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Nouvelles

Projet de l’Autoroute sous-régionale « Corridor Abidjan-Lagos »: Les experts des pays membres évaluent les avancées
[caption id="attachment_29422" align="alignnone" width="1024"]le Corridor Abidjan - Lagos[/caption]

Le comité chargé de piloter le projet de l’autoroute régionale et des experts du «Corridor Abidjan - Lagos» (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria), tient sa dixième réunion du 5 au 8 juin à Cotonou. L’ouverture des travaux a été présidée par Cir Koty, ministre béninois des Transports et des Infrastructures.

Prévue du 5 au 8 juin à Cotonou, la dixième réunion du comité de pilotage et des experts du programme de développement du Corridor Abidjan - Lagos, a été ouverte, ce mardi 5 juin par le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty. Cette rencontre qui réunit des experts des cinq pays concernés par le projet : Bénin, Côte-d’Ivoire, Ghana, Niger et Togo, s’inscrit dans le cadre des échanges autour de la signature et la ratification des accords de financement par les États membres. 

Les participants font le point des passations des marchés en vue du recrutement des bureaux d’études et de conseils techniques. À cet effet, le dossier de création de la Cellule d’exécution du projet sera étudié dans le but de la signature de son institutionnalisation, lors de la rencontre des ministres. Aussi, un point sera fait sur la création de l’Autorité de gestion du Corridor Abidjan-Lagos (Alcoma) et l’actualisation du programme de travail du projet.
Pathé Guèye, commissaire des infrastructures de la Cedeao, affirme que des avancées ont été notées, notamment à travers la poursuite de la mise en œuvre de toutes les composantes du projet Corridor Abidjan - Lagos. L’autoroute devrait traverser à terme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin pour arriver au Nigéria. Cet ambitieux projet vise à assurer la fluidité du trafic entre les capitales des pays du corridor.
Parlant des avancées depuis la dernière réunion, M. Guèye cite la finalisation et la soumission des copies de l’accord intergouvernemental portant création de l’Autorité supranationale de gestion du Corridor Abidjan-
Lagos aux États membres pour avis juridique des ministères de la Justice, aux fins de procéder à sa signature, entre autres. Il a signalé à l’assistance que le Bénin a achevé le processus de ratification du traité sur le corridor, en saluant cet acte que le ministre Koty a conduit personnellement.
Les résultats qui seront issus de cette rencontre impulseront une nouvelle dynamique à la mise en œuvre du projet d’autoroute du corridor Abidjan-Lagos, long de 1028 kilomètres, longeant le golfe de Guinée. Il va donner un coup de fouet à l’intégration régionale, selon le ministre Koty.
À terme, ce sont cinq capitales et cinq ports parmi les plus importants de l’Afrique de l’Ouest qui seront ainsi reliés par une autoroute, ouvrant de nouvelles perspectives économiques à toute la région. Selon le ministre Koty, ce corridor représente déjà 75 % des échanges dans la région et est profitable aux pays de l’hinterland.
Cette réunion est organisée en prélude à celle du comité ministériel de pilotage prévu pour le 8 juin prochain.

Société 06 juin 2018


Remaniement technique du gouvernement: Alassane Séidou remplace Cyr Koty
[caption id="attachment_29418" align="alignnone" width="1024"]Le ministre sortant Cyr Koty (à gauche) échangeant les documents avec l'entrant Alassane Séidou, après la passation de charge[/caption]

Précédemment ministre de la santé, Alassane Séidou a pris dans la soirée de ce mardi 5 juin, les rênes du ministère des Infrastructures et des Transports. Son prédécesseur Cyr Koty quitte le gouvernement à la suite du remaniement technique intervenu hier, quelque sept mois après sa prise de service (le 30 octobre 2017).

À la suite d’un tête-à-tête entre les deux ministres, entrant et sortant, au cours duquel les dossiers les plus importants ont été passés en revue, les deux hommes ont signé et échangé les documents de passation de service, en présence des travailleurs, des parents et amis.
Le représentant du personnel a remercié le ministre sortant pour le travail abattu en peu de temps. Tout en souhaitant la bienvenue au ministre entrant, il n’a pas manqué de lui demander d’œuvrer à de meilleures conditions de travail au sein de ce département.
Le secrétaire général du ministère l'a présenté, ainsi que le niveau de réalisation des différentes activités sans manquer de présenter les défis à relever au nouveau venu.
Cyr Koty, le ministre sortant, a remercié le président de la République de lui avoir permis de s’essayer à l’exercice de cette fonction d’État. Il s’est réjoui que son passage relativement court soit riche en actions et leçons. Au nombre des chantiers démarrés sous sa conduite, il cite l’aéroport de Glo-Djigbé et le lancement des travaux de construction de plusieurs routes. Il n’a pas manqué de témoigner sa gratitude au personnel du ministère qui l’ont accompagné dans sa mission.
Tout en mesurant l’ampleur de la tâche à accomplir, Alassane Séidou, le ministre entrant, affirme que, quoiqu’elle soit difficile, elle sera exaltante. Il reconnaît que sa nomination intervient dans un contexte de grands défis. Au nombre de ceux-ci, il évoque la construction et la réhabilitation de plus de mille kilomètres de voies. Mais, pour atteindre ces objectifs, le ministre affirme que l’engagement et la résolution de tous s’avèrent indispensables. Il promet une collaboration en synergie et empreinte de convivialité.

