par le colonel Pascal Odéloui, secrétaire général de la Police républicaine chargé des relations avec la presse. Ainsi, dévoile-t-il, dans la nuit du 31 mai au 1er juin, deux véhicules ont été immobilisés par des hors-la-loi dans la localité de Setto. Ces derniers étaient en pleine opération de dépouillement desdits véhicules lorsque la patrouille de la localité a surgi et a promptement réagi en mettant ces braqueurs hors d’état de nuire.
Dans la localité de Kika, une opération similaire a été menée. A la différence que cette fois-ci, les forces de l’ordre ont été alertées sur leur numéro vert, le 166, alors que cinq individus armés d’Akm avaient entrepris un braquage. Lequel a été vite déjoué par les forces de l’ordre.
Dans le département de
l’Atlantique, la Police a empêché une bande de malfaiteurs de faire davantage de victimes avec leur fameux « escargot blanc », multiplicateur de billets de banque. D’après les explications du directeur départemental Atlantique de la Police républicaine, Jean Claude Kuika, ses éléments ont interpellé huit individus qui s’illustrent dans la fabrication des faux billets. Ils font croire à leurs victimes qu’un escargot blanc (exposé dans la cour de la direction de la Police) a des pouvoirs pour multiplier les billets de banque par le biais d’une cérémonie qui nécessite de l’argent qu’ils leur soutirent. Devant celles-ci, ces malfaiteurs procèdent à des simulations dans le but de les appâter et mieux les escroquer. A ce niveau, le concours et l’apport des populations ont été déterminants pour mettre le grappin sur ces individus, salue Jean Claude Kuika.

Traque aux cybercriminels

Le commissaire Gaudens Sègbo a lancé dans le département de l’Ouémé une lutte sans merci contre les arnaqueurs du web et autres cybercriminels qui escroquent par le biais des technologies de l’information et de la communication. Il voit le phénomène comme un frein au développement et se rallie à la traque lancée par sa hiérarchie contre le mal. Près de 800 cybercriminels ont été en effet arrêtés ces dernières semaines dont plus de 200 dans le seul département de l’Ouémé et une bonne partie d’entre eux est déjà condamnée. Dans la même veine, les commissariats du cinquième arrondissement de Porto-Novo, d’Akpro-Missérété et d’Ekpè ont mené, ces jours-ci, une opération de ratissage qui a permis de mettre la main sur 25 cybercriminels et de procéder à la saisie de 24 ordinateurs et 25 Android utilisés par ces derniers. A en croire le colonel Pascal Odéloui, la Police républicaine dispose de moyens techniques adaptés pour analyser les données contenues dans ces matériels saisis.
Autre prouesse de la Police, c’est la saisie de 850 kilogrammes de faux médicaments auprès d’acteurs se livrant à ce commerce illicite.
Le colonel Pascal Odéloui a également évoqué au cours du point de presse, le cas d’un autre réseau de malfaiteurs qui se fait passer pour une structure de recrutement au profit d’une société portuaire. Les auteurs de cette forfaiture passent de fausses annonces de recrutement et exigent des frais de dossier évalués à 6 000 francs Cfa. Ils auraient enregistré 920 demandes et 280 personnes ont déjà payé les frais de dossier, soit une somme de 1 664 000 F Cfa encaissée. De ces faits, ils répondent devant les juridictions tout comme un féticheur Hounnon qui devra s’expliquer pour avoir tenté d’ôter la vie à un client (actuellement dans un état très critique) qui s’est rendu à son domicile à Hêvié pour solliciter ses services afin que ses activités économiques connaissent un essor.
Les responsables de la Police républicaine ont aussi mis en exergue le cas des usagers de la route qui s’amusent à violer le Code de la route, roulant à des vitesses excessives en agglomération et en rase campagne ou en procédant à des chargements hors gabarit. Plus de 300 véhicules ainsi en infraction ont pu être détectés grâce au radar et sanctionnés.
Jeudi prochain, la Police sera à nouveau face aux médias pour d’autres sujets en lien avec la sécurité des personnes et des biens.