 

Actualités 06 juin 2018


Décès de l’artiste Dahouè Doto: Une grosse perte pour la musique béninoise

Le préfet du Couffo, Christophe Mègbédji, a conduit, ce mardi 5 juin, une forte délégation dans la famille de l’artiste Dahouè Doto, concepteur du rythme « gogohoun », qui a tiré sa révérence dimanche dernier. C’était à Takpatchiomè, un village de la commune d’Aplahoué.

Remonter le moral à la famille éplorée et leur témoigner la compassion de son équipe voire du gouvernement, tel a été le sens de la descente hier, mardi à Takpatchiomè, du préfet Christophe Mègbédji et sa délégation.
Takpatchiomè, sis dans l’arrondissement de Godohou, est le village natal de Dahouè Doto Ekpo, concepteur de « gogohoun », une création musicale d’inspiration traditionnelle dont le charme réside dans la cadence des fesses.
Après l’échange des civilités, la visite sera marquée par un tête-tête entre la délégation et les représentants de la famille de l’icône musicale que pleure toute la communauté adja. Au sortir de cette entrevue, le préfet retient que « Les parents éplorés sont en pleurs ». «Dahouè Doto, pour le peu de temps qu’il a fait sur terre, a rehaussé la culture adja », justifie l’autorité préfectorale. Et il plaide : « Il ne reste que nous nous mettions ensemble pour les entourer et voir comment soutenir ses parents ».
L’autorité était accompagnée de ses proches collaborateurs de la préfecture et d’une délégation du conseil communal d’Aplahoué, dont le maire intérimaire de la ville. Etaient également de la partie des artistes du département et le président de leur collectif, Apollinaire Houénou alias Allevi. Ils avouent aussi être encore sous le choc de l’annonce du décès de Dahouè Doto. « Pour nous les artistes du Couffo, du Bénin et même d’ailleurs, ce décès demeure une surprise », souligne Clément Gbadè, fondateur du groupe Macro musica.
Doto Dahoué Ekpo, artiste prolifique, a succombé à une courte maladie. Il était père de plusieurs enfants. Depuis l’annonce de son décès, des mots de compassion et des témoignages sur la carrière du défunt ne cessent de pleuvoir, confirmant sa popularité tant dans les rangs de ses confrères que des autorités politico-administratives?

Culture 06 juin 2018


Jugement devant la Haute cour de Justice : Les députés rejettent la mise en accusation de l’ex-ministre Alain Adihou

L’Assemblée nationale s’est penchée, ce mardi 5 juin, sur le rapport de la chambre d’instruction de la Haute cour de justice relatif au dossier de poursuite de l’ex-ministre chargé des Relations avec les Institutions, la Société civile et les Béninois de l’extérieur (Mcri-Scbe), Alain François Adihou. Elle a estimé, par 21 voix pour, 1 contre et 1 abstention, qu’il n’y a pas lieu de le mettre en accusation.

Alain François Adihou n’est pas coupable des faits de détournement de deniers publics et de détournement de véhicule administratif à lui reprochés dans le dossier de gestion du projet d’élaboration de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) pour la présidentielle de 2006. C’est la conclusion à laquelle est parvenue la commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale qui a présenté, ce mardi 5 juin, le rapport de la chambre d’instruction de la Haute cour de Justice sur le dossier. Lequel rapport s’est appesanti notamment sur la procédure, les faits reprochés, l’avis de la chambre d’instruction de la Haute cour de justice ainsi que les motivations sur lesquelles elle s’est fondée.
Prenant en compte tous les éléments du dossier, les travaux de la chambre d’instruction de la Haute cour de justice a conclu à la non constitution des infractions objet de l’instruction. La commission parlementaire trouve qu’il y a lieu de retenir que l’ancien ministre Alain François Adihou n’est pas auteur des faits qui lui sont reprochés. En d’autres termes, la commission chargée des Lois trouve qu’il n’y pas lieu de décider de la mise en accusation de l’inculpé, deuxième étape de la procédure devant la Haute cour de justice après celle de poursuite.
En effet, la chambre d’instruction de la Haute cour de justice, après examen des pièces du dossier, en conclut que les faits de détournement de deniers publics mis à la charge de l’intéressé ne sont pas constitués. La constitution de cette infraction suppose la réunion de quatre éléments cumulatifs. Il s’agit d’abord, de l’élément matériel qui consiste en une dissipation, une soustraction ou une approbation de la chose objet du détournement. Ensuite, la matière objet de détournement doit faire partie des choses limitativement énumérées par la loi, et dont l’inculpé était en possession et qu’il s’approprie. Le troisième élément exige que l’auteur des faits doive être un percepteur, un commis à la perception, un comptable ou un dépositaire public. Il y a enfin l’intention criminelle ou coupable de l’auteur des faits.
Pour la chambre d’instruction de la Haute cour de Justice, s’il a été démontré la matérialité des deux premiers éléments constitutifs de l’infraction, il n’en est pas de même pour les deux autres. Car, selon elle, Alain François Adihou n’aurait été ni comptable public ni comptable au moment des faits incriminés. Aussi, note la Haute cour de Justice dans son avis à travers sa chambre d’instruction, certains des faits qui sont reprochés à l’inculpé ne constituent que des détournements d’affectation des fonds ou des choses mises à disposition. Au sens de la loi, ces faits ne pourraient avoir pour effet que l’engagement de la responsabilité civile et disciplinaire de l’intéressé et non sa responsabilité pénale.
Sur le détournement de véhicule administratif, ces faits ne sauraient non plus être retenus contre Alain Adihou dans la mesure où il ressort du réquisitoire du procureur général près la Haute cour de Justice ainsi que des déclarations de l’inculpé que le véhicule BMW 4x4 acheté dans le cadre de la réalisation de la Lépi et que ce dernier avait gardé par-devers lui, a été déposé au garage central le 25 avril 2005.
Avec le vote de rejet intervenu hier, Alain Adihou est ainsi lavé de tout soupçon. Il devrait désormais avoir la conscience dégagée après plusieurs années de torture morale et de détention préventive.
Rappels

Il faut rappeler que tout est partie du projet d’établissement d’une Lépi en vue de l’élection présidentielle de 2006 confié à l’ex-Mcri-Scbe. Le coût estimatif du projet adopté par le Conseil des ministres du mercredi 15 octobre 2003 s’élève à la somme de 3, 5 milliards F Cfa. Le ministère de l’Economie et des Finances a remis en 2004 un montant de 793,356 millions F Cfa au profit de l’Ex-Mcri-Scbe plus précisément à la disposition du régisseur. Mais dans l’usage de ces fonds, il a été observé une certaine opacité qui a conduit à la mise sur pied, le 1er avril 2005, d’une commission de vérification de la gestion faite par le régisseur des fonds mis à sa disposition.
Les conclusions de ladite commission ont révélé de grandes irrégularités dont, le non respect des règles et procédures d’exécution des dépenses publiques, des achats et prestations de services réalisés sans appel à concurrence et sans bons de commande et des surfacturations.
Une question d’actualité a été adressée par l’Assemblée nationale au gouvernement dans le but d’avoir des éléments d’éclaircissement sur le dossier. L’Exécutif a apporté des éléments de réponse, le 2 décembre 2004. Puis, le 23 décembre 2004, a été mise sur pied une commission parlementaire sur les déclarations du Mcri-Scbe relativement à la Lépi dont le rapport a été examiné en séance plénière le 18 avril 2006. Les recommandations de la plénière ont conduit au vote de la décision n°2006-01/A/N du 18 juillet 2006 portant poursuite d'Alain Adihou, ex-Mcri-Sbce, ordonnateur du projet en question. Transmis à la Haute cour de Justice, le dossier a été soumis à l’examen de la chambre d’instruction de ladite Cour. Le procureur général, dans son réquisitoire en date de 22 juin 2012, a requis que la Chambre d’accusation prononce la mise en accusation de l’intéressé et le renvoie devant la Haute cour de justice pour y être jugé conformément à la loi.

Actualités 06 juin 2018


Gouvernement III de la Rupture : Cyr Koty sort, Benjamin Hounkpatin entre, Alassane Séidou muté

Le nouveau gouvernement de la rupture vient d’être connu. Après une longue attente, suite à la désignation du ministre de la Justice, Garde des sceaux, Joseph Djogbénou pour siéger à la Cour constitutionnelle, les citoyens peuvent garder leur souffle. Au terme de la consultation, le bureau de l’Assemblée nationale a validé la liste du troisième gouvernement de Patrice Talon ce mardi 5 juin 2018. Il y a eu deux entrées et deux sorties. Au ministère de la Santé, Dr Alassane Séidou cède sa place à un autre spécialiste, gynécologue de formation comme lui. Il s’agit de Benjamin Hounkpatin, Maître de conférence, agrégé de Gynécologie promotion 2016 du Cames. Le nouveau ministre de la Santé est né le 31 juillet 1974. Dr Alassane Séidou, son prédécesseur remplace au ministère des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty qui quitte quant à lui définitivement le gouvernement de la Rupture. Alassane Séidou a été précédemment ancien maire de la commune de Kandi et ministre de la Décentralisation sous le président Boni Yayi. La passation de charge va intervenir ce mardi 5 juin 2018, afin que le ministre Joseph Djogbénou soit totalement déchargé avant de prêter serment comme membre de la Cour constitutionnelle ce mercredi 6 juin 2018.