Actualités 08 juin 2018


Cour constitutionnelle : Me Joseph Djogbénou élu président

Comme on pouvait s’y attendre, Me Joseph Djogbénou, ancien ministre de la Justice, garde des Sceaux, a été élu président de la Cour constitutionnelle, ce jeudi 7 juin. Une information portée à la connaissance des professionnels des médias et de l’opinion publique à travers un communiqué de presse signé de Gilles Badet, secrétaire général de l’institution. Le vice-président est Razacki Amouda Issifou. Le communiqué de presse informe par ailleurs que la passation de service entre le président sortant et le nouveau a lieu ce vendredi 8 juin au siège de la Cour.

Politique 07 juin 2018


COUS: Favoriser l'accueil des jeunes sur les questions de santé sexuelle

La direction du centre des œuvres universitaires et sociales (Cous) d’Abomey-Calavi a organisé ce jeudi 7 juin à Bohicon un atelier de formation des animateurs des infirmeries universitaires sur l'accueil des jeunes et la santé sexuelle reproductive des adolescents et des jeunes.

 

Une cinquantaine d’agents de santé ont pris part ce jeudi à l'atelier de formation des animateurs des infirmeries universitaires sur l'accueil des jeunes et la santé sexuelle reproductive des adolescents et des jeunes.

 

A l’ouverture de cette rencontre, la directrice du Cous, Ghislaine Claude Fagbohoun a rappelé que cette formation est la deuxième activité inscrite au Plan de travail annuel 2018 au titre du deuxième trimestre de l'année au profit du personnel des infirmeries - médecins, infirmiers, secrétaires, aides-soignantes - et les intendants de tous les campus du Cous-AC. Ainsi, cet atelier donne donc l'occasion aux participants de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la dernière session. De rappeler et revisiter le contexte de la santé sexuelle et reproductive dans les universités. Puis, de renforcer et d’actualiser les capacités des participants sur cette thématique. Des actions qui permettent au Cous-AC d'être plus présent et plus utile aux étudiants en leur donnant l'opportunité d'adopter des comportements sexuels responsables, gage de succès dans les études universitaires.

 

Société 07 juin 2018


Inégalité de rémunération entre hommes et femmes: La Banque mondiale évalue les pertes économiques

Intitulé « Potentiel non réalisé: le coût élevé de l'inégalité entre les sexes dans les gains », un rapport du groupe de la Banque mondiale en date du 30 mai dernier, analyse le coût économique des inégalités hommes-femmes en termes de pertes de capital humain.

Les écarts des revenus entre les hommes et les femmes dans le monde sont préjudiciables à l’économie de certains pays. Dans son dernier rapport publié le 30 mai dernier, intitulé ‘’Unrealized Potential: The High Cost of Gender Inequality in Earnings’’ (‘’Potentiel non réalisé : le coût élevé de l'inégalité entre les sexes dans les gains’’), le groupe de la Banque mondiale met en évidence les pertes économiques auxquelles sont exposés les pays couverts par le rapport.

« Le monde se prive de 160 000 milliards de dollars, soit 23 620 dollars par personne dans les 141 pays couverts à cause des inégalités de rémunération entre hommes et femmes », alerte la directrice générale de la Banque mondiale Kristalina Georgieva.
Ce chiffre vient rappeler aux dirigeants mondiaux qu’ils doivent investir dans des politiques qui favorisent l’accès des femmes à des emplois plus nombreux et de meilleure qualité qui promeuvent l’égalité salariale.
Sur le plan des revenus comme sur celui de la participation à la population active, les femmes sont pénalisées par rapport aux hommes dans la quasi-totalité des pays du monde, relève le rapport. La contribution des femmes au capital humain d’un pays, définie comme la valeur des gains à venir de sa population adulte, ne ressort qu’à 38 % en moyenne. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, cette contribution représente au maximum un tiers de la richesse du capital humain, souligne le document.
Le manque à gagner lié à ces inégalités de rémunération varie selon les régions. Les pertes les plus importantes sont enregistrées en Asie. Toutefois, celles enregistrées en Afrique Subsaharienne sont loin d’être négligeables. Elles tournent autour de 2 500 milliards de dollars. « Si en valeur absolue, les pertes dans les pays à faible revenu sont plus faibles que dans le reste du monde, elles sont plus importantes que partout ailleurs rapportées à la dotation initiale en capital humain », fait remarquer l’étude.
Le rapport indique quelques pistes de solutions.Enjeu majeur, la parité des revenus exige des interventions tout au long de la vie Des programmes et des politiques facilitant l’accès des femmes au travail, aux infrastructures de base et aux services financiers, de même que leur contrôle sur les terres, pourraient conduire à la parité des revenus.
Pour Caren Grow, directrice principale du Groupe de la Banque mondiale pour le Genre et l’égalité des sexes, le capital humain, est le socle d’actifs sur lequel chaque pays peut bâtir ses revenus futurs. 
Le rapport s’inscrit dans un programme de recherche plus large de la Banque mondiale, soutenu par le gouvernement du Canada, la Fondation du fonds d’investissement pour l’enfance (Ciff) et le Partenariat mondial pour l’éducation (Gpe).