Actualités 05 juin 2018


Un kilo de piments chez Zainab’s d’Adélaïde Fassinou: Un recueil de nouvelles peintes d’humour

D’inspiration féconde, la femme de lettres, Adélaïde Fassinou-Allagbada, vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Un kilo de piments chez Zainab’s. C’est une nouvelle qui offre au lecteur des récits où se conjuguent harmonieusement humour, mélancolie, passion et mésaventure.

Brave femme, Maman Hônon (la mère des jumeaux) déborde de rêves mais aussi de soucis. Ses jérémiades sur la précarité de la vie, ses misères quotidiennes, son ambition d’offrir à sa dizaine d’enfants un avenir plus radieux, elle les impose à toute oreille. Dans le labyrinthe de ses nombreuses déceptions, elle n’envisage qu’un fil d’Ariane : immigrer pour Ouagadougou et y ouvrir un maquis pour faire fortune. Pour une destination, c’en est une ! La mère des jumeaux trouve dans son rêve burkinabé ce que la plupart des jeunes africains trouvent dans le rêve américain. "Maman Hônon", c’est le titre de la première histoire qui ouvre les lignes de la nouvelle promotion littéraire essai sorti des méninges d’Adélaïde Fassinou : Un kilo de piments chez Zainab’s. Une œuvre d’imagination faite de neuf histoires aux tons variés qui s’étendent sur 116 pages.Un enchaînement de récits d’inspiration réaliste, écrit dans un style qui se rapproche du lecteur et un registre à la portée de qui sait lire. Marquée par la concision, la proximité avec la réalité, les figures de style et une variété de tonalités…, chaque histoire présente les caractéristiques essentielles d’une nouvelle. Un kilo de piments chez Zainab’s, titre de l’ouvrage, est aussi l’histoire qui ferme les pages du recueil de nouvelles. L’auteure raconte ici une brûlante aventure au maquis Chez Zainab’s, où la troupe d’écrivains et de passionnés des lettres en séjour au Ghana a dégusté un repas made in Ghana, assaisonné d’une bonne dose de piment. Dans un registre courant et parfois familier, elle expose avec humour ce qu’un mets bien pimenté provoque dans l’organisme, la chaleur du moment et celle d’après-repas. 

Paru en avril 2018 aux éditions Cnpms, l’œuvre contient sept autres nouvelles les unes aussi intéressantes et réalistes que les autres, notamment "Pour cinq indignes mille francs", "Le veilleur de nuit devenu banquier", "Le rêve réalisé", "Juste une cuillerée de trop", "C’est bien toi ma mère", "L’indigène au pays de Mandela", "Qui a tué Madame de la boutique". L’auteure a dédicacé ce recueil à feue Winnie Mandela et à toutes les combattantes des causes justes à travers le monde.
Professeur certifié de lettres, Adélaïde Fassinou-Allagbada a déjà publié plus d’une douzaine d’ouvrages dans plusieurs genres littéraires dont le roman Modukpè le rêve brisé en 2000, Enfant d’autrui, fille de personne en 2003, le recueil de poésies Mes exils, mes amours en 2010, l’essai Ma vie entre parenthèses paru en 2016. Elle est l’actuelle secrétaire générale de la Commission nationale béninoise pour l’Unesco.

Culture 05 juin 2018


Dr MoutiatouTidjani Toukourou, pharmacienne sur l’usage des médicaments: « Je demande aux populations de faire confiance à leurs pharmaciens »

L’usage abusif ou inapproprié du médicament constitue une préoccupation pour les instances sanitaires du monde. Dans un pays comme le Bénin où l’automédication est une pratique largement répandue, le médicament, mal utilisé, peut devenir un problème pour le consommateur. Dr Moutiatou Tidjani Toukourou, titulaire de la pharmacie de l’abattoir à Cotonou, explique dans cette interview qu’elle nous a accordé, les facilités qu’offrent les pharmaciens au consommateur pour un bon usage du médicament.

Propos recueillis par Reine AZIFAN

La Nation : Qu’appelle-t-on médicament ?

Dr Moutiatou Tidjani Toukourou : Le médicament de façon générique, c’est toute substance qu’on présente comme ayant des vertus ou des propriétés thérapeutiques, curatives, préventives, diagnostiques vis-à-vis des maladies humaines et animales. Le médicament sert donc à guérir, à prévenir et à faire le diagnostic d’une maladie. Il y a plusieurs formes de médicaments. Nous avons les formes solides comme les comprimés et les suppositoires ; nous en avons sous forme liquide, notamment les injectables, les collyres qu’on met dans les yeux et les oreilles, il y a aussi des liquides qu’on met dans l’anus pour faire les lavements ; nous avons les sirops. Parmi les sirops, on peut classer nos médicaments traditionnels que nous buvons sous forme de tisane. Nous en avons aussi sous forme de pommade et lait pour la surface de la peau.

A quel moment doit-on recourir au médicament ?

On doit prendre un médicament lorsqu’on est malade. Mais il y a plusieurs sortes de maladies. Il y en a qui sont passagers, par exemple un mal de tête ou un rhume, les yeux qui coulent, bref, vous avez un petit bobo. Ce sont souvent des signes qui annoncent quelque chose dans l’organisme. Quand vous avez ces genres de manifestations, vous avez deux solutions : soit vous vous dites je prends un calmant ou bien vous allez dans une pharmacie pour trouver une solution à votre problème. Il faut dire que ce que nous faisons en pharmacie est assez sommaire, nous ne faisons qu’orienter le patient en lui proposant un produit ou en lui disant franchement, si ça ne va pas, d’aller voir le médecin qui va pousser beaucoup plus loin son diagnostic et prescrire un traitement. Le mieux, avant tout recours au médicament, c’est de s’adresser à une personne qualifiée et la première personne qualifiée, là où vous rentrez sans même payer, c’est la pharmacie.

Quels sont vos conseils pour un bon usage des médicaments ?

Je demande aux populations de faire confiance à leurs pharmaciens, à leurs médecins. Ce sont des gens qui ont été formés et dans un environnement donné. Ils sont là pour les aider à se prendre en charge sans trop de risques. Il y a toujours un risque à prendre un médicament et tout le monde n’a pas la même sensibilité. Le médicament qui est bon pour X peut ne pas être bon pour Y. Le pharmacien est renseigné là-dessus et peut vous aider, vous orienter. Si vous n’avez pas les moyens d’aller voir un médecin, rapprochez-vous au moins d’un pharmacien avant toute prise de médicament. C’est un produit tellement spécial qu’il a une définition juridique donc c’est dans la loi. C’est un produit très important même dans un système sanitaire, car si vous avez le meilleur médecin, les meilleurs appareils pour faire les meilleurs diagnostics, si le médicament est mauvais, tout ce que vous avez fait avant est vain. Quand on prend l’ensemble d’un traitement pour d’un malade, le médicament représente 76 % donc il ne faut pas se tromper de médicament. Il faut prendre le bon médicament au bon moment. Il ne faut pas détenir beaucoup de médicaments à la maison, il faut avoir juste de quoi vous avez besoin et avoir un endroit où les entreposer. De préférence en hauteur pour que les enfants ne puissent pas y avoir accès facilement. De temps en temps, il faut regarder ces médicaments, en particulier les dates de péremption et jeter ceux qui sont périmés. Dommage que dans notre pays on n’ait pas encore de système de récupération de ces médicaments périmés. J’espère qu’on va y arriver un jour. Que chacun joue son rôle pour le bonheur de nos populations.

Le médicament ayant aussi un rôle préventif, dans quels cas peut-on en prendre à ce titre ?

A titre préventif par exemple, les médicaments que nous pouvons prendre sont les vaccins. Vous n’êtes pas malade mais vous vous faites vacciner pour prévenir certaines maladies. C’est l’exemple-type de médicament à visée préventive. Dans les temps anciens, on faisait la prévention contre le paludisme en prenant certains médicaments mais aujourd’hui, ce n’est plus conseillé sauf pour les femmes enceintes pour lesquelles un traitement préventif intermittent (Tpi) est mis en place. Si on laisse la femme enceinte contracter le paludisme, c’est très grave et pour elle-même et pour le bébé. C’est pourquoi dans ce cas aussi, on fait de la prévention.

Cette pratique des temps anciens ainsi que la dispensation des médicaments sans exigence d’une ordonnance ne favorisent-elles pas l’automédication, une pratique très répandue au Bénin ?