Société 07 juin 2018


Célébration en différé de la Journée internationale des familles: La jeunesse estudiantine mobilisée autour des enjeux du mariage

Ce mercredi 6 juin, l’Ong Famille nutrition et développement (Fnd) a mobilisé la communauté estudiantine de l’Université d’Abomey-Calavi autour du thème : « Jeunesse actuelle face au fondement et au maintien d’une famille ». Une opportunité pour débattre des questions relatives à la famille, mais aussi des processus sociaux qui l’affectent, qui s’inscrit dans le cadre de la célébration en différé de la Journée internationale des familles.

Une conférence publique a eu lieu à l’Université d’Abomey-Calavi, ce mercredi 6 juin, autour de la famille dans la société et ses évolutions. C’est une initiative de l’Organisation non gouvernementale ‘’Famille, nutrition et développement’’ (Fnd). Elle entre dans le cadre des activités de la commémoration en différé de la Journée internationale des familles, célébrée chaque année le 15 mai.

Une occasion pour tous de porter l’attention sur le rôle de la famille et les préoccupations de la jeunesse à ce propos. Cette conférence est par ailleurs un moment pour mieux faire comprendre les problèmes et les processus sociaux, économiques et démographiques qui affectent les familles et stimuler les initiatives appropriées.
Myriam Capo-Chichi, présidente de l’Ong Fnd, affirme qu’il s’agit d’attirer l’attention sur l’incapacité de la jeunesse actuelle à construire un foyer valable et surtout à le maintenir dans un environnement marqué par la délinquance juvénile et adulte. Elle justifie le choix du thème des échanges avec les étudiants par le fait que c’est une occasion pour l’Ong de sensibiliser la jeunesse à développer dans leurs relations amoureuses des actes et comportements permettant de s’inscrire dans la durée.
Pour Mme Capo-Chichi, le thème s’impose au regard des problèmes cruciaux que rencontrent les jeunes quant à la construction et à l’entretien d’une famille. « Nous sommes à une époque où plus d’un mariage sur trois se termine par le divorce pendant que le nombre de mariages s’amenuise considérablement », se plaint-elle. La présidente de l’Ong Fnd précise que cette situation accroît le nombre de filles âgées, le nombre de pères et de mères célibataires et constitue une véritable menace pour l’épanouissement et le développement de la société.
Préoccupée, l’Ong Fnd a sollicité les personnes ressources pour partager avec les étudiants leurs expériences et conseils, en vue de rebâtir un avenir pour la famille dans la société. Trois communications spécifiques à savoir : jeunes, mariages et famille de nos jours ; mariage traditionnel, civil et religieux et enfin quel modèle de mariage pour la préservation de la famille dans notre société, ont meublé les échanges. Mme Capo-Chichi annonce que cette activité donnera vie prochainement à une cellule de jeunes engagés pour une famille épanouie et solide.
Proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution du 20 septembre 1993, cette journée est une manifestation qui reflète l'importance que la communauté internationale attache à la famille, cellule de base de la société, ainsi que l'intérêt qu'elle porte à la situation des familles dans le monde.
La Journée internationale des familles étant aussi une occasion de témoigner de la solidarité qui unit les familles, l’Ong Fnd a fait don de vêtements à la prison civile d’Abomey-Calavi puis à l’orphelinat Mègnico de Gbètagbo, à la suite de la conférence publique animée sur le campus d’Abomey-Calavi.

Société 07 juin 2018


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