L’automédication est due à notre système sanitaire. Qui paye pour la santé ? Il n’y a pas de système de prise en charge de la population. Donc, on a peur d’aller voir le médecin et on s’adonne à l’automédication. Ce qui est très dangereux, car on peut traiter les symptômes d’une maladie pendant longtemps alors que la maladie est toujours là et s’aggrave. Or, si la maladie est prise en charge dès le début, on peut guérir facilement et sans séquelle. Ce n’est donc pas conseillé de faire de l’automédication et si on veut la faire, il faut se rapprocher des personnes autorisées.
Dans les pharmacies, il y a toujours deux sortes de médicaments. Il y a la médication familiale. Dans certains pays, quand vous allez dans les pharmacies, c’est le client même qui se sert. Ces médicaments n’ont pas besoin d’une ordonnance avant d’être servis. Il y a une deuxième catégorie de médicaments dispensés sur présentation d’une ordonnance. C’est vrai que dans notre pays il y a un peu de laxisme mais de plus en plus, il y a des médicaments que vous ne pouvez pas acheter sans ordonnance. Dans tout système quand il n’y a pas de contrôle, il y a toujours du laisser-aller. Chacun doit faire son travail. On ne peut pas laisser les gens faire ce qu’ils veulent dans un secteur aussi sensible. Les inspecteurs doivent passer et il faut que les dispositions prévues dans les textes qui encadrent le secteur soient appliquées.

Pour que le médicament ne se transforme en poison pour le consommateur, quel rapport devrait-il avoir avec ce produit ?

On dit souvent que le médicament est un poison parce que c’est un produit actif qui agit sur les organes et ça n’agit pas sans laisser de séquelle. Mais on étudie le rapport bénéfices et risques. Donc, en cas de maladie, la personne qualifiée à laquelle vous avez recours connaît la toxicité de tel ou tel médicament et sait que si le traitement dure tel nombre de jours, ce n’est pas nocif. Il vous pose des questions pour savoir si vous n’avez pas telle faiblesse ou telle autre maladie ou si vous ne prenez pas tel médicament. Donc, le spécialiste encadre la prise de médicaments même quand on est malade. Il précise à quel moment il faut prendre les médicaments : à jeun, avant, au milieu ou après le repas, tout ceci pour amoindrir les effets secondaires des médicaments. Mais le consommateur qui ne connaît pas tout ça et qui ne va pas voir le spécialiste ne peut pas encadrer cette prise de médicament.

Dans cette mission d’encadrement de la prise de médicament, quel est le rôle du pharmacien vis-à-vis du consommateur qui est en même temps son client ?

Le rôle du pharmacien, c’est celui d’un conseiller. Le pharmacien, dans son cursus professionnel, étudie non seulement les médicaments, mais il étudie aussi les organes, les maladies, tout au moins les maladies courantes et leurs symptômes. Donc, il peut déjà, à travers quelques questions et réponses du consommateur l’orienter et lorsque cela dépasse ses compétences, le référer vers un médecin généraliste ou un spécialiste ou lui conseiller d’aller faire un bilan. Il y a de petits tests que nous-mêmes nous faisons dans les pharmacies. Nous contrôlons la glycémie, la tension artérielle, le poids et avec tout cela on peut valablement l’orienter vers le spécialiste dont il a besoin.

Il se fait que les pharmaciens ne sont pas toujours disponibles ou accessibles pour le consommateur.

Ça, c’est dans l’ancien temps et cette époque est révolue. Avant on n’avait pas beaucoup de pharmaciens mais aujourd’hui et depuis une dizaine d’années, il y a chaque année des pharmaciens qui sortent de l’école de formation et nous avons ceux qui viennent de l’extérieur, donc il y en a assez dans le pays. Pour les pharmacies qui se respectent, il y a toujours des pharmaciens disponibles pour orienter le consommateur. Les gens viennent demander conseil, sans aucune obligation d’acheter quoi que ce soit et repartent. Le pharmacien est un professionnel de haut niveau qui est plus proche de la population. Dans la plupart des pharmacies, vous avez des pharmaciens assistants qui sont au comptoir.

Santé 05 juin 2018


Médias: Forces et faiblesses des réseaux spécialisés de la presse
[caption id="attachment_29406" align="alignnone" width="1024"]groupe Initiative’12, association de journalistes béninois[/caption]

La coordination du groupe Initiative’12, une association de journalistes béninois, a organisé, samedi 2 juin dernier, sa cinquième rencontre d’échange et de formation des journalistes à Cotonou. Organisée autour du thème « Forces et faiblesses des réseaux spécialisés de la presse béninoise », cette rencontre a permis de porter un regard critique sur les groupes spécialisés, leur fonctionnement, tout en proposant des solutions pour une amélioration de la qualité des productions médiatiques au Bénin.

Il n’est plus un secret que le journalisme ‘’touche-à-tout’’ est en train de mourir. Face à cet enjeu, il est de plus en plus recommandé de s’orienter vers la spécialisation. Initiative’12 ambitionne d’aider les journalistes à y parvenir, en vue d’améliorer leurs capacités et apporter un plus à la qualité des prestations dans les rédactions. C’est dans ce cadre que s’inscrit sa cinquième rencontre dédiée aux forces et faiblesses des réseaux spécialisés de la presse béninoise. 

Patrice Soglo, coordonnateur d’Initiative’12, explique que la spécialisation est devenue une quête permanente.
Sènakpon Gérard Guédégbé, consultant média et formateur, et Claire Stéphane Sacramento, spécialiste de santé et environnement, ont animé la rencontre. Sènakpon Gérard Guédégbé soutient que la formation est la seule possibilité que le journaliste a d’être plus performant et qui lui permet de confronter ses idées, ses prétentions, ses perceptions avec ceux qui ont eu la chance de voir le sujet sous différents angles. « Ce n’est que dans le cadre des contradictions et des discussions que nous devenons beaucoup meilleurs », a-t-il insisté.
Brigitte Tchibozo Massou, représentante de la direction générale des Médias, salue Initiative’12 qui prône une professionnalisation du métier de journaliste. Pour elle, la faiblesse ne peut être que la volonté des journalistes. Car, « Si cette volonté venait à manquer, on ne pourra pas y arriver », souligne-t-elle, avant d’ajouter que la force est la professionnalisation. « Si on y arrive, le blason du secteur va être complètement redoré », estime-t-elle. Elle incite alors à quitter les sentiers battus en allant à la professionnalisation qui passe par la spécialisation.

Réseaux spécialisés comme groupes de travail

Le consultant média Sènakpon Guédégbé montre que le problème des réseaux spécialisés s’est posé à partir du mandat du journaliste. Le mandat, selon lui, est que le journaliste est celui par qui la connaissance prend corps. Informer, c’est rendre la connaissance à celui qui ne sait pas. Pour assurer ce mandat, souligne-t-il, le journaliste est soumis à deux pressions. Le contexte très dynamique et le profil. Il évoque la pression socioculturelle qui se traduit par le fait que celui qui détient l’information ne veut pas toujours la rendre. D’où la question de réseaux ou de groupes spécialisés se pose pour mieux s’organiser dans le but de professionnaliser le secteur.
Un autre défi, selon le consultant médias, Sènakpon Guèdègbé, est la demande de la participation. Les lecteurs et auditeurs ont le goût et l’envie de l’interaction. À cela s’ajoutent les fausses nouvelles, note-t-il, se réjouissant que le défi de réhabiliter l’information vienne justifier le métier de journalisme. D’où l’exigence de la crédibilité du journaliste.
En revanche, M. Guèdègbé estime que la question des groupes est beaucoup plus fédératrice. Pour lui, un réseau spécialisé devrait être un groupe de travail : task-force ! Et non une association avec le caractère très lourd comme cela l’est actuellement. Il soutient que cela devrait être un groupe d’entraide, d’assistance et de partage.
M. Guèdègbé pense que « Le seul futur possible pour le journaliste est la spécialisation ». « Toutes choses qui nécessitent le sacrifice », signale-t-il, affirmant que le défi devrait être le partenariat entre les réseaux spécialisés pour que le journaliste ait des sujets d’intérêt.
Pour Claire Stéphane Sacramento, il faut savoir concilier les exigences quotidiennes et les ambitions de spécialisation.
Ces échanges ont été soutenus par des responsables de l’Upmb et de l’Odem qui trouvent en la spécialisation l’avenir du métier.

Société 05 juin 2018


Epreuves artistiques et sportives au Cep 2018: Les candidats planchent en couture, course de vitesse et grimper
[caption id="attachment_29405" align="alignnone" width="1024"]Les écoliers grimpant au titre des épreuves d’éducation physique et sportive du CEP[/caption]

Les candidats au Certificat d’études primaires (Cep), session de juillet prochain sont désormais fixés sur les épreuves artistiques et sportives dans lesquelles ils vont plancher. Ils composeront en couture pour l’épreuve d’éducation artistique puis course de vitesse et grimper au titre des épreuves d’éducation physique et sportive. 

Les trois épreuves ont été tirées au sort, ce lundi 4 juin, par les écoliers du Cours moyen deuxième année (Cm 2) de l’Ecole urbaine centre de Porto-Novo. La direction des Examens et Concours du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) vient ainsi de respecter la règlementation en vigueur qui exige que les candidats soient fixés sur le choix de ces épreuves un mois avant le démarrage de la composition.
Le tirage au sort a été fait à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé à Porto-Novo, en présence du ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp) et des acteurs du premier diplôme académique au Bénin et qui sanctionne la fin des études primaires. Le ministre Salimane Karimou s’est réjoui du tirage du grimper parmi les deux épreuves sportives, parce que déjà en 2017, le grimper avait été tiré au sort. Ce qui avait provoqué la trouille dans les rangs des responsables des établissements retenus comme centres de composition qui ont formulé des doléances pour ce qui concerne les installations techniques. Lesquelles doléances ont été satisfaites par le gouvernement après une tournée d’inspection qui l’a conduit sur le terrain pour constater l’installation des portiques et des bacs à sable et la remise des cordes à grimper. Aussi, le ministre Salimane Karimou se dit-il rassuré, étant donné que ces installations ont certainement été utilisées tout au long de l’année scolaire. Il n’a pas manqué d’exhorter les enseignants à continuer à entraîner les écoliers tout en entretenant les bacs à sable ; afin d’éviter les accidents aux candidats.

 

Sports 05 juin 2018


Assemblée nationale: Le Code pénal adopté (Le commerce des carburants frelatés désormais interdit)

Les députés ont adopté au petit matin de ce mardi 5 juin, la loi 2018-15 portant Code pénal en République du Bénin dont ils ont démarré l’examen lundi 28 mai dernier. Introduit au Parlement depuis 2001 par le gouvernement, ce texte actualisé à maintes reprises par les députés avec le concours des experts notamment des avocats, des magistrats et des officiers de police judiciaire, va abroger, après promulgation, la loi pénale jusqu’ici en vigueur. Laquelle n’est rien d’autre que le fond laissé par le Code pénal applicable en Afrique occidentale française consacré par un décret du 6 mai 1877, modifié à plusieurs reprises, ainsi qu'un ensemble de textes épars, de natures diverses (lois-ordonnances-décrets-arrêtés). Avec le vote des députés ce matin, le Bénin est en passe de disposer désormais de son propre Code pénal fort de 1007 articles et répartis en quatre livres. Le plus important à noter est que le texte comporte de nombreuses dispositions qui constituent des avancées notables et apportent des réponses au phénomène criminel au Bénin. Au nombre de celles-ci, le nouveau Code pénal interdit le commerce de l’essence frelatée communément appelée kpayo sous toutes ses formes. Cette interdiction est clairement martelée à l’article 929 de la loi 3018-15 portant Code pénal en République du Bénin. Cet article dispose en effet que : « Le commerce des carburants, notamment : essence super, essence tourisme, pétrole, gasoil, mélange deux temps, ainsi que celui des lubrifiants aux abords des rues dans les agglomérations, et tout endroit autre que dans les dépôts et installations de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers ou des distributeurs agréés sont rigoureusement prohibés ». Cette prohibition est assortie de sanctions pénales prévues à l’article 930 du même texte. Cette disposition dit que l’introduction et le commerce des produits pétroliers sur tout le territoire national par des personnes physiques ou morales autre que la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers sont passibles des sanctions telles que la confiscation des produits et des moyens de transport, l’amende égale au double de la valeur des produits saisis, dans tous les cas, le montant de ladite amende ne peut être inférieur à cent mille francs Cfa et l’emprisonnement ferme qui peut aller de trois mois à trois ans. Certains députés dont Augustin Ahouanvoèbla n’ont pas manqué de jouer aux avocats des populations. Ils ont trouvé cette interdiction trop dure et difficile d’application sur le terrain quand on sait que de nombreux citoyens nourrissent leurs familles à partir de ce commerce illicite de produits pétroliers. Ils plaident, dès lors, pour un assouplissement de cette mesure d’interdiction. Mais ils n’ont pas obtenu gain de cause. Les deux dispositions sont maintenues en l'état à la grande satisfaction de la Sonacop qui pourra jouer avec sérénité sa fonction régalienne en matière d’approvisionnement du Bénin en produits pétroliers.

Outre la prohibition du commerce illicite de carburants, le nouveau Code pénal adopté à l’unanimité par les députés à 2h 23 mn ce mardi, encadre rigoureusement les marches, attroupements et autres manifestations publiques. Ainsi, il est désormais interdit sur la voie publique ou dans un lieu public, tout attroupement armé, tout attroupement non armé non autorisé qui pourrait troubler la tranquillité publique. Cette innovation pénale est prévue à l’article 238 du nouveau Code pénal, aux termes desquels, l’attroupement est armé si l’un des individus qui le compose est porteur d’une arme apparente ou si plus plusieurs d’entre eux sont porteurs d’armes cachées ou d’objets quelconques apparents ou cachés, ayant servi d‘armes ou apportés en vue de servir d’arme. Les contrevenants à l’une ou l’autre de cette disposition sont passibles de lourdes peines allant de deux mois jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme avec possibilité d’interdiction de séjour au Bénin, selon le cas.

Les travaux d’examen de ce texte poursuivis ce lundi 4 juin par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, ont été achevés par le deuxième vice-président du Parlement, Robert Gbian en présence du ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou qui gagne ainsi le pari de l’adoption de ce texte pour lequel il s’est trop battu.

Actualités 05 juin 2018


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